- il y a 4 mois
Les informés du soir du 17 avril 2026 avec Victor Matet
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00:0820h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé sur le canal 16 de la
00:18TNT.
00:19Les informés consacré ce soir à ses avancées au Moyen-Orient,
00:22la réouverture du détroit d'Hormuz annoncé par l'Iran.
00:26Donald Trump lui affirme qu'un accord entre Américains et Iraniens est tout proche.
00:30Nous allons décrypter, analyser toutes ces informations de la journée.
00:34Nous reviendrons aussi sur la mobilisation des Européens et d'une cinquantaine de pays autour d'Emmanuel Macron.
00:40À l'Elysée, toujours à propos de ce détroit d'Hormuz.
00:43Dans le studio de France Info, Claude Guibal, bonsoir Claude.
00:46Bonsoir.
00:47De la rédaction internationale de Radio France, bonsoir Raphaël Kahn.
00:50Bonsoir Victor.
00:50Présentateur de l'émission Le Monde dans tous ses états sur France 24.
00:54Bonsoir Estelle Martin.
00:55Bonsoir Victor.
00:56Votre émission à vous, c'est 64 minutes week-end sur TV5Monde.
01:01Et bonsoir et bienvenue Véronique Reisoult.
01:03Bonsoir.
01:03Présidente de Backbone Consulting, notre vigie comme tous les vendredis soirs sur les réseaux sociaux.
01:10C'est donc l'information de la journée.
01:13Le détroit d'Hormuz déclaré complètement rouvert depuis cet après-midi.
01:16Annonce du ministre iranien des affaires étrangères.
01:19Ouverture tant que la trêve durera au Moyen-Orient.
01:21Donald Trump dans la foulée réaffirme, lui, qu'un accord avec Téhéran est tout proche.
01:26Estelle Martin, on est au lendemain de cet accord de cesser le feu, cette fois entre Israël et le Liban.
01:31Est-ce que la réouverture aujourd'hui du détroit d'Hormuz est directement liée à cela ?
01:34Alors, si on en croit le ministre iranien des affaires étrangères, oui, puisqu'il l'a dit.
01:38Il a dit qu'effectivement, ce cesser le feu au Liban, alors une trêve qui va durer dix jours, a
01:43permis de faire avancer les négociations qui vont peut-être aboutir ce week-end.
01:48On verra, là c'est Donald Trump qui l'a dit.
01:51Donc oui, il semblerait que le Liban ait une part importante dans cette progression.
01:56Et c'est une bonne nouvelle pour le Liban, évidemment.
01:59Et c'est vrai que c'est aussi une pression très forte.
02:02D'un côté, Donald Trump sur Benyamin Netanyahou.
02:05On va en parler de la rafale de messages qu'il a fait sur son réseau social.
02:10Il a dit, j'interdis interdiction de bombarder le Liban.
02:14Donc il a pris en main ce dossier.
02:16Et on se dit que si le président américain est aussi ferme, c'est qu'il y a autre chose
02:21derrière.
02:22Et cette autre chose, c'est un accord avec Téhéran.
02:24Raphaël Kahn, en clair, sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
02:27Et les Etats-Unis font un pas en avant, les Iraniens aussi désormais.
02:31Enfin, un pas en avant, certes, parce qu'effectivement, c'est une réouverture jusqu'au terme du cessez-le-feu.
02:35Néanmoins, on comprend bien dans la formulation qui est employée notamment par les gardiens de la Révolution,
02:41qu'ils entendent garder un contrôle au-delà du cessez-le-feu sur les détroits d'Hormuz.
02:45Et de ce point de vue-là, on ne revient pas à la situation d'avant le 28 février.
02:49Il reste donc à éclaircir effectivement ce point, notamment fait par Donald Trump aujourd'hui,
02:54qui lui évoque une réouverture totale, définitive.
02:56Et donc, illimité du détroit d'Hormuz.
02:58Et dit, ils ne refermeront jamais le détroit.
03:00Ils ne refermeront jamais le détroit, il n'y a aucune garantie sur ce point.
03:03On ne sait pas si un droit de péage s'appliquera ou non à l'avenir sur le détroit.
03:07Si des voies de passage spécifiques seront imposées au navire,
03:10comme cela semblait être le cas encore une fois aujourd'hui,
03:13dans les éléments communiqués par les gardiens de la Révolution.
03:15Et puis un dernier point, on en parlera sans doute,
03:17cette réunion par visioconférence à l'initiative notamment de la France,
03:20durant laquelle Emmanuel Macron a évoqué une réouverture inconditionnelle.
03:24Et sans aucun droit de péage à l'avenir du détroit d'Hormuz,
03:27il n'est absolument pas sûr que là encore on revienne à la situation d'avant le 28 février.
03:31De ce point de vue-là, on peut dire que l'Iran fait certains pas,
03:34mais maintient quand même un certain nombre d'éléments sous son contrôle.
03:37Beaucoup d'incertitudes, Claude Guibal,
03:39parce que Donald Trump qui a salué cette annonce de la réouverture,
03:42dans le même temps, il a assuré que le blocus américain qui a commencé lundi,
03:45sur les ports iraniens, lui va rester en vigueur jusqu'à un accord.
03:48C'est difficile de comprendre tout ce qui se passe.
03:51Oui, alors c'est difficile de comprendre ce qui se passe,
03:53parce qu'il y a des messages contradictoires.
03:55Et on comprend en fait ce qu'il faut comprendre sur ce geste iranien
03:59de réouverture du détroit aux navires civils.
04:03C'est qu'il y a effectivement une accélération dans les négociations.
04:08Et donc on parle de cette rencontre éventuellement à Islamabad ce dimanche.
04:12Ces négociations, de quelle nature elles sont ?
04:14Alors ça, si on en croit les médiateurs ou des sites d'informations
04:21plutôt bien renseignés comme Axios aux Etats-Unis,
04:23la question qui se pose là en ce moment, c'est cet accord.
04:28En gros, vous savez, ce que veut Donald Trump,
04:30c'est le contrôle du nucléaire iranien.
04:34Et ce dont les Iraniens ont besoin, c'est d'argent.
04:37Et la négociation qui est en train de se faire en ce moment,
04:40se fait sur cette levée possible du gel des avoirs iraniens.
04:46Vous savez, l'Iran a environ 100 milliards de dollars d'avoir gelé.
04:51Là, on parlerait d'une levée de 20 milliards de dollars.
04:54En échange de quoi, les Iraniens accepteraient de rendre les stocks d'uranium.
04:59Mais c'est ça qui est en train de se dealer en ce moment,
05:04avec un Donald Trump qui, comme à son habitude,
05:06veut imposer le tempo et ne se préoccupe pas trop des détails.
05:10Or, c'est bien tout ce qui se fait en ce coulis,
05:13c'est ce qui provoque cette espèce d'effet de flou,
05:17c'est que le diable se cache dans les détails.
05:19Et les Iraniens savent très très bien en jouer.
05:21Donc, ce qui est en train de se passer, c'est à la fois une accélération,
05:25mais c'est aussi probablement du temps long,
05:27parce qu'une fois de plus, ce que Donald Trump veut faire, c'est aller vite.
05:30Il a besoin, comme le monde entier, que la pression énergétique
05:34et la pression du trafic dans le détroit de Hormuz se lèvent.
05:39Donc, on a besoin d'aller très vite.
05:40Et en même temps, Donald Trump,
05:43ce n'est pas quelqu'un qui se préoccupe beaucoup de la durabilité des choses.
05:46Ce qu'il veut, c'est du court terme.
05:48Et c'est pour ça qu'on est dans cette situation un petit peu floue.
05:52Alors que les Iraniens, eux, sont sans doute beaucoup plus sur le temps long,
05:55pas d'agenda électoral, comme les élections de mi-novembre pour Donald Trump.
05:59Les élections de mi-mandat, pardon, en novembre. Estelle Martin ?
06:01Oui, effectivement, on était en direct avec Elisabeth Guédel,
06:03c'est notre correspondante à New York, il n'y a même pas deux heures.
06:07Et elle, effectivement, elle confirmait que tous les médias américains,
06:10CNN, Axios, oui, effectivement,
06:11parlaient de ces 20 milliards de dollars d'actifs iraniens qui seraient débloqués,
06:15que ces discussions étaient sur trois pages, semble-t-il.
06:19Ce que dit le site américain Axios.
06:21Exactement, et qu'en plus, il y avait un problème, encore une fois, de durée,
06:26c'est-à-dire que 20 ans de moratoire sur le programme nucléaire iranien
06:31contre 5 ans, si on se base du côté américain.
06:34Donc on voit que tout n'est pas réglé, loin de là,
06:36même si Donald Trump, effectivement, crie victoire.
06:39Et après tout, c'est vrai que finalement, utiliser le détroit d'Hormuz,
06:43comme l'avaient fait les Iraniens, peut-être que c'était là le bon levier.
06:47Et on va le voir dans les heures, les jours qui viennent.
06:50Mais finalement, les Iraniens, enfin, pas.
06:52Raphaël Khan, il fallait, on va dire, et pour les Américains, et pour les Iraniens,
06:56tous les deux, entre guillemets, sont gagnants avec cette réouverture ?
07:00Alors, gagnants, les Américains, ils ont provoqué une guerre.
07:02Les Iraniens, c'était pénalisé aussi, en quelque sorte, en le fermant.
07:05Oui, alors, les Américains gagnants, c'est difficile à dire,
07:07parce qu'ils ont provoqué une guerre dont ils ignoraient, sans doute,
07:11qu'un mois et demi plus tard, elle les placerait dans cette situation,
07:13de devoir accepter comme principale concession de la part de l'Iran
07:17le déblocage du détroit d'Hormuz, qui n'était pas bloqué avant précisément cette intervention.
07:23Et quant au nucléaire, de revenir finalement à une situation
07:25qui est extrêmement proche de l'accord de 2015,
07:27parce que s'il s'avère qu'effectivement, 20 milliards de dollars d'avoir iranien
07:31serait aujourd'hui libéré, finalement, on est très proche du montant total
07:35qui est immédiatement mobilisable, parce que sur ces 100 à 120 milliards de dollars,
07:38en réalité, seuls 30 à 35 milliards sont mobilisables aujourd'hui.
07:41Donc 20 milliards, ce serait déjà accordé à l'Iran une extrêmement forte portion.
07:45Et puis, quant aux 5 ans, si l'on s'en tient là, effectivement,
07:48alors, ce n'est pas la position américaine et pour cause,
07:50parce que finalement, elle nous ramènerait à 2030,
07:51qui était précisément l'horizon que fixait l'accord de 2015.
