- il y a 23 heures
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet.
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00:00Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio mais aussi à la télé sur le canal 16 de la
00:05TNT.
00:05A la une ce soir après le porte-avion Charles de Gaulle, la France envoie un porte-hélicoptère en Méditerranée.
00:11Pour quelle mission ? Emmanuel Macron affirme clairement que la France ne s'engagera pas dans la guerre au Moyen
00:16-Orient.
00:16Au septième jour du conflit, Israël dit passer à une nouvelle phase de son offensive en Iran.
00:22Les frappes sur le Liban continuent également.
00:24Donald Trump lui affirme que la guerre contre l'Iran durera jusqu'à la capitulation totale
00:29mais avec quels moyens puisque se pose la question du stock d'armes dont dispose l'armée américaine.
00:34Et puis nous serons en Italie à la fin de ces informés, cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques d'hiver
00:39en ce moment même.
00:40Avec là aussi un fort contexte géopolitique, les para-athlètes russes ont été autorisés à participer sous leur drapeau.
00:47Avec nous ce soir dans les informés Frédéric Charillon, bonsoir.
00:50Bonsoir.
00:51Professeur à l'université Paris-Cité, spécialiste des relations internationales,
00:54directeur de l'Observatoire des stratégies d'influence et auteur de ce livre
00:58« Géopolitique de l'intimidation seule face à la guerre ? » paru chez Odile Jacob.
01:04À vos côtés Raphaël Kahn.
01:06Bonsoir Raphaël.
01:06Bonsoir Victor.
01:07Présentateur de l'émission « Le Monde dans tous ses états » c'est sur France 24.
01:10Benjamin Louis est également avec nous.
01:12Bonsoir.
01:13Bonsoir Victor.
01:13Correspondant de la RTS à Paris, c'est la radio à la télévision suisse.
01:17Véronique Reissoult comme tous les vendredis.
01:19Avec nous notre spécialiste des réseaux sociaux.
01:21Bonsoir Véronique et présidente de Backbone Consulting et Franck Dedieu.
01:25Bonsoir Franck.
01:25Bonsoir.
01:26Rédacteur en chef à la rédaction de Marianne.
01:30La France ne fait pas partie de cette guerre, elle ne va pas s'y engager.
01:34Voilà ce que dit Emmanuel Macron sur le réseau social Instagram en réponse à une jeune internaute
01:39qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.
01:43Je voulais être très clair, vous n'allez pas faire la guerre du tout.
01:47Et vous allez continuer de vivre, de peut-être passer votre brevet ou votre baccalauréat,
01:52d'apprendre, de sortir, de vivre librement, de construire votre avenir.
01:57Et c'est tout ce que je vous souhaite dans notre beau pays.
01:59La France, elle ne fait pas partie de cette guerre.
02:01Nous, on n'est pas au combat et on ne va pas s'engager dans cette guerre.
02:04Voilà pour cette réponse vocale laissée par Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux.
02:08Tard, hier soir, Frédéric Charillon, il y avait besoin de clarifier,
02:11notamment pour les plus jeunes qui peuvent s'inquiéter.
02:13C'est normal que les plus jeunes, même les enfants, soient inquiets.
02:17J'ai une fille aussi, moi, qui est très inquiète.
02:19C'est normal, on entend ça beaucoup depuis longtemps.
02:22D'ailleurs, l'Ukraine, Gaza, maintenant l'Iran, les enfants sont inquiets.
02:27C'est normal.
02:27Le président de la République dit que ce n'est pas notre guerre.
02:31Il y a deux choses différentes.
02:31Dire que ce n'est pas notre guerre, c'est un argument.
02:34Et après, dire que nous ne risquons rien, c'est peut-être une autre affaire.
02:37Parce qu'il peut y avoir, évidemment, une reconnaissance, une représailles asymétriques,
02:42comme on dit dans le jargon, c'est-à-dire du terrorisme ou d'autres.
02:46Et puis, de toute façon, même quand on n'est pas belligérant soi-même,
02:49on peut être rattrapé par ces guerres.
02:51Et là, il faut bien que nous prenions position.
02:53Il faut que nous sachions si, comme certains l'ont dit en Europe,
02:56personne ne pleurera le régime iranien,
02:58ou si on estime que ça n'est pas conforme aux droits internationaux.
03:02Et c'est d'ailleurs les deux, à la fois.
03:04Et ce n'est pas tellement la question, d'ailleurs, souvent.
03:06Ce n'est pas de savoir si on va pleurer ou pas un régime.
03:08C'est qu'est-ce qu'on fait après ?
03:09Personne ne pleure Saddam Hussein, ni le colonel Kadhafi.
03:12Mais on connaît la suite.
03:13Donc, c'est inquiétant et ça peut nous rattraper.
03:15C'est ça, la question.
03:16De manière tout à fait pacifique,
03:17on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime.
03:21Voilà ce que dit aussi Emmanuel Macron.
03:24Raphaël Kade, l'envoi du porte-avions Charles de Gaulle,
03:26qui se trouve désormais en Méditerranée,
03:27fait partie de cette stratégie de défense et de sécurisation ?
03:30Oui, de défense.
03:31Mais enfin, à un moment, des règles d'engagement seront réunies
03:34si le Charles de Gaulle était attaqué,
03:36comme c'est le cas.
03:37D'ailleurs, les Iraniens prétendent s'en être pris,
03:39par exemple, au porte-avions Abraham Lincoln.
03:41Donc, il y a malgré tout...
03:43Il est trop démenti après les autorités américaines.
03:43Il est démenti depuis.
03:45Mais il y a toujours évidemment un risque
03:47que la France soit précipitée, malgré tout, dans cette guerre.
03:51Il dit deux choses.
03:51Emmanuel Macron, en réponse à cette jeune fille,
03:53la France ne fait pas la guerre au Moyen-Orient
03:55et vous n'allez pas faire la guerre.
03:56Alors, la France ne fait pas la guerre aujourd'hui au Moyen-Orient,
03:59certes, mais néanmoins, elle envoie sur place
04:01un certain nombre de forces militaires
04:03qui pourraient être entraînées dans un engrenage de guerre.
04:07Et puis, par ailleurs, vous n'allez pas faire la guerre, certes,
04:10mais le service national, le service volontaire,
04:14a induit quand même un doute dans l'esprit
04:16de beaucoup de nos compatriotes.
04:17L'idée que ce qui, aujourd'hui, relève du volontariat
04:22pourrait, demain, nourrir les rangs d'éventuels appelés
04:27dans le cas d'un conflit qui se déroulera.
04:29Alors, on pensait jusqu'à présent l'Ukraine,
04:30mais ça pourrait, effectivement, être d'autres théâtres extérieurs.
04:33Frédéric Chariot, je voudrais qu'on dise un mot aussi
04:35de ce porteur hélicoptère, cette fois amphibie,
04:38qui a été envoyé en Méditerranée.
04:40Qu'est-ce qu'a indiqué, aujourd'hui, l'État-major français ?
04:42– Oui, je pense qu'on prend des mesures pour, notamment,
04:47protéger un certain nombre, soit d'alliés,
04:48soit de partenaires de l'Union européenne.
04:50Il y a eu la question de Chypre qui avait été posée.
04:53On voit bien qu'il y a plusieurs raisons,
04:56de bonnes raisons, que les pays européens et occidentaux…
04:58– Là, ce porteur hélicoptère, c'est une sorte de pont flottant,
05:01de 200 mètres de long ?
05:02– Oui, ce sont des moyens qui vont accompagner aussi le Charles de Gaulle.
05:06D'abord, c'est toujours politique, c'est toujours un signal politique
05:08de faire cela, de dire, vous voyez, nous sommes présents,
05:11nous envoyons des moyens.
05:13Bon, il peut y avoir des routes maritimes à protéger,
05:15il peut y avoir des alliés ou des partenaires européens à protéger.
05:17Ça n'est qu'un bateau, néanmoins.
05:19On est très, très loin de l'armada américaine,
05:21mais c'est un signal politique.
05:22– Véronique Reissoult, sur cette intervention
05:24qu'on a entendue d'Emmanuel Macron,
05:26cette réponse à cette jeune fille,
05:29cette jeune femme sur Internet,
05:31est-ce qu'il y a des réactions depuis hier soir ?
05:32– Déjà, elle a été très, très écoutée et très suivie.
05:35Et sur Instagram, il y a eu plus de 6,9 millions de vues
05:38de cette vidéo, qui n'est pas une vidéo,
05:41ce sont des audios, mais présentés comme une vidéo,
05:43ce qui fait partie du top 3 des posts les plus regardés
05:47sur Instagram, sur le compte d'Emmanuel Macron,
05:51avec énormément de commentaires qui se répartissaient.
05:54En gros, vous aviez respect et approbation
05:57pour Emmanuel Macron, qui est jugé rassurant et humble,
06:00et proche, par sa réponse directe,
06:04mais aussi beaucoup de critiques de la jeune fille,
06:08ou plus exactement de la façon dont elle s'est exprimée,
06:10parce qu'elle commence son intervention en disant
06:12« Monsieur Macron, t'as trop ouvert ta bouche ».
06:16– En le tutoyant comme ça.
06:17– Non, en vous voyant.
06:18– En vous voyant.
06:18– Vous avez trop ouvert votre bouche.
06:20Mais globalement, sur Instagram, plutôt positif.
06:22Mais en fait, ça n'a pas été que sur Instagram,
06:24ça a été aussi sur TikTok, avec 10 millions de vues,
06:26et 10 millions de vues sur Instagram,
06:28avec des commentaires un peu plus mitigés,
06:30un peu moins sympathiques, un peu plus, on va dire, polémiques.
06:34Vous avez aussi pas mal de réactions sur Facebook,
06:37où le président a quand même 5,4 millions de personnes
06:40qui le suivent.
06:41Là, c'était plutôt humoristique,
06:43entre autres parce que le fait que le président de la République
06:46fasse un vocal à la suite d'un DM,
06:48donc un message direct en privé.
06:51Et puis, sur X, là, vous avez eu beaucoup de commentaires aussi.
06:56Et là, c'était des commentaires nettement polémiques
06:59et nettement critiques,
06:59mais c'est le réseau lui-même qui induit cette réalité.
07:04Et puis, par ailleurs, il y avait quand même aussi
07:06des commentaires au-delà de cette remarque
07:08qui étaient plus sur la nature du message,
07:10le contenu du message,
07:11et plus les personnes sont jeunes âgées, on va dire,
07:15parce que là, cette jeune fille est très, très jeune.
07:17Mais on va dire, les étudiants ont réagi plutôt névégativement
07:21et il y avait une phrase qui résumait bien leur pensée
07:23qui était « Tu pensais faire des études, tu feras la guerre ».
07:26L'expression que vous aimez beaucoup, Benjamin-Louis,
07:28vue de Suisse, comment on regarde tout ça,
07:29cette réponse, cette intervention d'Emmanuel Macron ?
