- il y a 2 jours
Les informés du 23 mars 2026
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00:1120h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:16Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé, c'est sur le canal 16
00:20de la TNT.
00:20A la une ce soir, Lionel Jospin aura le droit à un hommage national, ce sera jeudi.
00:25L'ancien Premier ministre est mort à 88 ans, quel est son héritage politique, que reste-t-il aujourd'hui
00:31de la gauche plurielle de la fin des années 90 ?
00:34On se posera la question au lendemain des municipales, Parti Socialiste et France Insoumise semblent plus éloignées que jamais.
00:40Quels sont les autres enseignements des résultats de ces municipales ? On en débattra dans les informés.
00:45Et puis c'est un début de sortie du conflit, Donald Trump affirme que des discussions vont dans le bon
00:50sens avec l'Iran après plus de trois semaines de guerre au Moyen-Orient.
00:55Avec nous dans le studio de France Info, Aurélie Herbemont. Bonsoir Aurélie.
00:59Bonsoir.
00:59Chef adjointe du service politique de France Info, bonsoir Stéphane Vernet.
01:03Bonsoir.
01:03Rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris, Jonathan Boucher-Pétersen est également avec nous.
01:09Bonsoir Jonathan, éditorialiste politique à Libération.
01:12Et Benjamin Louis, bonsoir.
01:13Bonsoir Victor.
01:14Réspondant en France pour la RTS et la radio télévision suisse.
01:19La mort de Lionel Jospin à 88 ans l'a appris ce matin.
01:23Un hommage national sera donc rendu jeudi à l'ancien Premier ministre socialiste.
01:28C'est Emmanuel Macron en personne qui l'a annoncé en tout début de soirée.
01:31Ce matin a été annoncée la disparition d'un ancien Premier ministre de notre pays,
01:38Monsieur Lionel Jospin.
01:40Et je veux avant toute chose dire ici l'émotion, le respect de la nation toute entière
01:46et dire qu'un hommage national lui sera rendu jeudi.
01:50Un hommage national, c'est ce que demandait le parti socialiste dès ce matin
01:54et l'annonce de la disparition de Lionel Jospin.
01:57Aurélie Herbemont, le PS a été entendu.
01:59Le PS a été entendu effectivement.
02:03Il l'avait réclamé dès ce matin dans son communiqué d'hommage à l'ancien Premier ministre.
02:08C'est tout à fait légitime qu'il y ait un hommage national à Lionel Jospin.
02:11On le fait quand des anciens présidents disparaissent.
02:14Pour des anciens Premiers ministres, Lionel Jospin est une figure de la Ve République.
02:18Il a été quand même Premier ministre pendant 5 ans.
02:21Et ça reste une figure très marquante à gauche.
02:24Donc jeudi effectivement il y aura un hommage de la nation présidé par Emmanuel Macron.
02:27On ne sait pas encore quelle forme exactement ça.
02:28Pour l'instant, on n'a pas de détails encore à 7h.
02:31Alors on a entendu depuis ce matin et l'annonce de la mort de Lionel Jospin
02:34de très nombreux hommages de ses amis du PS à Emmanuel Macron.
02:38Justement en passant par la droite et l'extrême droite, Lionel Jospin qui aura marqué, vous le disiez, une époque.
02:43Et tous ceux aussi qui ont travaillé avec lui à l'image de Martine Aubry.
02:47L'ancienne maire de Lille était ministre de l'Emploi.
02:49Et la solidarité quand Lionel Jospin était à Matignon.
02:52Pour moi, Lionel Jospin, j'étais numéro 2 du gouvernement.
02:55Je l'ai côtoyé tous les jours pendant cette période.
02:57Je pense que c'est le dernier homme d'État.
03:00Nous étions très proches des classes populaires.
03:02Quand aujourd'hui on nous dit, voilà, pour qui a-t-on fait l'ACMU,
03:07les emplois jeunes, 2 millions de jeunes qui ont trouvé un boulot,
03:11les 35 heures bien évidemment, et beaucoup d'autres choses.
03:14Car parallèlement à cela, l'économie fonctionnait, la croissance était là.
03:19Et lorsqu'il y avait les dividendes de la croissance,
03:22la justice sociale devait parler, notamment sur le plan fiscal,
03:26pour pouvoir effectivement partager ce qui était gagné collectivement.
03:31Pour moi, c'est un homme d'État.
03:32Et je crois qu'on en manque beaucoup aujourd'hui, à droite comme à gauche d'ailleurs.
03:36Martine Aubry, son émotion ce matin sur France Info à la télé.
03:40Martine Aubry, que l'on entendait faire la liste des avancées sociales de l'époque,
03:44les 35 heures bien sûr, la CMU, la couverture maladie universelle,
03:47et puis bien sûr le PAX, le gouvernement Lionel Jospin.
03:51Stéphane Vernet, on peut le dire, a réellement changé la vie des Français ?
03:54Oui, c'était une époque où la France allait bien en fait.
03:58Pendant ces 5 ans-là, il s'est passé plein de choses.
04:00Le bilan de Lionel Jospin était excellent du point de vue économique et social.
04:05Vous avez cité la CMU, les emplois jeunes, le PAX,
04:08mais c'est aussi la loi SRU, enfin toute une série de mesures
04:12qui ont marqué l'époque et qui ont perduré.
04:14Et il faut se rappeler que c'était un Premier ministre
04:16qui était exceptionnellement populaire,
04:19puisqu'il y avait plus de 70% des Français.
04:21Ça paraît fou aujourd'hui.
04:21Si vous comparez avec la code de popularité des derniers Premiers Ministres,
04:25effectivement c'est une dinguerie.
04:27Et tout le monde pensait qu'il serait réélu au la main en 2002.
04:33Donc tout ça a profondément marqué les esprits d'une époque.
04:38Le fait aussi qu'il se retire au soir du 21 avril 2002,
04:42à l'époque, ce n'était pas du tout attendu.
04:45Ça a été vécu comme une espèce de trauma par ses partisans,
04:50ses électeurs, ses militants.
04:51Mais en même temps, c'est quelqu'un qui incarnait une autre façon
04:57de faire de la politique, comme on ne l'en voit plus aujourd'hui.
04:59Et c'est ça aussi dont on est nostalgique, je pense, aujourd'hui.
05:02Une certaine façon de faire de la politique avec des valeurs, une vision.
05:07C'était un homme d'État, ça a été beaucoup dit, c'est vrai.
05:10Et voilà, on vit vraiment une autre époque aujourd'hui.
05:15Le bilan de ces conquêtes sociales est d'une ampleur
05:17qui paraît presque irréelle aujourd'hui,
05:18dit la secrétaire nationale des Verts Marine Tondelier,
05:21Jonathan Boucher-Pétersen.
05:22Oui, c'est sûr. L'ambition sociale est aussi irréelle.
05:24Parce que pour avoir un bilan, il faut avoir une ambition.
05:27Et c'est vrai que, puisqu'on vit depuis dix ans,
05:28il n'y a pas beaucoup d'ambition pour aller concurrencer
05:30le bilan social de Lionel Jospin.
05:32Je suis tout à fait d'accord sur le respect qu'il incarnait,
05:35une certaine façon de faire la politique.
05:37Son retrait, ça fait quand même quasiment un quart de siècle.
05:39On parle aussi d'un autre temps, d'autres mœurs,
05:42d'autres équilibres, avant les réseaux sociaux,
05:44avant les chaînes d'info en continu,
05:46dans un monde politique qui était quand même largement bipartisan.
05:49Tout ça paraît très confortable.
05:51Il y a par nature une nostalgie d'une époque
05:53où l'Europe allait bien aussi d'une manière générale.
05:55L'Europe était rose.
05:56Elle n'était pas confrontée à cette vague brune
05:58qu'on vit actuellement.
06:00Après, une petite nuance,
06:01même si ce n'est jamais le bonjour
06:02pour commencer à faire des nuances,
06:03mais il y a le début du quinquennat de Lionel Jospin,
06:06même les trois, quatre premières années.
06:08Il y a quand même une forme de bascule.
06:09Quinquennat à Matignon.
06:10Je ne me trompe pas.
06:11Ce n'est pas complètement un hasard
06:14s'ils n'accèdent pas au second tour de la présidentielle.
06:16Il n'y a pas eu une erreur de comptage.
06:19Il y a eu aussi une forme de décrochage.
06:21Même si Martine Aubry revendique le bilan social
06:22et il est très réel,
06:24les classes populaires,
06:25c'est le début d'une forme de décrochage
06:26avec une gauche réformiste
06:28qui aussi accompagne la mondialisation libérale.
06:32Il y a cette espèce d'ambivalence
06:34de dire que le bilan et l'héritage est énorme
06:37et en même temps,
06:38c'est aussi un moment de bascule.
06:39On le voit avec la présence de Jean-Marie Le Pen
06:42au deuxième tour de la présidentielle
06:43en ce même temps.
06:44Il y a un avant, il y a un après
06:46et il y a cinq années, effectivement,
06:47qu'il reste un point de repère pour la gauche
06:50qui est dans un autre état aujourd'hui.
06:52Je trouve que c'était aussi une époque
06:53où les politiques,
06:54un, avaient de la constance,
06:56deux, avaient quand même du respect
06:58des uns pour les autres
06:59et réfléchissaient.
07:01Réfléchissaient un peu sur le temps long.
07:02Prenez le temps d'être...
07:03N'avez pas peur d'être des intellectuels.
07:05Lionel Jospin, si j'osais une grossièreté,
07:07c'est exactement l'opposé
07:09de la politique à la sauce de Donald Trump.
07:11Vous l'avez tous les deux évoqué,
07:13Stéphane Bernay et Jonathan Boucher-Péterson,
07:15ce fameux 21 avril 2002,
07:17ce discours de Lionel Jospin
07:19après sa défaite, surprise inattendue,
07:21face à Jacques Chirac, bien sûr,
07:23et surtout Jean-Marie Le Pen
07:24qu'il avait devancé
07:25lors de ce premier tour
07:26de l'élection présidentielle.
07:28J'assume pleinement
07:30la responsabilité de cet échec
07:32et j'en tire les conclusions
07:35en me retirant de la vie politique
07:37après la fin
07:43de l'élection présidentielle.
07:45C'est un discours qu'on a entendu
07:46des dizaines et des dizaines de fois
07:48depuis près de 25 ans.
07:49Benjamin, Louise,
07:50vous qui travaillez pour la RTS,
07:52la radio-télévision suisse,
07:53est-ce qu'il a marqué aussi en Suisse
07:55ce discours de Lionel Jospin ?
07:56Bien sûr, alors après,
07:57je vais quand même vous faire
07:58une confidence, un coming-out.
07:59Moi, j'étais au lycée en France
08:01à cette époque-là,
08:02parce que oui, j'ai deux passeports,
08:03et donc je m'en souviens aussi
08:05comme d'un événement personnel
08:06parce qu'on l'a tous vécu
08:07et ensuite, on est sortis dans la rue,
08:10etc., pour manifester
08:11contre le Front National,
08:12ce qui a été un mouvement national
08:14à l'époque.
