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  • il y a 4 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00On va maintenant revenir à la politique française et avec le signer qu'on signe, mais la politique française c
00:06'est ce qui se passe au fronton des mairies qui ont été remportées par le Rassemblement National.
00:11Dehors, les drapeaux européens à la mairie placent au drapeau français, c'est ce que dit notamment Christophe Barthès, le
00:15maire Rassemblement National de Carcassonne.
00:18Il a été imité par Brian Masson, c'est le maire de Cagnes-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes. Il
00:22a enlevé le drapeau aux 12 étoiles.
00:24Ça s'est passé aussi du côté des Pyrénées-Orientales à Canoës avec la maire Carla Mouti.
00:31Hop, on enlève le drapeau européen et on met le drapeau français.
00:36Ça mérite qu'on en discute, qu'on en débattre dans le signer qu'on signe.
00:39Mais on va d'abord écouter Marine Le Pen.
00:42Vous savez qu'il y a eu un référendum en 2005 qui a rejeté la Constitution européenne.
00:48Dans la Constitution européenne, il y avait le drapeau, l'hymne, etc.
00:51Rien ne prévoit la mise en œuvre de drapeaux sur les mairies, de drapeaux européens. Rien.
00:59Je ne vois pas le rapport avec les subventions.
01:03Vous voyez, l'argent, il vient directement de la poche des Français.
01:06Il se trouve que cette année, on leur renverse 6 milliards de plus dont on aurait d'ailleurs bien besoin
01:10pour pouvoir agir sur les taxes, pour faire baisser les taxes sur le carburant.
01:16Avec Charles Consigny, avec ce soir, nous sommes avec Alexandre Nicoli,
01:21qui est député européen, porte-parole du Rassemblement national.
01:24Bonsoir, monsieur le député.
01:26C'est la fin des drapeaux de l'Union européenne.
01:29Qu'est-ce que vous en dites, Charles Consigny ?
01:31Ça me choque. Non, rien ne me choque.
01:34En revanche, je trouve que c'est éclairant sur le Rassemblement national
01:37qui n'en a pas fini avec ces vieilles passions tristes
01:41et au premier rang desquelles l'europhobie.
01:44Je me souviens que la détestation de l'Europe était un des moteurs du RN
01:50il n'y a encore pas très longtemps.
01:51Florian Philippot, notamment, était très obsessionnel sur le sujet.
01:55Et puis finalement, Marine Le Pen s'était complètement emmêlé les pinceaux
01:58dans les histoires de monnaie, qui manifestement était une notion
02:02pas tout à fait à sa portée, puisqu'elle avait fini par proposer
02:06l'instauration d'une monnaie nationale qui se serait appelée l'écu.
02:10Et je ne sais pas très bien où on en serait aujourd'hui avec l'écu.
02:13Je pense qu'on aurait tout simplement plusieurs fois d'évaluer notre monnaie
02:17et on serait à peu près dans la situation de pays d'Amérique du Sud
02:22qui ont fait ça avec leur monnaie, qui ont eu beaucoup de difficultés.
02:25Donc moi, je pense, on va avoir deux minutes pour en parler.
02:29Moi, je pense que l'Europe, elle, est très bénéfique à la France.
02:32Je pense que le marché unique nous aide.
02:35Je pense que l'euro nous aide.
02:37Je pense que ça nous donne de la puissance.
02:40Et je pense qu'on gagnerait même...
02:41Donc pour vous, c'est ridicule, ces drapeaux qu'on enlève ?
02:44C'est sans que ni tête, si vous voulez.
02:46C'est bouffon, même.
02:47Je pense que ce sont des actes bouffons.
02:51Vous enlevez les drapeaux européens, mais vous avez des élus au Parlement européen.
02:54Oui, bien sûr, mais parce qu'on n'est pas contre l'Union européenne.
02:56C'est un acte de protestation contre la politique de cette Union européenne.
03:01Vous parliez d'europhobie, mais une Union européenne
03:03qui a une politique presque francophobe sur certains points.
03:06Et il y a deux écoles.