07:54Et ce qui est quand même assez incroyable, justement,
07:57par rapport à ce que vous disiez par rapport aux Etats-Unis,
07:59c'est que Donald Trump était un grand critique de ce JCPO et l'accord de 2015,
08:04et reproché, comme l'ensemble des Républicains, notamment à l'administration Obama,
08:09d'avoir donné de l'argent aux Iraniens.
08:12Et donc là, on va se retrouver avec Donald Trump,
08:14qui va probablement se retrouver obligé de faire tout ce qu'il a, jusqu'à présent, reproché à Obama,
08:22en plus réinstallant durablement, là, pour le coup, le régime iranien comme partenaire,
08:29avec, en plus, cette négociation sur Hormuz.
08:32Si on résume un peu, c'est 10 ans en arrière, et avec 5 semaines ou 6 semaines de guerre
08:36qui n'auront ça en arrière.
08:36Alors, on aura toujours le narratif de Donald Trump, qui va dire,
08:39j'ai gagné, j'ai fait ci, j'ai fait cela, etc.
08:41Mais derrière ce brouillard, si on doit enlever un petit peu toutes ces scories,
08:45on s'aperçoit qu'on revient 10 ans en arrière,
08:47et avec, pour les Etats-Unis, une erreur stratégique probablement énorme.
08:51Et avec, en plus, entre-temps, un tabou qui a sauté,
08:53c'est qu'on sait désormais que l'Iran, par le détroit d'Hormuz,
08:56peut bloquer l'économie mondiale.
08:58Il y a eu un rebond extrêmement fort du marché,
09:00qui montre à quel point les investisseurs craignaient le pouvoir de nuisance des Iraniens.
09:04Il y a beaucoup d'infrastructures qui ont été abîmées,
09:07et là, on ne sait pas combien de temps, ça va être en années,
09:11combien de temps pour remettre en route toutes ces infrastructures,
09:14et là, il va y avoir des conséquences.
09:16On ne va pas revenir au point zéro, c'est-à-dire juste avant la guerre.
09:19Et ça, c'est compliqué.
09:20Enfin, Donald Trump va encore noyer le poisson,
09:22mais les conséquences sur l'économie mondiale, elles sont bien là.
09:25Claude ?
09:26Conséquences sur l'économie mondiale, mais aussi un précédent.
09:29C'est-à-dire que là, par rapport aux droits coutumiers,
09:32aux droits maritimes, aux voies de circulation mondiale,
09:35là, on est dans un précédent et un cas de figure
09:39qui montre que, vous savez, une fois qu'une porte a été enfoncée,
09:42de toute façon, on l'a vu, ça se reproduit ailleurs,
09:45et aujourd'hui, dans un contexte où le droit international
09:48est piétiné, complètement foulé aux pieds,
09:51aujourd'hui, ça se passe à Hormuz, ça peut se passer ailleurs.
09:55Ce n'est pas pour rien que cette réunion qui a eu lieu aujourd'hui à Paris,
09:59avec toutes les limites quand même,
10:00mais elle pose ces questions-là, c'est comment est-ce qu'on peut,
10:02dans l'avenir, faire en sorte que les voies maritimes
10:05et la circulation maritime et tout ce qui va avec les assurances et compagnie
10:09et qui font que ça a des effets sur absolument tout le monde,
10:13chaque citoyen à travers la planète,
10:15comment faire pour sécuriser à nouveau ces voies
10:19et pour que les détroits, pour que les voies maritimes
10:22ne soient plus les otages, en fait,
10:25des conflits, de la géopolitique
10:27et des gros deals financiers comme celui qui est en train de se produire.
10:31Véronique Reissoult a un nombre incroyable de messages
10:33depuis le milieu de l'après-midi
10:35et l'annonce par l'Iran de cette réouverture du détroit d'Hormuz.
10:38Oui, parce que comme c'est une actualité qui change de minute en minute,
10:42le lieu pour se renseigner, c'est bien sur les chaînes d'info en continu,
10:44mais c'est aussi les réseaux sociaux.
10:47Et puis, on oublie, vous parliez du temps long,
10:48on oublie que Donald Trump, c'est le spécialiste du temps court.
10:52Pourquoi ? Parce qu'il ne parle que sur les réseaux sociaux.
10:55Sur son réseau social à lui, d'ailleurs.
10:56Sur le SIA, en particulier.
10:58C'est son mode de penser.
11:00Il a même en tête qu'un message fasse un autre message,
11:03qu'au moins, on ne va pas travestir son récit.
11:06Il pose son narratif.
11:07Et ce qui était assez intéressant cet après-midi,
11:10c'est de voir que dans les heures qu'on suivit,
11:12il y a eu plus de 3,5 millions de messages,
11:14mais que ces messages, ils portaient sur deux sujets.
11:17Le premier, le cours du pétrole.
11:19Pour qu'on se rende compte, 3,5 millions de messages
11:20par rapport à une journée normale, un autre sujet.
11:22En quelques minutes, c'est dix fois moins.
11:24Alors, Trump est quand même constamment commenté
11:28et au cœur de toutes les conversations.
11:30C'est assez exceptionnel.
11:31C'est assez exceptionnel.
11:32Et quand on regardait dans le monde entier,
11:35on a à peu près la moitié des messages
11:37qui étaient la reprise du cours du pétrole,
11:40en particulier parce que les gens se sentent concernés
11:43dans le monde entier par quelque chose d'extrêmement concret
11:45qui est le prix du carburant.
11:47Tous les enjeux géopolitiques et les analyses
11:49qui sont faites les dépassent par moments un peu
11:51parce que c'était la deuxième partie.
11:53C'était ce sentiment de brouillard
11:54qui a vraiment gagné.
11:56On voyait pas mal de messages de gens
11:58qui, entre autres, se disaient
11:59« J'aime pas tellement M. Trump.
12:01J'ai quand même l'impression que
12:02c'est plus un pithécanthrope qu'autre chose. »
12:06Pourtant, c'est lui qui a peut-être gagné ce soir.
12:09Donc, c'était intéressant de voir cette espèce de dualité
12:11et qui n'était pas qu'en France,
12:13qui était vraiment dans le monde entier.
12:14Aux Etats-Unis, c'est un peu spécifique.
12:16C'est que, eux, ce réseau social
12:18où le président des Etats-Unis parle tout le temps,
12:21ils y ont plus accès, ils ont plus l'habitude.
12:23Alors, évidemment, les messages sont un peu orientés
12:25parce que c'est pas n'importe quel réseau social.
12:28Mais voilà.
12:28Et donc, on voit bien que la notion du temps court et long,
12:32la notion de perspective de l'histoire,
12:34eh bien, en fait, on la suit avec les tweets
12:37parce que nous faisons tout ça.
12:38On a tous commenté des tweets de Trump aussi.
12:40Donc, en fait, ils ne sont plus des tweets,
12:42mais des messages...
12:43Ils sont trop social.
12:44Ils sont trop social.
12:44Et donc, on voit bien que, dans le fond,
12:46ils arrivent tous à poser des narratifs.
12:48Donc, les Iraniens sont plus dans le temps long,
12:50mais eux aussi, ils utilisent ces outils-là.
12:52On a vu avec les fameuses vidéos Lego.
12:54Donc, en fait, chacun pose un narratif.
12:56Et puis, il faut que ça aille vite,
12:58que ce soit vite compréhensible.
13:00Toutes les explications que vous donnez
13:01qui sont des explications d'experts fort judicieux,
13:04c'est un peu long dans l'opinion publique à imprimer.
13:07Donc, en fait, on voit bien.
13:08Mais en fait, c'est une guerre avec des petits messages
13:11qui écrasent d'autres petits messages.
13:12Et la question, elle est, qui va gagner ?
13:14Avec une préoccupation toujours très locale
13:16qui est le prix du carburant.
13:18On peut se demander vraiment qui a gagné
13:19parce que c'est vrai qu'on oublie,
13:20avec tous ces messages,
13:22toute cette communication immédiate,
13:24qu'il y a des milliers de morts,
13:252300 morts au Liban,
13:26des milliers de morts en Iran,
13:27des dégâts qui se chiffrent en milliards,
13:29une économie mondiale
13:30qui a vraiment subi de plein fouet
13:33tout ce qui se passe.
13:34Nous, on ne parle pas de certains pays
13:36comme Haïti ou même se nourrir.
13:38Ça devient compliqué
13:39parce que tous les prix ont explosé.
13:42Et c'est vrai que qui a gagné ?
13:43On se demande, en fait,
13:43on a l'impression,
13:44comme dans toutes les guerres,
13:45que personne n'a gagné.
13:47Et ça va être le constat amer
13:48parce que même les Iraniens
13:50qui rêvaient, certains,
13:51de changer de régime,
13:52là, on n'en parle plus du tout.
13:55Et puis, on n'y est pas du tout.
13:55En fait, là, c'est des radicaux.
13:57Alors, ce sont les militaires
13:58qui ont pris le pas sur les mollas.
13:59Mais je pense, malheureusement,
14:00pour les Iraniens
14:01qui rêvent de démocratie,
14:03on va oublier vraiment très vite
14:05leurs revendications
14:06et ça va être très compliqué.
14:08Raphaël Kahn,
14:08Véronique Reissoult
14:09évoquait les conséquences économiques aussi,
14:11le prix de l'essence, bien sûr,
14:12en France et ailleurs,
14:14les cours du pétrole
14:15qui sont retombés d'ailleurs immédiatement.
14:16On a vu les conséquences très directes
14:18après toutes ces annonces dans la journée.
14:20Le baral de Brensou,
14:20les 100 dollars.
14:22Bon, le problème aujourd'hui,
14:23si vous voulez,
14:23c'est que les marchés,
14:25et particulièrement les marchés
14:26de matières premières,
14:26sont sujets à une extrême volatilité.
14:29Ils réagissent en temps réel
14:30non seulement à l'actualité,
14:31mais aussi à l'anticipation
14:32que les investisseurs
14:33se font de l'actualité.
14:34Parce que finalement,
14:34les cours,
14:35c'est jamais que l'intégration
14:36à l'instant T
14:37de toutes les informations,
14:38la moyenne de toutes les informations
14:40dont tout le monde dispose,
14:41ça ne veut pas dire que demain...
14:42Alors que,
14:43précisons-le, Raphaël,
14:44on ne sait pas concrètement
14:45si le Détroit est réellement rouvert,
14:46si les bateaux circulent à nouveau.
14:48Non, et d'ailleurs,
14:48il est fort possible
14:49que nous ayons été intoxiqués
14:50depuis deux semaines
14:51sur l'état réel, d'ailleurs,
14:53de blocus du Détroit d'Hermousse,
14:54puisque certes,
14:55les bateaux ne circulaient pas
14:57haut au compte-gouttes,
14:58mais on ne sait
14:59si cela est dû
15:00à une impossibilité physique
15:02de passer,
15:02ou tout simplement
15:03à l'impossibilité des armateurs
15:05via les assureurs
15:05de trouver aujourd'hui
15:07la capacité
15:08à tout simplement
15:09faire naviguer
15:09leurs embarcations.
