- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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TVTranscription
00:00On termine avec notre rendez-vous, bien sûr, le signé concilier.
00:02On va s'intéresser au fameux rapport sur l'audiovisuel public.
00:06Parce que les députés votent en ce moment.
00:08Savoir s'ils le publient ou non, on va en discuter, on va en débattre.
00:14Mais d'abord, écoutez Charles Aloncle, qui est le rapporteur de ce rapport.
00:17Et c'est lui qui est très critiqué.
00:19Des députés sortent des fausses informations,
00:22alimentent un climat qui justifie un vote défavorable cet après-midi.
00:26Et s'il y a vote contre cet après-midi, le rapport ne sera pas publié.
00:30Je m'étonne même que la publication d'un rapport soit soumise à un vote.
00:34Et de voir une telle pression pour expliquer qu'il faudrait censurer à la fois le rapport et l'ensemble
00:38des travaux,
00:39je vous avoue que ça me dépasse.
00:40Ce sont des gens qui ont un problème fondamental avec la démocratie, avec le pluralisme,
00:45qui jusqu'au bout feront tout pour essayer de censurer la vérité.
00:49Voilà, Charles Aloncle était l'invité de Mathieu Béliard sur RMC, RMC Story ce matin.
00:54On va en débattre dans le signé concilier.
00:56Est-ce qu'il faut publier ce rapport ? Est-ce qu'il faut l'enterrer ?
00:58Est-ce qu'il est utile ?
01:00Bonsoir Charles Consigny.
01:01Bonsoir.
01:01Bonsoir Raquel Garrido, ancienne députée France Assoumise, cofondatrice du Mouvement L'Après.
01:05Bonsoir.
01:07Rapport utile, il faut le publier et non pas l'enterrer le rapport Aloncle, Charles Consigny ?
01:12Vous savez déjà ce que j'en pense.
01:15Moi, je soutiens pleinement les travaux du député Aloncle dans cette histoire.
01:21Je pense que sa commission d'enquête a mis au jour un certain nombre de dérives.
01:26J'ai été très choqué de voir les uns et les autres s'entortiller sur leur fauteuil
01:31et ne pas vouloir répondre de l'usage qu'ils font des deniers publics.
01:34Et je pense d'ailleurs que ceux qui l'accusent de vouloir se faire un piédestal politique avec cette commission
01:41lui rendent service en s'entortillant encore sur la publication du rapport.
01:47Il faut publier ce rapport.
01:48On a déjà un certain nombre d'éléments qui ont été mis au jour par la commission.
01:52Certains sont faux, c'est ce qu'a dit Charles Aloncle, d'ailleurs, ce matin.
01:55S'agissant de ses propositions, mais déjà dans les constats, la commission, je trouve, a été utile.
02:00Moi, je pense qu'il faudrait même généraliser ce type de commission à toutes les institutions publiques.
02:05Et quant à ses préconisations, on va y revenir.
02:08Moi, dans ce qui a filtré et qu'il n'a pas contesté, je trouve qu'il y a des
02:11choses intéressantes.
02:13Rapport utile, non, vous voyez...
02:15Non, c'était du travail ni fait ni à faire.
02:19C'est du temps perdu même par rapport au pouvoir législatif.
02:24Je rappelle qu'on est dans un pays où le pouvoir gouvernant est essentiellement concentré
02:28entre les mains de l'exécutif, où l'Assemblée nationale a très peu de pouvoir.
02:32Faire par groupe parlementaire une commission d'enquête par année,
02:36c'est le maximum du pouvoir qu'il y a.
02:38Et là, ça a été totalement mis au service d'une activité politique,
02:42en fait, d'un objectif politique qui consiste à vouloir privatiser tout le secteur audiovisuel public.
02:49Et moi, je dis attention, nous sommes dans un moment de la vie française
02:54où l'extrême droite est très forte, où les médias privés sont concentrés entre peu de mains.
03:00Il y a une concentration oligarchique du pouvoir.
03:02Vous savez qu'il y a le groupe Bolloré, le groupe Sterrin, ils sont tous à l'affût.
03:06Et donc, évidemment, le fait de pouvoir privatiser tout le service public de la télé et même de la radio,
03:14évidemment, ça les met en appétit.
03:16Ce n'est pas ce que dit le rapport.
03:17Le rapport dit qu'il ne faut tout privatiser.
03:19Mais Alonc a toujours, il n'a jamais fait secret du fait qu'il était pour la privatisation de France
03:24Télévisions.