07:32Je vous réponds, vue de moi,
07:35quelle casse-tête communicationnelle,
07:36cette séquence pour Emmanuel Macron.
07:38Ça fait des mois, et alors, aux informés,
07:41on en a largement parlé,
07:42des mois qu'on parle de ce retour du service militaire,
07:46obligatoire ou pas obligatoire.
07:47Ça fait des semaines que l'Élysée elle-même communique
07:51sur le retour de la guerre en Europe.
07:53On a eu même le chef d'état-major des armées
07:55qui a dit « Préparez vos enfants à la guerre
07:57parce que la guerre va arriver chez nous d'ici quelques temps ».
08:00Et puis même lundi dernier,
08:02le prochain demi-siècle sera un âge d'armes nucléaires.
08:05Enfin bref, on était dans une ambiance vraiment de guerre.
08:08Et puis le mardi, Emmanuel Macron s'adresse aux Français
08:11pour dire « Ne vous inquiétez pas,
08:13nous ne sommes pas en guerre,
08:14c'est juste une position défensive ».
08:16Et en même temps, parce que ce message à la nation,
08:18il avait aussi une portée à l'extérieur,
08:21il a dû montrer les muscles en disant
08:22« On va envoyer le Charles de Gaulle,
08:24on est dans une position défensive,
08:25mais attention, si vous continuez à canarder Chypre,
08:27par exemple, c'est un État de l'Union européenne,
08:29c'est un État allié, on va répondre ».
08:31Donc en fait, on n'est pas vraiment en guerre,
08:33mais on se prépare à être quand même un peu en guerre
08:35et on montre qu'on est capable de faire la guerre,
08:37mais on dit aux Français « On ne fait pas la guerre ».
08:38Ça devient très compliqué.
08:39C'est difficile pour les Français, Frédéric Charillon,
08:41de suivre justement tous ces discours,
08:43notamment d'Emmanuel Macron,
08:44parfois un ton très martial,
08:45puis d'autres fois un ton qui se veut plus rassurant.
08:47Oui, ce qui est très difficile surtout,
08:49c'est qu'il y a plusieurs fronts en même temps.
08:50C'est-à-dire qu'on n'a pas quitté le front ukrainien,
08:52on n'a pas quitté la question de Gaza,
08:55on a maintenant un élargissement,
08:56ce n'est pas tout à fait nouveau,
08:57il y a eu quelques mois déjà,
08:58des échanges de missiles entre Israël et l'Iran,
09:02et même avec les États-Unis.
09:04Mais ça fait beaucoup,
09:05on sait qu'il y a d'autres points chauds,
09:06d'autres qui vont au contraire passer un petit peu à la trappe,
09:08parce que du coup,
09:09ça nous éloigne un peu de tout ce qui se passe au Soudan,
09:13ou ailleurs, au Yémen,
09:15peut-être aussi de la préoccupation
09:16de ce qui pourrait arriver à Taïwan,
09:18mais c'est normal que les citoyens,
09:20d'abord, trouvent ça très anxiogène.
09:22Je n'ai pas un échantillon scientifique
09:24sous la main à vous proposer,
09:25mais enfin, juste comme ça,
09:26quand on discute avec des amis,
09:28des collègues, des gens, des étudiants,
09:30surtout, on sent que tout ça ne se détache pas
09:33d'un climat fort anxiogène,
09:35et une des premières réactions,
09:37c'est-à-dire,
09:37voilà encore autre chose
09:38qui se rajoute à ce climat,
09:41et là, je crois qu'il y a vraiment
09:42une inquiétude globale
09:43qui est en train de monter.
09:44Nous avons parlé du président de la République,
09:46le premier ministre Sébastien Lecornu,
09:48lui, va réunir,
09:48ce sera mercredi prochain,
09:49le 11 mars,
09:50les partis politiques,
09:51ainsi que les présidents de l'Assemblée
09:52et du Sénat,
09:53les présidents des commissions parlementaires
09:55concernées également,
09:56pour les informer de l'état,
09:57de la menace et du positionnement
09:59de la France,
09:59c'est ce que dit Matignon,
10:00face à la guerre au Moyen-Orient.
10:01Franck de Dieu,
10:02c'est important que le chef du gouvernement
10:03réunisse toutes ses forces politiques ?
10:05Oui, et à la fois,
10:06si on regarde ces sondages
10:07par rapport à la position de la France,
10:11savoir comment on qualifie,
10:15est-ce qu'on soutient ou pas
10:16l'intervention israélo-américaine,
10:18vous apercevez qu'il y a,
10:19quelque part,
10:20une renaissance des fameux clivages,
10:22puisque, d'après les sondages,
10:24la gauche, je dirais,
10:26par tradition anti-américaine,
10:28et puis par rapport aussi
10:30à la situation au Moyen-Orient,
10:32est majoritairement,
10:34très majoritairement défavorable
10:36à l'intervention,
10:37alors que la droite,
10:38dans sa composition RN et LR,
10:40est plutôt favorable.
10:41Et vous remarquerez,
10:42et ça a été dit par Benjamin,
10:44avec cette alternance
10:45un peu communicationnelle
10:46du président de la République,
10:47que lui, il est partagé
10:48entre le fait de se dire
10:50« Eh bien, nous ne sommes pas en guerre,
10:51mais il y a des grands mais,
10:52parce que nous avons des bases militaires,
10:54parce que nous avons des intérêts aussi,
10:56des intérêts objectifs
10:57dans les pays du Golfe
10:58de vente d'armes,
10:59mais aussi l'idée de se dire
11:02dans une tradition,
11:03je dirais,
11:04golo-mitterrandienne
11:05à la française,
11:06assez classique,
11:07de dire « Nous avons une position d'équilibre,
11:09nous sommes avec les Britanniques
11:13et les Allemands
11:14à oser,
11:15à vouloir qu'il y ait
11:18une négociation
11:19pour qu'il n'y ait pas
11:21une escalade. »
11:23Il se trouve que,
11:24c'était Jean-Yves Le Drian
11:25qui le disait ce matin,
11:27on peut être quand même
11:28relativement pessimiste.
11:29Pourquoi ?
11:30Eh bien,
11:30parce que vous avez des belligérants
11:31qui n'y sont pas disposés.
11:32Du côté américain,
11:34effectivement,
11:34vous avez cité les phrases
11:38et le côté très « va-t'en-guerre »
11:42du président Trump,
11:43et d'un autre côté,
11:44ils n'ont pas encore enterré
11:45leur guide suprême,
11:46ils ne sont pas du tout disposés
11:47à aller à la table des négociations.
11:49Donc,
11:49cette position française,
11:50je trouve que,
11:51dans une certaine mesure,
11:52elle est conforme
11:54à la tradition française
11:56golo-mitterrandienne
11:57qui fait notre singularité
12:00et parfois même
12:00notre fierté.
12:01On en a parlé lundi.
12:03Et puis,
12:03à la fois,
12:04elle est un petit peu
12:06délicate
12:07puisque les belligérants
12:08ne sont pas du tout disposés
12:10à arrêter l'escalade.
12:12Est-ce qu'il faut aller plus loin,
12:13Raphaël Kahn,
12:13et organiser un débat
12:15avec, pourquoi pas,
12:15un vote non contraignant
12:16comme le demandait,
12:17par exemple,
12:17la France Insoumise
12:18à l'Assemblée ?
12:19Pourquoi pas ?
12:20Moi,
12:20j'apporterais un bémol
12:21à ce que vient de dire Franck,
12:22c'est qu'il y a certes
12:23une position française
12:25distincte de celle
12:26des États-Unis
12:26de manière très claire,
12:27mais en fait,
12:27il y a une position européenne
12:28en réalité
12:28qui n'est pas que française.
12:30C'est-à-dire,
12:30l'Europe veut aujourd'hui
12:31pouvoir choisir
12:33ses guerres,
12:33ses combats,
12:34ce qui semble effectivement
12:35être le minimum
12:36de ce qu'on peut attendre
12:37en matière de souveraineté.
12:38Les États-Unis,
12:39très clairement,
12:40ont choisi de ralentir
12:41leur soutien à l'Ukraine.
12:43Une grande partie
12:44des pays de l'Union européenne,
12:45eux,
12:45se sentent beaucoup plus concernés
12:47par ce conflit là-bas
12:48que par l'ouverture
12:49d'un nouveau front
12:49au Proche-Orient
12:50et a fortiori
12:50si cela atteint le Liban
12:51qui est un pays
12:52dont la France
12:52se sent extrêmement proche.
12:54Donc,
12:55l'empressement aujourd'hui,
12:56en tout cas du côté français
12:57et d'un certain nombre
12:58de partenaires européens,
12:58c'est surtout d'éviter
12:59tout embrasement
13:00au Proche-Orient
13:01qui pourrait à nouveau
13:02plonger le Liban
13:03dans une guerre décennale
13:05comme elle en a connu,
13:05on s'en souvient,
13:06dans les années 80.
13:08Reste que cette position
13:10est partagée
13:11par un certain nombre
13:11de pays,
13:11d'ailleurs,
13:12de manière plus ou moins forte,
13:13alors très virulente
13:14s'agissant de l'Espagne
13:15mais également
13:16et de manière peut-être
13:17plus inattendue
13:18de l'Italie
13:18et du Royaume-Uni
13:20qui jusqu'à présent
13:20sont extrêmement précautionneux
13:22dans leur soutien
13:23aux Etats-Unis.
13:25Et pour revenir
13:26sur ce qui peut paraître
13:27être une ambiguïté
13:28de communication
13:29du gouvernement,
13:30je crois qu'Emmanuel Macron
13:31essaye de préparer l'opinion
13:32face à cette montée
13:33des périls
13:33à une économie de guerre
13:35mais une économie de guerre
13:36dirigée avant tout
13:36sur le front oriental.
13:38La Russie,
13:38certainement pas vers le sud,
13:40ce n'était pas l'intention,
13:41je pense,
13:41du gouvernement français
13:42et d'Emmanuel Macron
13:43de se préparer
13:44à une guerre directe
13:45avec l'Iran.
13:46Pour revenir à l'Europe,
13:47Frédéric Charillon,
13:48ce qui ressort
13:49dans ce dossier
13:50comme dans d'autres précédemment,
13:51c'est aussi
13:52un manque d'unité ?
13:54Le manque d'unité,
13:56il est plus
13:57sur le front ukrainien
13:58aujourd'hui
13:59parce qu'il y a
14:00quand même quelques pays
14:00dont la Slovaquie
14:01et la Hongrie
14:02qui sont maintenant
14:02vraiment,
14:03qui reprennent
14:03le narratif russe.
14:05Après,
14:06sur l'Iran,
14:07j'ai l'impression
14:07que c'est moins flagrant.
14:09Il y a un attentisme général
14:10dont ce qui frappe
14:10surtout pour les Européens
14:11c'est l'impuissance.
