- il y a 16 heures
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet.
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00:00Bonsoir et bienvenue sur France Info à la Une.
00:03Ce soir, le jour le plus chaud, encore un record de températures en France et d'autres attendus demain.
00:08Presque toute la France sera en vigilance canicule et des conséquences dans tous les secteurs,
00:14éducation, santé, tourisme, travail, des musées fermés également, des horaires aménagés.
00:19Nous parlerons aussi du risque incendie qui grandit, les fortes chaleurs qui ont aussi provoqué des coupures de courant.
00:25Et cette question, quels risques à terme sur notre approvisionnement en électricité ?
00:30Pour parler de tous ces sujets non informés ce soir, Elisabeth Pinault, bonsoir.
00:34Bonsoir Victor.
00:34Le grand reporter de l'agence Reuters correspondante pour Matignon et l'Elysée.
00:38A vos côtés, Sylvain Courage.
00:40Bonsoir Sylvain.
00:40Bonsoir.
00:41Directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Obs.
00:43Lou Bémont de Seineville est avec nous.
00:44Bonsoir.
00:45Bonsoir Victor.
00:46Rédacteur en chef adjoint au journal La Croix.
00:48Et Richard Verly, bonsoir Richard.
00:50Bonsoir Victor.
00:50Corrément France et Europe pour le Média Suisse Blic.
00:55Plus de 40 degrés aujourd'hui à Paris.
00:58Des pointes à 44 dans le sud-ouest.
01:00Les records tombent les uns après les autres.
01:02Nous vivons la journée la plus chaude jamais enregistrée en France.
01:06Et cela va se poursuivre demain.
01:08La carte de France sera aux trois quarts.
01:10En vigilance rouge à la canicule.
01:12C'est du jamais vu.
01:13Benoît Thommet de Météo France.
01:15Lors d'un point presse, c'était cet après-midi.
01:18À compter de demain, jeudi 12h,
01:2172 départements seront en vigilance rouge canicule
01:24et 14 en orange, ce qui est totalement inédit.
01:27Mardi 23 juin a été la journée la plus chaude jamais observée en France
01:33avec 29,9 degrés en moyenne des températures sur 24 heures
01:37et sur l'ensemble du pays.
01:39Voilà, 72 départements en rouge.
01:41Donc demain, vigilance à la canicule.
01:44C'est historique, Sylvain Courage.
01:45C'est un peu un jour sans fin ce que nous vivons.
01:47Oui, c'est une dystopie.
01:49On a l'impression de s'enfoncer dans un scénario de science-fiction.
01:53Les journées se succèdent
01:54avec ces températures dignes de la péninsule arabique.
01:58Et donc la douce France, je pense, est très affectée.
02:01Enfin, je pense que ça pèse sur le moral de tout le monde
02:04parce qu'on ne voit pas de solution pour l'instant
02:10à ce bouleversement qui modifie toutes nos habitudes,
02:14qui affecte, on l'a vu, tous les secteurs de l'activité.
02:18Bien sûr, le travail, mais pas seulement.
02:21Tout le monde en souffre.
02:23Et donc, je pense que c'est un choc très important pour le pays.
02:26Pour se rendre compte, on l'a dit,
02:2772 départements en rouge demain.
02:29En 2019, lors de la précédente grande vague de canicule,
02:3320 départements à Loubémont de Seineville
02:35avaient été en rouge au maximum en simultané.
02:37Oui, là, c'est vraiment une situation inédite.
02:39On le voit bien, d'ailleurs, on voit la manière dont ça écrase l'actualité.
02:43On va parler une heure à en parler ce soir.
02:47C'est la préoccupation majeure des Français.
02:51On voit bien à quel point ça affecte tous les secteurs de l'économie
02:55dont ça modifie les habitudes.
02:57Et on voit bien les réactions des scientifiques
03:00qui nous disent aujourd'hui, on vous l'avait bien dit,
03:02avec un peu d'amertume d'ailleurs,
03:04et ces débats sur notamment la climatisation
03:07qui est devenue un sujet politique.
03:08C'est des choses qu'on n'imaginait pas il y a 5 ans ou 10 ans.
03:12Et c'est vrai que quand on se souvient même,
03:13au début des années 2000,
03:15des premières prédictions, des premiers débats
03:18vraiment grand public sur le réchauffement climatique,
03:20on imaginait que les choses étaient plutôt pour 2050
03:23que pour 2025.
03:23Cette fameuse carte météo faite par TF1,
03:26on voit les températures, effectivement,
03:28celles qu'on a aujourd'hui finalement,
03:29mais avec 20 ou 25 ans en avance.
03:31Donc on voit bien qu'on est aussi dans une phase d'accélération
03:34qui interpelle évidemment tout le monde.
03:36Caractère exceptionnel, Richard Verly,
03:38Lou le disait à l'instant,
03:39tous les climatologues le disent,
03:40nous y étions prévenus en fait depuis de nombreuses années.
03:43Oui, mais il faut reconnaître à la décharge de l'opinion,
03:45c'est-à-dire de nous tous,
03:46que la météo des fois réserve des surprises.
03:49Il y a la tendance du réchauffement
03:51qui est incontestable,
03:53elle est documentée,
03:54elle est chiffrée,
03:55contrairement à ce que pensent certains dirigeants,
03:58notamment de l'autre côté de l'Atlantique.
03:59Et puis, par moment, vous le savez,
04:01il y a des épisodes
04:02où on a l'impression que le réchauffement n'a pas lieu.
04:05Et donc, la mémoire collective,
04:07quelquefois, elle est très à court terme.
04:09Un moment comme celui-ci,
04:10ça oblige à réfléchir,
04:12ça oblige aussi à s'équiper.
04:13Il y a tous les travaux énergétiques d'isolation
04:16qui sont importants.
04:17Ça fait aussi repenser la place de la climatisation,
04:21dont on sait maintenant,
04:21grâce aux avancées technologiques,
04:23qu'elle est compatible avec le réchauffement climatique,
04:25ce qui n'était pas le cas auparavant
04:27dans les vieux modèles de climatisation.
04:29En partie, il y a beaucoup de débats encore là-dessus.
04:31Absolument, mais quand même,
04:32on a fait beaucoup de progrès dans ce domaine.
04:34Donc moi, je voudrais en voir les aspects positifs.
04:36C'est-à-dire qu'il faut qu'on profite,
04:38si je puis dire,
04:39de moments comme celui-ci
04:40pour collectivement faire avancer
04:42un certain nombre de sujets,
04:43pour s'en saisir,
04:45s'en saisir tranquillement,
04:46sans panique,
04:47et surtout, pendant ce temps-là,
04:48protéger les plus vulnérables.
04:50Et si on veut rester un peu positif,
04:51la baisse des températures est annoncée,
04:53baisse très progressive,
04:54est annoncée à partir de demain soirée.
04:57Elisabeth Pinault,
04:58on a vu Matignon réagir ces derniers jours.
05:01Conseil des ministres à l'Elysée aujourd'hui,
05:02qui a été en partie consacré,
05:04en tout cas dans les questions
05:04qui ont suivi à la presse,
05:06à ce sujet de la canicule.
05:08Oui, et c'est bien normal.
05:09Depuis le premier jour,
05:11Sébastien Lecornu a montré
05:14qu'il s'intéressait évidemment à ce sujet,
05:16qui est le sujet numéro un du pays,
05:19incontestablement.
05:19Et puis, il veut montrer qu'il est à la manœuvre.
05:22Il a mis tous les ministres au travail
05:24sur tous les différents sujets.
05:26Il y a bien sûr de la santé à l'agriculture,
05:29en passant par l'éducation nationale,
05:31et bien d'autres domaines.
05:33Il en a été question au Conseil des ministres ce matin.
05:36Et c'était le sujet de la plupart des questions
05:38du compte-rendu du Conseil des ministres, en effet.
05:41Et c'est vrai que là,
05:43le gouvernement ne veut pas commettre l'erreur
05:46de Jean-François Météhu en 2003,
05:47qui était en vacances et qui...
05:49Le ministre de la Santé.
05:50Le ministre de la Santé,
05:51qui avait été contraint à la démission
05:52après une apparition sur son lieu de vacances,
05:56en polo,
05:56qui donnait l'impression que ce n'était pas grave,
05:58alors que la canicule, à l'époque,
06:00avait fait 15 000 morts.
06:02On n'a pas encore de bilan.
06:03On ne sait pas encore.
06:04On espère vraiment que les choses vont être contenues.
06:06Mais enfin, rien n'est moins sûr.
06:07On n'a pas de chiffres concernant les éventuels décès
06:11dus à la chaleur.
06:14On a des chiffres de noyades ou des accidents.
06:17Mais en tout cas, pour l'instant,
06:18le gouvernement est à la manœuvre.
06:21Et Sébastien Lecornu a même laissé entendre
06:23que le gouvernement ne pourrait pas partir en vacances,
06:27en tout cas pas trop loin,
06:28pour être mobilisable à tout moment cet été.
06:33Avec de nombreuses réunions de crise à Matignon ces derniers jours,
06:36dans ces conditions,
06:37tout le monde cherche un peu de fraîcheur,
06:39au cinéma, dans certains musées,
06:40mais la plupart des grands sites touristiques
06:43n'ont évidemment pas été pensés pour affronter la chaleur.
06:46Fermeture anticipée en journée du musée du Louvre,
06:49de la Tour Eiffel, de l'Arc de Triomphe,
06:50du Château de Versailles.
06:51Le Mont-Saint-Michel demande aussi aux visiteurs
06:54de reporter leur venue, le dérèglement climatique,
06:57qui joue, s'il va, courage, directement sur le tourisme
06:59et sur l'économie.
07:00On rappelle que la France reste la première destination touristique
07:03au monde.
07:03Oui, c'est un pays d'accueil.
07:05Et on s'aperçoit que toutes ces activités culturelles,
07:08elles dépendent des conditions climatiques.
07:11Ce n'est pas un hasard,
07:12si la France peut s'enorgueillir comme ça
07:15d'être la première destination touristique.
07:17Et donc ça vient aussi ternir l'image,
07:21l'attractivité du pays.
07:23Et ça peut avoir des conséquences économiques aussi,
07:25puisqu'on ne parle pas du ralentissement économique,
07:27mais il y a beaucoup d'impacts dans beaucoup de secteurs,
07:31l'industrie, le BTP, le tourisme.
07:34Et je pense que la productivité globale est ralentie,
07:37du simple fait de la chaleur.
07:39Donc on voit que finalement,
07:42le pays dépend beaucoup de son climat.
07:44Un spécialiste du tourisme disait tout à l'heure,
07:45Lou Bémont-Saint-Ville,
07:46que des dizaines de millions de personnes
07:48sont actuellement en vacances en France.