03:24Après, moi, je suppose...
03:25Il ne dit pas ça, pas du tout.
03:27Mais Charles Alonc a toujours dit ça.
03:29Non, pas du tout.
03:30Il va écrire le contraire ? Il a écrit l'inverse ?
03:32Non, il n'a pas du tout dit qu'il voulait privatiser tout l'audiovisuel public.
03:36Au contraire, il dit qu'il veut le rationaliser.
03:39Ensuite, vous citez Bolloré, Sterrin.
03:41Sterrin, je ne crois pas qu'il ait la moindre chaîne de télévision.
03:44Il doit avoir des participations dans Valeurs Actuelles.
03:46Et c'est à peu près toute sa force de frappe médiatique.
03:49Et Frontières.
03:50Oui, Frontières.
03:51Ce n'est pas encore France 2, en termes d'audience.
03:53Non, et alors ?
03:54Mais ce n'est rien.
03:55C'est groupusculaire, Frontières.
03:56C'est comme Fakir pour François Ruffin.
03:58Ce n'est pas ça qui fait...
03:58Mais détrompez-vous.
04:00Sterrin est quelqu'un d'est-ce pas ambitieux.
04:02À quel garçon ?
04:03À mains égards et qui veut transformer les politiques culturelles
04:06dans notre pays...
04:06Vous sous-entendez qu'il faut un contre-pouvoir médiatique
04:09avec un service public.
04:10Ce qui veut dire qu'il est de gauche.
04:11Alors, pas du tout.
04:12Ce que je dis, moi, c'est que le service public,
04:14comme tous les services publics, d'ailleurs,
04:16que ce soit la police, l'école, n'importe quoi,
04:18c'est au service du public.
04:20Et donc, je pense que démocratiquement,
04:22ce n'est pas une question de neutralité,
04:23c'est une question de représentativité.
04:25Ce n'est pas une question de neutralité.
04:26La télé n'est pas neutre.
04:27Vous n'êtes pas neutre, personne n'est neutre ici.
04:29Donc, on ne va pas dire aux gens...
04:30Oui, mais nous, on n'est pas le service public.
04:30D'accord, mais donc, nous, ce qui est à nous,
04:34ce qui est à nous, les Français,
04:35c'est le service public.
04:37Donc, on doit s'y refléter.
04:39On doit s'y voir refléter.
04:40Il doit être neutre.
04:41Non, les Français ne sont pas neutres.
04:43Non, mais si vous avez...
04:43Alain, Marchand, les Français ne sont pas neutres.
04:46Les Français...
04:47Oui, je comprends.
04:48Mais si vous représentez tout le monde,
04:49finalement, vous êtes sur une ligne...
04:50Par exemple, le pluralisme.
04:51Le pluralisme, ce n'est pas la même chose
04:53que la neutralité.
04:54C'est même plutôt l'inverse, en vérité.
04:56Le pluralisme, c'est d'assumer
04:58qu'il puisse y avoir une confrontation
04:59dans notre pays et que ce soit reflété
05:01dans le service public.
05:02On est d'accord.
05:02Moi-même, je pense qu'il faut un service public,
05:05notamment, effectivement,
05:06pour que le paysage audiovisuel
05:08n'appartienne pas qu'à des groupes privés
05:10qui poursuivent chacun leurs intérêts.
05:12Moi, je vois des choses, d'abord,
05:13sur les propositions qui ont filtré
05:15et qu'il n'a pas contesté de Charles Lalonde.
05:17Il veut supprimer France 4 et France TV Slash.
05:21Excusez-moi, mais qui peut être contre
05:22supprimer France 4 et France TV Slash ?
05:25Mais vous avez tort.
05:26C'est France 4 et France TV Slash, c'est très bien.
05:27C'est les politiques pour les vis-à-vis des jeunes,
05:30vis-à-vis des enfants, vous êtes dans la culture.
05:31Personne ne regarde.
05:32Mais ce n'est pas parce que vous,
05:33vous ne regardez pas que les autres ne regardent pas.
05:35Il veut fusionner France 2 avec France 5,
05:36France 2 avec France 5,
05:37France Info avec France 24.
05:39Mais ça me paraît de bonne justice.
05:41Avec ça, on fait quasiment
05:43un milliard d'euros d'économie.
05:44Je suis désolé.
05:45Sachant que le budget de France TV,
05:46c'est plus de 4 milliards.
05:47Ce sont des choses à faire.
