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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h05 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2 et c'est un
00:04plaisir de retrouver le vendredi soir Julien Drey, cher Julien bonsoir, monsieur le ministre, bonsoir Pierre Lelouch.
00:11A vos ordres.
00:14Alors là vraiment je suis votre humble serviteur, cher Pierre Lelouch.
00:17Moi ça dépend, humble, humble.
00:19Ça y est, je commence à prendre un tir.
00:20Ça faisait longtemps.
00:21L'émission vient à peine de commencer, je prends déjà un tir du baron noir.
00:25Normalement de ce côté-là du...
00:27Bah oui mais j'essaye de...
00:28C'est Gilles-William-Golnadel qui m'attaque.
00:30J'essaye d'être filial.
00:31Et vous me défendez, vous me protégez.
00:33Oui mais des fois le vendredi soir, il faut que...
00:36C'est vendredi soir.
00:38Sébastien Ligny est avec nous, chef du service politique de Valeurs Actuelles et nous sommes avec Alain Destex, monsieur le
00:44sénateur honoraire.
00:45Sénateur honoraire.
00:45Bonsoir.
00:46Cher Alain, ravi de vous retrouver parce que ça faisait plusieurs week-ends que vous n'avez pas vus.
00:49Oui, je ne peux pas toujours être à Paris.
00:51Oui, vous serez bien gentil de faire une croix sur vos week-ends.
00:54Bon, écoutez, je vais faire un effort.
00:55Surtout que j'ai pensé à vous.
00:56Surtout qu'au pays, si vous dites ça.
00:58Ah bah oui, là, pour le coup, vous avez maltraité.
01:00J'ai vu comment ça marche.
01:01Ah bah là, ah oui, faites très attention à vous.
01:04Mais j'ai pensé à vous parce que je suis tombé sur cette information qui n'est pas encore officielle.
01:08Attention.
01:09Mais l'extrême droite tient des discours qui polarisent la société entre guillemets.
01:14Namur, la ville de Namur en Belgique, annonce rompre ses relations avec Menton.
01:20Désormais dirigée par le Rassemblement National et à Sandra Masson.
01:23Nous respectons un cordon sanitaire en Belgique, nous confie Charlotte Deshommes.
01:28Quand on dit nous confie, c'est à France 3 Région, élu de Namur.
01:34Mais la ville ne l'a pas encore prononcé.
01:35Alors, est-ce que c'est une élue qui met la pression pour rompre ce jumelage ?
01:39Ou est-ce que c'est ce fameux cordon sanitaire ?
01:42Et en Belgique, vous faites ce que vous voulez.
01:43Il n'y a pas de problème.
01:44Mais c'est très intéressant de voir le climat.
01:47Oui, parce qu'il y a beaucoup de Français, notamment à gauche, qui souhaiteraient voir importer le cordon sanitaire.
01:54Méfiez-vous, méfiez-vous.
01:55Mais non, c'est comme si c'était fait.
01:57En fait, c'est le théâtre antifasciste.
02:00C'est l'application du cordon sanitaire, c'est-à-dire qu'il est interdit, non seulement de faire des
02:05alliances ou des coalitions,
02:06mais simplement de donner la parole et de parler avec la soi-disant extrême droite.
02:12Extrême droite qui n'est jamais définie et qui revient dans les faits à interdire tout débat sur l'immigration,
02:18l'islam ou les sujets qui fâchent.
02:21Et à Namur, le Conseil communal, comme d'ailleurs dans toutes les villes wallonnes, a voté une résolution pour se
02:29déclarer ville antifasciste.
02:31Vous voyez, c'est quand même très très important aujourd'hui d'avoir en Wallonie des villes antifascistes et la
02:37résistance qui s'adresse.
02:39Et ce qui est intéressant, si vous voulez, c'est que la coalition, parce que chez nous ce sont des
02:43systèmes proportionnels de coalition,
02:45ce n'est pas un système majoritaire comme en France, la coalition à Namur, c'est ce qu'il y
02:50a de plus à droite sur l'échiquier politique belge.
02:53C'est-à-dire que c'est une coalition entre le mouvement réformateur, qui est en fait les macronistes, ils
02:59siègent ensemble au Parlement européen,
03:01et un parti social chrétien, celui du ministre des Affaires étrangères.
03:04Donc ce n'est même pas la gauche qui impose ce cordon sanitaire ou cette palodinie de villes antifascistes.
03:13C'est ce que nous avons de moins à gauche ou de plus à droite dans l'échiquier politique belge.
03:19Ça vous donne une idée de comment fonctionne l'action ?
03:21C'est pour ça que je reste extrêmement prudent, parce que rien n'est officiel.
03:23D'ailleurs, Alessandra Masson a dit, pour l'instant, rien n'est officiel, donc on ne va pas communiquer là
03:28-dessus.
03:30Mais c'est un niveau d'intolérance.
03:33C'est-à-dire que vous avez une femme qui a été élue, élue par les Mentonais,
03:37qui a d'ailleurs au second tour eu des réserves de voix supplémentaires par rapport au premier tour,
03:43qui est une élue qui est implantée dans sa ville, qui réussit.
03:47Et là, on dit, hop, cordon sanitaire.
03:49Jumeler depuis 1956, monsieur le ministre, c'est quoi un jumelage, peut-être pour les téléspectateurs ?
03:55C'est important, qu'est-ce que ça veut dire de jumeler des villes ?
03:57Les jumelages ont été très importants après la guerre entre les villes françaises et allemandes
04:01pour rassembler les peuples et recoudre les déchirements de l'histoire.
04:07Et ça a joué un rôle.
04:09Ça permettait aux élus de se connaître, de mieux connaître le système dans lequel on fonctionne,
04:13de partager les mêmes problèmes d'une municipalité à l'autre,
04:17de faire voyager les élus et les enfants d'une ville à l'autre pour connaître le voisin.
04:23Donc oui, je connais des villes de France dans lesquelles ça continue et que ça continue bien.
04:29Même si la mode des jumelages est un peu passée,
04:32elle continue à être très utile, notamment pour recoudre, encore une fois, les déchirements de l'histoire.
04:38Ce qui est assez drôle dans cette affaire triste...
04:41C'est une blague belge.
04:42Voilà, j'allais le dire, c'est une blague belge.
04:44Ça, c'est de rassure.
04:45Non, c'est pas une blague.
04:47J'allais le dire.
04:48Heureusement, c'est pas une blague.
04:49C'est dommage parce qu'ils ne vont plus avoir de citron.
04:53Oui, la fête des citrons à Menton.
04:55Bien sûr, c'est quand même un truc très sympa à Menton.
04:59Voilà, tout ça est un peu pitoyable.
05:02Je pense que les Namurois, ils perdent plus que les Mentonnés.
05:05Parce que peut-être, on dit les Mentonnés ?
05:06Oui.
05:06Les Mentonnés ont peut-être moins envie d'aller à Namur que les Namurois à Menton.
05:11Encore qu'il peut y avoir...
05:12Je ne suis pas sûr que les élèves de Menton soient...
05:15Ce qui est intéressant, c'est le climat.
05:17C'est d'ailleurs...
05:18Vous avez eu raison de dire que certains aspirent à ce que ce fameux cordon sanitaire qui existe en Belgique.
05:26Et chacun sa culture, chacun son histoire, chacun son mode de vie.
05:30Pourquoi pas ?
05:30Chacun sa politique.
05:31Parce que pour vous, il n'existe pas le cordon sanitaire en France ?
05:33Mais certains rêvent d'un cordon sanitaire à la Belge en France !
05:37Il existe déjà ?
05:39Il existe déjà, de fait.
05:40Est-ce qu'on va refaire l'histoire des dernières législatives ?
05:43Est-ce qu'on va refaire le théâtre antifasciste des 20 dernières années ?
05:47Est-ce qu'on va refaire tous les seconds tours de toutes les élections présidentielles
05:50où, dès que le RN est au second tour, on nous appelle à marcher dans la rue,
05:53à faire front commun, à ne pas débattre à la télévision
05:57et à faire front contre le fascisme ?
05:59Moi, je vais vous dire, ceux qui pensent que le cordon sanitaire est mal en point se trompent.
06:02Je pense qu'on le verra en 2027.
06:05Au second tour, lorsque le RN sera à nouveau en posture de l'emporter,
06:09surtout en 2027, vous verrez que le cordon sanitaire va être extrêmement fort.
06:11Oui, mais il est institutionnalisé en Belgique.
06:13Mais il est aussi institutionnalisé en France.
06:14On peut parler du traitement du RN sur le service public ?
06:17Pardon, alors oui, ce n'est pas une censure officielle comme en Belgique,
06:21mais c'est un petit peu pareil.
06:22Il faut rappeler que le discours de Donald Trump au moment de son investiture
06:25sur le France de Belge avait été diffusé en léger différé.
06:30Et que le discours de J.D. Vence à la conférence de Minick,
06:34qui avait été republié sur le site 21 News,
06:37a été sanctionné par une sorte de comité de déontologie des journalistes.
06:44Voilà, je vous en vois, il est silencieux.
06:45Il réfléchit.
06:46Il y a quand même, Elliot, qui avait hier, dans un grand journal du soir,
06:51un article consacré à l'ARCOM,
06:53dans lequel une professeure de droit parisienne
06:58explique que l'ARCOM doit être le gendarme des médias
07:01et qu'il a des pouvoirs de police.
07:05Autrement dit, on est dans la police de la pensée.
07:08C'est la formule consacrée, c'est le gendarme de l'audiovisuel.
07:11D'ailleurs, effectivement, le gendarme peut frapper.
07:15On l'a vu l'année dernière, il y a quasiment un an, jour pour jour, avec C8.
07:18Cet article, pour rebondir sur ce que dit Pierre, j'ai lu aussi cet article,
07:21cet article, en fait, reprochait à l'ARCOM
07:24de ne pas être assez sévère vis-à-vis de ces news.
07:27Alors, s'il y a bien une chaire qui est punie par l'ARCOM, c'est incroyable.
07:31D'ailleurs, on est peu maintenant à lire les papiers de ce grand journal du soir.
07:35Cher Julien Drey.
07:37On s'est éloigné, là, si j'ai bien compris.