15:11Parce que,
15:11pour pouvoir emprunter
15:13effectivement
15:13le Détroit d'Hermousse,
15:15encore faut-il avoir
15:16une assurance en règle
15:17et donc la capacité
15:19à acheminer la cargaison.
15:20L'autre difficulté aussi,
15:22c'est,
15:23on l'entend beaucoup,
15:24le pouvoir iranien
15:25n'est pas dans la même temporalité
15:27que Donald Trump,
15:27il a le temps long face à lui.
15:29Je n'en suis pas
15:29totalement persuadé
15:31parce que l'ampleur,
15:32encore une fois,
15:32des destructions
15:33auxquelles l'Iran
15:34a dû faire face
15:35depuis le début de cette guerre
15:36le 28 février,
15:37donne tout de même
15:38à penser
15:39que ce pouvoir,
15:40aujourd'hui,
15:41n'a plus
15:42toutes les capacités
15:43qui étaient les siennes
15:44avant le 28 février.
15:45Il a fallu
15:45qu'il se réorganise
15:46dans l'urgence,
15:47qu'il retrouve des moyens
15:48de se coordonner
15:49avec ses proxys
15:49dans la région,
15:50c'est-à-dire ses relais
15:51aussi bien en Iran
15:52qu'au Yémen
15:53et il n'est pas sûr
15:54du tout qu'aujourd'hui,
15:55le pouvoir iranien
15:56ait la même capacité
15:57de contrôler ce territoire
15:58qui, rappelons,
15:58est aussi une mosaïque
15:59de communauté
16:00qu'il avait avant le 28 février.
16:01Il va falloir s'armer
16:02de patience
16:02pour mesurer
16:03les conséquences exactes
16:04en réalité
16:04de ce qui vient de se passer
16:06sur le pouvoir iranien.
16:07Et dernière chose,
16:07sur l'économie elle-même,
16:09les conséquences aussi,
16:11il va falloir les mesurer
16:12sur le temps moyen et long
16:13parce que les pénuries
16:15d'essence
16:16et plus généralement
16:17d'ensemble de cargaisons
16:18qui se sont manifestées
16:19pendant un mois
16:20vont avoir des conséquences
16:21sur les chaînes
16:22d'approvisionnement
16:23comme ça avait été le cas
16:24d'ailleurs après le Covid
16:25sur les prochains mois
16:26voire peut-être
16:26les prochaines années.
16:27Pour ce qui est
16:27de la pétrochimie par exemple,
16:29on le sait,
16:29ça va être extrêmement difficile
16:31de pouvoir continuer
16:32à produire les récipients
16:34dans lesquels aujourd'hui
16:36sont acheminés
16:36un certain nombre
16:36de marchandises
16:37dans les pays
16:38pas que développés d'ailleurs
16:39sur l'ensemble de la planète.
16:40En clair, Estelle Martin,
16:41les gens qui nous écoutent
16:42qui prennent leur voiture
16:43demain pour aller en vacances,
16:45c'est le début par exemple
16:46des vacances de la zone C
16:47et puis ça continue
16:48pour d'autres,
16:48il ne faut pas qu'ils espèrent
16:49avoir des baisses
16:50dans leur station service
16:51dès demain.
16:51Je pense que malheureusement
16:52la baisse
16:53elle ne va pas arriver
16:54tout de suite,
16:55tout de suite
16:55et c'est vraiment compliqué.
16:58Effectivement,
16:58il va y avoir des conséquences
16:59à long terme
17:00sur tout ce qui est
17:02aluminium aussi.
17:03C'était quand même
17:04un endroit
17:05où il était produit
17:06beaucoup d'aluminium,
17:07il y a des conséquences
17:08mais partout,
17:09sur tous les aspects
17:10de la vie quotidienne
17:11et ça,
17:11on va le voir
17:12parce que le temps
17:13que ça se remette en place
17:14mais ça va être
17:15là pour le coup
17:16le temps long
17:17oui,
17:17on va comprendre
17:17ce que c'est malheureusement.
17:18On parlait Claude Guibald
17:19du passage des navires
17:20dans ce détroit d'Hormuz
17:21il y a eu un point
17:22assez étonnant
17:23évoqué encore
17:23par Donald Trump
17:24aujourd'hui
17:25affirmant que l'Iran
17:26va retirer toutes ses mines
17:27du détroit d'Hormuz
17:29et disant
17:29avec l'aide
17:30des Etats-Unis.
17:31Alors ça pose déjà
17:31la question de savoir
17:32si le détroit
17:33a été véritablement miné
17:35puis qu'en serait-il
17:36d'une coopération
17:37qui paraissait inimaginable
17:38entre les deux pays ?
17:39Oui,
17:39une fois de plus
17:39on est dans le déclaratif
17:41alors quant à l'état réel
17:43du minage
17:43dans le détroit d'Hormuz
17:45si quelqu'un
17:46a des informations précises
17:48il est très vraisemblable
17:50que certains endroits
17:51aient été un petit peu minés
17:53mais il n'est pas non plus
17:53dans l'intérêt
17:54des Iraniens
17:55de miner massivement
17:56le détroit d'Hormuz
17:58est-ce que certaines voies
17:59est-ce que
18:00des abords
18:01de certains ports
18:02alors de toute façon
18:03et de la même façon
18:04qu'on parlait tout à l'heure
18:05de la réalité du trafic
18:07dans le détroit d'Hormuz
18:08tout cela est extrêmement
18:09compliqué à vérifier
18:11et on est effectivement
18:13dans une
18:13alors j'allais dire
18:15dans une bataille de mots
18:16malheureusement
18:16on n'est pas que
18:17dans une bataille de mots
18:18parce qu'elle se manifeste
18:19de façon la plus cruelle
18:20et la plus violente possible
18:21mais au niveau
18:23de cette géopolitique
18:25on est là
18:25on balance effectivement
18:27des narratifs
18:28alors on va déminer
18:29avec les Iraniens
18:30qu'est-ce que ça veut dire
18:30qui quoi comment
18:31c'est pas très important
18:33en fait
18:33c'est pas ça qu'on cherche
18:34là on a deux parties
18:36l'Iran et les Etats-Unis
18:37qui ont tous les deux
18:38et là je vous rejoins
18:39sur la question
18:39de la temporalité
18:40besoin d'un accord
18:41assez rapide
18:42les Iraniens
18:43sont asphyxiés
18:45financièrement
18:45le régime est probablement
18:47beaucoup plus
18:48solide
18:49qu'on l'imagine
18:49c'est là où le temps
18:50l'on joue
18:51c'est qu'on l'a vu
18:51avec le déclenchement
18:52de cette guerre
18:53les Iraniens
18:54n'ont pas réagi
18:55dans la précipitation
18:56non plus
18:58chaque chose
18:59était proportionnée
19:00le remplacement
19:02aussi
19:02des cadres
19:03du régime
19:04s'est fait
19:04j'allais dire
19:07relativement
19:09en marche
19:10en marche ordonnée
19:11en marche fluide
19:12en comprenant assez vite
19:13qu'à chaque fois
19:13qu'un cadre est éliminé
19:15il y en a deux
19:15trois quatre
19:16ils sont à la fois
19:17très préparés
19:17mais ils sont
19:18sous cette pression
19:19financière énorme
19:20et Donald Trump
19:21est lui aussi
19:22sous une nécessité
19:24d'agir réglement
19:25d'où
19:25c'est comme
19:26dans tous les deals
19:27on finit par trouver
19:28un point de convergence
19:29et là tout le monde
19:30a besoin que ça aille vite
19:31donc besoin que ça aille vite
19:32donc besoin que ça se libère
19:33dans Hormuz
19:34le reste
19:35la suite
19:37la durabilité
19:38la faisabilité
19:39alors là
19:40on rentre peut-être
19:41dans un autre temps
19:42qui va peut-être aller
19:43au moins jusqu'au mid-terms
19:44mais peut-être davantage
19:45tout comme
19:46ce qui se passe en ce moment
19:47on est là
19:48on négocie
19:48des trêves de dix jours
19:49par-ci par-là
19:50au Liman
19:52c'est une trêve
19:53qui a été annoncée
19:53il y a 48 heures à peine
19:55il y a déjà eu
19:56des violations
19:56de cette trêve
19:58et on conseille
20:01aux Libanais
20:02de ne pas revenir
20:03tout de suite
20:03dans le sud
20:04donc là encore
20:05voilà
20:06on est dans un truc
20:07de désescalade
20:08évidemment
20:08mais à quel point
20:10c'est solide
20:10à quel point
20:11c'est durable
20:12c'est une autre question
20:13le temps long
20:14justement
20:14Estelle Martin
20:15on évoquait le site
20:16américain Axios
20:17tout à l'heure
20:17c'est pour parler
20:18qu'il pourrait reprendre
20:19dimanche à Islamabad
20:20au Pakistan
20:21entre l'Iran
20:22et les Etats-Unis
20:22on parle d'un accord
20:23de trois pages
20:24de temps long
20:26très très long
20:27des semaines
20:27des mois
20:27effectivement
20:29oui
20:29alors pour l'accord
20:30non
20:30là j'ai l'impression
20:31que tout le monde
20:32a envie que ça aille très vite
20:32alors après
20:33pour que ça soit mis en place
20:34là ça va être plus compliqué
20:35mais je voulais revenir
20:36sur la faisabilité
20:37de ce partenariat
20:38alors Donald Trump
20:39là il est prêt
20:39à coopérer
20:40avec les Iraniens
20:41d'ailleurs c'est assez amusant
20:42enfin amusant
20:42je ne sais pas si on peut dire ça
20:43quand on parle de guerre
20:44mais là on a l'impression
20:45qu'il tire le chapeau
20:47aux Iraniens
20:47dans
20:47oui vous êtes vraiment
20:48des bons
20:50des bons
20:51négociateurs
20:51on joue aux échecs
20:52que là vraiment
20:52vous marquez des points
20:53alors je ne sais pas
20:54si c'est de la dérision
20:56ou pas
20:56mais partenariat
20:58donc sur le déminage
20:59pourquoi pas
21:00partenariat
21:00sur les 440 kilos
21:02d'uranium
21:02à cette fameuse poussière
21:03d'uranium
21:04qu'il va falloir trouver
21:05alors là aussi
21:06voilà
21:06les Américains
21:07et les Iraniens
21:08alors j'aimerais bien
21:08qu'on m'explique
21:09comment ils vont monter
21:10une sorte de joint venture
21:11pour aller chercher
21:12cet uranium
21:14qui enfouit
21:14sous Isparan
21:15donc une mission de Marines
21:16avec des gardiens
21:19de la Révolution
21:19c'est quand même
21:20ça semble extrêmement
21:22peu probable
21:23donc je ne sais pas
21:24s'il dit ça
21:24justement pour remplir
21:26l'espace
21:26ou faire croire
21:27que tout va aller
21:30facilement
21:30mais c'est quand même
21:31personne ne lui pose
21:32la question
21:33de la faisabilité
21:34de ce nouveau partenariat
