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  • il y a 2 jours
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet.

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00:00Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio mais aussi à la télé, c'est sur le canal 16
00:04de la TNT.
00:05A la une, ce soir, que va annoncer Donald Trump ?
00:08Le président américain va prendre la parole cette nuit parmi les hypothèses,
00:12la fin de la guerre ou au contraire l'envoi de troupes au sol en Iran.
00:16On en débat dans un instant.
00:17Les conséquences économiques en France de cette guerre au Moyen-Orient,
00:20le gouvernement veut plus d'électrique dans notre économie,
00:23moins de dépendance aux hydrocarbures, mais avec quel argent, quel financement.
00:27Et puis dans 20 minutes, ne ratez pas l'arrivée des astronautes à bord de leur fusée, on le vivra
00:31en direct.
00:32C'est la mission Artemis 2 qui va partir de Floride en direction de la Lune, une première en plus
00:37de 50 ans.
00:38Nos informés ce soir, bonsoir Isabelle Moreau, directrice de la rédaction de l'agence de presse AEF Info.
00:45Bonsoir Jean-Christophe Ploquin, rédacteur en chef à la Croix.
00:49Bonsoir François Rénard, merci d'être avec nous journaliste et chroniqueur au Nouvelle Obs.
00:55Donald Trump doit donc prendre la parole cette nuit pendant une vingtaine de minutes
01:00au 33ème jour de guerre au Moyen-Orient.
01:03Le président américain qui s'est déjà exprimé aujourd'hui sur son réseau social.
01:06Que va-t-il pouvoir bien dire cette fois ?
01:08Bonsoir Camille Revelle.
01:10Bonsoir Victor, bonsoir à tous.
01:11Correspondante de France Info aux Etats-Unis avec nous en direct.
01:15Les Etats-Unis où tout le monde aura les yeux rivés.
01:17Il sera 3h du matin en France, mais 21h sur la côte Est, sur cette prise de parole de Donald
01:22Trump.
01:23Oui, vous le disiez, une vingtaine de minutes attendues.
01:26Un exercice plus solennel pour le président américain.
01:29Si vous vous souvenez, il y a un peu plus d'un mois, lorsqu'il annonce l'entrée en guerre
01:32des Etats-Unis contre l'Iran, c'était une vidéo enregistrée dans sa résidence de Floride.
01:37Casquette sur la tête, pas de cravate.
01:39Là, effectivement, ce soir, on parle a priori de 20 minutes d'intervention.
01:43Ça va être diffusé sur toutes les grandes chaînes.
01:46Fox, CBS, NBC, ABC, CNN.
01:49Et d'ailleurs, ça va interrompre, notamment pour les spectateurs de la côte Est, plusieurs
01:53émissions.
01:54Je ne vous les liste pas toutes, mais peut-être deux exemples que nos auditeurs et téléspectateurs
01:58connaissent.
01:58Pour Fox, ça interrompra Masked Singer.
02:01Pour CBS, Survivor.
02:03Donc, ça chamboule.
02:03C'est l'équivalent de Koh-Lanta, un peu.
02:05Voilà, c'est ça.
02:06Ça chamboule un petit peu les programmations.
02:09Les programmations.
02:09Que disent les médias américains avant cette nouvelle allocution, Camille ?
02:13Il se demande un petit peu, comme nous, ce que va dire le président des Etats-Unis, parce
02:17qu'il s'est contredit.
02:19Il y a eu des revirements depuis plus d'un mois de conflits.
02:22Il faut vous dire, cela dit, pour l'instant, si je fais un zapping rapide sur les chaînes
02:27télé, que certes, évidemment, cette allocution, elle est à la une.
02:31Mais là, tout de suite, les médias sont plus focalisés.
02:34CNN, Fox ou encore ABC sur le lancement de la mission Artemis que vous évoquiez tout
02:38à l'heure.
02:38Et il y a un autre sujet qui revient beaucoup aujourd'hui, c'est la Cour suprême qui débat
02:43de la tentative de Donald Trump de redéfinir la citoyenneté américaine.
02:47Donc, en gros, il y a trois sujets ce soir.
02:49Gros sujets, ce sont ces trois-là.
02:51Et puis, il faut vous rappeler qu'il n'est que 14 heures chez nous, effectivement.
02:54Donc, il reste beaucoup de temps à la fois pour les médias pour en parler et pour
02:57que Donald Trump publie de nouveaux messages, possiblement contradictoires.
03:00Camille Revelle, vous restez bien sûr avec nous.
03:02J'en profite pour saluer Richard Verly qui nous a rejoint.
03:05Bonsoir, Richard, correspondant à la France et Europe pour le média suisse.
03:09Blic, Donald Trump qui a promis désir d'importantes nouvelles informations, ce sont ses termes.
03:14Alors, il y a plusieurs scénarios, Richard, auxquels on pense.
03:17Parmi elles, bien sûr, la fin de la guerre.
03:19Vous y croyez ça, Richard Verly, à une annonce de ce type-là ?
03:21Je crois qu'il va d'abord passer peut-être dix bonnes minutes sur les vingt pour dire
03:25qu'il a gagné, pour dire qu'il a gagné, que c'est une victoire éclatante.
03:28Il va donc répéter ce qu'il dit depuis le début.
03:30On va entendre des choses qu'on a entendues, à savoir que l'armée iranienne est détruite.
03:34Je n'ai pas besoin de vous faire la liste.
03:35Vous la connaissez par cœur.
03:37Et puis ensuite...
03:37Il rappelle le discours de George W. Bush en 2003 au début de la guerre en Irak.
03:41D'une certaine manière, mais à la Trump.
03:43C'est-à-dire, j'ai encore plus gagné.
03:45Donc, la victoire est encore plus éclatante.
03:47Après, il a quand même, me semble-t-il, besoin d'une annonce.
03:50Est-ce que l'annonce qu'il va faire, c'est une annonce de négociation plus solide
03:54que ce qu'on a jusqu'à maintenant ?
03:56C'est possible.
03:57Ça m'étonnerait quand même que dans une allocution, il annonce l'envoi de troupes terrestres.
04:01Parce que là, ce serait un envoi, une annonce publique qui ferait le jeu de son ennemi,
04:06à savoir l'Iran.
04:07Mais moi, je parie sur quand même quelque chose qu'il a dans son sac, si je puis dire.
04:11Jean-Christophe Ploquin, effectivement, à l'opposé de la fin de la guerre,
04:14il y aurait l'envoi de troupes au sol.
04:16Est-ce que vous imaginez que c'est une possibilité ?
04:19Effectivement, il n'avait pas prévenu le 28 février au moment d'attaquer l'Iran.
04:22Pas plus début janvier au moment d'attaquer le Venezuela.
04:25Oui, là, on voit bien l'art du brouillard par Donald Trump.
04:30Enfin, vous voyez, on est à quelques heures de cette intervention qui est présentée comme très importante.
04:34et on en est à évaluer des possibilités extrêmement différentes.
04:38Donc, qu'est-ce qui pousserait Donald Trump à aller jusqu'à une intervention terrestre,
04:44donc à envoyer des Marines, notamment sur l'île de Cargue ?
04:47Ce serait vraiment la volonté d'abattre véritablement le régime de Téhéran
04:51et de supprimer ses principales ressources pétrolières
04:55et du coup ses principales ressources financières.
04:59Donc, ce serait vraiment aller dans la direction du régime change,
05:02de vraiment renverser, non seulement on voit que beaucoup de dirigeants iraniens
05:07ont été assassinés, tués par des frappes depuis le début de la guerre,
05:11mais là, ce serait vraiment aller jusqu'au bout d'une logique
05:14qui serait d'avoir un nouveau régime à Téhéran.
05:17Non, on sait que c'est une hypothèse qui serait très, très difficile à mener
05:21parce qu'il faudrait beaucoup plus d'hommes, en fait,
05:25pour vraiment tenir l'Iran, pour vraiment conquérir l'Iran.
05:29Ils sont pour l'instant disposés dans la région.
05:31Exactement, donc c'est totalement insuffisant pour un objectif
05:33qui serait de renverser le régime.
05:35Donc voilà, on se perd un petit peu en conjoncture.
05:37Envoi de troupes au sol, fin de la guerre, voilà pour les hypothèses.
05:41François Reynard, est-ce que Donald Trump ne pense pas finalement aussi
05:44tout simplement à l'après-guerre déjà ?
05:45Alors, la chose qui est fascinante, c'est qu'on essaie tous de savoir
05:48ce que pense Donald Trump.
05:50La question est, est-ce que Donald Trump pense ?
05:51C'est-à-dire que, non, je dis ça par plaisanterie, mais à peine,
05:55parce que ce qui est frappant, c'est la déconnexion totale
05:59qu'il y a avec la réalité.
06:00C'est-à-dire qu'il y a une réalité, enfin, tous les jours,
06:02il dit qu'il a gagné depuis un mois, rien n'est gagné depuis un mois.
06:06Là, vous parliez à l'instant, Jean-Christophe, de régime change,
06:10l'idée, il faut se souvenir qu'on disait au départ que cette guerre,
06:14c'était pour faire tomber le régime, ça devait être aussi vite qu'au Venezuela,
06:16il y avait Maduro qui devait être enlevé, l'équivalent bon.
06:18Et là, maintenant, Trump, hier, disait, oui, c'est bon, le régime a changé,
06:23parce que le nouveau président iranien, enfin, le nouveau dirigeant iranien
06:26avec qui il prétend discuter, il prétend que c'est...
06:29On ne sait pas avec qui il discute.
06:30On ne le sait absolument pas.
06:31Et par ailleurs, on sait que les gens qui sont au pouvoir en Iran aujourd'hui
06:34sont encore plus dangereux que ceux qui y étaient il y a un mois.
06:37C'est-à-dire que c'est des durs de durs.
06:38C'est des durs de durs qui ont une autre arme en main pour écraser le peuple iranien,
06:41qui est, vous êtes des traîtres, puisque vous supportez les gens qui nous envoient des bombes.
06:44C'est une catastrophe pour le peuple iranien.
06:45Sur ce point-là, rapidement, Richard Verly, Donald Trump, effectivement, a dit,
06:49je discute avec, enfin, ou en tout cas, je discute,
06:51il a dit, le président du nouveau régime iranien a demandé aujourd'hui un cessez-le-feu.
06:56On ne sait pas de qui il parle, Donald Trump.
06:58Non, il a parlé d'un troisième régime.
06:59Donc, il a dit, le premier régime a été décapité,
07:02le deuxième régime, ils sont tous morts,
07:03et maintenant, on a un troisième régime, sans dire à qui il a affaire.
07:07C'est dans sa tête à lui.
07:08Ce qu'on sait, effectivement, c'est que le président Pêch-Mézihan a fait,
07:13semble-t-il, exprimé un certain nombre de demandes.