14:13C'est-à-dire
14:13qu'ils n'ont pas été,
14:14une fois de plus,
14:14ils n'ont pas été consultés,
14:16ils n'ont pas été informés
14:17de cette opération
14:18et on a de quoi
14:20être inquiets
14:21parce que quand même
14:22nous avons un pays
14:23qui était notre allié
14:24depuis 80 ans
14:25et dont notre sécurité
14:26dépend pour encore
14:27très longtemps.
14:28Je crois que tous les analystes
14:28sont à peu près unanimes
14:30pour dire qu'aujourd'hui,
14:31là, maintenant,
14:31les Européens
14:32ne sont pas capables
14:33de se défendre seuls
14:34face à une menace forte
14:35sans les États-Unis.
14:36Et voilà que ce partenaire
14:37américain,
14:38il commence à être
14:39extrêmement difficile
14:41et même plus que difficile.
14:42Est-ce que c'est ton camp
14:43un partenaire ?
14:44Est-ce que c'est ton camp
14:44un allié ?
14:45On a ces principaux dirigeants
14:46qui viennent nous insulter
14:47pratiquement,
14:48en tout cas nous critiquer
14:49fortement,
14:50y compris en Europe
14:51à Munich.
14:52On a une guerre
14:54de choix,
14:55ce qu'on appelle
14:56une guerre de choix,
14:56c'est-à-dire que rien n'imposait
14:58cette guerre,
14:59là, maintenant,
14:59tout de suite,
15:00contre l'Iran
15:01de la part des États-Unis.
15:02Donc forcément,
15:02ça nous rappelle
15:03les mauvais souvenirs
15:03des divisions européennes
15:04en 2003
15:05sur la guerre irakienne.
15:06Et comme on connaît
15:07aujourd'hui
15:08les résultats
15:08de cette guerre irakienne,
15:10c'est-à-dire un État
15:10effondré,
15:11devenu un sanctuaire djihadiste,
15:13évidemment,
15:14nous avons des craintes
15:15et rien n'est fait
15:17pour nous rassurer.
15:18D'abord,
15:18le sentiment
15:19que c'est plus
15:20le Premier ministre israélien
15:21que le président américain
15:22véritablement
15:23qui a été à l'initiative
15:24de cette guerre.
15:25Le fait que les dirigeants
15:26principaux,
15:27c'est-à-dire le ministre
15:27de la Défense,
15:28le président lui-même
15:29et son vice-président
15:30ont un vocabulaire
15:32et des postures publiques
15:34qui ressemblent,
15:35pardon,
15:36mais un peu plus
15:36à un athlète de foire
15:37qu'à des politiques
15:40responsables
15:41et surtout,
15:42il y a le passif,
15:43c'est-à-dire que l'Irak,
15:45l'Afghanistan,
15:45la Libye
15:46auxquelles nous avons participé,
15:48nous savons
15:49comment ça s'est terminé.
15:50Donc,
15:50les Européens,
15:50aujourd'hui,
15:51ont des raisons
15:52d'être inquiets
15:52et en même temps,
15:53évidemment,
15:54est-ce qu'ils vont pouvoir
15:55critiquer trop
15:55les États-Unis
15:56sachant que nous dépendons
15:57encore complètement
15:58de ces États-Unis
15:59pour notre propre sécurité
16:00alors même qu'il y a encore
16:01la guerre sur le front ukrainien.
16:03Et on se souvient,
16:04Benjamin Louis,
16:04que les Européens
16:05ont poussé pourtant
16:06pour participer
16:06notamment aux négociations
16:07qui se sont tenues en Suisse.
16:09Emmanuel Macron,
16:10notamment,
16:11avait poussé
16:11pour qu'elles s'organisent
16:12là-bas pour peut-être
16:13y participer.
16:14Ça n'avait pas été le cas.
16:15Ça n'a pas été le cas
16:15et est-ce que ces négociations
16:18qui se sont tenues à Genève
16:19quelques heures,
16:20en fait,
16:20avant le déclenchement
16:21de la guerre
16:23étaient de bonne foi ?
16:24Est-ce qu'elles ont vraiment
16:24servi à quelque chose ?
16:26Est-ce que ça ne faisait pas partie
16:27en fait d'une mise en scène aussi ?
16:29Donc,
16:30encore une fois,
16:30on rappelle juste que
16:31Genève et la Suisse
16:32étaient états hautes
16:33et en gros,
16:34ils donnaient le gîte
16:35et le couvert.
16:36C'était vraiment
16:37les Etats-Unis
16:38et l'Iran
16:38et le sultanat d'Oman
16:39qui étaient à la manœuvre
16:41pour ces négociations.
16:44Bon,
16:45voilà,
16:45est-ce que ça a servi
16:46à quelque chose ?
16:47Non,
16:47on a bien la réponse.
16:48Ça n'a servi strictement
16:49à rien,
16:50ça a juste fait.
16:50On pensait que c'était
16:51les Iraniens
16:52qui baladaient un peu
16:52les Américains
16:53durant cette semaine-là
16:54et puis on se rend compte
16:55qu'au bout du compte,
16:56c'était l'inverse.
16:57Un mot des conséquences économiques
16:59de cette guerre en France,
17:00la députée insoumise
17:01Aurélie Trouvé
17:01a déposé aujourd'hui
17:02une proposition de loi
17:03pour bloquer temporairement
17:05pour trois mois maximum
17:06les prix de l'énergie
17:07face à l'augmentation
17:08des prix de l'essence
17:10et du gaz
17:10à cause de la guerre.
17:12Un texte qui entend,
17:13je le cite,
17:13protéger les ménages
17:15et l'économie nationale
17:16tout en garantissant
17:17que les conséquences
17:18des crises énergétiques
17:19internationales
17:19ne soient pas supportées
17:20principalement
17:21par les consommateurs.
17:22Véronique Reissout,
17:23les consommateurs,
17:24justement,
17:24ils s'expriment
17:25sur les réseaux.
17:26Ils s'expriment sur les réseaux
17:27et ils s'expriment aussi
17:28devant les stations-service
17:29puisqu'il y a eu
17:31full.
17:32D'ailleurs,
17:32vous avez énormément
17:33de vidéos qui sont partagées
17:34et de témoignages
17:35de Français
17:36qui font la queue
17:37dans les stations-service
17:38et qui expliquent
17:39qu'il faut faire quelque chose.
17:40Alors,
17:40vous avez beaucoup
17:41de politiques
17:42qui pointent
17:42sur une forme
17:42d'irresponsabilité.
17:43Vous avez aussi
17:44des internautes
17:45qui, généralement,
17:46n'ont pas de voiture
17:46qui disent que c'est
17:47très égoïste.
17:48Mais vous avez aussi
17:49beaucoup de Français
17:51qui disent
17:52qu'ils sont confortés
17:53par les annonces
17:54qui disent que ça va durer.
17:55Mais globalement,
17:56on a un débat
17:58en France
17:58sur qui profite,
18:00à qui profite
18:01cette augmentation
18:02de prix
18:02puisque beaucoup de gens
18:04constatent que,
18:04dans le fond,
18:06les effets de la guerre
18:07ne peuvent pas être
18:08encore l'explication
18:09de la réalité
18:10du prix du carburant
18:12aujourd'hui.
18:12Et donc,
18:13pour beaucoup,
18:14c'est l'État
18:15qui gagne.
18:16C'était,
18:17entre autres,
18:18les propos du président
18:19de Coopérative U
18:20qui disait que c'était
18:21plutôt le grand...
18:22Hier en matin,
18:22sur France-en-Vaux.
18:23Hier en matin,
18:23chez vous.
18:24Mais pour autant,
18:25en rappelant que 51%
18:27du prix allait à l'État.
18:29Vous avez aussi
18:30beaucoup de Français
18:30qui pointent la réalité
18:32autour des distributeurs
18:35et des pétroliers.
18:36Et en fait,
18:36comme l'État a fini par
18:37essayer de siffler
18:38la fin de la fête
18:40en disant
18:40on va faire
18:40des contrôles
18:42des prix,
18:42eh bien ça n'a fait
18:43que conforter l'idée
18:44qu'il y avait des profiteurs,
18:45des profiteurs de guerre.
18:46Et donc,
18:46ça donne une petite tension.
18:47Je vous passe
18:48les pétitions
18:49qui montent
18:50sur le fait
18:50qu'il faudrait
18:50sans doute réguler
18:52et modifier la fiscalité
18:53autour des carburants.
18:54Vrai débat
18:55ou récupération politique,
18:56Franck de Dieu ?
18:57Alors d'abord,
18:58par rapport à cette idée
18:59selon laquelle
19:00c'est l'État
19:01qui s'en met plein les poches,
19:03c'est pas tout à fait vrai
19:04parce que,
19:04c'est un peu technique,
19:05mais vous avez
19:06deux types
19:07de recettes fiscales.
19:08Vous en avez une
19:08qui est indexée
19:10sur le litre.
19:11C'est la TICPE
19:14qui représente
19:14l'essentiel des recettes.
19:16Et vous avez la TVA
19:17où là,
19:17effectivement,
19:19à partir du moment
19:20où vous avez
19:21le prix de l'essence
19:22qui augmente,
19:22vous avez un peu plus
19:23de recettes de TVA.
19:24Sauf que ça pèse
19:2520%
19:27de l'ensemble
19:28des recettes
19:28de l'État.
19:29Donc c'est assez faible.
19:30C'est la proposition
19:30de la France Insoumise
19:31de bloquer les prix.
19:32Alors,
19:33bloquer les prix,
19:33ça supposerait
19:36une intervention
19:37très administrative
19:39au niveau
19:40des distributeurs.
19:41Alors là,
19:42moi je pense
19:42qu'il faut d'abord
19:43penser au blocage
19:44parce que c'est quand même
19:45pas normal
19:45que les automobilistes
19:47prennent 20-30 centimes
19:50alors que ce n'est pas
19:51du pétrole
19:51qui a contourné
19:54l'Afrique
19:54et qui était bloquée
19:55au détroit d'Ormousse.
19:56Ce n'est pas vrai.
19:57Donc il y a effectivement,
19:58je pense,
19:58une logique d'opportunité.
20:00Et ça,
20:00effectivement,
20:01c'est peut-être à l'État
20:02de le contrôler
20:02même si on ne peut pas
20:03mettre un contrôleur
20:04au pied de chaque station.
20:06Mais en vérité,
20:07il y a ce problème-là.
20:08Ce qui,
20:08il ne faudrait pas,
20:09en revanche,
20:11tout confondre.
20:12C'est-à-dire que de dire
20:12il faut que l'État
20:14renonce à des recettes
20:15parce qu'il s'en met plein
20:16et les fouilles,
20:17ce n'est pas vrai.
20:18Vous avez simplement
20:18une infime partie
20:20de la recette
20:20qui est indexée sur le prix.
20:22Raphaël Kahn,
20:23on a l'impression
20:23de revivre un peu
20:24les débats qu'on avait vécus
20:25après le début de la guerre
20:26en Ukraine en 2022.