03:07Il y a d'un côté les macronistes qui poussent des cris d'orfraie,
03:11comme Madame Genevard sur l'agriculture,
03:13qui va dire c'est honteux dans le nouveau projet de PAC,
03:15on va nous diminuer de 2 milliards d'euros par an.
03:17C'est honteux, il y a les accords sur le Mercosur.
03:19C'est honteux, les intérêts français ne sont pas bien défendus
03:23avec les accords avec Donald Trump.
03:24Et qu'est-ce qu'ils font derrière ?
03:26On pourrait parler sur l'industrie de la même manière avec ses journées et tout.
03:29Qu'est-ce qu'ils font derrière ?
03:30Ils donnent plus d'argent à l'Union européenne,
03:32c'est-à-dire 5,7 milliards d'euros supplémentaires.
03:35C'est-à-dire qu'ils se plaignent de la politique de l'Union européenne
03:37pour plus donner d'argent.
03:39Nous, on considère que quand on est dans un rapport de force
03:41et quand vous avez aujourd'hui une institution
03:42qui ne défend pas les intérêts français,
03:44il faut montrer une protestation.
03:47Donc c'est un acte de protestation.
03:48Mais ce drapeau n'est pas le drapeau de Mme Banderleyen.
03:51C'est le drapeau de l'Europe
03:54qui peut avoir des couleurs politiques différentes.
03:57Mais en tout cas...
03:58C'est comme si vous enleviez le drapeau français
04:01parce que le président qui était élu
04:03n'est pas votre bord politique.
04:04Mais ça n'a absolument aucun rapport.
04:06On est en train de parler de nation historique
04:08et d'une institution,
04:12l'institution de l'Union européenne
04:14qui a été conçue aussi pour servir nos intérêts.
04:17Et or, ce n'est pas le cas.
04:18Donc aujourd'hui, cette institution-là
04:21qui ne défend plus nos intérêts,
04:23eh bien on la dénonce.
04:24Parce que contrairement à ce que vient de dire M. Consigny,
04:26non, ça ne nous aide pas.
04:28Vous savez, M. Consigny,
04:29est-ce qu'on est en excédent,
04:30en déficit commercial sur le marché commun, par exemple ?
04:33Oui, mais je sais qu'on est à peu près
04:37à 10 milliards de déficit commercial.
04:38Non, on est à 23 milliards de déficit commercial
04:40par rapport au marché commun
04:41et 70 milliards de déficit commercial en tout.
04:43Non, mais c'est important
04:44quand on parle de certaines choses.
04:45Vous dites que le marché commun nous favorise.
04:47Vous vous trouvez à 13 milliards d'euros près.
04:49Ce n'est pas très sérieux, M. Consigny.
04:50Je vais vous donner des chiffres
04:51qui sont très intéressants.
04:53L'Union européenne, c'est...
04:55Pas trop de chiffres, quand même.
04:56Des chiffres simples et basiques
04:57que les téléspectateurs pourront vérifier.
05:00L'Union européenne,
05:01c'est le principal espace commercial de la France.
05:05La France a exporté plus de 500 milliards de biens
05:07en 2024 dans l'espace commercial européen.
05:11Et c'est singulièrement vrai pour les PME.
05:14Vous qui prétendez défendre les PME,
05:16on a 70% des exportations de nos PME
05:19qui vont vers le marché intérieur européen.
05:23Donc, en réalité, le marché unique européen,
05:25il est bénéfique pour nos entreprises.
05:27Ben si.
05:27Mais je viens de dire qu'il y a un déficit
05:29qui est plus important
05:29parce qu'on importe plus.
05:31Ce qui a détruit certaines filières.
05:32Parce que quand on importe plus,
05:33l'essentiel, c'est qu'on exporte beaucoup.
05:36De la même manière,
05:37vous parlez de la PAC, etc.
05:38La PAC, c'est à peu près 10 milliards par an
05:40qu'on reçoit de l'Europe.
05:43Donc, nos agriculteurs, pour eux,
05:45c'est utile aussi, l'Union européenne.
05:47De toute manière, si vous voulez,
05:48vous pouvez être sur la ligne...
05:49J'ai vu que vous étiez encarté au Parti communiste
05:51au début de votre carrière.
05:53Vous pouvez...
05:53À 14 ans, si vous voulez.
