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Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. 

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00:00Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, c'est sur le canal 16 de
00:05la TNT à la une.
00:06Ce soir, cinquième jour de guerre au Moyen-Orient, les funérailles d'Ali Ramenei reportées en Iran.
00:11Les soutiens du régime se réunissent tout de même ce soir à Téhéran,
00:14alors qu'Israël affirme que tout successeur au guide suprême sera une cible destinée à être tué.
00:20Les conséquences économiques de cette guerre, le détroit d'Hormuz, restent presque entièrement fermés.
00:25Quel impact ? En France, le ministre de l'économie se veut à nouveau rassurant, pas de pénurie d'essence
00:30et de gaz à court terme.
00:31La stratégie militaire défensive de la France liée à ses intérêts dans la région, l'Espagne, elle, refuse l'utilisation
00:37de ses bases par les Américains.
00:39Colère de Donald Trump et réponse du chef du gouvernement espagnol opposé à la catastrophe, dit-il, que représente la
00:45guerre.
00:46Nous en débattrons nos invités ce soir. Bonsoir Azadekian.
00:49Bonsoir.
00:50Vous êtes franco-iranienne, professeure de sociologie politique à l'université Paris-Cité.
00:55Les spécialistes de l'Iran avec nous, Mickaël Darmon. Bonsoir Mickaël.
00:58Bonsoir.
00:58Éditorialiste pour Public Sénat et I24 News.
01:01Isabelle Moreau est également avec nous.
01:03Bonsoir.
01:03Directrice de la rédaction de l'agence de presse AEF Info, spécialisée notamment en économie.
01:08Bonsoir Elisabeth Pinault.
01:09Bonsoir.
01:10Grand reporter de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:14Et François Reinhardt est également avec nous.
01:16Bonsoir François, journaliste et chroniqueur au Nouvelle Ops.
01:21Comme depuis deux jours à Téhéran et dans les grandes villes d'Iran, des rassemblements
01:25ce soir en soutien au régime, mais également en hommage au guide suprême Ali Ramenei, 86 ans,
01:31tué dans une frappe samedi dernier.
01:33Ces funérailles qui étaient prévues en début de soirée ont été reportées.
01:36La télévision d'État en Iran avance comme raison.
01:39Une affluence sans précédent.
01:42Azadekian, est-ce que cet argument vous paraît aujourd'hui crédible ?
01:45Non, pas du tout. Parce que moi, ce que j'ai pu lire aussi dans les journaux iraniens en Iran,
01:50c'est qu'ils ne sont pas encore prêts à organiser comme il se doit.
01:55Donc, comment s'appelle ? Les cérémonies, on va dire.
01:59Ils ont juste annoncé qu'il sera enterré à Machad, la deuxième ville d'Iran,
02:04puisqu'il y a grandi, il y a vécu.
02:06Mais je pense qu'ils n'ont pas eu le temps réellement, pendant les bombardements,
02:12de préparer des cérémonies, disent-ils, dignes du guide.
02:17Donc ça, c'est la raison aussi donnée par un certain nombre de journaux iraniens
02:21que j'ai pu consulter ce matin.
02:23Michael Darmon, problème simplement logistique, ou on peut l'imaginer sécuritaire ?
02:28Est-ce que ces funérailles, c'est une cible possible pour de nouvelles frappes israélo-américaines ?
02:32On peut difficilement imaginer des frappes en pleine foule.
02:36Les Israéliens et les Américains ont plutôt l'habitude, dans ce genre d'opération,
02:40d'attendre que leurs cibles soient plus ou moins isolées pour pouvoir les atteindre.
02:45Donc je pense qu'effectivement, l'argument est la raison de la difficulté logistique
02:49à organiser quand même une cérémonie où certainement des millions de personnes vont venir.
02:55On se souvient à chaque fois lorsqu'il y a eu des funérailles de grands dignitaires religieux chiites,
03:02en particulier, qui eux, marquent le deuil de manière extrêmement aussi, parfois spectaculaire.