07:51Oui, absolument.
07:52Aussi bien beaucoup de touristes étrangers.
07:54Et puis on voit bien que là,
07:55c'est le début des grandes vacances qui vont commencer.
07:58Ce qui est intéressant quand même sur cette histoire de vacances,
08:00c'est qu'on voit bien qu'on va aller à un moment
08:04vers un décalage de calendrier scolaire.
08:05C'est-à-dire qu'on ne voit pas très bien
08:06si ces situations se reproduisent d'année en année.
08:09Comment est-ce que les calendriers scolaires
08:12vont pouvoir être maintenus ?
08:13Je vois ce qui se passe en Italie,
08:14où les vacances scolaires commencent plutôt vers le 15 juin.
08:19Et c'est jusqu'au 15 septembre.
08:21Et où il y a une décorrelation
08:23entre le calendrier scolaire et le tourisme.
08:25Vous avez été correspondant à Rome pour le journal.
08:27Voilà, exactement.
08:28Et donc, il y a une décorrelation
08:30entre les rythmes scolaires et le tourisme.
08:33Et donc, c'est aussi ça qui pourrait arriver.
08:35Et donc, on voit bien que là,
08:37le climat va aussi nous forcer à nous réorganiser,
08:40à réorganiser l'éducation, la culture, le tourisme.
08:44Enfin là, c'est quelque chose d'assez important
08:48et d'assez profond qui, sans doute, va commencer
08:51et puis qui va durer des années.
08:52Avec, concernant le tourisme, par exemple,
08:54puisqu'on en parle, Richard Verlis,
08:55toujours ce maître mot de l'adaptation.
08:57Qu'est-ce qu'il faut faire, finalement ?
08:58Ça veut dire adapter les jauges d'accueil,
09:00changer les bâtiments.
09:01Qu'est-ce qu'il faut faire ?
09:02D'abord, il faut anticiper,
09:04parce que la difficulté, c'est que la canicule,
09:06elle tombe sur des visiteurs qui sont déjà là,
09:09qui ont déjà fait le déplacement.
09:11Donc, ça suppose, mais comment faire ?
09:14Qu'on puisse anticiper davantage,
09:15peut-être diminuer les flux,
09:17notamment à certaines périodes dans les musées,
09:19mais au risque qu'à un moment donné,
09:21ces flux soient diminués,
09:23alors que la météo n'est pas caniculaire.
09:25Vous voyez que c'est quand même compliqué.
09:27Et puis, la deuxième chose,
09:28c'est surtout enseigner aux touristes
09:30que les réservations qu'ils ont faites,
09:32les engagements qu'ils ont pris,
09:34peuvent à tout moment être déréglés par le climat.
09:36Et ça, je crois que c'est une réalité
09:37qui s'applique à nous tous.
09:39Maintenant, on a, dans nos congés,
09:41surtout si on les prend dans des pays ensoleillés,
09:44on a un risque climatique.
09:45Et ce risque climatique,
09:47il va de l'aéroport avec l'avion qui peut être annulé,
09:50à la gare avec le train qui peut être annulé,
09:52à l'hôtel et aux différents sites qu'on a visités.
09:55Et je crois que ce risque climatique,
09:57il faut l'accepter,
09:58ou alors il faut décider de passer
10:00toutes ces vacances en Scandinavie
10:01et dans le nord de la Scandinavie
10:02où il y a des très beaux sites.
10:04Ce qui veut dire qu'on doit vivre finalement,
10:06maintenant et puis dans le futur,
10:07Elisabeth Pinault,
10:08avec ces aléas climatiques
10:10qu'on entendait tout à l'heure
10:10dans un reportage sur France Info,
10:12des touristes devant le Louvre
10:14dire, nous on ne comprend pas bien,
10:15on vient du Mexique par exemple,
10:17il fait aussi chaud,
10:17mais chez nous,
10:18bon, ben voilà,
10:18avec cette température-là,
10:21c'est sûr que la France n'est pas habituée
10:22à ce genre d'adaptation.
10:24Le Louvre c'est un bon exemple
10:25parce qu'il y a un très grand plan
10:27de rénovation sur plusieurs années
10:29qui s'engage dès maintenant
10:31avec ce problème de surpopulation
10:34et puis de vétusté des lieux.
10:36Donc là, ils ferment chaque jour
10:39le Louvre à 16h
10:41parce que c'est à ce moment-là
10:42que la chaleur est la plus puissante
10:44parce qu'il y a beaucoup de personnes
10:46et il fait chaud dehors
10:47et donc là, ça devient insupportable
10:49donc on est obligé de fermer le musée.
10:52Donc là, il va falloir penser,
10:55repenser les flux de touristes.
10:58Là, c'est 10 millions de touristes
11:01qui viennent tous les ans au Louvre,
11:02c'est énorme
11:02et l'idée était de passer à 12 millions.
11:04Est-ce que c'est une bonne idée ?
11:05Peut-être pas.
11:05Peut-être qu'il va falloir revoir
11:06cette idée-là,
11:08refaire une entrée, c'est sûr,
11:09mettre la joconde dans une salle
11:11en particulier.
11:12En tout cas, le musée du Louvre,
11:14avec ses travaux à venir,
11:15c'est un bon exemple
11:16d'adaptation
11:20aux conditions climatiques futures.
11:21Ça rejoint, s'il va encourager,
11:22les réflexions qu'il y a déjà pu avoir
11:24et qu'il faudra encore, sans doute,
11:25mener sur le tourisme de masse ?
11:26Oui, alors, partant de canicules,
11:29on s'aperçoit qu'il va falloir agir
11:30avec plus de précautions
11:32pour ménager à la fois
11:37les chefs-d'oeuvre du patrimoine
11:38parce qu'en plus, je crois que ça peut affecter
11:40aussi la conservation
11:42des bâtiments eux-mêmes.
11:43Ils n'ont pas du tout été conçus pour ça
11:46et en même temps,
11:47il faut aussi protéger les gens
11:49qui les visitent.
11:49Donc, c'est toute une réflexion
11:52qui n'était pas du tout intégrée
11:53dans le développement touristique
11:55et dans la visite des musées
11:57qui doit être entreprise.
11:58Voilà, problématique donc
11:59pour les musées,
12:00problématique aussi pour les restaurateurs
12:02sur France Info.
12:02Tout à l'heure, Alain Fontaine,
12:04président des bistrots et Café de France,
12:06expliquait que si les touristes étrangers
12:07continuaient de commander
12:08des bœufs bourguignons
12:09et autres plats en sauce,
12:10la clientèle française,
12:12elle clairement désertait
12:13pour l'instant son restaurant
12:14à Paris.
12:15Et puis, réflexion aussi
12:16pour les propriétaires de campings
12:17qui vont devoir s'adapter.
12:19Nicolas Dayot est le président
12:20de la Fédération Nationale
12:21de l'Hôtellerie de Plein Air,
12:22lui-même propriétaire
12:23de deux campings
12:24dans le Finistère
12:25et dans le Morbihan.
12:26Il va falloir planter des arbres,
12:28créer de l'ombrage,
12:29modifier une partie des structures
12:30des bâtiments par exemple
12:31pour pouvoir créer là aussi
12:32des endroits avec brumatisation,
12:36avec de l'ombrage.
12:37Quand il s'agit d'attente
12:38devant la réception,
12:38évidemment, il ne faut pas
12:39attendre sous le soleil,
12:40il faut qu'il y ait
12:40une petite pergola.
12:42Ça suppose évidemment
12:43de faire évoluer les hébergements.
12:45On y travaille beaucoup
12:46avec nos constructeurs
12:47de mobilhomes,
12:47de chalets, de roulottes,
12:48c'est-à-dire de pouvoir créer
12:50des couloirs de vent
12:50dans les hébergements,
12:52de sortir des mobilhomes
12:53avec des toits blancs
12:54et non pas des toits noirs
12:55pour que évidemment
12:56les rayons du soleil
12:57chauffent moins l'intérieur.
12:58Ça suppose de créer
12:59de grandes brées vitrées.
13:01Voilà, c'est plus qu'un changement,
13:02c'est une révolution
13:02pour les campings
13:04et l'OB Montsenville.
13:05Oui, les campings,
13:07ça fait partie des secteurs
13:11qui vont avoir à engager
13:12une révolution,
13:13comme vous dites,
13:14assez profonde
13:15et un aménagement assez profond.
13:17Ce qu'on va voir,
13:18c'est si on a une capacité collective
13:20à penser ces changements
13:21sur le long terme
13:22parce que là, on voit bien
13:23qu'on est dans une phase de canicule
13:24de 4 ou 5 jours.
13:25Est-ce qu'après,
13:26même si on en reprévoit une autre
13:28en juillet,
13:28mais on sait bien
13:29qu'à 15 jours...
13:29Il y a des incertitudes encore.
13:30C'est bien qu'à 15 jours,
13:31les prévisions ne sont pas très fiables.
13:32Mais est-ce qu'après,
13:33on va rebasculer
13:34dans une sorte d'amnésie collective
13:36dont on a l'habitude
13:37pour un certain nombre de sujets ?
13:39Ou est-ce que cette prise de conscience-là
13:41qui arrive aujourd'hui
13:42va produire des effets
13:45aussi bien sur un plan politique,
13:47urbanistique ?
13:48Est-ce que, par exemple,
13:50ça va bousculer
13:50la campagne présidentielle,
13:51les thèmes qui vont y être adoptés ?
13:54Et ça, on aura la réponse
13:55dans quelques semaines.
13:55Elisabeth Pinot,
13:56sur la campagne présidentielle ?
13:57En tout cas,
13:58on a déjà eu quelques réactions
14:00de plusieurs partis politiques.
14:02La France insoumise
14:03qui a présenté aujourd'hui
14:04un plan canicule.
14:05Le Rassemblement national
14:06qui, lui,
14:07est plutôt du côté
14:08du tout climatisation.
14:10Elle va présenter
14:10un plan lundi,
14:11d'ailleurs, à ce propos.
14:12Elle a déjà dit
14:13qu'il fallait climatiser,
14:15ce n'était même pas peut-être,
14:16les écoles,
14:17les hôpitaux,
14:18les EHPAD.
14:18Et ils ont, je crois,
14:19un plan de 20 milliards.
14:21Donc, il va falloir les trouver.
14:22On verra le moment venu.
14:24Pour de rénovation,
14:26c'est-à-dire du bâti
14:27et la climatisation.
14:29Et puis, évidemment,
14:31les autres candidats
14:32vont évidemment
14:33venir sur ce terrain.
14:34Marine Tondelier,
14:35la secrétaire nationale des Verts,
14:37a dit qu'elle n'était pas
14:39contre la climatisation
14:40quand cela a été nécessaire.