05:55Vous pouvez cheminer jusqu'à Nicolas Dupont-Aignan,
05:57par exemple,
05:58ou jusqu'à Florian Philippot, par exemple,
05:59qui était au RN, comme vous,
06:01et être dans la détestation de l'Union européenne.
06:04Est-ce qu'on ne peut pas être pour l'Europe,
06:05mais pour une autre Europe, quand même, Charles ?
06:06Non, mais moi, je pense qu'on peut critiquer
06:07certaines choses.
06:08Je considère, par exemple,
06:10que Mme van der Leyen, effectivement,
06:13défend sans doute assez mal
06:14les intérêts de l'Europe.
06:15Et je pense qu'on pourrait avoir...
06:16On leur donne plus d'argent.
06:17C'est logique.
06:18On ne le donne pas à Mme van der Leyen.
06:20On donne plus d'argent.
06:21Vous savez, par exemple,
06:22puisque vous avez envie de me poser
06:23des questions de cours,
06:25mon cher monsieur,
06:26vous savez combien l'Union européenne
06:28nous a donné pour notre plan de relance,
06:30le fameux plan de relance post-Covid ?
06:33Combien elle nous a donné ?
06:34Combien elle nous a donné ?
06:35Donc, on ne va pas se poser de questions.
06:36Non, mais M. Consigny...
06:37Elle nous a donné 40 milliards d'euros
06:39sur les 100 milliards de ce plan de relance.
06:41Ben, c'est...
06:42M. Consigny...
06:44Entre ce qu'on donne
06:45et ce qu'on reçoit
06:46de l'Union européenne,
06:47je dirais près de 10 milliards d'euros.
06:49On donne, je disais,
06:50on va donner 5,7 milliards d'euros supplémentaires.
06:52Et vous parlez des 10 milliards
06:53qu'on reçoit sur l'agriculture.
06:55C'est vrai,
06:55mais sauf que cette PAC,
06:56elle va baisser.
06:57C'est vrai,
06:57sauf que c'est de l'argent
06:58qu'on avait donné préalablement
06:59et qui passe par une institution
07:01qui donne...
07:02Vous parlez de l'agriculture.
07:02Est-ce que c'est normal
07:03qu'entre 2021 et 2027,
07:05on donne plus de 100 millions d'euros
07:06à l'Albanie,
07:07qui ne fait pas partie de l'UE ?
07:08Il n'y a pas trop de chiffres.
07:08400 millions à la Turquie
07:09qui ne fait pas partie de l'UE ?
07:10Je comprends pas ce que je veux vous dire.
07:11Non, mais attendez,
07:12vous sortez...
07:12Non, mais c'est juste sur la PAC.
07:14Vous donnez les chiffres,
07:15on se perd.
07:15C'est important sur la vision.
07:17C'est la vision,
07:17parce que cette PAC
07:19et la vision qu'a aujourd'hui
07:20l'Union européenne,
07:21c'est de favoriser certaines fiers.
07:22C'est purement idéologique.
07:23Par exemple,
07:24quand on dit pour 2030,
07:25et c'est ce qu'on a suivi,
07:26et c'est ce qu'on veut suivre,
07:27il faut 25% de bio
07:28alors que le marché descend à 6%.
07:30Vous avez une Union européenne
07:31qui ne correspond pas
07:32aux intérêts français.
07:33Si, il faut du bio,
07:34qui correspond à un marché
07:35parce que ça doit exister.
07:36Sauf que vous avez moins...
07:37Le scandale du cadmium,
07:40le poison qui est dans le blé français,
07:43européen, partout,
07:44dans ce qui n'est pas bio,
07:46ça n'a absolument aucun rapport.
07:47Si, donc il faut bien aller vers du bio.
07:50Pardon, mais ce qui est assez baroque,
07:51c'est que le maire de Carcassonne,
07:53il est agriculteur,
07:53il a touché 200 000 euros de la PAC.
07:56De l'argent des Français
07:58qui est passé par l'Union européenne
08:00et qui est revenu
08:00sous certaines conditions
08:02et un nombre beaucoup moins important
08:04de ce qu'on a donné.
08:04C'est de l'argent des contribuables
08:06de l'Union européenne.