05:48Ce sont des choses à faire.
05:49Et moi, si je prends ce qui a été mis au jour
05:51par cette commission d'enquête,
05:533 millions, quasiment 4 millions d'euros,
05:563,8 millions exactement,
05:58de frais de taxi en 2024.
06:00Comment vous pouvez défendre ça, Raquel Garrido ?
06:024 millions d'euros de frais de taxi sur un an.
06:05Ce rapport, je continue.
06:06Au dernier festival de Cannes.
06:07Que je n'ai pas vu.
06:08Dernier festival de Cannes.
06:09Dignes-vous, d'ailleurs.
06:106 personnes hébergées,
06:11110 000 euros de frais d'hôtel.
06:13Les hôtels, à 1 800 euros la nuit,
06:15cette année, ils sont au pire les vacances.
06:17Alors justement, vous avez l'impression,
06:19non mais je continue.
06:20Est-ce que vous avez l'impression, vous,
06:22en tant que téléspectateur de ce pays,
06:24que votre accès à un média de qualité
06:26a été amélioré
06:27parce que les représentants de France TV
06:29sont allés à Pierre et Vacances
06:30plutôt qu'à un hôtel plus cher
06:32pendant le festival de Cannes ?
06:33Non mais je vous pose la question.
06:34Vous pensez...
06:35Non mais ça, c'est bien.
06:36C'est typiquement le genre de mesures démagogiques,
06:39le genre de critiques démagogiques
06:40qui, en fait, accusent le chien d'orage
06:43pour le tuer.
06:44Vous voulez tuer le chien
06:45ou l'accuser de rage ?
06:46Madame Garrido, vous trouvez quelqu'un...
06:48Vous trouvez que les impôts doivent payer
06:49des nuits d'hôtel à 1 800 euros ?
06:51Mais c'est pas ça le sujet.
06:53Le sujet, c'est de savoir...
06:54Moi, comme citoyenne,
06:58j'ai besoin...
06:59Moi, je veux payer des impôts
07:01pour qu'il y ait un service audio.
07:02Des nuits d'hôtel au Martinez ?
07:02Non mais arrêtez, mais c'est rien ça.
07:04Ça, c'est de la démagogie.
07:06Ça, c'est de la démagogie.
07:07Mais c'est un coût.
07:08Et en plus...
07:09Mais attendez, arrêtez, arrêtez.
07:10Vous savez combien d'argent
07:11met dans le cinéma français,
07:13France TV, notre système...
07:15Beaucoup trop.
07:15Alors, vous êtes contre
07:16l'exception culturelle française.
07:18Mais c'est comme un oncle.
07:19Vous êtes pour que tout ça
07:21soit entre les mains
07:22de grands oligarques
07:24de droite, d'extrême droite
07:26qui veulent tuer la culture.
07:27Même des gens qui ne sont pas des nazis
07:28comme Catherine Deneuve
07:30expliquent que le cinéma français
07:32produit beaucoup trop de films,
07:34dont 80% de navets,
07:35dont on pourrait très bien se passer
07:37et on aurait quand même
07:38une exception culturelle.
07:39Il faut arrêter que la démagogie là-dessus.
07:41L'exception culturelle,
07:42c'est précisément les modes de financement.
07:45C'est ça qui constitue
07:46l'exception culturelle.
07:47C'est le fait d'avoir
07:48une intermittence du spectacle.
07:49C'est ça qui constitue
07:50l'exception culturelle.
07:52Je pense qu'il faut
07:52une commission d'enquête
07:53sur le cinéma.
07:54Les intermittents du spectacle,
07:55ils représentent un tiers
07:57du déficit de l'assurance chômage
07:59alors qu'ils sont
07:59une infime minorité des chômeurs.
08:01Ça n'est pas vrai.
08:02Les intermittents du spectacle
08:04cotisent plus que vous et moi.
08:06C'est la cour des comptes qui le dit.
08:06Mais regardez les rapports
08:07de la cour des comptes
08:08sur les intermittents du spectacle.
08:09Un tiers de l'assurance chômage
08:11pour à peine 10% des chômeurs.
08:13Vous démontrez exactement
08:15l'objectif de Charles Hallon.
08:16C'est qu'il voit de la culture
08:17et veut tirer au bas du cas.
08:19Il voit des gens
08:19qui réfléchissent.
08:21C'est de la culture.
08:21C'est de l'affairisme.
08:22Ils s'en mettent plein les poches
08:24au nom du service public.
