- il y a 3 mois
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonsoir et bienvenue sur France Info à la Une.
00:02Ce soir, l'une des journées les plus chaudes de l'histoire en France.
00:05Et ce n'est pas fini, plus de 50 départements en vigilance rouge à la canicule.
00:10Demain, il est température de jour comme de nuit.
00:12Qui vont encore grimper ? Quel impact sur notre santé ?
00:15Comment agir dans l'immédiat mais aussi à plus long terme face aux dérèglements climatiques ?
00:20Que ce soit à l'école, au travail ou à la maison, on en débat dans un instant.
00:23Le ministre de l'Intérieur demande ce soir que deux gendarmes soient mutés d'office
00:28après les dysfonctionnements dans l'affaire Liana.
00:30Cette collégienne de 11 ans retrouvée morte il y a trois semaines dans le Gers.
00:34Un premier rapport d'inspection pointe un cumul de pertes de temps en ce moment.
00:38Des rassemblements ont à nouveau lieu devant les tribunaux et palais de justice.
00:43Nos informés de ce lundi soir, Rachel Garabal-Carsel, bonsoir.
00:47Bonsoir.
00:47Journaliste politique, votre newsletter Blocs et Partis.
00:51Bonsoir Guillaume Fariol.
00:52Bonsoir.
00:53Spécialiste des questions d'environnement à France Info.
00:56Stéphane Vernet est aussi avec nous.
00:57Bonsoir Stéphane.
00:58Bonsoir.
00:58Rédacteur en chef délégué de Ouest France.
01:01À Paris, à vos côtés, Jonathan Boucher-Peterson.
01:03Bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:04Éditorialiste politique à Libération.
01:06Et bonsoir Michael Darmon.
01:07Bonsoir.
01:08Éditorialiste pour Public Sénat et I24 News.
01:12Ce lundi 22 juin grimpe donc sur le podium des journées les plus chaudes jamais enregistrées
01:18en France en troisième position avec 29,2 degrés en moyenne d'après Météo France.
01:24C'est un record pour un mois de juin Guillaume Fariol.
01:26Oui, c'est un record pour un mois de juin.
01:28Pour bien comprendre cette valeur, en fait, elle est calculée tous les jours par Météo France.
01:32On regarde 30 stations qui sont réparties à travers le pays.
01:35On regarde la température minimale de la nuit dernière, la température maximale de l'après-midi.
01:39On mélange tout ça.
01:40On fait un calcul.
01:41Et ça donne en gros la température moyenne sur le pays.
01:44Donc 29,2 degrés aujourd'hui.
01:47C'est la troisième journée la plus chaude jamais enregistrée sur notre pays.
01:50Sachant que les deux premières, elles sont ex aequo.
01:52C'est un tout petit peu plus.
01:54C'est 29,4.
01:55Ce sont deux journées qui datent des canicules de juillet 2019 et d'août 2003.
02:01Avec une chaleur qui va continuer de grimper, qui va s'intensifier encore.
02:05Alors oui, peut-être redire d'ailleurs qu'aujourd'hui, il a déjà fait extrêmement chaud.
02:08Il y a eu de nombreux records absolus de chaleur qui sont tombés.
02:12Ça veut dire qu'il n'a jamais fait aussi chaud sur des stations météo.
02:14Je vous donne quelques-unes.
02:16Il y a des dizaines de stations météo qui ont battu des records absolus.
02:18Il n'a jamais fait aussi chaud depuis le début des mesures à Bordeaux, à Poitiers, à New York, à
02:23Dax, à Rennes, à Laval, à Limoges, à Quimper.
02:26Et ça va continuer.
02:27Avec parfois 43, 44 degrés.
02:29Absolument.
02:29Si je dis Bordeaux, 41,9 degrés.
02:31L'endroit où il a fait le plus chaud aujourd'hui en France, c'est plus de 44 degrés.
02:35C'est dans une ville de 6000 habitants environ dans l'Inde qui s'appelle Blanc.
02:38Enfin, le Blanc.
02:40Et donc, c'est là-bas qu'il a fait le plus chaud aujourd'hui.
02:41Plus de 44 degrés.
02:43Cette nuit, il va faire encore plus chaud que la nuit précédente.
02:45Demain, il devrait faire encore plus chaud.
02:48Et après-demain, aussi, des niveaux extrêmement élevés.
02:50Ce qui fait que...
02:51Alors, certes, aujourd'hui, on n'a pas battu le record de la journée la plus chaude jamais mesurée.
02:55Mais sans doute, en tout cas, Météo France dit que ce record va finir par tomber.
02:58Peut-être demain ou après-demain.
03:00Avec des nuits qui vont rester extrêmement chaudes cette nuit, par exemple.
03:03On parle de nuit tropicale, de température.
03:05Alors oui, nuit tropicale, c'est qu'on est au-dessus de 20 degrés.
03:07Et sachant que cette nuit, il y a des endroits où il va faire plus de 25 degrés.
03:10Localement, dans l'ouest du pays, le thermomètre ne va pas descendre sous les 27 degrés de la nuit.
03:16Ce qui est beaucoup.
03:1727 degrés la nuit.
03:18Les températures, on l'a dit, dans la journée, à plus de 40 degrés par endroit.
03:22Et qui, donc, redescendent peu, trop peu la nuit.
03:25Cela a de nombreuses conséquences sur notre santé.
03:27Bonsoir, Hélène Rossino.
03:29Bonsoir.
03:29Merci d'être avec nous dans Les Informés.
03:31Vous êtes médecin spécialiste en santé publique.
03:33Quel est l'impact de cette chaleur sur notre corps et sur notre cerveau ?
03:38Alors, l'impact le plus important, c'est bien entendu le risque de déshydratation.
03:43Que ce soit la déshydratation simple, quand on a soif, quand on se sent mal,
03:48que ce soit l'épuisement à la chaleur qui devient, là, cette fois-ci, une urgence.
03:53Quand on commence à avoir des crampes, par exemple,
03:56quand on commence à avoir extrêmement soif, à ne plus réussir à faire redescendre sa température.
04:01Le risque ultime, c'est bien entendu le coup de chaleur qui est une urgence vitale.
04:04On peut mourir d'un coup de chaleur.
04:06C'est quand le corps n'arrive plus du tout à réguler sa température.
04:10C'est un peu comme quand on est ivre dans ces cas-là.
04:12On est confus, on ne marche pas forcément très droit, on a des nausées, des vomissements.
04:17Ça, c'est une urgence absolue et il faut appeler le SAMU dans ces cas-là.
04:21Puis, bien entendu, ça empêche aussi de dormir correctement.
04:24Et donc, le corps est beaucoup plus fatigué, il ne récupère pas.
04:27C'est absolument épuisant pour les organismes, ces épisodes de canicule.
04:31Plus la canicule dure, Hélène Rossineau, plus c'est dangereux pour notre santé, ce qui se passe en ce moment
04:36?
04:38Alors, oui, en fait, c'est dangereux déjà sur un épisode ponctuel.
04:42Et plus ça dure, moins on arrive à récupérer, moins on arrive à tenir le coup au fur et à
04:48mesure.
04:48Mais le corps ne peut pas s'habituer, en fait, en quelques jours.
04:52Pour pouvoir s'habituer à une chaleur extrêmement importante, il faut des mois, voire des années.
04:56Donc, plus ça dure, plus on a le risque de se déshydrater et d'avoir des problèmes, effectivement.
05:02Il y a des conseils qui paraissent basiques aujourd'hui, mais qu'il faut respecter tout de même.
05:06On le dit, on le redit, il faut penser à boire.
05:09On pense notamment aux plus jeunes, aux plus âgés aussi, boire même quand on n'a pas soif.
05:13Alors, boire, effectivement, quand on n'a pas soif,
05:16on peut ajouter des électrolytes si on doit, par exemple, travailler dehors.
05:21Par contre, ne pas boire 5 ou 6 ou 7 litres d'eau.
05:25En fait, le truc, c'est que quand on se déshydrate, on perd de l'eau, mais pas seulement de
05:28l'eau.
05:29On perd de l'eau et on perd du magnésium, on perd du sel.
05:33Donc, quand on boit de l'eau plate, qu'on se réhydrate avec juste de l'eau,
05:37il y a un moment où ça peut déséquilibrer le corps.
05:40Donc, si on transpire vraiment énormément, on peut rajouter des pastilles d'électrolytes dans de l'eau.
05:46Pas tout le temps, mais ça peut être nécessaire, qui permet de rééquilibrer aussi les minéraux.
05:51Parce qu'il faut faire attention à ne pas boire trop d'eau non plus.
05:544, 5, 6 litres d'eau pure, ce n'est pas bon pour la santé non plus.
05:58Le corps a besoin de garder cet équilibre.
06:00Et les sportifs le savent très bien, par exemple.
06:03On ne se réhydrate pas sur des très longs efforts, avec juste de l'eau.
06:06On met une pincée de sel, par exemple.
06:08Sinon, les minéraux, c'est aussi important que l'eau.
06:11À quoi est-ce qu'il faut veiller particulièrement ces prochains jours,
06:14alors que les températures vont encore grimper ?
06:18Alors, à soi-même d'abord.
06:20Non seulement, bien entendu, à boire.
06:21À éviter au maximum les efforts physiques.
06:24En particulier à l'extérieur, ce n'est pas le moment d'aller faire un jogging.
06:28Ce n'est pas le moment d'aller faire du sport.
06:29Je sais que le sport est extrêmement important.
06:31Mais il faut faire très attention.
06:32Il faut éviter de boire de l'alcool aussi.
06:34On le répète.
06:35On l'a vu avec la fête de la musique hier soir.
06:37Même si ce n'est pas forcément fun et que tout le monde n'apprécie pas qu'on leur dise,
06:43il faut le répéter.
06:44L'alcool avec la canicule, c'est encore plus dangereux.
06:47Le risque de déshydratation est encore plus important.
06:49Donc, c'est le moment vraiment de faire un effort et d'éviter de boire.
06:54D'éviter au maximum de se retrouver dans des endroits qui ne sont en extérieur pas climatisés.
06:59Et qui sont petits ou dans des grandes foules.
07:02D'éviter tout ce qui est vraiment exercice à l'extérieur.
07:07Hier soir sur la fête de la musique, c'était un bon exemple.
07:10Éviter de se retrouver dans des foules.
07:12Vraiment.
07:13C'est trouver des moments où on peut être isolé, tranquillement, à l'ombre.
07:18Idéalement, si on doit sortir.
07:21Et bien entendu, tenter de rafraîchir sa maison comme on peut.
07:24Docteur Hélène Rossino, vous restez avec nous.
07:25Un mot, Guillaume Ferriol, pour dire qu'il n'y a pas que la France qui est touchée.
07:28Une bonne partie de l'Europe aussi par cette canicule.
07:31Oui, il n'y a pas de raison.
07:32Parce qu'en fait, ce phénomène qui est sur la France, je rappelle, c'est un anticyclone
07:35qui est coincé sur notre pays.
07:36Ça veut dire des hautes pressions.