08:15Mais au-delà de ça, oui,
08:16parce qu'il a une dimension européenne aussi,
08:19Lionel Jospin,
08:20je dis au niveau continental,
08:22on a par exemple parlé ce soir
08:23sur notre antenne
08:24avec des socialistes suisses
08:25qui, tous, ont été marqués
08:26par Lionel Jospin.
08:27Il avait une aura,
08:27c'était vraiment une super star
08:28dans les années 90,
08:29dans les années 90 pour nous.
08:31Et on se souvient notamment
08:32qu'en 95,
08:34il est venu prêter main forte
08:35aux socialistes...
08:36En 95, donc ?
08:36En 95, je ne sais plus
08:38où j'en suis.
08:39Il est venu prêter main forte
08:41aux socialistes jurassiens
08:42du canton du Jura,
08:43c'est un canton assez jeune
08:44en Suisse et il est venu
08:46et vraiment,
08:47il a réussi à leur faire gagner
08:49des sièges au Parlement fédéral
08:50parce que ça avait vraiment
08:52fait un carton.
08:53Et encore une fois,
08:54les socialistes suisses,
08:55par exemple,
08:56s'inspirent de Lionel Jospin
08:57et lui reconnaissent
08:58cette aura européenne
09:01dans les avancées tellement profondes
09:03qu'il a apportées pour la France
09:04qu'elles ont marqué
09:05toute la gauche européenne
09:07avec, on l'a dit,
09:08la CMU,
09:10toutes ces grandes avancées,
09:11le Pax, etc.,
09:12qu'il a mis en place.
09:14Et oui,
09:15à un niveau personnel,
09:16voilà,
09:16moi je me souviens très bien
09:17de ce discours
09:20et c'est quasiment devenu
09:21un mème en fait
09:22parce que maintenant,
09:23on en rit un peu entre nous,
09:24ça nous arrive parfois
09:25à dire,
09:25voilà,
09:26j'en tire les conséquences
09:27et je me retire
09:27de la vie journalistique
09:28après cette erreur.
09:29On en rit aussi
09:30parce que c'est devenu
09:31vraiment légendaire
09:32cette phrase.
09:33Vous me suivez avec nous,
09:34Benjamin-Louis,
09:34Jonathan Moucher.
09:36Rétrospectivement,
09:36ça suscite du respect.
09:38Sur le moment,
09:39il y a aussi eu quand même
09:40dans une petite...
09:41Oui,
09:41dans une partie de la gauche,
09:42un sentiment de...
09:43Voilà,
09:44il nous a mis dans le mur
09:45entre guillemets
09:45et il nous laisse
09:46en race campagne.
09:46Ça a mis un petit peu
09:47de temps pour se sédimenter
09:48comme étant un acte de bravoure.
09:50Et on avait senti
09:51sa colère aussi,
09:52son côté un peu...
09:53Il y avait une fierté
09:53qui était un peu blessée aussi
09:54quand même.
09:55Aurélie Hervemont,
09:56Benjamin-Louis
09:57s'évoquait 1995.
09:58On se souvient que
09:59pendant cette campagne
10:01présidentielle de 1995,
10:03Lionel Jospin
10:03utilisait dans ses meetings
10:05comme musique de campagne,
10:06il changeait la vie
10:07justement
10:07de Jean-Jacques Goldman.
10:08Il y avait cette véritable volonté
10:11de changer la vie des gens
10:12très concrètement.
10:12Il y a effectivement cette volonté
10:14et ce qui est important,
10:15c'est que Lionel Jospin,
10:16quand il est 5 ans Premier ministre,
10:18on parle beaucoup
10:18des 35 heures
10:19et c'est quelque chose
10:20qu'on soit pour ou contre
10:21qui a longtemps structuré
10:23le débat politique en France
10:24puisqu'en fait...
10:25Donc il y a les RTT
10:26qui entrent dans le quotidien
10:28des Français.
10:29Ça a aussi provoqué
10:30des organisations à l'hôpital,
10:32le MEDEF qui était vent debout,
10:33la droite qui était vent debout.
10:34Et souvenez-vous,
10:35des années après,
10:36on parle toujours
10:37des 35 heures.
10:37Personne d'ailleurs
10:38ne les a totalement supprimés.
10:392007, quand Nicolas Sarkozy
10:41fait sa campagne,
10:42il fait sa campagne
10:43sur le travailler plus
10:44pour gagner le plus.
10:45Il n'ose pas sacrifier
10:47les 35 heures
10:48mais il lance
10:49les heures sup défiscalisées
10:51donc pour,
10:51quand on fait plus de 35 heures,
10:53travailler plus
10:54donc pour gagner plus.
10:55Et puis après,
10:56François Hollande,
10:57quand lui est élu,
10:58il refiscalise ces heures sup.
11:00Donc c'est quelque chose
11:01qui traverse finalement
11:04ces 25 dernières années
11:05de la vie politique
11:06avec encore ces derniers mois.
11:08On pouvait entendre
11:08des Gérald Darmanin
11:09dire qu'il faut absolument
11:10supprimer les 35 heures
11:12même si elles ont été
11:12largement déverrouillées
11:14par rapport à l'époque Jospin
11:15mais personne ne les a
11:17totalement supprimées,
11:18n'a osé toucher
11:20à cet acquis social.
11:22L'époque Jospin
11:23avec donc ses avancées sociales
11:24et cette fameuse gauche plurielle.
11:26Stéphane Vernet,
11:27socialiste,
11:27communiste,
11:28écologiste,
11:29tous ensemble
11:29avec les radicaux de gauche aussi
11:30et le mouvement
11:31de Jean-Pierre Chevènement
11:32on s'en souvient,
11:33le mouvement citoyen.
11:35Est-ce qu'on peut dire
11:35que c'était l'époque heureuse
11:36de la gauche ?
11:37Alors c'était une époque
11:38où la gauche était unie
11:39mais ce n'est pas la même gauche
11:40qu'aujourd'hui,
11:41elle a beaucoup évolué.
11:41Ce qui était intéressant,
11:43je suis d'accord
11:44avec ce que disait
11:45Jonathan Boucher-Peterson
11:46tout à l'heure
11:47sur le fait qu'en fait
11:47il y a eu le début
11:49d'exercice
12:01de...
12:01La première dissolution ratée.
12:02La première dissolution ratée.
12:04Elle a été très ratée celle-là.
12:05Mais en 80...
12:06En fait,
12:07les premières années,
12:08il y avait quelque chose
12:09effectivement d'un élan populaire,
12:11etc.
12:11qui s'est amoindri
12:13sur la fin.
12:14Mais c'est aussi
12:15ce qui explique
12:16l'échec de 2002.
12:18En 2002,
12:19il y a 16 candidats
12:20à la présidentielle
12:21dont 8 de gauche
12:22qui portent des valeurs de gauche
12:24et en fait,
12:24il y avait une idée
12:25qui consiste...
12:25Tout le monde était tellement persuadé
12:27que Lionel Jospin
12:27allait gagner
12:28à part quelques 2-3 voix
12:29qui étaient hyper isolées
12:31ou qu'on a entendu
12:31que tout à la fin de la campagne
12:33mais vraiment
12:33au tout dernier moment.
12:34Tout le monde était tellement persuadé
12:35qu'il allait gagner
12:36que vous avez...
12:36Dans l'électorat de gauche,
12:38il y avait probablement
12:39une majorité pour lui
12:40mais il y avait plein de gens
12:41qui avaient envie
12:41de lui faire passer un message
12:42au premier tour
12:43en disant
12:43on votera pour lui au second.
12:44Mais au premier,
12:45on va voter pour Noël Mamère
12:47si je me souviens bien
12:48pour lui dire
12:50qu'il faut qu'il prenne.
12:50Oui mais aussi
12:51parce que ça paraissait inimaginable
12:52de ne pas être au second tour.
12:54On se rappelle de cette image
12:54d'ailleurs de Lionel Jospin
12:56quelques jours avant
12:56quand quelqu'un l'interroge
12:58en lui disant
12:58imagine tu n'y es pas
12:59et il faut y avoir un peu rédonnable.
13:00Vous avez tellement...
13:01Voilà, on l'imaginait
13:01sur des limites.
13:02Il y avait cette fameuse séquence
13:03qui est surréaliste
13:04avec du recul
13:05mais c'est vrai
13:06mais vous avez tellement
13:06des lecteurs de gauche
13:07qui se sont dit
13:07on va lui faire passer
13:08un message au premier tour
13:09en votant soit Taubira
13:10soit Chevenement
13:11soit etc.
