Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Alors que sept des neuf limites planétaires ont été atteintes, nos modèles économiques doivent être remis en cause. Le défi est de réussir à créer de nouveaux imaginaires, qui nous permettent de ne pas renoncer à notre qualité de vie et de respecter les ressources naturelles. C’est le but du spectacle Play4Life.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:08Et c'est donc la suite de cette émission spéciale, ce Smart Impact dédié à cet événement unique en son
00:14genre à Play for Life,
00:15une soirée dédiée à la planète et aux vivants avec des lanceurs d'alerte et des artistes aussi.
00:20C'était le 30 septembre dernier, ça va avoir lieu le 30 septembre prochain, ça on le sait maintenant.
00:24Et à l'issue de cet échange entre tous les invités, vous pourrez suivre le documentaire qui est issu de
00:31la première soirée Play for Life,
00:33on en parlera tout à l'heure de ce documentaire.
00:35Je présente à nouveau mes invités, Fabrice Bonifé, président du C3D et de Genact,
00:40à vos côtés Colline Pont, la directrice développement durable du groupe Accor,
00:43Flore Tang, directrice RSE et transition du crédit coopératif,
00:47et Christophe Sommet, directeur RSE et chaîne thématique du groupe TF1.
00:51Alors on a beaucoup parlé d'engagement, on a vu comment prendre conscience,
00:55on voit bien que, de toute façon, vous l'avez dit, on ne peut pas faire autrement que d'y
00:58aller,
00:58mais le modèle actuel, ça ne va pas pouvoir perdurer, Fabrice Bonifé, c'est ça que vous dites ?
01:04On est arrivé au bout du bout du bout ?
01:06Oui, ce que nous disent les scientifiques, c'est qu'on a dépassé, donc c'est avéré,
01:107 des 9 limites planétaires, c'est le Stockholm Residence Center qui étudie ça depuis une vingtaine d'années.
01:15Alors c'est basé sur des faits scientifiques, ce n'est pas une opinion.
01:17Voilà, on sait qu'on émet plus de CO2 que ce que les puits de carbone naturel arrivent à capter,
01:22donc du coup, le climat se réchauffe, on voit bien la disparition des espèces, ça aussi c'est mesurable.
01:27On voit bien aussi les cycles géochimiques qui sont perturbés par les émanations dans l'eau, dans l'air, etc.
01:34On voit bien aussi les seuls qui se décomposent dans le mauvais sens du terme,
01:39dans le sens où on les a tellement artificialisés et dopés avec des pesticides et des engrais,
01:46que ces seuls sont de moins en moins vivants.
01:49Donc la liste des calamités est très très longue,
01:52et là c'est lié à nos modes de vie et surtout à nos modes de production.
01:55Alors personne ne veut renoncer à une certaine forme de progrès technique,
01:59personne n'a envie d'aller refaire sa lessive dans la Seine,
02:01donc la technique c'est quand même sympathique,
02:04ça nous a permis quand même de nous, déjà, de passer plus de temps à faire autre chose
02:09que de souvenir à nos besoins primaires,
02:13mais il va falloir qu'on réinvente nos modèles.
02:14Alors les modèles qui sont en cause aujourd'hui,
02:17ce sont des modèles de production linéaire, on appelle ça comme ça,
02:20donc on extrait des matières premières qu'on ne paye pas dans la nature,
02:25parce que c'est apporté par Dame Nature depuis des millions d'années,
02:27donc deux types de matières premières, les renouvelables, les non-renouvelables.
02:31Donc les entreprises, à partir de ces matières premières,
02:33fabriquent tout un tas de trucs, voilà, utiles,
02:35et puis aussi fabriquent des trucs moins utiles.
02:38On leur fait acheter ces trucs utiles ou moins utiles
02:41avec un petit peu de dopage émotionnel,
02:44ça s'appelle de la publicité notamment,
02:46et ça marche assez bien, il faut reconnaître,
02:48parce que les publicitaires sont très forts pour ça,
02:51et puis ces produits sont utilisés plus ou moins longtemps,
02:53et d'ailleurs plus il y a de produits, moins on utilise les produits,
02:56parce que le nombre de produits augmente,
02:58mais le temps pour les utiliser n'augmente pas.