07:38Et c'est un phénomène physique.
07:39Quand on compresse l'air, il se réchauffe.
07:40Et plus les jours passent, plus l'air se réchauffe, etc.
07:43En plus de ça, on a de l'air chaud qui remonte du Sahara.
07:46Donc tout ça fait un cocktail.
07:47Plus le réchauffement climatique, évidemment, qui vient rajouter des degrés aux degrés.
07:51Donc tout ça fait un cocktail idéal pour faire une canicule.
07:53Et donc ce phénomène, il n'est pas limité à la France.
07:57On voit en Espagne, le Pays-Bas, qu'on s'attend à 40 degrés.
07:59Royaume-Uni, des pointes à 40 degrés.
08:02Alertes maximales aussi qui ont été déclenchées.
08:03En Allemagne également.
08:04La Belgique aussi qui s'attend à vivre les jours les plus chauds de son histoire.
08:07Et face à cette canicule, le maître mot, celui qu'on entend tout le temps, l'adaptation.
08:11Notamment dans les écoles, le ministre de l'Éducation, Édouard Jeffrey,
08:15a fil bilan en début d'après-midi depuis son ministère à Paris.
08:18Ce matin, il y avait 1352 écoles ou établissements qui étaient fermées.
08:22Et 4042 qui ont procédé à des aménagements.
08:27Ces aménagements consistant principalement dans des aménagements d'horaire.
08:32Donc avec des élèves qui sont libérés plus tôt.
08:34Généralement à 13 heures maximum.
08:36Ou parfois des établissements qui ont eu recours à d'autres salles.
08:40Des salles municipales, médiathèques, etc. climatisées.
08:43Pour pouvoir y scolariser leurs élèves.
08:48Voilà, plus de 1350 écoles et collèges fermés.
08:51Plus de 4000 qui ont procédé à des aménagements horaires.
08:53Jonathan Boucher-Peterson, dans votre journal Libération,
08:56il y avait ce matin un article qui titrait,
08:58en pleine canicule, comment l'école bricole.
09:01Oui, comment l'école bricole.
09:03La une, c'était qu'il faut politiser la canicule.
09:05De dire que certes, c'est très sympa,
09:07et c'est même nécessaire, tout ce qu'ils appellent au bon sens,
09:10à la débrouille, même parfois à la solidarité.
09:13Évidemment, mais que la répétition de ce type d'événement,
09:16ça pose des questions qui vont au-delà de simplement les gestes de bon sens
09:20et les petites fiches qu'on pourrait faire dans des étés
09:22où il ferait un peu chaud.
09:23Il y a quelque chose qui est en train de changer dans notre existence,
09:26dans l'habitabilité de certains territoires.
09:29Ça vaut pour des territoires ruraux comme pour des territoires urbains.
09:32On voit que ça met sous tension l'ensemble des services publics.
09:35Et j'entendais une phrase, moi, qui m'a assez parlé,
09:37c'est que la canicule, on l'a subie.
09:39Et après, on a l'impression qu'on cherche surtout à l'oublier le plus vite possible.
09:42Certes, on a tiré des enseignements de 2003.
09:44On parle quand même d'un épisode qui était massif,
09:46qui a fait des milliers de morts, il y a 23 ans.
09:48Est-ce qu'on a le sentiment que ces 23 ans ont été utilisés de façon très utile
09:52pour changer les bâtiments publics,
09:54à commencer par les écoles qui accueillent des personnels fragiles ?
09:59Je trouve que de tous les côtés,
10:01je pense que si on doit...
10:02Évidemment, il faut passer cet épisode.
10:04Il y a beaucoup de conseils de vie quotidienne qui doivent être donnés.
10:06C'est bien légitime parce qu'il faut bien la vivre, cette vie, au jour le jour.
10:10Mais voilà, à si peu de temps d'une élection présidentielle,
10:12si pour une fois, il y avait une ligne de traîne dans la conscience des citoyens,
10:15dans l'exigence des citoyens...
10:16Moi, j'entends certains discours de responsabilité,
10:18de la politique qui me paraissent totalement irresponsables pour le coup,
10:21de dire oui, certes, mais ce n'est pas la priorité.
10:24Je crois que pour chacun d'entre nous au quotidien-là,
10:26et notamment les plus fragiles, les plus jeunes comme les plus anciens,
10:29si ça, ce n'est pas une priorité, je ne sais pas ce que c'est.
10:30Michael Darman, est-ce que l'école illustre finalement la façon
10:33dont les pouvoirs publics se sont préparés
10:35ou ne se sont pas préparés à faire face à ce réchauffement climatique ?
10:38L'école, justement, illustre exactement ce qui vient d'être dit.
10:41Je souscris totalement à cette démarche.
10:44Il faut absolument rendre cet événement politique.
10:49Et jusqu'à présent, les quelques meetings que l'on a entendus
10:52et expressions de la part des candidats,
10:53ce n'est pas vraiment, effectivement, leur priorité
10:55qu'ils parlent de remettre la France à l'endroit,
10:59qu'ils parlent de dire, nous avons justement la nouvelle France.
11:02Bon, pour l'instant, il n'y a que Raphaël Glucksmann
11:04qui quand même dit qu'il faut mettre l'écologie au centre du projet.
11:07Qui n'est pas encore officiellement candidat.
11:09Et qui, en plus, n'est pas officiellement candidat.
11:10Donc, on verra, effectivement, s'il sera entendu.
11:11Mais ce qui est frappant, c'est...
11:13Moi, ce qui m'a frappé ces derniers jours,
11:15c'est cette phrase de Jean Covici
11:18qui dit, en fait, tout se déroule comme prévu.
11:23Pardon, arrêtons de faire les surprises.
11:25Arrêtons de faire les affolés.
11:27Arrêtons de dire, oh là là, urgence, urgence.
11:30Tout se déroule comme prévu.
11:32Ça a été dit, martelé, annoncé, expliqué, analysé.
11:36Dans le tiroir, plus personne ne s'en occupe.
11:38Et effectivement, maintenant, on est, plus qu'au pied du mur,
11:41on est face, effectivement, à un changement de civilisation
11:44qui est en train d'arriver sur la tête des Français.
11:48Et pour l'instant, personne ne réagit.
11:50Sur les temps prévus, si j'ose dire,
11:51on voyait les fameuses cartes météo disant
11:53il fera ce temps-là en 2050, on y est déjà aujourd'hui.
11:56Mais en fait, c'est ça qui est très marquant,
11:57c'est que depuis des décennies,
11:59les scientifiques préviennent de ce qui va arriver aujourd'hui.
12:02C'est Valérie Masson-Delmotte,
12:03qui est une climatologue très renommée en France,
12:05qui aujourd'hui, sur France Info, disait
12:06« Je ne sais pas ce que j'aurais pu expliquer mieux
12:10pour qu'on comprenne ce qui arrive. »
12:13Très renommée et très harcelée.
12:15Absolument, exactement.
12:15Ça dit beaucoup du climat aussi de ces dernières années.
12:17Tout à fait.
12:18Et ce qui est intéressant,
12:20c'est que ce qui est en train de se dérouler est prévu
12:22et ce qui va arriver est prévu.
12:24Quand on dit qu'il va faire 50 degrés en France d'ici 2050,
12:27ce n'est pas une prévision qui est incertaine,
12:30c'est une projection qui est certaine.
12:32D'ici 2050 en France,
12:33il pourra faire 50 degrés localement
12:36au bord de la Méditerranée,
12:37en région parisienne,
12:38dans le centre de la France.
12:39Ce sont des choses que l'on sait
12:41et qui vont arriver
12:42parce que ce sont des choses que l'on sait calculer.
12:44On sait calculer combien de CO2
12:46on met dans l'atmosphère.
12:47On sait calculer de combien la planète
12:50va continuer à se réchauffer.
12:51Et donc, on sait ce qui va arriver.
12:52Et ça, ce n'est pas des projections,
12:53c'est certain que ça va arriver.
12:54On parlait de Valérie Masson-Delmotte,
12:56une autre Valérie Pécresse,
12:57la présidente de la région
12:59Ile-de-France, Rachel Garaval-Carsel,
13:03qui débloque une aide d'un million d'euros
13:05pour les 500 lycées,
13:07centres d'examen à l'occasion du bac
13:09pour pouvoir que ces établissements
13:11s'équipent en ventilateurs,
13:12en brumisateurs.
13:14Ça veut dire quoi ?
13:14Que rien n'a été anticipé
13:16si on les achète comme ça dans l'urgence ?
13:17Oui, on part au plus pressé.
13:19Et puis, on peut dire la même chose
13:21la semaine dernière,
13:22c'est le maire de Paris
13:22qui a annoncé l'achat de climatiseurs,
13:25par exemple, pour les écoles.
13:26Mais justement, je trouve qu'au fond,
13:29sur 2003,
13:30on a tiré les leçons pour le grand âge,
13:33car c'était quand même
13:34les premières victimes,
13:34plus de 15 000 morts,
13:35il faut quand même s'en rappeler.
13:38Mais on a complètement oublié
13:40que la chaleur d'autres
13:41pouvaient en souffrir.
13:43Là, les morts dont on entend parler
13:45par rapport à la première vague fin mai,
13:47où là,
13:48ce n'est pas particulièrement
13:49des personnes âgées,
13:50c'est même plutôt des personnes bien portantes.
13:52Et puis aussi,
13:53on n'a pas anticipé
13:54que les canicules,
13:54elles pourraient arriver
13:55sur le temps scolaire.
13:57Là, ça fait deux canicules
13:58sur le temps scolaire
13:59la même année.
14:01Et effectivement,
14:02quand on voit l'état des écoles,
14:03où je rappelle qu'on a déjà
14:04parfois très, très froid l'hiver,
14:06effectivement,
14:07on a aussi très, très chaud l'été.
14:09Peut-être que le niveau d'exigence
14:12qu'on a eu
14:13sur les personnes âgées,
14:15il faut aussi l'avoir
14:16sur d'autres classes d'âge,
14:17notamment les jeunes.
14:18Stéphane Vernet,
14:19on est uniquement,
14:20on va dire,
14:21dans la réaction
14:21sur l'immédiat,
14:23sur le court terme ?
14:24Alors, il y a plein de choses.
14:25Moi, je voudrais...
14:27Déjà,
14:28moi, je pense qu'on a tiré
14:29quand même les leçons
14:30de la canicule de 2003,
14:31sauf qu'en réalité,
14:33on n'a jamais eu
14:33de canicule aussi forte
14:34que 2003
14:35depuis 2003.
14:36Donc, c'est la première fois
14:37là.
14:372019, c'était pas mal déjà.
14:38Il y a eu en juillet 2019
14:41une journée aussi chaude
14:42que 2003, notamment.
14:43Aussi chaude,
14:44mais là,
14:44c'est pas dans la durée.
14:46Dans la durée,
14:46cette fois-ci,
14:47on va battre,
14:47a priori,
14:48on va battre tous les records,
14:49etc.
14:49Et c'est la première fois
14:50qu'on sera aussi loin.