08:25C'est ça la réalité.
08:27C'est pour ça qu'ils ne veulent
08:27pas donner leur salaire.
08:29Ils ont honte de leur salaire.
08:29Un intermittent,
08:30ils s'en mettent plein les poches ?
08:31Non, mais ceux qui exploitent
08:32les intermittents,
08:33ils s'en mettent plein les poches.
08:33Alors, vous êtes en train
08:35de remettre en cause,
08:36vous, le régime de l'intermittence ?
08:37Oui, absolument.
08:38Vous savez quel est le salaire moyen
08:39pas du tout par les poches ?
08:40Mais par contre,
08:40sans eux,
08:41on ne peut pas avoir
08:41de production de théâtre,
08:43de concert, de musique.
08:45Vous savez quel est le salaire moyen
08:47à France Télévisions ?
08:49Non, allez-y.
08:5072 000 euros par an.
08:51C'est la Cour des comptes
08:52qui le dit,
08:52ce n'est pas à l'oncle.
08:53Et vous, vous gagnez combien par an ?
08:55Vous trouvez que c'est normal ?
08:55Mais moi, je ne suis pas payé
08:56par le service public,
08:57Madame Garrido.
08:58Moi, je ne touche pas
08:59un centime d'argent public.
09:00Moi, je suis très largement
09:02contributeur net
09:02au service public.
09:04Donc, ce n'est pas du tout
09:04le même sujet.
09:05Mais l'activité...
09:0672 000 euros par an,
09:07salaire moyen.
09:08On a compris.
09:09De toute façon, on a compris.
09:09C'est ça normal ?
09:10Tout le monde a compris.
09:11Vous en voulez au fait même
09:12que nos impôts
09:13soient dilapidés.
09:15Soit puissent payer
09:15une activité culturelle.
09:16Mais vous n'êtes pas
09:17contre un service public.
09:18C'est ce que vous dites.
09:19Franchement, il est mal éthique.
09:20Non, mais ça, c'est le permis.
09:21Non, mais c'est pour plus difficile
09:22à penser.
09:22Ah non.
09:23Ha ha ha ha ha ha.
09:23C'est-à-dire que vous êtes tous là
09:25à tirer à balle réelle
09:26contre le service public.
09:27Non, il a dit que je pense
09:28qu'il faut le réformer.
09:30Charles a dit qu'il n'était pas
09:31contre le service public.
09:33Cette commission d'enquête
09:35n'a absolument rien produit
09:37d'intelligent pour s'assurer...
09:39On ne sait pas,
09:39ça n'a pas été publié.
09:40Ah ben alors, pardon,
09:41dites-moi à Charles Poufini.
09:42On n'a pas les trois cents.
09:43J'ai eu des fuites dans la presse.
09:44Bon, alors, moi j'ai écouté un peu,
09:47peut-être pas vous,
09:48mais j'ai écouté un petit peu
09:49les auditions.
09:49D'ailleurs, les auditions
09:50qui seront accessibles
09:52est maintenues en ligne sur le site.
09:54Donc, même si cette daube
09:55de rapport n'est pas publiée
09:56sous couvert du temps
09:58en décembre national...
09:59Vous êtes totalitaire.
09:59Écoutez, oh bien sûr.
10:01Mais si, vous êtes totalitaire.
10:02Vous voulez tuer la culture française.
10:04Vous voulez tuer
10:04l'exception culturelle.
10:06Vous voulez tuer
10:06l'intermettance du spectacle.
10:08Vous voulez tuer le CMC.
10:10Vous voulez tuer
10:10l'audiovisuel public.
10:11Mais ce sont les autres
10:12qui ne sont pas démocrates.
10:14Mais vous les avez vus
10:14de près, les producteurs,
10:15Vous êtes au service de qui, en fait ?
10:16Vous êtes au service
10:18de près, les producteurs.
10:19Dans leur baraque à l'honneur.
10:21Dans leur baraque à l'île de Ré,
10:22dans leur baraque à Saint-Tropez,
10:24au volant de leur range-rover,
10:25les producteurs du service public,
10:27vous les avez vus ?
10:27Vous l'avez vu,
10:28la maison de Nagui à Saint-Tropez ?
10:30Doucement, doucement, doucement.
10:31Cela dit, rapporte beaucoup d'argent
10:33au service public aussi, Nagui.
10:34L'industrie de la culture
10:38d'une façon générale
10:39dans notre pays
10:41rapporte énormément d'argent.