03:07Donc il y a aussi, je dirais, vraiment une configuration d'organisation.
03:11Donc on peut penser que c'est effectivement la raison principale,
03:16c'est qu'il n'y a pas de possibilité encore logistique d'organiser l'arrivée,
03:20le rassemblement de plusieurs millions de personnes qui certainement se préparent
03:24à accompagner Khamenei à sa dernière demeure.
03:27On se souvient, Michael, des funérailles d'Assad Nasrallah, il y a un an, en février 2025,
03:31au Liban, l'ex-chef du Hezbollah.
03:33Des avions israéliens, à l'époque, avaient survolé Beyrouth à très basse altitude.
03:37On peut imaginer pareille surveillance ?
03:39Tout est imaginable.
03:40En plus, c'est ciel ouvert.
03:42Donc de ce point de vue-là, s'ils veulent se promener, ils se promèneront.
03:47Mais une fois de plus, on verra dans quelles conditions d'abord seront organisées ces obsèques.
03:51Je voulais réagir à ça, Dekian.
03:52Non, je voulais dire que l'espace aérien iranien est tout à fait ouvert.
03:56Il n'y a absolument aucune défense.
03:58Donc oui, ils peuvent venir quand ils le souhaitent.
04:01Sauf qu'ils n'ont absolument aucun intérêt à bombarder la population civile,
04:06même pro-régime qui seront là à cette occasion du deuil.
04:12Et puis tous les soirs, ils se réunissent par dizaines de milliers,
04:15à Téhéran et dans d'autres villes.
04:16Et fort heureusement, ils n'ont pas été attaqués et frappés jusqu'à aujourd'hui.
04:21François Reynard.
04:21Oui, je voulais dire qu'il y a quelque chose que je ne comprends pas moi dans la stratégie israélo
04:24-américaine.
04:25Parce qu'Israël dit, quel que soit le successeur, on le tapera, on l'éliminera.
04:29Ça veut dire, on veut donc un changement de régime.
04:32Puisque si vous ne voulez pas un changement de régime,
04:33vous voulez avoir quelqu'un avec qui discuter pour faire la paix, pour traiter,
04:36pour même quelqu'un qui capitule.
04:38Il faut bien quelqu'un qui signe le traité.
04:39Et d'autre part, en même temps, cet après-midi encore,
04:43il y avait M. Exet, le secrétaire d'État à la guerre,
04:45qui dit qu'on ne veut pas de régime change, comme ils disent aux États-Unis.
04:49On ne veut pas changer de régime.
04:50On veut qu'il reste en place, etc.
04:51Donc tout ça est très illisible.
04:53Enfin, il est vrai que dans l'opération, tout est très illisible depuis le début.
04:56Puisqu'on ne connaît pas les buts de guerre.
04:58On ne sait pas jusqu'à quand ça va aller, etc.
04:59Enfin, ça, c'était une indécision en plus.
05:03Michael Darman.
05:04Vous avez effectivement deux noms d'opération et deux discours différents,
05:08qui sont d'ailleurs divergents entre les Israéliens et les Américains.
05:11Il est vrai que du côté de Trump, on ne veut pas,
05:15après l'avoir dit, de changement de régime,
05:18le fameux régime change, au début,
05:19qui était la matrice de l'opération,
05:22ne l'est plus, en tout cas elle est plus formulée comme telle.
05:25On ne sait pas d'ailleurs, finalement,
05:27quand on écoute les Américains, qui a suivi qui.
05:30Marco Rubio dit, nous avons été chef de diplomatie américaine,
05:34nous avons été obligés d'accompagner,
05:35enfin de suivre les Israéliens qui ont été,
05:37et en allant, Trump a contredit totalement son propos.
05:41Trump a dit qu'il ouvrait la porte à des possibilités d'opération terrestre
05:45pour ne plus le dire, ou en tout cas reculer, deux jours plus tard.