07:17On a eu...
07:18Il a eu un démenti, ensuite, le Téhéran.
07:19Voilà, mais on a une information diffusée en Israël,
07:21selon laquelle ce président élu, je le rappelle,
07:24mais tout à fait membre du régime,
07:27aurait des désaccords avec les gardiens de la Révolution.
07:29Et on sait aussi que le Pakistan a confirmé avoir transmis des messages
07:32et s'est dit disposé à accueillir des négociations.
07:35Ça, ce sont les seuls faits qu'on a.
07:37Après, le reste, c'est dans la tête de Donald Trump.
07:40Et François a assez bien résumé la situation.
07:42Ce qui va peser aussi pour Donald Trump, c'est bien sûr l'économie.
07:45On le voit avec les marchés, les cours de la bourse,
07:48guerre de plus en plus impopulaire.
07:49Camille Revelle, vous êtes toujours avec nous.
07:51Il est toujours soutenu, Donald Trump, par sa base maga.
07:54Mais cela commence à s'effriter.
07:56Alors, il est effectivement, Donald Trump, toujours soutenu par sa base.
08:00En revanche, c'est vrai que la guerre est de plus en plus impopulaire dans l'opinion publique.
08:04Il faut voir de qui on parle quand on parle des républicains.
08:07Déjà, dans certains sondages, vous avez vraiment la base maga.
08:11Un gros tiers de l'électorat, eux, ne bougent pas.
08:13En revanche, vous avez des républicains modérés
08:15et certains jeunes chrétiens conservateurs qui contestent cette guerre.
08:19Et il le sait, Donald Trump, que cette guerre est impopulaire.
08:21C'est pour ça aussi, je pense, comme votre intervenant, qu'il va rappeler son calendrier.
08:26On va partir d'ici deux à trois semaines.
08:28On veut conclure l'opération.
08:30Et vous disiez qu'il se projette sur l'après.
08:32Et effectivement, forcément, Donald Trump y pense au mois de novembre.
08:35Les élections de mi-mandat, les mid-terms, élections risquées pour les républicains.
08:41Ça peut coûter cher au Congrès, ce conflit.
08:43Et puis plus dans l'immédiat, si je vous reparle d'autre chose qui coûte cher, c'est le prix
08:46de l'essence.
08:47On en parle beaucoup en France.
08:48En France, vous savez, on a la barre symbolique du gazole, de l'essence au-dessus de 2 euros.
08:54Eh bien, aux Etats-Unis, c'est 4 dollars le gallon.
08:56En gallon, c'est un peu moins de 4 litres.
08:59Cette barre symbolique-là est franchie.
09:01Et c'est un seuil psychologique très important pour les Américains.
09:05Donc forcément, ça, Donald Trump va l'avoir en tête tout à l'heure.
09:08D'ailleurs, quand il a dit « Je vais partir de l'Iran, ça va tout régler hier soir devant
09:13des journalistes »,
09:14c'était pour répondre à une question « Comment on fait baisser le coût des carburants ? »
09:17Isabelle Moreau, on sait d'ores et déjà que cette allocution de Donald Trump, cette annonce, on va dire, solennelle,
09:23elle aura des répercussions sur l'économie.
09:25Oui, tout à fait.
09:26Alors, vous le disiez, votre correspondante le disait aux Etats-Unis.
09:29C'est vrai qu'aujourd'hui, le discours, il va s'adresser également aux Américains.
09:33Parce que c'est vrai qu'il va, on ne sait pas, on s'attend tous peut-être à des
09:36annonces,
09:36mais on n'en est pas encore complètement sûrs.
09:38Il va aussi peut-être un petit peu taper, je ne sais pas si le mot est exact,
09:41sur les Européens qui ne l'ont pas aidé dans un certain nombre de choses,
09:44notamment sur le détroit d'Hormuz.
09:46Mais c'est vrai que l'aspect économique est très important.
09:49Et votre correspondante le disait, le prix du pétrole est quand même très, très cher là-bas.
09:53Donc, vient se rajouter aussi, je crois qu'on est à 13 morts au niveau des troupes américaines.
09:58C'est vrai qu'il avait fait la promesse qu'il ne retournerait pas dans ce type de pays
10:02et engager ce type de conflit.
10:04Aujourd'hui, il y a une partie, effectivement, de sa base qu'il soutient,
10:06mais les autres, pas forcément.
10:08Est-ce qu'il y a une possibilité aussi, Jean-Christophe Plocuin,
10:10qu'il n'annonce rien ou pas grand-chose ?
10:12On se souvient qu'en décembre dernier, lors de sa dernière annonce solennelle,
10:15finalement, il avait fait le bilan économique de son début de mandat et son affaire d'annonce.
10:19Alors, on sait qu'il a une stratégie de communication extrêmement débridée.
10:23Donc, effectivement, l'imprévisibilité, ça fait partie du système de communication de Trump.
10:28Et à la limite, les choses les plus importantes seront peut-être dites ensuite sur son réseau Truth Social,
10:33plutôt que dans cette grande adresse.
10:36Moi, je me demande, pour rebondir sur un élément d'Isabelle Moreau,
10:40est-ce qu'aussi il va parler de l'OTAN ?
10:42Parce qu'on a vu que depuis deux, trois jours, notamment le secrétaire d'État Marco Rubio
10:48a eu des propos très sévères sur les Européens, en disant, effectivement,
10:53les Européens n'ont pas voulu aller sécuriser le détroit d'Hormuz.
10:57Évidemment, puisque ce n'était pas eux qui avaient déclenché cette guerre,
11:00ce n'était pas aux Européens de réparer les dégâts.
11:03Mais en tout cas, ça a renforcé dans l'administration de Trump
11:07l'idée que les Européens ne sont pas des alliés fiables,
11:11que les États-Unis passent beaucoup trop d'argent pour la sécurité des Européens
11:16et que finalement, entre les Européens et les États-Unis,
11:19les intérêts deviennent de plus en plus divergents
11:21et donc l'OTAN n'aurait plus vraiment sa raison d'être.
11:25Est-ce que Trump, dans son discours un peu imprévisible,
11:29va aussi lâcher des informations là-dessus ?
11:32Ce sera intéressant de le vérifier.
11:33Il y a peut-être des chances, effectivement, que Donald Trump aborde ce point-là.
11:36On peut rappeler que dans un entretien, effectivement, accordé au Télégraphe,
11:40le média britannique, le président américain, a dit
11:42« questionner l'adhésion de son pays à l'OTAN ».
11:44Camille Revelle, je me tourne à nouveau vers vous.
11:46Ce n'est pas la première fois, mais il s'en prend encore à l'Alliance Atlantique, Donald Trump.
11:51Oui, ce n'est effectivement pas la première fois que Donald Trump critique l'OTAN,
11:55qu'il a qualifié, d'ailleurs, tout à l'heure dans le quotidien britannique de Télégraphe,
11:59de « tigre de papier ».
12:01L'un de vos invités évoquait Marco Rubio,
12:03mais Donald Trump aussi est très sévère envers l'OTAN
12:06et pardonnez-moi, j'ai l'impression que je vous fais la liste de ces messages sur les réseaux sociaux,
12:10mais c'est aussi comme ça qu'il communique.
12:12Il s'en est pris aussi, notamment sur la question du blocage du détroit d'Hormuz.
12:17Il a cité et le Royaume-Uni, et la France en leur disant
12:20« il faut apprendre à vous débrouiller tout seul, si vous voulez du pétrole là-bas,
12:23on vous laisse, débrouillez-vous, on a fait le gros du travail, maintenant c'est à vous ».
12:28On peut imaginer, de manière réaliste, Richard Verly, voir les États-Unis quitter l'OTAN ?
12:34Alors, personnellement, je ne l'imagine pas, parce que les enjeux sont énormes pour les États-Unis,
12:41y compris sur le plan militaire, industriel, et ça, ça compte aux yeux de Donald Trump,
12:45et tout simplement sur le plan sécuritaire.
12:47Ça permet aux États-Unis, Donald Trump l'oublie, mais de tenir l'Europe dans leur étau sécuritaire.
12:54C'est quand même eux qui assurent le parapluie européen,
12:56et ça leur permet en quelque sorte de dominer le continent européen.
13:01Maintenant, tout est possible à ce stade, et je pense, et Jean-Christophe a raison,
13:05on ne peut même pas exclure que dans une allocution comme celle-ci,
13:08ils disent « j'ai décidé de quitter l'OTAN ».
13:10Ça serait extrêmement surprenant, mais après tout, là, ce serait un vrai coup de tonnerre,
13:14et alors le lendemain serait dur à supporter pour la planète entière.
13:18François Reynard ?
13:19Oui, sur l'histoire de l'OTAN, il faut rappeler que, évidemment, moralement,
13:21la question de Trump est absolument intenable.
13:23L'OTAN, c'est une alliance défensive, c'est lui qui a déclenché.
13:25Si n'importe quel pays de l'OTAN déclenche une guerre, les autres ne doivent pas suivre.
13:29Les autres doivent suivre quand le pays est attaqué.
13:31Il faut savoir que le célèbre article 5 de l'OTAN, il a été utilisé une fois en 1949,
13:36c'est les pays de l'OTAN qui sont allés au secours des États-Unis
13:40quand les États-Unis ont été attaqués à la suite du 11 septembre 2001.
13:44C'est pour ça que tous les pays sont entrés dans la coalition pour aller en Afghanistan.
13:48Donc l'OTAN a fonctionné.
13:50Et puis effectivement, comme le disait justement Richard,
13:52l'OTAN, c'est ce parapluie américain qui fait qu'on est dans la tenaille des Américains depuis 1949.
13:58Après tout, évidemment, ce serait difficile au moment de la guerre d'Ukraine, etc.
14:01Mais peut-être que le général de Gaulle avait raison, il faut peut-être secouer ce carcan.
14:04Et s'il dit qu'il quitte l'OTAN, on devra apprendre à se défendre tout seul.
14:08Là, au moins, Trump nous place face à des responsabilités
14:11qui est qu'il faut que les Européens soient des grands garçons
14:14et qu'on pense que maintenant, dans le monde, il y a des gens qui nous en veulent.
14:17Il y a la Chine, il y a les États-Unis, etc.
14:19Il faut qu'on réussisse à se débrouiller sans eux, avec une diplomatie, une Europe unie, etc.
14:24Il n'y a pas d'autre solution.
14:25Jean-Christophe Ploquin, parler de l'OTAN pour Donald Trump,
14:27ce serait une manière aussi d'éviter qu'on se focalise trop sur les autres sujets.
14:31On regarde tous, effectivement, cette annonce, peut-être, d'une fin de la guerre.
14:34Il avait parlé, on le rappelle, de deux à trois semaines,
14:36ou bien, on le redit, cette hypothèse d'envoi de trop au sol.