08:06Et ensuite, il enlève le drapeau
08:08et il fait un bras d'honneur
08:09à cette Europe.
08:09Il voit leurs impôts
08:10continuellement augmentés.
08:11Quand même, là, on voit...
08:12Mais c'est intéressant en même temps
08:13parce que ça montre
08:14que le RN est toujours contre l'Europe.
08:16Non, pas du tout.
08:16On est pour une Union européenne
08:17qui dépend des intérêts français.
08:19Regardez, je suis député au bas,
08:20je peux vous parler
08:21de certains sujets
08:22sur d'autres visions.
08:23Ça ne change pas
08:23de prendre le pognon de l'Europe.
08:24Mais pas du tout.
08:25Après, les Français
08:26avaient voté non
08:28à la constitution européenne.
08:29C'est autour de 20 000 euros par mois.
08:30C'est sûr qu'on peut quand même constater
08:35qu'entre les États-Unis
08:37qui sont quand même en ce moment
08:38légèrement à l'offensive,
08:40vous le concéderez,
08:42la Chine qui est quand même
08:43en train de bouffer notre industrie,
08:46qui est en train de monter en puissance
08:47d'une manière considérable.
08:48Les États-Unis,
08:49aux dernières nouvelles,
08:50la Californie n'est pas en train
08:51de demander son indépendance.
08:53Vous voyez ce que je veux dire ?
08:54C'est l'union fait la force.
08:55Vous savez, la phrase d'Homère,
08:57ce n'est pas l'union fait la force,
08:58c'est l'union même
08:59de la médiocrité fait la force.
09:00Vous plaidez pour ce que je dis, monsieur ?
09:01En Europe, on a la chance
09:03d'avoir l'union de la qualité.
09:04Donc moi, je trouve que
09:06la manière que vous avez,
09:07par exemple,
09:08de dévisser le drapeau européen,
09:10je suis désolé,
09:11c'est un rabougrissement
09:13qui, en plus,
09:15ne cadre pas
09:15avec l'image de modernité
09:16que vous essayez de vous donner
09:17depuis quelque temps.
09:18C'est intéressant de vous comparer
09:19avec ces grands blocs.
09:20Parce qu'aujourd'hui,
09:21on est revenu à ces rapports
09:23de puissance presque d'empire.
09:25Et vous avez, d'un côté,
09:26les États-Unis
09:27qui ont une vision
09:28sur 10 ans, 15 ans
09:29de développement
09:30sur des sujets d'ailleurs
09:31très modernes,
09:32mais également même
09:32de conquêtes territoriales
09:33qui font valoir leur puissance.
09:35Vous avez, de l'autre côté,
09:36la Chine, l'Inde,
09:38l'Inde qui revendique
09:40d'essayer d'être
09:40la première puissance économique
09:41en 2050.
09:42Ils ont des grands projets
09:43de ce type-là.
09:44Et quelle est la vision
09:45de l'Union européenne ?
09:46Je l'ai dit là,
09:47le pacte vert
09:47qui va essayer
09:48de pénaliser nos entreprises.
09:50Ça va être ETS,
09:51ETS 2.
09:52Donc, on a eu ETS 1
09:53qui pénalise
09:54une partie de l'industrie.
09:55Maintenant, ETS 2
09:56qui va faire d'ailleurs
09:57que le prix du carburant
09:57va augmenter.
09:58Encore de plus en plus
09:59de normes,
10:00de règles,
10:01de règles,
10:02de manière totalement idéologique
10:05qui freinent en réalité
10:06notre puissance
10:07à la fois en termes diplomatiques,
10:09à la fois en termes industriels,
10:10à la fois en termes agricoles.
10:11Est-ce que vous voulez sortir
10:12du marché unique ?
10:13Qu'est-ce que vous voulez faire ?
10:14Pas du tout.
10:15Mais je n'ai pas dit tout ça.
10:15complètement à la carte.
10:16Vous savez l'Europe.
10:17On ne veut pas prendre
10:19une Union européenne
10:20qui retrouve cette vision
10:21de la puissance.
10:21C'est justement ce que vous avez dit.
10:22On l'appelle l'Europe des nations.