21:35entre Américains
21:37et Iraniens
21:38ça semble quand même
21:39surréaliste
21:40Raphaël Kahn
21:40oui non
21:41je ne peux pas empêcher
21:42effectivement de sourire
21:43à ce que vous dites
21:44même si le fond de l'affaire
21:45est extrêmement grave
21:46mais ça montre
21:46à quel point
21:47Donald Trump
21:47s'est mis dans un corner
21:48en vérité
21:48dans cette situation
21:49où il est obligé
21:50en permanence
21:51d'aller dans
21:52l'escalade verbale
21:52qu'il s'agisse
21:53de menaces
21:53ou au contraire
21:54de rapprochements subis
21:55on les avait vus
21:56d'ailleurs précédemment
21:57ça a été le cas
21:57avec le Venezuela
21:58par exemple
21:59et fréquemment
22:00Donald Trump
22:01s'est fait
22:01le champ de nouvelles coopérations
22:03face à ses adversaires
22:04ses ennemis jurés d'hier
22:06sauf qu'aujourd'hui
22:07je pense que le seul acteur
22:09qui est réellement à l'aise
22:10dans la situation
22:11avec laquelle nous nous trouvons
22:11c'est Benjamin Netanyahou
22:12parce que c'est lui
22:13qui a provoqué
22:13d'une certaine manière
22:14cette situation
22:14qui a convaincu
22:16Donald Trump
22:16contre une grande partie
22:20de son gouvernement
22:21de son cabinet
22:21de s'engager une nouvelle fois
22:23à cet incroyable article
22:24du New York Times
22:24qui raconte effectivement
22:25les coulisses
22:26de cette réunion
22:27du 11 février
22:27absolument incroyable
22:28oui mais là
22:29je suis totalement d'accord
22:30parce que là
22:30il a été mis devant
22:31le fait accompli
22:32sur la trêve de 10 jours
22:33alors certes
22:33c'est qu'une trêve de 10 jours
22:34et semble-t-il
22:35Donald Trump
22:36est en train de lui dire
22:36alors attention
22:37les règles du jeu
22:38c'est plus toi
22:38qui me les donnes
22:39il a déjà dit
22:40dans le passé
22:41ça suffit Vladimir
22:42et puis Vladimir Poutine
22:43continue de s'en prendre
22:44à l'une trêve
22:44mais là
22:44Benjamin Netanyahou
22:45c'est un autre rapport
22:46et là on sent bien
22:47que pour l'instant
22:48pour l'instant
22:49il retient le feu
22:50même s'il dit
22:50l'opération militaire
22:51n'est pas terminée
22:52mais j'ai l'impression
22:53que là il y a un petit
22:54changement de braquet
22:55mais peut-être
22:55que je me trompe
22:56parce qu'il a une opinion
22:57publique aussi
22:58aux Etats-Unis
22:59qui en ce moment
23:00commence à réviser
23:02le soutien inconditionnel
23:04à Israël
23:04en même temps
23:05ce que Donald Trump
23:06disait tout à l'heure
23:07en parlant de cet accord
23:09c'est qu'il serait
23:10favorable à Israël
23:11parce qu'il n'en demeure
23:12que la protection
23:14d'Israël
23:15face à l'Iran
23:16reste quand même
23:17une des priorités
23:18des Etats-Unis
23:19en revanche
23:20la question du Liban
23:21qui est un dossier
23:22totalement secondaire
23:24pour Donald Trump
23:25et qui s'y est intéressé
23:27que là
23:27parce que ça devenait
23:28dans le jeu de taquet
23:30le petit pion
23:32à déplacer
23:33pour pouvoir débloquer
23:34la suite
23:35des négociations
23:36donc là
23:37il y a eu
23:38un petit regain
23:39d'intérêt
23:40malheureusement
23:42pour le Liban
23:44pour alléger
23:45un petit peu
23:45cette pression
23:46mais il n'en demeure
23:47qu'on a une trêve
23:49qui reste extrêmement floue
23:51avec Israël
23:52qui va
23:54qui entend
23:55continuer à occuper
23:565 à 10 kilomètres
23:57de bande
23:58au sud
23:59du Liban
24:00que le Hezbollah
24:01à preuve du contraire
24:03n'est pas neutralisé
24:04non plus
24:05et que
24:06le président
24:07libanais
24:08est lui-même
24:10extrêmement
24:10gêné
24:12aux entournures
24:13avec
24:13dans la perspective
24:14de négociations
24:15et de rencontres directes
24:16avec les Israéliens
24:18je voulais juste
24:19rebondir
24:19sur le sujet
24:20de tous les détails
24:21c'est qu'en fait
24:22dans l'opinion public
24:23comme vous le dites
24:24aux Etats-Unis
24:24c'est important
24:25plus Donald Trump
24:27donne de détails
24:27plus l'opinion publique
24:28est perdue
24:29dans les détails
24:30mais lui donne crédit
24:31du fait que
24:32ça doit être vrai
24:33puisqu'il y a autant
24:34de détails
24:34et il y a tellement
24:35de détails
24:36qu'en fait
24:36on ne peut plus
24:36poser de questions
24:37parce qu'on ne sait plus
24:38que demander
24:39comme précision
24:40donc ça joue beaucoup
24:41dans l'opinion publique
24:41et il y a une petite théorie
24:43qui sort aussi
24:44sur Netanyahou
24:44qui est dans le fond
24:46si jamais ça ne tourne pas
24:48comme il faut
24:49ça sera bien de sa faute
24:50donc comme s'il était
24:51en train d'allumer
24:52une espèce de fusible
24:53qui lui servirait
24:54dans quelques temps
24:55en tout cas
24:55dans l'opinion publique américaine
24:57donc on voit bien
24:58que ce qui nous semble
25:00assez improbable
25:01pour les américains
25:01ça fonctionne
25:02parce que ça pose
25:03son narratif
25:03dans une logique
25:05quand on a beaucoup
25:06beaucoup de détails
25:07à donner
25:07c'est que vraiment
25:08on maîtrise
25:09ce qui rejoint
25:10ce qu'on disait tout à l'heure
25:11à Estelle Martin
25:12sur l'afflux de messages
25:13qui n'arrêtent pas d'arriver
25:14et qui fait que le message
25:15est noyé
25:15au bout d'un moment
25:16on peut dire par exemple
25:17que le fait que Donald Trump
25:18dise aujourd'hui
25:19qu'on est tout proche
25:20d'un accord
25:20j'ai l'impression
25:20que c'est peut-être
25:21la cinquième ou sixième fois
25:23rien que de la semaine
25:23qu'il répète
25:24il prend tout le monde
25:25au téléphone
25:26c'est une façon
25:28de communiquer
25:28assez étonnante
25:30pour un président américain
25:31où il répond
25:33et il dit oui
25:33ça va être dans un jour
25:34notamment à des confrères
25:35cette semaine
25:36notamment
25:38qui ont répondu
25:39effectivement
25:39à son appel
25:40on va continuer
25:41à débattre
25:41bien entendu
25:42dans un instant
25:43dans la seconde partie
25:44des informés
25:44on parlera notamment
25:45de cette réunion
25:46qui a eu lieu
25:47aujourd'hui
25:48à l'Elysée
25:49autour d'Emmanuel Macron
25:50il est 20h30
25:51sur France Info
25:58Le détroit d'Ormuz
25:59entièrement ouvert
26:00pendant le cessez-le-feu
26:01annonce l'Iran
26:02mais les navires militaires
26:03restent interdits
26:05Donald Trump l'assure
26:06le blocus américain
26:07des ports iraniens
26:08reste en vigueur
26:09jusqu'à la conclusion
26:10d'un accord
26:11accord très proche
26:13pas de point de blocage
26:14souligne
26:15le président américain
26:16dès l'annonce
26:17de la réouverture
26:18les cours du pétrole
26:19baisse de 10%
26:20le prix du baril
26:21de référence
26:22s'établit ce soir
26:23à moins de 90 dollars
26:24le gouvernement français
26:26réfléchit à prolonger
26:27les aides carburants
26:28ciblées au mois de mai
26:30pour certaines professions
26:31les pêcheurs
26:32et le BTP
26:33seraient cette fois
26:34concernés
26:35peine alourdie
26:36en appel
26:37pour Christophe Ruggia
26:38le réalisateur
26:39est condamné
26:40à 5 ans de prison
26:41dont 2 fermes
26:42sous bracelet électronique
26:43jugé coupable
26:45d'agression sexuelle
26:46sur l'actrice
26:46Adèle Haenel
26:47mineure
26:48au moment des faits
26:49les boulangers
26:50et les fleuristes
26:51indépendants
26:52autorisés à faire
26:52travailler leurs salariés
26:53ce 1er mai
26:54annonce le Premier ministre
26:55à condition
26:56qu'il soit payé double
26:58une décision jugée
26:59inéquitable
27:00et incompréhensible
27:01par les bouchers
27:02et les poissonniers
27:03il n'y aura
27:04ni Novak Djokovic
27:05ni Carlos Alcaraz
27:07pour le Masters 1000
27:08de Madrid
27:08les deux joueurs de tennis
27:10déclarent forfait
27:11avant le début du tournoi
27:12et à un mois
27:13de Roland Garros
27:14le numéro 2 mondial
27:15est blessé au poignet
27:16et à deux mois
27:17du mondial de football
27:18cette fois
27:19le français
27:19Hervé Renard
27:20annonce avoir été démis
27:21de ses fonctions
27:22il n'est plus
27:23sélectionneur
27:23de l'équipe nationale
27:24de football
27:25d'Arabie Saoudite
27:29France Info
27:3020h
27:3121h
27:32France Info
27:33les informés
27:34Victor Matel
27:35avec ce soir
27:36Claude Guibal
27:37de la rédaction internationale
27:38de Radio France
27:39Raphaël Kahn
27:40présentateur de l'émission
27:42Le Monde
27:42dans tous ses états
27:43sur France 24
27:44Estelle Martin
27:4564 minutes
27:47week-end
27:48sur TV5
27:49Monde
27:49et Véronique Reissou
27:50le présidente
27:51de Backbone Consulting
27:52spécialiste des réseaux sociaux
27:54nous continuons bien sûr
27:55à parler de cette annonce
27:57aujourd'hui
27:57la réouverture
27:58par l'Iran
27:59du détroit
28:00d'Ormuz
28:01pendant ce temps-là
28:02à l'Elysée
28:02cette image
28:03Emmanuel Macron
28:04aux côtés
28:05de Kersthammer
28:05le premier ministre
28:06britannique
28:07de Giorgia Meloni
28:08la chef du gouvernement
28:08italien
28:09et de Friedrich Merz
28:10le chancelier allemand
28:11réunion aussi
28:12en visio
28:13avec une cinquantaine
28:14de pays
28:14dits non-médigérants
28:15volontaires
28:16pour une mission
28:16de sécurisation
28:18du détroit d'Ormuz
28:19une fois que la paix
28:20sera là
28:21Emmanuel Macron
28:21qui a listé
28:22on va l'écouter
28:23plusieurs demandes