14:52C'est aussi 2026,
14:53c'est la première fois
14:54dans l'histoire de ce pays
14:55qu'on a...
14:56La canicule,
14:57le fin mai 2026,
14:58c'est la première
14:58qu'on a eu
14:59de manière aussi précoce.
15:00Et là,
15:00je rejoins ce que disait Rachel,
15:01elle a raison.
15:02C'est-à-dire qu'un des points
15:04du problème aujourd'hui,
15:08la caniculaire
15:09commence aussitôt
15:10dans la saison,
15:11entre guillemets.
15:12Et le choc
15:14qu'on a tous aujourd'hui,
15:15c'est de se dire
15:15qu'en fait,
15:16on sait effectivement
15:17qu'on va en avoir
15:18de plus en plus,
15:19qu'elles seront de pire en pire.
15:20Et on est en train
15:21de se rendre compte
15:21que finalement,
15:22on n'est peut-être pas
15:23tout à fait préparé.
15:25Ce qui a changé
15:26par rapport à 2003,
15:27c'est tout le message,
15:28toute l'alerte,
15:29etc.
15:29Il y a eu beaucoup
15:30de prévention.
15:31Voilà,
15:31ce qu'on fait ce soir,
15:33le médecin qui intervient,
15:34etc.
15:34Il y a plein de messages
15:35qui sont délivrés,
15:39sur l'équipement
15:39des bâtiments publics,
15:41notamment les écoles,
15:42mais pas que les écoles.
15:43Les écoles,
15:44les hôpitaux,
15:44les maisons de retraite.
15:45Parce que dans les maisons
15:46de retraite,
15:47il y a des salles climatisées,
15:48mais il n'y a pas la clim
15:48dans toutes les chambres.
15:49Et en fait,
15:50là, on a un problème.
15:51C'est-à-dire que,
15:51par exemple,
15:52sur les écoles,
15:53vous avez les syndicats
15:54qui disent,
15:54oui, mais il faudrait
15:55tout fermer.
15:55C'est ce qu'annonce
15:57Édouard Geffray,
15:57le ministre de l'éducation nationale.
15:59C'est la grande débrouille.
16:01Ce n'est pas ça
16:02immobilier des écoles
16:03et des établissements scolaires
16:04dans notre pays.
16:04Il est partagé
16:05entre les mairies
16:06qui gèrent leurs écoles primaires,
16:08les départements
16:09qui gèrent les collèges
16:10et les régions
16:11qui gèrent les lycées.
16:12Et vous avez les endroits
16:13où il y a eu
16:14des investissements
16:14qui ont été faits
16:15et d'autres pas du tout,
16:15en fait.
16:16Et donc,
16:16le patrimoine immobilier
16:18en la matière,
16:19il n'est pas du tout à niveau.
16:21Et que tout cela a été chiffré,
16:22ce serait des dizaines
16:22de milliards d'euros
16:23pour pouvoir mettre en ordre.
16:24L'autre truc,
16:25moi,
16:25qui me frappe,
16:26si vous voulez,
16:26c'est qu'aujourd'hui,
16:27on a un plan national
16:28d'accompagnement,
16:30d'adaptation
16:31au changement climatique.
16:32Le troisième volet
16:33l'année dernière,
16:34etc.
16:34C'est très bien.
16:35Le problème,
16:36si vous voulez,
16:36c'est que dans la façon
16:37dont on a abordé
16:39ces sujets-là,
16:40il y a une partie dogmatique
16:42qu'on est en train de payer.
16:43J'explique.
16:45Vous avez une façon
16:46de voir les choses
16:46qui a été pendant des années
16:48qui consistait à dire
16:49la priorité,
16:51c'est de lutter
16:51contre le réchauffement climatique.
16:53C'est d'infléchir
16:54la trajectoire,
16:55de ne pas dépasser,
16:56de ne pas être
16:57à plus de degrés
16:58à la fin du siècle,
16:58etc.
16:59Sachant qu'aujourd'hui,
17:00on sait que l'Europe
17:01se réchauffe beaucoup plus vite
17:02que les autres continents
17:04et que la France en particulier
17:06se réchauffe deux fois plus vite.
17:07Mais du coup,
17:08l'idée,
17:08ça a été de dire
17:09qu'il faut privilégier
17:10la sobriété,
17:11l'aménagement,
17:12l'adaptation des bâtiments,
17:13etc.
17:14Et de l'autre côté,
17:15il y avait l'idée
17:16que la climatisation,
17:17par exemple,
17:18c'était contre-productif
17:19parce que ça dégage
17:20de la chaleur,
17:21ça consomme trop d'électricité
17:22et qu'il ne fallait pas en faire.
17:23Et le vrai problème,
17:24c'est qu'il faudrait faire
17:25les deux en même temps.
17:26On n'est pas obligé
17:27de tout climatiser,
17:28mais on n'a pas assez climatisé.
17:30Et c'est ce qui est en train
17:31de changer aujourd'hui.
17:32Là, là, maintenant,
17:33au moment où on se parle,
17:34c'est ça aussi
17:35qui est en train de changer.
17:35Le discours sur la clim,
17:37il évolue, en fait.
17:38On en a besoin aussi.
17:39C'est ce que j'allais vous dire
17:39et c'est devenu aussi
17:40un vrai sujet politique.
17:41On l'a vu encore
17:42ces derniers jours
17:42avec Jean-Luc Mélenchon,
17:43avec Marine Le Pen,
17:44le Rassemblement National notamment,
17:46qui propose un vaste plan,
17:47un plan massif
17:48de climatisation,
17:49Jonathan Boucher-Pettersen.
17:50Oui, il n'est pas interdit
17:51de climatiser.
17:53Ça n'a jamais été interdit
17:54en tant que tel.
17:55Ça n'a jamais été interdit,
17:56mais il y a un débat
17:56sur l'impact écologique,
17:58notamment,
17:59de la climatisation.
18:00Il ne fallait surtout pas
18:01qu'ils se privent.
18:02Moi, je n'ai pas eu le sentiment
18:03qu'il y avait une réglementation,
18:05comme il est à l'usage
18:06de les dénoncer,
18:06qui empêchait de climatiser.
18:08Le RN, c'est...
18:09Dans le PNAC,
18:09il n'y a rien sur la climatisation.
18:10Non, mais qu'il n'y ait pas
18:11d'initiative.
18:11Même, il rappelle,
18:12dans le PNAC,
18:13il est rappelé qu'en fait,
18:15il ne faut pas climatiser
18:15les bâtiments
18:16où la température intérieure
18:19ne dépasse pas
18:19les 26 000 heures.
18:20Il y a un discours pluriel
18:20à avoir sur la climatisation,
18:22parce qu'évidemment,
18:22la climatisation dans des zones urbaines,
18:24ça vient réchauffer
18:24un environnement
18:25qui n'est pas du tout adapté.
18:26La rénovation,
18:27la climatisation
18:28dans un certain nombre de lieux
18:29où l'air peut se dissiper
18:30et ne vient pas se stocker
18:32en réchauffant l'atmosphère.
18:34Donc voilà,
18:34il y a évidemment quelque chose
18:35qui est de l'ordre,
18:36non pas du dogme,
18:36avec la climatisation c'est bien
18:38ou la climatisation c'est mal,
18:40mais quelque chose
18:40d'un peu plus fin
18:41à mettre en place.
18:42La rénovation thermique
18:44des bâtiments,
18:45ce n'est pas un mot
18:45qu'on découvre absolument
18:47cette année,
18:47ça ne paraît pas être
18:48un enjeu absolument secondaire.
18:50Est-ce qu'on a le sentiment
18:51que même si on a tiré des leçons,
18:53en 23 ans,
18:53on a progressé sur ce sujet ?
18:55Est-ce qu'on a l'impression
18:55que ces dernières années,
18:56tout simplement pour être très concret,
18:58est-ce qu'on n'a pas l'impression
18:59qu'on a aussi vécu
19:00une forme de l'adaptation ?
19:02Elle est quand même
19:02beaucoup dans la main
19:03des maires essentiellement
19:04et quand on voit
19:05la transformation des villes,
19:06c'est quand même eux
19:07qui sont le plus souvent
19:07à l'initiative,
19:08mais dans le discours public
19:09de Nicolas Sarkozy,
19:10l'écologie ça commence à bien faire,
19:12Emmanuel Macron,
19:13on ne va pas vivre
19:13comme des maires verts
19:14ou Vincent Jean Brun encore
19:16là à chaud,
19:18qui n'a rien d'autre
19:19à annoncer
19:19que des mesures
19:20qui avaient déjà été votées,
19:21il y a quand même
19:21un flottement.
19:23Sur la climatisation quand même,
19:25moi je suis assez sidéré
19:26par le débat
19:27qu'on avait d'ailleurs déjà,
19:28je me souviens ici même
19:28l'année dernière,
19:31je veux dire qu'il y a un débat
19:32sur la climatisation
19:33des hôpitaux,
19:34d'écoles,
19:35d'EHPAD,
19:36de lieux publics,
19:37de bâtiments publics,
19:38je peux l'entendre,
19:39mais qu'on parle
19:41de plan pour le logement,
19:43est-ce qu'on se rend bien compte
19:44de la consommation
19:45d'électricité
19:45que ça réclamerait ?
19:46Et certes,
19:47on a une électricité
19:48qui est plutôt décarbonée
19:49en France,
19:49mais enfin,
19:50le nucléaire,
19:51ce n'est pas magique.
19:52Je rappelle,
19:53ce qu'on se souvient
19:54de 2003 pour les 15 000 morts
19:55évidemment,
19:56on se souvient moins
19:57de 2003,
19:58de la crise électrique
19:59que la France a failli connaître
20:01en 2003,
20:01parce que les centrales nucléaires,
20:03elles ont besoin d'eau
20:04pour fonctionner,
20:06elles ne doivent pas
20:09remettre dans le milieu
20:10naturel de l'eau trop chaude
20:11et puis il y a
20:12une part non négligeable
20:13de notre électricité
20:14qui vient de l'hydroélectricité.
20:16S'il n'y a plus d'eau
20:16dans les barrages,
20:17il n'y a plus d'électricité.
20:18Donc,
20:18ce serait une folie
20:20de mettre de la climatisation
20:21partout.
20:22Et pour revenir
20:23sur ce que vient de dire
20:24Jonathan,
20:27sur politiquement,
20:27moi je trouve ça intéressant
20:28parce que j'ai récemment
20:30fait un article
20:31pour examiner un peu
20:32les raisons de l'échec
20:33des écologistes,
20:34par exemple,
20:35aux élections municipales
20:35et pas que des écologiques,
20:37mais aussi des socialistes
20:37qui ont été très très forts
20:39sur les questions écologiques.
20:42On s'aperçoit
20:43que c'est un sujet majeur
20:46dans les défaites,
20:47c'est un sujet
20:47qui revient souvent,
20:48c'est-à-dire que
20:48l'adaptation,
20:50la modification des villes
20:52pour un climat
20:53plus important,
20:54plus élevé,
20:55sur le papier,
20:56on n'est pas contre,
20:57mais dans les faits,
20:58c'est beaucoup plus compliqué.