10:24Mais une Europe
10:25qui défend les intérêts
10:26des nations françaises
10:27en se regroupant
10:28pour constituer
10:29un bloc un peu plus puissant
10:30sur des enjeux spatiaux,
10:32sur des enjeux technologiques,
10:33l'IA par exemple demain,
10:34et qui n'en a pas peur,
10:35qui n'essaie pas
10:36de mettre des normes,
10:37des règles systématiques,
10:38mais qui essaie d'encourager
10:39justement ce qui va faire
10:41tout ça à un continent
10:42puissant dans l'avenir.
10:43Monsieur le député européen,
10:45tout ça c'est des mots.
10:46Non, pas du tout,
10:47c'est très concret.
10:47On ne peut pas prendre
10:49que ce qui nous arrange
10:50dans l'Europe malheureusement.
10:51Les Anglais ont essayé,
10:53ils ont fini par en sortir
10:54parce que ça n'était pas possible.
10:55Quand on bénéficie
10:57d'un certain nombre de choses
10:58et de l'autre côté,
10:59on est obligé
11:00de faire des concessions
11:01sur un certain nombre
11:01d'autres choses
11:02qui sont des bénéfices
11:03pour d'autres pays
11:04de l'Union européenne.
11:05C'est comme ça
11:06qu'on essaye à peu près
11:06d'avancer en temps.
11:07Mais les intérêts français
11:08ne sont jamais défendus.
11:09Aujourd'hui ce sont les intérêts
11:10plus allemands par exemple
11:11qui sont défendus.
11:12Mais on dit tout le temps ça
11:13et c'est vrai.
11:14Mais moi je vais vous le dire
11:14de manière très concrète.
11:15Sur le nucléaire,
11:17pendant très longtemps,
11:18cette opposition frontale
11:19au modèle français
11:20qui a voulu nous forcer
11:21à changer notre production énergétique,
11:23ce qui a entraîné
11:24que le prix de l'électricité
11:25a doublé depuis aujourd'hui 17 ans,
11:27c'est aussi une demande
11:28de l'Union européenne.
11:29C'est aussi une vision française,
11:30mais ça fait partie
11:30de l'Union européenne.
11:31Quand vous avez...
11:32On a gardé nos centrales
11:33de l'électricité en même temps.
11:34Vous savez qu'il y a aujourd'hui
11:35des débats au sein du Parlement européen
11:37sur ce qu'on appelle
11:38la préférence européenne
11:39sur la production.
11:40La vision française,
11:41c'est de dire,
11:41et à juste titre,
11:42c'est aussi ce qu'on défend,
11:44mais là-dessus on va être d'accord
11:45même avec M. Séjourné,
11:46c'est de dire
11:46la préférence européenne,
11:47ça doit être ce qui est produit
11:49sur le continent européen.
11:50La vision allemande
11:51et de la Commission européenne,
11:52c'est de dire ce qui est produit
11:53avec les règles européennes
11:54et les normes européennes
11:55avec des accords
11:56à l'autre bout du monde.
11:57Ce n'est pas sérieux.
11:58Et qu'est-ce qu'on fait ?
11:59On leur donne plus d'argent
12:00alors qu'ils veulent s'opposer
12:01à notre vision.
12:01Je suis désolé,
12:01cette rhétorique n'a aucun sens.
12:03Il y a 27 pays,
12:04vous ne pouvez pas prendre
12:04tous les sujets
12:06sur lesquels ces pays
12:07sont en désaccord.
12:07C'est peut-être un problème.
12:08Mais non,
12:09parce qu'il y a des règles
12:09de majorité
12:10qui permettent d'avancer
12:11pour le meilleur
12:12et pour le pire d'ailleurs
12:13parce que par exemple
12:14le Mercosur,
12:15il est effectivement passé
12:16parce qu'il y avait
12:16une majorité de pays
12:17qui étaient pour.
12:18Moi je suis sûr
12:19que secrètement
12:19Macron était pour
12:20parce que ça arrange
12:21beaucoup de nos industries.
12:22C'est une grande info.
12:23Oui, j'en suis certain.
12:24Tu trahirais les agriculteurs
12:26français selon vous ?