14:42Ce qui est un peu
14:43une inflexion
14:43de leur position jusqu'ici.
14:45Mais enfin,
14:46on est obligé d'être...
14:47Mais avec cette question,
14:48comme le soulevait
14:49Loubain-Montsenville,
14:50si en septembre, octobre,
14:51les températures
14:53ne dépassent pas
14:54les normales de saison,
14:55comme on dit,
14:55est-ce que le débat,
14:56lui, va survivre ?
14:56Ça, bien sûr.
14:57On sait bien qu'une campagne
14:59présidentielle,
14:59il peut se passer
15:00plein de choses.
15:0115 jours avant un premier tour,
15:02il peut y avoir
15:03une affaire Liana,
15:03il peut y avoir
15:04une guerre qui se déclenche,
15:05il peut y avoir
15:05une crise énergétique,
15:07il peut y avoir
15:07une canicule
15:08et le sujet revient
15:09sur le devant de la scène.
15:10Il faut que tous les candidats
15:11se préparent,
15:12y compris sur ce thème
15:14et c'est la moindre des choses
15:15d'avoir un programme prêt
15:18face au réchauffement climatique.
15:19On parlait, Richard Verly,
15:20des campings,
15:22difficultés de s'adapter
15:23aux changements climatiques,
15:24aux aléas.
15:25L'an dernier,
15:25en Suisse,
15:26un camping d'Arola
15:28dans le canton du Valais
15:29avait dû fermer,
15:29cette fois,
15:30pour des risques d'inondation.
15:31Mais ça,
15:31ça risque de se reproduire,
15:33que ce soit en Suisse,
15:33en France ou ailleurs.
15:34Oui, évidemment.
15:35Et c'est le camping
15:36qui avait la réputation
15:37d'être le plus haut du monde
15:39ou le plus haut d'Europe.
15:41Pardon, pas du monde,
15:41le plus haut d'Europe.
15:42Et effectivement,
15:43il y avait eu des éboulements,
15:45il y avait eu des noyades
15:46et ce camping va être relocalisé.
15:49Mais globalement,
15:49je crois que c'est très vrai
15:51pour les stations alpines,
15:53par exemple,
15:53parce que les stations alpines,
15:54ce qui est intéressant,
15:55c'est que d'une part,
15:57elles vont faire face,
15:58compte tenu de la canicule,
15:59à un surcroît de visiteurs en été.
16:01Les gens vont plus haut
16:02pour se protéger de la canicule.
16:04Mais les installations
16:05ne sont pas toujours adaptées.
16:07Et en plus,
16:08l'extrême difficulté,
16:09c'est que le sol se dégrade
16:10et ce faisant,
16:11vous pouvez avoir des éboulements.
16:12Donc,
16:13tous ces contreforts alpins
16:15qui,
16:15en général,
16:16étaient relativement
16:18peu occupés
16:18durant l'été,
16:20eh bien,
16:20risquent de devenir
16:21des refuges touristiques
16:22et il faut les adapter.
16:24Et il y a des choses
16:24qu'il faut accepter
16:25et d'autres choses
16:26qu'il faut refuser.
16:27Puis,
16:27il y a un autre enjeu
16:28dans le cas de la Suisse,
16:30par exemple,
16:30c'est aussi
16:31toute la question
16:32du niveau d'eau des lacs.
16:33Parce que,
16:34bien évidemment,
16:34quand vous avez un pays
16:35dont l'hydroélectricité
16:37est une ressource importante
16:39et que le niveau des lacs baisse,
16:40on le connaît en France aussi,
16:42ça pose des tas de questions.
16:43Ça pose des questions
16:44pour l'approvisionnement
16:45d'électricité,
16:45ça pose des questions
16:46pour les centrales nucléaires
16:48avec les rivières
16:49dont le niveau baisse.
16:51Donc,
16:52on voit bien
16:52qu'il faut s'adapter
16:53dans tous les domaines.
16:54Moi,
16:55ce que je trouve intéressant,
16:56si je puis dire,
16:57c'est que la canicule,
16:58c'est vraiment
16:59quelque chose de politique.
17:00Parce qu'elle pose
17:02des questions
17:02dans tous les domaines.
17:03Elle pose des questions
17:04immédiates,
17:05c'est-à-dire
17:05comment on s'occupe
17:06de nos anciens,
17:07de nos parents,
17:08des enfants,
17:08de l'école.
17:09Elle pose des questions
17:10plus générales
17:11sur le thème du bâti,
17:12du logement.
17:13Et donc,
17:14là,
17:14on a vraiment
17:15un sujet
17:16éminemment politique.
17:17Donc là,
17:17c'est un vrai sujet
17:18de réflexion
17:18pour les partis
17:19qui s'engagent
17:20dans une campagne
17:20présidentielle en France.
17:21Sylvain Courage,
17:22on a le sentiment
17:23que le climat,
17:23longtemps,
17:24a été un sujet politique
17:25et puis ces dernières années,
17:26moins peut-être,
17:27on l'a mis à part
17:28comme s'il n'était pas
17:28relié au reste.
17:29Il y avait le logement,
17:30la santé,
17:31le reste,
17:31et puis que le climat
17:31était finalement un sujet...
17:33Il y a eu une phase
17:33de pédagogie
17:35pour faire comprendre
17:36le réchauffement climatique.
17:38On sait que ça a été long
17:39et difficile,
17:40mais l'idée s'est installée.
17:41Mais maintenant,
17:41on est face à la réalité.
17:43Et donc,
17:43la difficulté,
17:44c'est de changer les habitudes
17:45dans tous les domaines.
17:46Et on sait que c'est très difficile
17:47de changer les habitudes.
17:49Ça ne peut venir,
17:51la nature humaine
17:52étant ce qu'elle est,
17:52que de la répétition
17:54d'épisodes
17:55qui ramènent le réel.
17:57Comme disait Lacan,
17:58c'est ce contre quoi
17:59on se cogne le réel.
17:59Donc là,
18:00on va se cogner
18:00contre la réalité
18:02du réchauffement
18:03et c'est ça qui peut
18:04faire évoluer
18:04tous nos modèles.
18:05Donc,
18:06c'est vrai,
18:06Richard Verli
18:07a raison de le dire,
18:08il y a une vertu pédagogique,
18:09malgré bien qu'on est très chaud,
18:10c'est que ça nous fait
18:11comprendre la réalité.
18:12Voilà,
18:13on ne pensait pas citer
18:13le psychanalyste Jacques Lacan
18:15dans un débat
18:15sur la canicule.
18:17Il n'avait pas peur
18:18du froid ni du chaud.
18:20Merci,
18:21Sylvain Courage.
18:22La canicule
18:22à l'origine aussi
18:23d'une grande coupure
18:24d'électricité,
18:25encore 15 000 foyers
18:26toujours privés de courant
18:28ce soir
18:29dans le sud-ouest
18:29du Finistère
18:30en Bretagne
18:31après un accident
18:31sur un transformateur électrique.
18:33Jusqu'à 120 000 personnes
18:34ont été touchées.
18:35Christophe Kiergaud
18:36est le directeur
18:37de cabinet
18:37de la préfecture du Finistère.
18:39C'est des équipements
18:40qui sont complexes,
18:41les transformateurs,
18:42qui sont aussi
18:43une sensibilité
18:44à la chaleur
18:45en l'occurrence
18:45de ce transformateur.
18:47Donc là,
18:47l'idée,
18:48c'est d'apporter
18:48des réparations
18:49avec si besoin
18:50des nouveaux équipements
18:51pour que ça ne se reproduise pas
18:54et que les foyers
18:54puissent à nouveau
18:55être réapprovisionnés
18:56en électricité.
18:57Et des coupures aussi
18:58dans le sud,
18:59notamment le Vaucluse.
19:00Bonsoir,
19:00Emmanuel Gallichet.
19:02Bonsoir.
19:03Enseignante,
19:03chercheuse en physique nucléaire
19:05au Conservatoire national
19:06des arts et métiers
19:07spécialiste
19:07des questions d'énergie.
19:09Est-ce que ce qui s'est passé
19:10est un événement isolé
19:11ou est-ce qu'il faut craindre
19:12que cela se répète
19:13avec ces vagues de chaleur,
19:14cette canicule ?
19:16Alors,
19:17vous parlez au niveau
19:18du transformateur de RTE
19:20ou de l'arrêt
19:21des centrales nucléaires ?
19:22Simplement pour le transformateur
19:23RTE pour l'instant.
19:25Alors oui,
19:25ça peut évidemment
19:26se reproduire
19:28sur le réseau électrique.
19:30On a beaucoup
19:30de transformateurs.
19:32Et donc,
19:33avec ces grosses chaleurs,
19:35ils n'ont pas été
19:37dimensionnés,
19:38on va dire,
19:38pour des chaleurs
19:39aussi importantes,
19:41aussi longtemps également.
19:42donc effectivement,
19:43il va falloir sûrement
19:44en changer un certain nombre.
19:46Et c'est un petit peu
19:47ce que doit faire RTE.
19:48C'est bien son programme
19:49d'adaptation
19:51et de jouvence
19:52du réseau électrique
19:53qui est en marche
19:55pour faire tout cela.
19:56On sait que des lignes électriques
19:58sont vieilles
19:59de parfois plus d'un siècle.
20:01Elles ne peuvent pas résister.
20:02Elles n'ont pas été conçues
20:03pour résister
20:03à ces fortes températures.
20:05Oui,
20:06vous avez raison.
20:06Alors peut-être un siècle,
20:07c'est un peu beaucoup,
20:08mais vous avez totalement raison.
20:10On a un réseau électrique
20:11en France
20:12qui est quand même
20:12un petit peu vieillissant.
20:14Il a besoin d'être,
20:16comme je vous le disais,
20:17d'avoir une vraie jouvence.
20:18Et c'est environ
20:20100 milliards d'euros
20:22que RTE a programmé
20:24pour justement
20:26permettre à ce réseau
20:27de continuer
20:28à transporter l'électricité
20:31dans des,
20:32je dirais,
20:33avec des,
20:34ou des canicules,
20:35ou même,
20:36on peut imaginer,
20:37vous le savez,
20:38des tempêtes aussi.
20:39Les mâts
20:40du réseau électrique
20:41sont aussi
20:42très sensibles
20:43à d'autres événements
20:47comme les tempêtes.
20:49Vous parlez
20:49de près de 100 milliards d'euros,
20:50ce qui veut dire
20:51que Enedis et RTE
20:52ont anticipé justement
20:54ces risques
20:55liés au réchauffement
20:56et au dérèglement climatique.
20:59Anticipé,
20:59oui,
21:00un petit peu.