13:12pour demander plus de sécurité
13:13pour demander plus d'égalité
13:15pour demander plus d'écologie
13:17et on votera pour lui
13:18au second tour
13:18qu'à la fin en fait
13:19il y a eu une dispersion des voix
13:24qui accède au second tour
13:25qui ne s'y attendait pas du tout
13:27qui n'était pas prêt
13:27enfin ce n'était pas du tout prévu
13:28lui-même n'y croyait pas
13:30mais je trouve
13:31que c'est très intéressant
13:32de se remettre
13:34enfin il y a quelque chose
13:35dans la concordance des temps
13:36qui est assez incroyable
13:37on est 25 ans plus tard
13:38je vous rappelle que
13:40la dernière fois
13:40qu'on a voté
13:41pour des municipales
13:42un an avant la présidentielle
13:43c'était en 2021
13:44en 2001 pardon
13:45et qu'on a eu la présidentielle
13:47en 2002
13:47aujourd'hui on est en 2026
13:49on vote pour la présidentielle
13:51l'année prochaine
13:51en 2027
13:52et on a la même problématique
13:54du risque de dispersion
13:56des candidats
13:57qui pourrait nous donner
13:58un second tour
14:00tout à fait exceptionnel
14:01et pas prévu
14:02ou pas prévisible
14:03ou voilà
14:04pas attendu
14:05du fait de cette dispersion
14:06des candidats
14:06et on peut vivre
14:07un 21 avril 2002
14:09à l'envers
14:10l'année prochaine
14:11avec
14:11on peut se retrouver
14:14avec deux candidats
14:15des extrêmes
14:16l'extrême
14:17le Rassemblement National
14:18et la France Insoumise
14:20avec l'abaissement des seuils
14:22qui se retrouveraient
14:22au second tour
14:23alors qu'en fait
14:25parce que plus il y a de candidats
14:26plus comme on dit
14:27le ticket d'entrée
14:28exactement
14:28le ticket d'entrée
14:30baisse
14:30et on peut très bien
14:31se retrouver
14:32dans la même configuration
14:33alors qu'en fait
14:35vous avez quand même
14:35une majorité
14:36des Françaises
14:37et des Françaises
14:37qui ne veulent pas
14:39des extrêmes au pouvoir
14:40avec la mécanique
14:41qu'on a aujourd'hui
14:42on peut se retrouver
14:43avec un système
14:44dans lequel on se retrouve
14:45avec deux candidats
14:45des extrêmes
14:46l'année prochaine
14:47alors par principe
14:48ils ne veulent pas
14:49les extrêmes
14:50ils ne veulent pas
14:50non plus les autres
14:51visiblement
14:51c'est ça toute la difficulté
14:53c'est-à-dire qu'on n'a pas
14:54le sentiment
14:54qu'il y a une envie
14:55de poursuite du macronisme
14:56on n'a pas le sentiment
14:57qu'il y a aussi cette difficulté
15:00de tous les autres
15:01ont exercé le pouvoir
15:02au fil du temps
15:03de Jacques Chirac
15:04François Hollande
15:05le macronisme
15:06voilà donc c'est aussi
15:07ça qu'on paye
15:08et comment vous la regardez
15:08vous c'est de gauche plurielle
15:0925 ans après
15:10non mais juste
15:10d'un tout petit mot
15:11juste sur la compréhension
15:12des temps
15:12sur le fait qu'on est
15:13dans les municipales
15:14un an avant une présidentielle
15:15c'est pour ça
15:16que l'interprétation
15:17des municipales
15:17avec le risque
15:18de l'effet loupe
15:18et de tirer des conclusions
15:19un peu hâtives
15:20les municipales de 2001
15:21c'est la bascule de Paris
15:22à gauche
15:23et je me souviens
15:23et de Lyon
15:25le discours politique
15:26c'est victoire pour la gauche
15:28alors qu'en creux
15:29c'est pas du tout
15:30une victoire pour la gauche
15:30c'est plutôt un moment
15:31de ressac et de reflux
15:32pour la gauche
15:33qui en tout cas
15:34pour les analyses
15:34les plus fins
15:36dont je faisais pas partie
15:37à l'époque
15:37et peut-être pas encore aujourd'hui
15:38voilà
15:39laissait augurer
15:40le fait que la gauche
15:41était affaiblie
15:42parce qu'évidemment
15:42il y avait éparpillement des voix
15:43mais il n'y avait pas non plus
15:44une puissance de Jospin
15:46suffisante
15:49normalement quand un candidat
15:50est absolument désiré
15:51il s'impose au premier tour
15:53et il suscite quelque chose
15:53donc c'est pour ça que je pense
15:54qu'il y a quand même eu une rupture
15:55l'État ne peut pas tout
15:57contre le chômage
15:57on a tout essayé
15:58les accords de Barcelone
15:59avec le libéralisme
16:00qui vient quand même
16:02fracturer un peu
16:03la question des services publics
16:05voilà
16:05et on dit toujours
16:06Martine Aubry
16:06il y a aussi Dominique Strauss-Kahn
16:08dans l'attelage
16:09à l'époque
16:10donc quand tout va bien
16:11ça s'appelle une dream team
16:12quand le premier temps
16:14c'est Martine Aubry
16:14le deuxième temps
16:15c'est plus
16:16une forme de social-démocratie
16:18qui était plutôt libérale
16:19en Europe
16:19Gerhard Schröder
16:20Tony Blair
16:21c'était une gauche plurielle
16:22mais pas une gauche forcément unique
16:23voilà
16:23c'est une gauche qui était
16:24très sociale au départ
16:25et un peu plus adaptée
16:27à la mondialisation libérale
16:28à la fin
16:28Aurélie
16:29et puis il y a ce déni
16:30sur les sujets de sécurité
16:32de la part du premier ministre
16:34et candidat à la présidentielle
16:35à l'époque
16:36Lionel Jospin
16:37est dans l'état d'esprit
16:38que la croissance est là
16:39que le chômage a baissé
16:40et que si l'économie
16:41ça va
16:42et bien il n'y a pas de raison
16:43qu'il ne devienne pas
16:44président de la République
16:45sauf qu'on se souvient tous
16:46de cette campagne de 2002
16:47avec la fameuse affaire papivoise
16:50ce grand-père
16:51qui apparaît
16:52sur le visage tuméfié
16:55après avoir été agressé
16:56et donc qui fait la une
16:57de tous les journaux
16:58juste avant le premier tour
17:00et Lionel Jospin
17:02et ses proches
17:03sont dans une espèce de déni
17:04par un sentiment d'insécurité
17:06pas d'insécurité
17:07et donc c'est aussi
17:08le réveil brutal de la gauche
17:10sur ce sujet-là
17:12des questions plus régaliennes
17:15avec ce sujet de la sécurité notamment
17:16On a parlé de cette gauche plurielle
17:18de la fin des années 90
17:19début des années 2000
17:21les résultats hier
17:22des élections municipales
17:24que restent-ils justement
17:25des alliances à gauche
17:27particulièrement entre socialistes
17:28et insoumis
17:29rappelons que le PS
17:30avait refusé d'abord
17:31tout accord national
17:32avec LFI
17:33mais en autorisant
17:33des fusions et alliances
17:35au niveau local
17:36stratégie qui n'a pas été payante
17:37dans de nombreuses villes
17:38on peut citer Brest
17:39Tulle, Clermont-Ferrand
17:40où les candidats socialistes
17:41alliés à des insoumis
17:42ont perdu
17:43écoutez Olivier Faure
17:44ce matin
17:45le secrétaire national
17:45du parti socialiste
17:46suivi de Manuel Bompard
17:48de la France insoumise
17:49Jean-Luc Mélenchon
17:50est devenu aujourd'hui
17:51le boulet de la gauche
17:53la réalité d'ailleurs
17:54ses propres amis
17:55devraient s'en rendre compte
17:56si Damien Maudet
17:57à Limoges
17:58et si François Picmal
18:00à Toulouse
18:01n'avait pas dû supporter
18:03le poids
18:04de Jean-Luc Mélenchon
18:05de ses outrances
18:06de ses dérives
18:07antisémites
18:08ils auraient gagné
18:10le boulet dans ces villes
18:11ceux qui ont fait perdre
18:12ces villes à la gauche
18:13pardon
18:13mais c'est les maires
18:15sortantes du parti socialiste
18:16qui ont pris
18:17et c'est la maire
18:17sortante écologiste
18:18historique au premier tour
18:19Manuel Bompard
18:21invité du 830 France insoumise
18:22et avant lui
18:22Olivier Faure
18:23chez nos confrères
18:24de BFM
18:25Benjamin Louis
18:26je vous voyais
18:26souffler en quelque sorte
18:28en écoutant
18:29ces noms d'oiseaux
18:30entre les deux
18:30je me dis qu'Olivier Faure
18:31il n'a vraiment pas
18:32un boulot facile
18:32quand même
18:33parce qu'il y a
18:33quelques jours
18:34il nous vendait
18:35des accords
18:36quand même techniques
18:38il essayait de faire passer
18:38un peu la pilule
18:39parce qu'il avait
18:40pendant des semaines
18:41et des semaines
18:42communiqué sur le fait
18:43que non c'était terminé
18:44avec Jean-Luc Mélenchon
18:45plus jamais
18:45et les filles
18:46et puis le revoilà
18:47donc 4 heures plus tard
18:48qui nous explique
18:49que finalement
18:50non non non
18:50quand même
18:51c'est un boulet
18:52plus jamais
18:52Jean-Luc Mélenchon
18:53j'avoue que
18:55un électeur français
18:56ne doit plus savoir
18:57du tout
18:58où il en est
18:58vis-à-vis de ce parti socialiste
19:01Stéphane Vernet
19:01il en est où
19:02l'électeur français
19:03par rapport au parti socialiste
19:05bah oui effectivement
19:06c'est énorme
19:06moi ce qui me fait rigoler
19:07c'est le côté
19:09boulet
19:09mais non c'est toi
19:11les deux se renvoient
19:12totalement la balle
19:14en disant
19:14si on a raté
19:15si on a échoué
19:15c'est à cause de toi
19:16ça vole pas haut
19:17ce qui est sûr
19:18c'est qu'il y avait
19:19moi je pense
19:20qu'il y a eu
19:20toute une phase
19:21où il y a eu
19:21beaucoup
19:21il y a eu
19:22tout un malistrome
19:24autour de Jean-Luc Mélenchon
19:25la France Insoumise
19:26avant ses élections
19:27qui faisait
19:28qu'il y avait aussi
19:28une bulle politico-médiatique
19:30qui était persuadée
19:30que
19:32de deux choses
19:32un
19:33que la France Insoumise
19:34allait s'effondrer
19:35et que le parti
19:35de Jean-Luc Mélenchon
19:36était cuit
19:37et que deux
19:38il n'y aurait plus jamais
19:39d'alliances
19:40que la rupture
19:41entre le PS
19:41et les Insoumis
19:43serait définitive
19:44le résultat
19:45c'est qu'entre le premier
19:45et le deuxième tour
19:46au vu des résultats
19:47vous avez eu
19:48une vingtaine
19:49d'alliances
19:50avec les Insoumis
19:51pas plus
19:52c'est pas non plus
19:52il n'y a pas eu
19:5336 000 alliances
19:54mais il y en a eu
19:5510 entre la France Insoumise
19:57et le PS
19:58des gens ne votaient plus
19:59que dans le 1500 communes
20:00donc ça évitait
20:00oui c'est vrai
20:01enfin bon
20:02il y a 34 875 communes
20:04au total
20:04etc
20:04donc il faut remettre
20:05les choses