07:38Oui, mais restons évidemment sur ce climat d'intelligence.
07:41Revenez en Belgique, Julien.
07:43Retombez-vous en Amur.
07:44Alors, moi, écoutez, pour une fois, vous voyez, c'est pas la gauche, si j'ai bien compris.
07:48C'est donc la droite belge.
07:51Qui est soumise à la gauche.
07:53Soumise à la gauche, je ne sais pas.
07:54En tous les cas, elle agit.
07:55Je n'ai pas l'impression que la gauche belge a une telle force en Belgique
07:58qu'elle peut faire soumettre la droite, de ce que j'ai compris de la politique belge.
08:02Mais je ne suis pas un spécialiste en Belgique.
08:04Je le reconnais humblement.
08:04Non, c'est-à-dire que le cordon sanitaire est une...
08:07Alors après, le cordon sanitaire en France, il n'existe plus.
08:11Non, arrêtez-vous.
08:12Le Rassemblement National, il a pignon sur rue aujourd'hui.
08:14On a débattu déjà deux fois au présidentiel avec Mme Marine Le Pen, je vous rappelle.
08:19Ah, donc accepter de débattre avec le RN, c'est un signe qui n'a plus de cordon sanitaire.
08:23Non, mais cher ami, vous avez dit, il y a un cordon sanitaire, on refuse de débattre avec elle.
08:27Non, je le rappelle, 2002.
08:28Voilà, en 2002, c'est Jacques Chirac qui a refusé de débattre.
08:30Mais ce n'est pas qu'une question de débat.
08:32Non, mais je veux dire, le cordon sanitaire, et d'ailleurs, je pense que ça n'a pas de sens.
08:38Après, moi, je pense que là, sur les jumelages, je voudrais juste revenir là-dessus,
08:42parce que moi, j'ai vécu, quand j'étais élu, des jumelages qui étaient extrêmement positifs.
08:46Bien sûr.
08:48Notamment, et Pierre a eu raison de le dire, après la guerre, ça a été très important.
08:51Parce que c'était une manière de dépasser les conflits, les antagonismes, les a priori.
08:56Et c'est vrai qu'il y a eu des fortes relations qui sont construites
08:59et qui ont permis le rapprochement franco-allemand.
09:01Ça fait partie du rapprochement franco-allemand.
09:03Et c'est pour ça que c'est important et que ce n'est pas si anecdotique que ça.
09:06Oui, mais le mot de la fin, parce qu'on ne va pas passer trois heures sur Namur, avec tout
09:09le reste.
09:10Le sujet, ce n'est pas vraiment le jumelage, c'est le cordon sanitaire.
09:12Je suis très heureux de vous entendre dire, avec votre passé et votre parcours, que ça n'a pas de
09:18sens.
09:18Et j'espère que la gauche belge, qui l'impose au centre et à la droite, entendra ce message.
09:24La gauche belge, écoute, je viendrai.
09:24Non, je ne suis pas sûr que la gauche belge va m'écouter, mais je ne suis pas sûr que...
09:28Je pense que ces choses-là sont de l'ordre de l'affichage symbolique et n'ont aucun intérêt.
09:33Eh bien, si ça n'a aucun intérêt, on avance.
09:35Vous allez peut-être me dire que se faire augmenter de 400%, là aussi, ça n'a aucun intérêt.
09:40Le conseil municipal de la ville de Lyon a adopté ce jeudi le passage de 3 000 à 15 000
09:45euros
09:46de frais de représentation du maire de Lyon.
09:49Dans une délibération adoptée ce jeudi, la majorité écologiste lyonnaise a décidé d'augmenter les frais de représentation du maire
09:57de Lyon
10:16et de relations publiques, les frais liés à des événements institutionnels.
10:19Plus 400% lorsque vous avez des millions de Français aujourd'hui qui sont au centime près.
10:25Écoutez Laurent Tessier, il en a fait son édito ce matin sur Europe 1.
10:28Le conseil municipal de Lyon a eu lieu hier matin.
10:31La majorité écologiste a décidé d'augmenter les frais de représentation du maire de 400%.
10:36L'enveloppe était à 3 000 euros.
10:38La première adjointe à la ville de Lyon, Audrey Hénocq, a annoncé le nouveau montant.
10:42Il est proposé de fixer à 15 000 euros le montant annuel de l'indemnité allouée au maire pour frais
10:48de représentation.
10:49Des frais qui passent de 3 000 à 15 000 euros par an.
10:52On parle de frais de restauration.
10:53Je pense avoir malentendu 15 000 euros.
10:5615 000 euros, de 3 000 à 15 000, des frais de restauration, des frais d'habillement, l'achat, l
11:00'entretien comme le pressing, des frais de déplacement.
11:02Alors le maire écologiste Grégory Doucet a finalement ouvert son micro hier pendant les échanges.
11:07Il a fallu justifier cette augmentation de 3 000 à 15 000 euros.
11:10Donner des exemples, l'élu est allé chercher loin.
11:13Quand il s'agit de représentation notamment à l'étranger, quand il s'agit de prendre des billets d'avion,
11:18des nuits d'hôtel, etc.
11:19Et qu'on voyage assez loin, vous savez par exemple sur le mandat précédent, je me suis rendu en Arménie.
11:23Donc c'était un voyage qui a engagé des dépenses assez importantes, bien évidemment.
11:28Voilà ce qu'il se passe à la mairie écologiste de Lyon avec l'argent des Lyonnais.
11:31Alors que dans le même temps à Nice, vous avez le maire Éric Ciotti qui a choisi de supprimer ses
11:35frais de représentation.
11:3633 700 euros économisés, le symbole est important.
11:39Éric Ciotti a d'ailleurs écrit sur ses réseaux sociaux, l'exemplarité commence par soi-même.
11:43L'argent public doit servir les niçois, pas financer le train de vie des élus.
11:46Même le maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, a décidé de diviser par deux sa propre enveloppe qui s'élevait
11:51à un peu plus de 19 000 euros par an.
11:53Mais les écologistes à Lyon, c'est plus 400%.
11:56L'un des sens vraiment, qui c'est les plus forts ? Évidemment, c'est les verts.
12:00En parlant de l'AS Saint-Etienne, Julien Drey.
12:03Je veux bien qu'on fasse la démagogie.
12:0515 000 euros, ça fait combien par mois ?
12:071 200.
12:081 200 ?
12:091 200.
12:10Vous avez été élu ? Non.
12:12Vous savez ce que c'est que les frais de représentation ?
12:14D'accord, donc, moi ce qui m'intéresse, c'est plutôt que les écologistes sont obligées de reconnaître qu'eux
12:19-mêmes,
12:20qu'ils prenaient dans les mandats précédents, l'austérité absolue en disant, etc.,
12:26sont obligées de reconnaître que, malgré tout, il y a des moyens pour les élus et qu'il faut faire
12:29attention.
12:30Si vous m'aviez dit qu'il était passé de 300 euros à 30 000 euros, avec, etc.,
12:36j'aurais dit, bon, là, il y a des problèmes, etc.
12:39Mais la tartufferie, vous l'avez vous-même dite, cher Julien,
12:42c'est que ce sont les premiers à faire la leçon, à appeler à des découpes budgétaires.
12:46Ils parlent de l'avion, ce n'est pas très écolo-responsable, l'avion, attention.
12:50Ce n'est pas ça, l'éditorial.
12:51L'éditorial aurait été ça, en disant, regardez, ils sont pris à leur propre piège de leur tartufferie.
12:57Il a relevé l'information.
12:59L'éditorial aurait été, ils sont pris à leur propre piège de leur tartufferie, de leur démagogie.
13:03Et la preuve, ils sont obligés de reconnaître, j'aurais dit bien.
13:05Là, il dit, ah ben non, voilà, vous vous rendez compte.
13:09J'allais sur ce terrain-là de la tartufferie verte, d'accord ?
13:12Moi, j'y vais.
13:13La tartufferie verte, bien contente de prendre l'avion.
13:15Mais alors, en vous disant, vous allez faire attention.
13:17Vous prenez l'avion à un testex, faites gaffe à vous.
13:19Non, non, mais moi, je prends l'avion sans problème, sans complexe.
13:23Non, il y a deux éléments.
13:24Il y a le fait, ils auraient pu annoncer pendant la campagne
13:27que finalement, ils allaient augmenter les frais de représentation.
13:30Et puis, je doute franchement qu'un voyage en Arménie
13:32soit pris en charge par les frais de représentation.
13:35C'est pris en charge par d'autres budgets.
13:37Donc là, je pense qu'il est en train de...
13:40Ah ben non, pour le coup, pourquoi ?
13:41Ben non, c'est exactement ce qu'il est en train de dire.
13:43Quand un élu fait placement,
13:45d'abord, vous avez maintenant, vous savez, les frais de représentation.
13:48Il y a quelque chose qui existe en France maintenant
13:50et qui fait du travail très sévère.
13:52Oui, c'est l'autorité de...
13:53Non, c'est les chambres régionales des comptes.
13:55Et donc, je peux vous dire que ces frais-là, ils sont passés au crible.
13:59Pierre Lelouch.
14:00Moi, je rigole parce que je regardais les frais de Madame Hidalgo.
14:03Ah là, c'est un autre niveau.
14:05Le maire de Lyon est un petit empliqueur à côté.
14:08Ah oui, petit joueur.
14:09Petit joueur.
14:0980 000 euros de frais de téléphone, Madame Hidalgo.
14:11Oui, mais c'était planté, je crois.
14:14Oui, enfin, pardon.
14:15Non, c'est erreur.
14:1784 000 euros de vêtements de luxe.
14:20D'ailleurs, elle a fait des émules
14:21puisque dans mon ex-circonscription,
14:23dans une mairie que je connais bien,
14:25il y avait une maire LR, d'ailleurs,
14:27qui, elle, Madame Dotser, pour ne pas la citer,
14:31avait dépensé 32 000 euros de vêtements.
14:35Et elle est allée remercier les gens.
14:37Quand on l'a interrogée, elle a remercié les gens.
14:40Je remercie les électeurs de m'avoir permis,
14:42parce que je suis maire du 8e,
14:44donc j'ai besoin des fringues qui vont avec.
14:46Donc, je m'achète des fringues.
14:48Et quand on est...