05:48Donc, il y a effectivement un côté illisible dans le discours américain.
05:52Du côté israélien, on est quand même plus cohérent.
05:53Le changement de régime reste l'objectif.
05:57Effectivement, ne pas discuter avec les MOLA, pas du tout.
06:00Effectivement, ils n'ont pas du tout l'intention de signer quoi que ce soit avec des MOLA,
06:02mais de faire en sorte de peut-être de faire émerger.
06:05Et là aussi, c'est une grande difficulté.
06:08Un dirigeant de transition, il n'y a pas de secret,
06:11il pousse absolument le fils du char, Reza Palavi,
06:14qui a beaucoup de mal à créer quand même le consensus parmi l'opposition iranienne.
06:18Donc, on n'est pas sorti d'affaire.
06:20Il y a d'autres noms, Azadekian, qui émergent pour remplacer à la tête de l'Iran ?
06:25Écoutez, oui, à la tête de l'Iran, pour remplacer, succéder à Khamenei, le guide qui a été tué,
06:31il y a M. Arafi, qui aujourd'hui fait partie de ce Conseil de Troie,
06:36avec le président Pézéchkian, le chef du judiciaire.
06:38Et puis, c'est lui, c'est un dignitaire religieux qui est très connu,
06:43qui a beaucoup travaillé aussi avec Khamenei,
06:47et dont le nom a émergé déjà l'année dernière lorsqu'on parlait de la succession du guide.
06:52Et bien sûr, aujourd'hui, ou hier, on a entendu parler aussi de Moustaba,
06:57le fils de Khamenei, mais je ne pense absolument pas qu'il puisse accéder à ce statut du guide.
07:05Premièrement, parce que l'institution cléricale est contre.
07:09Les gardiens de la révolution, ils sont pour, parce qu'il est très proche des gardiens,
07:14mais pas l'institution cléricale.
07:17Et donc, pour l'instant...
07:18Et puis, la population iranienne, dans sa grande majorité, a dépassé largement le guide.
07:23Même si ce régime reste au pouvoir, personne ne voudra plus d'un guide.
07:28Et Khamenei n'est plus remplaçable, parce qu'on a dépassé largement l'époque, si vous voulez.
07:34La société iranienne est vraiment très laïcisée.
07:37Pour vous, il n'y aura pas de guide suprême, à nouveau ?
07:39Écoutez, moi, je pense qu'à terme, ils vont continuer avec ce Conseil à trois ou à quatre.
07:44D'ailleurs, c'est quelque chose qui a été prévu au début de la révolution, et pas un seul guide.
07:49Et de toute façon, il y a tellement de dissensions au sein du régime, ou de ce qui en reste,
07:54et l'institution cléricale, qu'ils ne vont pas s'entendre sur un seul nom.
07:57Raison pour laquelle, je pense qu'ils vont continuer avec ce Conseil pour l'instant.
08:00On parlait d'ailleurs de millions de personnes, possiblement, aux funérailles,
08:04quand elles auront lieu, d'aller ramener.
08:06Est-ce qu'on a une idée de la proportion d'Iraniens, aujourd'hui, qui soutiennent encore le régime ?
08:11C'est très difficile, vous savez, il n'y a pas vraiment de sondage, mais 5 à 10%, 10%,
08:15puisque, moi, je compte, il y a un million...
08:17Qui peut représenter, quand même, jusqu'à 10 millions de personnes.
08:19Bien sûr, parce qu'il y a déjà des miliciens, dont le nombre est un million moins.
08:26Il y a presque 250 000 gardiens de la Révolution, il faut compter aussi leurs familles.
08:31Il y a, bien sûr, les militaires, les fonctionnaires, qui, parfois, sont obligés aussi de descendre,
08:36enfin, de participer à ce genre de cérémonie.
08:39Donc, facilement, ça peut faire quelques millions à travers l'Iran.
08:45Mais, après, l'Iran a aussi une majorité silencieuse.
08:48Les gens qui sont contre le régime, mais qui ne descendent pas dans la rue.