03:00Voilà, donc on a de plus en plus de trucs,
03:02mais moins de temps pour les utiliser,
03:03donc c'est ça qui est un peu anachronique,
03:04et ça finit souvent la nouvelle.
03:06Oui, jeter, si c'est pas brûlé, enfin bref.
03:09Jeter en tout cas.
03:10Et ça, ça épuise bien sûr les ressources,
03:12et donc on n'a pas le choix, aujourd'hui,
03:14sur une planète qui ronde a priori,
03:16d'avoir une approche plus circulaire,
03:17c'est-à-dire d'essayer de recycler, de réemployer,
03:20de réutiliser beaucoup plus
03:22ce qu'on a produit une première fois.
03:24Alors on se dit, il suffit de recycler,
03:26mais le recyclage c'est pas si simple,
03:27parce que quand on a mélangé les matières premières,
03:29pour fabriquer tout et n'importe quoi,
03:31on peut recycler quelques fois,
03:32mais pas très longtemps,
03:33parce qu'après il y a un problème de qualité.
03:35C'est pour ça qu'il faut éco-concevoir.
03:37Voilà, ce qu'il faut éco-concevoir,
03:38et surtout d'être dans une logique de réemploi,
03:40de réutiliser,
03:41donc de faire en sorte que les produits
03:44durent beaucoup plus longtemps,
03:45et pourquoi pas demain imaginer des modèles
03:48où l'industriel propose non pas à la vente
03:51le produit en tant que tel,
03:52mais l'usage du produit.
03:53C'est ce que nous on pousse,
03:54ça s'appelle l'économie de la fonctionnalité
03:56et de la coopération.
03:57Par exemple, quand on va dans un hôtel à corps,
03:59on ne demande pas à l'hôtel
04:00de racheter un lit neuf,
04:02un matelas neuf,
04:03des draps neufs,
04:05ben non, ils sont lavés,
04:06et puis il y a une deuxième personne
04:08qui couche le lendemain,
04:09et puis ça ne pose pas de problème particulier.
04:11On partage des infrastructures.
04:13Pourquoi on ne pourrait pas partager plus
04:14d'autres types d'infrastructures
04:16dans notre vie quotidienne,
04:17on n'est pas obligé d'être propriétaire
04:18de tout ce qu'on a chez nous.
04:19On peut très bien aussi plus le partager,
04:21soit en ayant le produit en permanence,
04:23soit en l'utilisant en tant que besoin,
04:25quand on en a besoin.
04:26Et si on arrive à réduire cette pression
04:28sur les ressources,
04:28parce qu'on va fabriquer moins,
04:29mais on va utiliser plus,
04:31ben c'est ça qui fera qu'on va diminuer
04:32notre empreinte d'une façon globale.
04:34Mais ça on y est ou on n'y est pas ?
04:35Parce que est-ce que les jeunes générations
04:37commencent à s'y mettre sérieusement ?
04:39Enfin on le voit par exemple
04:39sur l'usage de la voiture en particulier,
04:41ça peut être un exemple marquant.
04:43Non, non, mais on le voit bien
04:45qu'avec Airbnb, c'est un concurrent d'accord.
04:47Mais les gens partagent maintenant
04:49leur infrastructure.
04:51Quand ils ne sont pas là,
04:51ils se disent,
04:51mais pourquoi quelqu'un
04:52ne pourrait pas l'utiliser ?
04:53Parce que comme ça,
04:54ça évitera de construire plus.
04:57Et on voit bien que c'était connu de l'usage,
04:59notamment chez les jeunes,
05:01se rendre compte,
05:01enfin les jeunes se rendent plus compte
05:03que ma génération,
05:04ou la génération d'avant,
05:05que la vraie liberté en fait,
05:07c'est de pouvoir tout utiliser
05:08sans forcément tout posséder.
05:10Parce qu'on est souvent possédé
05:11par nos objets.
05:12À force d'en avoir trop,
05:13on ne sait plus comment gérer tout ça.
05:15Et donc ça,
05:16c'est comment rendre désirable
05:17cette forme de consommation.
05:18Le but,
05:19ce n'est pas de passer
05:20de l'un à l'autre
05:22sans nuance.
05:23Ça n'a aucun sens.
05:24Mais je pense que déjà,
05:26en B2B,
05:28il y a beaucoup d'entreprises
05:29qui commencent à résonner,
05:31de se dire,
05:31voilà,
05:31cette machine,
05:32j'utilise tant de temps dans l'année.