14:39Alors, c'est sûr que si on regarde la situation intérieure américaine,
14:42et votre correspondante l'a souligné,
14:45ça ne va pas bien pour Donald Trump aux États-Unis.
14:48C'est vrai que ce qui se passe à la Cour suprême est un enjeu très important pour lui.
14:54Les élections de mid-term approchent et, effectivement,
14:58les sondages ne sont pas bons pour un certain nombre d'élus républicains.
15:01Et donc, c'est assez dramatique de raisonner comme ça,
15:04de se dire, finalement, les questions de politique étrangère
15:07sont peut-être un moyen pour Donald Trump de détourner l'attention
15:10et à destination de sa base politique MAGA.
15:15Mais certainement, ça fait partie du calcul du président américain.
15:18Et on rappelle donc Donald Trump qui va prendre la parole cette nuit,
15:223h du matin, heure française, 21h, aux États-Unis.
15:25Merci beaucoup, Camille Revelle, d'avoir été avec nous ce soir
15:28dans les informés correspondantes de France Info aux États-Unis.
15:32On va continuer, bien évidemment, à parler de la guerre au Moyen-Orient,
15:35mais l'autre événement de la nuit aux États-Unis,
15:38Camille Revelle nous en parlait, c'est ce décollage.
15:40Ce sera à minuit 24, très précisément,
15:43depuis le mythique centre spatial Kennedy, en Floride,
15:46de la fusée de la mission Artemis 2.
15:49Nous allons vivre ensemble l'entrée dans la fusée des 4 astronautes,
15:523 hommes et une femme.
15:53Bonsoir, Olivier Sanguilly.
15:56Bonsoir.
15:56Merci d'être avec nous en direct depuis Toulouse.
15:58Vous êtes rédacteur en chef de la revue d'actualité spatiale
16:02de la non moins mythique citée de l'espace.
16:05Cela fait plus de 50 ans, Olivier Sanguilly,
16:07qu'un vol habité en direction de la Lune n'a pas eu lieu.
16:09On peut clairement parler ce soir d'un moment historique.
16:13Oui, clairement, c'est la première mission lunaire habitée du 21e siècle,
16:17puisqu'on n'a jamais tourné autour de la Lune depuis 1972.
16:21Donc, 4 personnes.
16:22A noter qu'il y aura le premier non-américain,
16:24le canadien Jeremy Hansen.
16:26Une première femme également ?
16:28Oui, la première femme, Christina Koch,
16:30et le premier afro-américain avec le pilote Victor Glover.
16:32On précise, Olivier Sanguilly, qu'ils vont tourner autour de la Lune.
16:35Pas question, pour l'instant en tout cas,
16:37d'envoyer à nouveau des hommes sur la Lune.
16:40Exactement, c'est ce qu'on appelle elle-même un vol d'essai.
16:43Ils font un tour de Lune, c'est-à-dire qu'ils ne se mettent pas sur orbite autour de
16:47la Lune.
16:47On a des petits problèmes de connexion avec vous, Olivier Sanguilly.
16:49On va essayer de rétablir.
16:50Allez-y.
16:51Je crois que c'est revenu.
16:52Allez-y.
16:53Voilà.
16:54Donc, en fait, ils ne se mettent même pas sur orbite autour de la Lune.
16:57Ils font un tour de Lune.
16:58Et ils sont sur ce qu'on appelle une trajectoire de retour libre,
17:00c'est-à-dire que l'attraction de la Lune va ramener la capsule Orion vers la Terre.
17:04Alors, on va commenter ensemble cette entrée à bord de la fusée de nos quatre astronautes.
17:10Racontez-nous ce qui se passe en ce moment même.
17:12On a un œil sur les images.
17:14Là, ils suivent une procédure très précise.
17:17Vous voyez, les hommes en blanc, les personnes en blanc,
17:20aident les astronautes qui sont en orange à s'installer.
17:23Olivier Sanguilly, on a un problème de son.
17:26On va essayer de le régler ensemble.
17:27Je vais vous reprendre peut-être dans un instant.
17:29François Rénard, je voudrais vous entendre parce que je connais votre âme d'historien
17:34et d'amateur de la conquête spatiale.
17:37Qu'est-ce que ça vous inspire, cette mission ?
17:38Alors, justement, je pensais à ça.
17:39Là, évidemment, ces quatre personnes qu'on voit là, il y a quelque chose d'héroïque.
17:43Parce que, je ne sais pas, moi, personnellement, je suis content dans un studio à Radio France,
17:46mais je ne serais pas du tout content de partir sur la Lune
17:49et d'être coincé avec l'apesanteur, etc.,
17:52d'être coincé sur ses petits fauteuils, etc.
17:54Ça me foutrait une trouille monstrueuse, ça, c'est sûr.
17:57Donc, je salue leur courage.
17:58Ça, c'est clair.
17:59Mais par ailleurs, je me disais, moi, je suis assez vieux pour me souvenir
18:02de l'arrivée de premier homme sur la Lune.
18:05Enfant, on était tous sortis, il fallait regarder ça.
18:07Moi, je suis en camping, il y avait une petite télé misérable
18:10et on regardait ça fasciné.
18:11Et il y avait le côté, la projection vers l'avenir, l'an 2000, le monde merveilleux, etc.
18:15Et cette chose-là, ça ne fonctionne plus aujourd'hui.
18:18Ça ne fait plus rêver comme ça faisait rêver.
18:20Aujourd'hui, le monde…
18:21Parce que là, ce vol sur la Lune, c'est pour préparer éventuellement
18:25les expéditions sur Mars, c'est très lié, dans notre imaginaire atout aujourd'hui,
18:30à Elon Musk, qui ne fait pas très envie.
18:32On a l'impression que c'est une espèce de dinguerie de gens qui veulent casser la terre
18:35et après se tirer sur Mars et nous laisser nous débrouiller.
18:38C'est votre vision à vous.
18:39Oui, c'est ma vision à moi.
18:41C'est maître de vos propos.
18:42J'ai été frappé du fait que, voilà, comment dire,
18:45là, Artemis, c'est Trump qui a relancé ça.
18:47Je crois que c'est Trump 1 qui avait relancé tout le…
18:49Et il y a un côté, paradoxalement, vieillot, c'est assez étonnant.
18:53Je suppose que le scientifique qui nous écoute va me démentir.
18:56Mais il y a un côté, on a l'impression que c'est Trump qui se revoit 50 ans en
18:59arrière
19:00et qui dit, moi aussi, je vais aller sur la Lune.
19:01On va lui demander justement à Olivier Sangui, qu'on a retrouvé,
19:04est-ce que c'est vieillot, cette mission Artemis 2 ?
19:07Alors, ça peut être vu vieillot.
19:09Il y a un aspect vieillot, c'est que le lanceur qui est utilisé,
19:11c'est un lanceur à l'ancienne.
19:12C'est-à-dire, c'est la NASA qui fait les plans, l'industrie qui fabrique.
19:15Mais il y a une autre partie pour se poser sur la Lune.
19:18Là, ce sont des contrats commerciaux avec certes SpaceX,
19:21mais aussi la société d'un autre milliardaire, Blue Origin, de Jeff Bezos.
19:25Parce que le but de la NASA, c'est de payer à la prestation
19:28plutôt que de payer à la fabrication et de rallonger la facture
19:32au fur et à mesure qu'on lui demande.
19:33Donc, on veut le faire un peu plus à l'économie qu'avant.
19:35On en revient à nos images, Olivier Sanguille,
19:38à ce que l'on voit pour l'instant de ce départ qui sera donné dans 4 heures,
19:43ce décollage plus exactement de cette fusée.
19:46Pour l'instant, les astronautes sont rentrés et commencent à être préparés.
19:51Voilà, là on voit en orange, ce sont les astronautes.
19:53D'ailleurs, on voit le Canadien en ce moment à l'image.
19:55Et en blanc, c'est l'équipe qui est chargée de les aider à s'installer dans la capsule.
19:59Et là, c'est de la procédure.
20:00Les visiteurs de la Cité de l'Espace nous demandent toujours
20:02comment on fait dans le spatial ?
20:03En fait, on fait beaucoup, beaucoup de procédures.
20:05Et là, tout a été planifié quasiment à la minute près.
20:08Et bientôt, ils vont rentrer dans la capsule.
20:10On va les attacher sur les sièges.
20:12Puis cette équipe de personnes en blanc partira du pas de tir.
20:15Et puis, ce viendra le moment du décollage.
20:17Ils l'ont répété des dizaines de fois déjà cette procédure,
20:20que ce soit en simulateur ou même déjà au sein de la fusée.
20:24Oui, il y a eu des répétitions même sur ce pas de tir.
20:27Mais souvent, en fait, il faut savoir qu'à Houston,
20:30puisque là, on est en Floride au Centre Spatial Kennedy,
20:32mais à Houston, ils ont des répliques exactes, notamment de la capsule.
20:35Donc, en fait, ils connaissent tout quasiment au millimètre près,
20:37on pourrait presque dire.
20:38Qu'est-ce qu'ils vont faire ?
20:39Comment ça va se passer ?
20:40Alors déjà, ces prochaines heures et puis tout ce voyage vers la Lune.
20:44Déjà, ils vont rester attachés un bon nombre d'heures,
20:47presque 3-4 heures.
20:48Pourquoi ils ont besoin d'ailleurs d'être prêts 4 heures avant ?
20:51Oui, parce qu'en fait, là, ce qu'il faut se rendre compte,
20:54c'est que l'équipe en blanc va partir
20:57et on rentre dans un moment qui est potentiellement dangereux.
20:59En revanche, lui, l'équipage, il est protégé
21:01parce que la capsule a un système d'éjection.
21:03Donc, c'est pour ça qu'on fait étape par étape.
21:05Pendant le lancement, l'équipage est assez passif.
21:07Ils regardent ce qui se passe.
21:08Ils peuvent intervenir en cas de problème.
21:10Et une fois arrivé sur orbite, le travail va vite commencer.
21:13Parce que figurez-vous qu'à peine 3-4 heures après le décollage,
21:16la capsule Orion va se détacher du deuxième étage
21:18et faire des manœuvres d'approche du deuxième étage
21:21pour répéter les procédures d'approche avec les atterrisseurs lunaires.
21:24Donc, ils vont très, très vite rentrer dans le vif du sujet.
21:26On a suivi, il n'y a pas très longtemps,
21:28le départ, le décollage de Sophie Adnaud
21:30pour la Station Spatiale Internationale,
21:32la française qui était partie pour l'ISS.
21:35Là, on est à quoi ?
21:36C'est 1000 fois plus loin, la Lune ?
21:39Oui, c'est ça. Vous avez raison.
21:40L'ISS, c'est 400 kilomètres au-dessus de la surface terrestre
21:44et la Lune, c'est 400 000 kilomètres.
21:46D'ailleurs, la fusée est beaucoup plus puissante.