20:06il faut remettre
20:06l'église au milieu du village
20:07donc il n'y a pas eu
20:08un nombre
20:10extraordinaire
20:11d'alliances
20:12et fort c'est constaté
20:13que celles qui ont été passées
20:14entre le parti socialiste
20:17et la France Insoumise
20:18sont des alliances
20:18qui ont majoritairement
20:19échoué
20:20mais il y en a quand même
20:21il ne faut pas oublier
20:22qu'il y a quand même
20:23il y a des endroits
20:23où ça a marché
20:24Nantes
20:25sans alliance
20:25entre le parti socialiste
20:27et la France Insoumise
20:29Johanna Roland
20:30qui est quand même
20:30la numéro 2 du PS
20:31perdait sa ville
20:31je crois que c'était
20:32les réserves de voix
20:33étaient à droite
20:34et vous avez Lyon
20:35par exemple
20:35Lyon c'est
20:36c'est avec les écologistes
20:39Grenoble c'est pareil
20:40donc en fait
20:40on ne peut pas non plus
20:41dire que ça
20:44complètement foiré
20:44partout
20:45ce n'est pas vrai
20:46mais
20:48je trouve que
20:49Lyon c'est très intéressant
20:50parce qu'effectivement
20:51c'est avec les écologistes
20:52mais soutenu
20:52par le parti socialiste
20:53Grégory Doucet
20:54le maire écologiste
20:55réélu effectivement
20:55tout le monde disait
20:56que Grégory Doucet
20:57allait perdre sa ville
20:58je suis désolé
20:58mais Jean-Michel Olas
21:00allait renverser la table
21:01etc
21:01le résultat c'est qu'il garde
21:03quand même sa ville
21:03parce qu'il a eu cette alliance
21:05mais il perd la métropole
21:06oui mais au niveau de la métropole
21:07il n'y a pas eu d'alliance
21:08il n'y a pas eu d'alliance
21:08et donc je trouve que
21:10c'est intéressant
21:11vous avez un certain nombre de villes
21:13où il n'y a pas eu d'alliance
21:14et les villes ont été perdues
21:15juste un exemple
21:16qui pour moi est emblématique
21:17c'est comment Place Publique
21:19la grande ville
21:20que Place Publique avait
21:21la seule grande ville
21:23dont Place Publique avait un maire
21:24c'est Saint-Brieuc
21:26Saint-Brieuc
21:27dans les Côtes d'Armor
21:27et vous avez
21:28Raphaël Glucksmann
21:29qui dit pas d'alliance
21:30pas d'alliance
21:30et pas de tambouille
21:31etc
21:31qui va jusqu'au bout
21:32mais le résultat c'est que
21:33Saint-Brieuc
21:34il y a une quadrangulaire
21:35et que le maire sortant
21:36Hervé Guillard
21:37Place Publique
21:37il perd sa ville
21:38il perd sa ville
21:39parce qu'il y a une part
21:40des voix de l'électorat de gauche
21:42qui est allée à la liste
21:43France Insoumise
21:44je vais attendre chez Peterson
21:45quand on entend quand même
21:45Olivier Faure et Emmanuel Bompard
21:47on comprend que
21:48la réconciliation future
21:49va être difficile
21:50mais je pense qu'il dit
21:51sur le ton
21:53j'avais prévu de placer
21:55une petite phrase
21:55je vais le faire
21:56non mais qu'on passe
21:56de la glosse plurielle
21:57à une gauche très puéril
21:58dans la façon de faire
21:59elle est placée
22:00c'est ce que disait Stéphane Vernet
22:02quand il disait
22:02ça vole pas très haut
22:03et en même temps
22:04je pense que les deux analyses
22:05si tant est qu'on puisse
22:06les considérer comme des analyses
22:07sont vraies
22:08c'est à dire que
22:08Jean-Luc Mélenchon
22:09mais c'est pas la France Insoumise
22:11et c'est pas la France Insoumise
22:12à l'échelle locale
22:13et c'est encore moins
22:13l'électorat insoumis
22:14Jean-Luc Mélenchon
22:15dans la perspective
22:16de l'élection présidentielle
22:17parce que dès le lendemain
22:18des municipales
22:19on analyse beaucoup
22:20les municipales
22:20mais on se projette
22:21surtout quand même beaucoup
22:22dans les conclusions
22:23qu'il faudrait en tirer
22:23pour la présidentielle
22:25apparaît bien plus
22:26que par le passé
22:26comme un boulet pour la gauche
22:27ça c'est quelque chose
22:29qui est aujourd'hui indéniable
22:30et qui pose question
22:30jusqu'au sein des Insoumis
22:32à l'inverse
22:33l'essentiel des attelages
22:35qui n'ont pas fonctionné
22:36c'est aussi
22:36parce que des maires sortants
22:37et notamment des maires sortants
22:38qui étaient là
22:39depuis parfois trop longtemps
22:40une difficulté à renouveler
22:41aussi les visages
22:42ont pas fait des bons scores
22:43au premier tour
22:43quand on cite le cas
22:45de Grégory Doucet
22:46l'écologiste à Lyon
22:48il est en tête
22:49du premier tour
22:50et il est déjà
22:51dans une dynamique
22:52de remontada
22:52quand on voit
22:53même les socialistes
22:54qui finissent par gagner
22:55Emmanuel Grégoire
22:56certes ne s'allient pas
22:57avec Sophia Chiquirou
22:58mais il est en tête
22:58du premier tour
22:59et il est dans une dynamique
23:01Benoît Payan
23:01il est en tête
23:02du premier tour
23:03et il profite quand même
23:04du vote insoumis
23:05avec le retrait
23:05de Sébastien Delogu
23:06donc en fait
23:07à chaque quatre figures
23:09il y a une réalité territoriale
23:10une réalité électorale
23:13une équation
23:13qui est un peu différente
23:14moi je trouve
23:14que c'était pas absurde
23:16parce que c'était raccord
23:17avec son électorat
23:17même s'il n'avait
23:18que des coups à prendre
23:19en disant ça
23:20Olivier Faure
23:20en disant
23:20pas d'accord national
23:21je donne le sentiment
23:22de poser une position
23:24de principe
23:24mais plus à l'égard
23:25de Jean-Luc Mélenchon
23:26que des différents candidats
23:27et par ailleurs
23:28je respecte la réalité du terrain
23:29libre à chaque candidat
23:32d'apprécier les choses
23:33Benoît Payan
23:34on le rencontre
23:34quelques jours avant
23:36cette décision
23:37de déposer sa liste
23:38moi j'ai des principes
23:39pas de tambouille
23:39tout ça
23:40il a dit que
23:41si l'équation politique
23:42n'avait pas été
23:42celle qui est au soir
23:43du premier tour
23:44et que ce n'était pas acquis
23:45qu'il soit aussi haut
23:45il aurait tout à fait pu
23:47s'allier avec Sébastien Delogu
23:48donc voilà
23:49il y a un côté
23:50la politique
23:50c'est un peu plus compliqué
23:52que effectivement
23:53la bataille
23:53du tic et tac
23:55le lendemain matin
23:56la bon part est fort
23:57Aurélie Herbemont
23:58ça nous dit quoi ?
23:58des stratégies
23:59que vont devoir adopter
24:00d'une part le PS
24:00et d'autre part
24:01les insoumis
24:02en vue de l'an prochain
24:03et de la présidentielle
24:03et bien ça garantit
24:05encore quelques mois
24:06de prise de tête
24:07évidemment
24:08de tempête sous des crânes
24:09parce que
24:10alors finalement
24:11Olivier Faure
24:12revient à sa position
24:13d'il y a dix jours
24:14que Jean-Luc Mélenchon
24:16n'ont absolument
24:17jamais jamais
24:18sauf que pour l'instant
24:20on ne voit pas
24:20qui à gauche
24:21est en bonne position
24:23pour être le candidat
24:24de cette autre gauche
24:25parce que
24:25le parti socialiste
24:27certes affiche
24:28des très belles victoires
24:29à Paris
24:29Benoît Payan
24:30n'est pas membre
24:31du parti socialiste
24:32mais ça reste quand même
24:32dans le giron socialiste
24:34à Marseille
24:34mais ils ont quand même
24:35une petite liste
24:36de bastions socialistes
24:38qui sont tombées hier
24:39qui est assez conséquente
24:40donc les socialistes
24:41se disaient
24:42on va sortir des municipales
24:43renforcées
24:44pour la présidentielle
24:45en se disant
24:46les insoumis
24:47vont rien réussir
24:48les écolos
24:49vont prendre cher
24:50et c'est vrai
24:51que les écologistes
24:51hier soir ont vraiment
24:52beaucoup souffert
24:53parce qu'eux
24:53ils ont énormément perdu
24:55à part effectivement
24:57Lyon
24:57qui est sauvé
24:58sur le fil
24:59mais sans la métropole
25:00ce qui va poser
25:00un petit problème
25:01au quotidien
25:01ils perdent Bordeaux
25:02ils perdent Strasbourg
25:03ils perdent Poitiers
25:05ils perdent Annecy
25:05donc en fait
25:06chez les écologistes
25:08il ne reste que donc
25:10Lyon
25:10qui était celle
25:11qu'ils pensaient perdre
25:12d'ailleurs
25:12avant le premier
25:13c'est vraiment paradoxal
25:14Grenoble d'une certaine manière
25:16même si elle avait été
25:17conquise en 2014
25:18donc on n'était pas
25:19sur la vague verte
25:20de 2020
25:21et puis Tours aussi
25:22qui est resté écolo
25:23mais sinon tout le reste
25:24est tombé
25:24et même le symbole
25:25des symboles
25:26c'est hier soir
25:27Bègle
25:28qui était la toute première
25:29commune écolo
25:30gagnée par Noël Mamère
25:32on en parlait tout à l'heure
25:33en 1989
25:34est aussi tombée
25:35donc les socialistes
25:36s'étaient dit
25:37les municipales
25:38vont nous mettre vraiment
25:39en orbite
25:40très bien pour 2027
25:41et puis Patatra en fait
25:43et les Insoumis
25:43peuvent se dire
25:45eux aussi
25:45parce qu'il y a toujours
25:45un côté un peu
25:46école des fans
25:47avec les municipales
25:47tout le monde a un peu gagné
25:48selon les critères
25:49qu'ils regardent
25:50c'est que les Insoumis
25:53ont essentiellement gagné
25:54dans des fièvres de gauche
25:54à part Roubaix
25:56sinon ils font tomber
25:57Vénitieux
25:58mais c'est pris
25:58à une ville communiste
26:00donc en fait
26:01ça ne fait pas gagner
26:02de ville à la gauche
26:03et puis effectivement
26:04les Insoumis
26:05c'est des villes
26:08autour de grandes métropoles
26:09donc à Roubaix
26:11Vénitieux
26:12Saint-Denis
26:12et puis d'autres
26:13quelques autres communes
26:14mais en fait
26:15dans les grandes villes
26:17cœur
26:17ils ne font pas
26:18des scores stratosphériques
26:20du tout
26:20très loin de là
26:21donc tout le monde
26:22est un peu la gauche
26:23personne n'a vraiment
26:24gagné à gauche
26:25tout le monde en ressort
26:26avec des forces
26:26et des faiblesses
26:27après ce qui est bien
26:28c'est qu'il n'y a aucun lien
26:28entre l'implantation locale
26:30et les succès présidentiels
26:31Emmanuel Macron a gagné
26:32deux fois la présidentielle
26:33sans la moindre implantation
26:34et si on se souvient
26:35du score de Valérie Pécresse