20:27Oui,
20:28mais en fait,
20:28alors,
20:29que l'État subventionne,
20:31une partie,
20:32c'est un point,
20:33c'est ce qui s'était passé
20:34d'ailleurs avec le quoi qu'il en coûte.
20:35On s'est bien rendu compte
20:36les effets que cela provoquait
20:37à terme sur le budget
20:38et puis l'addiction
20:40à la dépense publique
20:41et aux subventions.
20:42D'ailleurs,
20:42tous les pays
20:42dans lesquels
20:43les hydrocarbures
20:44sont subventionnés,
20:45ce sont des pays
20:45dans lesquels
20:46les consommateurs
20:46en réalité
20:46prennent de mauvaises habitudes,
20:48d'archidépendance
20:48aux hydrocarbures
20:49et d'incapacité ensuite
20:50pour s'en passer.
20:51D'ailleurs,
20:51ça provoque souvent
20:52de la colère sociale
20:53des grognes.
20:53D'ailleurs,
20:53les printemps rapes
20:54sont en partie liés
20:55à ces subventions
20:57aux hydrocarbures.
20:57Le problème
20:59auquel on assiste
20:59aujourd'hui en France,
21:00c'est que bloquer les prix,
21:03ça n'a jamais fonctionné,
21:04c'est un facteur de pénurie.
21:04Vous bloquez les prix,
21:05vous êtes sûr que demain,
21:06les distributeurs
21:07ne voudront pas
21:08vendre à perdre
21:08parce que contrairement
21:09à ce qu'on pense,
21:09ce n'est pas les distributeurs
21:10qui s'enrichissent,
21:11c'est les producteurs
21:11lorsque les coûts augmentent
21:13et donc les distributeurs
21:14demain tout simplement,
21:14qu'est-ce qu'ils vont faire ?
21:15Ils vont réguler
21:16par les quantités.
21:17Frédéric Charillon,
21:18tout dépend,
21:19on va dire,
21:19pour lire à l'avenir
21:21du blocage
21:22qui continue ou non
21:23dans le détroit d'Harmouz.
21:25Ça va dépendre aussi
21:27de la durée
21:27de cette crise.
21:29Il est clair
21:30que vous avez
21:31dans le Golfe
21:32des pays
21:32qui misaient
21:33beaucoup
21:34sur la stabilité
21:35l'Arabie saoudite,
21:36les Émirats,
21:37même si aujourd'hui
21:38ce n'est plus tout à fait
21:39la même chose
21:39pour des raisons
21:40plus complexes
21:40entre les deux pays.
21:42Il y a une énorme tension
21:43mais les pays du Golfe
21:44en général
21:45misaient beaucoup
21:46sur leur image
21:47de stabilité
21:48et c'est vrai
21:48qu'après les printemps arabes,
21:51beaucoup ont dit
21:51voilà au moins
21:52des pays
21:53qui sont à la fois
21:53solvables
21:54et qui sont extrêmement stables.
21:56Là,
21:56ceux-là sont aujourd'hui
21:58moins menacés
21:59que les Iraniens
22:01qui prennent des bombes
22:01mais en tout cas
22:03ils sont quand même
22:04menacés aussi
22:06ils prennent quand même
22:08c'est plus que des balles perdues
22:09c'est qu'ils sont visés
22:10par des tirs iraniens
22:11même s'il n'y en a pas eu
22:12beaucoup qui arrivent
22:13à destination
22:14donc déjà
22:14pour ces pays-là
22:15qui sont évidemment
22:16qui ont un rôle important
22:17dans tout ce qui est
22:18production énergétique
22:19et marché énergétique
22:20c'est tout un pan
22:21de leur communication
22:23si je peux dire
22:24qui s'effondrent
22:24ils ne sont plus stables
22:27si effectivement
22:28des bateaux sont coulés
22:29ou même
22:30s'ils ne sont pas coulés
22:30d'ailleurs
22:31si des bateaux
22:32si des compagnies maritimes
22:33disent
22:33on ne passe plus
22:34par là
22:35ça va augmenter
22:36c'est déjà le cas
22:38même si aucun n'est touché
22:41si les compagnies d'assurance
22:43anticipent
22:43si etc
22:44de toute façon
22:45il va y avoir
22:45une répercussion
22:47sur l'énergie
22:47il va y avoir forcément
22:49une espèce de panique
22:49chez les consommateurs
22:50en Occident et ailleurs
22:51et puis
22:52ça va dépendre
22:53de la durée
22:54c'est-à-dire que là
22:54on a un président américain
22:55qui dit
22:56de toute façon
22:57ça ne va pas durer longtemps
22:59et puis
22:59qui ensuite dit
23:01ça durera le temps
23:02qu'il faudra
23:03si on a
23:04un effondrement
23:05un état effondré
23:06en Iran
23:06comme on l'a eu
23:07en Irak
23:08comme on a eu
23:08le cas en Libye aussi
23:10c'est forcément
23:11il y aura
23:11il y aura des répercussions
23:13sur les marchés
23:13c'est évident
23:14on parlait de cette réunion
23:15la semaine prochaine
23:16réunion politique
23:16à Amatignon
23:17il sera peut-être question
23:18lors de ce moment
23:19du sort
23:20des différents français
23:21bloqués dans les pays
23:22du Moyen-Orient
23:23et qui demandent
23:23à rentrer
23:24il serait 5000
23:25d'après le quai d'Orsay
23:26à avoir fait la demande
23:27750 auraient pu rentrer
23:29pour l'instant
23:29des vols parfois compliqués
23:30en raison de la logistique
23:32de la sécurité aussi
23:33un vol hier soir
23:34a dû faire demi-tour
23:35à cause de tirs
23:36dans la zone
23:37la problématique
23:38se pose aussi
23:38chez nos voisins
23:39le chef de la diplomatie belge
23:41n'a pas mâché ses mots
23:42hier devant les parlementaires
23:43à Bruxelles
23:45certains ne comprennent pas
23:46qu'ils ne soient pas pris en charge
23:47directement là où ils se situent
23:49jusqu'à leur domicile
23:50ils se plaignent
23:52de coups à devoir assumer
23:53et de trajets
23:54à faire en bus
23:56je n'ose imaginer
23:57ce que les ukrainiens
23:58doivent en penser
23:59ne confondons pas
24:00mesdames et messieurs
24:01l'essentiel
24:02et l'accessoire
24:02la vocation du gouvernement belge
24:04n'est pas de se substituer
24:05à une agence de voyage
24:06mais de pouvoir sauver des vies
24:08en mettant les gens
24:09dans un endroit sûr
24:10d'où cette question
24:11Benjamin Louis
24:12est-ce que c'est le rôle
24:12des états finalement
24:13de s'assurer
24:14de la bonne sécurité
24:15de la prise en charge
24:15de leurs ressortissants
24:17ou finalement
24:17est-ce qu'il faut laisser
24:18se débrouiller
24:18avec des acteurs privés
24:19les agences
24:20les compagnies aériennes
24:21alors c'est compliqué
24:22si je prends l'exemple suisse
24:23il y a à peu près pareil
24:24il y a entre 4 et 5 000 Suisses
24:25qui sont dans la région
24:27une partie aimerait rentrer
24:28la Suisse ne dispose pas
24:29d'avions de transport
24:30qu'elle peut affréter
24:32spécialement pour le rapatriement
24:33de ses ressortissants
24:34à l'étranger
24:35comme c'est le cas
24:35pour la France par exemple
24:36et lorsqu'on compare
24:38les deux cas
24:39Suisses et Français
24:41ou Belges et Français
24:42ça permet aux Français
24:43en tout cas de relativiser
24:45et de se rendre compte
24:45que leur état
24:46fait d'énormes efforts
24:48pour les rapatrier
24:49dans ces moments-là
24:49et parfois même
24:50juste quand les guerres
24:52viennent de commencer
24:52je sais qu'à chaque fois
24:53qu'il y a eu des opérations
24:54en Israël
24:54il y a eu des bateaux
24:55qui ont été affrétés
24:56à partir de Raifa
24:57pour que les binationaux
24:58puissent s'ils le voulaient
24:59rentrer en France
25:00en Suisse
25:01il n'y a pas d'avion de transport
25:02et c'est écrit dans la loi
25:04que l'État
25:05que la Confédération
25:06ne va pas chercher
25:06ses ressortissants
25:07on est le pays
25:08de la responsabilité individuelle
25:10poussée jusqu'à l'extrême
25:12c'est-à-dire que
25:13tout Suisse
25:13lorsqu'il part en vacances
25:14est censé se renseigner
25:16et part à ses risques
25:17et périls
25:17et encore une chose
25:18qu'il faut savoir
25:19et qui pourra aussi
25:20faire relativiser les Français
25:21c'est que par exemple
25:22lorsqu'il y a eu la flottille
25:24flottille de la liberté
25:25et qu'il y avait beaucoup
25:25de Suisses
25:26qui étaient à Gaza
25:27exactement
25:28en direction de Gaza
25:28en tout cas
25:29ils se sont fait intercepter
25:30par les Israéliens
25:31il y avait beaucoup de Suisses
25:32qui étaient embarqués
25:32sur ces flottilles
25:33et ils se sont fait expulser
25:35et bien là
25:36la Confédération
25:37était obligée
25:37à un moment donné
25:38d'organiser une partie
25:39de leur apatriement
25:40ils ont reçu
25:40la facture à la maison
25:42et ça a énormément
25:43créé de mécontentement
25:44mais ils ont reçu une facture salée
25:46c'est-à-dire que
25:46les rares fois
25:47où la Confédération Suisse
25:49va aller rapatrier
25:49des ressortissants
25:50elle le fait
25:51pas gratuitement du tout
25:53Quelques commentaires
25:54sur les réseaux sociaux
25:55rapidement
25:57On va dire que
25:58globalement
25:59les Français
25:59sont assez alignés
26:00avec les Suisses
26:00et avec les Belges
26:01sur ce coup-là
26:02mais parce que
26:03nous parlons de Dubaï
26:04en fait quand on regarde
26:05l'ensemble des commentaires
26:06On a beaucoup parlé
26:06des influenceurs notamment
26:08Il y a la caricature
26:08des influenceurs
26:09il y a les gens qui disent
26:10vu le coût des vacances
26:12à Dubaï
26:12vous avez sans doute
26:13les moyens
26:14donc ça ne pousse pas
26:14la compassion
26:15on va dire
26:16en considérant que
26:17les uns et les autres
26:17ont sans doute
26:18les moyens de se débrouiller
26:19et qu'ils n'ont qu'à
26:20attendre sur place
26:20Les seuls soutiens
26:21sont plutôt pour les familles
26:22qui travaillent pour l'État
26:23mais il n'y en a pas beaucoup