21:48Là, on est à 2400 tonnes.
21:49C'est plus de 2 fois, 3 fois plus que le Falcon 9
21:52qui a envoyé Sophie Adnaud vers l'ISS.
21:55C'est aussi un vaisseau plus complexe.
21:57Et surtout, ne pas oublier une chose,
21:59la capsule Orion qu'on voit en arrière-plan
22:00ne peut pas aller sur la Lune
22:02sans un module de service fourni par l'Agence Spatiale Européenne.
22:05Je répète, les Américains ne peuvent pas aller vers la Lune
22:07sans l'Europe.
22:09Ça, c'est important à souligner.
22:11Oui, l'Agence Spatiale Européenne est un partenaire
22:13de premier plan du programme Artemis.
22:15Il y a aussi le Canada, d'où l'astronaute canadien qui est présent,
22:18les Émirats Arabes Unis et le Japon.
22:20Ce qui nous rappelle, tiens, Richard Verly,
22:21je me tourne vers vous, que ce sont des enjeux,
22:23on l'a entendu, technologiques, scientifiques, bien évidemment,
22:26et géopolitiques.
22:27Les États-Unis, à l'époque, c'était bien sûr face à la Russie,
22:31à l'Union Soviétique.
22:32Même aujourd'hui, la course, elle se fait avec les Chinois.
22:35Oui, tout à fait.
22:36Et d'ailleurs, je ne serais absolument pas surpris
22:38que Donald Trump, ce soir, lors de son allocution,
22:40accorde une partie importante à l'éloge de cette nouvelle mission
22:43qui est l'incarnation de la puissance américaine.
22:46Justement, ce sera la double victoire,
22:48la victoire sur l'Iran dont on vient de parler
22:50et qui est pour le moins douteuse.
22:52Et là, la victoire scientifique et la victoire lunaire,
22:55en espérant, et de tout cœur pour les astronautes,
22:58que d'ici là, il n'y ait pas de malheur
22:59sur la trajectoire de cette fusée.
23:00Ces astronautes, on y revient, Olivier Sanguille,
23:03la préparation qui se poursuit,
23:05ces fameux hommes en blanc, comme vous le disiez,
23:07qui continuent de tout vérifier centimètre par centimètre,
23:10on l'imagine, sur les combinaisons.
23:13Oui, vous voyez, c'est vraiment très procédural.
23:15Là, c'est étape par étape.
23:17Regardez, ils ne sont pas encore rentrés tout à fait dans la capsule.
23:18Je ne sais pas s'il y en a un ou deux qui sont déjà dedans,
23:20mais on fait vraiment étape par étape.
23:23Il faut savoir qu'à ce moment-là,
23:24si quelque chose est raté, c'est la mission qui est remise en cause.
23:27C'est-à-dire que si on perd du temps, etc.,
23:29on peut rater même la fenêtre de lancement.
23:31Donc, c'est vraiment sérieux.
23:33Et ça veut dire quoi ?
23:33Qu'on reporte de quelques heures ?
23:35Qu'on annule ?
23:35Qu'on reporte de quelques jours ?
23:36Comment ça se passe ?
23:37Alors, ça dépend du retard.
23:39Il faut savoir que pour ce départ vers la Lune,
23:41ils ont ce qu'on appelle une fenêtre de lancement de deux heures.
23:43Ça veut dire quoi ?
23:44Ça veut dire qu'à partir de minuit 24,
23:45ils ont deux heures pour partir.
23:47Une fois passé 2h24, heure française,
23:49c'est terminé.
23:50C'est le jour suivant ou plusieurs jours.
23:52Sur ce créneau-là,
23:53ils ont à peu près jusqu'au 6 avril pour décoller.
23:56Pourquoi jusqu'au 6 avril ?
23:58Parce qu'après le 6 avril,
24:00la géométrie Terre-Lune et le Soleil
24:01n'est plus favorable pour cette mission-là.
24:04Donc, il faut attendre le mois prochain.
24:05Tout simplement.
24:07Vous savez, c'est la mécanique céleste qui donne les ordres.
24:10On a parlé, Olivier Sanguille, de la Lune.
24:12Ils vont effectivement tourner autour
24:14lors de cette mission.
24:15Mais l'objectif, c'est tout de même
24:17de s'y poser dans les prochaines années.
24:19Et puis l'objectif, encore après, bien sûr, c'est Mars.
24:22Oui, parce que la Lune est vue
24:24comme le terrain d'entraînement pour Mars.
24:26Alors, maintenant, moi, je vais vous dire une chose.
24:28J'ai 59 ans et Mars, on me dit
24:30c'est dans 20 ans depuis que j'ai 15 ans.
24:32Donc, bon, un jour, ça va devenir vrai.
24:35Là, Artemis 2, c'est un vol d'essai
24:37pour voir si la capsule Orion
24:38peut faire un vol habité vers la Lune.
24:39Artemis 3, on va faire une répétition
24:41autour de la Terre.
24:43Et Artemis 4, on se pose sur la Lune.
24:45Mais ensuite, on veut faire une base
24:47et apprendre à utiliser les ressources locales.
24:49Parce qu'il faut savoir une chose,
24:51c'est qu'aller sur Mars à l'ancienne,
24:52où on emmène tout ce qu'il faut
24:53pour faire l'aller-retour,
24:54ça pose des gros problèmes,
24:55notamment de masse des vaisseaux.
24:57Et l'idée, c'est d'utiliser les ressources sur place.
24:59Et tenez-vous bien, pour Mars,
25:00un des scénarios favorisés par la NASA,
25:02c'est de partir sans le carburant du retour.
25:04Carburant du retour,
25:05on le fabrique sur place sur Mars.
25:06Bien sûr, une usine robotique
25:07avant que les astronautes y arrivent.
25:09Et sur la Lune, on va s'entraîner
25:11à utiliser les ressources qui sont sur place.
25:14Petit à petit, progressivement.
25:16Voilà en gros le schéma
25:17sur les décennies qui viennent.
25:19Bon alors, est-ce que c'est toujours vieillot
25:20de fabriquer du carburant sur place sur Mars,
25:22ça, François Reinhardt ?
25:23Non, d'accord, d'accord.
25:24Non, je reconnais qu'en termes de technique,
25:26c'est une prouesse, évidemment.
25:27Mais ce qui me gêne toujours,
25:28c'est l'usage que va en faire Trump.
25:30C'est ça qui gâche tout, en fait.
25:31Jean-François Ploquin,
25:32un mot sur tout ce qu'on vient de vivre ensemble ?
25:34Oui, en fait, pour rebondir un petit peu,
25:37moi, maintenant,
25:39tout ce qui touche autour de l'espace,
25:41je ne peux pas m'empêcher de me dire
25:43que tous ces lanceurs,
25:44toutes ces technologies,
25:47un enjeu de militarisation de l'espace
25:48qui existe de plus en plus
25:50et qui fait que la concurrence
25:53entre ces grandes puissances
25:54que sont les États-Unis, la Chine,
25:56la Russie, peut-être,
25:58elles se jouent aussi sur cet enjeu
26:00de qui va pouvoir développer
26:03des systèmes de nouveaux armements
26:04dans l'espace.
26:06Et donc ça, moi, maintenant,
26:07effectivement, je trouve qu'on a ça
26:08dans la vision globale.
26:10Quand on voit ces images,
26:11il y a quand même ça derrière,
26:12ce qui n'existait pas peut-être
26:14lors du temps des pionniers
26:15dans les années 60.
26:16Richard ?
26:16Oui, je voudrais dire un mot
26:17sur l'électorat de Donald Trump.
26:19Bien évidemment, cet électorat,
26:20on en parle beaucoup
26:21à propos de la guerre en Iran.
26:22Mais moi, j'avais été frappé
26:23quand j'ai fait les reportages
26:25aux États-Unis
26:25au moment de la campagne présidentielle
26:26et quand j'ai nourri mon livre.
26:29Ils sont passionnés
26:30par cette conquête spatiale,
26:31les électeurs MAGA.
26:32Parce que Donald Trump
26:34et Elon Musk, entre autres,
26:36ont réussi à leur vendre l'idée
26:37que la conquête de Mars,
26:40c'était la preuve
26:41de l'Amérique
26:42de l'Amérique
26:43qui est de retour.
26:44Make America great again.
26:46Donc, ne négligeons pas
26:47cet aspect.
26:48Cette conquête spatiale-là,
26:49elle a été vraiment vendue
26:51électoralement
26:51par Donald Trump.
26:52Encore un mot,
26:53Olivier Sanguille,
26:53sur ce que l'on voit,
26:54effectivement,
26:55les astronautes
26:56qui commencent à saluer,
26:57on les voit face caméra.
26:59Oui, et puis là,
27:00on voit ça y est,
27:01ils rentrent dans la capsule.
27:01La vue que l'on voit actuellement,
27:03c'est à l'intérieur
27:04de la capsule Orion,
27:05ils vont s'installer
27:07sur leur siège.
27:08À propos de l'histoire
27:09de l'empreinte MAGA,
27:10oui, elle existe.
27:11Maintenant, il faut savoir une chose,
27:12c'est qu'entre-temps,
27:13il y a eu Joe Biden
27:13qui n'a pas annulé
27:14le programme Artemis,
27:15qui avait pourtant,
27:16en effet,
27:17ça a été dit,
27:18une forte empreinte
27:19Donald Trump.
27:20Parce que les États-Unis
27:21ont depuis le début
27:22une idée qui est
27:23on ne peut pas être
27:24première puissance
27:25sur Terre
27:26si on n'est pas
27:27premier dans l'espace.
27:28Et dans cette idée-là,
27:29comprenez que la deuxième place
27:31n'a aucun intérêt.
27:32Olivier Sanguille,
27:33comment ils sont installés
27:34dans cette fusée,
27:35nos quatre astronautes,
27:36ces trois hommes
27:37et cette femme ?
27:38En gros,
27:39ils sont assis
27:39sur un siège
27:40sur le dos,
27:41c'est-à-dire le dos
27:41vers la Terre
27:42parce que c'est comme ça
27:43qu'on supporte le mieux
27:44l'accélération du décollage.
27:46Ils vont prendre
27:47ce qu'on dit
27:48dans notre jargon
27:483 à 4 G,
27:49c'est-à-dire 3 à 4 fois
27:50leur poids.
27:51C'est assez classique,
27:53c'est supportable.
27:55Pour vous donner une idée,
27:57nous, à la Cité de l'Espace,
27:58on a le Lune Explorer
27:59où on fait aller les gens
28:00vers la Lune
28:01avec une centrifugeuse
28:02et ils prennent 2 fois leur poids
28:03et tout le monde le supporte.
28:04Donc 4 fois,
28:05quand on est entraîné,
28:06il n'y a pas de souci.