26:36et de Anne Hidalgo
26:37malgré des parties
26:38qui sont les mieux implantées
26:39voilà donc il y a autre chose
26:40le double problème de la gauche
26:41c'est qu'ils ont perdu
26:42en implantation
26:43et pas beaucoup gagné
26:44en incarnation
26:44au-delà de Jean-Luc Mélenchon
26:45et en termes d'incarnation
26:46justement Stéphane Vernet
26:47il va falloir trouver
26:48la bonne personne
26:49ou trouver le moyen
26:51déjà de les départager
26:52alors complètement
26:53c'est le double problème
26:54trouver la bonne personne
26:55trouver un moyen
26:55de les mettre d'accord
26:56etc. c'est juste pas gagné
26:57et en fait je pense
26:58qu'il n'y a pas l'un de gens
26:59qui attendaient aussi
26:59que ces élections municipales
27:01permettent de rebattre les cartes
27:03de créer des dynamiques
27:04de montrer les tendances
27:06d'écarter certains candidats
27:07je crois qu'il y a
27:07un petit paquet de gens
27:09qui rêvaient
27:10ou qui espéraient
27:10qu'Edouard Philippe
27:11rate la
27:12même parmi ses amis
27:14en se disant
27:15comme ça
27:15il sera plus dans la course
27:17il y a ce que je disais
27:18tout à l'heure
27:19il y avait le côté
27:19oui vous allez voir
27:20la France insoumise
27:21va s'effondrer
27:22et en réalité
27:24rien n'est tranché
27:25à l'issue de ces municipales
27:26mais rien du tout
27:27on a eu une succession
27:28d'élections locales
27:29tout le monde dit
27:30j'ai gagné
27:31j'ai gagné
27:31en réalité
27:32ceux qui ont vraiment gagné
27:33ceux qui arrivent en tête
27:34c'est les républicains
27:36c'est la droite
27:36ils ont plus de la moitié
27:37des villes
27:38plus de 10 000 habitants
27:40mais comme ils n'ont pas
27:41gagné Paris
27:41comme leur seule
27:43comme ils ont perdu Nîmes
27:44ils ont perdu Nîmes
27:44ils espéraient Lyon
27:45et que leur plus grande ville
27:47la seule plus grande ville
27:47ils espéraient Lyon
27:48et comme leur seule plus grande ville
27:50la plus grande ville qu'ils aient
27:51c'est Clermont-Ferrand
27:52c'est pas spectaculaire
27:53et ceux qui ont vraiment perdu
27:54vous l'avez très bien dit
27:55c'est les écologistes
27:56et les autres en fait
27:58peuvent faire valoir
27:59un certain nombre de choses
28:00mais en réalité
28:01le bilan n'est pas foufou
28:03ni pour LFI
28:03ni pour l'ERN
28:04ni pour l'EPS
28:05enfin je ne sais pas si
28:06on y reviendra en détail
28:07l'ERN et la droite
28:08on va en reparler justement
28:09en tout cas
28:10il n'y a pas de dynamique
28:11rien n'est tranché
28:12encore une fois
28:12pour 2027
28:13on recommence tout à zéro
28:14c'est à l'image du champ
28:15en fait on a l'impression
28:16que c'est la même réalité
28:17qu'on connait depuis 2024
28:18à l'échelle législative
28:20qui s'est transposée
28:21c'est à dire que
28:21comme on n'est plus dans ce bipartisme
28:22qui est assez simple
28:23ça bascule
28:24il y a des vagues
28:25on y voit clair
28:26là il y a une espèce de
28:27il y a beaucoup de confusion
28:28tout est très morcelé
28:29c'est symptomatique
28:30de la fragmentation
28:30de notre vie politique
28:31en fait ces ministres
28:32on va poursuivre la discussion
28:33dans un instant
28:3320h32
28:34sur France Info
28:35la seconde partie
28:36désinformée dans un instant
28:42juste après l'info
28:43Stéphane Milhomme
28:44et comment limiter
28:45la hausse des prix
28:46des carburants en France
28:47au 24ème jour de guerre
28:48au Moyen-Orient
28:49cette nouvelle proposition
28:50de Sébastien Lecornu
28:52le Premier ministre
28:53demande aux raffineurs
28:54s'ils peuvent augmenter
28:55rapidement leur production
28:56il assure par exemple
28:57permettre à la raffinerie
28:59de Gravenchon
29:00près du Havre
29:00d'augmenter ses capacités
29:02le but est bien
29:03de rendre les carburants
29:04plus abordables
29:04notamment pour les pêcheurs
29:06les agriculteurs
29:06et le milieu du transport
29:08une journée marquée
29:09par ses propos
29:10plus diplomatiques
29:11de Donald Trump
29:12le président américain
29:13évoque maintenant
29:14des négociations
29:15avec des responsables iraniens
29:16mais sans les citer
29:17le président du parlement
29:19iranien
29:19a lui aussitôt démenti
29:21l'armée israélienne
29:22ce soir
29:23dit avoir capturé
29:24deux combattants du Hezbollah
29:25dans le sud du Liban
29:26ses combattants islamistes
29:27pro-iraniens
29:28projetés
29:29selon elle
29:30de tirer un missile
29:31anti-char
29:31sur ses troupes
29:32une première
29:33depuis le début de ce conflit
29:34une frappe israélienne
29:35vise ce soir
29:36la banlieue sud de Beyrouth
29:38après un avertissement
29:39à destination
29:40des populations
29:42après la disparition
29:43après la disparition
29:43aujourd'hui de Lionel Jospin
29:44à 88 ans
29:45il y aura bien
29:46un hommage demain
29:47à l'Assemblée Nationale
29:48mais surtout
29:48hommage national jeudi
29:50et cette fois
29:51c'est Emmanuel Macron
29:52qui l'assure
29:52sans plus de détails
29:53le chef de l'Etat
29:54salue la mémoire
29:55de l'ancien
29:55premier ministre socialiste
29:57le nom de Lionel Jospin
29:59restera attaché
30:00entre autres
30:00au Pax
30:01la création des 35 heures
30:02il était en retrait
30:03de la vie politique
30:04depuis 2002
30:05après avoir été battu
30:06dès le premier tour
30:07de la présidentielle
30:08conséquence cette fois
30:09de sa défaite
30:10au municipal à Grenoble
30:11Alain Carignan
30:12annonce sa retraite politique
30:13à 77 ans
30:15l'ancien maire
30:15a été battu
30:16hier
30:1757 contre 43
30:18par la candidate de gauche
30:19Laurence Ruffin
30:21lui qui a dirigé la ville
30:22entre 83 et 94
30:23il était revenu
30:25à la politique
30:25après avoir été condamné
30:26pour corruption
30:27élu dans l'opposition
30:28hier
30:29il annonce finalement
30:29qu'il ne siégera pas
30:30au conseil municipal
30:31et puis une première cop
30:33sur les océans
30:34sera proposée
30:35en janvier prochain
30:36ces discussions
30:37sur le modèle
30:38de ce qui se fait déjà
30:39depuis des années
30:40pour la défense du climat
30:41devraient se dérouler
30:42au siège de l'ONU
30:43à New York
30:46France Info
30:4820h
30:4821h
30:49France Info
30:51les informés
30:52Victor Matthez
30:53avec ce soir
30:54Aurélie Herbemont
30:55chef adjointe
30:55du service politique
30:56de France Info
30:57Stéphane Werner
30:58rédacteur en chef
30:59délégué de Ouest France
31:00à Paris
31:01Jonathan Boucher
31:02Peterson
31:02editorialiste politique
31:03à Libération
31:04et Benjamin Louis
31:05correspondant en France
31:06pour la RTS
31:07la radio
31:08télévision suisse
31:09nous continuons
31:10à analyser
31:11à décrypter
31:12tous les résultats
31:13de ces municipales
31:14hier soir
31:15nous avons parlé
31:16de la gauche
31:17il y a quelques minutes
31:18et les autres enseignements
31:19toujours en se projetant
31:20vers la présidentielle
31:22tiens que dire
31:22Aurélie
31:23du rassemblement national
31:24de leur bilan
31:25et bien le rassemblement national
31:27comme on le disait
31:28juste avant
31:29les infos
31:30ils sortent
31:32de ces municipales
31:32avec des forces
31:33et des faiblesses
31:34alors des forces
31:35oui bien sûr
31:36ils poursuivent
31:36leur implantation
31:37il y a des dizaines
31:37de revendiquer la victoire
31:38dans plus de 70 communes
31:39plus de 70 communes
31:40des communes moyennes
31:42de Carcassonne
31:44à Menton
31:44en passant par la Seine-sur-Mer
31:45la Flèche
31:46dans la Sarthe
31:47une commune aussi en Alsace
31:48dont pardon
31:49j'ai oublié le nom
31:49donc ils poursuivent
31:51leur implantation
31:52sauf que
31:53dès qu'on arrive
31:54sur des plus grandes villes
31:55et bien ça bloque
31:55Marseille
31:56ils font un score énorme
31:57mais n'arrivent pas
31:58à décrocher la ville
31:59Toulon
31:59sur laquelle
32:00le rassemblement national
32:01misait depuis des mois
32:02avec sa médiatique
32:03porte-parole
32:04Laure Lavalette
32:05et bien il y a un front républicain
32:06qui fait échouer
32:07Laure Lavalette
32:08Nîmes
32:09Julien Sanchez
32:10avait été dépêché
32:11à Nîmes
32:12pour être candidat
32:13lui qui
32:14les deux dernières fois
32:16les deux dernières fois
32:16avait remporté
32:17une ville voisine
32:18Bocquer
32:18dans le Gard également
32:19sauf que c'est
32:20les communistes
32:21qui ont gagné
32:21donc ils ont toujours
32:22ce plafond de verre
32:23donc oui
32:24l'implantation
32:25du rassemblement national
32:27se poursuit
32:27mais il y a toujours
32:28un blocage
32:29dès qu'on arrive
32:29sur des plus grandes villes
32:30Benjamin Loïs
32:31sur ses scores
32:32du rassemblement national
32:34Non
32:34j'écoutais ce que vous disiez
32:36sur Nîmes
32:36Nîmes
32:37c'est comme une coalition
32:39de gauche
32:40pas seulement les communistes
32:41qui ont gagné
32:42c'était le crépuscule
32:44d'un maire
32:44qui était resté
32:45pendant très très longtemps
32:45un maire de droite
32:46qui ne se représentait pas
32:48qui ne se représentait pas
32:48Retour des communistes
32:49après 30 ans
32:50Il a 81 ans je crois
32:51et effectivement
32:53Julien Sanchez
32:53est quand même arrivée
32:54arrivée très loin
32:55et j'étais en reportage
32:56à Nîmes justement
32:56pour le premier tour
32:57et on se rend compte
32:58comme qu'il y a
32:59ça parle aussi un peu
33:00de la sociologie
33:01des électeurs
33:01des centres-villes
33:02parce qu'on a énormément
33:03parlé de Nîmes
33:04l'été dernier
33:04parce qu'il y avait eu
33:05le couvre-feu
33:06il y a eu toutes ces fusillades
33:07dans les quartiers
33:08qui sont autour du centre-ville
33:10et quand on parle
33:11aux habitants du centre-ville
33:13de Nîmes
33:13mais c'est quelque chose
33:14qui se vérifie à peu près partout
33:16aucun ne se sent vraiment
33:17en insécurité
33:18parce que c'est la deuxième ville
33:19la plus vidéosurveillée
33:20de France
33:21et je pense que là aussi