21:00Peut-être,
21:01je ne sais pas,
21:01il faudrait leur demander
21:02exactement leur compte,
21:04évidemment,
21:04mais ils ont commencé
21:06effectivement
21:06à un petit peu anticiper.
21:09Ces 100 milliards,
21:10c'est sur jusqu'à 2040,
21:13donc on a,
21:14effectivement,
21:14ils vont provisionner
21:15l'ensemble
21:16de ces dépenses
21:17pour permettre
21:18une jouance
21:20du réseau.
21:22Alors,
21:22côté production,
21:23vous l'évoquiez tout à l'heure,
21:25EDF a dû mettre
21:26à l'arrêt
21:27un réacteur nucléaire
21:29et puis aussi
21:29abaisser la production
21:31de deux autres.
21:32Pour quelles raisons
21:32est-ce que l'activité
21:33de ces centrales
21:34doit cesser ou ralentir ?
21:35Alors là,
21:36on n'est pas du tout
21:37sur une problématique
21:38de l'outil industriel
21:40comme sur le réseau,
21:41mais sur une protection
21:42de la biodiversité,
21:44des fleuves
21:45qui sont utilisés
21:48pour refroidir,
21:50on prend de l'eau
21:52dans les fleuves
21:53pour aller refroidir
21:54la partie condenseur
21:56des centrales nucléaires.
21:58Donc,
21:58on prélève en amont
21:59et on rejette en aval
22:00quand on est sur
22:01ce qu'on appelle
22:02des circuits ouverts.
22:03Et dans ces cas-là,
22:04quand on rejette,
22:05on rejette un peu plus chaud
22:06que l'on l'a prélevé,
22:08évidemment.
22:09Et donc,
22:09dans ces cas-là,
22:10du fait de la canicule,
22:12nous avons une loi
22:14qui empêche
22:15de rejeter
22:16de l'eau trop chaude
22:17pour justement
22:18préserver
22:19l'environnement,
22:20la biodiversité,
22:21fleurs et faunes
22:22des fleuves.
22:23C'est ce que vous disiez,
22:24Richard Verley,
22:25tout à l'heure
22:25en parlant de la Suisse
22:27et de l'hydroélectricité,
22:29notamment,
22:30et de ce réchauffement
22:31également des eaux.
22:31Oui, absolument.
22:33On a en Suisse
22:34l'une des plus vieilles
22:35centrales nucléaires
22:37d'Europe
22:37qui va diminuer
22:38sa production de moitié,
22:40précisément
22:40à cause des problèmes
22:41de refroidissement
22:42puisque vous savez
22:43que si on construit
22:44les centrales nucléaires
22:45près de sources d'eau...
22:46La centrale de Bezno.
22:47Absolument.
22:48C'est pour le refroidissement.
22:50Eh bien,
22:50on voit,
22:50ça pose une grande question.
22:52Et en France,
22:52je dois dire que
22:53pour le moment,
22:54je trouve que
22:55ce sujet-là,
22:56on l'évite un peu
22:57parce qu'au fond,
22:58c'est un sujet
22:58très problématique.
22:59Vous savez qu'Emmanuel Macron
23:01a fait le pari du nucléaire.
23:02Il défend le nucléaire
23:03et on sait que le nucléaire
23:05a une énorme vertu
23:06dans cette période
23:07de transition climatique.
23:09Ça permet de s'affranchir
23:10des hydrocarbures.
23:11Mais n'oublions pas
23:13quand même
23:13que l'industrie nucléaire,
23:14au-delà de la dépendance
23:15vis-à-vis de l'uranium
23:16qu'elle crée,
23:17il y a une autre dépendance.
23:19C'est la dépendance
23:20par rapport au cours d'eau
23:21ou au lac
23:22qui assure le refroidissement
23:23de ces installations.
23:25C'est pas mince
23:26en période
23:26de réchauffement climatique.
23:27Emmanuel Gallichet,
23:28vous trouvez que pour l'instant
23:29on évite ce débat en France ?
23:32Non, non,
23:32on ne l'évite pas du tout.
23:33En fait,
23:34on est dedans.
23:35D'ailleurs,
23:36ce soir,
23:36nous le sommes.
23:38EDF a beaucoup
23:39anticipé.
23:40Depuis les années 80,
23:42EDF et un certain nombre
23:44d'industriels
23:45de la filière
23:46réfléchissent
23:46à la résilience
23:48justement
23:48des centrales nucléaires
23:50au réchauffement climatique.
23:52Et cette histoire
23:53de...
23:53Finalement,
23:54cette problématique
23:56de réchauffer en fait
23:57le condenseur,
23:58alors c'est évidemment
23:58pas du tout
23:59un problème
23:59de sûreté nucléaire.
24:00On est sur
24:02le circuit secondaire
24:03à refroidir.
24:04Donc,
24:05toutes les centrales thermiques,
24:06qu'elles soient
24:07gaz,
24:07charbon ou nucléaire,
24:08ont le même souci.
24:10Eh bien,
24:10il y a des solutions.
24:11Il y a déjà
24:12un certain nombre
24:13de centrales nucléaires
24:14dans le monde
24:14qui produisent
24:15de l'électricité
24:16dans des déserts,
24:18dans des climats
24:19extrêmement chauds,
24:21comme par exemple
24:22aux Émirats Arabes Unis.
24:24Vous avez Baraka
24:25qui est exploité
24:26avec des conditions
24:27climatiques extrêmement
24:29torrides,
24:29on va dire.
24:29Donc,
24:30il y a des solutions
24:31en fait
24:32pour éviter
24:33justement d'être
24:34sur un circuit ouvert
24:35et un fleuve
24:36et aller rejeter
24:37de l'eau trop chaude.
24:38Vous pouvez mettre
24:38d'ailleurs
24:39des tours aéroréfrigérantes.
24:41Donc là,
24:41à ce moment-là,
24:42on est dans ce qu'on appelle
24:42des circuits fermés.
24:44Et donc là,
24:45nous n'allons pas
24:45chercher de l'eau
24:46dans les fleuves
24:47ou alors vous vous mettez
24:48auprès des mers.
24:50C'est ce qui sera fait
24:50en particulier en France
24:52pour Panlis
24:54et Gravelines.
24:56Et donc,
24:56dans ces cas-là,
24:57vous avez
24:58la dilution
24:59et les forts courants
25:00marins froids
25:01de la mer.
25:02Emmanuel Gallichet,
25:03est-ce que la baisse,
25:04le ralentissement
25:05de cette activité
25:06pour ces réacteurs
25:07à court ou long terme,
25:09ça peut avoir
25:10des conséquences
25:11sur notre approvisionnement
25:12en électricité ?
25:14Alors,
25:15pour l'instant,
25:16ça n'en a pas beaucoup,
25:17évidemment,
25:18parce que nous avons
25:18un parc nucléaire
25:20où il y a,
25:21allez,
25:21on va dire,
25:22entre 5 et 6 sites
25:24qui sont ce qu'on appelle
25:26thermosensibles.
25:26Donc,
25:27en fait,
25:27sur les 19 sites
25:29ou les 57 réacteurs,
25:32vous en avez
25:32moins d'une dizaine
25:33qui ont ce genre
25:35de problématiques.
25:36Donc,
25:36on voit que,
25:36finalement,
25:37lisser sur une production annuelle,
25:39ça sera moins d'un pour cent
25:40de la production
25:41qui sera perdue
25:42du fait de la diminution
25:44ou de l'arrêt des centrales.
25:46Ça va,
25:46évidemment,
25:47peut-être augmenter
25:48un petit peu
25:49dans le futur
25:50si on a des épisodes
25:52de plus en plus chauds.
25:54Mais on voit que,
25:55finalement,
25:56il y a des études
25:56qui ont été faites,
25:57en particulier
25:58une étude
25:59dans Nature Energy
26:00qui est un site,
26:03une référence internationale,
26:05une étude qui dit
26:06qu'à 2100,
26:07avec un réchauffement climatique
26:08assez conséquent,
26:10on pourrait perdre
26:10au niveau mondial
26:11entre 1,4 et 2,5 %
26:15de la production.
26:16Donc,
26:17vous voyez que c'est quand même,
26:18alors,
26:19je ne dirais pas anecdotique
26:20parce que,
26:20de toute façon,
26:21faire attention à l'eau,
26:22c'est extrêmement important,
26:23mais ce n'est quand même
26:24pas énorme.
26:26C'est marginal encore,
26:27Sylvain Courage.
26:27Non,
26:28mais ça montre aussi
26:28la difficulté
26:29de toutes ces stratégies
26:31d'adaptation
26:32et de réduction
26:32des émissions
26:33de gaz à effet de serre
26:35parce qu'on a compris
26:36qu'il fallait
26:37qu'on électrifie
26:38pour arriver à produire
26:40suffisamment d'électricité
26:41pour ensuite changer
26:42le parc automobile,
26:43réduire les émissions
26:44de CO2,
26:44mais en même temps,
26:45il va falloir veiller
26:46à ce que les centrales nucléaires
26:48puissent être refroidies.
26:49Donc,
26:50on voit qu'il y a des boucles
26:52en fait
26:52dans tous ces raisonnements
26:53et c'est d'une effroyable complexité.
26:57Et donc,
26:57il va falloir
26:58beaucoup de réflexion
26:59et beaucoup de maturité
27:01pour les hommes politiques
27:02et les citoyens
27:03pour prendre
27:03les bonnes décisions
27:04parce qu'on comprend
27:05la difficulté
27:06de mettre à plat
27:08tous ces problèmes.
27:09Encore un mot,
27:10Emmanuel Gallichet,
27:11sur ce sujet-là,
27:12précisément.
27:13Oui,
27:14oui,
27:14effectivement,
27:15je rejoins le monsieur.
27:17Effectivement,
27:18vous avez d'un côté
27:19la lutte
27:21contre le réchauffement climatique
27:22et donc,
27:23dans ces cas-là,
27:24l'électrification
27:24est une grande solution
27:26et vous avez
27:27l'adaptation
27:28des sociétés
27:29à,
27:30évidemment,
27:31une augmentation
27:32de la température
27:32et une augmentation
27:35des événements extrêmes,
27:37en fait.
27:38Et donc là,
27:38il faut absolument
27:39qu'on ait un plan
27:40de résilience
27:41des sociétés,
27:42des outils industriels,
27:43mais aussi,
27:44on le voit très fortement,
27:45de nous-mêmes,
27:47des êtres humains
27:48et de notre vie quotidienne
27:49qui va être
27:50un petit peu chamboulée,
27:52nos écoles,
27:53nos hôpitaux,
27:53etc.
27:54Et donc,
27:55c'est deux choses
27:55qu'il faut mener
27:57en parallèle.
27:58Ce sont des projets politiques,
28:00vous avez totalement raison.
28:01Et donc,
28:02ces luttes
28:02et adaptations.