28:07Voilà,
28:07et cette entrée
28:08que l'on vit en direct
28:09effectivement
28:10de ces astronautes
28:11dans cette capsule
28:12pour ensuite décoller
28:14cette mission Artemis 2
28:15vers la Lune.
28:16C'est une première,
28:17on le rappelle,
28:18depuis plus de 50 ans.
28:19Merci beaucoup,
28:20Olivier Sangui,
28:21d'avoir été avec nous
28:23dans Les Informés
28:24depuis cette Cité de l'Espace
28:26à Toulouse.
28:26Je rappelle que vous êtes
28:27rédacteur en chef
28:28de la revue
28:28d'Actualité Spatiale.
28:30Merci, Olivier Sangui.
28:32Merci.
28:32Et les informés continuent,
28:34bien sûr,
28:34on viendra sur les conséquences
28:36économiques de la guerre
28:37au Moyen-Orient
28:38dans un instant.
28:39Il est 20h et 33 minutes
28:41sur France Info.
28:46Et l'info,
28:47c'est avec Stéphane Milhomme.
28:48Donald Trump
28:49qui affirme
28:50que l'Iran demande
28:51un cessez-le-feu
28:51après un mois de conflit.
28:53Le régime de Téhéran
28:54qui dément
28:55s'est en accéléré
28:56les dernières déclarations
28:57des deux belligérants
28:58alors que les Iraniens
28:59dénoncent toujours
29:00les gesticulations
29:01du chef de la Maison-Blanche.
29:03Trump prendra la parole
29:04à 3h du matin,
29:05hors de Paris,
29:06pour annoncer
29:06une issue rapide au conflit
29:08ou alors sa poursuite.
29:09En France et à Paris,
29:10les suites de l'enquête
29:12sur l'attentat des jouets
29:13le week-end dernier
29:14et visant
29:15la Bank of America.
29:16Un jeune majeur
29:17soupçonné
29:18d'avoir recruté
29:18trois adolescents
29:19est mis en examen
29:20ce soir incarcéré.
29:22Ce jeune
29:22d'une vingtaine d'années
29:23était connu jusqu'à présent
29:24pour des délits mineurs.
29:26Selon le Parquet national
29:27antiterroriste,
29:28cette tentative
29:29d'attentat
29:30paraît pouvoir
29:31être rattachée
29:32à un mouvement
29:33pro-iranien.
29:34L'AI,
29:34le défermant
29:35des trois autres suspects
29:36est toujours en cours.
29:38Ménuit 24,
29:39heure française,
29:40les Etats-Unis relanceront
29:41leur grande expédition
29:42vers la Lune.
29:4350 ans après
29:44le dernier départ,
29:45ce sera le lancement
29:46de la fusée Artemis 2
29:47depuis Cap Kennedy
29:48en Floride.
29:49A bord de cet engin,
29:50une femme et trois hommes,
29:52ils vont graviter
29:52dix jours
29:53autour de ce satellite
29:54de la Terre,
29:55un défi relevé
29:56par la NASA.
29:56Ce n'est sans doute
29:57pas un hasard.
29:58SpaceX,
29:59le concurrent spatial
30:00piloté par Elon Musk,
30:01dépose aujourd'hui
30:02son document
30:03d'introduction
30:04en bourse,
30:04prélude à l'opération
30:05boursière la plus attendue
30:07de l'année aux Etats-Unis
30:08et pour financer
30:09et développer
30:10de nouveaux programmes.
30:12C'est une information
30:13Radio France
30:13dans le dossier
30:14sur la sonorisation
30:15des arbitres de football.
30:17Une expérimentation
30:18va pouvoir avoir lieu
30:19après-demain vendredi,
30:21ce sera lors du match
30:22de Ligue 1
30:22entre le PSG
30:23et Toulouse.
30:24Le but,
30:24rendre les décisions
30:25arbitrales plus lisibles
30:27et compréhensibles
30:28pour les spectateurs
30:29mais aussi les téléspectateurs.
30:31Et puis,
30:31le maire de Lyon
30:32propose ce soir
30:33d'accueillir les épreuves
30:34de sport de glace
30:35pour les JO de 2030
30:36dans les Alpes françaises.
30:38Grégory Doucet
30:39le fait savoir
30:39dans un communiqué
30:40au moment où Eric Ciotti,
30:42élu maire de Nice
30:42il y a deux semaines,
30:44fait part de ses réserves
30:45après les décisions
30:46prises par son prédécesseur
30:47Christian Estrosi.
30:48Pas de réaction
30:49pour l'instant
30:49du côté du comité
30:51d'organisation
30:51de ses jeux.
30:54France Info
30:5620h, 21h
30:57France Info
30:58Les informés
30:59Victor Matel
31:01Avec ce soir
31:02dans le studio
31:02de France Info
31:03Richard Verly
31:04correspondant France
31:05et Europe
31:06pour le média suisse
31:07Blic
31:07Isabelle Moreau
31:08directrice de la rédaction
31:10de l'agence de presse
31:11AEF Info
31:12Jean-Christophe Ploquin
31:13rédacteur en chef
31:13à la Croix
31:14et François Rénard
31:15journaliste et chroniqueur
31:16au Nouvel Obs
31:17la guerre au Moyen-Orient
31:1933ème jour
31:20avant d'en venir
31:21aux conséquences économiques
31:22en France
31:23cet échange
31:24à distance
31:24d'abord entre
31:25Donald Trump
31:26et Emmanuel Macron
31:27le président américain
31:28accusant son homologue français
31:30de ne pas être coopératif
31:31le menaçant hier
31:32en disant qu'il saurait
31:33s'en souvenir
31:34en cause
31:34le refus partiel
31:35de la France
31:36d'ouvrir son espace aérien
31:38aux Etats-Unis
31:38voici la réponse
31:39depuis le Japon
31:40où il se trouve
31:41pour un voyage officiel
31:42d'Emmanuel Macron
31:43Nous nous appelons
31:44à la paix
31:45à la désescalade
31:46à la reprise
31:47de négociations
31:47qui seules peuvent permettre
31:48de régler les problèmes
31:49de fond
31:50et rien ne serait pire
31:51que d'avoir bombardé
31:53la région
31:53pendant des semaines
31:54et des semaines
31:54et de la quitter
31:55sans qu'un cadre
31:56soit à nouveau établi
31:57la France
31:58qui n'a pas été consultée
31:59qui ne fait pas partie
32:00de cette offensive militaire
32:02lancée par les Etats-Unis
32:03et Israël
32:04n'y prend pas part
32:05c'est vrai
32:06depuis le premier jour
32:07donc il ne faut pas
32:07s'en étonner
32:08Emmanuel Macron
32:09à la télévision japonaise
32:11le chef de l'Etat
32:12Richard Verdi
32:12dans une première intervention
32:14avec critiqué
32:14on filigrane
32:15la position des Etats-Unis
32:16là c'est beaucoup plus clair
32:17Oui absolument
32:18de toute manière
32:20Emmanuel Macron
32:21maintenant
32:21il est lancé
32:22j'allais dire
32:22dans une autre bataille
32:23qui est celle
32:24de rallier les Européens
32:26autour d'une éventuelle
32:27opération de sécurisation
32:28du détroit d'Hormuz
32:29si
32:30j'ai bien dit
32:31si
32:31les opérations militaires
32:33se terminaient
32:33s'il y avait une forme
32:34de cesser le feu durable
32:35ce n'est pas acquis
32:36complètement
32:37il va falloir le faire
32:38et ça ce sera très important
32:40et ce sera urgent
32:41sur le plan économique
32:42pour l'Europe
32:43et puis la deuxième chose
32:44c'est qu'il est au Japon
32:45en ce moment
32:45donc il est sur le sol
32:46d'un pays extrêmement lié
32:48sur le plan sécuritaire
32:49aux Etats-Unis
32:50ce sera également
32:51avec une nouvelle dirigeante
32:52très fan de Donald Trump
32:53ce sera également le cas
32:54en Corée du Sud
32:55donc je dirais
32:56la corde est raide
32:57pour Emmanuel Macron
32:58et ce qu'il essaye de dire
32:59et ce qu'il a dit même
33:00à ces pays
33:01qui sont très pro-américains
33:03et qui sont tenus
33:04par les Etats-Unis
33:04c'est leur dire
33:05nous en Europe
33:06on a une ligne
33:07on s'y tient
33:08on est des partenaires
33:09stables et fiables
33:10alors qu'aujourd'hui
33:11si vous regardez Washington
33:12vous n'avez pas ce type de partenaire
33:14Jean-Christophe Ploquin
33:14sur cet échange à distance
33:16Donald Trump
33:16Emmanuel Macron
33:17je pense que
33:18la France l'a dit
33:20l'Allemagne l'a dit
33:21cette guerre
33:21n'est pas notre guerre
33:22enfin c'est les Etats-Unis
33:24et Israël
33:24qui l'ont déclenché
33:25et donc
33:26il faut marquer très clairement
33:28que
33:28ceux qui ont déclenché la guerre
33:30sont responsables
33:32de la façon
33:32dont elle va être conclue
33:34donc bien sûr
33:35il y a cet impact
33:37dévastateur
33:38pour l'économie mondiale
33:39qui fait que
33:41chacun se sent concerné
33:42et c'est pour ça
33:43qu'il y a cette initiative française
33:44pour essayer de sécuriser
33:46le détroit d'Hormuz
33:47c'est vrai qu'il y a un petit côté
33:48un peu
33:49on arrive après la bataille
33:51puisque l'idée
33:52c'est d'attendre
33:53que les hostilités cessent
33:54pour envoyer une flotte
33:55qui permettrait
33:56de protéger
33:57les super tankers
33:58et les portes-conteneurs
34:00qui transitent
34:01par ce détroit
34:02mais
34:03de fait
34:04le timing
34:05est très compliqué
34:06à gérer
34:07entre la France
34:07et les Etats-Unis
34:08puisque la France
34:10ne fait pas partie
34:10n'est pas associée
34:11aux décisions
34:12de l'état-major américain
34:13et donc
34:14on comprend
34:15les hésitations
34:16d'Emmanuel Macron
34:18François Rémard
34:18Oui
34:19je rebondis
34:20sur ce que disait Richard
34:20dans la première déclaration
34:22de Macron
34:23il y avait l'idée
34:23nous les Européens
34:25on est stables
34:26et on est fiables
34:26et ça c'est très important
34:27de souligner ça
34:28parce qu'il y a beaucoup
34:29de pays dans le monde
34:30qui n'en peuvent plus
34:33des Etats-Unis
34:34parce que les Etats-Unis
34:34changent le pied tout le temps
34:35Trump
34:36il devait faire