33:22ça explique peut-être
33:24ce succès de la gauche
33:26comme dans d'autres
33:26grands centres-villes
33:27en France
33:28et que le RN
33:29a capitalisé
33:31il a progressé
33:32mais n'a pas réussi
33:32à franchir
33:34ce plafond de verre
33:35qui existe toujours
33:35dans les grandes villes
33:36et c'est un des enseignements
33:38quand même
33:38qu'on peut tirer
33:39c'est que là où on a
33:40finalement de bonnes conditions
33:41de vie dans les centres-villes
33:42où on est un peu gentrifié
33:43et bien on n'est pas encore
33:44prêt à voter RN
33:45mais bon
33:46ils ont
33:46je crois que c'est Marine Le Pen
33:48ils ont multiplié par 6
33:48en gros leur personnel
33:50ils auront un groupe au Sénat
33:51élu
33:51ils ont 12 villes
33:5312 villes
33:53de plus de 30 000 habitants
33:54il y a quand même Nice
33:55même si c'est un proxy
33:56enfin c'est avec ce tir
33:57qui a dit
33:58à lui du rapport
33:59de le Sénat
33:59il n'avait pas le logo
34:00mais je pense que personne
34:02le situe ailleurs
34:03que dans l'escarcelle
34:04du RN
34:04c'est même tout l'intérêt
34:05de cette union
34:09comme Aurélie rappelait
34:10mais 41% quand même
34:11pour le RN à Marseille
34:13ce qui laisse quand même
34:13la candidate LR
34:14à 5% au deuxième tour
34:16donc il se passe quand même
34:17quelque chose
34:17en termes de bascule
34:1946,5 à Toulon
34:21tout ça
34:22ça fait des conseillers municipaux
34:23ça fait quand même
34:23si on dit qu'il y avait
34:25un match des implantations
34:26entre le RN
34:28la France Insoumise
34:29et Renaissance
34:31voilà
34:32certes personne
34:33n'a emporté
34:33de très grandes villes
34:34et peut dire
34:34j'ai tout réussi
34:35mais honnêtement
34:36je pense qu'il y a quand même
34:37un différentiel
34:38entre ce qu'a réussi
34:39le RN cette fois-ci
34:40même si évidemment
34:41il faudrait quelques symboles
34:43en plus
34:43pour que la photographie
34:45soit parfaite
34:45aux yeux de la direction
34:47du RN
34:47mais voilà
34:48je pense qu'il ne faut pas
34:50psychologiquement
34:50ça va être une espèce
34:51d'implantation en fait
34:52à bas bruit
34:53parce que les idées
34:54progressent
34:54dans des conseils municipaux
34:56de moyenne taille
34:57de petite taille
34:58mais malgré tout
34:59c'est au fond
35:00c'est peut-être
35:00la progression la plus solide
35:01qui va avoir lieu
35:02et qui est continue
35:03en fait
35:03et qui est continue
35:04par contre c'est vrai
35:05que pour le symbole
35:06et je le dis aussi
35:07vu de l'extérieur
35:08vu de l'étranger
35:08si Marseille était tombée
35:10la dernière fois
35:11ils avaient eu leur père Pignan
35:12et ça aurait fait quelque chose
35:13aussi de psychologique
35:14je pense au niveau
35:15de l'électorat
35:15de se dire au fond
35:16peut-être que des parisiens
35:17ou des lyonnais
35:18qui disent
35:18ah bah les marseillais
35:19ont voté pour l'ordre
35:21et pour le rassemblement national
35:23alors peut-être que nous
35:24on peut s'y mettre
35:24maintenant ça y est
35:25une digue serait tombée
35:27c'est pas encore le cas
35:27en rappelant aussi Stéphane Vernet
35:29qu'on voit parfois
35:29des écarts assez impressionnants
35:31de 10 points
35:31entre les candidats
35:33mais que finalement
35:33avec une abstention
35:34très forte
35:35ce sont parfois
35:36seulement quelques centaines
35:37quelques milliers de voix
35:38entre ces candidats là
35:38oui alors
35:39juste sur la progression
35:41et l'implantation
35:42du rassemblement national
35:43vous avez raison
35:44elle se fait à bas bruit
35:45elle se fait à bas bruit
35:46depuis plus de 20 ans
35:46en fait en 2001
35:48il y avait une commune
35:49rassemblement national
35:50aujourd'hui
35:51il y en a 61
35:52selon les calculs
35:53du ministère de l'intérieur
35:54plus de 70
35:56d'après Jordan Bardella
35:58le président du RN
35:58mais parce qu'en fait
35:59lui je pense qu'il a aussi
36:00à sa disposition
36:01un certain nombre de maires
36:02qui ont signé
36:03la fameuse charte
36:04la fameuse vague sous-marine
36:05la fameuse charte
36:08avec le RN
36:09et qui ne se sont pas déclarés
36:10comme des candidats RN
36:11ou sympathisants RN
36:12mais il sait que
36:13la ville est acquise
36:15au parti
36:16c'est une progression
36:18spectaculaire
36:18mais 70 communes
36:20c'est rien en fait
36:21à l'échelle du pays
36:23je veux dire
36:23Renaissance
36:24qui a été
36:25complètement invisible
36:26absente
36:27c'est municipal
36:28et qui n'a jamais réussi
36:29à s'implanter
36:30localement
36:31il revendique plus
36:32de 200 maires
36:33c'est loin d'être foufou
36:34mais voilà
36:36donc il faut remettre
36:36les choses
36:37et ce qui a fait
36:39la soirée
36:40de renaissance
36:41hier
36:42c'est qu'ils ont pris Bordeaux
36:42alors ça
36:43pour le coup
36:44d'accord
36:44mais enfin voilà
36:45et donc si vous comparez
36:47le nombre de maires
36:48de communes
36:49passées au rassemblement national
36:50par rapport à
36:51celles que détiennent
36:53les républicains
36:54ou le parti socialiste
36:55c'est très très loin derrière
36:56même les communistes
36:57ont plus de communes
36:59que le rassemblement national
37:00donc il faut remettre
37:01les choses à l'équilibre
37:03Nice
37:04cinquième ville de France
37:05c'est énorme
37:06mais Nice
37:06c'est d'abord
37:07une histoire de famille
37:08c'est un duel
37:10fratricide
37:10un micro-climat
37:11Nice
37:11exactement
37:12entre Christian Estrosi
37:14et Eric Ciotti
37:15des amis de plus de 20 ans
37:16qui se détestent aujourd'hui
37:17etc
37:17et c'est pas sous les couleurs
37:19du RN
37:20même si c'est un proxy
37:21c'est vrai
37:21et après regardez
37:22en fait
37:23ils ont performé
37:25dans le bassin minier
37:26dans le nord
37:27ils ont à Yange
37:28ils ont des grosses communes
37:30en Moselle
37:31ils sont très implantés
37:32sur l'arc méditerranéen
37:35ils ont gardé Perpignan
37:36ils ont la Seine-sur-Mer
37:37Carcassonne, Carpentra
37:38Cahine-sur-Mer
37:39voilà Orange
37:39et tout ça
37:40mais quand même
37:41dans les endroits
37:42où on les attendait
37:43et eux-mêmes
37:44sans le dire
37:46s'espéraient
37:47c'est une succession d'échecs
37:48ils ratent Passeille
37:49ils ratent Toulon
37:50ils ratent Nîmes
37:51ils ratent Lens
37:52il ratent Lens
37:53voilà
37:53ils ratent plein de choses
37:54mais la liste de ceux
37:55qui ont raté
37:56on peut les faire
37:56malheureusement pour tout
37:57ça vient quand même
37:58valider plutôt
37:59la ligne Bardella
37:59de cette idée
38:00d'une bascule
38:01de l'électorat de droite
38:02de plus en plus décomplexée
38:03vers le RN
38:04alors ça c'est vrai
38:05et le pas de deux
38:06entre Bruno Retailleau
38:08quand même
38:08notamment au premier tour
38:09et Jordan Bardella
38:10sur cette espèce
38:12de front commun
38:13on a même entendu
38:14quand même des soutiens
38:14de Mme Detti
38:15expliquer que Sarah Knafou
38:16faisait partie
38:17de la famille des droites
38:18donc on sent
38:19que Mme Detti elle-même
38:19qui a reconnu
38:20l'urgence quand même
38:21avec Sarah Knafou
38:22donc il y a quand même
38:22un glissement
38:23qui aura des conséquences
38:23et puis ce qu'on constate
38:24c'est que dans le sud-est
38:25en fait le Rassemblement National
38:27à certains endroits
38:28est en train de remplacer
38:29la droite
38:29l'électorat de Martine Vassal
38:31qui n'était plus
38:32officiellement LR
38:33mais quand même soutenu par LR
38:34et ancienne LR
38:35a fondu comme neige au soleil
38:37ils sont passés où
38:38les électeurs de Martine Vassal
38:39ils sont certainement pas tous
38:40allés voter pour Benoît Payan
38:42Nîmes
38:42Nîmes
38:43cas très emblématique
38:44puisque
38:46Julien Sanchez
38:47certes
38:48ne gagne pas la ville
38:49pour le Rassemblement National
38:50mais il faut regarder
38:51le score de Franck Proust
38:52qui était le candidat
38:53LR officiel
38:54il fait quasiment
38:55le même score
38:56au premier et au second tour
38:57alors qu'il a fusionné
38:59avec un autre ancien
39:01adjoint
39:01du maire LR sortant
39:03je pense qu'on peut
39:04considérer que des électeurs
39:06de droite
39:06sont allés voter
39:07pour Julien Sanchez
39:09donc on voit bien
39:10qu'il y a une mécanique
39:11au niveau des électeurs
39:13dans le sud-est
39:14où le Rassemblement National
39:16remplace petit à petit
39:17la droite
39:17mais pas que dans le sud-est
39:18mais là c'est marquant
39:19parce qu'ils avaient
39:20des villes
39:21tout comme les électeurs
39:23de Bournazel
39:24ont été votés
39:24pour Emmanuel Grégoire
39:26et donc je trouve
39:27qu'au fond
39:27il y a quand même
39:28quelque chose
39:28qu'on peut observer
39:29qui est assez rassurant
39:30c'est que les électeurs
39:31n'aiment pas la tambouille
39:32mais vraiment
39:33et ils se rendent compte
39:34quand c'est de l'arrangement
39:36non mais ça ne plaît pas
39:37en fait
39:38cette idée de se dire
39:38on va aller grappiller
39:39des réserves de voix
39:40ça ne marche pas
39:41très vite sur le Rassemblement National
39:42moi je pense qu'on verra
39:43que en fait
39:44cette implantation à bas bruit
39:45par capillarité
39:46à partir du terrain
39:47elle paye
39:48et on le verra
39:49au sénatorial
39:50on est au sénatorial
39:51en septembre
39:52oui je pense qu'ils auront
39:53un groupe
39:53peut-être ce sera même
39:53un groupe important
39:54au Sénat
39:55et là on verra
39:56le fruit de cette implantation
39:58mais pour le reste
39:59encore une fois
39:59c'est limité
40:00et ce que je trouve intéressant
40:01si vous me permettez
40:02c'est qu'en fait
40:03les deux partis
40:04qui s'en sortent le mieux
40:05au sein de ces municipales
40:06je disais
40:06c'est les Républicains
40:07et le Parti Socialiste
40:08même si le Parti Socialiste
40:09a perdu une tripotée
40:11de villes moyennes
40:12qu'on ne voit pas
40:13parce qu'ils ont gardé
40:14les plus grandes
40:16Paris, Marseille, etc.