14:49C'est juste...
14:50Alors, il y a la démagogie.
14:51M. Grégoire a décidé de diviser par deux, par exemple.
14:53Mais oui, bien sûr.
14:55C'est absurde non plus.
14:56Il ne faut pas...
14:57Dans une période où la situation des Français
15:01est quand même extrêmement difficile
15:02pour beaucoup d'entre eux,
15:04annoncer des chiffres comme ça,
15:05ce n'est pas bien sérieux.
15:06Ah, voilà.
15:07Il y a aussi la question du contexte.
15:09Il y a aussi la question du symbole.
15:11Sébastien Ligny.
15:11En réalité, c'est le seul sujet,
15:13parce que je suis assez d'accord avec Julien Dré.
15:15Pour le coup, honnêtement,
15:16ça ne me choque pas 1 200 euros
15:17pour un maire d'une grande ville.
15:18On est dans la moyenne de toutes les grandes villes.
15:20Et moi, je suis plutôt partisan
15:21que les élus soient mieux payés en France
15:24pour avoir des meilleurs profils
15:25et qu'on élève enfin le niveau de nos politiques.
15:27Mais ça, c'est la fin de la parenthèse.
15:28Ce qui est certain, c'est qu'en effet,
15:29quand on est dans une période
15:30où tout le monde,
15:31tous les responsables politiques
15:32viennent sur les plateaux dire
15:34« Il faut que tout le monde serre la ceinture.
15:35Il faut que tout le monde participe
15:36à l'effort de guerre.
15:38Il va falloir qu'on pioche ici,
15:39un petit peu là. »
15:41Quand des automobilistes disent
15:42« Vous n'avez pas un milliard pour nous aider »
15:45et que le gouvernement dit
15:46« Ah ben non, on ne peut pas
15:47parce que si on vous trouve un milliard,
15:48il faut le reprendre quelque part ailleurs
15:50parce qu'on n'a plus un euro
15:51dans les comptes publics. »
15:53C'est ça qui est choquant.
15:53C'est en effet le deux poids, deux mesures.
15:55C'est l'image que ça renvoie.
15:57C'est cette idée qu'il y a une caste,
15:59une élite qui se permet des choses,
16:01ce qui se permet des écarts,
16:02des augmentations de salaire
16:03que les Français moyens, eux, ne peuvent pas.
16:06Eux, les frais de représentation des Français,
16:08ils ne savent même pas ce que ça veut dire.
16:09Les augmentations de salaire de 300%,
16:11ils ne savent même pas ce que ça veut dire.
16:13C'est ça le problème.
16:14Mais en même temps, les Lyonnais ont voté
16:15et ont élu pour M. Doucet
16:20et pas pour M. Aulas
16:23qui a dénoncé une augmentation
16:25outrancière et indécente.
16:27Jean-Michel Aulas qui a réagi très rapidement.
16:29Dans l'édito de l'exceptionnel Laurent Tessier,
16:33il a parlé de Nice.
16:35C'est très intéressant ce qui se passe à Nice.
16:36Le nouveau maire Eric Ciotti a présenté plusieurs mesures
16:38pour financer la baisse des impôts locaux
16:40promis pendant sa campagne
16:42tout en critiquant la gestion de ses prédécesseurs.
16:44Il va sur deux volets.
16:45C'est des économies évidemment,
16:48économie dans les dépenses publiques
16:50et la fiscalité.
16:51Voyez le sujet
16:52qui est signé Inès Alican.
16:56En ce jour de vote du budget,
16:59Eric Ciotti, nouveau maire de Nice,
17:01veut reprendre le contrôle des comptes de la ville.
17:04Objectif affiché, 60 millions d'euros d'économie
17:07dès 2026, en ciblant d'abord
17:10le train de vie de la collectivité.
17:12Comme tout ménage,
17:13les élus vont se serrer la ceinture,
17:15on va mieux gérer la mairie.
17:17Comprenez la baisse de 12,7%
17:20des indemnités des élus
17:22et la réduction des frais de fonctionnement.
17:24Deuxième levier,
17:26l'investissement.
17:27Certains grands projets
17:28sont tout simplement abandonnés
17:30pour 45 millions d'euros
17:32d'économies supplémentaires.
17:34Le plan de climatisation des écoles notamment,
17:37mais nous le ferons
17:38toujours dans le respect
17:40de la commande publique
17:42sans accélération
17:44parce que l'accélération
17:46qui a été faite
17:47notamment avant les élections,
17:48elle a eu un coût considérable.
17:50En fonction depuis le 28 mars dernier,
17:52Éric Ciotti contre-donné
17:54du pouvoir d'achat au Niçois
17:56et pour cela,
17:57il souhaite un retour
17:58au niveau de 2023
17:59pour la taxe foncière,
18:01la baisse de la taxe
18:02des ordures ménagères
18:04et une chute de 17%
18:06de la taxe d'habitation
18:07sur les résidences secondaires.
18:09J'ai voulu commencer
18:10par la baisse des impôts.
18:13C'était un engagement,
18:14nous le tenons,
18:15parole tenue,
18:16parole respectée.
18:18Au total,
18:19plus de 50 millions d'euros
18:21pourront être rendus
18:22au Niçois
18:22et si le budget est adopté,
18:25ces économies
18:26devront être engagées
18:27dès cette année
18:28afin de stabiliser
18:29des finances niçoises
18:31jugées préoccupantes.
18:33Sécurité personnelle
18:34du maire président
18:35supprimée,
18:35240 000 euros économisés.
18:37La moitié des véhicules
18:38affectés au cabinet,
18:40500 000 euros économisés.
18:41Les indemnités
18:42des élus niçois
18:42et métropolitains
18:43sont réduites,
18:441 million d'euros économisés.
18:45Les frais de mission
18:46et de déplacement divisés
18:47par 2.
18:4850 000 euros économisés
18:49et en même temps,
18:50vous allez le voler
18:51sur les impôts
18:52et la baisse des taxes.
18:53Voilà l'engagement
18:55pris par Éric Ciotti.
18:56Après,
18:57encore une fois,
18:57chacun voit midi
18:58à sa porte,
19:00M. Lelouch.
19:00Qu'est-ce que vous en pensez ?
19:01Je pense que c'est bien.
19:03Je pense que c'est bien.
19:04Il faut,
19:05quand on hérite
19:06d'un poste comme celui-là,
19:08la première chose à faire,
19:09c'est de regarder les comptes
19:10et essayer de les baisser.
19:12Le niveau de la fiscalité
19:14en France
19:14est devenu totalement dingue.
19:16À Paris,
19:17on a vu une explosion
19:19des taxes foncières,
19:20des taxes d'habitation
19:22qui rendent la vie
19:22très, très difficile
19:23et qui chassent
19:24les classes moyennes
19:25de la vie.
19:25C'est ça qui se passe.
19:26Donc,
19:27vous avez les plus aidés
19:28et les plus aisés.
19:29Et ce n'est plus une ville,
19:30Paris.
19:31C'est devenu deux blocs
19:32de populations très différents,
19:34beaucoup à cause
19:35de la fiscalité.
19:36Ce qui est très intéressant,
19:37c'est qu'Éric Ciotti
19:38montre avec ce plan
19:39que la condition sine qua non
19:41pour baisser la fiscalité
19:42et rendre du pouvoir d'achat
19:43aux Français,
19:44c'est de baisser
19:44les dépenses publiques.
19:45Le problème,
19:46c'est que ça fait dix ans
19:47qu'à Paris,
19:48ceux qui nous gouvernent
19:49non seulement
19:50ne baissent pas la fiscalité,
19:51ils l'augmentent,
19:52mais en plus,
19:53ils augmentent
19:54les dépenses publiques.
19:54Donc,
19:54ils ne font aucun
19:56des deux leviers nécessaires.
19:58Et là où je trouve
19:59que c'est fantastique,
20:00parce qu'en effet,
20:00on parle des frais
20:01de représentation
20:02de la sécurité du maire,
20:03mais surtout,
20:04Éric Ciotti vient
20:04de pointer du doigt
20:05la gestion chaotique
20:07de Christian Estrosi.
20:093 600 000 euros
20:10sur une année
20:11pour des agences
20:13et des cabinets
20:14de conseil.
20:153,6 millions d'euros.
20:17380 millions d'euros
20:18en un an
20:19de commande publique.
20:21Honnêtement,
20:21c'est hallucinant.
20:22Christian Estrosi
20:23a vidé la caisse.
20:24Je me suis demandé
20:25si ce n'était pas
20:2638 millions
20:26et pas 380 millions.
20:28Je me demande
20:28s'il n'y a pas eu
20:29une erreur
20:29sur le graphique.
20:31Ça me paraît énorme.
20:32Non, non,
20:32parce que justement,
20:33Éric Ciotti veut économiser
20:3420 millions
20:35sur ces 380 millions d'euros.
20:37Les 380 millions d'euros,
20:39ça me paraît énorme.
20:41Mais au-delà de ça,
20:43je vous vois faire
20:44une grimace, Julien.
20:45Non, mais parce que
20:47Éric Ciotti,
20:48visiblement,
20:48poursuit sa guerre personnelle
20:50avec celui
20:51avec qui il était très ami
20:52et avec qui il a participé
20:54à la gestion
20:55de la ville,
20:56du conseil général,
20:57du conseil régional,
20:58c'est son droit.
21:00Il a décidé
21:00de lui accrocher
21:01une énorme gamelle
21:02en montrant
21:02qu'il était dispendieux
21:04de son droit.
21:06Maintenant,
21:06ce que vous ne dites pas,
21:08c'est qu'Éric Ciotti
21:09a annoncé aussi
21:09qu'un certain nombre
21:10de dépenses publiques
21:11très importantes,
21:12notamment en termes
21:13de places de crèche,
21:15en termes d'air conditionné
21:17dans un certain nombre
21:18d'écoles, etc.,
21:19vont disparaître.
21:21Non, ce n'est pas disparaître,
21:22c'est le projet
21:22qui n'est pas accéléré,
21:24comme il a voulu être promis
21:25par ce qui disait Éric Ciotti.
21:27Vous pouvez reprendre
21:28à son compte
21:29son discours de communication,
21:30qui dit qu'au lieu
21:31de mettre de l'air conditionné
21:33en un an,
21:34je vais la mettre en dix ans.