05:33S'il y a une autre entreprise,
05:35voire mon concurrent,
05:36qui en a besoin
05:38à une autre période,
05:39on pourrait peut-être partager,
05:40finalement,
05:40cette infrastructure.
05:42on va se faire la guerre
05:43sur d'autres critères,
05:45mais sur le partage des machines,
05:47on a peut-être moyen
05:48de la jouer un peu.
05:49Et ça fait depuis longtemps,
05:50d'ailleurs,
05:50que les industriels
05:51commencent à avoir
05:52cette approche partenariale,
05:54même entre concurrents,
05:55de mutualisation,
05:56parce que c'est du bon sens.
05:57Et on a aujourd'hui,
05:59compte tenu du temps
06:00qu'il nous reste pour agir,
06:01tout intérêt à adopter
06:02ces modèles d'affaires
06:04qui sont beaucoup moins
06:05consommateurs de matières premières
06:07vierges et d'énergie grise
06:08de transformation.
06:09Parce que,
06:09comme je le disais,
06:10ce n'est pas le tout
06:11d'avoir des matières premières.
06:12Les matières premières
06:12qui sont dans la nature,
06:13elles sont brutes.
06:14Il faut les raffiner,
06:16il faut les transformer
06:17pour que ça devienne un objet.
06:18Et ça,
06:19ça consomme énormément
06:20de ressources et d'énergie.
06:22Donc,
06:23rendre tout ça désirable,
06:24il faut que ce soit rentable.
06:25Et l'économie
06:26à fonctionnalité
06:27et la coopération,
06:27c'est rentable
06:28parce qu'on n'a pas besoin
06:29de réacheter en permanence
06:30ces matières premières vierges
06:31qui coûtent de plus en plus cher,
06:32parce que fut une époque,
06:34la concentration
06:35des différents métaux
06:37qui sont utiles
06:37à l'industrie
06:38était très importante
06:39dans l'industrie minière.
06:40Donc,
06:40ce n'était pas cher
06:42les matières premières.
06:42C'était pas cher
06:42et maintenant,
06:43ça devient la balance inverse.
06:45C'est beaucoup moins vrai
06:46sur les 26 matières premières
06:48critiques utiles à l'industrie.
06:50Eh bien,
06:50on voit bien
06:51que depuis quelques années,
06:52il y a une augmentation
06:54assez significative du coût.
06:56Et les industriels
06:57ont de plus en plus de mal
06:58de répercuter ces coûts
07:00à leurs clients.
07:00Donc,
07:01ils se disent
07:01pourquoi je ne resterai pas
07:02propriétaire de ces matières premières
07:03et je ne vendrai l'usage.
07:05Et donc,
07:05on essaie aussi
07:06de faire évoluer
07:06les lois comptables
07:07parce qu'on a aussi
07:07les problèmes de comptabilité,
07:08d'amortissement.
07:09On peut peut-être amortir
07:10sur des rues beaucoup plus longues.
07:12Donc,
07:12ce n'est pas uniquement
07:14tout ce qu'on est en train
07:14de se dire
07:15des sujets
07:17d'approche marketing,
07:18c'est aussi
07:18des approches financières,
07:20comptables,
07:20qu'il va falloir
07:21qu'on change
07:21dans nos entreprises
07:22pour faire advenir
07:23cette économie
07:24de l'usage
07:25pour aller vers
07:26le régénératif
07:26parce qu'in fine,
07:28on aura,
07:28à partir de maintenant
07:29jusqu'à la fin du siècle,
07:30il va falloir
07:31qu'on répare
07:35c'est-à-dire restaurer
07:35les puits de carbone.
07:36Ben oui,
07:36parce qu'on a mis
07:37tellement de carbone
07:39en excès
07:39dans l'atmosphère
07:40qu'on a eu ce réchauffement
07:41climatique
07:41qui est déjà
07:41de 1,5 degré aujourd'hui.