10:42Vous avez peut-être même vous,
10:43des clients qui sont dans le domaine
10:44de l'audiovisuel peut-être ?
10:45Alors attendez, simplement,
10:46est-ce qu'on ne peut pas quand même ?
10:49L'idée, alors,
10:50on verra ce qui est décidé
10:51pour le rapport de Charles Lalongle.
10:52L'intérêt, c'est que,
10:53vu que cette commission
10:54a travaillé trois mois,
10:55qu'il y a 300 pages,
10:5680 propositions,
10:57et que c'est un coût,
10:58quand même,
10:59puisque c'est l'Assemblée
10:59qui travaille.
11:00Oui, c'est ça.
11:00C'est pour ça que c'était une grosse connerie
11:01de la part de Charles Lalongle.
11:02Mais l'intérêt, c'est qu'il soit publié.
11:06Pourquoi ?
11:06Parce que c'est une daube,
11:07on s'en fout.
11:08Mais si c'est une daube,
11:09chacun jugera.
11:10C'est vous qui le qualifiez
11:11de daube, déjà.
11:12Mais non, attendez, attendez.
11:14Il a été décidé,
11:15il a été voté cet après-midi,
11:16que toutes les auditions
11:17seront accessibles au public.
11:19D'accord ?
11:19Après, moi,
11:20je ne suis pas pour mettre
11:21le tampon Assemblée nationale
11:22sur, en fait,
11:23des opérations politiciennes
11:25soutenues par des gens
11:26comme vous,
11:27comme Bolloré,
11:27comme Stérain,
11:28parce qu'il faudrait peut-être
11:28arrêter d'être naïf
11:29dans ce pays,
11:31dans un ordre peut-être,
11:32l'extrême droite va gouverner.
11:33Alors, on fait quoi
11:34par rapport à ça ?
11:35On distruit le service public
11:36parce que la télévision,
11:37c'est ça que vous voulez.
11:39C'est l'extrême gauche,
11:40c'est les fascistes.
11:41Parce qu'avoir des contenus,
11:43vous refusez de faire la lumière
11:44sur les choses
11:45qui tiennent importants.
11:46Comme France TV Slash
11:49permettent à chacune
11:50et à chacun de réfléchir.
11:52Comment ça,
11:53personne ne regarde ?
11:53Vous, vous pensez
11:55que quand les gens
11:55vous regardent,
11:56vous, ils deviennent
11:56plus intelligents ?
11:58Vous venez débattre
11:59avec lui.
11:59Je ne suis pas payé
12:00par l'État.
12:01Je ne suis pas payé
12:02par l'État.
12:03Mais bien sûr
12:03que vous êtes payé
12:04par l'État
12:05d'une façon
12:05ou d'une autre.
12:07Mais arrêtez avec ça.
12:09Arrêtez avec ça.
12:10Arrêtez avec ça.
12:11Tout ce que vous faites
12:12dans votre vie,
12:13vous êtes allé à l'école.
12:14Vous êtes allé à l'école.
12:15Mais alors,
12:15j'étais à l'école privée
12:16catholique en l'occurrence.
12:18Vous tombez mal.
12:18Et j'y étais très bien.
12:20Vous savez qu'il y a
12:2030 dirigeants.
12:21Qu'est-ce que vous en avez
12:22à faire alors
12:23du service public ?
12:24D'une façon générale
12:25si vous pensez
12:25que vous êtes à part.
12:27Vous pensez que l'école
12:28doit être privée aussi ?
12:29Non, non, attends.
12:30Restons sur le service public.
12:31Restons sur l'audiovisuel,
12:33s'il vous plaît.
12:33C'est un service public
12:34que j'y suis attaché.
12:36À France Télévisions,
12:37vous avez 30 dirigeants
12:38qui gagnent plus
12:39de 16 000 euros par mois,
12:41c'est-à-dire plus
12:41que le président de la République.
12:4230 dirigeants.
12:43Mais on peut baisser ses salaires.
12:44Je m'en fiche complètement
12:45de ça, moi.
12:45Je m'en fiche de ça.
12:46C'est pas ça.
12:47Ne soyez pas naïf.
12:48C'est pas ça que veut
12:48le service public.
12:51Ça vous gêne,
12:52ce que je dis ?
12:53C'est marrant.
12:53Du tout, je viens de dire
12:54que j'étais d'accord
12:54pour que les salaires baissent.
12:55Alors je m'en fiche complètement.