12:27Oui, je pense qu'il s'est dit
12:28qu'au fond
12:30c'était plutôt une bonne chose
12:31pour notre industrie automobile
12:32par exemple
12:33qui n'est pas en super forme
12:34non plus.
12:35Et voilà,
12:35on avance à la majorité
12:36des deux tiers.
12:37Il y a plein de sujets
12:38sur lesquels
12:39tous les pays
12:39ne sont pas d'accord
12:40mais ça n'empêche pas.
12:41Vous savez pourquoi
12:43les entreprises automobiles
12:44allemandes
12:45étaient pour le Mercosur ?
12:46Parce que comme il y a des règles
12:47qui veulent faire en sorte
12:49qu'on sorte
12:50du véhicule thermique
12:52en Europe
12:52et qu'il n'y aura plus de marché
12:53sur des véhicules
12:54qui aujourd'hui
12:55se vendaient
12:55en étant thermiques
12:56et que cette vision
12:57et le tout électrique
12:59pénalisaient justement
13:00ces voitures allemandes
13:00l'industrie automobile allemande
13:02a voulu qu'on trouve
13:03un nouveau marché
13:04avec le Mercosur
13:05ce qui montre
13:07l'absurdité de ce modèle
13:09à abandonner son exigence
13:10d'abandon
13:11des voitures thermiques
13:12en 2035.
13:13On va laisser notre
13:13débat européen de côté
13:15si vous le permettez
13:15simplement
13:16pour s'intéresser
13:17à un fait d'actualité
13:18aujourd'hui.
13:19C'est le retour de Raphaël Arnaud
13:20vous savez
13:21le député de la France insoumise
13:22retour à l'Assemblée nationale
13:24voilà
13:24il est arrivé avec ses collègues
13:25insoumis
13:26aujourd'hui
13:27Raphaël Arnaud
13:28qui s'est exprimé
13:30sur l'affaire
13:31de la mort
13:32de Quentin de Rancle
13:33dans laquelle
13:34deux de ses proches
13:35sont impliqués
13:36il a répondu
13:37aux questions
13:37du média Blast
13:40à partir du moment
13:41où on défend
13:41des positions fortes
13:42contre l'extrême droite
13:43forcément ça ne les arrange pas
13:44et ils tentent de nous criminaliser
13:45pour décrédibiliser notre parole
13:47et la rendre inaudible
13:49il y a vraiment une volonté
13:50de nous éteindre politiquement
13:51ce qui s'est passé
13:51c'est qu'on a eu
13:52un décalage à droite
13:53de l'ensemble du champ politique
13:54y compris de la part
13:55de formation
13:56dite de gauche
13:57et que ces gens-là
13:58aujourd'hui
13:58perdent leur boussole
14:00ne se repèrent plus
14:00et le seul tort
14:02de la France insoumise
14:02c'est d'avoir gardé
14:03une boussole
14:03et de n'avoir pas cédé
14:05sur des positions
14:06qui devraient faire
14:06unanimité
14:07à gauche
14:08c'est ça aujourd'hui
14:09qui est
14:11qui est
14:12en ligne de mire
14:13et il dit
14:14que la violence
14:15la première violence
14:16c'est celle de l'extrême droite
14:17et notamment
14:18il revient sur
14:19la mort de ce rugbyman
14:21qui avait été tué
14:21à Paris
14:22dans les rues parisiennes
14:23par un militant
14:24d'extrême droite
14:25ce qui est profondément
14:25choquant d'ailleurs
14:26évidemment
14:26j'adorais le joueur
14:28à Rambourou
14:29évidemment
14:30mais là il s'agissait
14:32je crois
14:32d'un fait divers
14:33avec des gens
14:34d'ultra droite
14:35effectivement
14:35et nous on combat
14:36cette ultra droite
14:36violente
14:37mais il s'agissait
14:38d'un fait divers
14:39parce que je crois
14:39qu'il avait été tué
14:40dans un cadre
14:40de dispute personnelle
14:41dans un bar
14:42on n'est pas
14:43dans un cadre
14:44de violence politique
14:45en revanche
14:46non
14:46il a été quand même
14:47tué par des militants
14:48d'extrême droite
14:49mais de toute façon
14:49j'ai pas envie de défendre
14:50cette extra-major
14:51qui était convaincu
14:51je parlais juste
14:52qui était armé
14:53c'était pas une dispute
14:55en l'occurrence
14:57ça n'avait rien de politique
14:58il l'avait poursuivi ensuite
14:58mais c'était évidemment
15:00et ces gens doivent être
15:01condamnés lourdement
15:02et nous on n'a pas
15:03d'ambiguïté là-dessus
15:04et tous ceux
15:05qui prônent la violence
15:06doivent être condamnés