21:35Je suis sûr
21:35que les enfants
21:36dans les écoles
21:36vont énormément apprécier ça.
21:38Bon, voilà.
21:39Donc, moi,
21:39vous savez,
21:40je suis comme tout,
21:40je suis maintenant
21:41devenu Saint-Thomas.
21:42Ces effets d'annonce-là,
21:44je les connais
21:45et j'attends.
21:46Vous allez voir.
21:47Parce qu'au moindre incident,
21:49qu'est-ce que va faire
21:49M. Ciotti ?
21:50Il ne veut pas
21:50de protection personnelle ?
21:51Je suis d'accord.
21:52Mais si après,
21:52il va demander
21:53au ministère de l'Intérieur
21:54de lui fournir
21:55une voiture de fonction,
21:57deux policiers,
21:57de protection,
21:58etc.,
21:58c'est les contribuables nationaux
22:00qui paieront la protection
22:01de M. Ciotti.
22:01On revient dans un instant.
22:03Vous êtes sûr
22:03que vous êtes un saint ?
22:04Je ne suis pas si sûr
22:05que ça.
22:07Tous ceux qui me connaissent
22:08pensent que je suis un saint.
22:09Écoutez,
22:10je vais peut-être creuser
22:10pendant la publicité.
22:11On continue.
22:11Allez,
22:12on en parle dans un instant
22:12parce que c'est très intéressant
22:13de voir qu'est-ce qu'un maire
22:15peut faire pour réduire
22:16les dépenses dans sa ville.
22:18Est-ce que ça doit être
22:19une des priorités ?
22:20Baisse de la fiscalité ?
22:21Baisse des dépenses publiques ?
22:22Est-ce que ça marche
22:23auprès des personnes
22:25qui vous ont élu ?
22:26C'est la question
22:26qu'on va se poser
22:26juste après la publicité.
22:28Restez avec nous.
22:32Si vous nous rejoignez
22:33à 20h30,
22:34nous parlions d'Éric Ciotti
22:35qui a présenté jeudi
22:36plusieurs mesures
22:37pour financer la baisse
22:38des impôts locaux
22:39promises pendant sa campagne
22:40toutes en appelant
22:42à une réduction drastique
22:44des dépenses publiques,
22:45des dépenses inutiles
22:46qu'il considère
22:47comme étant des gabegies.
22:49Alors,
22:49il y a des mesures symboliques
22:50et il y a aussi
22:51des mesures importantes.
22:53Frais de communication
22:54et de publicité
22:55divisé par deux,
22:56c'est 1,8 million économisés.
22:58Frais de fête
22:59et cérémonie
23:00divisé par deux,
23:01c'est 1,4 million d'économisés.
23:04Recours à des cabinets
23:05de consultants
23:06divisé par deux,
23:071,8 million économisés.
23:09C'est intéressant
23:10de retrouver le sens
23:11du mot économie
23:13quand on est
23:14un homme politique.
23:15J'ai l'impression
23:15que ce mot-là,
23:16économie,
23:17n'existait pas
23:18depuis quelques années
23:19voire quelques décennies
23:20à l'un des textes.
23:21Mais non, absolument,
23:21parce que la tentation
23:23du politique,
23:24c'est toujours évidemment
23:24d'augmenter la fiscalité
23:26et d'augmenter les dépenses.
23:28Or,
23:29tous les pays occidentaux
23:30et en particulier
23:30la France
23:31souffrent d'un excès
23:32de dépenses publiques
23:33par rapport
23:34à la création
23:35de richesses.
23:36Donc moi,
23:36je trouve ça intéressant
23:37effectivement
23:37qu'Éric Ciotti
23:38s'inscrive vraiment
23:40dans cette démarche
23:41de diminution
23:41des dépenses publiques.
23:42Et puis,
23:43finalement,
23:43il fait quand même
23:44un parcours politique
23:45national assez remarquable.
23:47Il y a à peine deux ans,
23:49enfin, il y a deux ans,
23:50il était encore président
23:51des Républicains.
23:53Et là,
23:53il constitue en quelque sorte
23:55l'aile,
23:55disons,
23:56libérale
23:57du point de vue économique
23:58de son alliance
24:00avec le Rassemblement national.
24:01Moi,
24:02je trouve que
24:02c'est un homme politique
24:04qui a tendance
24:04à bonifier
24:05avec le temps.
24:07Avril 2024.
24:08C'est marrant,
24:08c'est exactement
24:09le sentiment inverse
24:09que j'ai.
24:11Pourquoi dites-vous cela,
24:13Julien Dreyf ?
24:13Pourquoi vous pensez l'inverse ?
24:14Mais tant mieux !
24:14Moi, j'ai connu
24:15Éric Ciotti comme député
24:16qui était charmant,
24:17très agréable
24:18et qui était d'ailleurs
24:19intransigeant
24:20sur ses positions.
24:21Là, je le vois
24:23tenter une opération politique
24:25douteuse, d'après moi,
24:26dans une sonde
24:27d'union avec les droites
24:28en essayant
24:30d'ouvrir
24:32son projet politique
24:34au Rassemblement national.
24:35On va voir
24:35ce que ça va donner.
24:36Pour l'instant,
24:37vous, vous êtes peut-être
24:38un adepte.
24:38Moi, je ne suis pas adepte.
24:39Mais au-delà
24:40de l'aspect moral,
24:41Julien,
24:43moi, j'essaie de comprendre
24:44parce qu'il y a le terrain
24:46de l'affect,
24:47de le terrain moral,
24:48visiblement,
24:49c'est ce qu'il vous donne.
24:50Factuellement,
24:51son alliance,
24:52est-ce que ça l'a freiné
24:53ou est-ce que ça lui a permis
24:57aujourd'hui
24:57d'être au plus près
24:58des volontés des Niçois ?
24:59Pour être au plus près
25:01des volontés des Niçois,
25:02il faut quelque temps.
25:03Ah non,
25:03mais je ne parle pas
25:03du bilan,
25:04je parle aussi politique.
25:04Là, il vient d'être élu,
25:05j'attends de voir.
25:07Vous savez,
25:07je n'avais aucune complaisance
25:09à l'égard de M. Estrosi,
25:10c'est un adversaire politique,
25:12mais je reconnais
25:12que je l'ai vu
25:13travailler sur sa ville
25:14et changer une partie
25:16de sa ville.
25:17Intéressant.
25:17Non, mais par exemple,
25:18est-ce qu'Éric Ciotti
25:20aurait remporté la ville de Nice
25:21sans cette alliance
25:22avec le RN ?
25:23C'est loin d'être évident.
25:24Éric Ciotti le reconnaît lui-même.
25:26Il dit que ça a créé une dynamique.
25:28Il n'a pas eu un candidat
25:29à sa droite
25:29qui lui a pris
25:30ces 5, 6, 7%
25:31qui peut mettre du plomb
25:33dans l'aile
25:34à sa première nature.
25:34Et il l'assume lui-même.
25:35C'est aussi la victoire
25:37et la première étape,
25:39la première victoire
25:40de cette union des droites-là
25:41à Nice.
25:41Et en même temps,
25:42Sébastien Ligné,
25:44ni Jordan Bardella
25:45ni Marine Le Pen
25:46ne sont venus faire campagne
25:47pendant l'élection municipale
25:48à Nice.
25:49Sur les affiches de campagne,
25:51il n'y avait pas
25:51la présentation.
25:52Ça, c'est le cas
25:53pour beaucoup de candidats ARN.
25:54Oui, mais c'est-à-dire
25:54que ça n'était pas
25:55une campagne
25:57qui était faite
25:58sur le terrain
25:58de l'alliance
26:00avec le RN.
26:01C'était une campagne
26:01très locale.
26:02Oui, mais parce que
26:03c'est le principe
26:03d'une campagne locale.
26:04Mais les Niçois
26:05avaient accepté l'idée
26:07que derrière Éric Ciotti,
26:08c'était aussi l'idée
26:09d'une candidature
26:10à l'union des droits.
26:11Je n'ai pas l'impression
26:11que les Niçois
26:12soient des imbéciles.
26:13Ils avaient ouvert
26:14leurs journaux
26:14et ils savaient
26:15qu'Éric Ciotti
26:16souhaitait l'alliance
26:16avec le RN.
26:18Je pense que vous pouvez
26:19en témoigner
26:19parce que vous connaissez
26:19un peu la ville.
26:20C'est une ville
26:20que je connais très bien.
26:21Vous avez entièrement raison,
26:22cher Julien.
26:23Et effectivement,
26:24vous avez raison de rappeler
26:24qu'ils sont loin
26:25d'être des imbéciles.
26:27Parlons maintenant
26:29des questions internationales
26:30et parlons du Proche
26:31et du Moyen-Orient.
26:32Le président du Conseil européen
26:34juge que la réouverture
26:35immédiate du détroit d'Hormuz
26:36est vital pour le monde entier.
26:38Le trafic est à l'arrêt
26:39dans le détroit d'Hormuz
26:41par où transitait avant
26:42le conflit.
26:4320% du pétrole
26:44et du gaz naturel
26:45liquifié mondiaux
26:47est désormais soumis
26:48à un double blocus
26:49iranien et américain.
26:51On écoute le président
26:52du Conseil européen.
26:54Le détroit d'Hormuz
26:57doit être rouvert
27:00immédiatement
27:00sans restrictions
27:02et sans péage
27:03dans le plein respect
27:04du droit international
27:05et du principe
27:06de liberté de navigation.
27:09C'est vital
27:09pour le monde entier.
27:13Je me tourne
27:14vers nos spécialistes.
27:16Monsieur le ministre,
27:17quel regard vous portez
27:18sur ce qu'il se passe
27:19actuellement au détroit d'Hormuz ?
27:21D'abord,
27:22mon regard,
27:23c'est sur M. Costa,
27:24le président du Conseil.
27:25Le bien-nommé.
27:26Je trouve qu'il a bien bronzé
27:27à Chypre.
27:29Ça lui va très bien.
27:30Il fait une réaction.
27:31Il est droit.
27:33Je suis consterné, moi,
27:35par ce qui s'est passé à Chypre.
27:36Pourquoi donc ?