08:52Et donc, voilà, il y a une minorité de soutien au régime.
08:57Puis, une minorité très active des militants qui risquent leur vie,
09:01qui descendent dans la rue, et la majorité silencieuse qui est contre le régime,
09:04mais qui, pour l'instant, reste assez prudente.
09:07Avec une population, on le rappelle, de près de 90 millions d'Iraniens.
09:10Elisabeth Pinault.
09:11En tout cas, je retiens de ce qu'on vient de dire,
09:15que le régime des Mollahs est bien installé et encore très puissant pour tenir la société iranienne,
09:23même avant la guerre.
09:25C'est ce que tous les diplomates nous disaient, ici, à Paris.
09:27Et même depuis le début de la guerre, on pouvait imaginer,
09:30après les massacres de la population par dizaines de milliers,
09:35qu'un changement allait survenir,
09:37que la mort d'Ali Ramenei allait faire changer les choses.
09:41Mais, en vérité, personne ne parie là-dessus.
09:44Donald Trump ne le fixe pas comme objectif de ce changement de régime.
09:49Et donc, voilà, ceux qui espéraient un changement de régime presque automatique
09:55après ce qui vient de se passer, en sont pour leurs frais.
09:58Personne, aucun diplomate que l'on rencontre ne parie là-dessus, à court terme, en tout cas.
10:02Azalea Kian.
10:03Très rapidement, je voudrais dire que, parce qu'il faut connaître quand même ce régime,
10:06et que ce régime, c'est un régime institutionnalisé.
10:09C'est-à-dire que, bien évidemment, les personnalités qui occupent des fonctions sont importantes
10:13et Ramenei l'était, mais il y a la fonction qui persiste, il y a des institutions qui persistent.
10:19Et souvenons-nous, quand Ramenei est décédé en 1989, lui, de sa propre mort,
10:23tout le monde disait que le régime a s'effondré.
10:25Non, le régime s'est même renforcé.
10:27Ça n'est pas le cas aujourd'hui, parce que le régime est très, très contesté aussi de l'intérieur.
10:33Il y a la guerre.
10:34Moi, je parie pour l'effondrement du régime.
10:36Je pense que, quand on parle de l'effondrement, il y a la crise économique profonde qui est déjà là.
10:40L'impopularité grande du régime est déjà là.
10:43Et puis, la guerre.
10:44Donc, en fait, les trois éléments dans des théories de sociologie politique pour qu'on puisse dire qu'il y
10:49aura un effondrement est là.
10:50Mais il y a une question de temps.
10:53Quand est-ce que ça va arriver ?
10:55François Rémat.
10:55Oui, ce que je voulais dire, pour aller dans le sens de ce qui vient d'être dit,
10:58c'est que sur les changements de régime, moi, je ne connais pas l'avenir et je ne sais pas
11:01ce qui va se passer en Iran.
11:02J'espère pour les démocrates iraniens qu'ils auront droit à une démocratie, comme tous les peuples du monde.
11:07Mais les changements de régime par des attaques militaires, ça n'existe pas.
11:13Les seuls exemples qu'on a en tête, c'est l'Allemagne nazie et le Japon impérial qui ont été
11:18abattus.
11:18Mais bon, là, on n'est pas dans cette même configuration.
11:22Et sinon, il y a quelques petits changements de régime par les bombardements américains en Amérique centrale.
11:26Mais sinon, les régimes communistes sont tombés de l'intérieur.
11:30Les dictatures européennes, occidentales, franco, le Portugal, etc., ils sont tombés de l'intérieur.
11:36Ce n'est pas en bombardant qu'on les a fait tomber.
11:38Et plus récemment, la Libye.
11:40Oui, la Libye.
11:41Et quand on a essayé, c'était le chaos.
11:42Voilà, la Libye, l'Irak, c'est le chaos qui arrive.
11:45Vous y réagirez, Isabelle Moreau ?