26:24et même pour les salariés
26:25ils considèrent que
26:26c'est aux entreprises
26:27de rapatrier les salariés
26:29ça n'est pas à l'État
26:30mais c'est quand même
26:30très spécifique à Dubaï
26:32parce qu'en règle générale
26:32quand il y a des sujets
26:33de ce type-là
26:34les Français sont plutôt
26:36en soutien
26:37et en demande
26:37de rapatriement
26:38de leurs compatriotes
26:39mais là Dubaï est à part
26:41Allez la seconde partie
26:42des informés
26:43dans un instant
26:44restez bien avec nous
26:44il est 20h30
26:45sur France Info
26:51Et l'info c'est avec
26:52Stéphane Milhomme
26:52Et d'abord au milieu
26:53de cette actualité dramatique
26:55l'Italie est en train
26:56de faire la fête
26:57une fois de plus
26:57et devant les caméras
26:59du monde entier
26:59c'est en effet en ce moment
27:01la cérémonie d'ouverture
27:02des Jeux paralympiques
27:03dans les arènes de Véron
27:05démarrage perturbé
27:06car 7 pays
27:07dont la France
27:07boycotte la soirée
27:09en raison de la présence
27:10d'athlètes russes
27:11et de Biélorussie
27:12la France
27:12qui vise 18 médailles
27:14pendant ses Olympiades
27:15et qui vont durer
27:16jusqu'au dimanche 15 mars
27:18La situation au Moyen-Orient
27:20et au septième jour
27:21de la guerre
27:21nous sommes en train
27:22de broyer le régime
27:23c'est le chef d'état-major israélien
27:25qui l'affirme ce soir
27:26l'armée israélienne
27:28annonce avoir frappé
27:29quatre sensibles en Iran
27:30l'Iran de son côté
27:31affirme tirer une nouvelle salve
27:33de drones et missiles
27:35sur Israël
27:35le Hezbollah
27:36incitait fortement
27:37ces dernières heures
27:38la population a évacué
27:40une zone de 5 km
27:41entre la frontière limanaise
27:42et Israël
27:43en préparation
27:44d'une réplique
27:44aux frappes d'Israël
27:46l'Azerbaïdjan
27:47assure ce soir
27:49avoir déjoué
27:49une série d'attaques
27:50terroristes
27:51iraniennes
27:52sur son territoire
27:53et cela
27:54après avoir accusé
27:55hier l'armée iranienne
27:56d'avoir tiré des drones
27:57sur un aéroport
27:58et une école
27:59dans une région frontalière
28:00le régime de Bakou
28:01dès hier
28:02promettait
28:03une riposte militaire
28:04dans l'actualité
28:05en France
28:06un jeune de 13 ans
28:07dort ce soir en prison
28:08le collégien suspecté
28:09d'avoir poignardé
28:10à plusieurs reprises
28:11l'un de ses camarades
28:12mercredi
28:13dans un collège
28:13à La Rochelle
28:14le parquet estime
28:16que la préméditation
28:17du geste est caractérisée
28:18le jeune est mis en examen
28:20pour tentative d'assassinat
28:21la victime
28:22reste hospitalisée
28:239 personnes désormais
28:25mises en examen
28:25écrouées
28:26plus de 3 semaines
28:27après l'agression mortelle
28:28de Quentin Derang
28:29ce militant d'extrême droite
28:30dans une rue de Lyon
28:32deux autres suspects
28:33interpellés mercredi
28:34sont eux aussi poursuivis
28:35pour homicide volontaire
28:36ou complicité
28:37et puis c'est dans un quart d'heure
28:39le coup d'envoi
28:40de la 25ème journée
28:41de Ligue 1
28:42et comme on se retrouve
28:43après les barrages
28:45en Ligue des champions
28:45les footballeurs du PSG
28:47affrontent ce soir
28:48les footballeurs de Monaco
28:58avec ce soir
29:00dans le studio de France Info
29:01Frédéric Charillon
29:02professeur à l'université
29:03Paris Cité
29:05spécialiste des relations internationales
29:06directeur de l'observatoire
29:07des stratégies d'influence
29:09auteur de cet ouvrage
29:10géopolitique
29:11de l'intimidation
29:12seule face à la guerre
29:13chez Odile
29:14Jacob
29:14Raphaël Kahn
29:15présentateur de l'émission
29:17Le Monde dans tous ses états
29:18c'est sur France 24
29:19Benjamin Louis
29:20correspondant de la RTS
29:22la radio-télévision suisse
29:24en France
29:25Véronique Reissou
29:25le présidente de Backbone Consulting
29:27et spécialiste des réseaux sociaux
29:29et enfin
29:29Franck de Dieu
29:30rédacteur en chef
29:31à la rédaction
29:32de Marianne
29:33au 7ème jour de guerre
29:35Israël annonce
29:36une nouvelle phase
29:37dans son conflit
29:38contre l'Iran
29:39tout en poursuivant
29:40ses frappes
29:41contre le Hezbollah
29:42au Liban
29:43Frédéric Charillon
29:43à quoi correspond
29:44cette nouvelle phase ?
29:45C'est la poursuite
29:46d'une stratégie
29:47qui est pour le moment
29:48une victoire stratégique
29:50importante pour le Premier ministre israélien
29:52parce que ça fait des années
29:53qu'il essaye de convaincre
29:54un président américain
29:56de se lancer
29:57dans cette aventure
29:58avec lui
29:59jusque là
30:00en vain
30:00là ça y est
30:02il en a trouvé un
30:03si je puis dire
30:04qui l'a suivi
30:05et ce qui est tout à fait
30:07frappant
30:07et intéressant
30:08c'est de voir
30:08à quel point
30:09le Premier ministre israélien
30:10veut montrer
30:12à l'opinion internationale
30:13que c'est vraiment lui
30:14qui est à la manœuvre
30:16ce qui d'ailleurs
30:17ne sera pas
30:17sans poser de problème
30:18au président Trump
30:19déjà il a dû
30:21intervenir
30:22dans une conférence de presse
30:23ou en réponse
30:23à des questions
30:24pour dire que non
30:25il n'avait pas du tout
30:26été manipulé
30:27et même peut-être
30:28c'est lui
30:29qui a forcé un peu la main
30:30ce qu'il avait dit
30:30qu'il avait un peu forcé
30:31la main
30:32à Benjamin Netanyahou
30:33ce qui prouve bien
30:34qu'il est très questionné
30:36sur la question
30:37donc déjà
30:37il y a ce jeu
30:39assez étrange
30:39de retournement
30:40de la relation patron-client
30:42comme on dit
30:42en relation internationale
30:43c'est-à-dire que le patron
30:44c'est celui qui protège
30:45le plus petit
30:46mais qui
30:47du coup lui demande
30:48un certain nombre
30:48de concessions
30:50ou d'obéissances
30:50et le client
30:51c'est celui
30:52qui bénéficie
30:52de cette protection
30:53là on a l'impression
30:54que le Premier ministre israélien
30:56a à cœur
30:56de montrer
30:57que cette relation
30:57est inversée
30:58et que c'est lui
30:59qui décide
31:00de la stratégie
31:01donc ça va
31:01à un moment
31:02à terme
31:02très probablement
31:03poser un problème
31:05au président américain
31:06et puis
31:07la poursuite
31:09des frappes israéennes
31:10sur l'Iran
31:11d'une part
31:11et sur le Liban
31:13aussi
31:13montre qu'il y a aussi
31:14un agenda israélien
31:16qui est plus large
31:16qui est un ensemble
31:18bon
31:18ils ont une fenêtre
31:19d'opportunité
31:20aujourd'hui
31:20c'est-à-dire qu'il y a
31:21une supériorité militaire
31:22évidente
31:23il y a un agenda
31:24politique israélien
31:25qui n'est pas
31:25que dans ces zones-là
31:26d'ailleurs
31:27il y a eu plusieurs pays
31:28de nombreux pays
31:28qui ont été frappés
31:29la Syrie l'avait été
31:30d'autres aussi
31:31il y a tout ce qui se passe
31:32en Cisjordanie
31:33également
31:34donc voilà
31:35il y a aujourd'hui
31:36un agenda
31:36le Premier ministre israélien
31:37a un agenda
31:38à la fois intérieur
31:41qui était quand même
31:41très malmené
31:42dans les sondages
31:43après ce qui s'est passé
31:43à Gaza
31:44et après les représailles
31:46israéliennes
31:46donc il y a un agenda
31:47interne
31:47il y a aussi
31:48un agenda international
31:49jusqu'où les Etats-Unis
31:50vont-ils
31:51ou le président américain
31:53vont-ils accepter
31:54de laisser se développer
31:56cette image-là
31:56ça va être une question
31:57extrêmement importante
31:58Raphaël Canotan
31:59on s'interroge
32:00sur les buts de guerre
32:01officiels de Donald Trump
32:02et des Etats-Unis
32:03le but de guerre
32:04des Israéliens
32:04c'est clair
32:05c'est exactement
32:06ce à quoi je pense
32:07au moment où
32:08on est posé la question
32:08et ben voilà
32:10c'est-à-dire qu'on s'interroge
32:12effectivement depuis une semaine
32:13sur quels sont
32:13les buts de guerre américains
32:15or il semble
32:16de plus en plus vraisemblable
32:17que les Etats-Unis
32:18ne cherchent pas
32:18un effondrement
32:19des structures
32:20du pouvoir en Iran
32:22mais la possibilité
32:23de préserver
32:24autant que faire se peut
32:24des interlocuteurs
32:25qui demain
32:26pourraient
32:27de manière peut-être
32:28plus accommodante
32:29avec les Américains
32:30en tout cas
32:31maintenir
32:31l'unité du pays
32:33car c'est aussi
32:34une angoisse
32:34pour les pays limitrophes
32:35on pense notamment
32:36à l'Irak
32:36mais pas seulement
32:37il y a effectivement
32:38des minorités très fortes
32:39Kurdes, Balouch, Azeri
32:40qui pourraient demain
32:41provoquer une déflagration régionale
32:43et
32:45il est probable
32:46peut-être que Donald Trump
32:47n'a pas ça
32:47directement en tête
32:48mais en tout cas
32:48qu'autour de lui
32:49on y songe
32:50et on cherche à éviter
32:51absolument un éclatement
32:52en revanche
32:52c'est vrai qu'on s'interroge
32:53sur les buts
32:54de guerre israélien
32:55parce qu'on n'a pas
32:56le sentiment
32:57que les Israéliens
32:58cherchent eux
32:58à préserver
32:59les structures