28:04Merci beaucoup,
28:05Emmanuelle Gallichet,
28:06d'être intervenu ce soir
28:07dans Les Informés.
28:08Je rappelle que vous êtes
28:09enseignante,
28:10chercheuse en physique nucléaire
28:12au CNAM,
28:13le Conservatoire national
28:14des arts et métiers.
28:15On va poursuivre
28:16notre discussion
28:17dans un instant
28:18sur France Info,
28:19la suite des informés
28:21à propos de cette journée
28:23historiquement
28:23la plus chaude
28:24jamais vécue
28:25en France.
28:26Il est 20h33.
28:32Et l'info,
28:33c'est avec Emmanuel Langlois.
28:34Elle est très forte,
28:35chaleur gagne donc encore
28:36un peu de terrain demain
28:37en attendant
28:38de premiers orages
28:39en soirée
28:39sur la façade atlantique
28:41vraisemblablement
28:41à partir de 22h
28:43de la Bretagne
28:43jusqu'au sud-ouest.
28:45Un adolescent de 15 ans
28:47a lui été placé
28:47en garde à vue
28:48ce matin
28:48après un incendie
28:49sur la commune
28:50de Saint-Martial-de-Valette
28:51près de Montron
28:52dans le nord
28:52de la Dordogne.
28:53Le feu a pris hier soir
28:54dans la commune.
28:557000 m2 de broussailles
28:57ont été détruits.
28:58Le jeune homme
28:58avait été vu
28:59par des témoins
29:00circulant à vélo
29:01à proximité
29:02du départ des flammes.
29:03Il a été arrêté
29:04en possession
29:05d'un briquet.
29:06Deux départements
29:07à la Haute-Garonne
29:08et les Deux-Sèvres
29:09basculaient
29:09pour la première fois
29:10de la saison
29:11sur un niveau
29:12de danger très élevé
29:13pour les feux de forêt
29:14alors que de nouveaux
29:15records de température
29:16ont été battus
29:17ce mercredi
29:18à Nantes,
29:18au Mans,
29:19à Lorient
29:20ou encore Tours.
29:21Pour la première fois
29:23un cas d'Ebola
29:24diagnostiqué en France
29:26chez un médecin
29:26rentrant de République
29:27Démocratique du Congo
29:28actuellement frappé
29:30par cette importante épidémie.
29:32Les autorités sanitaires
29:33se veulent toutefois
29:33rassurantes.
29:35L'OMS appelle
29:35à ne pas paniquer
29:36selon l'Organisation
29:37Mondiale de la Santé.
29:38Le risque reste faible
29:39à travers le monde.
29:41En légère replie
29:42après un pic
29:43lundi
29:44le trafic maritime
29:45dans le détroit d'Hormuz
29:46lui reste ce mercredi
29:47plus fort
29:48qu'avant l'accord
29:49passé entre les Etats-Unis
29:50et l'Iran.
29:51Les opérations
29:52d'évacuation
29:53des 11 000 marins
29:54encore bloqués
29:54dans le Golfe
29:55ont elles commencé.
29:56Elles prendront
29:57plusieurs semaines
29:58d'après l'ONU.
29:59L'émissaire américain
30:01Marco Rubio
30:01le secrétaire d'Etat américain
30:03affirme que Washington
30:04sera complètement aligné
30:05avec ses alliés du Golfe
30:07dans ses discussions
30:08avec l'Iran.
30:10Et puis le Mondial
30:112026 de football
30:12à suivre ce soir.
30:13Suisse,
30:14Canada
30:14et Bosnie-Herzégovine
30:15contre le Qatar
30:16à 21h.
30:17Puis Écosse,
30:17Brésil
30:18et Maroc-Haïti
30:19ce sera à minuit.
30:20Enfin Afrique du Sud
30:21contre la Corée du Sud
30:22et République Tchèque-Mexique
30:24à 3h du matin
30:25avec de nouveaux tickets
30:26pour les 16e de finale
30:28à distribuer
30:28ce soir et cette nuit.
30:47France Info
30:48rédaction du Nouvel Obs
30:49Loubémont de Seineville
30:50rédacteur en chef adjoint
30:51de La Croix
30:52et Richard Verli
30:53correspondant France
30:54et Europe
30:55pour le média suisse
30:57Blic.
30:57Continuons d'évoquer ensemble
30:58les conséquences
30:59de cette canicule historique.
31:02Nous venons de vivre
31:03la journée la plus chaude
31:04jamais enregistrée en France.
31:0630 degrés
31:07en moyenne
31:08sur 24 heures
31:08avec des pointes
31:09à 44 degrés
31:11dans le Sud-Ouest.
31:12Il a fait plus de 40 degrés
31:13à Paris
31:14ce qui n'était jamais
31:15arrivé pour un mois de juin.
31:17des risques accrus
31:18d'incendie aussi
31:20avec ces grandes chaleurs.
31:22Un départ de feu
31:22sur l'A61
31:23tout à l'heure
31:23entre Toulouse et Narbonne
31:25a provoqué
31:25une interruption
31:26du trafic
31:27et pour la première fois
31:28de l'année
31:28deux départements
31:29sont placés en danger
31:31très élevé
31:32pour les incendies
31:33de la Haute-Garonne
31:33et les Deux-Sèvres.
31:35Tout ça, Sylvain Courage
31:36accompagne aussi
31:37d'une sécheresse extrême
31:38les nappes phréatiques
31:38qui elles aussi sont à sec.
31:40Oui, il y aura des conséquences
31:42déjà dans le cours de l'été
31:44sauf si de fortes pluies
31:45venaient de corriger ça.
31:46On risque d'avoir
31:47quand même
31:47une sécheresse importante
31:49et puis c'est vrai
31:50que pour les agriculteurs
31:51c'est déjà pénalisant.
31:54Les moissons ont été anticipés
31:55mais le grain
31:56n'est pas de très bonne qualité
31:57parce qu'il n'a pas eu le temps
31:57de mûrir
31:58et de se remplir
31:59des bonnes matières.
32:02Le lait aussi
32:03il y a moins de production
32:04les vaches souffrent de la chaleur.
32:06Bref, pour ce secteur-là
32:08dont on connaît
32:09la dépendance au climat
32:10c'est une catastrophe.
32:11Pour revenir aux incendies
32:1235 départements
32:14en vigilance
32:15en ce qui concerne
32:16rien que les feux de forêt
32:17Elisabeth Pinault
32:17ça dit l'ampleur
32:18de ce qui nous attend
32:19ou ce qui se passe déjà.
32:20C'est sûr que c'est la grande crainte
32:22c'est que des feux se déclenchent
32:23on se souvient
32:24de ce qui s'était passé
32:24dans le sud-ouest
32:25il y a deux ans.
32:27Donc bien sûr
32:28et d'ailleurs
32:29et Sébastien Lecornu
32:29lors de ses réunions
32:31quasi quotidiennes
32:32celle d'hier par exemple
32:33il a bien parlé sécheresse
32:35mais pas seulement
32:36le réchauffement climatique
32:37ça veut aussi dire
32:38des orages
32:39des tempêtes
32:39des crues
32:41et puis les premiers orages
32:42arrivent demain soir
32:43on peut imaginer
32:44qu'ils puissent être violents
32:46et bien sûr
32:47le risque d'incendie
32:48est très fort
32:49et on redoute
32:50l'annonce
32:50d'un incendie d'ampleur
32:52dans les jours qui viennent
32:53dans les heures qui viennent.
32:54Phénomène français
32:54européen aussi
32:55bien évidemment
32:56mais mondial
32:56on peut le dire
32:57Richard Verly
32:58j'en appelle
33:00à votre casquette
33:01de spécialiste international.