20:59Moi, c'est rigolo ce matin
21:01dans Libération
21:02et aussi dans l'Humanité,
21:03il y a l'exemple de Nantes
21:04qui est donné.
21:05Nantes,
21:06ville socialiste,
21:07mais où la maire
21:07elle-même reconnaît
21:08avoir poussé...
21:09Johanna Roland.
21:10Johanna Roland,
21:11socialiste,
21:11donc reconnaît
21:13avoir poussé
21:14les boutons forts
21:15sur la question écologique.
21:17Elle a failli
21:18se faire battre
21:19la dernière fois.
21:21Donc,
21:21à un moment donné,
21:22est-ce qu'on mettra aussi
21:23en cohérence
21:23nos actes
21:24avec ce qui se passe
21:25au moment des canicules ?
21:26Parce que, justement,
21:27c'est vraiment très intéressant.
21:28Ce qui a été établi,
21:29c'est que, déjà,
21:30par d'autres études,
21:31notamment concernant
21:32le rapport
21:33aux mesures écologiques,
21:34ce n'est pas tant
21:34sur le fond
21:35qu'elles sont rejetées,
21:37c'est de là
21:37où elles viennent.
21:39C'est l'injonction.
21:40C'est le fait
21:41que ça vient d'en haut.
21:42C'est le fait
21:43qu'on a le sentiment
21:43qu'on vient encore
21:44nous imposer quelque chose.
21:45Des études
21:46l'avaient montré récemment,
21:47en tout cas,
21:48je crois,
21:48il y a un an environ,
21:50qui établissait
21:51que le rejet
21:54n'était pas tant
21:55sur le fond,
21:56mais sur la manière
21:57dont elles étaient amenées
21:58et ce qu'elles signifiaient.
21:59Et ça,
22:00ça dénote également
22:01effectivement
22:03de l'état
22:04d'une opinion
22:05qui se prépare
22:06à un débat présidentiel.
22:07Donc, on verra
22:07dans quelle mesure
22:08il sera capable
22:09de pouvoir effectivement
22:09mettre ces sujets.
22:10C'est vrai que tout ça,
22:11c'est nourri aussi
22:11par le climat,
22:12la façon de parler des choses.
22:13C'est-à-dire que l'émergence
22:14de la notion
22:15d'écologie punitive
22:16qui vient pointer
22:17quelque chose d'intéressant
22:18sur l'acceptabilité
22:19d'un certain nombre
22:19de changements.
22:20Je ne dis pas du tout
22:21que c'est un débat secondaire,
22:22mais arriver à faire comprendre
22:24qu'il y a un enjeu
22:24de protection en fait,
22:25que derrière des changements
22:26qui sont certes,
22:28qui viennent peut-être
22:28heurter des habitudes,
22:29qui viennent changer
22:30des modes de vie,
22:31toute chose qu'il faut
22:32être capable d'accompagner
22:33au plus près
22:33avec des disparités sociales,
22:35des disparités territoriales
22:36qui sont énormes,
22:37il y a un enjeu
22:37de protection.
22:38Je pense que le switch
22:39de la punition
22:40à la protection,
22:41c'est peut-être
22:42une bonne voie
22:42pour que la politique publique
22:43fasse son effet.
22:45Mais parce que
22:45quand on parle
22:46d'écologie punitive,
22:47souvent une chose
22:48qui revient,
22:48c'est la voiture.
22:49C'est quand même
22:49très souvent la chose
22:50qui revient,
22:51les fameuses zones
22:51à faible émission,
22:52les restrictions de circulation,
22:53il faut aller moins vite.
22:54En revanche,
22:55si on parle d'adaptation,
22:56on parle justement
22:57pas uniquement de voiture,
22:59on parle de rénovation
23:00des bâtiments,
23:00il n'y a pas grand-chose
23:01de punitif là-dedans.
23:02On parle aussi de végétaliser
23:06les villes,
23:06mettre des arbres.
23:08Je pense qu'il y a aussi
23:11ne pas réduire
23:12ces politiques
23:14peut-être environnementales
23:16à la simple question
23:17de la voiture.
23:18Mettre plus de parcs,
23:20mettre plus d'arbres,
23:21mettre plus de verdure
23:22dans les villes.
23:24Même en cherchant bien,
23:25je n'y vois rien
23:26de punitif
23:27sur ce point-là,
23:28en particulier
23:29de l'adaptation.
23:30Après,
23:30sur ce qui est de réduire
23:31les émissions de gaz
23:32à effet de serre,
23:32là, évidemment,
23:33ça vient avec des contraintes.
23:34Docteur Hélène Rossineau,
23:34vous êtes toujours avec nous
23:35en ligne,
23:36dans Les Informés
23:36sur France Info,
23:38médecin et spécialiste
23:39en santé publique.
23:40Je voulais avoir
23:40votre regard aussi.
23:41On a parlé notamment
23:42de la climatisation.
23:44On peut parler
23:45effectivement
23:45de ce rôle
23:47de la climatisation,
23:48notamment des,
23:49je ne sais pas
23:49comment appeler ça,
23:50mais des gains
23:51en termes de santé publique,
23:52justement.
23:53Oui,
23:54j'aimerais juste,
23:54avant de répondre
23:55à cette question-là,
23:56rebondir sur ce que
23:57je viens d'entendre,
23:58parce que j'ai entendu
24:00parler des injonctions
24:01et du fait que les personnes
24:03ne toléraient pas
24:04justement qu'on essaye
24:05de leur imposer des choses
24:06et du manque d'anticipation.
24:08Le manque d'anticipation,
24:09il est très clair
24:09et les injonctions,
24:10les gens ne les tolèrent plus
24:11et donc les professionnels,
24:13que ce soit en santé publique,
24:14en météo ou autre,
24:15on passe nos journées
24:16à se faire insulter
24:17ces derniers temps,
24:18juste parce qu'on essaye
24:19d'expliquer ce qui se passe,
24:20mais c'est dû,
24:21alors en partie,
24:22aux politiques qui n'ont rien
24:23anticipé depuis 20 ans,
24:24ça c'est clair,
24:25aussi au débat qu'on a.
24:27Regardez aujourd'hui,
24:28on est en train
24:28de vivre une canicule,
24:30certes,
24:30on ne parle que de canicule,
24:32que de la canicule,
24:33que de l'actu,
24:34mais le changement climatique,
24:35ça n'est pas que
24:36les vagues de canicule.
24:37Est-ce que j'entends
24:38quelqu'un aujourd'hui
24:39nous expliquer
24:40qu'on va avoir un problème
24:41avec les moustiques,
24:42qu'on va avoir un problème
24:43avec le réchauffement
24:44de la température de la mer
24:45et les maladies
24:46qui risquent d'arriver par là ?
24:47Non, on se concentre
24:49sur un problème à la fois,
24:50on ne parle que de crise
24:51et donc les politiques
24:52font la même chose,
24:52les médias font la même chose,
24:54même les experts
24:54font la même chose.
24:55Derrière,
24:56on n'a que des mesures d'urgence
24:58et donc on ne peut pas
24:59les réfléchir.
25:00L'interdiction de l'alcool
25:01pendant la fête de la musique,
25:02c'était une mesure d'urgence
25:03et donc les gens étaient furieux
25:04et qu'est-ce qu'ils ont fait ?
25:05Pour certains,
25:06ils ont bu plus par défi.
25:08On se retrouve à chaque fois
25:10avec les mêmes problématiques
25:11en santé publique
25:12comme dans l'environnement.
25:14Donc si on arrêtait
25:15de se disputer 30 secondes
25:16pour savoir s'il faut mettre
25:17la clim ou pas
25:18et qu'on réfléchissait
25:19à une vraie stratégie
25:20à long terme,
25:21ça fonctionnerait nettement mieux
25:22et on aurait moins besoin
25:23de convaincre les gens
25:24parce qu'on pourrait les impliquer
25:25aussi dans le débat.
25:27Mais non,
25:28aujourd'hui,
25:28tout ce qu'on fait,
25:29c'est parler du problème
25:30du moment.
25:31Alors certes,
25:31la vague de chaleur,
25:32elle est épouvantable
25:33pour tout le monde,
25:34mais le réchauffement climatique,
25:35ça n'est pas que ça
25:36et ça n'est pas que les effets
25:39visibles sur le moment.
25:40Et je pense que
25:41c'est vraiment important
25:41de ramener ça aussi
25:43en ce moment
25:44au cœur du débat
25:45parce que très sincèrement,
25:47l'impact sur l'humain
25:48du réchauffement climatique,
25:49il n'est pas que
25:50sur ces quelques épisodes
25:51de canicule.
25:52Il est beaucoup plus grave
25:53que ça.
25:53Guillaume Fariol,
25:54on en parle régulièrement
25:55des autres conséquences
25:56qu'il vient d'évoquer
25:57le docteur Hélène Rossineau.
26:00C'est difficile
26:01quand on est en plein cœur,
26:02on va dire,
26:03de cette vague de canicule
26:04d'anticiper
26:05ou de voir,
26:06de dézoomer,
26:07de décentrer.
26:08Ah, parce que si on se met
26:08à décentrer,
26:09alors on va parler
26:10de la canicule,
26:10on va parler de l'érosion
26:11du littoral,
26:12on va parler des risques
26:13d'épisodes méditerranéens
26:15de plus en plus violents,
26:16on va parler,
26:16en effet,
26:17des risques d'apparition
26:18d'apparition
26:20de nouvelles maladies.
26:21Donc, c'est vrai
26:21qu'il y a des risques.
26:22Il y a énormément.
26:23L'adaptation,
26:23c'est tout ça.
26:24Ce n'est pas que
26:25s'adapter aux vagues de chaleur.
26:27C'est tout ça,
26:27le climat du futur.
26:28Donc, en effet,
26:29le chantier,
26:30il est immense
26:31et il ne se résume pas
26:32aux vagues de chaleur.
26:34Si on regarde
26:35ce qui s'est passé
26:36à Valence,
26:37en Espagne,
26:37200 morts
26:38à cause
26:39d'un épisode
26:41méditerranéen
26:42exceptionnel,
26:45aussi provoqué
26:45et amplifié
26:46par le réchauffement climatique
26:48parce que la mer
26:48était extrêmement chaude
26:49et donc il a plu
26:49beaucoup plus.
26:50Encore un mot, Rachel.
26:51Ce que je remarque,
26:52c'est que que ce soit
26:53dans l'urgence,
26:54par exemple,
26:54l'interdiction de la vente
26:55d'alcool pendant la fin
26:56de la musique
26:56ou sur des chantiers
26:58structurants
26:58pour les décennies à venir,
27:00l'opposition,
27:01elle est là.
27:03Les mesures écologiques,
27:04elles sont moquées
27:07dans tous les cas,
27:08malheureusement.
27:09Allez,
27:09on va continuer le débat
27:10dans un instant.