28:24nous demandons tous
28:25la pleine réouverture
28:28immédiate
28:30inconditionnelle
28:30par toutes les parties
28:31du détroit d'Ormuz
28:33nous demandons
28:34la restauration
28:36des conditions
28:36de libre passage
28:38qui étaient en vigueur
28:39avant la guerre
28:40et le plein respect
28:41du droit de la mer
28:42alors voilà
28:43pour les demandes
28:43des pays non-médigérants
28:45dont la France
28:46Emmanuel Macron
28:47et ses partenaires
28:47Estelle Martin
28:48qui ne s'attendaient
28:49sans doute pas
28:50à ce que cette annonce
28:50de réouverture du détroit
28:52tombe pile
28:52au moment de cette réunion
28:53L'annonce est venue
28:54court-circuiter
28:55effectivement
28:55cette volonté
28:56de montrer
28:56une troisième voie
28:57alors avec quand même
28:58beaucoup de participants
28:59on le reconnaît
29:00alors il y avait
29:01ceux qui étaient là
29:02en présentiel
29:03comme on dit aujourd'hui
29:04Georgia Meloni
29:05le chancelier allemand
29:06Frédéric Smert
29:07et on ne va pas oublier
29:08évidemment
29:08Kirst Armer
29:09qui était à l'origine
29:10de cette rencontre
29:11mais effectivement
29:11c'est venu
29:12se télescoper
29:13avec cette annonce
29:14de Donald Trump
29:16et là on peut se demander
29:17si ce n'est pas un peu
29:17un vœu pieux
29:18du président français
29:19de dire
29:20bah non
29:20il ne faut pas
29:21qu'il y ait de péage
29:21il ne faut pas
29:22de mines ça
29:24on a bien compris
29:24mais pas de péage
29:25enfin on a le sentiment
29:27qu'en fait
29:28on ne peut pas faire
29:29grand chose
29:29en tout cas nous
29:29européens
29:30et même
29:30avec cette
29:31avec les peut-être
29:33pays de puissance
29:35moyenne puissance
29:35comme disait
29:36McCartney
29:36le Premier Ministre
29:37canadien
29:38est-ce qu'on peut
29:39peser face à
29:40Donald Trump
29:41je pose la question
29:42là je ne sais pas
29:43s'il y avait
29:44alors il y avait
29:4440-50 pays
29:46est-ce que la Chine
29:47était là
29:48parce que là
29:48effectivement
29:48là on joue peut-être
29:49dans une autre cour
29:50et est-ce que ce sont
29:52ces pays là
29:53qui pourront faire
29:53entendre raison
29:54à Donald Trump
29:55ça ça reste
29:57enfin je pense que
29:57la question reste posée
29:58mais malheureusement
29:59l'agenda
30:00est venu se percuter
30:02Donald Trump
30:02est encore venu jouer
30:03les troubles faites
30:03et puis alors
30:03il a été comme d'habitude
30:04les pays de l'OTAN
30:06je ne veux pas
30:07en entendre parler
30:07j'ai pas besoin de vous
30:08tic de papier
30:09enfin comme d'habitude
30:09pour le coup là
30:10on n'est jamais déçu
30:11avec Donald Trump
30:11surtout quand il parle
30:12de ses alliés
30:13il parle plus sympathiquement
30:15de ses ennemis
30:16bon c'est vrai
30:16on l'a dit tout à l'heure
30:17voilà les Iraniens
30:18en fait le rapport de force
30:20on n'arrête pas de le dire
30:20avec Donald Trump
30:21mais c'est vraiment ça
30:22qui paye quoi
30:23il faut vraiment à chaque fois
30:24alors là
30:24est-ce que la déclaration
30:25d'Emmanuel Macron
30:26suffira
30:26j'ai des doutes
30:28Raphaël Kahn
30:28ça fait
30:29il y a d'un côté
30:30effectivement
30:30Donald Trump
30:31qui fait toutes ses annonces
30:32les Iraniens aussi
30:33et de l'autre côté
30:34les Européens
30:34et leurs alliés
30:35qui font
30:36on va dire
30:37qu'on a un statut
30:37d'observateur simplement
30:38oui c'est sûr
30:39la concordance des dates
30:40est assez malheureuse
30:41pour les Européens
30:42qui ont
30:43alors à la fois
30:44bon on a vu leur appel
30:45à la réouverture
30:46du détroit d'Hormuz
30:47exaucé
30:48mais exaucé
30:49aux conditions
30:49semble-t-il
30:50de Donald Trump
30:51qui a tous les éléments
30:51que n'avait pas
30:52un certain nombre
30:53de ces pays présents
30:54qui n'avaient manifestement
30:55pas été prévenus
30:56et qui montrent à quel point
30:57ils sont périphériques
30:58sur un problème
30:58qui pourtant concerne
30:59comme ils n'avaient pas été prévenus
31:00du déclenchement
31:01et du début de la guerre
31:02oui mais en revanche
31:02Donald Trump leur avait demandé
31:03d'intervenir pour sécuriser
31:05le détroit d'Hormuz
31:06aujourd'hui il leur dit
31:06vous avez été inutile à l'époque
31:08on n'a pas besoin de vous
31:08merci au revoir
31:09vous êtes un tigre de papier
31:10il leur dit de garder
31:11leur distance
31:12est-ce que ça préfigure aussi
31:13du désengagement futur
31:14des Etats-Unis
31:15de l'OTAN
31:15toujours est-il que
31:17Donald Trump
31:17aujourd'hui effectivement
31:19les maintient à l'écart
31:20alors Keir Starmer
31:21compte organiser
31:22une réunion
31:22la semaine prochaine
31:23à quoi servira-t-elle
31:24peut-être que d'ici là
31:25on aura davantage de détails
31:26aussi sur les conditions
31:27d'ouverture dans la durée
31:28pour cela il faut que ces pays
31:29puissent prendre l'angle
31:30directement avec l'Iran
31:31ce qui semble aujourd'hui
31:32très difficile
31:32en fait les Etats-Unis
31:33en provoquant cette guerre
31:34le 28 février
31:35ont rompu les amarres
31:36entre l'Iran
31:37et l'ensemble
31:38du monde occidental
31:38et c'est toute la difficulté
31:39à laquelle fait face l'Europe
31:40qui n'a pas souhaité
31:41cette situation
31:42Il y a dans l'idée
31:43de cette réunion
31:44Claude Guébal
31:45l'idée d'exister
31:46par tout moyen
31:47quand même
31:47de montrer que
31:48la France
31:48les pays européens
31:49d'autres sont là
31:51tout de même
31:51dans ce dossier
31:52qu'ils existent
31:52Alors pour tempérer
31:53les espoirs
31:55aux fausses espoirs
31:55qu'il pouvait y avoir
31:56sur cette réunion
31:56il était quand même
31:57bien entendu que
31:59si une mission
32:01multinationale
32:01de sécurisation
32:02d'Hormuz
32:03arrivait un jour
32:04à se mettre en place
32:05ça serait qu'une fois
32:06qu'un cessez le feu
32:07durable
32:08et bien établi
32:08bien cadré
32:09il n'est pas
32:10que ça serait une mission
32:11alors comme disait
32:13Keir Starmer
32:14pacifique
32:15et défensive
32:16et pas du tout
32:18Il n'était pas question
32:20de rentrer
32:21dans le Détroit
32:21et de sécuriser
32:23la zone
32:23ce qui n'était pas possible
32:24sans un mandat
32:26des Nations Unies
32:27et on savait
32:28que la Chine
32:29et la Russie
32:31s'y seraient opposées
32:34ça avait déjà été évoqué
32:36donc ce n'était pas
32:37une option possible
32:38après on ne peut pas
32:40reprocher
32:41à certains pays
32:42de dire
32:43ce n'est pas notre guerre
32:45on en subit
32:46des conséquences
32:47et on ne fait rien
32:48donc là pour le coup
32:49je ne suis pas sûre
32:50qu'il faille leur faire
32:51un procès
32:52en impuissance
32:52si on leur fait
32:53un constat d'impuissance
32:55on ne peut pas
32:55leur en faire
32:56le procès
32:57en tout cas
32:58de ne vouloir
32:59rien faire
33:00après
33:00qu'est-ce qui peut
33:01être fait
33:02là on voit
33:03qu'une cinquantaine
33:04de pays
33:05étaient présents
33:06donc ça dépasse
33:07largement
33:07le cadre
33:08européen
33:09ça dépasse
33:10le cadre
33:10des pays membres
33:11de l'OTAN
33:12puisque énormément
33:13de pays
33:13à travers la planète
33:14sont
33:14on en parlait
33:16tout à l'heure
33:17directement impactés
33:18dans leurs exportations
33:20dans
33:22les conditions
33:23de vie
33:23de leurs citoyens
33:24et ces pays-là
33:25tous n'ont pas
33:27les mêmes moyens
33:27à mettre en oeuvre
33:28pour la sécurisation
33:29du Détroit
33:30et c'est ça
33:30qui est censé
33:31être discuté
33:31la semaine prochaine
33:32à Londres
33:33on sait par exemple
33:33que les Allemands
33:34eux veulent
33:35que les Etats-Unis
33:36fassent partie
33:37de cette sécurisation
33:38alors que l'Elysée
33:40a mis vraiment
33:41très en avant
33:42et c'est là
33:42peut-être qu'il faut
33:43voir aussi
33:43cette passe d'armes
33:45aujourd'hui
33:46l'Elysée a dit
33:47on ne veut pas
33:47des Etats-Unis
33:48on ne veut pas
33:48des belligérants
33:49à la table
33:50c'est volontairement
33:52affiché comme
33:53sans Washington
33:55or il est difficile
33:56d'imaginer
33:56une sécurisation
33:57du Détroit
33:58qui puisse se passer
33:59effectivement
34:00de la présence
34:00des Américains
34:01tout en disant
34:01Emmanuel Macron
34:02au moment de cette réunion
34:04on ne l'a pas entendu
34:05dans cet extrait
34:05nous ferons les choses
34:06en bonne intelligence
34:07avec les Américains
34:08donc à la fois
34:09ils ne sont pas
34:10les bienvenus
34:11dans cette réunion
34:11mais bon
34:11il ne peut pas
34:12non plus
34:12il y a une petite pression
34:13du chancelier allemand
34:14parce que déjà
34:15avant la réunion
34:15il avait commencé
34:16à dire
34:16oui alors ce serait bien
34:18que les Américains
34:19y participent
34:19la France dit
34:20non
34:20on ne veut pas
34:21les belligérants
34:22et là
34:22il en a remis
34:23une couche
34:23effectivement
34:24M. Merz
34:25pour dire
34:25si si il faut
34:26que les Américains
34:27et moi dans 64 minutes
34:28j'avais un général
34:29on interview beaucoup
34:30de généraux en ce moment
34:31et qui me disait
34:32exactement comme vous
34:33Claude Guibald
34:34sans les Américains
34:35ça va être un peu compliqué
34:36de sécuriser
34:37le détroit d'Hormuz
34:38donc à un moment
34:39ou à un autre
34:39on va y arriver
34:41Claude ?