07:43Eh bien,
07:43non seulement il va falloir
07:44maintenant qu'on arrive
07:45à la neutralité carbone
07:46le plus vite possible,
07:47si possible avant 2050,
07:48puis à partir de 2050,
07:50il va falloir rechercher
07:51le carbone en excès
07:53pour stopper,
07:54déjà commencer par stopper
07:55le changement climatique,
07:56les réchauffements climatiques,
07:57puis ensuite revenir
07:58à 380 ppm de CO2
07:59qui était,
08:00qui était même
08:01280 ppm de CO2
08:02qui était la concentration
08:05de la civilisation thermo-industriel
08:06et ce qui permettra
08:07de retrouver un climat stable
08:09propice au développement
08:09de quoi ?
08:10Eh bien,
08:10du vivant.
08:11Du vivant,
08:11voilà,
08:12ça c'est le sujet
08:12qui vous passionne,
08:13donc on a pris aussi du temps
08:14pour l'expliquer
08:15parce que c'est important
08:15cette évolution des modèles.
08:16Justement,
08:17Florent,
08:17vous parliez tout à l'heure
08:18d'économie circulaire,
08:20l'objectif aussi
08:20c'est d'accélérer,
08:22d'accompagner aussi,
08:23de financer finalement
08:24tous ces nouveaux modèles
08:25régénératifs,
08:26circulaires.
08:27Comment faire ?
08:28Comment faire ?
08:29C'est une très bonne question
08:30et je pense que Fabrice,
08:33tu as déjà abordé le sujet,
08:34c'est-à-dire que quelque part,
08:35à chaque fois,
08:35on est en train de,
08:36cette expression anglaise
08:37qui dit
08:37« Le flop ou chicken,
08:39chicken or egg,
08:40exerctique ».
08:40On se pose toujours
08:41cette question.
08:42En fait,
08:42il faut quand même
08:42commencer maintenant
08:43et commencer maintenant,
08:44ça veut dire
08:45comment est-ce qu'on accompagne
08:46nous en tant que banque
08:48mais comment est-ce qu'on arrive
08:49à expliquer aussi
08:49à nos clients
08:50dans leur intérêt
08:51qu'il existe des modèles
08:53qui sont peut-être
08:55un peu plus chers
08:55à l'acquisition
08:56mais qui sont bien plus performants
08:58sur du moyen à long terme
08:59et du coup,
09:00cela rassure la robustesse
09:02sur du plus long terme.
09:03Et ça,
09:04c'est quand même très important.
09:05Donc,
09:06j'ai déjà perdu le fil
09:06de votre question
09:07mais tout ça,
09:07c'est sur le financement
09:09et l'accompagnement
09:09finalement de tous ces modèles
09:10puisqu'en tant que crédit
09:11opératif ici,
09:13vous êtes là pour...
09:13Pour moi,
09:13on est là pour leur proposer
09:15des offres qui sont adaptées
09:17voire déjà leur dire
09:18est-ce que la première étape,
09:19nous,
09:19quand on est des grandes entreprises,
09:21on doit faire
09:22notre CSRD
09:23ou en tout cas
09:24faire nos rapports
09:24d'impact volontaires
09:25donc fixer nos trajectoires.
09:27Déjà,
09:27leur proposer des solutions
09:28pour savoir
09:28où vous en êtes.
09:29À partir du moment
09:30où on sait où ils en sont,
09:32leur dire,
09:32vous voyez,
09:33il existe des partenaires
09:35qui peuvent vous accompagner
09:36et ça,
09:37c'est pas de la...
09:38c'est de la coopération,
09:39c'est-à-dire que
09:39on est nous aussi
09:41une partie
09:42de cette chaîne de valeur.
09:43On travaille aussi
09:43en circulaire.
09:44Parfois,
09:45on travaillera avec d'autres banques
09:46sur d'autres sujets
09:47parce que c'est de la coopétition.
09:48Des fois,
09:48on sera avec d'autres partenaires
09:50pour leur dire,
09:50vous voyez,
09:51cette entreprise-là,
09:51elle peut vous aider
09:52à calculer votre bilan carbone.
09:53Cette entreprise-là,
09:54je pense qu'il faudrait
09:55que vous parliez avec eux
09:56parce qu'au niveau
09:57de l'économie de l'eau,
09:58il y a peut-être un sujet
09:59et eux,
10:00vous voyez,
10:00plutôt que d'acheter tout neuf,
10:02est-ce que vous avez pensé
10:03justement,
10:03il y a l'économie de l'usage
10:05mais au réemploi ?