33:01de commandement
33:01en Iran
33:02ils veulent clairement
33:02détruire le régime
33:03ils détruisent le régime
33:04et toutes les infrastructures
33:06en tout cas
33:06ils ciblent
33:06quotidiennement
33:07des infrastructures
33:08qui demain
33:08pourraient s'avérer vitales
33:10quid
33:10de l'exode
33:11d'un pays
33:12de 90 millions d'habitants
33:13on imagine
33:14que ça aurait évidemment
33:15des répercussions
33:16sur les voisins
33:16et sans doute
33:17directement sur Israël
33:18idem d'ailleurs
33:19pour le Liban
33:19parce que
33:20cet exode
33:21dans le sud Liban
33:22va avoir bien sûr
33:23des répercussions
33:24qui vont d'une manière
33:25ou d'une autre
33:26affecter Israël
33:27donc la vraie question
33:29sans doute aujourd'hui
33:29au-delà des buts
33:30de guerre américains
33:31les Américains sont loin
33:32c'est véritablement
33:33la question pour Israël
33:34qui est directement
33:35dans cette région
33:36on a parlé de Donald Trump
33:37Benjamin Lewis
33:38le président américain
33:39dit aujourd'hui
33:39sur son réseau social
33:40que la guerre contre l'Iran
33:41durera je cite
33:42jusqu'à la capitulation
33:43totale
33:44la question c'est
33:44est-ce qu'il en a les moyens
33:45aujourd'hui
33:46militaires notamment
33:46à priori
33:48alors lui il répète
33:48en permanence
33:49qu'il a un
33:50comment dire
33:50un approvisionnement
33:52infini
33:52quasiment illimité
33:54voilà quasiment illimité
33:55c'était le terme
33:55de certains missiles
33:57déjà premièrement
33:58j'en suis pas totalement sûr
33:59après c'est vrai
34:00et là l'expert militaire
34:01sera précisé ça
34:02mais épuiser les réserves
34:04les réserves balistiques américaines
34:06ça va quand même prendre
34:07un long moment
34:08ils peuvent tondre le gazon
34:09encore de nombreuses fois
34:11comme disent
34:11les chefs de guerre
34:13mais encore une fois
34:15c'est ce que disait Raphaël
34:16tout à l'heure
34:16vers quoi en fait
34:17parce que les Israéliens
34:19l'ont vu avec Gaza
34:20je vais peut-être répéter
34:21une platitude
34:22mais elle est importante
34:22à répéter en ce moment
34:23on peut décapiter des gens
34:25mais on va jamais décapiter
34:26une idéologie
34:27donc on peut tuer
34:29tous les dirigeants
34:31de la république islamique
34:32que l'on veut
34:33ça ne change pas
34:34le régime
34:36automatiquement
34:36un changement de régime
34:37ça ne se fait pas
34:38par les airs
34:39et par un largage
34:40de tonnes
34:40et de kilotonnes
34:42de bombes
34:42donc encore une fois
34:43il y a un vrai problème
34:44et on en est presque
34:45à se demander
34:46s'il n'y a pas une part
34:47aussi un peu
34:47de précipitation
34:48et d'improvisation
34:49on sait que les Israéliens
34:50ont préparé
34:52le bombardement
34:53de Téhéran
34:53et de l'Iran
34:54au sens plus large
34:55depuis très longtemps
34:56mais est-ce qu'il y a
34:57vraiment eu des plans
34:58qui ont été étudiés
34:59pour une suite politique
35:01ça c'est vraiment
35:01une question
35:01qu'on peut se poser
35:02Frédéric Charillon
35:03ce qui est quand même
35:04terrible
35:04c'est qu'on a le sentiment
35:05que c'est toujours
35:06la même erreur
35:07qui est faite
35:08par les Etats-Unis
35:09en Irak
35:10même en Afghanistan
35:11quand il y a eu
35:12le drame de Gaza
35:13du 7 octobre
35:14le président Biden
35:15à l'époque
35:16avait dit aux Israéliens
35:17ne faites pas
35:17la même erreur
35:18que nous
35:18après le 11 septembre 2001
35:20ne foncez pas
35:21tête baissée
35:22dans le chiffon rouge
35:23réfléchissez un peu
35:24je crois que c'était sage
35:25là aujourd'hui
35:26on a l'impression
35:27que les Etats-Unis
35:30comme en Irak
35:31n'ont pas de vision
35:32de l'après
35:32et que c'est toujours
35:33un peu les mêmes erreurs
35:34c'est-à-dire
35:34on a l'impression
35:34qu'ils se disent
35:36qu'une fois qu'on aura
35:37trouvé quelques dirigeants
35:38et en même temps
35:38Pete Exet
35:38le secrétaire
35:39à la défense américain
35:40disait l'autre jour
35:41dans son point à la presse
35:42on ne va pas faire
35:43comme en Irak
35:44sans vraiment comparer
35:45avec l'Irak
35:45en disant
35:45on ne va pas envoyer
35:46des soldats
35:46pour 20 ans
35:47on n'est pas bête
35:48en résumé
35:49non
35:49ils n'ont peut-être
35:50pas envoyé
35:51ils n'en verront
35:51certainement pas
35:52en Iran
35:53comme en Irak
35:54100 000 hommes
35:54jusqu'à 100 000 hommes
35:55ce qui avait été le cas
35:56en Irak
35:57et d'ailleurs
35:57en Afghanistan aussi
35:58et à peu près
35:58en même temps
35:59ça c'est sûr
36:00mais enfin
36:01il y a toujours
36:02cette idée
36:02qu'il suffira
36:04de trouver
36:04quelques dirigeants
36:06de rencontres
36:07pour diriger le pays
36:08et que tout suivra
36:08après
36:09et que tout ira mieux
36:10que la population
36:11évidemment
36:11les accueilleront
36:12les forces étrangères
36:13en sauveurs
36:15et en libérateurs
36:16nous savons quand même
36:17depuis toute l'histoire
36:19contemporaine
36:19on pourrait même
36:20remonter jusqu'au Vietnam
36:21ou à la Somalie
36:24que ça n'est pas le cas
36:25donc le risque
36:26aujourd'hui
36:27ce que tout le monde
36:27a en tête
36:28c'est est-ce que l'Iran
36:29peut devenir
36:29un nouvel Irak
36:31une nouvelle Syrie
36:32une nouvelle Libye
36:33un nouvel Afghanistan
36:34alors pas véritablement
36:36parce que c'est
36:36une autre structure sociale
36:39c'est pas tout à fait
36:40la même chose
36:40c'est pas l'Afghanistan
36:41évidemment
36:42mais ce que tout le monde
36:43a en tête aujourd'hui
36:44c'est est-ce qu'ils sont pas
36:44en train de mettre le chaos
36:46sans avoir la moindre idée
36:47de savoir comment
36:48on va le réparer après
36:49et notamment
36:50la question de soutenir
36:52des forces kurdes
36:54pour gêner le régime
36:56on a l'impression
36:57que c'est un peu
36:57n'importe quoi aussi
36:58parce que d'abord
36:59ça peut tout à fait
36:59ressouder la population
37:00par un nationalisme
37:03derrière le régime
37:04et d'autre part
37:04ça peut semer le chaos
37:05sans qu'on sache
37:06comment en sortir
37:06Franck de Dieu
37:07moi j'en profite
37:07d'avoir à côté de moi
37:09un spécialiste
37:11des questions militaires
37:12pour lui poser
37:13cette question
37:13comme ça
37:14on nous dit
37:15on manque de munitions
37:17les Etats-Unis
37:18et même les Européens
37:19manquent de munitions
37:20il y a des missiles
37:20d'interception
37:21qui sont en déficit
37:22on entend 900 milliards
37:25du budget
37:25de la défense américain
37:27c'est-à-dire
37:28je crois
37:28un tiers du budget mondial
37:30il parle pour 2027
37:31de 1500 milliards
37:32on voit des porte-avions
37:34des sous-marines nucléaires
37:36lanceurs d'engins
37:37extraordinaires
37:38à Brest
37:39et on nous dit
37:40on manque de missiles
37:41d'interception
37:42et de munitions
37:43comment ça se fait ça ?
37:46parce que d'abord
37:46il y a évidemment
37:47une armada américaine
37:48qui n'a pas d'équivalent
37:50probablement aujourd'hui
37:51même si la Chine
37:51est en train de les rattraper
37:52dans certains secteurs
37:53ça c'est sûr
37:54bon après
37:55il y a le type d'armes
37:56au cas par cas
37:58c'est-à-dire que
37:58des missiles
37:59pour intercepter
38:00d'autres missiles
38:01au bout d'un moment
38:02effectivement
38:02il faut les fabriquer
38:03ça c'est pas gratuit non plus
38:04donc il y a la question
38:05du coût
38:05qui se pose
38:06c'est-à-dire que
38:06on peut imaginer
38:07que les Etats-Unis
38:08soient capables
38:10d'obliger
38:11ou de demander
38:11à leurs entreprises
38:12de fournir brusquement
38:13on parlait des fameux SM3
38:14qui coûtent des millions
38:15et des millions de dollars
38:16mais il n'y a pas que ça
38:17vous êtes à peu près
38:18mais même l'heure de vol
38:19d'un F-35
38:19est autour
38:20ça dépend
38:21si on inclut
38:22là maintenant
38:22etc
38:23mais enfin
38:23on est pas loin
38:24des 35-40 000 dollars
38:25l'heure de vol
38:26donc il va y avoir aussi ça
38:28donc je pense que le matériel
38:29l'armée américaine
38:31est aujourd'hui
38:32évidemment supérieure
38:33à toutes les autres armées
38:34de la planète
38:34ça ne veut pas dire
38:35que certains types
38:36particuliers
38:37d'armes
38:38notamment de protection
38:39des missiles
38:40anti-missiles
38:40ne vont pas finir
38:41par manquer
38:42parce que d'abord
38:42ce sont des choses
38:43très chères
38:43et puis il y a d'ailleurs
38:44je ne peux pas vous interrompre
38:45Frédéric Charion
38:45une réunion aujourd'hui
38:46de l'administration Trump
38:47avec les hauts responsables
38:48des plus grandes entreprises
38:50de défense américaines
38:51pour discuter justement
38:52de l'accélération
38:53de la production d'armes
38:54et de la compensation
38:55de ces fameux stocks
38:56qu'on peut consommer
38:57lors des frappes
38:58sur l'errance
38:58ça veut bien dire
38:59qu'on recherche
39:00tout de même
39:00à accélérer
39:01à augmenter cette capacité
39:03Oui parce que
39:03encore une fois
39:04vous avez le volume global