12:56Vous êtes exactement
12:57comme les personnes auditionnées.
12:59Je viens de vous le dire
13:00que j'étais d'accord
13:00pour que les salaires baissent.
13:02Sauf que vous,
13:02vous restez autour de ça
13:04parce que ce qui vous intéresse
13:05n'est pas les contenus.
13:06Vous ne parlez jamais des contenus.
13:07Pour que ce soit audible
13:08pour tout le monde.
13:09Vous faites cause commune
13:10avec cette gauche caviar.
13:12Quelle gauche caviar ?
13:13Celle qui a défilé devant
13:14M. Aloncle
13:16et M. Patrier-Lettus
13:17et qui ne voulait pas
13:18donner son salaire en direct
13:20parce qu'elle avait honte
13:21des montants qu'elle gagne.
13:22Non, non, tout le monde
13:23les salaires en direct.
13:24Alain Marchand,
13:24il m'a donné son salaire en direct.
13:25Mais on n'est pas payé par l'État.
13:26Mais alors attendez,
13:27vous êtes un démagrobe.
13:28Vous ne donnez pas
13:29votre salaire en direct.
13:30C'est si difficile à comprendre ça.
13:31Alain Marchand,
13:31il ne donne pas
13:32son salaire en direct.
13:33Je l'ai donné.
13:33Je l'ai donné.
13:34Vous tombez très mal,
13:35Mme Garrido.
13:36Parce que quand j'étais
13:37sur le service public,
13:38quand je travaillais chez Ruquier
13:39sur France 2,
13:40j'ai fait une interview
13:42sur une radio
13:43de 35e zone
13:44où je suis allé
13:45parce que j'aimais bien
13:46le journaliste,
13:47il m'a demandé
13:47combien gagnez-vous.
13:48Je lui ai donné
13:49le montant exact
13:50de ma rémunération.
13:51Et je l'ai fait tout de suite.
13:52Et bien,
13:53si vous voulez être
13:55démagogique...
13:55Je ne me suis pas abrité
13:57derrière le fait
13:57que c'était produit
13:58par une boîte de preuve.
13:58Et parce que vous pensez
13:59que vous êtes payé
14:00par des producteurs privés
14:01que votre parole
14:02n'est pas moins engageante
14:04par rapport à ceux
14:05qui vous écoutent.
14:05Alors Raquel Garrido,
14:06Charles Consigny.
14:07Les tribunes ne payent pas
14:08pour moi.
14:08Mais arrêtez-vous.
14:09Et vous pensez
14:09que le téléspectateur
14:10et la téléspectatrice,
14:12il n'est pas comptable
14:13du système
14:13qu'il y a derrière
14:14tout ce que vous dites
14:15à la télévision ?
14:16Non, non,
14:16ce n'est pas de la mauvaise foi.
14:17C'est la réalité.
14:18Il faut arrêter d'être naïf.
14:19Il y a dans ce pays
14:19des gens qui veulent
14:20détruire la culture,
14:21qui veulent détruire
14:21l'accès à la culture.
14:23Ils détruisent l'école publique,
14:24ils détruisent la télévision publique,
14:26ils détruisent le théâtre public,
14:28le régime de l'intermittence.
14:30Ce que vous voulez à la fois,
14:31c'est un peu...
14:31Ah oui.
14:32Ben oui, pardon.
14:35Alors, vous le défendez
14:36ou vous le défendez pas ?
14:37Défendez le régime
14:38de l'intermittence.
14:39J'ai dit que ça doit être réformé
14:39et rationalisé.
14:41Et je vois l'affairisme de frais
14:43parce que je vois
14:44ceux qui s'en mettent
14:45dans les poches
14:45sur le dos des Français.
14:46Moi, je suis fière de la France.
14:47Je suis fière
14:48de la production intellectuelle,
14:49culturelle.
14:50Je suis fière du fait
14:51qu'on ait des maisons
14:52comme le Centre National de la Musique,
14:54je vous en ai parlé
14:55la semaine dernière,
14:55comme le CNC,
14:56qu'on ait sur chaque billet.
14:57Toutes les dos qui sortent au cinéma,
14:58j'ai pas envie de payer pour ça.
14:59Désolé.
15:00Il peut y avoir...
15:01Moi, je suis d'accord
15:01pour que de toute façon,
15:02on dise que tout ça,
15:03ça nous appartient à nous les Français.
15:04On en fait ce qu'on veut.