11:46Oui, certains politologues disent que par les airs, ça ne suffit pas.
11:48Il faut aller aussi sur Terre.
11:50C'est un peu ce que vous disiez tout à l'heure.
11:51Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, les Américains n'ont pas envie d'y aller.
11:54Donc, ça va être compliqué.
11:55Donc, ils en appellent au peuple qui se soulève.
11:57Mais a-t-il les capacités ?
11:59Est-ce qu'effectivement, il y a quand même des maillons de ce pouvoir qui va les soutenir ?
12:02Aujourd'hui, ce n'est quand même pas encore complètement fait.
12:05C'est vrai que, justement, pour pouvoir provoquer ce genre de propos, on a vu une information passer aujourd'hui
12:10en quoi la CIA tente d'organiser et de mobiliser les Kurdes pour pouvoir, au fond, peut-être recréer un
12:18peu
12:18la mécanique de supplétif de force terrestre qu'on a vue avec la coalition occidentale qui a lutté contre Daesh,
12:24qui a d'ailleurs abattu un régime avec des frappes, mais avec, effectivement, au sol, les Kurdes qui ont fait
12:29quand même le travail,
12:30un travail indispensable pour lequel il n'a pas été d'ailleurs rétribué par la communauté internationale,
12:35mais enfin quand même qui ont fait ce travail-là.
12:37Donc, on est dans cette logique-là.
12:39Et c'est vrai qu'il y a une logique de vouloir abattre ce régime par les airs, par des
12:45frappes.
12:45Au fond, même pratiquement comme s'il s'agissait de faire tomber le nazisme à l'époque.
12:50Vous évoquiez la CIA, Michael Darmont.
12:52On sait que Donald Trump a dit que toute discussion était désormais impossible avec l'Iran.
12:57On peut imaginer que des discussions en sous-main existent entre des services et...
13:02Comme on dit, je ne suis pas dans la pièce, mais en revanche, j'adorerais voir ce film.
13:07Donc oui, bien sûr, on peut parfaitement imaginer qu'entre État et entre services de renseignement,
13:13on est dans un pragmatisme absolu et qu'on peut transmettre des messages,
13:17même aux gens qu'on est en train de combattre et qu'on essaye d'éliminer la carte politique.
13:23Vous vouliez intervenir à Sadekian.
13:24Oui, je voudrais juste dire que, trop au sol, ça me paraît vraiment impossible
13:28parce que l'Iran a trois fois la taille de la France.
13:31C'est un grand pays.
13:32Donc, il faut à peu près un million de soldats américains.
13:37Après, les gardiens de la Russian sont toujours là et les autres forces armées.
13:40Il n'y a pas eu de défection au sein de l'armée régulière non plus.
13:43Il y en a qui parlent beaucoup de cette défection-là
13:46et qui espèrent que l'armée régulière prenne ses distances.
13:50Pour l'instant, on n'en est pas là.
13:51En ce qui concerne les Kurdes, oui, effectivement, on a entendu parler.
13:56Il y a un certain nombre de gens qui sont formés pour manier des armes aussi aux Kurdistans irakiens.
14:02Mais est-ce que c'est suffisant ?
14:05Ils peuvent peut-être, effectivement, occuper leurs Kurdistans, les Kurdes,
14:09mais de là à espérer ou à penser qu'ils peuvent occuper et venir occuper l'ensemble du pays.
14:15Ça m'étonnerait fort, d'autant que les autres les accusent de séparatisme.
14:19Et les Iraniens sont nationalistes.
14:21Les Perses sont très nationalistes.
14:22Ils sont contre le régime islamique, mais ils sont très nationalistes.
14:25Ils ne voudront jamais travailler avec les Kurdes, d'autant qu'ils seront armés par les États-Unis, etc.
14:32Donc, il n'y aura pas la démocratie.
14:35Ça, c'est évident.
14:36Moi, je suis vraiment désolée de le dire, mais de ce que je peux voir et constater, il y aura
14:40le chaos.