10:06D'ailleurs,
10:06un petit clin d'œil,
10:07dans pas longtemps,
10:08il y a la Rio's Economy,
10:09un salon qui va avoir lieu
10:10sur ce thème-là.
10:11Le 19 mai.
10:12Le 19 mai.
10:13Le 19 mai.
10:14Exactement.
10:14Et bien sûr,
10:15on en est aussi partenaire.
10:17Pour dire,
10:18aujourd'hui,
10:18il faut qu'on pénètre
10:19nous aussi tous les écosystèmes,
10:20qu'on puisse expliquer
10:22notre démarche,
10:23pour quelles raisons
10:23on s'y engage
10:24et ça,
10:24c'est très important
10:25et à côté de ça,
10:28plus on diffuse
10:29et plus on casse
10:29le poisson de verre,
10:30on ne reste pas
10:30dans l'entre-soi.
10:31Parce qu'il y a quand même
10:32ce sujet,
10:32c'est que là,
10:33autour de la table,
10:34on est tous très concernés,
10:36on est dans ce métier,
10:37donc ça peut paraître
10:38très circulaire
10:38mais quelque part,
10:39c'est presque linéaire
10:39et on doit sortir de ça aussi.
10:41Oui,
10:42ça c'est important
10:42et justement,
10:43on voulait l'évoquer
10:44dans la dernière partie,
10:45le fait aussi
10:45de collaborer
10:47et de le faire
10:47tous ensemble aussi,
10:48même avec ceux
10:49qui a priori
10:50sont moins engagés
10:51mais veulent y aller.
10:52Colline Pont,
10:53justement,
10:53comme on est un acteur
10:54comme le groupe Accor aussi,
10:56comment est-ce qu'on fait
10:57peut-être pour aller
10:58vers plus de sobriété ?
10:59C'est aussi un défi
11:01à relever.
11:02La sobriété,
11:03en plus,
11:03ça englobe
11:05de nombreuses dimensions.
11:08Alors,
11:09plein de sujets
11:10dans votre question,
11:10on travaille bien sûr
11:11sur la sobriété énergétique,
11:12sur l'économie circulaire
11:14et là,
11:14je tiens à dire
11:14qu'aujourd'hui,
11:15on manque de solutions
11:16à l'échelle
11:16parce qu'en fait,
11:17aujourd'hui,
11:17on a plein de petits acteurs
11:18et quand on est
11:19un acteur international
11:20comme Accor,
11:21c'est compliqué.
11:21Oui,
11:21c'est vrai,
11:22c'est encore la difficulté
11:23de l'économie circulaire.
11:24Sur le Foodways,
11:25on y est arrivé
11:26parce qu'on avait
11:26les tout-goût-to-go,
11:28les balances connectées
11:29qui étaient présentes
11:30dans le monde,
11:30etc.
11:31Mais sur le sujet,
11:32tu évoquais l'aspect
11:33du mobilier.
11:34Chaque fois qu'on veut
11:34donner un lit
11:35ou une chaise,
11:36objectivement,
11:38ce n'est vraiment pas simple.
11:39Donc,
11:39on a la chance
11:39d'avoir des hôteliers
11:41engagés,
11:41mais très souvent,
11:42on appelle des associations
11:43qui se situent à côté
11:44et en fait,
11:44c'est plus cher
11:45en frais logistique
11:46que d'acheter une nouvelle chaise.
11:47Donc aujourd'hui,
11:48en fait,
11:48on a de vrais sujets
11:49de modèles économiques
11:50autour de la circularité.
11:52Donc,
11:52on y est arrivé
11:53sur certaines dimensions,
11:54surtout plus compliquées
11:55parce qu'il n'y a pas encore
11:56les acteurs
11:56et que le modèle économique
11:57n'est pas là.
11:57Mais en revanche,
11:58on reste confiant
11:59et on fait toujours des essais.
12:00Je ne sais pas
12:00si vous avez déjà visité
12:01par exemple nos hôtels Grit
12:02en France.
12:03C'est des hôtels
12:04dans lesquels
12:04vous ne trouvez
12:05que du mobilier
12:05qui est recyclé
12:07et dans les faits,
12:08on ne le markete pas vraiment
12:14disparate aussi.
12:15Exactement.
12:16Donc en fait,
12:16on continue
12:17mais on a vraiment besoin
12:19d'être accompagné
12:19par des acteurs
12:20qui soient plus forts,
12:21notamment sur la logistique
12:22parce que c'est quand même
12:22le point qui est complexe
12:25surtout quand les coûts
12:26logistiques explosent.