15:06Mais je ne suis pas naïf
15:07vis-à-vis des attaques
15:07par les gens de votre bord
15:09qui veulent éliminer tout ça.
15:10C'est pas vrai.
15:11Vous dites vous-même
15:12que ce rapport est une daube.
15:13Oui.
15:14On ne l'a pas lu.
15:14Bah écoutez.
15:15Attendez, attendez, attendez.
15:17Vous le défendez ?
15:18Non, ce qui est intéressant,
15:19c'est qu'il soit publié
15:20et qu'il puisse être accessible
15:21à tous les Français.
15:22Comme ça, chacun se fera une idée.
15:23On n'est pas plus naïf
15:24vis-à-vis des manipulations grossières
15:26de l'Espagne en France.
15:27Non, mais attendez, attendez.
15:28On n'est pas obligé
15:28d'être à la vente
15:29et applaudir
15:30dès que Bolloré,
15:31Estérin et les autres
15:33nous font des grosses manières
15:34On ne ramène pas Bolloré,
15:35Estérin.
15:36Attendez, s'il vous plaît.
15:37Il y a un rapport
15:38qui est produit
15:38par l'Assemblée nationale.
15:40Non, il est produit
15:41par Charles Aloncle
15:42et d'ailleurs,
15:42tous les députés
15:44et les députés
15:45qui ont contribué
15:45et les députés
15:47qui ont contribué
15:48et qui ont voulu
15:49contribuer contradictoirement
15:50vu que ce qu'eux ont dit
15:52ils n'ont pas été écoutés
15:53que le type il a menti
15:54il a écrit noir sur blanc
15:55des désinformations
15:57Vous voulez la publication
15:58de fake news ?
15:59C'est ça que vous voulez ?
16:00La publication de fake news ?
16:01Est-ce que vous voulez
16:02que les fake news soient publiés ?
16:03Mais chacun en débattra.
16:05Vous avez des députés
16:06qui vous ont dit
16:06vous avez des députés
16:07qui vous disent
16:08que c'est du fake news.
16:09Vous n'avez pas le respect
16:11de vos téléspectateurs
16:12pour leur donner
16:12de la vérité ?
16:13Je vais vous dire
16:14ce matin
16:14Il y a les députés
16:16qui votent
16:16ce sont les députés
16:17toute tendance qu'on vaut.
16:19Je ne sais pas
16:19on va voir.
16:20Est-ce que j'ai le droit
16:21à une seconde de temps de parole ?
16:21Oui, s'il ne le publie pas
16:23J'ai le droit
16:25à une seconde de temps de parole ?
16:26Ce matin
16:27j'ai fait une autre émission
16:28j'étais avec Patrick Sébastien
16:29Vous avez le droit
16:30de ne pas l'aimer
16:31il est peut-être trop blond
16:32trop pas droite pour vous
16:33tout ce que vous voulez
16:34Comment ça trop blond ?
16:34Arrêtez avec ces insinuations
16:36J'en sais rien
16:36J'ai l'impression
16:37C'est de la némagogie
16:38ça, voyez ce que vous voulez dire ?
16:40C'est quoi l'insinuation ?
16:41Vous savez pourquoi
16:41il a été viré ?
16:42Parce que grâce
16:43au service public éminent
16:44que vous défendez
16:45il a été considéré
16:46comme trop blanc
16:47et trop âgé
16:48pour rester sur le service public
16:49Parce que Mme Bernot a dit
16:51qu'elle en avait marre
16:52d'avoir des mâles blancs
16:53de plus de 50 ans
16:54Ça, elle l'a dit
16:55Et ça aurait dû valoir
16:57sa disqualification
16:58parce que c'est du racisme
16:59Oui, parce que c'est du racisme
17:01Et parce que c'est de la discrimination
17:03Je ne défend pas de la finir note
17:03Je n'ai aucun intérêt personnel
17:05dans le service public
17:07Mais promouvoir les femmes
17:08promouvoir les personnes
17:09qui ne sont pas blanches
17:10Oui, ça fait partie
17:11des obligations du service public
17:13en principe
17:14Mais oui, ça vous va très bien
17:18La concentration du pouvoir
17:20telle qu'elle existe aujourd'hui
17:21elle vous va très bien
17:22Vous vous en bénéficiez
17:23Donc évidemment
17:24vous ne voulez pas que ça change
17:25Qu'est-ce qu'il a dit Patrick Sébastien ?