33:03Alors au niveau européen
33:04il faut le dire
33:05parce que souvent
33:06on se tourne vers
33:07l'Union européenne
33:08et on déplore
33:09son inaction
33:10c'est pas le cas
33:11il y a un corps
33:11de protection civile
33:12qui s'est développé
33:13notamment pour les incendies
33:14on l'a vu à plusieurs reprises
33:16à l'oeuvre
33:16il fonctionne très bien
33:17il doit pas mal
33:18à l'ancien premier ministre
33:20Michel Barnier
33:21d'ailleurs
33:21qui avait fait un rapport
33:23sur le sujet
33:24qui avait conduit
33:24à des améliorations
33:25donc l'Union européenne
33:27agit
33:27après il y a
33:29deux sujets
33:29qui seront toujours là
33:31quoi qu'on fasse
33:32d'abord
33:32il y a le problème
33:34d'embouteillage
33:35si je puis dire
33:35des besoins
33:36c'est-à-dire que lorsqu'une canicule
33:37affecte plusieurs pays
33:38en même temps
33:38bien évidemment
33:39on n'a pas toujours
33:40les moyens de venir en aide
33:42à tous ces pays
33:42de la même manière
33:43et puis il y aura toujours
33:44en Europe
33:45une forme de fracture
33:46face au risque climatique
33:48en tout cas
33:48pour le moment
33:49entre le nord de l'Europe
33:50et le sud de l'Europe
33:52et ça
33:52c'est fait pour rester
33:53et donc là
33:54il faut prévoir
33:55des mécanismes
33:56qui sont adaptés
33:56mais ce qui est certain
33:57c'est que la question
33:59du réchauffement climatique
34:00elle est par ailleurs
34:00au cœur
34:01de la réflexion européenne
34:03le pacte vert
34:05la volonté
34:06d'une transition énergétique
34:07tout ça
34:08ça se rejoint
34:09mais en ce qui concerne
34:10l'assistance ponctuelle
34:11aux incendies
34:12notamment
34:12ou pour les catastrophes
34:14naturelles
34:14on peut dire
34:15que l'Union Européenne
34:16a vraiment fait des progrès
34:17Il y a la gestion européenne
34:18de ces incendies
34:19si on regarde en France
34:20il y a ce manque de moyens
34:22qui continue
34:23Loubémont de Seineville
34:24récemment
34:24la Fédération Nationale
34:26des Pompiers Volontaires
34:27parlait d'un manque
34:28de 50 000 pompiers volontaires
34:30justement en France
34:30pour faire face
34:31notamment à ces feux de l'été
34:32Oui il y a un manque de moyens
34:34qu'on a vu en fait
34:34ces dernières années
34:35on a tous le souvenir
34:36d'incendies gigantesques
34:38notamment dans l'Aude
34:39dernièrement
34:40qui ont été très marquants
34:42et donc ça nous remet
34:44face à ces limites
34:45qui sont des limites budgétaires
34:47des limites humaines
34:47mais c'est vrai que la canicule
34:49elle affecte aussi la nature
34:51c'est-à-dire qu'elle affecte
34:52les forêts
34:53elle affecte la végétation
34:55elle affecte les animaux
34:57donc voilà
34:58c'est un phénomène global
34:59qui touche aussi
35:01ce domaine-là
35:02et qui nous remet effectivement
35:05devant le mur du réel
35:06on ne va pas reciter Lacan
35:07une deuxième fois
35:08et puis pourquoi pas
35:09après tout
35:10le mur du réel
35:10devant lequel on se cogne
35:11mais c'est Cynthia Fleury
35:13qui disait
35:14il n'y a pas très longtemps
35:15qu'au fond
35:16il nous faut peut-être
35:16une bonne catastrophe
35:18pour qu'on comprenne
35:19je ne sais pas
35:20s'il faut une bonne catastrophe
35:20mais en tout cas
35:21on est là
35:22face à une situation
35:23gravissime
35:24qui doit encore une fois
35:25nous engager
35:26à une forme de prise de conscience
35:27y compris dans ce domaine-là
35:28l'idée finalement
35:29qu'on réagit
35:30quand on est au pied du mur
35:31l'épisode de canicule
35:33étendu et très intense
35:34que vit la France
35:35a aussi entraîné
35:36un pic inédit
35:37rarement voire jamais observé
35:39le recours aux soins d'urgence
35:40en début de semaine
35:41ça c'est ce que dit
35:42l'agence sanitaire nationale
35:43le nombre de passages
35:44aux urgences
35:45notamment pour des coups de chaleur
35:46a été multiplié par 3
35:47et celui des consultations
35:49SOS médecins
35:49par 4
35:50rien que ces deux derniers jours
35:52ce que confirme
35:53sur France Info
35:53le professeur Louis Soula
35:55administrateur des urgences
35:56du CHU de Rennes
35:57beaucoup de coups de chaleur
35:59oui effectivement
35:59des altérations d'état général
36:01et puis il y a des compensations
36:02habituelles dans ce genre de situation
36:03de pathologie chronique
36:04insuffisance cardiaque
36:05insuffisance rénale
36:06insuffisance respiratoire
36:07là ça commence à arriver
36:09comme un petit peu
36:10comme prévu
36:10puisqu'il y a toujours
36:11un décalage par rapport
36:12à l'activité du SAMU
36:14pour l'instant ça tient
36:16mais on sait que
36:17le post-canicule
36:18va être long
36:19parce que l'effet est retardé
36:20et on est très inquiet
36:22d'une éventuelle
36:23deuxième vague
36:23qui a été annoncée
36:25Voilà éventuelle deuxième vague
36:27qu'avait annoncée
36:28la ministre de la Transition
36:30écologique
36:31Monique Barbu
36:32Météo France
36:32reste prudent pour l'instant
36:33en disant que
36:34voilà regardez les prévisions
36:36dans une semaine ou 15 jours
36:37c'est un peu tôt
36:37pour l'instant
36:38mais on retient cette phrase
36:39Sylvain Courage
36:40pour l'instant ça tient
36:41Oui
36:42tant mieux
36:43mais c'est vrai que
36:44le bilan sur le plan de la santé
36:46on ne le connaîtra
36:47que dans quelques mois
36:48et quand on aura pu faire
36:50tous les recoupements statistiques
36:51pour voir
36:52combien de personnes
36:54ont été effectivement
36:55affectées
36:56et ont dû
36:57être hospitalisées
36:58combien hélas
36:59sont mortes
37:00parce qu'on sait
37:00que ça produit
37:01des décès
37:02donc je pense
37:04qu'on n'est pas au bout
37:04de l'expertise
37:06de cet épisode
37:07et que ça implique aussi
37:09que le système de soins
37:13intègre
37:13cette nouvelle dimension
37:14parce qu'ils ont déjà
37:15beaucoup de
37:16de sujets à affronter
37:19mais ça en fait un de plus
37:20Et avant cela
37:21on saura déjà
37:21aussi combien de personnes
37:23vont être prises en compte
37:24dans les prochains jours
37:25parce qu'il y a un effet
37:25comme l'expliquait
37:26le professeur Soula
37:27à l'instant
37:28effectivement
37:29il y a les appels
37:29au SAMU
37:30et puis ensuite
37:31il y a la gestion
37:32Elisabeth Pinault
37:33de ces malades
37:33ou de ces patients
37:34un coup de chaleur
37:35ou autre à l'hôpital
37:36Oui c'était la une
37:37du journal Le Parisien
37:39aujourd'hui en France
37:39aujourd'hui
37:40on a entendu
37:40beaucoup de sujets
37:41sur les urgences
37:43qui sont quand même
37:44inquiètes
37:44de ce qui pourrait
37:47advenir
37:47il y a même
37:48en certains endroits
37:49on entend
37:50des sujets
37:50qui disent
37:51il n'y a pas
37:51la climatisation
37:52partout
37:53et puis de plus en plus
37:54de cas
37:55on verra au fur et à mesure
37:56et en effet
37:57cette canicule
37:58cette fois
37:58est dure
37:59à un bon moment
38:00et on ne voit même pas
38:01la fin
38:01la semaine prochaine
38:03les températions
38:04sont très élevées
38:05donc on peut imaginer
38:06qu'elle sera meurtrière
38:08in fine
38:08même si les choses
38:09ont bien évolué
38:10depuis 2003
38:11rappelons-le
38:1215 000 morts
38:13à ce moment-là
38:13et donc
38:15il y a eu
38:15plus des mesures prises
38:17comme des salles
38:19rafraîchies
38:19dans tous les EHPAD
38:20mais c'est une seule
38:21salle rafraîchie
38:22ça ne veut pas dire
38:22que toutes les chambres
38:23sont rafraîchies
38:25dans les hôpitaux
38:26je le disais
38:27il n'y a pas toujours
38:28la climatisation
38:28partout
38:30j'en parlais ce matin
38:31avec des conseillers
38:32de l'Elysée
38:33qui disaient
38:34que le bilan
38:35on l'aura seulement
38:36en novembre
38:37et que la grande différence
38:40avec 2003
38:41c'est que
38:41il faut attendre
38:424 ou 5 mois
38:43pour avoir le bilan
38:44oui pour avoir
38:45des chiffres fiables
38:47sur les décès
38:49dus à la canicule
38:50ou à d'autres facteurs
38:51et donc
38:52on disait que
38:53la grande différence
38:54c'est l'isolement
38:552003
38:55les gens sont morts
38:56par isolement
38:57et que là
38:57les choses ont changé
38:58parce que maintenant
38:59on prend des nouvelles
39:00il y a des réseaux
39:01qui se mettent en place
39:02il y a de la prévention
39:03et que c'est
39:04la solitude
39:05qui a beaucoup tué
39:07en 2003
39:08et là
39:08les choses ont changé
39:09depuis
39:10on l'espère
39:11Lou Bémontenville
39:12oui
39:12et c'est vrai que
39:14la canicule
39:15elle tue immédiatement
39:17mais elle provoque aussi
39:18chez un certain nombre
39:19de patients chroniques
39:20on le racontait
39:20dans la croix
39:21ces derniers jours
39:23des effets
39:24retards
39:25c'est à dire que
39:25il peut y avoir
39:27des morts
39:27de la chaleur
39:29après la chaleur
39:30mais avec des effets
39:32qui sont dus
39:33à la canicule
39:33donc effectivement
39:34on voit bien
39:36que les bilans
39:38vont être
39:39scrutés
39:39mais ils ne seront pas
39:41disponibles avant
39:41plusieurs mois
39:42c'est intéressant
39:43parce qu'effectivement
39:44cette question
39:44de la solitude
39:45je rebondis sur
39:45ce que vous disiez
39:46quand même
39:47notre société
39:48elle a appris
39:49peut-être depuis 2003
39:50la solidarité
39:51intergénérationnelle
39:53ce qu'elle avait
39:53pas totalement
39:55mis en oeuvre
39:56en tout cas
39:56en 2003
39:56et on voit bien
39:58là avec
39:59des salles de fraîcheur
40:01des mobilisations
40:02exceptionnelles
40:02dans les EHPAD
40:03aussi
40:03toutes les campagnes
40:04de prévention
40:04qui parfois
40:05prêtent à sourire
40:06voilà
40:06buvez de l'eau
40:07fermez vos volets
40:08etc
40:09ça sauve des vies
40:10quand même
40:10c'est à dire que
40:11c'est ce que j'allais
40:11vous dire aussi
40:12changeant tout de même
40:12de discours politique
40:13aussi
40:14on parlait du ministre
40:15de l'époque
40:16Jean-François Matéi
40:17qui effectivement
40:17faisait un duplex télé
40:19depuis son lieu de vacances
40:20en finalement
40:21en dédramatisant
40:22un peu la situation
40:23aujourd'hui
40:23la ministre de la santé
40:24Sophie Riste
40:25elle répète
40:25buvez de l'eau
40:26en disant
40:26bon voilà
40:27ça peut paraître
40:27logique
40:28et finalement
40:29un peu bête
40:30comme discours
40:30mais voilà
40:30elle le répète
40:31sans cesse
40:31Jean-François Matéi
40:32il a une grande vertu
40:33il va rester
40:34dans l'histoire
40:35politique française
40:35récente
40:36c'est à dire que
40:36lorsque vous rencontrez
40:38des responsables politiques
40:39en ce moment
40:39ils vous disent tous
40:40on ne veut pas
40:40être Matéi
40:41donc voilà
40:42il y a une sorte
40:43il a laissé
40:44une marque
40:44très profonde
40:46et voilà
40:47son crash
40:49en direct
40:50à la télévision
40:51a laissé une marque
40:52la désinvolture
40:53exactement
40:54la désinvolture
40:55il est effectivement
40:56dans son lieu de vacances
40:57en polo
40:57au fond
40:58il dit bon ça va
40:58c'est l'été
40:59voilà
41:00il a laissé une marque
41:01et c'est sans doute
41:01grâce à lui
41:02que la canicule
41:03est devenue
41:04un sujet majeur
41:05de préoccupation politique
41:06et le reste aujourd'hui
41:07Richard Verney
41:08vague de chaleur
41:08aussi en Suisse
41:10en ce moment
41:10alors système hospitalier
41:12extrêmement
41:12et de soins
41:13extrêmement différents
41:14mais comment est-ce que
41:15c'est pris en charge
41:16là-bas ?