27:37Parce qu'on n'est plus
27:39dans l'histoire.
27:40On est devenus
27:40les voyeurs de l'histoire,
27:41les Européens.
27:42On subit.
27:43De toute façon,
27:44on n'a rien à dire,
27:46rien à faire.
27:46Et en plus,
27:47on ne veut pas y aller.
27:48Donc, ça se joue
27:49entre l'Américain,
27:52l'Iranien,
27:53le Pakistanais.
27:54On espère qu'ils vont trouver
27:56un deal,
27:56mais il faudrait que ça ouvre.
27:58Et donc,
27:59quand vous entendez ça,
27:59on a l'impression
28:00d'être dans une église,
28:02en fait.
28:02On entend dire,
28:03ce serait bien
28:03qu'ils ouvrent quand même,
28:04que la paix revienne.
28:07Ce qui est en train
28:07de se passer
28:08est gravissime.
28:10il y a eu cette guerre
28:12qui a été déclenchée
28:13pour en finir
28:14avec un régime
28:16criminel,
28:17terroriste,
28:17qui depuis 47 ans
28:19a pris un peuple
28:19entier en otage
28:20et promeut la révolution
28:22islamique mondiale.
28:23Et qui,
28:24par ailleurs,
28:25fait la bombe atomique,
28:27soutient des régimes
28:28islamiques
28:28ou des milices islamiques
28:29partout au Proche-Orient
28:30et veut éradiquer
28:32l'État d'Israël.
28:33Donc,
28:34il y a un moment
28:34où,
28:35compte tenu
28:36de ce qui s'est passé
28:37le 7 octobre
28:37et des suites,
28:38notamment en Syrie,
28:39au Liban et ailleurs,
28:41les Américains
28:42se sont dit
28:43c'est peut-être le moment
28:44d'en finir avec le régime.
28:45Ça n'a pas marché.
28:46Le régime,
28:47il est extrêmement tenace
28:48et il n'a rien à faire
28:49des dommages courus
28:51par sa population.
28:52Donc,
28:53on est maintenant
28:53dans une situation
28:54où le système
28:55est bloqué,
28:57mais
28:57où les Iraniens
29:00ont appris
29:00qu'ils avaient
29:01une deuxième
29:02bombe atomique,
29:03c'est le contrôle
29:04du Détroit.
29:06Celui qui contrôle
29:06le Détroit
29:07contrôle l'économie
29:08du monde
29:08et donc,
29:11les Iraniens
29:12ont désormais
29:13le moyen
29:13de faire chanter
29:14la planète
29:15tout entière.
29:15C'est une force
29:16de dissuasion motale.
29:18Si jamais,
29:19au sortir
29:19de cette guerre,
29:20ce régime
29:22revanchard
29:23conserve le droit
29:25de fermer
29:26le Détroit d'Ormuz
29:27comme il l'entend
29:28et comme il le dit,
29:29ils sont en train
29:29de voter une loi
29:30en ce moment
29:31aux majlis iraniens
29:32dans lesquels
29:33certains pays
29:34seront interdits
29:34de Détroit,
29:36comme Israël,
29:37bien entendu,
29:38les États hostiles
29:39aussi,
29:40les autres doivent payer.
29:41Si,
29:42à l'issue
29:43de cette guerre,
29:45l'Iran sort
29:45avec ce pouvoir,
29:46alors,
29:48l'ordre des puissances
29:49dans le monde
29:50sera changé
29:50et vous verrez arriver
29:52une quatrième
29:53superpuissance
29:53qui sera islamique,
29:55qui possédera
29:55la bombe atomique
29:56et surtout,
29:57le moyen
29:57de faire chanter
29:58l'économie mondiale.
29:59Donc,
30:00les enjeux sont énormes.
30:01Et quand j'entends
30:02ce que vient de dire
30:03M. Costa
30:03au nom de l'Europe,
30:05les bras m'en tombent,
30:06c'est tellement nul.
30:07Le vrai sujet,
30:08c'est qu'est-ce qu'on fait
30:09nous,
30:09Européens,
30:10parce que ça nous concerne,
30:12on a les conséquences économiques
30:13et sociales tout de suite,
30:14on va avoir des conséquences stratégiques,
30:16bien sûr,
30:17avec.
30:17Qu'est-ce qu'on fait ?
30:18Ce qui est vrai,
30:19c'est que la semaine dernière
30:19à la même heure,
30:20nous commentions ensemble
30:22cette grande réunion
30:24du côté de l'Elysée
30:26autour d'une cinquantaine
30:28de pays,
30:28visiblement,
30:31pour créer une coalition
30:33qui viendrait
30:35après la guerre
30:36pour protéger
30:38et sécuriser
30:39le détroit d'Ormuz.
30:41Pierre,
30:41on a entendu
30:43M. le ministre,
30:44Lelouch,
30:44mais Julien Drey,
30:45là aussi,
30:46vous aviez l'air sceptique.
30:47J'aime votre scepticisme.
30:48Non, non, ce n'est pas ça.
30:50La première partie
30:51de ce que dit Pierre,
30:51je suis absolument d'accord,
30:52ça nous rend tristes
30:54pour ceux qui aimant notre pays
30:56et qui aimant même l'Europe,
30:58parce qu'on est en train
30:59d'impuissanter l'Europe,
31:01on est en train
31:02d'en faire un rien,
31:04un machin,
31:04comme dirait le général de Gaulle.
31:06Et la France,
31:07qui normalement
31:08devrait être un élément moteur,
31:10ne joue pas son rôle.
31:11Je pense que,
31:11notamment au Liban,
31:12on est humilié en ce moment
31:14pour ce qui est en train
31:14de se passer au Liban.
31:15On parlera du Hezbollah
31:16dans quelques instants.
31:17Voilà,
31:18le détroit d'Hormuz,
31:19tout ce qui est en train
31:20de se passer.
31:20Après,
31:21là où j'ai une nuance,
31:22c'est que les observateurs
31:24sont tous pressés.
31:25Ils pensent
31:26qu'un régime
31:26comme le régime islamiste
31:27peut tomber comme ça
31:29d'un coup de pichenette.
31:30C'est plus compliqué que ça.
31:32On l'a même appris,
31:33le peuple iranien
31:34l'a appris à ses propres dépens,
31:35il a laissé du sang.
31:37Mais le régime,
31:38que vous le vouliez ou non,
31:40il ne tient plus qu'à un fil.
31:41Et ça,
31:42ce n'est pas de la propagande.
31:42Quand vous commencez
31:44à voir les chiens
31:44qui se dévorent entre eux,
31:46c'est que les choses
31:47vont de moins en moins bien.
31:49Or,
31:49là,
31:49maintenant,
31:49nous avons des signes tangibles.
31:51Vous voyez,
31:52pourquoi ils n'arrivent pas
31:53à se mettre d'accord
31:55pour aller au Pakistan ?
31:56C'est parce qu'il y a
31:57les gardiens de la révolution
31:58qui ont fait une forme
31:59de coup d'État,
31:59qui ont pris le pouvoir.
32:00Et il y a ce qu'on appelle
32:01maintenant,
32:01d'ailleurs,
32:02ils s'appellent entre eux
32:02les pragmatiques
32:03qui disent,
32:03non,
32:03mais il faut trouver une solution.
32:05Donc,
32:05d'après moi,
32:06le régime,
32:07maintenant,
32:07ne tient plus qu'à un fil.
32:08Et sur l'histoire du pétrole,
32:10quel est le problème
32:11qui est posé ?
32:12C'est que la réserve financière
32:13pour l'Iran,
32:14c'est le pétrole.
32:15Et c'est comme ça
32:15qu'ils payent,
32:16notamment,
32:16toute une partie
32:17des milices chiites irakiennes
32:20qui,
32:20aujourd'hui,
32:21leur permettent de tenir.
32:22Et s'ils n'ont plus l'argent,
32:24alors,
32:24ils seront dans une situation dramatique.
32:25Mais par la guerre express,
32:28elle avait été présentée
32:29et prononcée
32:30par la Maison Blanche
32:31en disant que ce serait
32:32cette guerre
32:32qui aurait duré
32:33entre 4 à 6 semaines.
32:34En général,
32:34toutes les guerres,
32:35elles se présentent
32:35avec ce qui a été dit
32:37et ce qui est actuel.
32:39En ce moment,
32:40ça se joue
32:41sur le facteur temps.
32:42Qui peut tenir
32:44le plus longtemps ?
32:45Est-ce que c'est l'Iran ?
32:47En effet,
32:48avec des divisions internes,
32:49en effet,
32:50avec des problèmes économiques
32:51majeurs,
32:52il y a des millions de gens
32:52qui sont mis au chômage
32:53à cause des bombardements.
32:56Chaque jour
32:56où le blocus est fermé,
32:58les Iraniens
32:59perdent 500 millions de dollars.
33:01Donc,
33:01pour eux,
33:01c'est vital
33:02de réouvrir
33:03et pour certains
33:05de reprendre
33:05tout de suite
33:06les négociations.
33:06Pour les Américains,
33:07c'est pareil.
33:08Je ne sais pas
33:08si vous avez vu
33:09les derniers sondages
33:10de Trump aux Etats-Unis,
33:11ils sont lamentables.
33:1360 et quelques pourcents
33:15des Américains
33:15sont contre Trump
33:16aujourd'hui.
33:17Il est en dessous,
33:18il a une trentaine,
33:1935% d'opinions favorables.
33:21Donc,
33:22il est dans la difficulté
33:22dans une année électorale
33:24pour lui.
33:24La question,
33:25c'est,
33:25est-ce qu'il peut,
33:26lui,
33:26tenir le choc
33:27aussi longtemps que ça
33:28ou est-ce que c'est
33:29les Iraniens
33:30qui vont tenir
33:30le plus longtemps ?
33:31Ça,
33:31c'est une vraie question.
33:32C'est la question.
33:33C'est évidemment
33:33là-dessus que ça se joue
33:34en ce moment.
33:35Parlons du Hezbollah
33:36et du Liban,
33:37s'il vous plaît.
33:38Le Premier ministre israélien,
33:39Benjamin Netanyahou,
33:40a accusé ce vendredi
33:41le mouvement libanais
33:42pro-iranien Hezbollah
33:43de tenter
33:44de saboter
33:45les efforts de paix
33:46avec le Liban.