27:11La seconde partie,
27:12désinformée,
27:13dans un instant,
27:1420h et 31 minutes
27:15sur France Info.
27:21Et l'info,
27:21c'est avec Emmanuel Langlois.
27:22La vague de chaleur
27:24qui s'étend encore un peu
27:25sur la France.
27:2554 départements
27:27seront placés
27:27demain mardi
27:28en vigilance rouge
27:29canicule.
27:30C'est 5 de plus
27:31qu'aujourd'hui
27:32à cause de la chaleur
27:33qui fragilise
27:34certains réseaux souterrains.
27:35Enedis redoute
27:36de son côté
27:37des pannes
27:37sur le réseau électrique,
27:39des défauts,
27:40voire des coupures
27:40d'électricité
27:41sur certains câbles
27:42à Marseille.
27:43La circulation différentielle
27:45sera mise en place
27:46demain dès 6h du matin
27:47à cause d'un épisode
27:49de pollution de l'air.
27:51Le trafic ferroviaire
27:53lui est fortement perturbé
27:54aux alentours de Bordeaux
27:56depuis cet après-midi
27:57à la suite
27:58de la rupture
27:58d'une caténaire
27:59en milieu d'après-midi
28:01en raison
28:01de la canicule
28:03là encore.
28:03près de 3 semaines
28:05maintenant
28:06après la mort
28:06de Liana
28:07à Florence
28:07dans le Gers.
28:08Le ministre de l'Intérieur
28:09Gérald Darmanin
28:10annonce ce soir
28:11sur TF1
28:11l'ouverture
28:12d'une enquête
28:13administrative
28:14visant à un substitut
28:15du procureur Doche
28:16après un rapport
28:17pointant de nombreux
28:18dysfonctionnements
28:19dans cette enquête.
28:20Laurent Nunez,
28:21le ministre de l'Intérieur
28:22demande lui
28:22une enquête
28:23de commandement
28:24et la mutation
28:25de deux gendarmes
28:26Gersoy.
28:27Les associations féministes
28:28appellent elles
28:29à repenser
28:30le système
28:30globalement.
28:32Les cours du pétrole
28:33en être reculent
28:34ce lundi
28:35après l'annonce
28:35des Etats-Unis
28:36d'une suspension
28:37pour deux mois
28:38de leurs sanctions
28:39visant le pétrole iranien
28:40alors que les négociations
28:42se poursuivent
28:42près de Lucerne
28:43en Suisse.
28:44Washington assure
28:45ce soir
28:45que l'Iran accueillera
28:46à nouveau
28:47des inspecteurs nucléaires
28:48de l'AIEA.
28:50Et puis trois hommes
28:51dont un policier
28:52et le suspect
28:52ont été tués
28:53ce lundi
28:54lors de coups de feu
28:55dans un quartier juif
28:56de Montréal.
28:57Une policière
28:57a également été blessée.
28:59Annonce de la police
29:00ce soir
29:00l'opération
29:01est toujours en cours
29:02selon les autorités.
29:05Au Royaume-Uni
29:05après des mois
29:06de pression
29:07le Premier ministre
29:08britannique
29:09Carst Armer
29:09annonce lui
29:10sa démission.
29:11Son principal rival
29:12travailliste
29:13semble donc
29:13plus que jamais
29:14en position de force
29:15pour lui succéder
29:16à la fois
29:17à la tête du Labour
29:17et à Downing Street.
29:19Et puis c'est le deuxième
29:21match des Bleus
29:22dans ce Mondial 2026
29:23de football
29:24après leur victoire
29:24contre le Sénégal.
29:26Les hommes de Didier Deschamps
29:27affrontent l'Irak
29:28ce soir à Philadelphie
29:29aux Etats-Unis.
29:30Coup d'envoi
29:31de la rencontre
29:32à partir de 23h.
29:34Édition spéciale
29:35à partir de 21h
29:36tout à l'heure
29:37sur France Info.
29:52France Info
29:53spécialiste des questions
29:54des questions d'environnement
29:55ici à France Info
29:56Stéphane Werner
29:57rédacteur en chef
29:58délégué de West France
29:59le bureau parisien
30:01Jonathan Boucher-Peterson
30:02éditorialiste politique
30:04à Libération
30:05Michael Darmon
30:05éditorialiste
30:06pour Public Sénat
30:07et I24 News
30:08et toujours en ligne
30:09avec nous
30:10le docteur
30:10Hélène Rossino
30:11spécialiste
30:12en santé publique.
30:13Nous parlions
30:13de cette journée
30:15record
30:16en tout cas
30:16le troisième jour
30:17le plus chaud
30:18de l'histoire
30:18en France
30:1929,2 degrés
30:20en moyenne
30:21aujourd'hui
30:22comment s'adapter
30:23à l'école
30:24nous en parlions
30:24dans un instant
30:25comment s'adapter
30:26aussi au travail
30:27Marine Tournelier
30:28et les écologistes
30:28lancent une pétition
30:29pour proposer
30:30la mise en place
30:31d'un congé climatique
30:32écoutez la députée écolo
30:33Sandra Régol
30:34sur France Info
30:35ça part d'un constat
30:36très très simple
30:37personne n'a à risquer
30:39sa santé
30:40voire sa vie
30:41depuis quelques semaines
30:42pour aller travailler
30:43l'Espagne l'a fait
30:45avant nous
30:45d'autres pays
30:46ont adapté
30:47leurs droits
30:48du travail
30:49pour permettre
30:50de sauver des vies
30:51il est temps
30:52que la France
30:53se mette un petit peu
30:54au travail
30:55il est temps
30:56que la France
30:56se mette un peu
30:57au travail
30:57Michael Darmon
30:58on sait que les écologistes
30:59disent autre chose
31:00que ce qu'ils viennent de dire
31:01ceci explique cela
31:02par rapport à ce qui a été
31:03expliqué par Achille
31:04tout à l'heure
31:05on est aussi
31:07dans de la mesure
31:08on est dans
31:09la réaction
31:10je veux dire
31:11politique
31:12et lancer un débat
31:13qui ne va rien régler
31:15parce que
31:16ça ne peut
31:16l'idée ce serait
31:17un congé
31:18de 5 jours maximum
31:19par an
31:20payé par l'Etat
31:20pour les travailleurs
31:21qui l'exposent à la chaleur
31:22dans le cadre d'une politique générale
31:24quand on a vraiment tout changé
31:25quand on a
31:26on peut
31:27on peut s'adapter
31:29de cette manière là
31:30mais franchement
31:31on comprend aussi
31:33pourquoi
31:34il y a ce paradoxe
31:35avec un sujet
31:35qui est considérablement
31:37compris par les français
31:38et un parti
31:39qui n'arrive pas
31:40à porter les sujets
31:41Jonathan Boucher-Peterson
31:42sur cette proposition
31:44des écologistes
31:44de cette pétition
31:46sur le fait
31:46qu'il faille un discours
31:47plus global
31:47et que ça ne suffira pas
31:48à régler les choses
31:49après je me dis
31:50que les écolos
31:51on leur reproche un peu
31:52tout et son contraire
31:53ou ils sont trop loin
31:54du concret
31:54du réel
31:55de la vie des gens
31:56et ils sont juste
31:56dogmatiques
31:57idéologiques
31:58ou ils font des propositions
31:59un peu concrètes
32:00et on leur dit
32:01votre rôle
32:01ce n'est pas d'être concret
32:02votre rôle
32:02c'est de proposer
32:03des changements systémiques
32:04donc bon
32:05moi je pense qu'on a besoin
32:05un peu des deux
32:06a priori
32:07et ce que j'aime bien
32:08au moins chez les écolos
32:08sur cette sujet là
32:09c'est qu'il y a quand même
32:10une forme de constance
32:11quand on voit autant
32:11de partis retourner
32:12leur veste
32:12je pense au Rassemblement National
32:14qui nous explique
32:15pendant des années
32:15que le GIEC est alarmiste
32:17et que ce n'est pas un sujet
32:18et qui aujourd'hui
32:18effectivement défend
32:20un grand plan climatisation
32:21ou prend conscience
32:22que quand il fait très chaud
32:23ce n'est pas simple
32:24je pense qu'il y a
32:25au-delà de ce que
32:26pour rebondir sur ce que
32:26disait la médecin tout à l'heure
32:27qui je pense évidemment
32:28est fondamental
32:29c'est le rôle des médias
32:30de traiter l'actualité
32:31quand elle est brûlante
32:32c'est le cas de le dire
32:32c'est aussi le rôle
32:33de mettre en scène
32:34des changements
32:35qui sont plus systémiques
32:36mais là tout d'un coup
32:37quand on commence à parler
32:38de décroissance
32:40quand on commence
32:40sur certains secteurs
32:42non pas de dire
32:42qu'on a vocation
32:43de vivre à la bougie
32:43quand on commence
32:45à poser la question
32:45des modes de production
32:47des modes d'approvisionnement
32:48d'énergie
32:48tout ça ça pose des questions
32:50qui sont des questions
32:51de quel modèle de société
32:53et non pas celui qu'on souhaite
32:54mais celui qui apparaît
32:55le plus vertueux
32:56face au défi
32:57auquel on est
32:57de façon inéluctable
32:59confronté
32:59j'entendais une climatologue
33:01ces derniers jours
33:02dire qu'il y a beaucoup
33:03de leviers en fait
33:04sur lesquels on peut jouer
33:04il y a un certain nombre
33:05de chiffres
33:06de lois de la physique
33:07qui font que
33:08l'inéluctable
33:09c'est pas juste une formule
33:10l'inéluctable
33:10c'est que ça va arriver
33:11quand on dit
33:12qu'on est en train
33:12d'entrer dans l'été
33:14le plus frais
33:14du reste de notre vie
33:15et pourtant
33:16on y entre avec
33:17une certaine inquiétude
33:18voire de l'angoisse
33:20ben voilà
33:20tout ça ça doit questionner
33:21ça doit remuer les gens
33:23dans l'ordre
33:24de leurs priorités
33:25ce que vous évoquiez
33:26tout à l'heure
33:26sur par exemple
33:26le meeting
33:27de Bruno Retailleau
33:28ce week-end
33:29on a l'impression
33:30d'un meeting
33:30du RPR
33:31des années 90
33:34ils retrouvent leur jeunesse
33:35mais est-ce qu'on est vraiment
33:37au niveau des sujets
33:39tels qu'ils se posent aujourd'hui
33:40moi je pense que
33:40dans les questions
33:41que les médias poseront
33:42aux différents candidats
33:44il y a une responsabilité
33:45aussi à faire vivre
33:46ces sujets
33:46pas simplement
33:47par la petite mesure
33:48qui fait polémique
33:49mais voilà
33:50de poser des questions
33:50structurelles
33:51sur c'est quoi le modèle
33:52et le modèle
33:53il doit forcément changer
33:54l'adaptation
33:55c'est aussi parfois
33:56l'esquive
33:57pour éviter de poser
33:58la question
33:58des questions
33:59pourront être très travaillées
34:00et très intelligentes
34:01tant que c'est pas
34:01dans les programmes