39:05des capacités militaires
39:07qui évidemment
39:07pris dans son ensemble
39:08est tout à fait
39:10imposant
39:10et impressionnant
39:11après
39:12il y a des armes précises
39:13comme le disait
39:14assez justement
39:15Barack Obama
39:15c'est pas parce qu'on a
39:16le plus gros marteau
39:17que tout problème
39:17est un clou
39:18c'est à dire
39:19qu'on peut avoir
39:21effectivement
39:21globalement
39:22un budget monstrueux
39:23l'arme nucléaire
39:24des sous-marins
39:24des porte-avions
39:25à profusion
39:26si à un moment
39:27vous avez besoin
39:28de choses de précision
39:29pour remplir
39:30un certain nombre de tâches
39:32vous ne les avez peut-être plus
39:33ou alors ce n'est pas forcément
39:34ce que vous avez en stock
39:36ce n'est pas forcément
39:36ce qui est requis
39:37au moment précis
39:38Et on se dit que la question
39:39Raphaël Khan
39:39si elle se pose déjà
39:40au bout d'une semaine
39:41elle va se poser encore plus
39:42sur 4 à 5
39:43comme a dit Donald Trump
39:44alors on verra
39:45si l'avenir lui donne raison
39:46ou non
39:47mais si le conflit
39:47dure un peu
39:48la question va se poser
39:49d'autant plus
39:49Et vous avez des théories
39:51d'experts
39:52ou d'autoproclamés experts
39:53sur les réseaux sociaux
39:54qui estiment
39:54qu'il peut être aussi
39:56une stratégie iranienne
39:57parce qu'il n'y a pas
39:57que les américains
39:58et les israéliens
39:58qui ont anticipé
39:59cette offensive
39:59les iraniens
40:01manifestement s'y préparaient
40:02puisque l'assemblée
40:03des experts se réunit
40:04déjà à l'heure
40:05où nous parlons
40:05pour prouver un successeur
40:07à l'Ayatollah Ramenei
40:08et tout un processus
40:09de décision
40:10avait déjà été anticipé
40:11donc les iraniens
40:12s'y sont sans doute préparés
40:14et y compris peut-être
40:15dans leur riposte
40:15on parle beaucoup
40:16de riposte désordonnée
40:17frappant indistinctement
40:19les états du Golfe
40:20certains imaginent
40:21que pour l'heure
40:21la riposte se limite
40:23à quelques missiles
40:24et surtout des esseins
40:24de drones Shahed
40:2520 à 30 000 dollars pièce
40:27pour plus tard
40:27une fois que les batteries
40:29anti-missiles
40:30des pays du Golfe
40:31ont été épuisés
40:32et bien à ce moment-là
40:33faire jouer les missiles
40:34balistiques
40:34qui feront énormément
40:35de dégâts
40:35Benjamin Louis
40:36on ne peut pas s'empêcher
40:37de se dire que tout cela
40:38tout ce réarmement
40:39on va dire des Etats-Unis
40:40se fait au détriment
40:41finalement de l'aide
40:42à portée à l'Ukraine
40:43oui ça se fait effectivement
40:45alors l'Ukraine
40:45de toute façon
40:46vous avez remarqué
40:46on a complètement oublié
40:47où ça se trouvait
40:48depuis quelques semaines
40:50les Ukrainiens souffrent
40:51sans doute encore plus
40:53parce que plus aucun regard
40:55n'est tourné vers eux
40:56et puis il y a encore
40:58un autre problème périphérique
40:59c'est celui des clients
41:01des Etats-Unis
41:01parce qu'on a parlé
41:02de la Belgique
41:03et de la Suisse
41:04pendant ce temps-là
41:05il y a des gens
41:06qui ont prévu d'acheter
41:07des F-35
41:07et qui d'ailleurs
41:09la Suisse a annoncé aujourd'hui
41:10qu'elle n'en achèterait
41:10pas 40 mais 30
41:11c'était déjà très compliqué
41:13de se faire livrer
41:14ces avions
41:14ça va devenir
41:15encore plus compliqué
41:16parce que l'économie
41:17de guerre américaine
41:20se met en route
41:20et toute la production
41:21va être tournée
41:22vers les forts de guerre
41:23et donc ça pose aussi
41:24des problèmes
41:24aux clients des Etats-Unis
41:26Sur ces armes
41:27ce réarmement
41:29Véronique Ressoult
41:31Les Français découvrent
41:33et l'opinion publique
41:34globalement découvre
41:35les subtilités
41:36de l'armement
41:37et plutôt fasciné
41:39par les drones
41:40mais les coûts
41:41qui sont annoncés
41:43non seulement faciles
41:44mais dans tous les pays
41:45on a des difficultés budgétaires
41:46et le sujet du pouvoir d'achat
41:48n'est pas réservé aux Français
41:49et donc il y a cet antagonisme
41:51perpétuel
41:51entre il faut se défendre
41:52et en même temps
41:53on n'a pas les moyens
41:54ce qui explique d'ailleurs
41:55les scores assez importants
41:58dans les différents sondages
41:59qui ont été faits
42:00sur êtes-vous d'accord
42:01pour que nous nous engageons
42:02dans la guerre
42:03hormis le sujet de l'Ukraine
42:04qui reste toujours un sujet
42:05très particulier en France
42:08vous avez quand même 56%
42:09des Français
42:10qui sont farouchement opposés
42:12au fait qu'il y a des interventions
42:14au Moyen-Orient
42:15et globalement
42:16l'ensemble des actions
42:17déroutent les uns et les autres
42:18avec une immense difficulté
42:20pour avoir des informations
42:22c'est les fameuses fake news
42:24et les fausses vidéos
42:24que l'on peut trouver
42:25sur les réseaux sociaux
42:27parce que pour se renseigner
42:28et bien on va regarder les images
42:30et vous avez
42:32heureusement
42:32grâce à France Info
42:34et grâce à l'AFP
42:36d'autres médias aussi
42:37mais ce sont les deux médias
42:38les plus cités
42:40grâce à vous
42:41on arrive à peu près
42:41à débanquer
42:42les fausses informations
42:43mais c'est très difficile
42:44vous avez des millions
42:45et des millions de vues
42:46sur des images
42:47fabriquées avec de l'IA
42:48et on ne comprend pas forcément
42:50donc on est fasciné
42:51par les armes justement
42:52et par ce que l'on peut voir
42:53par des images
42:54de jeux vidéo
42:54qui sont extrêmement bien faits
42:56mais ce ne sont que
42:56des images de jeux vidéo
42:57ou tout simplement
42:58par des images
42:59qui sont des vraies images
43:00mais pas à la bonne date
43:01pas au bon endroit
43:02et donc ça finit par perturber
43:03tout le monde
43:04avec une incompréhension
43:06de la réalité
43:07de ce qui se passe
43:07sur le terrain
43:08Merci Véronique
43:09on va parler
43:10des jeux paralympiques
43:11dans les prochaines minutes
43:12merci Frédéric Charillon
43:13d'être venu ce soir
43:14dans le studio de France Info
43:16pour s'informer
43:17professeur à l'université
43:18Paris Cité
43:19directeur de l'Observatoire
43:20des stratégies d'influence
43:21votre dernier ouvrage
43:23géopolitique
43:23de l'intimidation
43:24seule face à la guerre
43:25paru chez Odile Jacob
43:27avant de parler
43:28des jeux paralympiques
43:29d'hiver
43:29la cérémonie
43:30l'ouverture qui se déroule
43:31en ce moment même
43:32un détour
43:33par le Parc des Princes
43:34à Paris
43:34le PSG
43:35qui affronte Monaco
43:3625e journée
43:37de Ligue 1 de football
43:38bonsoir Nicolas Perronnet
43:39bonsoir Victor
43:40bonsoir à tous
43:41le match qui vient
43:41tout juste de débuter
43:42depuis deux minutes
43:43effectivement ici
43:44au Parc des Princes
43:440-0 dans ce choc
43:46ces retrouvailles
43:47entre le Paris Saint-Germain
43:48et Monaco
43:48parce qu'il y a
43:49dix jours à peine
43:50ces deux équipes
43:51bien bataillées
43:52en barrage
43:53de Ligue des Champions
43:54et bien d'ailleurs
43:55la SM avait posé
43:56énormément de problèmes
43:57au champion d'Europe
43:58et leader de Ligue 1
44:00Paris Saint-Germain
44:01qui a l'occasion
44:01de s'envoler
44:03en cas de victoire
44:04au sommet de la Ligue 1
44:05ce soir
44:05de prendre sept points
44:06d'avance
44:06sur son premier poursuivant
44:08le Racing Club de Lens
44:10la question
44:10c'est le Paris Saint-Germain
44:11va-t-il avoir entièrement
44:12la tête
44:13à ce choc
44:14de Ligue 1
44:15en ouverture
44:15de cette 25e journée
44:16y aura-t-il déjà
44:17des esprits
44:18et bien portés
44:19vers mercredi prochain
44:20et le choc
44:22un autre choc
44:23cette fois-ci
44:23en huitième de finale
44:24allée de Ligue des Champions
44:25face à Chelsea d'ailleurs
44:27il y a eu un petit peu
44:27de préservation
44:29effectuée au niveau
44:30de son effectif
44:31par Luis Enrique
44:31l'entraîneur parisien
44:32puisqu'Husmane Dembélé
44:33est de retour de blessure
44:34le ballon d'or
44:34mais il n'est pas aligné
44:35au coup d'envoi
44:36tout comme le capitaine
44:38Marquinhos
44:38préserver donc
44:39les deux joueurs parisiens
44:40en vue de ce huitième
44:41de finale
44:41de Ligue des Champions
44:43qui marquera
44:43le réel démarrage
44:45vraiment de l'aventure
44:47européenne
44:47pour ce Paris Saint-Germain
44:48qui a beaucoup
44:49à prouver
44:50en tout cas
44:51qui n'est pas tout à fait
44:52sur la même lancée
44:53que l'année dernière
44:54à la même époque
44:55en tout cas c'est parti
44:55pour la Ligue 1 ce soir
44:57et toujours 0 à 0
44:58entre le Paris Saint-Germain
44:59et la S-Monaco
45:00Match à suivre
45:01sur France Info
45:02à la radio
45:03tout au long de cette soirée
45:04merci Nicolas Perronnet
45:05de Paris
45:06à l'Italie
45:07bonsoir Norettin Zidane
45:10Bonsoir
45:10Vous suivez pour nous
45:11la cérémonie d'ouverture
45:12des Jeux Paralympiques
45:13d'hiver à Véronne
45:15la ville de Roméo et Juliette
45:16qu'est-ce que l'on voit
45:16sur scène ?