33:47Nous avons entomé
33:47un processus
33:48pour parvenir
33:49à une paix historique
33:49entre Israël et le Liban
33:50et il nous paraît évident
33:52que le Hezbollah
33:53essaye de saboter
33:54sur place
33:55notre envoyé spécial
33:56avec Fabrice Elsner.
33:57Écoutez les explications
33:59de Pauline Trevzer.
34:02Oui,
34:03alors vous allez voir
34:03ce blindé
34:04utilisé par l'armée
34:06israélienne
34:07juste derrière moi
34:08car nous sommes
34:08à la frontière
34:09libanaise
34:10avec Fabrice Elsner.
34:12Regardez,
34:13nous descendons
34:14quelques mètres
34:15et nous arrivons
34:16sur ce mur
34:16qui délimite
34:18Israël
34:19et le Liban
34:20et juste
34:21derrière ce mur
34:22l'armée israélienne
34:23continue
34:24d'opérer
34:25pour assurer
34:26une mission
34:26de sécurité
34:27avec une zone
34:28tampon
34:29pour protéger
34:30son territoire
34:31des attaques
34:31du Hezbollah.
34:32Vous allez voir
34:32également
34:33cette base
34:34de la Finule
34:35car il y a
34:35des soldats
34:36de la Finule
34:37qui assurent
34:38également
34:38une mission
34:39de sécurité.
34:41C'est ici
34:41que deux soldats
34:42français
34:43ont été
34:44tués
34:44au sud
34:45Liban.
34:45Et donc
34:46on voit bien
34:46que la situation
34:47reste encore
34:48extrêmement tendue
34:50puisqu'aujourd'hui
34:51le Hezbollah
34:52a tenté
34:53d'attaquer
34:54Israël.
34:55Neuf drones
34:56ont visé
34:56le nord
34:57d'Israël.
34:58Des sirènes
34:58ont retentit
34:59ici si tous
35:00ces drones
35:01ont été
35:02interceptés.
35:02Nous entendons
35:03encore en ce moment
35:04même des tirs
35:05de combat
35:05entre l'armée
35:06israélienne
35:07et le Hezbollah.
35:07sur le Liban.
35:10Écoutez
35:10on entend
35:11de plus en plus
35:12de critiques
35:13contre Israël
35:14mais il faut
35:15toujours
35:15en revenir
35:16aux racines
35:17de la crise
35:17au Liban.
35:18C'est le Hezbollah
35:19qui a déstabilisé
35:20le Liban
35:21et c'est le Hezbollah
35:22qui tire
35:23sur le territoire
35:24israélien.
35:25Le jour
35:25où le Hezbollah
35:26accepte
35:27durablement
35:28d'arrêter
35:28de tirer
35:29sur Israël
35:30Israël
35:31n'a aucune raison
35:32de rester au Liban.
35:33Maintenant
35:33j'entends
35:34toutes ces critiques
35:35si vous voulez
35:36mais on a tendance
35:36à oublier
35:37ce facteur fondamental
35:38et là il faut bien dire
35:39que le président Macron
35:41a eu aussi
35:41une certaine ambiguïté
35:43toujours
35:43par rapport au Hezbollah
35:44en faisant cette distinction
35:46d'une branche militaire
35:47et une branche politique
35:48et aussi
35:49en soutenant
35:50le candidat
35:51du Hezbollah
35:52lors de la dernière
35:53élection présidentielle.
35:54On a une résolution
35:54de l'ONU
35:55qui s'appelle 1701
35:56qui a été signée
35:57au monde infinule
35:58etc.
35:59Elle n'a jamais été respectée.
36:01Le Hezbollah
36:02devait être désarmé
36:03il y a déjà 20 ans
36:04et il ne devait pas
36:05descendre
36:05au-dessous
36:07de cette fameuse rivière
36:08de l'Italie.
36:09Il s'est installé
36:09au sud
36:10ils ont tiré
36:11des roquettes
36:11pendant des mois
36:12et des mois
36:12sur le nord d'Israël
36:13au point que
36:14les populations
36:15ont dû être évacuées
36:16et habité à l'hôtel
36:17pendant des mois.
36:18Des villes
36:19comme Kiryat Shmoné
36:2060 000 personnes
36:21équivalent d'une ville
36:22de Lyon
36:22qu'on déménagerait
36:24parce qu'elle est soumise
36:25tous les jours
36:25à des roquettes.
36:26Donc voilà
36:27voilà l'histoire
36:27et un groupe
36:30comme le Hezbollah
36:31n'est pas libanais
36:32il est l'instrument
36:33de l'Iran.
36:34C'est ça le sujet.
36:35Et il entraîne
36:37des drames
36:38à l'intérieur même
36:39du Liban
36:39donc il joue
36:40l'Iran
36:40contre lui.
36:41Vous avez parlé
36:42d'humiliation
36:42tout à l'heure
36:43sur la question libanaise
36:44Julien Drey.
36:45Oui parce que
36:46la question à la poser
36:48c'est
36:49la France a des relations
36:50historiques avec le Liban
36:52ça fait partie
36:52du monde de la francophonie
36:54c'est une histoire profonde
36:55et là
36:56on n'est pas en train
36:56d'aider le Liban
36:57à s'en sortir
36:58parce que pour aider
36:59le Liban à s'en sortir
37:00il faut l'aider
37:01à se débarrasser
37:01du Hezbollah
37:02qui a pris en otage
37:05le Liban
37:05en otage politique
37:07et en otage militaire
37:08parce que le Sud Liban
37:09on parle du Sud Liban
37:10c'est quoi le Sud Liban ?
37:11C'est des bases arrières
37:12des tunnels entiers
37:13des stocks d'armes
37:14qui servent en permanence
37:16à arroser
37:17la population civile israélienne
37:19voilà
37:19qui vit sous ce drame là
37:21autant vous savez
37:22j'ai beaucoup de critiques
37:23à porter
37:23au monsieur Netanyahou
37:25notamment
37:26sur ce qui se passe
37:26en Cisjordaniens
37:27pour moi
37:27mais pour ce qui est
37:29de la frontière
37:30avec le Sud Liban
37:31c'est un devoir
37:32de n'importe quel
37:33gouvernement israélien
37:33d'essayer de protéger
37:34sa population
37:35donc la question
37:36qui est posée
37:36c'est d'aider
37:37le rôle de la France
37:39ça serait d'aider
37:40l'armée libanaise
37:41en l'équipant
37:42en la formant
37:43à désarmer
37:44le Hezbollah
37:44voilà ce qu'on pouvait dire
37:46sur la question
37:47de la guerre
37:48au Moyen-Orient
37:50après quasiment
37:5160 jours
37:52de conflits
37:53Bernard Arnault
37:54a pris la parole
37:55lors de l'Assemblée Générale
37:56du leader mondial
37:57du luxe
37:58jeudi
37:58Bernard Arnault
37:59a affirmé
37:59qu'il avait été félicité
38:00par le secrétaire général
38:01du parti communiste
38:02chinois
38:03il a aussi ajouté
38:04un mot sur la guerre
38:05d'abord sur la guerre
38:06il a dit
38:06vous aurez
38:06alors
38:07on va aller d'abord
38:08sur les déclarations
38:10parce que c'est intéressant
38:10il dit
38:11j'ai été félicité
38:12par le secrétaire général
38:12du parti communiste chinois
38:14une chose pareille
38:15ne serait jamais arrivée
38:16en France
38:17si on s'était mis
38:18à vouloir construire
38:19sur la place de la Concorde
38:21un bateau Vuitton
38:22je vous laisse
38:24imaginer
38:24le résultat
38:26est-ce qu'aujourd'hui
38:29on a finalement
38:32suffisamment de conscience
38:33des grands faiseurs
38:36des créateurs
38:36des grands patrons
38:37de navires XXL
38:39ou est-ce que
38:40ce sont des profils
38:41qui dérangent
38:42c'est intéressant de voir
38:45qu'on a quand même
38:46Bernard Arnault
38:46qui nous dit
38:47mais quand je vais en Chine
38:48dans un pays communiste
38:50je suis accueilli
38:52comme il se doit
38:53en quelque sorte
38:54en revanche en France
38:54je suis l'ennemi public
38:56numéro un
38:56notamment des donneurs
38:57de leçons
38:57qui sont bien contents
38:58de revaloriser
38:59leurs rémunérations
39:00et leurs frais de représentation
39:01dans certaines villes
39:02c'est cocasse
39:03c'est vrai que Arnault
39:05est un héros en Chine
39:06et c'est vrai
39:06qu'il est reçu
39:07il est un problème en France
39:08il est reçu par Trump
39:09dans le bureau Oval
39:10rappelez-vous
39:11c'est vrai
39:12donc pour un néo-communiste
39:15comme Xi Jinping
39:16qui croit au travail
39:17et à la réussite
39:18il passe pour un héros
39:19en France non
39:20en France on est toujours
39:21en 1793
39:23coupe les têtes
39:23on n'aime pas
39:24on n'aime pas l'argent
39:25c'est François Mitterrand
39:26qui dit
39:26c'est l'argent
39:27l'argent qui corrompt
39:29cette rhétorique
39:30sur le mal libéral
39:32le mal de l'argent
39:34dans le pays
39:35le plus taxé du monde
39:37le plus taxé du monde
39:38le plus redistributif
39:40du monde
39:41il y a un français sur deux
39:43qui n'a jamais payé d'impôts
39:44qui n'en payera jamais
39:46donc l'essentiel
39:47de la charge fiscale
39:48pose sur ceux
39:50qui travaillent
39:51et dans ce pays là
39:53dès qu'une société réussit
39:55et elle réussit surtout
39:56à l'international
39:57on va lui demander
39:58des surtaxes
39:59à chaque fois qu'il y a un problème
40:00on va dire
40:01on va surtaxer
40:02surtaxer les grandes fortunes
40:04surtaxer les grandes entreprises
40:05c'est une aberration
40:07dans d'autres pays
40:08les entreprises qui réussissent
40:10sont vénérées
40:10demandez en Italie
40:12regardez comment ça se passe
40:13Sébastien Ligné
40:14Moi je pense qu'elles sont loin
40:16d'être anecdotiques
40:17toutes ces déclarations
40:18de Bernard Arnault
40:18il ne faut quand même pas oublier
40:19que pendant des années
40:20Bernard Arnault
40:21il se faisait extrêmement discret
40:22sur la situation politique
40:24et économique en France
40:25on ne l'entendait jamais
40:26et depuis six mois
40:27Bernard Arnault
40:28je pense
40:29sent que la situation
40:30est en train de tourner au vinaigre
40:32que les comptes
40:32sont dans un état catastrophique
40:34et donc il se met
40:34enfin à parler
40:35souvenez-vous
40:36je crois que c'était en janvier
40:37au moment des dernières discussions
40:38sur le budget
40:39il avait accusé la France
40:40d'être contre
40:42les entreprises
40:42et il avait accusé le gouvernement
40:45de pousser
40:46les entrepreneurs français
40:47à fuir le pays
40:48et ce qui est très intéressant
40:50c'est que vu que c'est
40:50le premier des grands patrons
40:51c'est la première
40:52des fortunes françaises