15:06qu'elle soit politique
15:07ou d'autres d'ailleurs
15:08c'est insupportable
15:08de voir de la violence
15:09mais d'autant plus
15:10quand on parle
15:11de cette violence politique
15:12moi je vais vous dire
15:13c'est
15:14tout à l'heure
15:14monsieur Consigny
15:15a volu me charrier
15:15avec le parti communiste
15:17j'ai même
15:18à 16 ans
15:1817 ans
15:19j'ai même assisté
15:20à des réunions
15:20de groupes
15:21justement très à gauche
15:22d'extrême gauche
15:23ça s'appelait
15:23les alternatifs
15:24anciennement alternatifs
15:25rouges et vert
15:25où justement
15:26il y avait des discussions
15:27sur à l'époque
15:29il voulait tuer
15:29le baron Ernest Antoine Cellière
15:31c'est très historique
15:32je vous le dis comme ça
15:33mais je vais revenir
15:35sur Raphaël Arnaud
15:35parce que là
15:37on ne va pas faire
15:37une histoire
15:38des groupes pluscules politiques
15:39est-ce que Raphaël Arnaud
15:41qu'on n'avait pas vu
15:41pendant deux mois
15:42il était caché
15:42on ne sait pas où
15:43est-ce qu'il a sa place
15:44à l'Assemblée Nationale
15:45mais quand vous avez
15:46effectivement
15:47ce monsieur
15:48qui a déjà été condamné
15:50pour des faits de violence
15:51et je veux dire
15:52ce qu'il avait fait
15:53dans le cadre
15:53d'une manifestation
15:54il plaque contre un mur
15:55à plusieurs
15:56un individu
15:57en lui
15:57en supposant
16:00qu'il était
16:00d'extrême droite
16:01selon lui
16:02or d'ailleurs
16:02ce n'était même pas le cas
16:03en le menaçant
16:04et en le violentant
16:05est-ce qu'il a sa place
16:06à l'Assemblée
16:07quelqu'un qui est condamné
16:08pour faire ça
16:08pour moi
16:09n'a pas sa place
16:09et je le dis
16:10d'autant plus
16:11qu'évidemment
16:11il y a eu la mort
16:12de Quentin de Ranque
16:13le groupe qu'il soutient
16:14s'en était même pris
16:15à un juif
16:16dans le métro
16:17en le faisant crier
16:18vive la Palestine
16:19juste parce qu'il était juif
16:20à 8 ou 9 contraints
16:22et d'ailleurs
16:22un des individus
16:23qui est mis en cause
16:24dans l'affaire de Quentin de Ranque
16:25était également
16:26mis en cause
16:27dans cette affaire-là
16:27et il y a un vrai problème
16:28avec la violence politique de gauche
16:29nous on a eu plusieurs jeunes
16:31violentés gravement
16:31donc il n'a pas sa place
16:32répondez-moi plus rapidement
16:33cela c'est trop long
16:34mais évidemment
16:34il n'a pas sa place
16:35Charles
16:36est-ce que Raphaël Arnaud
16:37a sa place ou non
16:38à l'Assemblée Nationale
16:40Mathilde Panot a dit oui
16:41tout à l'heure
16:41est-ce qu'il peut reprendre
16:43son travail de député
16:44comme si de rien n'était
16:45en oubliant
16:46qu'effectivement
16:46deux de ses proches
16:47sont aujourd'hui en prison
16:50moi je suis avocat
16:51je défends la présomption
16:52d'innocence
16:53je pense qu'il devrait
16:54quand même démissionner
16:55je pense qu'il aurait dû
16:56tirer les conséquences
16:57de ce qui s'est passé
16:58à Lyon
16:59tirer les conséquences
17:00de la présence
17:01de ses assistants parlementaires
17:03dans ce lynchage
17:06qui a occasionné la mort
17:08il dit qu'il ne savait pas
17:08qu'il n'était pas au courant
17:09oui mais peu importe
17:10c'est ses assistants parlementaires
17:12l'honneur aurait voulu
17:14qu'il démissionne
17:15voilà
17:15moi je pense qu'il aurait dû
17:16démissionner
17:17et je trouve assez insensé
17:19sa rhétorique
17:20en disant
17:21ils essayent d'éteindre la gauche
17:22le seul qui a été éteint
17:24c'est Quentin Deran
17:25ce que je trouve dingue
17:25une sorte d'inversion accusatoire
17:27ce que je trouve dingue
17:28je vois deux choses
17:29c'est que
17:29un
17:29ils pavent le chemin
17:31du Rassemblement National
17:32à la France Insoumise
17:33ça me paraît évident
17:34parce que forcément
17:35par contraste
17:36le RN tout à coup
17:37apparaît comme un parti
17:39de notable
17:39etc.