34:41Alors après
34:42la France est une puissance maritime
34:43elle est le deuxième
34:46domaine maritime au monde
34:47enfin la France
34:48essaie de jouer là-dessus
34:50elle a ce porte-avions
34:51qui est déjà présent
34:53voilà
34:54et elle
34:55c'est un petit peu logique
34:57elle cherche aussi
34:58à s'imposer
34:59comme puissance
35:02fédératrice
35:03de
35:03j'allais dire
35:04de ce front
35:05du multilatéralisme
35:06qu'on voit là
35:07parce que c'est aussi
35:08ces deux visions du monde
35:09qui s'affichent
35:11et la France
35:12essaie
35:13depuis
35:14j'allais dire
35:15depuis
35:16la première élection
35:17de Donald Trump
35:18de toujours
35:19essayer de prendre
35:20le lead
35:21de ce front
35:22de ceux qui
35:23qui continuent
35:25à penser
35:25que le multilatéralisme
35:27doit dominer
35:28les relations internationales
35:29versus
35:30une Amérique
35:31à la Donald Trump
35:32qui pense aujourd'hui
35:33qu'en rapports de force
35:35bilatéraux
35:36et on oublie les autres
35:38si on reste aussi
35:39sur cette guerre des images
35:40Raphaël Kahn
35:40on le disait
35:41il y a cette image
35:41des quatre dirigeants européens
35:43debout
35:43à la tribune
35:44enfin devant
35:45sur le perron de l'Elysée
35:46qui s'expriment
35:47les uns après les autres
35:48cette sorte d'unité
35:50au moins affichée
35:52face à un Donald Trump
35:53qu'on dit lui
35:54totalement isolé
35:55et puis qui fait ses messages
35:56sur son réseau sociale
35:57tout seul
35:57oui
35:58je pense qu'il y a vraiment
35:59à ce stade
36:00si on devait effectivement
36:01arrêter les pendules
36:01il y aurait deux enseignements
36:03de cette guerre
36:04ou de ces cinq
36:05six semaines de guerre
36:06à la fois
36:07le détroit d'Hormuz
36:08qui n'est plus effectivement
36:09un tabou
36:10sur lequel l'Iran
36:10désormais a des prétentions
36:11clairement affichées
36:12et ce qui pose un véritable
36:13problème pour l'avenir
36:14et puis
36:15le retournement de l'Italie
36:16parce que
36:16Giorgia Meloni
36:17qui était encore
36:18il y a une semaine encore
36:20dans les pas quasiment
36:22de Donald Trump
36:23s'est totalement émancipé
36:25bon il y a eu
36:26effectivement d'abord
36:27la question
36:28de l'attaque
36:28contre l'Iran
36:29qui n'était pas
36:31acceptée
36:31par une grande partie
36:32des Italiens
36:32il faut rappeler
36:33qu'une grande partie
36:33de l'opinion publique
36:34en Italie
36:34est imprégnée
36:35quand même
36:35d'une culture pacifiste
36:36alors le parti communiste
36:37a été pendant longtemps
36:38très fort en Italie
36:39mais également une partie
36:40de la démocratie chrétienne
36:40italienne
36:41croit très fortement
36:42qu'il ne faut pas
36:43d'engagement militaire
36:43donc il y avait déjà
36:44cette hostilité
36:45il y a une communauté
36:46un peu comme la France
36:47a une communauté de destin
36:48avec le Liban
36:49il y a aussi le sentiment
36:50que vis-à-vis de la communauté
36:51en tout cas la communauté
36:52chrétienne du Liban
36:52il y a cette solidarité
36:54indéfectible
36:55et puis
36:56la figure du pape
36:58qui pour beaucoup
36:59d'Italiens
37:00est un sanctuaire inviolable
37:02et ce qu'a fait
37:02Donald Trump
37:03qui sans doute a cru
37:04que parce que
37:04Léon XIV était américain
37:06il avait le droit
37:07de tenir les propos
37:08qu'il a tenus
37:08à son endroit
37:09et bien ça a été jugé
37:10comme inacceptable
37:10par nombre d'Italiens
37:12et Georgia Meloni
37:12se devait
37:13de couper
37:14les ponts
37:14avec Donald Trump
37:15dont en plus
37:16l'efficacité électorale
37:17en Europe
37:18reste très largement
37:19à confirmer
37:21après ce qu'on a vu
37:21avec la Hongrie
37:22le week-end dernier
37:23et Georgia Meloni
37:23qui d'ailleurs
37:24avait critiqué
37:24les propos de Donald Trump
37:25envers le pape
37:26en disant que c'était
37:27inacceptable
37:27elle n'avait pas le choix
37:29parce qu'on n'a pas idée
37:31dans l'opinion publique
37:32en Italie
37:33il y a 68% des Italiens
37:35qui étaient contre la guerre
37:36c'est quand même beaucoup
37:38et au-delà même
37:39des sujets
37:40d'impact local
37:41sur le carburant
37:42c'est le principe d'eux
37:43et on ne touche pas au pape
37:44que vous soyez catholique
37:45ou pas catholique
37:46en Italie
37:47c'est juste pas possible
37:48donc elle n'avait pas le choix
37:50elle l'a condamnée
37:51mais elle devait aussi
37:52se séparer
37:52il devenait presque toxique
37:54dans l'histoire pour elle
37:54après c'était juste
37:56pour vous dire
37:57on a parlé des volumes
37:58bon je ne vais pas vous dire
37:59que la réunion
38:00des quatre dirigeants européens
38:02a mobilisé les foules
38:03moins de succès
38:04que Donald Trump
38:04un peu moins
38:053 millions et demi de messages
38:06ouais c'est beaucoup plus calme
38:07ça se compte plutôt
38:09en centaines de milliers
38:10ce qui est déjà pas mal
38:11parce que je cumule
38:12sur tous les pays
38:14après le sujet
38:15il était
38:16le sens du timing en soi
38:17qui a été pas mal commenté
38:18mais surtout l'impression
38:19comme vous le disiez
38:20que peut-être
38:21c'est une solution
38:22mais que
38:22la vraie réunion
38:23enfin le sens de cette réunion
38:25pour les citoyens
38:26et dans l'opinion publique
38:27c'est qu'ils trouvent
38:28des solutions
38:29pour pallier
38:29à quelque chose
38:30qu'ils ne maîtrisent pas
38:31que tout se passe sans eux
38:33et donc il faut qu'ils trouvent
38:34des solutions
38:35pour s'organiser
38:36et vous parliez d'images
38:37symboliques
38:38avec les quatre pupitres
38:40l'image la plus reprise
38:41c'est un gif
38:42alors je vais essayer
38:43de vous le mimer
38:44mais voilà
38:44c'est quelqu'un
38:45c'est pour la télé
38:46parce qu'à la radio
38:46ça va être dur
38:47je vais vous l'expliquer un peu
38:49mais c'est un
38:49donc bon c'est tout
38:50ce qu'est un gif
38:51n'est-ce pas
38:51c'est une image
38:52qui tourne en boucle
38:53et en fait c'est un monsieur
38:55qui pousse le métro
38:56qui est en train de partir
38:57en donnant l'impression
38:58que c'est lui
38:58qui le lance
38:59voilà
38:59et il a été beaucoup repris
39:01cette image là
39:01très bien
39:02vous l'avez très bien mimé
39:06on parle aussi dans ces informés
39:07ou qu'on reparle
39:07parce qu'on l'a déjà évoqué
39:09de cette rêve de dix jours
39:10conclue hier
39:11entre Israël et le Liban
39:13c'est le feu
39:13on l'a dit très fragile
39:14puisque d'après un média
39:16d'état libanais
39:17une frappe israélienne
39:18dans le sud
39:18aujourd'hui
39:19a fait au moins un mort
39:20Donald Trump
39:21qui a pourtant interdit
39:22à Israël
39:23de continuer à bombarder le Liban
39:24voilà ce que dit en réponse
39:25le premier ministre
39:26Benyamin Netanyahou
39:30le Hezbollah d'aujourd'hui
39:31n'est plus que l'ombre de lui-même
39:33par rapport aux dernières années
39:34de Nasrallah
39:34mais je le dis honnêtement
39:36nous n'avons pas encore fini le travail
39:37nous avons des mesures à prendre
39:39pour contrer la menace
39:40que représentent encore
39:41les roquettes et les drones
39:42et je ne rentrerai pas
39:43dans les détails
39:45nous n'avons pas encore
39:46fini le travail
39:47dit Benyamin Netanyahou
39:48en clair Estelle Martin
39:49le premier ministre israélien
39:50ne compte pas écouter Donald Trump
39:51non et puis surtout
39:52il a un problème
39:53avec son opinion publique
39:53alors certes
39:54il y a une partie
39:54qui veut peut-être
39:55que la guerre s'arrête
39:56mais là
39:57le compte n'y est pas
39:58il voulait vraiment
39:58qu'on en finisse avec
39:59les Israéliens
40:01une majorité
40:02voulait qu'on en finisse
40:02avec la menace
40:04iranienne
40:05des gardiens de la révolution
40:06on voulait qu'on en finisse
40:06avec le Hezbollah
40:07qui continue à frapper
40:08d'où l'intensification
40:09des frappes ces derniers temps
40:10exactement
40:11et donc
40:11et ce n'est pas le cas
40:12et là il y a donc
40:13cet arrêt subi
40:14sous la pression
40:15de Donald Trump
40:16nous on a passé
40:17un sujet
40:18avec des reportages
40:19enfin avec des témoignages
40:20pardon dans 64 minutes
40:21avec des Israéliens
40:22du Nord
40:23qui sont
40:23très en colère
40:25et d'ailleurs même
40:25sur votre antenne
40:26j'ai entendu
40:27un des maires
40:28israéliens
40:29qui disait
40:30mais qu'est-ce que c'est que ça
40:30on n'y est pas du tout
40:31nous on veut la sécurité
40:33on ne l'a pas
40:33et ça je pense que
40:34Benjamin Netanyahou
40:35là il est
40:36là c'est lui pour le coup
40:37qui est pris en étau
40:38entre Donald Trump
40:39et son opinion publique
40:41et là je pense
40:41qu'il doit jouer
40:42un petit peu
40:43avec tout ça
40:44Raphaël Kahn
40:45il peut totalement
40:46échapper au contrôle
40:47j'allais dire
40:47de Donald Trump