34:37la guerre
34:38ne devait pas durer longtemps
34:38etc
34:39imaginez en particulier
34:40les pays du Golfe
34:40les pays du Golfe
34:41ils sont alliés
34:42les Émirats
34:43et l'Arabie Saoudite
34:43alliés aux Américains
34:44depuis la seconde guerre mondiale
34:46et là
34:46ils s'aperçoivent
34:47que l'alliance
34:49qui devait les protéger
34:50ils se reçoivent
34:50des bombes sur la gueule
34:51pour une guerre
34:51qu'ils n'ont pas demandé
34:52et qu'ils n'attendaient pas
34:53je pense que dans le monde
34:54qu'on est aujourd'hui
34:55il y a un autre pôle
34:57qui joue le côté
34:58avec nous
34:58c'est fiable et sûr
34:59c'est la Chine
35:00la Chine joue complètement
35:01cette idée-là
35:02il joue complètement
35:02l'anti-Trump
35:03et bien je suis content
35:04qu'il y ait un troisième pôle
35:05qui soit l'Europe
35:06qui dise
35:06nous c'est la stabilité
35:08la fialité
35:08faites des contrats avec nous
35:09faites des affaires avec nous
35:10parce qu'elles seront suivies
35:12elles seront garanties
35:12etc
35:13et ce ne sera pas
35:13comme avec l'autre malade mental
35:15de Washington
35:15où il fait une chose
35:16et il dit son contraire
35:17etc
35:17je reprends une expression
35:18que je garderai
35:19de Richard Verley
35:20tout à l'heure
35:20il a dit
35:21Trump ce soir
35:22va peut-être se vanter
35:23à propos de la Lune
35:24de sa victoire lunaire
35:25je note que
35:26toutes les victoires de Trump
35:27sont des victoires lunaires
35:28c'est bien son problème
35:29ce sont vos mots
35:30encore une fois
35:32François Rénard
35:33venons-en maintenant
35:33si vous le voulez bien
35:34aux conséquences économiques
35:35de cette guerre en France
35:36litre de sans plomb
35:3995 E10
35:39très précisément
35:40vient de passer
35:41les 2 euros
35:42c'est près de 30 centimes
35:43de plus en un mois
35:4428 très précisément
35:46Isabelle Moreau
35:46on est au-delà du symbole
35:48oui tout à fait
35:49alors je me garderai bien
35:50de parler de victoire lunaire
35:51comme mon petit camarade d'à côté
35:52non c'est vrai qu'effectivement
35:54on a parlé du droit d'Hormuz
35:55et de ce qui se passe là-bas
35:56des énormes influences
35:57sur l'économie française
35:59que ce soit
35:59le prix du pétrole
36:01vous l'avez rappelé
36:01mais il y a également
36:02d'autres produits
36:03qui sont beaucoup plus importants
36:04on en parlera peut-être
36:05tout à l'heure
36:06sur tout ce qui est lié
36:07au plastique
36:07et aujourd'hui
36:08le gouvernement
36:09on a l'impression
36:10qu'il ne sait pas très bien
36:11comment faire
36:11là on a appris
36:12que l'inflation
36:12était repartie à la hausse
36:13je crois que c'était 0,6
36:140,9
36:15aujourd'hui on est à 1,7%
36:17au mois de mars
36:18avec des prévisions
36:18à plus de 2 dans les prochaines semaines
36:20exactement au moment de l'été
36:21donc c'est quand même
36:22très très mauvais
36:22pour le pouvoir d'achat des français
36:23le gouvernement a aussi
36:25vendredi dernier
36:26annoncé un certain nombre
36:26de mesures en direction
36:27de professions
36:28comme les agriculteurs
36:29les routiers
36:30certains ne sont pas du tout satisfaits
36:32aujourd'hui
36:32il y a des routiers
36:33qui ont manifesté
36:34sur le périphérique parisien
36:36c'était lundi
36:37sur le périphérique parisien
36:38et puis aujourd'hui
36:39encore sur d'autres
36:39voilà exactement
36:40oui c'est ça
36:41et aujourd'hui
36:42ils ont peur
36:42que toutes les professions
36:43frappent à la porte
36:44vous l'avez vu aujourd'hui
36:45non c'était hier
36:46je crois il y a
36:47CFDT, CGT
36:48les syndicats commencent
36:49à revendiquer
36:50certains se disent
36:51oulala
36:51comment on va faire
36:52et aujourd'hui
36:53ils ne sortent pas
36:54le carnet tchèque
36:54donc ça va être compliqué
36:56aujourd'hui de rassurer
36:56les français
36:57on va parler justement
36:58des mesures
36:58un mot peut-être
36:59Jean-François Ploquin
37:00on est à deux jours
37:00du début
37:01Jean-Christophe Ploquin
37:02pardon excusez-moi
37:03Jean-Christophe
37:04on est à deux jours
37:04du début d'un week-end
37:06prolongé avec le lundi de Pâques
37:07il y a forcément
37:08beaucoup d'inquiétudes
37:09chez tous ceux
37:09qui se demandent
37:10comment payer
37:11le plein d'essence
37:12ou tout simplement
37:13s'ils vont trouver
37:13du carburant
37:14il y a une certaine
37:14d'inquiétudes aussi
37:15qui monte
37:15oui c'est ça
37:16donc c'est là
37:18où on peut dire
37:19merci Donald Trump
37:20c'est bravo
37:21d'avoir déclenché
37:23cette guerre
37:23qui impacte finalement
37:25les français
37:25dans leur quotidien
37:26et le monde entier
37:28et on comprend
37:29la préoccupation
37:29des français
37:31on parlait de
37:32on parlait de l'Asie
37:33tout à l'heure
37:34voilà juste pour faire
37:35un petit pas de côté
37:36en France
37:37on a encore
37:38des réserves stratégiques
37:39on a encore
37:40mais bon
37:40il y a quelques stations
37:41qui ne sont pas approvisionnées
37:42mais globalement
37:43on peut quand même
37:44trouver de l'essence
37:45il y a des pays
37:46où c'est vraiment
37:46l'activité économique
37:48de millions de gens
37:49qui est à l'arrêt
37:50donc les répercussions
37:51sont vraiment
37:52extrêmement graves
37:53à l'échelle mondiale
37:54pour lutter contre
37:55la hausse des prix
37:56des carburants
37:57l'ensemble des ministres
37:58était réuni ce matin
37:59à Matignon
37:59une sorte de conseil
38:00des ministres
38:01mais sans Emmanuel Macron
38:02on le rappelle
38:02en voyage officiel
38:03au Japon
38:04alors pas d'annonce
38:05à la sortie
38:06mais des pistes
38:07de réflexion
38:08puisque la semaine prochaine
38:09un grand plan
38:09d'électrification
38:10de notre économie
38:11doit être annoncé
38:12en clair
38:13il s'agit de réduire
38:14notre dépendance
38:15aux hydrocarbures
38:16cela pourrait être
38:16financé par d'éventuels
38:18surplus
38:18de recettes fiscales
38:19liées à la hausse
38:20des prix du carburant
38:21a confirmé
38:22Maude Bréjon
38:23la porte-parole du gouvernement
38:24et désormais aussi
38:25ministre en charge
38:26de l'énergie
38:27L'augmentation des recettes
38:29issues de la TVA
38:30et donc induites
38:32par l'augmentation
38:32du prix à la pompe
38:34sont compensées
38:36négativement
38:37donc à la baisse
38:38par la baisse
38:39de consommation
38:40par la baisse
38:41de croissance
38:42et par l'augmentation
38:43des taux
38:43une chose est sûre
38:44ça ne se compte pas
38:45en milliards
38:45Maude Bréjon
38:47ce matin
38:47pourtant début mars
38:48le gouvernement
38:49assurait
38:50qu'une hausse
38:50des prix du pétrole
38:51affectait
38:52les recettes
38:53de l'Etat
38:54n'affectait pas
38:55les recettes
38:55de l'Etat
38:55affectait pardon
38:56une contradiction
38:57que dénonce
38:57je vais m'en sortir
38:58la chef des députés
38:59du Rassemblement National
39:00Marine Le Pen
39:03comme ça
39:03on électrifie
39:04l'économie
39:04hop là
39:06je croyais
39:06qu'il n'y avait
39:07pas de surplus
39:08moi
39:08des recettes fiscales
39:10quand on a dit
39:11qu'il ne fallait pas
39:11que l'Etat
39:12profite de la crise
39:13le Premier ministre
39:14et l'ensemble des ministres
39:15nous ont expliqué
39:16que non pas du tout
39:17il n'y avait pas
39:17de recettes fiscales
39:19supplémentaires
39:19donc c'était déjà
39:21un mensonge
39:21vous voyez
39:22alors il faudrait éviter
39:23de les accumuler
39:24les mensonges
39:25de la part du gouvernement
39:25parce que ça crée
39:27évidemment
39:28une ambiance
39:29de défiance
39:30on a du mal
39:30à s'y retrouver
39:31un peu
39:32Isabelle Moreau
39:33est-ce que l'Etat
39:33au final
39:33profite de la crise ?
39:35alors quelque part
39:35effectivement
39:36il y a des sommes
39:37qui se rendent
39:38dans les caisses de l'Etat
39:38alors Laurent Wauquiez
39:39lui a parlé de cagnotte
39:40donc c'est vrai
39:40qu'aujourd'hui
39:41tout le monde
39:41s'engouffre un peu
39:42là-dedans
39:42dans la suite
39:43de Marine Le Pen
39:44c'est le jeu
39:45de la politique
39:46exactement
39:46alors là
39:47c'est vrai
39:48que ça va être
39:48très compliqué
39:48pour le gouvernement
39:49alors ils ont décidé
39:50de se réunir
39:51le 21 avril prochain
39:52avec les partenaires sociaux
39:53des responsables
39:54de fédérations
40:00pour un petit peu
40:00ce que va être
40:00pour un souci
40:01de clarté
40:01et de transparence
40:02exactement
40:02et pour préparer
40:03le budget
40:04de l'année prochaine
40:05ça va être très compliqué
40:06quand même
40:06pour le gouvernement
40:07de ne rien faire
40:08et c'est vrai
40:08qu'aujourd'hui
40:09si tout le monde
40:09s'y met
40:09alors pour l'instant
40:10c'est sur l'aile droite
40:11mais côté plus
40:12à gauche aussi
40:13on commence à demander
40:14un peu des comptes
40:15au gouvernement
40:15donc comment vont-ils
40:17s'en sortir ?