17:40alors que
17:40même s'il y a eu des progrès
17:42il y a encore
17:43quelques anciens gudards
17:44il y a toute une petite nébuleuse
17:46qui existe encore
17:47malgré tout
17:47mais
17:48je pense qu'ils
17:49je pense qu'ils le font exprès
17:50ensuite
17:52et que
17:53évidemment leur but
17:53est de
17:54d'exister
17:55comme deux blocs
17:56face au Rassemblement National
17:58et puis
17:59je trouve hallucinant
18:01la manière
18:01dont au fond
18:02on a l'impression
18:03que la mort de quelqu'un
18:04roué de coup dans la rue
18:05ça ne les atteint pas
18:07outre mesure
18:08c'est-à-dire qu'ils devraient être
18:09mortifiés
18:10glacés
18:11par ce qui s'est passé
18:12et non
18:13ils continuent à pérorer
18:15dans des
18:15dans des
18:16dans des médias
18:17gauchistes
18:18etc.
18:18je trouve ça
18:19franchement
18:20indécent
18:21en fait
18:21il ne s'excuse même pas
18:23c'est-à-dire qu'il devrait se dire
18:25mes collaborateurs
18:26sont
18:26même si à la présomption
18:27d'innocence
18:28semblent impliqués
18:29dans cette affaire
18:30mais pour lui
18:31c'est presque une normalité
18:32parce que ce camp-là
18:33considère que
18:34quand tu ne penses pas comme eux
18:36c'est déjà une violence
18:37et donc ils répondent
18:38à cette violence
18:39qu'ils considèrent politique
18:40parce que ce ne sont pas leurs idées
18:41par de la violence physique
18:43et je
18:43vraiment
18:43j'assume parce que
18:44trop souvent nous
18:45on s'est tues
18:45on a
18:46on a parfois
18:47on n'a pas parfois
18:48évoqué
18:49certaines agressions
18:50pour pas que nos militants
18:51aient peur
18:51mais aujourd'hui
18:52vous avez dans beaucoup de villes
18:53ce genre de groupuscules
18:54qui sont présents
18:55qui agressent gratuitement
18:57même des jeunes
18:57qui prennent juste un verre
18:58en terrasse par exemple
19:00c'est un groupuscule dangereux
19:01la jeune garde
19:02qui s'en prend gratuitement
19:03à des gens
19:04qui ne revendiquent
19:04oui mais qui réexistent
19:06par des petits groupes
19:08régionaux
19:08et
19:09oui parce qu'il va falloir
19:10des condamnations
19:11aujourd'hui
19:12entre
19:12parmi ceux qui diffusent ça
19:14sur les réseaux sociaux
19:15les menaces
19:15les appels de menaces
19:17et ceux qui profèrent
19:18et ceux qui commettent
19:19ces actes de violence
19:19et qu'il y ait des exemples
19:21parce qu'il ne doit jamais
19:21y avoir de violence en politique
19:22merci d'avoir été avec nous
19:24Alexandre Nicolique
19:24Charles Consigny
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