40:48pour en tout cas
40:48ne pas l'écouter
40:49alors je pense que
40:50par nature
40:52Benjamin Netanyahou
40:53a beaucoup plus de suite
40:54dans les idées
40:54et de constance
40:55que Donald Trump
40:56ça c'est presque
40:57une évidence
40:58une lapalissade
40:59et donc
41:00je crois que
41:01depuis le début
41:01Benjamin Netanyahou
41:02sait précisément
41:03où il va
41:04où il veut aller
41:05et où se situe
41:06son opinion publique
41:07aujourd'hui
41:08il a deux contraintes
41:09Benjamin Netanyahou
41:10qui le poussent
41:11dans la même direction
41:12il y a le calendrier judiciaire
41:14et politique
41:15qui fait que
41:17toute la réélection
41:18c'est un peu comme le vélo
41:19s'il arrête de pédaler
41:20il tombe
41:20Benjamin Netanyahou
41:21qu'il obligeait
41:22en permanence
41:23se replacer
41:25dans des conflits régionaux
41:27et se remettre
41:29finalement
41:29dans le discours
41:31l'histoire
41:32le narratif
41:33du 7 octobre
41:33c'est-à-dire
41:34Israël
41:35qui a été attaqué
41:36atteinte dans sa chair
41:37et qui doit reconfigurer
41:38la région
41:38car elle en a aujourd'hui
41:39la possibilité
41:40et puis
41:41l'autre
41:42l'autre difficulté
41:43pour lui
41:43effectivement
41:43c'est cette opinion publique
41:45qui a pu être sceptique
41:46sur d'autres
41:47questions régionales
41:49comme par exemple
41:50Gaza
41:51la Cisjordanie
41:52ou au-delà des frontières
41:53même des bombardements
41:54sur la Syrie
41:55et l'occupation
41:56plus large du Golan
41:57mais qui en revanche
41:57sur cette question
41:58de l'Iran
41:59semble faire preuve
42:00d'une certaine unanimité
42:01en témoignent
42:02la position du chef
42:03d'état-major
42:04et El Zamir
42:04qui critiquent
42:05sur d'autres dossiers
42:06et totalement
42:06aujourd'hui
42:07en symbiose
42:08en phase
42:09au diapason
42:09de Donald Trump
42:10de Benjamin Netanyahou
42:12sur cette question
42:13du Liban
42:13et de la menace
42:14existentielle
42:15que représente
42:16pour nombre d'Israéliens
42:16le Hezbollah
42:17On a l'impression
42:18Claude Guibal
42:18au fil des semaines
42:19des mois
42:20que Benjamin Netanyahou
42:22j'ai utilisé un mot
42:23un peu fort
42:23mais parfois
42:24s'écrase devant
42:25la volonté
42:25de Donald Trump
42:26et puis que d'autres fois
42:27il s'en a franchi
42:28Il y a une relation
42:29de dépendance
42:30évidemment
42:31puisque la marge
42:32de manœuvre militaire
42:33notamment d'Israël
42:35elle est toujours
42:36conditionnée
42:37à la protection
42:38que les Etats-Unis
42:39et l'accompagnement
42:40que les Etats-Unis
42:41leur font
42:41mais on a le sentiment
42:43alors certes
42:44là c'est Donald Trump
42:45qui semble-t-il
42:47siffle la fin
42:48de la partie
42:48mais on voit bien
42:49que s'il tient
42:51le...
42:52voilà
42:53il n'est pas tout seul
42:54à tenir le volant
42:55et que les Israéliens
42:57Benyamin Netanyahou
42:59est toujours en mesure
43:00en tout cas
43:01de contrecarrer
43:02ou de ne pas
43:03ou de mettre
43:04des cailloux
43:06dans la chaussure
43:06de Donald Trump
43:08et de...
43:09oui de garder
43:10la main
43:11de continuer
43:12à garder la main
43:13là-dessus
43:13on le voit là
43:15par exemple
43:15au Liban
43:16il faut penser aussi
43:17que Donald Trump
43:18que Benyamin Netanyahou
43:20décidément
43:21doit aussi composer
43:23dans son gouvernement
43:24avec des ministres
43:25qui n'ont absolument
43:26pas envie
43:26que ce conflit
43:27s'arrête
43:28bien au contraire
43:29que ce soit en Iran
43:30et que ce soit
43:31au Liban aussi
43:32donc là-dessus
43:34une fois de plus
43:35on est avec
43:37Donald Trump
43:38une logique
43:39de deal
43:40court-termiste
43:42de business
43:42où on parle
43:44de assets
43:46comme on dit
43:47en anglais
43:48de...
43:49je ne trouve pas
43:50le terme en français
43:51mais voilà
43:51d'atouts
43:53de jetons
43:53enfin d'actifs
43:55on a des actifs
43:56à droite à gauche
43:57mais pour Donald Trump
43:59ces actifs
44:00c'est pas des gens
44:01c'est pas une histoire
44:03centenaire
44:04millénaire
44:04c'est pas du sang
44:05qui est versé
44:06c'est des actifs
44:08les frontières
44:09c'est pas une question
44:11et donc
44:12on a
44:13cette logique-là
44:15court-termiste
44:16et on a
44:16au Proche-Orient
44:17une dynamique
44:18qui est totalement
44:19différente
44:20et donc
44:20on est avec
44:21ces deux calendriers
44:22qui se heurtent
44:23en permanence
44:24donc on a
44:24ce flou
44:26de cette surface
44:27des choses
44:27on nous dit
44:28hop il y a deal
44:29il y a machin
44:29il y a accord
44:30il y a tout ceci
44:31il y a tout cela
44:31et puis
44:32il y a ce temps long
44:33et qui est incompressible
44:35et on ne réglera pas
44:36des dizaines
44:38d'années
44:38et plus
44:39de massacres
44:41de morts
44:42de douleurs
44:42de tristesse
44:43dans cette région
44:44simplement
44:45avec un deal
44:46pas plus qu'avec
44:47une rivière à Gaza
44:48ou autre
44:49et parfois
44:49ça peut mettre aussi
44:51là on voit que
44:51Joseph Aoun
44:52le président libanais
44:53est dans une position
44:54aussi un peu compliquée
44:54parce que là
44:55il vient de tweeter
44:56le Liban ne conclura
44:58aucun accord
44:58portant atteinte
44:59à ses droits
45:00parce que lui aussi
45:01il est mis en difficulté
45:02c'est-à-dire que
45:02vraiment
45:03il est épié de partout
45:05sur le fait
45:05de faire un deal aussi
45:06ou de trouver un accord
45:08avec Israël
45:09il y a une autre phrase
45:11ce soir
45:11que l'on peut donner
45:12de Joseph Aoun
45:13qui dit
45:13les discussions directes
45:14avec Israël
45:15ne représentent pas
45:16je cite
45:16un signe de faiblesse
45:18il s'adresse à qui
45:20parce qu'il sait
45:20que c'est dangereux
45:21on va dire politiquement
45:22et même physiquement
45:23pour lui
45:24de vivre avec Israël
45:25évidemment
45:25on l'a évoqué
45:26rien que de penser
45:27à une rencontre
45:28entre Benjamin Netanyahou
45:29et Joseph Aoun
45:30c'est impossible
45:33ce qui est impossible
45:34parce que
45:34vous l'avez dit
45:35c'est très dangereux
45:36pour lui politiquement
45:36parce que c'est un pays
45:38multiconfessionnel
45:39parce qu'il y a des chiites
45:41évidemment
45:41alors tous peut-être
45:42ne sont pas d'accord
45:43avec le Hezbollah
45:43mais au vu
45:45des incursions israéliennes
45:47au vu des 2300 morts
45:48au vu du mercredi noir
45:50du 8 avril
45:51quand même
45:51on rappelle plus de 353 morts
45:53et bien évidemment
45:54que j'imagine
45:55qu'une partie
45:56de la population libanaise
45:57ne veut plus
45:59entendre parler
46:00de Benjamin Netanyahou
46:01vomit tout ce qui vient
46:03d'Israël
46:04et alors là
46:04pour Joseph Aoun
46:06qui a besoin
46:07de ces accords
46:07parce qu'on a besoin
46:08d'une trèfle
46:09le Liban est tabou
46:10c'est compliqué
46:11il faut qu'il s'explique
46:13il faut qu'il se justifie
46:14en quelque sorte
46:14auprès de son opinion
46:16publique notamment
46:17Raphaël
46:18c'est le baiser de la mort
46:19pour Joseph Aoun
46:20parce qu'en fait
46:20il faut d'abord
46:21avoir en tête
46:22que le Liban
46:22aujourd'hui
46:23ne reconnaît pas Israël
46:24et ça pose
46:25une véritable difficulté
46:26parce que
46:27se rencontrer
46:28c'est déjà
46:29une forme de reconnaissance
46:30qui plus est
46:31dans un contexte
46:31dans lequel Israël
46:32réoccupe le sud Liban
46:33ce qui n'était plus arrivé
46:34depuis le début
46:35des années 2000
46:35donc avec une atteinte claire
46:36à sa souveraineté
46:37et avec les destructions
46:38qu'on vient de voir
46:39et les atteintes aux civils
46:41il n'y a pas eu
46:41le 8 avril
46:42il n'y a pas eu de sommation
46:44donc il y a véritablement là
46:46une volonté délibérée
46:48d'assumer
46:49à défaut de les provoquer
46:50des dommages collatéraux
46:51comment voulez-vous vendre
46:52dans la foulée
46:52une rencontre
46:54avec
46:55alors en plus
46:57à la maison blanche
46:57on imagine
46:58Donald Trump
46:58tout sourire
46:59dans une réunion
47:01dont le cadre
47:01passerait totalement
47:03sous silence
47:03les souffrances
47:04du peuple libanais
47:05ce serait sans doute
47:06vécu comme indécent
47:07par nombre
47:09de Libanais eux-mêmes
47:10à quel point
47:11Estelle Martin
47:12peut-être
47:12à quel point
47:13la trêve
47:14entre Israël
47:14et le Liban
47:16conditionne
47:16celle entre
47:18l'Iran
47:18et les Etats-Unis
47:19aujourd'hui
47:19alors a priori
47:20c'est une ligne rouge
47:21qui a été donnée
47:22qui a été tracée
47:22par les gardiens
47:23de la révolution
47:24donc en ce moment
47:25vu que ça se dit
47:27alors il faudrait peut-être
47:27qu'on arrête
47:28je viens d'une chaîne
47:29francophone
47:30c'est mal
47:30mais on est en train
47:31de négocier
47:32entre Donald Trump
47:33et les Pazarans
47:35ils veulent absolument