40:18ça va être difficile
40:18en clair
40:19c'est difficile à suivre
40:20François Reynard
40:21d'avoir d'abord eu
40:22un discours
40:23en disant
40:23non non
40:23cela ne génère pas
40:24d'argent supplémentaire
40:26et ensuite de dire
40:26avec cet argent supplémentaire
40:28qui sera généré
40:28on pourra peut-être
40:29en faire autre chose
40:29alors là moi
40:30je suis plutôt d'accord
40:31avec ce que dit
40:31avec le
40:32ce que dit
40:33monsieur Lecornu
40:34parce que
40:34dans l'expression
40:35de madame Le Pen
40:35il y a quelque chose
40:36que je n'aime pas
40:36c'est l'état profite
40:37de la crise
40:38comme si l'état
40:38c'était un milliardaire
40:39qui s'en mettait
40:39plein les poches
40:40mais moi je suis très content
40:41que l'état profite de la crise
40:42c'est moi l'état
40:43enfin c'est nous
40:43c'est-à-dire que l'état
40:44c'est nous tous
40:45donc que l'état
40:46est plus de sous
40:46tant mieux pour tout le monde
40:48alors avec cet argent
40:49que l'état protège
40:50les professions
40:51qui sont durement touchées
40:52etc
40:52j'ai vu que
40:53les pêcheurs à Boulogne
40:54ils ne pouvaient plus sortir
40:55parce que les plaintes
40:56de gazoil
40:56ça c'est tout à fait normal
40:58mais que
40:58il y a des tas de gens
40:59qui vont partir en week-end
41:00
41:02au week-end de Pâques
41:03moi compris évidemment
41:04que ce soit plus cher
41:05notre plan
41:05pour aller en vacances
41:06voilà
41:06c'est pas de la faute
41:07du gouvernement
41:08c'est de la faute
41:08de monsieur Trump
41:09comme le rappelait
41:09Jean-Christophe
41:10si le pétrole augmente
41:12et que là
41:13le gouvernement dit
41:15servons-nous de cette crise
41:16pour faire de la pédagogie
41:18cette dépendance au pétrole
41:19parce que c'est ça
41:20qui nous fout dedans
41:20à chaque fois
41:21et bien c'est très bien
41:22tant mieux
41:23et effectivement
41:24électrifions etc
41:25Mme Le Pen elle dit
41:26on va faire ça
41:27comme ça
41:27d'un claquement de doigts
41:29mais elle-même
41:30elle propose quoi
41:31elle propose rien du tout
41:32là il faut passer
41:34à une transition énergétique
41:35il faut le faire
41:35maintenant
41:36il faut le commencer
41:36et pédagogiquement
41:39pardon
41:39c'est le bon moment
41:40pour le commencer
41:41Richard Verdi
41:41oui je suis un petit peu
41:43moins optimiste
41:44c'est à dire
41:44je suis un peu moins sévère
41:46sur Marine Le Pen
41:47le Rassemblement National
41:49met depuis le début
41:51le doigt sur une réalité
41:52c'est que le gouvernement
41:55est dans une impasse budgétaire
41:56qu'il a largement provoquée
41:58par son budget
41:58alors il faut dire au passage
41:59que le RN voulait encore plus de dépenses
42:01donc si le RN était au pouvoir
42:02le budget serait encore plus problématique
42:04il faut quand même le redire
42:05mais c'est vrai
42:06qu'on n'a pas vu jusqu'à présent
42:09de stratégie du gouvernement
42:11pour affronter cette crise budgétaire
42:13cela dit
42:14et vous voyez je pondère ce que je dis
42:16peut-être est-ce plus habile
42:18vu qu'on a affaire à Donald Trump
42:20qui change de position
42:21tous les jours
42:22et bien de bouger le curseur
42:23j'allais dire
42:24semaine après semaine
42:25et de ne pas s'engager
42:26sur des grands programmes
42:28qui risqueraient d'être démentis demain
42:30par exemple
42:30par un arrêt des hostilités
42:32donc finalement
42:32ce tâtonnement gouvernemental
42:34ou ce qui donne l'impression
42:35d'être un tâtonnement
42:37n'est peut-être pas une si mauvaise idée
42:39c'est peut-être tout simplement
42:40l'adaptation
42:41au monde totalement incohérent
42:43de Donald Trump
42:43et de ne finalement pas prendre trop de mesures
42:45si la guerre venait à s'arrêter
42:47comme le dit Donald Trump
42:48peut-être d'ici deux ou trois semaines
42:50Jean-Christophe Ploquin
42:52oui sans doute que les propos
42:54de monsieur Lecornu
42:56au tout début de cette guerre
42:58c'est parce qu'il avait
42:59une autre priorité en tête
43:01qui était en fait
43:01la dette française
43:02et que donc
43:03son objectif
43:06c'était de ne pas
43:07par des mesures
43:08de soutien à la consommation
43:10de soutien aux marins-pêcheurs
43:13aux conducteurs
43:15aux entreprises
43:16de transport
43:18d'aggraver encore la dette
43:19et on venait juste
43:20d'avoir justement
43:21une relativement bonne nouvelle
43:23c'était que l'année dernière
43:25les rentrées fiscales
43:26avaient été plus importantes
43:27que prévues
43:27donc on était plutôt
43:29sur des prévisions
43:30d'endettement
43:30qui s'amélioraient
43:32c'était moins pire
43:32que prévu
43:33et je pense que c'est ça
43:34qu'ils avaient en tête
43:35lorsque leurs premières déclarations
43:37ont plutôt été de dire
43:38non il n'y a pas d'argent
43:39et on ne pourra pas en dépenser
43:40là maintenant
43:41la pression politique monte
43:42la pression syndicale monte
43:44c'est de la politique
43:45et donc
43:45ils entendent davantage
43:46et on sent
43:47qu'ils essayent
43:48de trouver
43:48la juste mesure
43:50pour venir en aide
43:51aux corps de métier
43:52les plus en difficulté
43:53sans pour autant
43:55effectivement
43:55lâcher et revenir
43:57voilà au fameux
43:58quoi qu'il en coûte
43:59de
43:59non pas le quoi qu'il en coûte
44:01quoi qu'il en coûte
44:02c'était après le Covid
44:02c'était après le Covid
44:03mais voilà
44:04de vraiment
44:05d'avoir
44:06beaucoup d'argent public
44:07qui venait
44:08en soutien des entreprises
44:09Tiens Isabelle Moreau
44:10vous allez nous dire
44:10si ça c'est de la politique
44:12ou si c'est une véritable
44:12mesure économique
44:14le secrétaire national
44:15du parti communiste
44:16Fabien Roussel
44:16propose lui
44:17c'était sur France Inter
44:18chez nos confrères
44:19ce matin
44:19de nationaliser
44:20Total
44:21si le groupe
44:22je cite
44:22ne s'exécute pas
44:23à baisser ses marges
44:25c'est réaliste comme piste
44:26il y a déjà eu des privatisations
44:28donc celle-là
44:29je ne sais pas
44:29des nationalisations
44:31pardon
44:31c'est vrai que la privatisation
44:32c'était plutôt en 93
44:34des nationalisations
44:35est-ce que là
44:35il va y arriver
44:36après il y a d'autres personnes
44:37qui ont souhaité
44:38qu'il y ait des consortiums
44:39au niveau européen
44:40qui se mettent ensemble
44:41justement pour que l'Europe
44:42pour une fois
44:42justement vous le disiez
44:43tout à l'heure
44:44se mettent
44:45voilà
44:45décident ensemble
44:46de faire quelque chose
44:47sur le plan énergétique
44:47pour qu'on soit moins dépendant
44:48des autres
44:49c'est vrai qu'il a
44:50il a parlé de Total
44:51il a dit également
44:52qu'il fallait
44:53Total qui avait accumulé
44:54des profils
44:54il a cité énormément ce matin
44:57après Total
44:57est pour l'instant
44:58le seul qui maîtrise
44:59un petit peu ses tarifs
45:00donc voir un petit peu
45:02comment ça va se passer
45:02je ne sais pas
45:03est-ce que c'est une bonne idée
45:04j'avoue que je ne sais pas trop
45:06en détail
45:07Fabien Roussel qui ajoute
45:09on doit reprendre la main
45:10sur nos matières premières
45:11et l'énergie
45:12François Renard
45:13est-ce que cela passe justement
45:14par la nationalisation
45:15de grands groupes
45:16comme Total
45:16en tout cas
45:18pour revenir à ce qu'on disait
45:19c'est que là
45:20que Total fasse des profils
45:21là-dessus
45:21et fasse des profils
45:22si tentés qu'il en fait
45:23ça c'est effectivement
45:24c'est scandaleux
45:25parce que ça va dans la poche
45:26d'actionnaire
45:26mais l'État
45:28ce n'est pas pareil
45:28donc l'État
45:29ça va dans nos poches à nous
45:30je répète ce que j'ai dit tout à l'heure
45:31donc je sais bien
45:33que Roussel
45:34signale cette différence
45:35parce que la plupart des gens
45:35ils ne la font pas
45:37ils pensent que
45:37quand ils ont une amende
45:38ils donnent ça
45:39à quelqu'un
45:39au policier
45:40qui l'a
45:40ben non
45:41ça s'appelle de l'argent public
45:43voilà
45:43à part ça
45:44de nationaliser
45:45que ce soit à l'échelle nationale
45:46je ne suis pas très sûr de ça
45:47effectivement
45:48je pense que
45:48dans le monde dans lequel on est
45:49il faudrait que ce soit
45:50des consortiums européens
45:51c'est-à-dire que ce soit
45:52la France toute seule
45:53elle ne pèse pas grand-chose
45:54on le voit tous les jours
45:56tandis que l'Europe
45:57c'est quand même 450 millions de personnes
45:58celle-là elle peut peser
45:59Au niveau européen justement
46:00Richard Verdi ?