45:18Eh bien on vient
45:20tout juste d'assister
45:20au défilé
45:21qui vient de se terminer
45:23la parade des athlètes
45:25avec sans surprise
45:26l'Italie
45:26qui a remporté
45:29les vivas
45:30à l'applaudimètre
45:32pardon
45:33et qui est passé
45:34juste devant
45:35la délégation française
45:37mais la délégation française
45:38qui était représentée
45:39par des bénévoles
45:40puisque
45:40eh bien
45:41les français ont fait le choix
45:42de rester au village
45:43pour ne pas compromettre
45:44leur chance
45:46de médaille
45:47puisque les premières épreuves
45:48débuteront demain
45:50succès également
45:51à l'applaudimètre
45:52de l'Ukraine
45:53acclamée par
45:54le public
45:55de ces arènes
45:56de Véronne
45:57au contraire
45:58de la Russie
45:58où l'on a pu entendre
46:00quelques sifflets
46:01les russes
46:02tout comme
46:03les biélorusses
46:04qui font leur retour
46:054 ans après avoir été
46:06banni
46:08de ces Jeux Paralympiques
46:09à la suite
46:09de l'invasion
46:10de l'Ukraine
46:12décidée
46:13et lancée
46:13par Moscou
46:14avec le soutien
46:14de Minsk
46:15ce qui a provoqué
46:16d'ailleurs le boycott
46:17de plusieurs nations
46:19contre cette décision
46:21et plusieurs délégations
46:23dont notamment
46:23l'Ukraine évidemment
46:25mais la Lettonie
46:26la Lituanie
46:26et quelques autres
46:27ont décidé
46:28de ne pas participer
46:28à cette cérémonie
46:29alors c'est une ambiance
46:30je vous l'avoue
46:31un petit peu étonnante
46:33puisque les organisateurs
46:35ont peut-être essayé
46:36de compenser
46:37eh bien cette cérémonie
46:38en format un petit peu réduit
46:39avec une bande son
46:41assez électro
46:42avec le groupe
46:42de DJ italien
46:44Medusa
46:44qui a accompagné
46:45eh bien cette parade
46:46des athlètes
46:48au sein de ces
46:48arènes de Véron
46:49sur cette scène centrale
46:51illuminée
46:52avec des jeux de lumière
46:53pour accompagner
46:54eh bien
46:55ce défilé
46:56des athlètes
46:57qui étaient
46:57à chaque fois
46:58précédés de bénévoles
46:59avec une pancarte
47:00et un drapeau
47:01pour eh bien
47:02annoncer
47:02le passage
47:03de toutes les délégations
47:0556 délégations
47:06à la base
47:07mais finalement
47:0755
47:08puisque l'Iran
47:09finalement
47:09ne participera pas
47:10compte tenu
47:11du contexte géopolitique
47:12à cette édition
47:14des jeux paralympiques
47:15Merci Noredin Zidane
47:17en direct de Véron
47:18en Italie
47:19soirée marquée également
47:20donc on l'a dit
47:20par le boycott officiel
47:21de 7 pays
47:22opposés au retour
47:23des Russes
47:23puisque pour la première fois
47:25depuis 10 ans
47:26les parathlètes russes
47:27sont en effet autorisés
47:27à concourir
47:28sur leur drapeau
47:29et à entendre leur hymne
47:30en cas de victoire
47:31la France
47:31la France a choisi
47:32de ne pas être représentée
47:33politiquement ce soir
47:34la ministre des sports
47:36Marina Ferrari
47:36s'en est expliquée ce matin
47:37chez nos confrères
47:38de France Inter
47:39Vous savez que
47:40par exemple
47:41pour les jeux olympiques
47:42et paralympiques
47:42de Paris 2024
47:43les athlètes étaient
47:44autorisés à concourir
47:45mais sous bannière neutre
47:46et sans hymne
47:47ce qui était une position
47:48d'équilibre
47:49qui nous convenait
47:50parfaitement
47:50ça a été le cas également
47:51sur les jeux olympiques
47:53de Milano Cortina
47:53mais malheureusement
47:54il y a eu cette décision
47:55du comité international
47:56paralympique
47:57qui certes a été prise
47:58d'une manière démocratique
47:59il y a eu un vote
48:00au sein de l'instance sportive
48:01en revanche
48:02il y aura bien
48:02une représentation gouvernementale
48:04pendant les épreuves
48:04puisque je serai
48:05dès le lendemain
48:06aux côtés de nos athlètes
48:08je crois qu'il faut bien
48:08faire le distinguo
48:09entre le politique
48:10et le sportif
48:10et donc la délégation française
48:12sportive sera bien présente
48:13Benjamin-Louis
48:14il faut différencier
48:15le politique du sportif
48:17j'ai l'impression
48:17de vous soumettre
48:18à un sujet du bac
48:19c'est pas sympa ça
48:21Victor
48:21une fois de plus
48:22une fois de plus
48:25je pense que
48:26l'attitude de la France
48:27est assez juste
48:28de ne pas se représenter
48:31officiellement
48:32dans cette arène
48:34et dans cette cérémonie
48:36d'ouverture
48:36des Jeux paralympiques
48:38parce qu'il fallait quand même
48:39protester à un moment donné
48:40contre cette volonté
48:41de réintégrer
48:42la Russie
48:43et la Biélorussie
48:43ça commence d'ailleurs
48:44par là
48:45et puis justement
48:46on sent qu'il y a quand même
48:47une volonté du CIO
48:48plus largement
48:49de réintégrer ces pays
48:51sous leur propre bannière
48:52et on le voit bien
48:54le contexte
48:55dont on vient de parler
48:55pendant de longues minutes
48:57ne s'y prête absolument pas
48:59d'ailleurs tiens
48:59on vient d'apprendre
49:00que l'Iran
49:00ne participait pas
49:02ce soir
49:03à cette Olympiade
49:05paralympique
49:06Franck Dedieu
49:07déjà ça se passe
49:08à Véron
49:08donc on peut se dire
49:10qu'il faut réconcilier
49:11les Capulets
49:12et les Montaigus
49:13c'est quand même ça
49:14l'esprit olympique
49:15finalement
49:16donc moi je suis assez favorable
49:17à ce que
49:18on distingue
49:19on sépare
49:20très clairement
49:21le sport et la politique
49:22bien que le sport
49:23il ne faut pas être naïf
49:24soit porte en lui
49:26une forme de patriotisme
49:27mais un patriotisme sain
49:29un patriotisme
49:30d'amour propre social
49:32comme disait Durkheim
49:33si je puis me permettre
49:34d'être un peu cuistre
49:35ce soir
49:36c'est quand même ça
49:38cet esprit olympique
49:39et je trouve que
49:40de mélanger les deux
49:42en plus ça me semble
49:43extrêmement stérile
49:45Stérile vous trouvez
49:46Raphaël Kahn
49:47est-ce qu'ils ont eu raison
49:48ces pays
49:49de bouycotter
49:50cette cérémonie ce soir
49:51ceux qui l'ont fait
49:51alors ça pose
49:52bien sûr la question
49:54faut-il politiser
49:55le sport
49:56et je crois
49:57qu'il n'y a pas
49:57de réponse évidente
49:58lorsque des athlètes
50:01des nageuses
50:01est-allemandes
50:02est-ce que le sport
50:02n'est pas par essence
50:03politique
50:04lorsque des athlètes
50:05est-allemandes
50:06nageaient sous stéroïde
50:06dans les années 80
50:07il est évident
50:08qu'elles étaient
50:09instrumentalisées
50:10par un régime
50:10à des fins politiques
50:12lorsqu'un athlète
50:14ukrainien
50:15souhaite arborer
50:16sur son casque
50:17des photos
50:19des images
50:19comme ça a été le cas
50:20lors des crimes de guerre
50:21commis par la Russie
50:22par exemple
50:22ou de soldats
50:24tombés sur le front
50:25là aussi
50:25il s'agit d'une instrumentalisation
50:27qu'on peut trouver
50:28plus ou moins bienvenue
50:29moi je serais plutôt
50:30d'accord avec Franck
50:31je pense que
50:32comme il n'y a pas
50:32de solution évidente
50:34comme il n'y a pas
50:35de solution libérale
50:36comme il n'y a pas
50:37de solution évidente
50:38choisissons effectivement
50:39de dissocier
50:39de considérer
50:40que le couloir du sport
50:42n'est pas celui
50:42de la politique
50:43et que donc
50:44à partir du moment
50:44où ces athlètes
50:45ne se livrent pas
50:46de la propagande
50:46parce que c'est ça
50:47qui est important en fait
50:47de la propagande
50:48de manière évidente
50:49dans leur discours
50:51il n'y a pas de raison
50:52effectivement de les assigner
50:53à une idéologie
50:55de Dieu et Cannes
50:56après Montaigu
50:56et Capulet
50:57Benjamin Louis
50:59vous voulez rajouter quelque chose
51:00je disais juste après
51:01s'il y a une chose positive
51:03par rapport à cette petite polémique
51:05c'est qu'elle apporte
51:05un buzz
51:07bienvenu sur les paralympiques
51:09qui on le sait
51:10ont généralement
51:11quand même moins d'audience
51:12bien moins d'audience
51:13que les Jeux olympiques
51:14les Jeux olympiques classiques
51:17et donc en l'occurrence
51:18tout ce qui peut apporter
51:19de la visibilité
51:20au handicap
51:21et au sport handicap
51:22tant mieux
51:23Véronique
51:23petite visibilité
51:24je suis désolée de vous le dire
51:25pour vous donner une idée
51:28juste aujourd'hui
51:28c'était 2,3 millions
51:30d'interactions
51:31sur le sujet
51:31dont on vient de parler
51:32là on est péniblement
51:34à 40 000
51:36en France
51:37et encore parce qu'il y a
51:39ce sujet
51:41justement politique
51:42donc voilà
51:43après on va dire
51:43qu'une fois que
51:45les Jeux vont commencer
51:47il y aura plus d'interactions
51:48on ne parlera sans doute
51:49plus de politique
51:50mais voilà
51:51il y a quand même
51:51une réalité
51:52d'une visibilité
51:53qui n'est pas si forte
51:53que ça
51:54et dans les commentaires
51:55c'était quand même
51:56très politique
51:56même si je pense
51:57qu'ils vont rejoindre
51:59tous les deux messieurs
52:00les trois quarts
52:01des internautes
52:01avaient plutôt envie
52:02de dissocier les sujets
52:03mais c'est quand même
52:04assez inévitable
52:04avec en plus
52:06par moment
52:06du politique
52:07presque positif
52:08parce que la présence
52:10des Ukrainiens
52:10a été particulièrement saluée
52:12donc voilà
52:13c'est pas si simple
52:15que ça
52:15de démêner les deux
52:16et ce sera le mot de la fin
52:17ce soir
52:18dans les informés
52:19merci Véronique Reissoul
52:20d'être venue
52:20comme tous les vendredis
52:22soir ici à France Info
52:24dans ces informés
52:25présidentes de Backbone Consulting
52:27merci Benjamin-Louis
52:28correspondant de la RTR
52:29en France
52:30la radio télévision suisse
52:32merci Raphaël Kahn
52:33que l'amabilité
52:33et présentateur de l'émission
52:35Le Monde
52:35dans tous ses états
52:36sur France 24
52:37Franck Dedieu
52:37de la rédaction
52:38de Marianne
52:39à la une de Marianne
52:40cette semaine Franck
52:41comment ils ont éliminé
52:42Kamenei
52:43les coulisses
52:44de l'opération secrète
52:45menée par la CIA
52:45et le Mossad
52:46c'est un document extraordinaire
52:47et puis je vous recommande
52:49aussi le grand entretien
52:50de Houellebecq
52:51où il a cette phrase
52:52un accroche
52:53Trump me déçoit un peu
52:55voilà
52:56je ne peux pas résister
52:58à vous la citer
52:58elle m'a surpris également
52:59cette phrase
53:00je dois vous l'avouer
53:01merci Franck Dedieu
53:02merci aussi à tous ceux
53:04qui ont préparé
53:05et réalisé cette émission
53:06très bonne soirée
53:07à tous sur France Info
53:08merci d'avoir été avec nous
53:09merci d'avoir regardé cette vidéo
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