14:41Et à cela s'ajoutent les 5 000 Daesh qui étaient en Syrie, justement, et qui sont maintenant en Irak
14:47et qui peuvent traverser les frontières poreuses iraniennes.
14:50Et après, voilà, ça sera vraiment un chaos incontrôlable, un danger pour l'ensemble de la région.
14:56Donc, en fait, il faut être prudent, distribuer comme ça des armes.
15:01Il faut savoir à qui on les distribue.
15:03Quant à la population dans des grandes villes sans armes, ils ne vont pas nécessairement risquer de nouveau leur vie.
15:10Je vous rappelle qu'en janvier, il y a à peu près 30 000 personnes qui ont été tuées, qui
15:15ne faisaient rien.
15:15Ils étaient juste dans la rue et 50 000 prisonniers actuellement en Iran qui risquent d'être exécutés.
15:22Tout à l'heure, François Reynard t'évoquait Pitexet, le secrétaire à la Défense des États-Unis.
15:27Il a pris la parole cet après-midi en comparant les dirigeants iraniens à une équipe de football qui aurait
15:31ses remplaçants.
15:33Mais Kaël Darmon, on se souvient du jeu de cartes avec les dirigeants irakiens dans Saddam Hussein en 2003.
15:38On est dans le même registre ?
15:39Oui, effectivement, on est dans un registre comme ça, je dirais, de symboles diplomatiques.
15:45Mais ce que j'attends de voir, c'est au fond, dans quelle mesure, puisqu'on parle de la manière
15:50dont ce conflit s'étend
15:53et les réactions et les conséquences régionales d'un conflit qui est en train de s'embraser.
16:00C'est comment ça va continuer à se passer avec le Liban, comment ça va continuer à se passer avec
16:06les pays alentours,
16:07avec les pays arabes qui sont frappés, qui n'ont pas l'habitude d'être placés dans des conditions de
16:12bombardement,
16:13qui n'ont pas les équipements idoines dans les bâtiments, comme les Israéliens en sont habitués.
16:19Et on voit bien que c'est la stratégie anienne, elle est de faire pression sur ces pays,
16:26de manière à ce qu'on éprouve leur résistance et leur présposition d'être du côté des Américains et du
16:35côté des Israéliens.
16:36Donc ça ne fait que commencer en réalité.
16:39À Zadekian, on sait que dans l'Islam Chie, la cérémonie du deuil est un moment extrêmement important.
16:43On a dit, les funérailles de Ramenei ont été reportées ce soir, elles auront lieu pour vous ?
16:48– Ah oui, certainement. Oui, absolument, absolument.
16:51Peut-être pas des grandes cérémonies comme les dirigeants le souhaitent,
16:56mais il y aura certainement des cérémonies, c'est impossible.
16:59Rappelez-vous quand, par exemple, Soleimani le Gérald Soleimani a été tué par les Américains,
17:04il y a eu des cérémonies grandioses, des deuils, etc. dans sa ville natale qui était Kermane,
17:13certainement qu'il y aura des cérémonies.
17:14Alors peut-être pas à Téhéran, peut-être même directement à Macha, deuxième ville du pays.
17:19– Oui, on était sur la carte du Moyen-Orient, mais il faut élargir un peu la carte.
17:25La propagande israélienne et palestinienne dit, on essaie, pardon, et américaine,
17:30excusez-moi, il n'y a pas les Palestiniens et les Israéliens, ils font la guerre ensemble.
17:32Il y a les Américains et les Israéliens qui disent,
17:34on essaie d'abattre un régime épouvantable qui est un régime épouvantable,
17:37mais il y a quelque chose qui est très désagréable pour un démocrate aujourd'hui,
17:40c'est de penser que le vouloir taper cette dictature, ça renforce une autre dictature qui est la Russie.