40:53une fois que Bernard Arnault
40:54a parlé
40:55tous les autres
40:56acceptent de parler derrière
40:57c'est ce qu'on avait vu
40:58à l'été dernier
40:59quand il avait fait
41:00une déclaration
41:00de ce genre
41:01et ensuite on avait vu
41:02dans la semaine
41:03qu'il avait suivi
41:03tous les autres grands patrons français
41:04qui s'étaient dit
41:05ah tiens
41:05on a eu le go
41:06on a eu le go du chef
41:07qui nous a autorisé
41:08à critiquer
41:09la gestion économique
41:10du gouvernement
41:11donc on peut y aller
41:11et ça montre bien
41:12qu'il y a aujourd'hui
41:13une déconnexion
41:14parce qu'on accuse souvent
41:14Emmanuel Macron
41:15d'être le président
41:17des très riches
41:17le président du patronat
41:18mais pas du tout
41:19les grands patrons
41:20ils vous disent que
41:20leur situation
41:21et l'avantage fiscal
41:22qu'ils pouvaient avoir
41:23par le passé
41:24tout cela a disparu
41:25sur Emmanuel Macron
41:26et qu'il y a aujourd'hui
41:26une fracture
41:27entre l'état français
41:28et le grand patronat
41:30notamment depuis
41:31Emmanuel Macron
41:31ce qui est intéressant
41:32c'est que
41:33parfois lorsqu'il prend la parole
41:34il fait des coups
41:35comme ça
41:35des coups de magie
41:36où une étoile
41:38médiatique
41:38l'étoile Zuckman
41:40devient
41:41après une déclaration
41:42de Bernard Arnault
41:42une étoile filante
41:44une étoile filante
41:45qu'on ne voit plus
41:45qui est aujourd'hui
41:46je crois au plus près
41:48évidemment
41:49du maire de New York
41:50je crois qu'il a conseillé
41:51le maire de New York
41:53son attachement
41:54à la France
41:55c'est d'aller conseiller
41:55New York
41:56la ville de New York
41:57sera bientôt
41:57en faillite
41:58et s'il pouvait rester
42:00mettre Zuckman
42:01à New York
42:02tant mieux
42:02ce serait parfait
42:03mais ce qui est intéressant
42:04c'est qu'il n'y a plus
42:06beaucoup de secteurs
42:06où la France
42:07est un leader mondial
42:08et le luxe
42:09en reste un
42:10et donc il faut valoriser
42:11évidemment
42:12les secteurs
42:13où la France
42:13est à la pointe
42:14d'un domaine mondial
42:16monsieur
42:17je suis d'accord
42:18qu'il faut valoriser
42:19le luxe
42:20mais je ne voudrais pas
42:21en faire la finalité
42:22d'économie française
42:22mais non
42:23mais à l'exportation
42:25je pense
42:26j'ai énormément de respect
42:27pour les entreprises
42:28qui réussissent
42:29les emplois qu'ils créent
42:30mais l'économie française
42:31elle ne peut pas reposer
42:32que sur le luxe
42:32mais personne ne le dit
42:33c'est le premier employeur
42:35privé de France
42:36d'accord
42:36mais je voudrais
42:37qu'on ait maintenant
42:38des brèves
42:38c'est la grande distribution
42:40ce qui a été la force
42:41de la France
42:42c'est-à-dire une industrie
42:42conquérante
42:43avec des emplois
42:44à la clé
42:45etc
42:45ça fait 30 ans
42:46qu'elle est démantelée
42:47non non
42:47elle n'avait pas 30 ans
42:48elle n'avait pas 30 ans
42:49pas depuis 81
42:50depuis 40
42:51non non
42:52peut-être qu'en Belgique
42:53ça s'est passé comme ça
42:54vous savez je vis en France
42:56alors on ne vit pas ensemble
42:57dans les mêmes endroits
42:59parce que ça ne fait pas
43:0040 ans que l'industrie française
43:02il y a eu des phases
43:02où elle a repris les couleurs
43:04elle a se redynamisé
43:06il y a eu des nationalisations
43:07il n'y a pas eu
43:07des nationalisations
43:08oui mais parce qu'il faut être capable
43:09des fois de nationaliser
43:11des fois de privatiser
43:12mais on aura un débat
43:13économique si vous voulez
43:14quand vous voulez
43:15franco-belge
43:15sur cette question-là
43:16j'adore cette idée
43:17mais pourquoi le renvoyer tout de suite
43:20à sa nationalité
43:21à sa nationalité belge
43:22je voudrais juste
43:23si vous me permettez
43:24Alain Desnex vit en France
43:25depuis très longtemps
43:26il est en France en français
43:27ma femme est française
43:28moi je ne dis pas en Belgique
43:29ça je reconnais
43:30mais il vient de vous dire
43:31qu'il est français
43:31il est franco-belge
43:33je pourrais juste dire
43:33que je m'envoie de tonnette
43:34tu viens de Modelnbeck
43:36voilà je viens de Modelnbeck
43:37c'est sûr que j'ai mes assises
43:38j'ai même une récitance
43:40solidaire à Modelnbeck
43:41et j'y passe tous les week-ends
43:43moi c'est juste
43:44une petite remarque
43:44moi franchement
43:46être félicité par le dirigeant
43:47du parti commun chinois
43:48c'est pas mon truc
43:49et à l'époque c'était votre truc ?
43:51non ça jamais
43:53en revanche pardonnez-moi
43:54sur la désindustrialisation
43:56c'est un processus
43:58qui touche la droite
43:58comme la gauche
43:59oui c'est pour ça
44:00mais qui est une depuis
44:00l'architecture depuis 30-40 ans
44:02le truc c'est pas d'être félicité
44:04mais non mais je sais bien
44:05c'est une vague
44:05le truc c'est de savoir
44:07si la France aime ses entrepreneurs
44:09si c'est un truc
44:11ou pas
44:12et moi je dis
44:13parce que j'ai vu
44:14malheureusement
44:15j'étais au commerce extérieur
44:16j'ai vu qu'on n'a plus rien à vendre
44:18j'ai regardé ce qui se passait en Italie
44:19j'ai regardé dans des autres pays
44:21mais c'est dramatique
44:22la chute
44:23la chute
44:24des déficits
44:25du commerce extérieur
44:26de la France
44:26c'est révélateur
44:27d'une désindustrialisation
44:29qui est malheureusement massive
44:30et qui va être accélérée
44:32aussi bien
44:33je suis d'accord avec toi
44:33avec vous par contre
44:34c'est moi
44:35c'est pour ça que je ne voudrais pas
44:36que le luxe soit l'arbre
44:37qui cache la forêt
44:38parce que c'est vrai
44:40maintenant on nous dit
44:40vous savez
44:40on est champions dans le luxe
44:42etc
44:42j'ai même entendu des gens
44:43qui nous disent
44:44mais finalement
44:44c'est ça la place de la France
44:46c'est le luxe
44:46les services etc
44:48moi je crois que la force de la France
44:50c'est de retrouver une politique industrielle
44:51et bien écoutez
44:52ça peut être les deux
44:53et être très fier de notre réussite
44:54à l'international
44:55mais vous l'avez dit
44:56sur les questions du luxe
44:57le beau
44:58n'est pas quelque chose de grave
45:00c'est une mauvaise chose
45:02et d'ailleurs
45:02quand je vous regarde
45:03en vous regardant
45:05Julien Drey
45:06en visite officielle à Chypre
45:07le président a confié
45:08à des élèves
45:09qu'il ne ferait plus de politique
45:10parlons d'Emmanuel Macron
45:12après son départ de l'Elysée
45:14il a reconnu
45:14que la dernière ligne droite
45:15de ces deux quinquennats
45:17a été difficile
45:18alors écoutez Emmanuel Macron
45:19parce qu'il dit
45:20je ne faisais pas de politique avant
45:21je n'en ferais pas après
45:22ça ne veut pas dire
45:23je ne serais pas candidat
45:24en 2032
45:25il dit je ne ferais pas
45:26de politique après
45:27mais s'il a considéré
45:28qu'en 2017
45:29il ne faisait pas déjà de politique
45:31ça ne veut pas dire
45:32qu'il ne sera pas
45:33dans la vie politique
45:35et candidat
45:35en 2032
45:37écoutons Emmanuel Macron
45:38c'est toujours un peu complexe
45:39avec Emmanuel Macron
45:40il y a un côté
45:41Jean-Claude Van Damme
45:42mais
45:44voilà
45:44évidemment
45:46grande référence
45:47Jean-Claude Van Damme
45:47grand respect
45:48j'aimerais bien faire
45:49un grand écart sur la table
45:50mais je pourrais me faire
45:50les croiser
45:52je me suis dit
45:53on peut changer les choses
45:54plus fort
45:54plus vite
45:56et donc j'ai lancé
45:57un mouvement politique
45:58et puis je suis allé
45:59à la présidence
46:00voilà
46:01mais c'était pour
46:02et c'est toujours
46:03pour faire des choses
46:04que je crois
46:05pas simplement utiles
46:06mais
46:08c'est me battre
46:09pour que voilà
46:09mon pays
46:10et puis notre Europe
46:12avance
46:13et puis défendre
46:14des valeurs
46:14auxquelles je crois
46:17donc c'est une affaire
46:18de passion
46:19c'est pas tellement
46:19un plan de carrière
46:20j'ai pas fait de politique
46:21avant
46:21et j'en ferai pas
46:22après tu vois
46:24bon tu vois
46:24ça veut dire quoi
46:25j'ai besoin de comprendre
46:26là le chef du service
46:27politique
46:28de valeurs actuelles
46:29écoutez
46:29le chef du service
46:30politique
46:30for sure
46:31le chef du service
46:32politique
46:32ça fait 60 jours
46:33qu'il ne travaille plus
46:34puisqu'on ne parle que
46:35du proche
46:35et du Moyen-Orient
46:36donc on a besoin
46:37de comprendre
46:38cette déclaration
46:39bon alors
46:40pour essayer de comprendre
46:41la psyché complexe
46:42d'Emmanuel Macron
46:43je pense qu'il faudrait
46:43un bac plus 7
46:44et on l'a pas encore
46:46personne n'est diplômé
46:46de macronisme
46:47ce qui est évident
46:48et tout le monde le sait
46:49c'est que
46:49si Emmanuel Macron
46:51avait pu se représenter
46:52en 2027
46:54il l'aurait fait
46:55et il l'a confié
46:56à plein de gens
46:56on sait aussi
46:57de son entourage
46:58qu'Emmanuel Macron
46:59regarde déjà
47:00d'un coin de l'oeil
47:012032
47:02n'oublions pas
47:03qu'en 2032
47:03Emmanuel Macron aura
47:04moins de 5 ans
47:05de 5 ans
47:06c'est l'âge
47:07où la plupart
47:08des présidents
47:09deviennent élus
47:10pour la première fois
47:11vous pensez
47:12qu'Emmanuel Macron
47:13en 2032
47:14à 55 ans
47:15il va faire quoi ?