40:17mais ce sont
40:18les deux anciens
40:19partis de gouvernement
40:20c'est eux
40:20qui s'en sortent le mieux
40:21mais j'ai envie de vous dire
40:23c'est eux
40:23qui vont avoir
40:24le plus de soucis
40:24maintenant en interne
40:26par rapport
40:26au positionnement
40:27qui ont été pris
40:28sur alliance
40:29par alliance
40:29ça c'est vrai
40:30pour Olivier Faure
40:31avec l'histoire
40:32avec le fricotage
40:33LFI
40:33mais c'est vrai aussi
40:35pour Bruno Retailleux
40:39et ses prises de position
40:40ce que vous évoquiez
40:41la façon dont il s'est exprimé
40:43par rapport à Jordan Bardella
40:44et puis surtout
40:45ce qu'il a fait à Nice
40:46en disant
40:46moi je n'appelle pas
40:48à voter
40:48pour Christian Estrosi
40:50contre Eric Ciotti
40:51et ça
40:52ça tangue à l'intérieur
40:53de ces parties-là
40:54en fait
40:54Aurélie Hervé
40:54Et puis juste pour
40:55dans ma petite catégorisation
40:57de tout le monde sort
40:58avec des forces
40:58et des faiblesses
40:59de ces municipales
41:00ce qui est très intéressant
41:01c'est qu'effectivement
41:02Bruno Retailleux
41:03revendique 57%
41:05des communes
41:05de plus de 9000 habitants
41:06mais le critère
41:07qu'il choisit
41:08est très signifiant
41:09puisque si vous comptez
41:10à partir des communes
41:11de plus de 9000 habitants
41:12ça veut dire que le chiffre
41:13n'est pas aussi flatteur
41:14si vous prenez
41:15à partir de 100 000 habitants
41:17et puis toujours pas assez flatteur
41:18si vous parlez des villes
41:19au-delà de 50 000 habitants
41:21et puis toujours pas assez flatteur
41:22si vous parlez des communes
41:23au-delà de 20 000 habitants
41:25donc c'est pour ça
41:25qu'il descend à ce seuil
41:27de 9000 habitants
41:28pour dire
41:28là on est majoritaire
41:30mais encore une fois
41:30l'implantation locale
41:32vous permet de survivre
41:34en tant que parti
41:34si vous passez
41:35une très mauvaise présidentielle
41:36le parti socialiste
41:37et LR
41:38qui savent de quoi ils parlent
41:40en termes de présidentielle
41:41qui se passe mal
41:42ont survécu
41:43grâce à leur implantation municipale
41:45mais sauf qu'une bonne
41:46implantation municipale
41:47ne vous garantit
41:48absolument pas
41:49un succès
41:50à la présidentielle
41:51ça il n'y a aucun cas de figure
41:53où ça fonctionne
41:53ce qui en revenait
41:54à ce qu'on disait tout à l'heure
41:55Jonathan Bouchet-Peterson
41:55effectivement avec cette élection
41:57en 2001
41:57ces municipales
41:58et cette percée
41:59relative de la gauche
42:00et en tout cas
42:01on voit ce qu'il s'est passé
42:01parce qu'on disait
42:02sur les électeurs
42:02qui n'aiment pas la tambouille
42:03et puis on a quand même
42:04le sentiment de parti politique
42:05parce que le fait présidentiel
42:06s'impose
42:06qui sont presque en retard
42:08par rapport aux réalités
42:09parfois électorales
42:10de rapprochement
42:11ça vaut pour l'union de la gauche
42:12qui reste quelque chose
42:13de très fort
42:13quels que soient les longs oiseaux
42:14qu'on s'en voit
42:14c'est la porosité
42:15de la droite
42:16et de l'extrême droite
42:16qui est beaucoup plus concrète
42:17que les déclarations
42:18d'un Gérard Larcher par exemple
42:20mais en 2001
42:21il n'y avait pas de percée de la gauche
42:22en fait
42:23tout le monde
42:23en fait on a regardé
42:25il y a Paris et Lyon
42:25on a regardé Paris, Lyon, Dijon
42:27en disant
42:27ouais grande victoire
42:28mais en fait
42:29ils ont perdu une tripotée de villes
42:30c'est une vague bleue
42:30voilà
42:31et en fait
42:31on interprète toujours
42:33le résultat des municipales
42:34en regardant les plus grandes villes
42:35et on oublie
42:36la carte d'ensemble
42:37et puis regardez 2014
42:38la vague bleue
42:39revendiquée par Jean-François Copé
42:41et c'est vrai
42:41la droite en 2014
42:42fait basculer
42:43nombre de fiefs
42:44historiquement socialistes
42:46puis 2017
42:47mais ils ne sont pas
42:47au second tour
42:48de la présidentielle
42:49donc vraiment
42:50il n'y a pas de côté prédictif
42:51dans les municipales
42:52après sur la présidentielle
42:53allez on va s'arrêter là
42:54ce soir
42:55pour ces municipales
42:57vous auriez pu nous en parler
42:58des heures
42:59c'est passionnant
43:00merci Aurélie Arvemont
43:02d'avoir été avec nous
43:03ce soir
43:04dans ces informés
43:05chef adjointe
43:05du service politique
43:06de France Info
43:07pour terminer cette émission
43:08parlons de la guerre
43:09au Moyen-Orient
43:1024ème jour
43:11de conflit
43:12Donald Trump
43:12qui opère
43:13une énième volte-face
43:14en repoussant
43:15de 5 jours
43:16la date butoir
43:17de l'ultimatum
43:18qu'il a lui-même fixé
43:19aux Iraniens
43:19le président américain
43:20leur avait en effet donné
43:21jusqu'à ce soir
43:22pour débloquer
43:23le détroit d'Hormuz
43:24il affirme cette fois
43:25que des discussions
43:25sont en cours
43:26on l'écoute
43:28on a eu de très bonnes discussions
43:29qui se sont déroulées
43:31hier et avant-hier
43:33les pourparlers
43:34sont excellents
43:35et en bonne voie
43:39il y a de bonnes chances
43:40que les discussions
43:40aboutissent
43:41l'Iran veut la paix
43:42ils n'auront pas
43:43l'arme nucléaire
43:46voilà Donald Trump
43:47qui s'exprimait
43:47tout à l'heure
43:48bonsoir Jérôme
43:49Biala-Gaudefroy
43:50bonsoir
43:51merci d'être avec nous
43:52spécialiste des Etats-Unis
43:53chargé de cours
43:54à Sciences Po Paris
43:55et auteur de ce livre
43:56Les mots de Trump
43:57les mots M.O.T.S
43:59parus
43:59chez Dalloz
44:00et dis-nous
44:01à y voir plus clair
44:02ce soir
44:03Donald Trump
44:03parle de discussion
44:04avec les Iraniens
44:05tout en continuant
44:06à les menacer
44:07déjà de quelles négociations
44:08est-ce que l'on parle ?
44:10Alors on ne sait pas du tout
44:11puisque les Iraniens eux-mêmes
44:13semblent à dire
44:14qu'il n'y a pas eu
44:15de négociation
44:15c'est assez typique
44:16de Donald Trump
44:17il est capable
44:18d'inventer quelque chose
44:19parce que là
44:20ce qu'il cherche
44:21c'est une porte de sortie
44:22parce qu'il se retrouve coincé
44:24notamment parce qu'il y a
44:25des menaces
44:26sur les alliés
44:27de Donald Trump
44:29sur l'Arabie Saoudite
44:30etc.
44:31sur des attaques
44:33de l'Iran éventuellement
44:35sur les usines
44:36de dessalement
44:36donc ça pose
44:37d'énormes problèmes
44:38et là je pense que
44:39il est vraiment
44:41coincé au pied du mur
44:42il essaie de trouver
44:43une porte de sortie
44:43je pense qu'il ne sait pas
44:44exactement où il va
44:45On doit comprendre
44:46effectivement
44:47Jérôme Villagot-de-Froid
44:48comme il le laisse entendre
44:49lui-même
44:50qu'il cherche une issue
44:51à ce conflit
44:52il avait parlé à l'origine
44:53de 4 à 5 semaines
44:54de guerre
44:55on en est à plus de 3
44:56aujourd'hui
44:58Oui
44:58et on voit que
44:59sur le plan intérieur
45:01c'est très compliqué
45:02que ça soit
45:03du point de vue économique
45:04du point de vue
45:06même de ses soutiens
45:07il y a quand même
45:08de plus en plus
45:09de fractures
45:10à l'intérieur même
45:11de ses soutiens
45:12en tout cas
45:13des influenceurs
45:14MAGA
45:14et puis on voit
45:16que sur le plan
45:18international
45:18c'est un énorme problème
45:21de crédibilité
45:22et donc
45:23ce qu'il cherche à faire
45:23en fait
45:24c'est une porte de sortie
45:25pour un récit
45:27où il apparaîtra
45:28comme gagnant
45:29faire un deal
45:29quel qu'il soit
45:30et le transformer
45:31en quelque chose
45:32de très positif
45:34où il va dire
45:35qu'il a gagné
45:36quelque chose
45:36alors la question
45:37c'est comment
45:38ça va se faire
45:39avec notamment
45:40des personnes
45:42qui conduisent
45:44les négociations
45:44qui ne sont pas
45:45du tout
45:45des spécialistes
45:46pas du tout
45:46des spécialistes
45:47du Moyen-Orient
45:48et ça c'est
45:49un vrai problème
45:50Jérôme Villagot de froid
45:51vous restez bien sûr
45:51avec nous
45:52Benjamin Louis
45:53on le voit
45:54Donald Trump
45:54continue de souffler
45:55le chaud et le froid
45:56puisqu'en même temps
45:57qu'il dit
45:57qu'il y a des négociations
45:58en cours
45:59il dit qu'il parle
46:00avec une personne
46:01très importante
46:02au niveau du pouvoir iranien
46:03mais qui n'est pas
46:03le guide suprême
46:04et il dit en même temps
46:05qu'il continuera
46:06à les bombarder
46:07allègrement
46:07ce sont ses mots
46:08si ces négociations
46:09n'aboutissent pas
46:10alors il y a une espèce
46:10d'ambiguïté stratégique
46:12peut-être qu'elle est étudiée
46:14mais on commence
46:15à vraiment se demander
46:16s'il y a quoi que ce soit
46:17d'étudier
46:18dans ce conflit
46:20ce que disait
46:21notre invité
46:22il cherche en fait
46:24à s'en sortir
46:24le plus rapidement possible
46:25et c'est ça
46:26qui est au fond
46:27le plus effrayant
46:28dans cette histoire
46:28c'est qu'il en est
46:30au point où il va peut-être
46:31bâcler
46:32cette opération
46:32qui est à risque
46:34extraordinaire
46:35on a quand même vu
46:36que les Iraniens
46:36ont réussi à aller taper
46:38jusqu'à Dimona
46:39alors on a beaucoup dit
46:40dans les médias francophones
46:42que c'était
46:43c'est un endroit
46:45qui abrite
46:45un centre
46:46d'études nucléaires
46:48non
46:48c'est la base
46:50du nucléaire stratégique
46:51israélien
46:52donc en fait
46:53là
46:54on s'approche
46:55de choses
46:56qui ne sont pas
46:56drôles du tout
46:57on est vraiment
46:58au bord d'un précipice
46:59en ce moment
47:00et on se rend compte aussi
47:01que les Iraniens
47:02avaient menti
47:02et ils ont des missiles
47:03qui peuvent aller
47:03jusqu'à Diego Garcia
47:05donc ils dépassent
47:05largement les 2000 kilomètres
47:06on va dire Diego Garcia
47:07bien sûr
47:07c'est cette base
47:08à plusieurs milliers
47:09de kilomètres
47:10exactement