41:16alors côté météorologique
41:18c'est tout à fait
41:18aligné sur la France
41:20alors bien évidemment
41:20plus vous montez en altitude
41:22moins vous souffrez
41:23directement de la canicule
41:24mais la question
41:26est posée
41:27la même
41:27moi je dirais
41:28deux différences
41:29et je regardais un petit peu
41:30la presse internationale
41:31et c'est un peu vrai
41:32dans d'autres pays
41:33d'abord il y a en France
41:34mais c'est traditionnel
41:35dès que quelque chose survient
41:36il y a une attention immédiate
41:38et une attente
41:39vis-à-vis de l'État
41:40il faut que l'État agisse
41:42c'est pas vrai
41:43des autres pays européens
41:44alors c'est pas vrai
41:45pour deux raisons différentes
41:46dans certains
41:47c'est une question d'habitude
41:48en Suisse
41:48on se tourne moins vers l'État
41:50par exemple
41:50qu'en France
41:51mais c'est aussi parce que
41:52beaucoup de ces pays
41:53sont des pays fédéraux
41:54et donc on se tourne en priorité
41:55vers l'autorité régionale
41:57et non pas vers le pouvoir central
41:59les cantons en Suisse
42:00voilà notamment
42:01et puis la deuxième question
42:02c'est qu'il y a quand même
42:04toujours sous-jacent
42:05en France
42:06le débat est plus
42:07j'allais dire
42:08monétarisé en France
42:09on met plus
42:10tout à l'heure
42:10on parlait des programmes politiques
42:11et on avançait déjà
42:12le chiffre je crois
42:13de plusieurs milliards
42:13ou 20 milliards
42:14pour équiper les écoles
42:17et autres de climatiseurs
42:19c'est-à-dire qu'il y a
42:19cette impression
42:20qu'en France tout de suite
42:21dès qu'une catastrophe
42:22survient
42:23y compris climatique
42:24il y a une addition
42:25pour les pouvoirs publics
42:26c'est pas le cas
42:28nécessairement
42:28dans le reste de l'Europe
42:30où on se préoccupe
42:30avant tout d'abord
42:31de la sécurité des gens
42:33on regarde ce qu'on peut faire
42:34avec les infrastructures
42:35du moment
42:36et on diffère un peu
42:37l'addition
42:38elle n'arrive pas
42:39immédiatement
42:40en France
42:40voilà c'est une habitude
42:41dès qu'il fait chaud
42:42l'addition arrive
42:43dès qu'il fait froid
42:44l'addition arrive
42:45à voyager
42:45je ne connais pas de situation
42:46où l'addition n'arrive pas
42:47l'addition arrive
42:49Elisabeth Pinault
42:50ce qui permet au gouvernement
42:51depuis pas mal de temps
42:52déjà
42:53ou à l'exécutif
42:54de dire
42:54de toute façon
42:55on n'a pas d'argent
42:55oui
42:56et on peut rappeler
42:58que le fond vert
42:59a été le grand sacrifié
43:00du dernier budget
43:01donc on verra
43:02ce qui se passera
43:02lors du prochain budget
43:03cet automne
43:04qui s'annonce déjà difficile
43:05mais si la canicule
43:07se confirme
43:07cet été
43:09peut-être que
43:11les budgets
43:12l'argent alloué
43:14à tout ce qui concerne
43:16ce sujet
43:17il y aura
43:18des enveloppes
43:19plus épaisses
43:20cette fois
43:20Pour terminer
43:21ces informés
43:22parlons de l'école
43:23nous l'avons déjà évoqué
43:24ce soir
43:24la chaleur insoutenable
43:25dans les salles de classe
43:27des milliers d'écoles
43:28et de collèges fermés
43:29ou avec des horaires aménagés
43:30beaucoup d'écoles
43:32demandent aussi
43:32aux parents
43:33de garder
43:33quand ils le peuvent
43:34les enfants à la maison
43:36à cause de cette canicule
43:37quant au brevet des collèges
43:38le ministre de l'éducation nationale
43:39Edouard Geffray
43:40annonce un maintien
43:41des épreuves
43:41pour vendredi
43:42mais avec des aménagements
43:44Les chefs de centre d'examen
43:45pourront donc
43:46décider de deux pauses
43:47c'est une épreuve
43:48en trois étapes
43:49donc il y aura
43:50une pause de 15 minutes
43:50entre chaque étape
43:51de l'épreuve
43:52pour permettre aux élèves
43:53de pouvoir un peu s'aérer
43:54etc.
43:55et évidemment
43:55toutes les règles
43:56qui d'habitude préident
43:57notamment le fait
43:58qu'on n'a pas le droit
43:58d'aller aux toilettes
43:59pendant la première heure
44:00etc.
44:00ne trouveront pas à s'appliquer
44:01de manière à ce que
44:02tout élève qui a besoin
44:03de se rafraîchir
44:04puisse évidemment le faire
44:06et évidemment
44:07les consignes seront passées
44:08pour tout ce qui est
44:09distribution d'eau
44:10etc.
44:12le football
44:13après la pause fraîcheur
44:14du mondial
44:15voici celle du brevet
44:17L'expression se répand
44:18le langage s'adapte
44:19aux conditions climatiques
44:21effectivement
44:22la pause fraîcheur
44:23dans le brevet
44:24j'espère que ça va bien se passer
44:25que ça ne soit pas trop
44:26la panique
44:27parce que
44:27ce n'est pas évident
44:28quand vous gérez
44:30des épreuves comme ça
44:31de marquer
44:32des temps de pause
44:34tous les quarts d'heure
44:35je pense que là
44:36les surveillants
44:38les enseignants
44:39vont être mis
44:39à rude épreuve
44:40ça va être un sacré
44:41casse-tête
44:42organisationnel
44:43Loubémont de Seineville
44:44oui c'est un casse-tête
44:46organisationnel
44:46pour des enseignants
44:48qui souffrent
44:49de la chaleur
44:50dans des écoles
44:51qui ne sont pas climatisées
44:52c'est des enseignants
44:53qui font partie
44:54des gens
44:54qui travaillent
44:55aujourd'hui
44:56par 40 degrés
44:57alors même s'il y a
44:58des écoles fermées
44:59même s'il y a
45:00des ventilateurs
45:01certains établissements
45:02sont climatisés
45:03mais la majeure partie
45:04ne le sont pas
45:05donc voilà
45:06on arrive aussi
45:08à un moment
45:08je pense
45:09de fatigue collective
45:10qui fait que ça va être
45:12un moment difficile
45:12à gérer
45:13mais voilà
45:14comme je le suggère
45:15en début d'émission
45:17je pense que dans 10 ans
45:18le brevet ne sera plus
45:19organisé à cette période
45:20de l'année
45:20il sera organisé
45:21à un autre moment
45:22de l'année
45:23plus sans doute
45:23peut-être 15 jours
45:24un mois plus tôt
45:25mais ça va faire partie
45:26de l'adaptation collective
45:28à laquelle nous allons
45:29être amenés
45:30Elisabeth Pinot
45:30c'est sûr qu'on a quand même
45:31une impression de bricolage
45:32à l'école
45:33on demande parfois
45:34aux parents
45:34de fournir des ventilateurs
45:36parce qu'il n'y en a pas assez
45:37d'apporter vos propres
45:38bouteilles d'eau
45:39certaines écoles sont fermées
45:41et dans le village d'à côté
45:43elle reste ouverte
45:44et donc c'était dénoncé
45:45par les syndicats
45:46tout de même
45:47quand même un peu à raison
45:48il faudrait
45:49au moins prévoir les choses
45:50par exemple faire des calendriers
45:51avec les épreuves
45:53parce que bon
45:54la fin de l'année
45:55le mois de juin
45:56c'est toujours le moment
45:57des examens
45:58si en cas de canicule
45:59ça se passe comme ça
46:00on fait les épreuves le matin
46:01tôt on s'arrange
46:02oui s'il n'y a pas de canicule
46:04on fait comme si
46:04c'est ce qu'a dit d'ailleurs
46:05le ministre de l'éducation
46:06désormais il n'y aura
46:06sans doute plus
46:07ou en tout cas
46:08pour l'instant
46:09d'examen l'après-midi
46:10en tout cas il faudrait
46:11que ce soit prévu
46:13et écrit noir sur blanc
46:14plutôt que bricolé
46:15comme c'est un peu le cas
46:16actuellement
46:16Richard Verdi
46:17oui je suis quand même
46:18un peu dubitatif
46:19pardonnez-moi
46:20mais je comprends
46:21qu'il faut des grandes manœuvres
46:23dans tous les domaines
46:23pour s'adapter à la canicule
46:25mais est-ce qu'une fois
46:27qu'on aura équipé les écoles
46:28puisque je comprends
46:29qu'il y a un plan
46:29pour équiper les écoles
46:31d'une manière ou d'une autre
46:32en tout cas
46:33les nouveaux établissements
46:34qui vont être construits
46:34il y aura des opérations
46:35de rénovation
46:36on peut aussi se dire
46:38que le calendrier scolaire
46:40on peut demander
46:42à des jeunes
46:42je dirais
46:43de travailler
46:44dans un environnement
46:45un peu chaud
46:46ça ne me choque pas spécialement
46:48je voudrais juste dire une chose
46:49à 40 degrés
46:50on est un peu plus
46:51n'oublions quand même pas
46:53je vais essayer
46:55de ne pas nous regarder
46:56trop au nombril
46:57n'oublions pas
46:58qu'il y a quantité
46:59de pays dans le monde
47:00qui vivent en permanence
47:02avec ces conditions
47:03je ne suis pas en train
47:04de justifier la canicule
47:05du tout
47:06et il est normal
47:07d'intervenir
47:07et de faire le nécessaire
47:08mais la réalité
47:09c'est que vous avez
47:10dans beaucoup de pays
47:11des écoles
47:12je pense à l'Afrique
47:12je pense à l'Asie du Sud-Est
47:14je pense à l'Amérique latine
47:15donc voilà
47:16en fait on est confronté
47:17à une réalité
47:18qui dans beaucoup de pays
47:19est une réalité quotidienne
47:20donc peut-être
47:21c'est ça aussi
47:22qu'il faudrait enseigner
47:23aux enfants
47:24Elisabeth Pinault
47:25oui pourquoi pas
47:27je pense que
47:28de toute façon
47:29toute bonne idée
47:30est bonne à prendre
47:32il y a plein de choses
47:33à faire
47:33la végétalisation
47:34bien sûr
47:35il en parlait
47:35le propriétaire
47:36du camping tout à l'heure
47:38végétaliser les écoles
47:39c'est évidemment
47:40c'est un arbre
47:42au milieu de la course
47:43c'est ce qu'on peut faire
47:44de mieux
47:44pour faire baisser
47:44la température
47:45par exemple
47:45Sylvain Courage
47:46pour répondre
47:48à Richard Verly
47:49est-ce qu'il faut
47:50s'adapter finalement
47:51aux conditions difficiles
47:52que peuvent vivre
47:53les élèves
47:54ou les travailleurs
47:54d'autres pays
47:55ou est-ce qu'il faudrait
47:56finalement tendre
47:57vers un mieux
47:57au niveau peut-être
47:59européen et mondial
48:00c'est une question philosophique
48:01mais si on part du principe
48:03que les ressources
48:04ne sont pas illimitées
48:05il va falloir aussi
48:06s'adapter nous-mêmes
48:07la sobriété
48:08c'est quand même
48:09c'est aussi une morale
48:10une façon de se comporter
48:13un rapport au monde
48:14donc chacun peut progresser
48:17sur cet axe-là
48:17et il faut aussi s'adapter
48:19protéger surtout
48:20les plus fragiles
48:20et donc il va falloir
48:22prioriser les choses
48:23parce que si tout le monde
48:25réclame le confort
48:28climatisé en permanence
48:29et ne fait aucun effort
48:33pour s'adapter
48:33dans sa vie quotidienne
48:35ça ne fonctionnera pas
48:36On l'entendait
48:36le mot de bricolage
48:37d'Oubémont de Seineville
48:38c'était d'ailleurs le titre
48:39dans l'article de Libération
48:40cette semaine
48:41quand l'école bricole
48:43de manière générale
48:44on en est beaucoup là
48:45on l'a évoqué cette semaine
48:46dans Les Informers
48:47à de nombreuses reprises
48:48on est vraiment basé
48:49aujourd'hui sur l'adaptation
48:51et plus sur la lutte
48:52contre le réchauffement climatique
48:53finalement
48:54qu'à longtemps prévalu
48:54Il faut mener
48:55les deux fronts
48:56je pense que c'est
48:57assez contre-productif
48:58et irréaliste
48:59d'opposer adaptation
49:00et transition
49:01c'est-à-dire qu'on voit bien
49:02qu'aujourd'hui
49:03il y a une question
49:05qui est une question
49:05de santé publique
49:06d'organisation économique
49:08qu'il faut continuer
49:09à travailler
49:10avec 40 degrés
49:11à enseigner
49:12à étudier
49:13à passer des examens
49:15donc il faut s'organiser
49:16et là il y a de l'adaptation
49:17mais il ne faut pas
49:18pour autant
49:19renoncer à la transition
49:19je pense que
49:20si on oppose les deux
49:23on va vers des débats
49:24politiques notamment
49:25qui vont être
49:26extrêmement stériles
49:27et qui vont ni nous aider
49:28à penser
49:29ni nous aider
49:30à agir
49:31dans les années qui viennent
49:32Est-ce que
49:33vous vouliez terminer ?