34:02tant que c'est pas au coeur
34:04des prises de conscience
34:04de tous les états-majors
34:05quels qu'ils soient
34:06il y a des différences
34:08quand même
34:08c'est à dire que
34:08moi je suis pas là
34:09pour défendre les écolos
34:10ou Jean-Luc Mélenchon
34:11mais c'est vrai que
34:11si on compare les programmes
34:12sur ces questions là
34:13après on peut ne pas être d'accord
34:14avec la façon
34:15dont ces questions sont posées
34:16mais la règle verte
34:17la transformation quand même
34:18du système de production
34:20voilà je l'entends pas beaucoup
34:21ni chez Édouard Philippe
34:22avec la promesse scientiste
34:23de avec l'hydrogène
34:25et deux trois inventions
34:25de l'ordre de la machine à vapeur
34:26on va s'en sortir
34:28voilà je pense que
34:29ce serait intéressant
34:29de voir en quelle mesure
34:30c'est avancer le débat
34:31ou pas cette proposition
34:32des écologistes
34:32écoutez moi je pense
34:33que c'est une proposition
34:34de bon sens
34:35alors je sais pas
34:35s'il faut créer un congé
34:36payé par l'état
34:37mais passer une certaine
34:39température
34:39vous pouvez plus bosser
34:40en plein cagnard
34:41c'est pas possible
34:42vous pouvez pas avoir
34:43une activité physique
34:43en plein soleil
34:44quand il fait plus de 40
34:45enfin c'est débile
34:46ça a pas de sens
34:46c'est dangereux
34:47donc en fait
34:49là dessus
34:49il devrait y avoir
34:50une règle de bon sens
34:53un droit de retrait
34:55ou
34:56enfin je sais pas
34:58se dire que
34:58certains jours
34:59quand on est dans
35:00des phases comme celle-là
35:01il faut suspendre
35:03certaines activités
35:03voilà c'est tout
35:05pour moi ça c'est l'évidence
35:06et après
35:07moi je pense que
35:08la problématique
35:08de la politique
35:09et de la façon
35:10dont on va traiter le truc
35:11ce qui m'effraie
35:12si vous voulez
35:12c'est qu'aujourd'hui
35:13on en parle à fond
35:14parce qu'on est en plein dedans
35:15mais je vous rappelle
35:16que la présidentielle
35:17ce sera au printemps prochain
35:18je suis pas sûr
35:19que le printemps prochain
35:20soit aussi chaud
35:21que celui-ci
35:23et je suis pas sûr
35:24qu'on ait une canicule
35:25à ce moment-là
35:25et comme on a
35:26collectivement
35:27on a une mémoire
35:27de poisson rouge
35:28je suis pas sûr
35:30que le débat
35:31tienne jusqu'à là
35:32il faut se déshydrater
35:33en plus
35:34je crains qu'on parle
35:35d'autre chose
35:36avec une canicule fin mai
35:37est-ce qu'on peut avoir
35:38à l'avenir aussi
35:38une canicule
35:39mi-avril
35:40je suis pas sûr
35:41ou fin avril
35:41l'année prochaine
35:42alors ça ira peut-être
35:43pas aussi vite
35:44ce qui se profile
35:46dans les prochaines décennies
35:47c'est un été
35:48qui commence en mai
35:50et qui finit en septembre
35:51en octobre
35:52et c'était en effet
35:53la première fois
35:54qu'il y avait une canicule
35:55en mai aussi tôt
35:56mais en effet
35:57on va aller vers un été
35:58de plus en plus tôt
35:59et de plus en plus tard
36:00de là à vous dire
36:01que le premier tour
36:02de la prochaine élection
36:03présidentielle
36:04se fera sous une alerte orange
36:05je peux pas vous dire
36:06mais ça me semble peut-être
36:07et ça me semble
36:08un peu rapide
36:10dans l'avancée du climat
36:10non pas plus vite
36:11ça va suffisamment vite
36:12comme ça
36:13non mais
36:15comment dire
36:16la canicule
36:16sera peut-être pas
36:17dans les têtes
36:17au moment de la présidentielle
36:18mais le truc
36:19c'est qu'elle est déjà
36:19pas dans toutes les têtes
36:20aujourd'hui
36:21on parlait de Bruno Retailleau
36:22qui fait son meeting
36:24samedi
36:25donc en plein début
36:26de canicule
36:26et j'ai regardé
36:27le meeting ce matin
36:28j'ai noté cette phrase
36:29il dit que
36:29lui il fera une écologie
36:31de droite
36:31du bon sens
36:32qui ne punira pas
36:33qui ne dénoncera pas
36:34qui n'interdira pas
36:36bon ben
36:37on ne sait pas trop
36:38ce qui va se passer
36:38du coup dans cette écologie
36:39il dit on aura tellement
36:40plus de résultats
36:42on ne sait pas trop comment
36:43surtout qu'il veut enlever
36:44le principe de précaution
36:45de la constitution
36:46pour mettre un principe
36:47de responsabilité
36:48enfin on marche sur la tête
36:50d'ailleurs je me demande
36:51quand même
36:52même si c'est vrai
36:53qu'on n'est plus en 2019
36:54les sujets environnementaux
36:56sont moins à la mode
36:57c'est un fait
36:58je me demande quand même
36:59que même pour un parti
37:01de droite
37:01est-ce qu'on est crédible
37:02si on n'a vraiment
37:03aucun discours
37:04sur ce sujet là
37:05je me demande
37:06ça pose aussi tout ça
37:07la question des conséquences
37:09de ces épisodes
37:10de forte chaleur
37:11sur notre économie
37:12une étude
37:13qui vient de sortir
37:14d'Allianz Trade
37:14dit que les canicules
37:15pourraient coûter
37:16à l'économie française
37:17près de 210 milliards d'euros
37:18par an
37:19d'ici à 2030
37:21Hélène Rossineau
37:22médecin en santé publique
37:23toujours avec nous
37:25ça aura un coût social
37:26un coût médical aussi
37:27avec des urgences
37:28qui pourraient être saturées
37:29des dépenses supplémentaires
37:31bien entendu
37:32alors les urgences
37:33sont déjà flûtant d'ue
37:34aujourd'hui
37:35mais c'est clair
37:35qu'à chaque épisode
37:36de canicule
37:37on a les urgences
37:37qui se remplissent plus
37:38mais on a aussi
37:39beaucoup de patients
37:39avec des maladies chroniques
37:40qui décompensent
37:42donc qui doivent être hospitalisés
37:44on a bien entendu
37:45les personnes âgées
37:46qui sont aussi à risque
37:47de devoir être hospitalisées
37:48derrière
37:48donc c'est un poids
37:50en plus
37:51cette chaleur
37:51pour nos services
37:54de manière générale
37:54et puis c'est difficile aussi
37:56pour le médico-social
37:57il faut aussi assurer
37:58les conditions de travail
37:58quand même
37:59à la fois des personnes
38:00qui vont aller travailler
38:01dans les domiciles
38:02pour s'occuper des patients
38:03et des personnes qui travaillent
38:04dans les hôpitaux
38:04parce qu'on parle beaucoup
38:05des patients
38:06mais il ne faut pas oublier
38:07les conditions de travail aussi
38:09des soignants
38:09qui sont de plus en plus compliquées
38:10dans des hôpitaux
38:11dans lesquels
38:11on a vaguement des ventilateurs
38:13plus ou moins des couvertures
38:14de survie
38:14aux fenêtres
38:16quand on n'a pas du blanc de meudon
38:17parce qu'à l'hôpital
38:17on ne peut pas mettre du blanc de meudon
38:19même si visiblement
38:20la France a découvert
38:21l'existence du blanc de meudon
38:22cette semaine
38:22vous pourriez expliquer
38:23ce que c'est le blanc de meudon
38:24peut-être
38:25très pratique
38:25en tout cas
38:27oui
38:27c'est une sorte de pâte
38:29un peu comme l'argile
38:30qu'on met sur ces fenêtres
38:31en particulier à l'extérieur
38:32pour quand on n'a pas
38:34d'autres moyens
38:34de rapprocher intérieur
38:35notamment sur les fenêtres
38:36des écoles
38:37exactement
38:38c'est pour essayer
38:39que la température intérieure
38:41baisse un petit peu
38:42mais on ne peut pas faire ça
38:42dans un hôpital
38:43ce n'est pas possible
38:44donc il ne faut pas oublier
38:45que ça va coûter cher
38:47mais ça va coûter cher
38:47pour tout le monde
38:48si vous avez des soignants
38:49qui ne tiennent plus le rythme
38:50qui ne tiennent plus debout
38:51qui sont en arrêt
38:52ce sera encore plus compliqué
38:53à tenir dans nos systèmes de santé
38:55donc on ne peut pas voir
38:57que juste
38:57l'impact sur les urgences
38:59même s'il est extrêmement important
39:01il faut voir l'impact global du système
39:03Merci beaucoup Hélène Rossineau
39:04médecin et spécialiste
39:05en santé publique
39:06merci d'avoir été avec nous ce soir
39:07dans Les Informés
39:09Guillaume Fariol
39:09on va vous libérer également
39:10on rappelle
39:11demain encore plus chaud
39:12qu'aujourd'hui a priori
39:13Demain encore plus chaud
39:14qu'aujourd'hui
39:14mercredi
39:15à des températures
39:16aussi extrêmement élevées
39:17jeudi aussi
39:18à des températures
39:18extrêmement élevées
39:19on commence à voir
39:20je dis peut-être
39:21attention
39:21La ministre de la Santé
39:22disait ce matin
39:22on ne sait pas exactement
39:23quand ça va baisser
39:24Voilà
39:24ça devrait commencer lentement
39:27à s'arranger
39:28vendredi
39:29Merci beaucoup Guillaume Fariol
39:31Guillaume spécialiste
39:32des questions d'environnement
39:33ici à France Info
39:35dans Ces Informés
39:36parlons à présent
39:38de l'affaire
39:39Liana
39:39avec ses mots
39:40du Premier Ministre
39:41Sébastien Lecornu
39:42qui pointe
39:43une succession
39:44d'erreurs
39:45de négligences
39:46d'inactions
39:46et de mauvaises décisions
39:49trois semaines
39:49après la découverte
39:50du corps
39:50de Liana
39:51cette collégienne
39:52de 11 ans
39:52victime de viol
39:53enlevée chez elle
39:54près de chez elle
39:55dans le Gers
39:55le chef du gouvernement
39:56qui a réagi
39:57sur le réseau social X
39:59aux conclusions
39:59de la mission
40:00des inspections générales
40:01de la justice
40:02et de la gendarmerie
40:03qui ont je cite
40:04établi une vérité
40:05d'une extrême gravité
40:06à savoir que la chaîne
40:07de protection a failli
40:09voilà ce que dit encore
40:10Sébastien Lecornu
40:11au coeur de cette inspection
40:12la plainte pour viol
40:13une cinquantaine
40:14déposée par la famille
40:15de Rosa disant