46:01Au niveau européen
46:02pour l'instant
46:03il y a quand même
46:04une sorte de frontière
46:05nord-sud
46:05qui persiste
46:07le sud
46:07a décidé
46:08donc le sud
46:09c'est-à-dire l'Italie
46:10l'Espagne
46:10le Portugal
46:11très vite
46:12les gouvernements
46:12ont pris des mesures
46:13notamment pour réduire les taxes
46:15en Italie
46:16d'environ 25%
46:17alors qu'au nord
46:19et notamment l'Allemagne
46:20pour l'instant
46:20se garde de mesures
46:21trop définitives
46:22alors l'Allemagne compte beaucoup
46:24sur le gaz liquéfié
46:25en provenance des Etats-Unis
46:26d'ailleurs vous savez
46:27que Donald Trump a dit
46:28achetez mon pétrole
46:29allez-y
46:29c'est vrai que les Allemands
46:30se sont dotés
46:31de centrales
46:32de déliquefactions
46:33très importantes
46:34dans la région de Hambourg
46:36je crois que là aussi
46:37la difficulté du moment
46:38au niveau européen
46:39c'est pas tellement
46:40la prise de conscience
46:41tout le monde est conscient
46:42de la vulnérabilité
46:44extrême énergétique
46:45de l'Europe
46:45c'est que va-t-il
46:46advenir de cette guerre
46:47que va-t-il se passer
46:48et donc tout le monde
46:49est obligé en quelque sorte
46:51de fluctuer
46:52on prend des mesures
46:53presque au jour le jour
46:54parce qu'il faut avouer
46:55que cette guerre
46:55est gérée au jour le jour
46:57avec dans tous ces pays
46:58que Richard citait
46:59que ce soit l'Espagne
47:00l'Italie
47:01l'Allemagne
47:02une inflation
47:03Jean-Christophe Ploquin
47:04qui est encore plus forte
47:05qu'en France
47:05jusqu'à 3,3% en Espagne
47:07c'est ça
47:08donc bon ça va avoir
47:09un impact sans doute
47:10sur la politique monétaire
47:12enfin à quelle échéance
47:14on ne sait pas
47:14je reviens sur l'Italie
47:15l'Italie est un pays
47:17qui depuis plusieurs années
47:18touche énormément
47:19de fonds européens
47:20du fait
47:21qu'il avait beaucoup souffert
47:23pendant le Covid
47:25la crise du Covid
47:26et du coup ça donne
47:27des marges de manœuvre budgétaire
47:29à Madame Mélonie
47:30que n'a pas
47:30le gouvernement français
47:31il faut reconnaître aussi
47:33que l'Italie
47:34ces dernières années
47:35a bien amélioré
47:37justement en partie
47:37grâce à ses fonds européens
47:38sa situation budgétaire
47:40il y a toujours
47:40un enrêtement important
47:41mais ils sont quasiment
47:43à égalité avec la France
47:44alors qu'avant
47:45la France était loin
47:46enfin était dans une
47:47bien meilleure posture
47:48donc la France a laissé filer
47:50son déficit
47:51l'Italie l'a plutôt
47:53amélioré
47:53donc voilà
47:54quand on a un peu plus
47:55de moyens budgétaires
47:57on peut les utiliser
47:58justement en temps de crise
47:59c'est ce que fait
47:59Madame Mélonie
48:00je voudrais juste ajouter
48:01je reviens sur Total
48:02cette idée de nationaliser Total
48:04ça voudrait dire
48:05que l'État acquiert
48:06une majorité
48:07de parts de Total
48:08et contrôle la firme
48:09enfin je vous signale
48:10quand même
48:10que l'État français
48:11est chroniquement
48:12surendetté
48:13est chroniquement en déficit
48:14et vous imaginez
48:15qu'il serait plus capable
48:17de gérer une entreprise
48:18comme Total
48:19confrontée aux défis internationaux
48:20je crois qu'on peut
48:22demander un certain nombre
48:23de choses à M. Pouyanné
48:24le patron de Total
48:25mais en ce qui concerne
48:26la gestion de son entreprise
48:27laissons-la au secteur privé
48:28C'est pour ça que je vous demandais
48:29si c'était plus de la politique
48:30ou de l'économie
48:31François Rénard
48:32Oui je voulais ajouter
48:32quelque chose par rapport
48:33tout à l'heure
48:34on était un peu optimiste
48:35semble-t-il
48:35en disant si ce soir
48:36Trump annonce la fin de la guerre
48:37tout va repartir
48:39j'ai cru comprendre
48:40qu'au Qatar par exemple
48:41là c'est surtout le gaz au Qatar
48:42et puis je crois
48:43qu'il y a de l'hélium aussi
48:44enfin qu'il y a un autre gaz
48:45mais là au Qatar
48:48les infrastructures
48:49sont tellement endommagées
48:50qu'il faut 3 à 5 ans
48:51pour remettre tout en route
48:52et puis le détroit d'Hormuz
48:54là actuellement
48:56sauf effectivement
48:56sur une intervention militaire américaine
48:58pour libérer cette île iranienne
49:00mais sinon les Iraniens
49:01le contrôlent
49:02et maintenant
49:03un de leurs buts de guerre à eux
49:05c'est de dire
49:05ok on arrête
49:06de vous envoyer des bombes
49:08mais on fait payer
49:09un passage au détroit d'Hormuz
49:11ce qui n'était pas le cas jusque-là
49:12donc je pense que
49:13même si la guerre s'arrête
49:14on n'est pas sorti de l'affaire
49:15sur la question pétrolière
49:16On a beaucoup parlé justement
49:17du pétrole et du gaz en France
49:19des conséquences de la guerre
49:20au Moyen-Orient
49:21vous l'avez rapidement évoqué
49:22Isabelle Moreau tout à l'heure
49:24il y a d'autres secteurs
49:25qui peuvent souffrir
49:25ou qui commencent à souffrir
49:26et notamment le secteur du plastique
49:28Oui parce que finalement
49:29le plastique
49:30enfin le pétrole
49:32permet de faire du plastique derrière
49:34et en fait
49:34il y a pas mal de dérivés
49:35qui viennent de ces pays-là
49:37et aujourd'hui le plastique
49:38on pense toujours
49:40à des produits un peu classiques
49:41mais on en a aussi
49:43dans la médecine
49:45on en a également
49:46dans l'automobile
49:46donc c'est vrai qu'aujourd'hui
49:48pour l'instant
49:49ils ne sont pas encore
49:50en train trop de crier
49:51mais il risque d'y avoir
49:52des pénuries
49:52donc aujourd'hui
49:53comment faire
49:54le plastique recyclé
49:56ne correspond pas
49:57à un certain nombre
49:57de normes
49:59donc notamment
50:00dans la santé
50:00on ne peut pas l'utiliser
50:01il est beaucoup plus cher
50:02donc il y a certains endroits
50:04en France
50:04notamment dans la vallée
50:05la plastique vallée
50:07en France
50:07qui est dans l'Ain
50:08où il y a 10 000 personnes
50:10environ qui travaillent là-bas
50:11qui commencent à s'inquiéter
50:12en se disant
50:12est-ce qu'on ne va pas perdre
50:13nos emplois
50:14j'avais noté
50:14que la filière plastique
50:15en France
50:16c'était 3 000 entreprises
50:17et 700 000 emplois
50:18donc c'est quand même
50:19absolument énorme
50:20et je pense qu'au niveau européen
50:21c'est davantage
50:22donc danger quand même
50:23risque pour l'emploi
50:24risque de pénurie
50:25c'est ce que disait
50:26ce matin sur France Info
50:27le premier syndicat français
50:28et européen de plastique
50:30Isabelle
50:30oui tout à fait
50:31voilà
50:32exactement pénurie
50:33parce que ça touche
50:34beaucoup
50:35notamment les bouteilles de lait
50:37et autres
50:37qui vont se retrouver sans rien
50:38et il paraît qu'il y a
50:39certains pays
50:39alors je crois que c'est en Corée
50:41ils commencent déjà
50:41à retenir
50:42et à garder chez eux
50:43leur sac plastique
50:44parce qu'ils s'aperçoivent
50:45qu'il n'y a plus du tout
50:46de possibilité d'en trouver
50:47donc on n'en est pas encore là
50:49en France
50:49mais effectivement
50:50attention danger
50:51ça fait partie des secteurs
50:52sinistrés
50:53Jean-Christophe Ploquin
50:54ce serait pour revenir
50:55sur le sujet
50:56que vous évoquiez tout à l'heure
50:57celui de l'électrification
50:59effectivement
50:59des annonces
51:01de Sébastien Lecornu
51:02aujourd'hui
51:02des ordres de mission
51:03qu'il a donné
51:04à ses différents ministres
51:05pour que
51:06il leur a donné une semaine
51:07de réflexion
51:08c'est ça
51:08et moi je trouve ça
51:09que c'est effectivement
51:10très intéressant
51:11de saisir finalement
51:12de faire une situation
51:13de crise
51:14une opportunité
51:15pour peut-être
51:16développer plus rapidement
51:17ce qu'on sait
51:18qu'il va falloir développer
51:20et qui est effectivement
51:20l'électrification
51:22des systèmes de transport
51:24l'électrification aussi
51:25des systèmes de chauffage
51:27le gaz va coûter
51:28de plus en plus cher
51:29en France
51:30dans les années à venir
51:31l'instabilité finalement
51:33qui touche
51:34les hydrocarbures
51:35est vraiment manifeste
51:36depuis plusieurs années
51:37et donc il faut
51:38qu'on arrive à se sortir
51:40de cette dépendance
51:41par rapport aux hydrocarbures
51:42par rapport à la situation
51:43géopolitique
51:44dans cette région
51:45et voilà
51:46l'électrification
51:47c'est évidemment
51:48une piste à suivre
51:49surtout avec un pays
51:50qui a un parc nucléaire
51:52très important
51:52qui a aussi développé
51:54des énergies alternatives
51:55qui apportent aussi
51:56beaucoup d'électricité
51:57donc il faut accélérer
51:59et je trouve que
52:00l'initiative du gouvernement
52:01va plutôt dans le bon sens
52:02Allez vous avez la parole
52:03Jean-Christophe Pequin
52:04vous allez la garder
52:05pour nous donner
52:06la une de la croix
52:07demain
52:07demain on fait un sujet
52:09c'est la journée internationale
52:11sur l'autisme
52:11et on a fait un super reportage
52:14à l'université Lyon
52:15où on a rencontré
52:16des étudiants autistes
52:17en situation de autisme
52:19qui sont accompagnés
52:20et qui peuvent dorénavant
52:21faire des études
52:22de plus en plus longues
52:24tout en pleinement épanouis
52:27c'est vraiment
52:27un super reportage
52:28à lire demain
52:29dans la croix
52:30à la une
52:30du Nouvel Obs
52:31cette semaine
52:32François Rénard
52:32alors une super enquête
52:34de Camille
52:34des super articles
52:35non mais franchement
52:37j'ai appris plein de choses
52:38Camille Digogne
52:39et Violette Lazare
52:39sur le clan Sarkozy
52:40et comment Sarkozy
52:42depuis le procès
52:43etc
52:43alors il va se baigner
52:44à Lourdes
52:45en expirant des miracles
52:46il est complètement
52:46refermé sur une bulle
52:47avec Carla Bruni
52:48qui gère tout ça
52:49pour une bulle
52:50dans laquelle il est
52:50évidemment totalement innocent
52:51et le monde entier
52:52lui en veut
52:52c'est absolument fascinant
52:54et plein d'informations
52:55Qu'est-ce qu'on lit
52:55Isabelle Moreau
52:56sur le site
52:56de l'AEF Info ?
52:58Eh bien sur le site
52:59il n'y a pas vraiment
53:00deux unes
53:02on a traité effectivement
53:03la réunion ce matin
53:05des ministres
53:05et notamment
53:06les informations
53:07concernant les carburants
53:09et la tenue
53:10de la fameuse réunion
53:11du 21 avril
53:12Allez je renvoie aussi
53:13vers le site de Blic
53:14Merci Richard Verli
53:15d'avoir été avec nous
53:16Merci à tous les quatre
53:18d'avoir participé
53:19aux informés
53:19qui reviennent
53:20demain matin
53:21sur France Info
53:22à 9h
53:23Très bonne soirée à tous
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