49:34Est-ce que vous avez le sentiment
49:35Elisabeth
49:35que les politiques
49:36les responsables
49:38sont de même
49:39à mener
49:40les deux fronts ?
49:41On a soit le sentiment
49:42qu'il y a la lutte
49:43d'un côté
49:44soit que c'est
49:45l'adaptation finalement ?
49:46De toute façon
49:47on est obligé
49:48de s'adapter
49:48parce que le réchauffement
49:49est déjà là
49:50donc il est déjà
49:52trop tard
49:52d'une certaine façon
49:53ce qui n'empêche pas
49:54évidemment
49:55d'être sur les autres tableaux
49:57puis on le voit bien
49:57par exemple
49:58avec la voiture électrique
50:00le nucléaire
50:00mais en tout cas
50:01l'adaptation là
50:02elle est obligatoire
50:03Il y avait un point
50:04qui était intéressant
50:05dont on parlait tout à l'heure
50:07c'est sur les changements
50:08finalement de calendrier
50:09mais on peut aussi
50:10imaginer les rythmes
50:12au quotidien
50:12Richard Verli
50:13on parlait de la chaleur
50:14effectivement
50:15et d'examens
50:16qui pourraient
50:17au lieu d'être programmés
50:18en fin d'année scolaire
50:19enfin de la fin d'année scolaire
50:20actuelle
50:21c'est-à-dire au mois de juin
50:22pourrait avoir lieu
50:23peut-être l'hiver
50:24ou au printemps
50:25on peut imaginer
50:26la même chose
50:26que nos journées de travail
50:27par exemple
50:27soient décalées à terme
50:29Vous me tendez la perche
50:30pour un clin d'oeil Victor
50:31vous savez qu'en Suisse
50:33alémanique notamment
50:34les fonctionnaires
50:35sont au bureau
50:36à 7h le matin
50:37l'administration fédérale
50:39fonctionne
50:40à partir de 7h le matin
50:41et bien
50:42alors
50:42ils se trouvent
50:43pour quelle raison
50:44parce qu'ils travaillent très tôt
50:46mais il faut dire aussi
50:46qu'en général
50:47ils partent plus tôt
50:48c'est une habitude
50:49mais alors là
50:49en l'occurrence
50:50en période de canicule
50:51ça pourrait être
50:52une solution
50:53je pense qu'effectivement
50:54l'adaptabilité
50:55elle passe par les horaires
50:56bon
50:57il y a évidemment
50:57le télétravail
50:58mais là aussi
50:59faisons attention
51:00parce que quand on dit
51:01télétravail
51:01on dit qu'on surconsommation
51:02d'énergie
51:03dans un certain nombre
51:04de domaines
51:04parce que
51:05tous nos équipements
51:06informatiques
51:06consomment beaucoup d'énergie
51:07je crois en tout cas
51:09que ce qu'il faut
51:09c'est de la flexibilité
51:11de la responsabilité individuelle
51:13et peut-être
51:15de la part
51:16des établissements
51:17qu'ils soient scolaires
51:18ou les établissements
51:18administratifs
51:19surtout une fine connaissance
51:21de ce qui se passe
51:21les problèmes
51:22ils interviennent toujours
51:23quand à un moment donné
51:24on a oublié
51:25de parler aux gens
51:26que ce soit les employés
51:27que ce soit les pensionnaires
51:28des EHPAD ou autres
51:29donc la canicule
51:30elle oblige une chose
51:31c'est à une plus grande
51:32communication
51:33il faut tout simplement
51:34se tenir informé
51:35de ce qu'on fait
51:36les uns les autres
51:37donc là aussi
51:38même si c'est dur à vivre
51:39c'est peut-être
51:40plutôt une bonne nouvelle
51:41et sur les changements futurs
51:42de calendrier
51:43on peut penser aussi
51:44au festival de l'été
51:46par exemple
51:46qui vont sans doute
51:47se dérouler
51:47sous de très fortes chaleurs
51:49on a vu à Roland-Garros
51:50par exemple
51:51des joueurs souffrir
51:52voire abandonner
51:53parfois à cause aussi
51:54de la canicule
51:56on a le tour de France
51:57par exemple
51:58qui arrive début juillet
51:59on peut imaginer
52:00que ce sera peut-être
52:01très compliqué
52:01s'il y a un coureur
52:02pour les coureurs
52:03toutes les épreuves
52:04qui avaient lieu l'été
52:05parce que c'était
52:06le moment favorable
52:07ça peut devenir
52:08un moment défavorable
52:09mais ça aussi
52:09on peut adapter
52:10le calendrier
52:12aux nouvelles conditions
52:13et effectivement
52:16on voit déjà
52:17en fait
52:18que les choses changent
52:20en fait
52:20chacun dans son secteur
52:21chacun dans ses habitudes
52:23commence à négocier
52:26son nouveau mode de vie
52:27compte tenu
52:28des conditions climatiques
52:29mais il faut aussi
52:30que globalement
52:32et là
52:32c'est presque
52:33une question
52:34de gouvernance mondiale
52:35et c'est très compliqué
52:36il y ait vraiment
52:37une prise en compte
52:38du réchauffement
52:40à l'échelle planétaire
52:41parce que
52:41ce sont des phénomènes
52:42qui ne sont pas nationaux
52:43si aujourd'hui
52:44la France souffre
52:45de ces chaleurs
52:45c'est parce qu'il y a
52:46un système climatique
52:47qui s'est mis en place
52:48qui dépasse largement
52:50les frontières de la France
52:51et donc qui implique
52:53une discussion
52:53et la reprise
52:55des efforts internationaux
52:56pour abaisser
52:57les émissions de CO2
52:58Richard ?
52:59N'oublions pas une chose
53:00c'est que la climatisation
53:01on ne s'en est pas rendu compte
53:03jusqu'à présent
53:04en Europe notamment
53:05aux Etats-Unis
53:06la climatisation
53:06est quelque chose
53:07de plus ancien
53:08mais la climatisation
53:09a changé le monde
53:10la climatisation
53:11a changé le monde
53:11moi je me souviens
53:12d'une rencontre
53:13il y a quelques années
53:13avec l'ancien premier ministre
53:15de Singapour
53:15Lee Kuan Yew
53:16qui était considéré
53:17comme un visionnaire
53:18autocrate
53:18mais visionnaire
53:19pour son pays
53:20il avait l'habitude
53:20de dire que
53:21pour lui
53:22l'invention la plus importante
53:23avait été la climatisation
53:24parce qu'elle avait permis
53:25à tous les pays tropicaux
53:26de se mettre à produire
53:28au même rythme
53:29et dans les mêmes capacités
53:30que les pays tempérés
53:32alors je ne fais pas
53:32un plaidoyer
53:33pour la climatisation
53:34ce que je veux dire
53:34c'est que la chaleur
53:35elle définit les rythmes de vie
53:37elle définit aussi
53:38le rythme de production
53:39donc ça prouve bien
53:40que c'est quelque chose
53:41qui catalyse
53:41l'ensemble
53:42de notre vie quotidienne
53:43et la climatisation
53:44on aura l'occasion
53:45d'en reparler
53:46dans les informer
53:48avec de nombreux débats politiques
53:49encore à venir
53:50Sylvain Courage
53:51à la une de l'Obs
53:52cette semaine
53:53et bien dans le droit fil
53:54de notre discussion
53:54la canicule
53:55une catastrophe très politique
53:57à la une
53:57de la croix demain
53:58l'Oubé-Montaineville
53:59des candidats
54:00dans votre salon
54:01autour de l'organisation
54:02par Edouard Philippe
54:03et son parti
54:04de 1000 réunions
54:05d'appartements
54:06comme les réunions
54:07Topperware
54:08en prémisse
54:09de la campagne
54:10de la présidentielle
54:11mais il ne sera pas présent
54:13à toutes les réunions
54:14il sera en visio
54:16il sera en visio
54:17voilà
54:17merci Elisabeth Pinault
54:18d'être venue ce soir
54:20merci Richard Verli
54:21je renvoie vers
54:21votre média
54:23en ligne
54:24Blic
54:24et Suisse-Canada
54:25en ce moment
54:27au mondial
54:28effectivement
54:28à l'Hélène Attie
54:29qui va commencer
54:30merci beaucoup
54:31la soirée continue
54:32sur France Info
54:33les informés
54:34et eux reviennent
54:34demain matin
54:35à 9h
54:35très bonne soirée
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