40:16à l'encontre
40:17de Jérôme Barrella
40:18le principal suspect
40:19dans le viol
40:19et le meurtre
40:20de Liana
40:20Mathilde Lemer
40:22les inspecteurs
40:23ont passé quatre jours
40:23à lire en détail
40:24toute la procédure
40:25ils ont entendu
40:26la trentaine d'enquêteurs
40:27greffiers et magistrats
40:28qui l'ont eu
40:28entre les mains
40:29d'abord près de Toulouse
40:30où la plainte est déposée
40:31au moment de s'en dessaisir
40:33au profit du parquet
40:34Doche
40:34compétent territorialement
40:35là les magistrats
40:36toulousains
40:37soulignent le rapport
40:38auraient dû envoyer
40:39la procédure
40:39de manière dématérialisée
40:41et non par courrier postal
40:42et ils auraient dû
40:43prendre contact en amont
40:44avec leurs collègues
40:45du Gers
40:45première faute
40:46mais c'est surtout
40:47les enquêteurs et magistrats
40:48du Gers
40:48qui sont pointés du doigt
40:49comme défaillants
40:50cette plainte
40:51écrivent les inspecteurs
40:52n'a pas été traité à Hoche
40:53comme une procédure prioritaire
40:55mais comme un dossier ordinaire
40:56le rapport
40:57objectif
40:58un cumul de pertes de temps
40:59un délai beaucoup trop long
41:0023 jours
41:01pour enregistrer la plainte
41:02malgré les demandes
41:03répétées de la maman
41:04de la victime
41:05la plainte a été orientée
41:06ensuite vers un mauvais service
41:0731 jours de retard supplémentaire
41:09ensuite
41:09malgré les premières directives
41:11en ce sens
41:11le suspect Jérôme Barrella
41:12n'a jamais été placé
41:14en garde à vue
41:15Mathilde Lemaire
41:16service police-justice
41:17de France Info
41:18voilà un cumul
41:19de pertes de temps
41:20le caractère d'urgence
41:21qui n'a pas été pris en compte
41:23mais qu'il y a le darment
41:23ce sont les deux principaux points
41:25qui ressortent
41:25de ces conclusions
41:26oui
41:27il faut noter
41:28que c'est un rapport
41:29qui ne pointe pas
41:30les responsabilités
41:31des personnes
41:32mais qui identifie
41:34ensuite
41:34on voit bien
41:35qu'il y a d'autres autorités
41:37qui vont prendre
41:38des décisions plus personnelles
41:39mais là ça identifie
41:40le dysfonctionnement
41:41ça identifie
41:42effectivement
41:42les manquements
41:43et c'est le problème
41:45de tout le pilotage
41:47qui est en train
41:47maintenant d'être mis au jour
41:48et qui est
41:50assez stupéfiant
41:51je pense qu'effectivement
41:52le vibrato
41:52de cette affaire
41:53va continuer
41:54à être comme
41:55très très fort
41:56je pense
41:57dans la société
41:57pendant bien longtemps
41:59et aussi
42:00va être un sujet
42:01qui va accompagner
42:02au fond
42:03le débat présidentiel
42:04qui va commencer
42:06parce que
42:07on est au fond
42:08d'une autre manière
42:10confronté encore
42:11à cette espèce
42:12d'impéritie
42:13de gouvernance
42:14en fait
42:14on a le sentiment
42:15que les gens disent
42:16en fond
42:17quel que soit le sujet
42:19ça ne fonctionne pas
42:20donc
42:22à un moment donné
42:23il va falloir peut-être
42:23effectivement
42:24prendre des mesures
42:25de cohérence
42:26tout simplement
42:26et de bon sens
42:28c'est ce que
42:28très certainement
42:29le public va demander
42:30à noter que
42:31maintenant tous les lundis
42:33il y a ce rassemblement
42:34devant les tribunaux
42:35dans une quasi indifférence
42:37en tout cas
42:37je dirais
42:38une prise de distance
42:39médiatique
42:40vis-à-vis de ce sujet
42:41où on le remarque
42:43on le mentionne
42:43on fait une brève
42:44mais comme il n'y a pas
42:44de violence
42:45comme ce sont des gens
42:46qui le font
42:48avec quand même
42:49un respect
42:49de la civilité
42:50et des règles
42:54et bien
42:55ils peuvent très certainement
42:56continuer encore
42:57comme ça longtemps
42:57à se réunir
42:58Rachel
42:59sur ce rapport
43:00mais aujourd'hui
43:01sur cette pression
43:01populaire aussi
43:02peut-être
43:02qui s'exerce
43:03avec ces rassemblements
43:04tous les lundis soir
43:04oui je trouve
43:05que quand on
43:06lit les résumés
43:08du rapport
43:08les gens ont envie
43:09un peu de se
43:09on s'arrachait les cheveux
43:11et ces manifestations
43:12je trouve qu'on a
43:13quelques ingrédients
43:14je dis bien
43:15quelques ingrédients
43:16d'une affaire
43:17Dutroux à la française
43:18d'une certaine manière
43:19où il y avait eu
43:20d'énormes
43:22dysfonctionnements
43:22dans la justice
43:23et la police belge
43:25avec notamment
43:26aussi des affaires
43:27de
43:27pas de dessaisissement
43:28mais de
43:30des questions géographiques
43:31entre équipes d'enquêteurs
43:32qui n'avaient pas bien
43:34fonctionné
43:34et évidemment
43:35d'immenses manifestations
43:36et ça s'était remonté
43:37à un niveau très
43:38politique en Belgique
43:39je trouve qu'on a
43:40quelques éléments
43:41de ça
43:43il y a quelque chose
43:43de dramatique
43:44enfin je veux dire
43:44voilà on est dans une affaire
43:46j'allais dire
43:46elle aurait dénoncé
43:47un seul viol
43:48ça aurait déjà été un sujet
43:49bien entendu
43:50mais elle en dénonce
43:5150
43:52c'est ce qu'on apprend
43:53aujourd'hui
43:53donc il y a quelque chose
43:54qui frappe évidemment
43:56l'imaginaire
43:56qui dit voilà
43:57il y a encore une fois
43:58effectivement
43:58un dysfonctionnement
44:00décidément
44:00ça ne fonctionne pas
44:02je trouve que c'est quelque chose
44:03quand même depuis quelques années
44:04qui
44:05une petite musique
44:06sur la santé
44:07sur la justice
44:08là sur
44:09sur la canicule
44:11d'autres moments
44:12sur l'école
44:13c'est quand même
44:14un sujet dans ce pays
44:15alors ce rapport
44:16ne demande pas
44:17ne préconise pas
44:17de sanctions individuelles
44:19ou disciplinaires
44:21mais les ministres
44:21de l'intérieur
44:22et de la justice
44:23eux se sont exprimés
44:24aujourd'hui
44:24Laurent Nouniez
44:25le ministre de l'intérieur
44:25qui souhaite la mutation
44:26d'office
44:27de deux gendarmes
44:28qui n'exerceront plus
44:29de mission de police judiciaire
44:31et puis ce soir
44:31sur TF1
44:32c'est Gérald Darmanin
44:34le ministre de l'intérieur
44:35qui lui dit
44:36que le substitut
44:37au tribunal d'Auche
44:39ne pourra plus
44:40mener d'enquête
44:41ni traiter
44:42de dossiers
44:44de ce niveau-là
44:45Jonathan Boucher-Péterson
44:46Non mais il y a deux niveaux
44:47en fait
44:47évidemment que ces sanctions
44:48individuelles
44:49s'il y a des manquements
44:50qui traitent au comportement
44:52ou à la décision
44:53de tel ou tel fonctionnaire
44:54elles sont légitimes
44:55mais elles ne doivent pas
44:56non plus occulter
44:57et c'est un peu
44:58la même mécanique
44:59que le débat
45:00qu'on avait juste avant
45:01c'est-à-dire
45:01le traitement de l'urgence
45:02de l'émotion
45:03ça passe par
45:04l'identification
45:05des problèmes spécifiques
45:06à cette affaire
45:07et des sanctions individuelles
45:08de tel ou tel fonctionnaire
45:10et en même temps
45:10on sait bien
45:11qu'il ne suffira pas
45:12que ces fonctionnaires
45:13soient sanctionnés
45:14pour qu'il n'y ait plus
45:15de sujet autour
45:16des dysfonctionnements
45:17auxquels on a assisté
45:17et le politique
45:18évidemment se jette
45:19avec gourmandisme
45:20on peut dire
45:21avec célérité
45:21chacun mettra le mot
45:23qu'il veut sur
45:23la possibilité
45:24de sanctionner
45:25un tel, un tel
45:26et encore une fois
45:27je ne remets pas du tout
45:27en cause le fait
45:28que les sanctions
45:28soient a priori légitimes
45:30d'après le pré-rapport
45:31dont on a pris connaissance
45:31mais voilà
45:32quand la position
45:34et vous évoquez
45:35les mobilisations
45:36qu'il y a chaque lundi
45:37moi ce que je trouve
45:38assez intéressant
45:40c'est qu'on est
45:40assez loin
45:41du populisme pénal
45:42qu'on peut entendre
45:42sur certaines estrales
45:43de ministres
45:44et qu'on est beaucoup plus
45:45vers une exigence
45:46assez pragmatique
45:47exigence encore une fois
45:48c'est-à-dire qu'il va falloir
45:49monter le niveau de jeu
45:50il va falloir être capable
45:51de faire aboutir
45:52cette loi intégrale
45:53ça fait des mois
45:54des années
45:54qu'on nous prend
45:56l'exemple espagnol
45:57qui sur beaucoup de sujets
45:58violence faite aux femmes
45:59violence faite aux personnes
46:00vulnérables
46:01en l'occurrence les enfants
46:02à un temps d'avance
46:03plusieurs décennies d'avance même
46:05la loi intégrale
46:06ça veut dire
46:06une réponse globale
46:07ça veut dire une réponse
46:08on peut rappeler peut-être
46:08cette loi intégrale
46:09c'est une loi cadre proposée
46:10c'est une loi cadre
46:11qui a été encore défendue
46:12par une centaine de députés
46:14de façon assez transpartisane
46:17Yael Bronpivet a présidé
46:19ou en tout cas parrainé
46:20une conférence de presse
46:21qui s'est tenue à chaud
46:22pour remettre ce sujet
46:23sur la table
46:23je crois qu'on parle
46:24de 140 ou 145 mesures
46:26qui ont été pensées
46:27qui sont portées
46:27par les associations
46:28qui ne sont pas
46:29qu'une question de moyens
46:30qui sont aussi
46:30une question de culture
46:31dans la façon d'aborder
46:32ces questions-là
46:33sans dire que rien n'a été fait
46:35évidemment
46:35mais on a l'impression
46:36qu'on a fait
46:36de tout petits pas
46:38pas du tout suffisant
46:39au regard des enjeux
46:40et que là il s'agit
46:41de faire un grand pas en avant
46:43et ça passe par
46:44le cadre législatif
46:45donc Sébastien Lecornu
46:46dit pas exactement
46:48ce que les associations