47:36arriver à un accord
47:38et le Liban
47:38en fait partie
47:39et donc on voit bien
47:40que d'ailleurs
47:40le Hezbo là
47:41ne réagit pas
47:42ils n'ont pas dit
47:42oui d'accord
47:43on est d'accord
47:44etc
47:44mais pour l'instant
47:46ils ne répondent pas
47:47donc ils obéissent
47:49en quelque sorte
47:50à Téhéran
47:51pareil pour Donald Trump
47:52il a quand même dit
47:53à Benyamin Netanyahou
47:54on arrête les bombardements
47:55donc pour l'instant
47:56oui je pense que ça conditionne
47:58et c'est peut-être
47:58alors je ne sais pas
48:00dans quelle mesure
48:01mais c'est peut-être aussi
48:01une chance pour le Liban
48:03qui avait quand même
48:03disparu des radars
48:04on le disait
48:05Donald Trump
48:06le Liban
48:06il n'en avait vraiment
48:08rien à faire
48:09et là d'un coup
48:10il faut remettre
48:11le Liban
48:12au devant
48:13et donc peut-être
48:14que ça va peut-être
48:15permettre au moins
48:16en tout cas
48:16au moins une trêve
48:1810 jours pour l'heure
48:18est-ce que ça va être
48:20poursuivi
48:20là c'est la grande question
48:21oui c'est la question
48:21c'est un appel d'air
48:23certainement
48:23parce que
48:24pour Donald Trump
48:25le Liban
48:26c'est un problème
48:27à geler
48:28mais ce n'est pas
48:29un problème
48:29à résoudre
48:30en profondeur
48:31et c'est remettre
48:33un sou dans la machine
48:34pour plus tard
48:34si la question
48:35n'est pas effectivement
48:36traitée
48:37et elle ne peut pas
48:38l'être dans cette urgence
48:39sous la pression
48:40à la fois de l'Iran
48:41d'Israël
48:42et des Etats-Unis
48:44ce qui veut dire
48:44Raphaël Khan
48:45que par exemple
48:46si ce week-end
48:47Islamabad
48:47si effectivement
48:48Iraniens et Américains
48:50se réunissent
48:50à nouveau
48:51qu'ils arrivent
48:52à finaliser
48:53un accord
48:54il faut absolument
48:54pour eux
48:55que l'autre accord
48:56entre le Liban
48:58et Israël
48:59on va y arriver
48:59tienne également
49:00tout dépendra
49:01de la détermination
49:03des Iraniens
49:04en fait
49:04à ce que
49:05dans la corbeille
49:06de l'accord
49:08figure le Liban
49:09c'est eux
49:10qui ont réintroduit
49:10le Liban
49:11dans la négociation
49:12avec les Américains
49:13comme vous l'avez dit
49:13pour Donald Trump
49:14c'est absolument pas
49:15une donnée du problème
49:15et donc
49:17Donald Trump
49:18lui a hâte
49:19de s'extirper
49:20de cette guerre
49:21dans laquelle
49:22d'une certaine manière
49:23l'a précipité
49:23Benyamin Netanyahou
49:24pour ce faire
49:25il est prêt
49:25à y inclure
49:26le Liban
49:26tant que l'Iran
49:28en fait effectivement
49:28une condition
49:29de son propre accord
49:30voilà
49:31il y a un autre pays
49:32dont je voudrais
49:33qu'on parle
49:33on l'a évoqué
49:34tout à l'heure
49:34c'est la Chine
49:36on parlait
49:36de la réouverture
49:37du détroit d'Hormuz
49:38la Chine a bien sûr
49:39des intérêts
49:40énormes
49:40Estelle Martin
49:41est-ce que Pékin
49:42est intervenu
49:43diplomatiquement
49:43pour faire réouvrir
49:45ce détroit d'Hormuz ?
49:46Alors pour l'instant
49:46je crois qu'on ne le sait pas
49:49mais effectivement
49:49la Chine joue
49:50alors un drôle de jeu
49:52puisque d'un côté
49:53il semblerait
49:54qu'elle ait vraiment
49:55fourni des satellites
49:56qu'elle ait fourni
49:56de l'aide
49:57aux Iraniens
49:58donc quand on dit
49:59que la Chine veut absolument
50:00que ça cesse
50:01pour retrouver
50:02son pétrole
50:02retrouver
50:04toutes les ressources
50:06dont elle a besoin
50:07alors pourquoi
50:08donner en sous-main
50:10une aide
50:11aux Iraniens
50:12ça j'avoue
50:12que ce billard
50:14à trois bandes
50:15je ne le comprends pas
50:17à l'heure actuelle
50:18mais moi je pense
50:20que la Chine
50:20effectivement doit jouer
50:21en tout cas
50:21elle était très proche
50:22du Pakistan
50:22les dernières négociations
50:25avec J.D. Vance
50:26elle était quand même présente
50:27elle n'arrête pas
50:28de répéter
50:29qu'elle veut la paix
50:31donc à mon avis
50:32si on découvre
50:33que les Chinois
50:33ont œuvré
50:34pour cette paix
50:36ça ne serait pas non plus
50:37une grande surprise
50:37Raphaël Khan
50:38qui est sorti
50:40on va dire progressivement
50:41au cours de ce conflit
50:42de sa discrétion
50:44un peu habituelle
50:45oui on a tout dit
50:45sur la Chine
50:46on pensait dans les premiers jours
50:48de l'offensive
50:51américano-israélienne
50:52que l'objectif premier
50:54était de couper
50:55à la Chine
50:55ses voies d'approvisionnement
50:56en pétrole
50:57on s'est rendu compte
50:58par la suite
50:58que seul
50:59continuait de passer
51:00outre effectivement
51:01des navires
51:02pakistanais
51:02mais en gros
51:03des bateaux
51:04qui venaient
51:05acheminer
51:05le pétrole
51:07vers la Chine
51:07et que donc
51:08elle restait
51:08la principale bénéficiaire
51:09de ce blocus
51:10du détroit d'Hormuz
51:11qu'avaient provoqué
51:12les américains
51:12aujourd'hui
51:13on commence à s'apercevoir
51:15que tout de même
51:16l'architecture
51:17du commerce mondial
51:18qui découlera
51:19de la fin de cette guerre
51:20pourrait tout de même
51:21avoir une incidence
51:22la Chine jusqu'à présent
51:23se fournissait
51:24pour un peu plus de 13%
51:25de ses approvisionnements
51:25à des taux
51:26très préférents
51:27enfin des niveaux de prix
51:28très préférentiels
51:30auprès
51:30de l'Iran
51:31en brut
51:32parce que l'Iran
51:32était sanctionné
51:33si demain
51:34les sanctions
51:35étaient levées
51:36si demain
51:36les américains
51:37obtenaient
51:38dans le cadre
51:38d'un accord global
51:39avec Téhéran
51:39que ces tarifs
51:41soient relevés
51:41vis-à-vis de la Chine
51:42ça pourrait pénaliser
51:43Pékin
51:44et puis une dernière chose
51:45la Chine a entrevu
51:45à un moment
51:46une dédollarisation
51:46des paiements
51:48de pétrole
51:49dans la région
51:49parce que c'était aussi
51:50l'un des objectifs
51:51de l'Iran
51:51en faisant payer
51:52le passage
51:53par la même occasion
51:54de faire payer
51:55désormais
51:55en yuan
51:56les transactions
51:57en pétrole
51:58et très cher
51:59et très cher
51:59or ce ne sera pas
52:00forcément le cas
52:01encore une fois
52:01tout dépendra
52:02des paramètres
52:02du futur accord
52:03qui sera négocié
52:04entre les Etats-Unis
52:05et l'Iran
52:05c'est toujours intéressant
52:07de regarder les caricatures
52:09pour l'opinion public
52:10et la Chine
52:11est régulièrement
52:12interpellée
52:13je vous passe
52:13le passage
52:14du gros câlin
52:15qui avait pas mal
52:17fait parler
52:18quand Donald Trump
52:19avait dit que
52:19bientôt
52:20il allait lui faire
52:21un gros câlin
52:21à ses gynpines
52:23mais c'est surtout
52:24il y a une association
52:25avec Poutine
52:25qui revient tout le temps
52:26dans toutes les caricatures
52:28en expliquant que
52:28globalement
52:30les Américains
52:31c'est assez confus
52:32pour le Liban
52:33et l'ensemble
52:34de ce qui se passe
52:35localement
52:36en revanche
52:37la Chine méchant
52:38ça ils comprennent bien
52:39Poutine pas sympa
52:40ils comprennent bien aussi
52:41et donc il y a beaucoup
52:42de messages de ce type là
52:43donc c'est caricatural
52:44mais en même temps
52:45ça raconte quelque chose
52:46de l'opinion publique
52:46qui se dit
52:47ils vont peut-être finir
52:48eux aussi par devenir vainqueurs
52:50donc la question que se pose
52:51l'opinion publique
52:51de qui est le vainqueur
52:52au-delà de savoir
52:53si c'est Trump ou pas
52:54c'est aussi
52:54est-ce que les Chinois
52:55vont finalement
52:56s'en sortir
52:58ou mieux
52:58est-ce que les Russes
52:59finalement profitent aussi
53:00de cette histoire
53:01donc on voit bien
53:02que la géopolitique
53:03même quand on essaye
53:04de la simplifier
53:04par petits messages
53:06écrits en capital
53:07et envoyés
53:09toutes les trois minutes
53:10il y a quand même
53:10quelque chose
53:11que l'opinion pressent
53:12et qui n'est pas
53:14si simple que ça
53:14à gérer pour
53:15Donald Trump
53:16et l'ensemble des dirigeants
53:18voilà rien n'est simple
53:19on a essayé quand même
53:19d'être le plus clair possible
53:20ce soir grâce à vous
53:22merci à tous les quatre
53:23d'être venus ce soir
53:24merci Véronique
53:25Véronique Ressoul
53:25présidente de
53:26Backbone Consulting
53:27Estelle Martin
53:28on vous retrouve sur TV5Monde
53:29votre émission
53:3064 minutes week-end
53:32le monde dans tous ses états
53:34ça c'est pour vous
53:34Raphaël Kahn
53:35sur France 24
53:36et Claude Guibald
53:37on vous écoute bien sûr
53:38sur France Info
53:39la rédaction internationale
53:40de Radio France
53:41merci à tous
53:43de nous avoir suivis
53:43très bonne soirée
53:44sur France Info
53:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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