47:10et donc là
47:11on se rend compte
47:11qu'ils ont des missiles
47:12qui vont à largement
47:13plus que 2000 kilomètres
47:14qu'ils avaient prétendu
47:14jusqu'à maintenant
47:15bref
47:15au fond
47:16on ne soupçonnait pas
47:17que les Iraniens
47:17seraient aussi violents
47:19et aussi solides
47:19et on ne soupçonnait pas
47:21non plus
47:21qu'il y avait
47:22une telle impréparation
47:23du côté américain
47:24et là
47:24ils se retrouvent
47:25sous pression
47:26de plein de choses
47:27ils se retrouvent
47:27sous la pression
47:28de ses électeurs
47:28de sa base Maga
47:29sous la pression
47:30des marchés
47:30on sait qu'ils regardent
47:31en permanence
47:32le cours de la bourse
47:33les prix des carburants
47:34ils se retrouvent
47:35sous la pression
47:35aussi de ses alliés
47:36dans le golfe
47:36qui eux n'en peuvent plus
47:37parce qu'ils ne peuvent pas répondre
47:38et en même temps
47:39ils se font canarder
47:40tous les jours
47:40et il y a aussi
47:41ce risque au fond
47:43que les Iraniens
47:44se mettent à frapper
47:45des infrastructures
47:47vitales de ces pays
47:47on parle des usines
47:48de dessalement d'eau
47:49si vous détruisez
47:52une usine de dessalement
47:53en Arabie Saoudite
47:54il va falloir évacuer
47:55le pays
47:56dans les heures qui vont suivre
47:57parce que ces pays-là
47:58vivent sous perfusion
47:59de quelques infrastructures
48:01essentielles
48:02et donc là
48:02on est vraiment
48:03en train de se rendre compte
48:04que au fond
48:05rien n'était préparé
48:06on ne sait pas comment
48:07Donald Trump va s'en sortir
48:08et c'est ce que vous avez dit
48:09ce qu'a dit notre invité
48:10peut-être qu'il va essayer
48:11d'inventer une sorte de deal
48:12avec un polichinelle
48:14on ne sait pas vraiment
48:15qui c'est
48:15il parle de quelqu'un
48:16qui leur plaît beaucoup
48:17mais qui ferait partie du régime
48:20ça fait un peu amateur
48:21c'est triste
48:21Jérôme Viala-Gaudefroy
48:23Donald Trump
48:24dit dans le même temps
48:25qu'un changement de régime
48:26est en cours
48:27en Iran
48:28est-ce que cela vous paraît crédible
48:30d'une part
48:30sachant que
48:31ça ne faisait pas partie
48:32officiellement
48:33des débuts de guerre
48:34des Etats-Unis
48:34dont on ignore d'ailleurs
48:36l'existence réelle
48:38alors le problème
48:40c'est que les objectifs
48:41ont varié
48:42d'un jour à l'autre
48:43ou d'une heure à l'autre même
48:45et effectivement
48:46on voit
48:47avec ça déjà
48:48qu'il y a une totale impréparation
48:50et ce qui se passe
48:52c'est que
48:52depuis le début
48:53Donald Trump réagit
48:55comme toujours
48:55à l'instinct
48:56il a vu une opportunité
48:58et il a lu les choses
48:59par rapport à ce que lui imagine
49:02alors déjà
49:03par rapport à ce qu'il avait fait
49:05au Venezuela
49:06en pensant que ça serait
49:07à peu près la même chose
49:08on frapperait
49:09et puis les autres
49:10se coucheraient derrière
49:11parce qu'il y a la force américaine
49:13il est persuadé
49:14qu'il peut mieux y arriver
49:15que tous les autres présidents
49:16parce qu'il fait des choses
49:17non conventionnelles
49:18mais là il se trouve
49:19face à un mur
49:20et il n'a pas du tout
49:21écouté
49:23les militaires
49:23y compris d'ailleurs
49:24le chef d'état-major
49:25Dan Cain
49:26qui était
49:28vraiment très prudent
49:29par rapport à un engagement
49:31au Moyen-Orient
49:32et contre l'Iran
49:33et donc voilà
49:34il se retrouve là
49:35totalement coincé
49:37et il est capable
49:38de changer
49:38d'un jour à l'autre
49:40mais il y a quand même
49:41à un moment donné
49:41le mur de la réalité
49:43et là il va falloir
49:44qu'il s'y confronte
49:45parce qu'il a peu
49:47de portes de sortie
49:48en réalité
49:48Je le disais tout à l'heure
49:49il avait fixé
49:50Donald Trump
49:50à la base
49:51un ultimatum
49:52aux Iraniens
49:53ce soir
49:54pour débloquer
49:55le détroit d'Hormuz
49:56finalement il a repoussé
49:57tout à l'heure
49:57cet ultimatum
49:59de 5 jours
49:59il cherche quoi
50:00à gagner du temps ?
50:02Oui
50:02il cherche à gagner du temps
50:03à avoir une solution
50:04à trouver un récit
50:06qu'il pourrait faire
50:06et puis
50:08voilà
50:09il ne sait pas
50:09alors souvent
50:10on a tendance
50:10à voir
50:11qu'il y a peut-être
50:12une stratégie
50:13derrière tout ça
50:14mais en réalité
50:15c'est ce qu'il dit
50:16d'ailleurs lui-même
50:17il dit
50:17je ne vais pas vous révéler
50:18ce que je vais vraiment faire
50:19mais c'est parce qu'en fait
50:20souvent il ne sait pas
50:21ce qu'il va faire
50:22parce qu'il fonctionne
50:23par rapport à la situation
50:24du moment présent
50:25et non pas par rapport
50:27à une stratégie
50:28sur le long terme
50:28il n'a jamais été quelqu'un
50:30qui allait dans le long terme
50:32et encore une fois
50:33il n'a pas non plus
50:34les conseillers appropriés
50:36puisqu'il y a eu
50:37une vraie purge
50:38au sein notamment
50:39du département
50:40d'État
50:42pour
50:42de tous les experts
50:43d'une bonne partie
50:44des experts
50:45du Moyen-Orient
50:45notamment
50:46Jonathan Boucher-Pétersen
50:47on l'a beaucoup dit
50:48dans d'autres circonstances
50:49mais Donald Trump
50:51ce n'est pas un joueur d'échecs
50:52c'est un joueur de poker
50:53c'est ce qu'on dit souvent
50:54donc ça veut dire
50:54qu'il a cette espèce d'idée
50:56qu'il peut y avoir
50:57une forme de grinta
50:58qui va s'adapter
50:59en permanence
51:00qui va
51:01de temps en temps
51:01faire tapis
51:02de temps en temps
51:03dire je passe
51:04reprendre du temps
51:05mais c'est vrai
51:06que ce qui est très inquiétant
51:07c'est qu'on a le sentiment
51:07alors effectivement
51:09on a les mêmes échos
51:10sur le fait que
51:11du côté de l'État-major américain
51:12il y avait beaucoup plus
51:13de lucidité
51:14sur ce qu'était
51:15le dossier iranien
51:16et que encore une fois
51:17c'est le politique
51:18et c'est Donald Trump
51:19presque seul
51:20avec les gens
51:21qui l'entourent
51:21qui lui disent
51:22à peu près
51:22ce dont il a envie
51:23puisque je crois
51:24qu'il a même
51:24un peu écarté
51:25tous ceux qui étaient
51:26plutôt les partisans
51:27de l'isolationnisme
51:27parce que je rappelle
51:28quand même
51:28que la promesse
51:29de Donald Trump
51:30aux Américains
51:31au début
51:31c'est je vais m'occuper
51:32de vous rien que de vous
51:33et je ne vais pas
51:34me projeter à l'étranger
51:35donc là il y a
51:35quelque chose de l'égo
51:36quelque chose de
51:38et c'est un peu pareil
51:39alors il y a moins d'enjeux
51:41le dossier est moins complexe
51:42peut-être
51:43mais à Cuba
51:43quand on voit la façon
51:44dont il a envie
51:45de s'attaquer à Cuba
51:45c'est aussi parce que
51:46tous les autres présidents
51:47s'y sont cassés les dents
51:48donc l'opération
51:50qu'on a vue
51:51au début du mois de janvier
51:52la guerre des 12 jours
51:54ça n'avait rien à voir
51:55pour le coup
51:55on était dans justement
51:56de la frappe très ciblée
51:58avec un objectif très clair
51:59qui ne touchait
51:59que les installations nucléaires
52:01on nous a raconté
52:02n'importe quoi
52:02sur l'idée que tout était
52:03anéantique
52:04il n'y avait plus de sujet
52:04il revient à la charge
52:06avec des buts de guerre
52:06qui changent toutes les semaines
52:08au départ il y avait presque
52:09un but de guerre le plus vertueux
52:10qui était de dire
52:11après que le peuple iranien
52:12se soit soulevé
52:13de dire
52:13allez-y j'arrive
52:15donc l'armada
52:15on comprenait qu'il y avait
52:16un peu de temps
52:17il fallait que le deuxième
52:18porte-avions arrive
52:19et il y avait quand même
52:20et là où on se rend compte
52:21qu'il y a une complexité
52:22supplémentaire
52:23c'est le pas de deux
52:24avec les israéliens
52:24parce que si c'est
52:26l'espèce de grand n'importe quoi
52:28du côté de Donald Trump
52:29du côté israélien
52:30mais qui est totalement dépendant
52:31de ce que les Etats-Unis
52:32leur fournissent
52:33notamment sur le plan militaire
52:34l'idée absolument obsessionnelle
52:37et existentielle
52:37ça reste de faire tomber le régime
52:39donc si demain
52:40c'est pour aller toper
52:41pour retrouver
52:41une forme d'accord de 2018
52:43qui est quand même
52:43l'accord original
52:44avec l'Iran
52:45déchiré par le même Donald Trump
52:46on aura quand même
52:48le sentiment
52:48d'un sacré bordel
52:49pour un bilan
52:50pas très glorieux
52:51voilà 24ème jour de guerre
52:53au Moyen-Orient
52:54et Donald Trump
52:55qui souffle
52:55on le disait
52:56le chaud et le froid
52:57en parlant de négociations
52:58avec les Iraniens
52:59tout en continuant
52:59à les menacer
53:00merci Jérôme
53:01Viallagot de froid
53:01d'avoir été avec nous
53:02spécialiste des Etats-Unis
53:04je rappelle le titre
53:05de votre livre
53:05les mots de Trump
53:06c'est chez Dalloz
53:08à la une de libération
53:09demain
53:10Jonathan Boucher-Peterson
53:11Lionel Jospin
53:13avec une très belle une
53:14que j'ai sous les yeux
53:15Lionel Jospin
53:16singulier pluriel
53:18singulier pluriel
53:19en référence
53:20bien sûr
53:20à cette gauche plurielle
53:22dont on a parlé beaucoup
53:23ce soir
53:24Stéphane Vernet
53:25pour Ouest France
53:25qui sort vraiment vainqueur
53:27de ces élections municipales
53:28voilà
53:29on se pose la question
53:30on se les posait ce soir
53:31et ce sera à lire
53:32effectivement
53:32dans Ouest France
53:33merci à tous
53:34merci Benjamin-Louis
53:35d'être venu
53:35ce soir
53:36merci à tous ceux
53:37qui ont préparé
53:37et réalisé cette émission
53:39les informés
53:40reviennent demain matin
53:41à 9h
53:41très bonne soirée
53:42sur France Info
53:43Sous-titrage Société Radio-Canada
53:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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