17:27S'il vous plaît
17:27Raquel Garrido
17:28S'il vous plaît
17:29Madame Garrido
17:30Pardon, ce n'est pas moi
17:31qui palpe 100 000 euros par mois
17:32d'argent public
17:33à France Télévisions
17:34contrairement à beaucoup de gens
17:35qui ont été auditionnés
17:36par Charles Aloncle
17:36Donc maintenant
17:37les leçons de morale
17:38ça suffit
17:38Vous venez de dire
17:40Qu'est-ce qu'il a dit
17:42Patrick Sébastien ?
17:43Ce n'est pas un néo-nazi
17:44Patrick Sébastien
17:45C'est quelqu'un
17:46qui a travaillé pendant 20 ans
17:47sur le service public
17:48Qu'est-ce qu'il a dit ?
17:49Qu'il y avait des abus
17:50énormes
17:51Qu'il y avait des gens
17:52payés à rien faire
17:53en nombre
17:53Qu'il y avait des combines
17:55avec des boîtes de prod
17:56qui devaient être nettoyées
17:57Il a dit tout ça
17:58Et la sienne ?
17:59Lui, tant qu'il était payé
18:01comme producteur
18:01ça lui allait bien
18:02Non mais moi je veux bien
18:03Non mais pas la sienne
18:04Il parle de ce qu'il a vu
18:05Ah bah oui, évidemment
18:06jusqu'au moment où il a été viré
18:08C'est des fake news ?
18:09Pas du tout
18:09C'est faux ?
18:10C'est pas du tout
18:10C'est que là vous prenez
18:11l'exemple d'un producteur
18:12qui pendant des années
18:13a palpé dans le service public
18:14et là ça ne vous opposait
18:16aucun problème
18:16Et maintenant vous le sentez
18:18en figure de la propriété
18:19Alors moi je reste sans doute
18:20payé moins cher
18:20en l'occurrence à l'époque
18:21Ce qui prouve bien votre mauvais espoir
18:22Non parce qu'à l'époque
18:23il y avait de la publicité
18:24sur le service public
18:25et donc Patrick Sébastien
18:27faisait beaucoup d'audience
18:28et rapportait de l'argent
18:29au service public
18:29Cela dit, Nagui rapporte beaucoup aussi
18:31Ce n'est pas vrai
18:32Le service public a été ramené
18:33beaucoup plus tard
18:34à des horaires très particuliers
18:35C'est pas vrai justement
18:36à une époque
18:36il n'y en avait pas du tout
18:37de service public
18:38La publicité après 20h
18:38c'est Sarkozy
18:39qui a supprimé
18:40la publicité après 20h
18:41Patrick Sébastien
18:42c'était avant Sarkozy
18:43Enfin
18:43Écoutez
18:44Moi je suis pour que
18:46le service public
18:47appartienne au public
18:49pas à Charles Laglon
18:51Amis dont vous êtes visiblement
18:52Mais on en est à des années-lumière
18:53Donc la démocratie
18:54La démocratie
18:56Oui
18:56La démocratie
18:57Oui
18:58Faire en sorte que la présidence
18:59de France Télévisions
19:00soit désignée
19:01par les acteurs du service
19:04et pas par le président de la République
19:05comme c'était avant
19:06ou pas par des institutions secrètes
19:08Mais qui a reconduit Mme Ernotte
19:09à votre avis Mme Garrido ?
19:10Mais je suis contre
19:10le pouvoir monarchique
19:11l'homévisuel
19:12C'est l'Harc-Om
19:13C'est 3 fois 5 ans
19:14On a sa 3ème mandat
19:15Je suis contre
19:16ces pouvoirs de nomination
19:17Je pense qu'il faut
19:18mettre là-dedans
19:19de la rigueur
19:21Pour ce qui est de
19:23l'information par exemple
19:24Merci
19:25De la rigueur
19:26De la vertu
19:26De la déontologie
19:27On combattait tout ça
19:28Merci Raquel Garrido
19:29Je me bats pour ça
19:30Mais la privatisation
19:31à outrance
19:32Le fait que
19:33toutes les télés
19:35et radios
19:35soient à la possession
19:36de certains milliardaires
19:38fera pas de la France
19:38une démocratie
19:39plus solide
19:40Merci Raquel Garrido
19:42pour ce débat animé
19:43avec Charles Consili
19:44et on a hâte
19:45de savoir
19:45si le rapport
19:46si les députés
19:47votent la publication
19:48du rapport
19:48ou pas
19:49de la fin
19:49de la fin
19:50Sous-titrage FR ?
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