46:50voudraient entendre
46:50dit qu'on ne peut pas
46:52rester en l'état
46:53et il va se greffer
46:53sur un projet
46:54de protection de l'enfance
46:55qui va arriver au Parlement
46:57mais voilà
46:58moi je pense
46:58qu'il y a des marqueurs
46:59importants à poser
47:00à un certain moment
47:01on ne peut pas attendre
47:02la présidentielle
47:03il y a une responsabilité
47:04quand on est en responsabilité
47:06à savoir poser les actes
47:07à leur juste hauteur
47:08là voilà
47:10basculer dans un soutien
47:11pour cette loi intégrale
47:12après il y a le calendrier parlementaire
47:14il y a plein de choses
47:14qui se posent
47:15mais voilà
47:15toute autre réponse
47:16que celle-ci
47:17en tout cas moi
47:18à mes yeux
47:18serait une esquive
47:20ou un contournement
47:20le Premier ministre
47:21en effet a redit
47:22vouloir en priorité
47:23renforcer le projet de loi
47:24sur la protection de l'enfance
47:25qui existe déjà
47:26lors d'un tout prochain
47:28conseil des ministres
47:29Stéphane Vernet
47:30oui bah écoutez
47:31moi je pense
47:31qu'il y a plusieurs choses
47:32d'abord ce rapport
47:32il est accablant
47:35il y a un côté
47:36Uburois
47:36c'est l'administration
47:37à la française
47:37avec des navettes
47:38incroyables
47:39des dossiers
47:40qui s'envoient
47:41par courrier postal
47:42enfin bon
47:43c'est l'une des préconisations
47:44justement
47:45de privilégier désormais
47:46la messagerie électronique
47:48qui serait
47:49voilà
47:49un petit peu sécurisée
47:50ce qui paraît incroyable
47:52qu'on s'envoyait toujours
47:54des dossiers
47:54par voie postale
47:55je pense que paradoxalement
47:56il y a plein d'enseignements
47:57à tirer de cette affaire
47:59le problème c'est que là
48:00si on part sur l'idée
48:01de sanctions
48:02mutations individuelles
48:04etc
48:04c'est bien pratique
48:05parce que
48:07effectivement
48:07s'il y a eu des manquements
48:08il faut les sanctionner
48:09d'accord
48:09c'est une chose
48:10mais il ne faudrait pas
48:11ramener cette histoire
48:12à juste un problématique
48:13de responsabilité individuelle
48:15derrière
48:16il y a deux autres choses
48:17qui moi me paraissent fondamentales
48:18d'abord
48:18c'est une problématique
48:20de culture générale
48:21c'est comment on écoute
48:22la parole des enfants
48:23la parole des victimes
48:24de violences sexistes
48:25et sexuelles
48:26etc
48:26et comment on les prend
48:29en compte réellement
48:30et comment on les traite
48:31là manifestement
48:32on les traite toujours pas bien
48:33je crois que c'est
48:35et il me semble
48:35que ce n'est pas juste
48:36un problème qui se passe
48:37entre Toulouse et Haut
48:39je pense que c'est
48:40beaucoup plus large que ça
48:41et que ça nous interroge tous
48:42et que ça c'est un vrai
48:43travail de fond à faire
48:44et l'autre aspect des choses
48:47c'est que
48:47je suis désolé
48:48mais il y a aussi
48:49un problème de moyens
48:50de la justice
48:50moyens à loi de la justice
48:51oui le budget
48:53du ministère de la justice
48:54a été fortement augmenté
48:56ces dernières années
48:57par le gouvernement
48:58c'est incontestable
48:59question qu'avait balayé
48:59d'entrée Emmanuel Macron
49:00oui mais à tort
49:01je suis désolé
49:02implacable
49:02quand on prend 80 euros
49:03par français
49:05et par an
49:06pour la justice
49:06on parle
49:07si on prend l'Allemagne
49:08de Toulouse et Rines
49:09c'est un exemple
49:09on est quasiment au double
49:11donc il y a quand même
49:11quelque chose
49:11qui doit nous interroger
49:12si vous regardez
49:13si vous vous dites
49:13ah bah oui
49:14les budgets ont très fortement
49:15augmenté
49:16c'est vrai
49:16mais si vous faites
49:17ces moyennes européennes
49:18on est complètement
49:19à la ramasse
49:20je suis désolé
49:20il y a 12,2 procureurs
49:23pour 100 000 habitants
49:24en moyenne en Europe
49:25nous on est à 3
49:26donc effectivement
49:27et l'autre chose
49:28c'est que
49:29quand on est face
49:30à cette problématique-là
49:31de manque de moyens
49:33et que vous avez
49:34des injonctions
49:36contradictoires
49:36perpétuelles
49:37qui vous disent
49:37la lutte antiterroriste
49:39c'est la priorité absolue
49:40et en même temps
49:40on vous dit
49:41la lutte contre le narco-trafic
49:43c'est la priorité absolue
49:44et qu'en même temps
49:45on vous dit
49:45la lutte contre la pédocriminalité
49:47c'est la priorité absolue
49:48etc
49:49si tout est prioritaire
49:50plus rien ne l'est
49:51et le résultat
49:51c'est qu'on arrive
49:52à ce genre de drame
49:54et de scandale d'Etat
49:55parce que c'en est un
49:56donc voilà
49:57et je ne suis pas sûr
49:58et peut-être juste pour terminer
49:59il faut aussi se garder
50:01de vouloir tout légiférer
50:03etc
50:03et tout réguler
50:04en urgence
50:05à chaud
50:06le principe
50:07d'une loi intégrale
50:08sur ce sujet-là
50:09je pense que c'est un bon principe
50:10il faut en faire une
50:12et en plus
50:12elle est prête
50:13elle est prête
50:14elle n'est pas rédigée à chaud
50:15pour le coup
50:15il n'y a pas une unanimité
50:16mais il y a quand même
50:17un vrai large consensus
50:18etc
50:19il faut y aller
50:19mais ça ne réglera pas tout
50:21en fait
50:22donc voilà
50:22parce que le problème
50:23est le plus profond
50:23moi je t'ai marqué
50:25à la séance de questions
50:27au gouvernement
50:27qui a suivi
50:29le tout début
50:29de l'affaire Liana
50:31le gouvernement disait
50:32en l'occurrence
50:33ce n'est pas une question
50:34de moyens
50:35sauf que quand on lit
50:36le pré-rapport
50:36en tout cas
50:37des résumés
50:38du pré-rapport
50:38peut-être
50:40probablement
50:40même il y a-t-il
50:40des responsabilités
50:56individuelles
50:57surmenées
50:57côté gendarmerie
50:59ils expliquent notamment
51:00que les gendarmes
51:00ont été pris
51:01pour la sécurisation
51:02de tas de choses
51:03des blocages
51:03et aussi par exemple
51:04une garde à vue
51:05de 96 heures
51:07sur du narcotrafic
51:08côté tribunal
51:09la substitut
51:11elle a été
51:12de permanence
51:13X jours
51:14dans la période
51:14des fêtes de fin d'année
51:15à gérer
51:16X dossiers autres
51:18ça n'excuse pas tout
51:19mais évidemment
51:21comment voulez-vous
51:22qu'ils gèrent
51:23tous ces dossiers-là
51:24combien il y a de dossiers
51:25avec des mineurs
51:26dont Gérald Damana
51:28a demandé
51:2970 000
51:30à réexaminer
51:31en théorie
51:32avant le 14 juillet
51:33c'est une question
51:34de moyens
51:35c'est dramatique
51:36mais c'est une question
51:36qui a déjà abouti
51:37au placement
51:38de 134 personnes
51:40en détention provisoire
51:41pour violences sexuelles
51:42Michael Darmon
51:43oui alors c'est vrai
51:44que ce qui est intéressant
51:45à chaque fois
51:45qu'il y a la demande
51:46de loi intégrale
51:47il y a la réponse
51:47du Premier ministre
51:48qui dit
51:49on va faire
51:49la protection de l'enfance
51:50en fait ce qui n'est pas dit
51:52c'est que la loi intégrale
51:53elle pose un problème
51:53c'est qu'il faut
51:55abattre les cloisons administratives
51:56c'est une révolution
51:57de culture administrative française
51:59et bien bonjour
52:01c'est pas prêt
52:02c'est pas prêt
52:03d'être accepté
52:03c'est pas prêt
52:04d'être adopté
52:04parce qu'à chaque fois
52:05qu'il y a
52:06la mise en danger
52:07des latifoniens
52:08des forteresses
52:09des croissants
52:10qui englobe
52:11et qui doit faire travailler
52:13énormément d'administrations
52:14entre elles
52:15avec une distribution
52:16de prérogatives
52:16peut-être que
52:18comme il ne se parle pas
52:19on vient d'en avoir
52:20un exemple
52:21et il y a des exemples
52:22qui sont pléthores
52:22dans tous les sujets
52:23elle n'est pas prête
52:25de voir le jour
52:25de cette manière-là
52:26et je pense que globalement
52:28moi ce qui me frappe
52:30effectivement
52:30ce qui peut générer
52:31de l'irritation
52:32chez beaucoup
52:33de français
52:34c'est ce décalage
52:35entre cette scène
52:36où on se gargarise
52:37de la France
52:38qui est la meilleure du monde
52:39qui règle tous les problèmes
52:41du monde
52:41et ensuite
52:42on est confronté
52:43à ce genre de sujet
52:45basique en 2026
52:46peut-être un peu plus
52:47d'humilité
52:47pour aborder le débat
52:49présidentiel
52:49et on aura l'occasion
52:50bien sûr
52:50d'en reparler
52:51c'est déjà la fin
52:52de ces informés
52:52Stéphane Vernet
52:53à la Une de Ouest-France
52:54demain
52:55on revient sur la canicule
52:56avec le récit
52:57d'une journée historique
52:58pour l'Ouest
52:59en fait
52:59il n'a jamais fait aussi chaud
53:00par chez nous
53:01voilà
53:01avec on l'a dit
53:02cette troisième journée
53:03la plus chaude
53:04dans l'ensemble
53:04de la France
53:05aujourd'hui
53:06lundi
53:07Jonathan Boucher-Petterson
53:08à la Une de Libération
53:09vous l'avez
53:09vous l'avez
53:10on revient aussi
53:11sur la canicule
53:12enfin une série de une
53:13sur la canicule
53:13là on est sur
53:14les corps à cran
53:14les corps à cran
53:16à la Une de Libération
53:17demain
53:18merci Rachel Garavel-Carsel
53:19qu'est-ce qu'on lit
53:20sur votre blog
53:21alors on revient sur
53:22la note
53:23la fameuse note
53:24de Luxman
53:24comment est-ce que
53:25les campagnes
53:26préparent le ciblage électoral
53:28voilà
53:28blog Zéparti
53:29on vous lit
53:30merci Michael Darmon
53:31d'être venu également
53:32les informer
53:33on revient demain matin
53:34à 9h sur France Info
53:36très bonne soirée à tous
Commentaires