12:27Voilà,
12:28donc c'est un beau modèle
12:28mais c'est vrai
12:29qu'il y a encore
12:29des choses à faire
12:30en la matière.
12:31Et Christophe Sommet,
12:31comment on peut finalement
12:33accompagner ?
12:33On parlait quelque part
12:34des nouveaux récits
12:36on va dire plutôt
12:36autour de l'écologie
12:37mais là,
12:37il y a un nouveau récit
12:39économique,
12:39j'allais dire,
12:40qui voit le jour
12:41et comment les médias
12:41peuvent l'accompagner ?
12:43Alors moi,
12:44je parlerais plutôt
12:45de l'éco-production
12:46qui est vraiment
12:47le chantier majeur
12:48dans lequel on s'est lancé
12:49en termes de décarbonation
12:50de nos activités
12:51et de notre secteur
12:52et pour le coup,
12:53on est très engagé
12:54dans cette démarche
12:55depuis plusieurs années,
12:55on a un objectif
12:56très ambitieux
12:57de fin 2027,
12:58plus aucune production
13:00interne au groupe
13:01ne sera pas éco-produite,
13:04je ne sais pas si je l'ai dit
13:04dans le bon sens.
13:06On a compris.
13:06En tout cas,
13:07fin 2030,
13:09toutes les productions
13:10devront être éco-produites
13:11et je peux vous parler
13:11d'un exemple très concret,
13:13c'est Danse avec les stars,
13:14on vient de terminer
13:14la saison 15,
13:16c'est un programme
13:16qui est éco-produit
13:18depuis trois saisons,
13:19label Éco-prod 2 étoiles,
13:21c'est tout un travail
13:22qu'on a fait
13:23depuis ces trois années
13:24sur les différents maillons
13:26de la chaîne de valeur,
13:27on parle d'énergie,
13:28on parle d'alimentation,
13:29on parle de recyclage
13:30de costumes,
13:32tout ce qu'on fait
13:32sur des maquillages,
13:34des coiffures,
13:35donc vraiment
13:36toute la chaîne de valeur
13:36a été disséquée
13:38et on a travaillé
13:39à chaque niveau
13:40sur comment on peut produire
13:41ce grand show
13:42de divertissement
13:43de manière plus respectueuse
13:44et d'ailleurs
13:45c'est pas impossible
13:46de concilier
13:46la qualité éditoriale,
13:48l'exigence
13:48d'un grand prime
13:49sur TF1
13:50avec l'éco-production,
13:52donc on n'en est plus
13:53au niveau des déclarations,
13:54des intentions,
13:55on est sur du cas concret,
13:57ça marche.
13:58Et à titre d'info,
13:59entre les deux dernières saisons,
14:01on a fait moins 20%
14:03en termes d'émissions
14:04et ça représente
14:05à peu près,
14:06je crois,
14:06c'est 85 allers-retours
14:07Paris-New York
14:09d'éviter,
14:10donc voilà,
14:11c'est tout ce travail
14:12d'éco-production
14:12qu'on élargit
14:13à l'ensemble
14:14de nos grands pâmes
14:15et on veut être
14:16leader,
14:17précurseur
14:17et leader
14:18pour accompagner
14:19chez nous
14:20et aussi
14:21tout notre secteur
14:22d'activité.
14:23Et c'est ce qu'on a prouvé,
14:24en tout cas ce qu'on voit
14:25avec tout ce que vous dites,
14:26c'est qu'il y a
14:26des exemples concrets
14:27parce que c'est maintenant
14:28comme ça,
14:28c'est en montrant aussi
14:29que c'est possible,
14:30même s'il y a encore aussi
14:34Le temps file vite,
14:35on va arriver bientôt
14:35à la dernière partie
14:36de cette émission spéciale
14:38Play for Life
14:38et on va voir,
14:39là encore,
14:39on l'a déjà évoqué
14:40mais on va continuer,
14:41comment il faut être
14:42finalement collectif
14:43et collaborer aussi
14:44sur ces sujets
14:45et puis on reviendra aussi
14:46sur le futur Play for Life
14:47et sur le documentaire
14:48diffusé juste après.

Recommandations