47:15il va s'arrêter
47:16de faire de la politique
47:16quand on voit
47:17que Nicolas Sarkozy
47:18a tenté de revenir
47:19que Giscard d'Estaing
47:20a tenté de revenir
47:21que François Hollande
47:22en ce moment
47:23Nicolas Sarkozy
47:24ils ont tous essayé
47:24de revenir
47:25vous pensez
47:25qu'Emmanuel Macron
47:26il va se mettre en retrait
47:26il va regarder tout le monde
47:28oh tiens
47:28Sébastien
47:29moi j'ai besoin
47:30ou je vais demander
47:30au baron noir
47:31j'ai besoin de comprendre
47:32puisque vous avez cité
47:33des anciens présidents
47:34de la République
47:34qui assumaient pleinement
47:36faire de la politique
47:37qui d'ailleurs
47:38en était plutôt fier
47:40là vous avez
47:41Emmanuel Macron
47:42qui vous explique
47:42j'ai pas fait de la politique
47:43avant
47:44j'en ferai pas après
47:45donc on avait un président
47:46qui n'a jamais fait de la politique
47:47déjà c'est un demi mensonge
47:49parce qu'il en avait fait avant
47:50il avait essayé
47:51de s'investir
47:52dans la campagne
47:52de Jean-Pierre Chevènement
47:53il avait tourné
47:54autour des réseaux
47:55etc
47:56et il avait travaillé
47:57notamment aussi
47:57avec Etali
47:58dans le but
47:59de pouvoir faire de la politique
48:00évidemment
48:01voilà
48:01donc il ne faut pas
48:02prendre non plus
48:03les enfants du bon Dieu
48:04pour des canards sauvages
48:04c'est comme ça qu'on dit
48:07mais je pense que moi
48:08si vous voulez me personnel
48:09la lecture que j'ai
48:10elle est totalement
48:12psychologique
48:12je pense qu'il est déjà
48:13dans une post-dépression
48:14parce que le départ approche
48:17ça ne sera pas un bon départ
48:18il ne va pas sortir
48:19avec un bilan formidable
48:21il le sait au fond de lui-même
48:22il voit bien les critiques
48:24le rejet qui existe
48:25et donc là
48:26maintenant il est en train
48:27d'essayer de balader l'opinion
48:28pour dire
48:29vous voyez
48:29je ne vais plus faire de politique
48:30donc je me suis vraiment
48:31dévoué pour le pays
48:32j'ai essayé de faire
48:33ce que j'ai pu
48:33c'était difficile
48:34bon voilà
48:35il fera un livre
48:36il reviendra
48:36en un mot
48:38revenir ça ne va pas
48:39moi je lui en veux
48:40maintenant je suis
48:41dans une phase
48:42où je lui en veux
48:44car depuis la dissolution ratée
48:46il a pris en otage
48:47le pays tout entier
48:49il n'y a plus
48:50aucun gouvernement
48:51dans ce pays
48:52il y a une apparence
48:53de gouvernement
48:53il y a une apparence
48:54de fonctionnement
48:55mais ça ne fonctionne pas
48:56aucune décision n'est prise
48:58les problèmes sont urgents
48:59gravissibles
49:00on est un foutu
49:01d'avoir un budget
49:02un foutu
49:03de trouver une économie
49:04un foutu
49:05de prendre la moindre décision
49:07lui qu'est-ce qu'il fait ?
49:08il se balade
49:08un jour il va voir le pape
49:10un autre jour il va à Chypre
49:11un troisième jour
49:12il réunit 150 types
49:14avec un casque
49:16pour dire qu'il va faire
49:16de l'industrie
49:17comme Notre-Dame
49:19mais de qui se moque-t-on ?
49:21mais de qui se moque-t-on ?
49:23malheureusement
49:23il a pris en otage
49:25le pays
49:26en ne voulant pas
49:27abréger son mandat
49:28un président
49:29de Gaulle
49:30quand on perd
49:31comme ça
49:31trois élections de suite
49:32les législatives
49:34les européennes
49:35et à nouveau législatives
49:36vu les institutions
49:37en un cinquième
49:38on s'en va
49:38sinon on condamne la France
49:40à vivre sous le régime
49:41de la quatrième
49:41avec les institutions
49:42en un cinquième
49:43et les conséquences
49:44du fameux barrage républicain
49:46qui a amené
49:46à l'Assemblée nationale
49:48une bande de zozos
49:48comme jamais j'ai vu
49:49et le pays est paralysé
49:51voilà le bilan
49:52de M. Macron
49:52donc moi en ce moment
49:53je suis très énervé
49:54j'ai pas envie de lui parler
49:55Il est 20h58
49:57sur CNews
49:58et dans quelques instants
49:59vous allez découvrir
50:00un documentaire
50:01redécouvrir peut-être
50:02un documentaire
50:02sur la violence des mineurs
50:04une violence qui n'est
50:05plus du tout marginale
50:06en 30 ans
50:07le nombre d'affaires
50:08a doublé
50:08de 100 à 200 000 par an
50:10et au-delà des chiffres
50:12une réalité s'impose
50:13des agresseurs
50:15sont de plus en plus jeunes
50:17des actes toujours plus violents
50:19et un phénomène présent
50:21sur l'ensemble du territoire
50:22ce documentaire
50:23que vous allez voir
50:24dans quelques instants
50:25produits par Janton Productions
50:27nous plonge dans une spirale
50:29inquiétante
50:29qui sont ces mineurs
50:30qui frappent
50:31parfois tuent
50:32pourquoi ce basculement
50:34pourquoi n'ont-ils plus
50:35aucune limite
50:35toutes ces questions
50:36se posent dans quelques instants
50:38sur CNews
50:39l'occasion pour moi
50:39de vous saluer
50:40de vous remercier
50:41pour cette émission
50:44je vais remercier
50:45toutes les équipes
50:45qui ont préparé
50:47cette émission
50:48Nicolas Baillet
50:48à la réalisation
50:49à la vision
50:49David Tonnelier
50:50au son c'était Greg
50:50bien sûr
50:51on participait à l'émission
50:52Julien Durot
50:52Lucas Consalves
50:53et Tess Laféter
50:55que je salue
50:56chaleureusement
50:57je vois sur les réseaux sociaux
50:59Sébastien Ligné
51:00et là c'est autre chose
51:01que le rapport
51:03de Charles Lalonde
51:04qui devait être
51:04présenté lundi
51:06et voté lundi
51:08est en train de fuiter
51:09dans les médias
51:10ce qui est totalement interdit
51:10mais alors
51:11ce qui serait intéressant
51:12de savoir
51:13c'est qui fait fuiter
51:14ces informations
51:15c'est forcément
51:16l'un des députés
51:18qui a pu
51:18depuis 4 jours
51:19regarder le rapport
51:21le consulter
51:21sans son téléphone
51:23puisque les règles
51:23sont très strictes
51:24et donc
51:24c'est sûrement
51:25des députés
51:26opposés à Charles Lalonde
51:27qui font fuiter
51:28des éléments
51:28ce n'est pas
51:29le rapport
51:29non
51:30mais ce qui est intéressant
51:31c'est que la machine
51:32médiatique
51:32est déjà en train
51:33de se mettre en branle
51:34tout au long du week-end
51:36ce qui est intéressant
51:37c'est de voir
51:37que des informations
51:38fuitent
51:38et si le rapporteur
51:39ou le président
51:40n'ont pas fait fuiter
51:41ces informations
51:42il faut le dire
51:43très rapidement
51:43publiquement
51:44parce que
51:44vous avez des médias
51:46qui le font fuiter
51:46c'est même à l'agence française
51:48la méthode
51:48juste avant le vote
51:49c'est pour tenter
51:50d'influencer
51:50le vote de certains
51:51j'ai besoin de savoir
51:52j'ai besoin de savoir
51:54je ne suis pas très creusé
51:55de savoir que son rapport
51:56ne va pas être voté
51:58écoutez
51:58s'il n'est pas voté
52:00la question se posera
52:01est-ce que c'est un scandale
52:02pour les français
52:03qui n'auront pas accès
52:04à ce rapport
52:05mais c'est un autre sujet
52:07c'est un autre débat
52:08ce n'est pas pour l'instant
52:09celui-ci
52:10puisque dans un instant
52:11c'est la question
52:11de la délinquance des mineurs
52:12restez avec nous sur CNews
52:13et à demain matin
52:14c'est la question
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