17:46C'est-à-dire que la Russie est extrêmement, elle est dans une bonne séquence la Russie,
17:50parce qu'il y a deux choses qui vont se passer, c'est la conséquence économique,
17:53la hausse du prix du patrole, le fait que beaucoup de gens au monde auront besoin du pétrole russe,
17:57donc ça va remettre à flot la Russie.
17:59Et deuxièmement, le fait que les Américains se détachent de l'Ukraine.
18:03Cette nuit, il y a M. Trump qui a tweeté un truc horrible,
18:07enfin il tweet toujours des choses horribles,
18:08mais là il a dit, à cause de Biden, en insultant comme d'habitude,
18:13je n'ai pas de munitions, je n'ai pas assez de munitions pour l'Iran,
18:15parce qu'il a donné toutes les munitions à cet escroc Zelensky.
18:19Trump, il ose traiter M. Zelensky, qui est un héros, il ose le traiter d'escroc.
18:24Et en tout cas, tout ça renforce la Russie.
18:26Évidemment, la Russie est en train de préparer une nouvelle offensive pour le printemps en Ukraine,
18:30elle a une fenêtre de tir pour y aller, puisque les Américains sont ailleurs.
18:34Donc je pense que, sur un plan moral, je pense que ce qui est en train de se passer n
18:38'est certainement pas une bonne chose.
18:40On aura l'occasion, bien sûr, de revenir sur toutes ces conséquences géopolitiques.
18:44En France, un nouveau conseil de défense se tient en ce moment même à l'Elysée.
18:48C'est le quatrième depuis le début de la guerre au Moyen-Orient samedi,
18:50et les premières frappes israélo-américaines sur l'Iran.
18:53Conseil de défense au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron.
18:56Oui, Elisabeth Pinault, vous qui travaillez pour l'agence Reuters à l'Elysée,
19:00il y a justement question ce soir de quoi ? De préciser, d'ajuster la stratégie française ?
19:04Oui, oui, exactement. Il se passe ce qui se passait lors des précédentes réunions,
19:08c'est-à-dire on fait un point de situation avec les ministres concernés,
19:11avec le chef d'état-major des armées.
19:14Et là, il s'agit de voir si tout ce qui a été décidé lors des précédentes réunions,
19:19notamment en termes de rapatriement des compatriotes français.
19:24400 000 Français ou binationaux dans la région, dont la moitié en Israël.
19:28Tout le monde ne veut pas rentrer en France, mais il faut prendre les cas les uns après les autres.
19:34Il y a eu quelques vols qui sont arrivés ces deux derniers jours,
19:38venant de Sharm el-Sheikh, venant de Dubaï.
19:40Ça s'organise, jusqu'à présent, c'était plutôt des personnes vulnérables et des enfants.
19:44Il va y avoir d'autres personnes, jusqu'aux touristes qui étaient là-bas
19:49ou des personnes qui résident dans cette région et qui veulent rentrer.
19:53Et puis, deuxième sujet, bien sûr, tout ce qui est défense,
19:57l'envoi du porte-avions Charles de Gaulle a été décidé lors de ces réunions.
20:02Emmanuel Macron l'a annoncé hier soir.
20:05Il sera sur zone dans une douzaine de jours.
20:07Il se trouve dans l'Atlantique Nord actuellement et il va se diriger.
20:11Charles de Gaulle, c'est un groupe aéronaval.
20:13C'est des avions, plusieurs navires autour du porte-avions.
20:18Ça, ça va se décider.
20:19Et puis, troisième volet, le volet diplomatique.
20:22Emmanuel Macron a passé de nombreux coups de fil aujourd'hui,
20:25notamment à M. Sanchez, l'espagnol,
20:30qui est menacé de sanctions économiques de la part de Donald Trump
20:34parce qu'il n'a pas voulu laisser l'armée américaine utiliser.
20:39On aura l'occasion d'en reparler un peu plus tard ce soir.
20:42Emmanuel Macron a parlé à M. Aoun, a parlé à M. Netanyahou aujourd'hui, au roi de Jordanie.
20:48Enfin, il essaye d'organiser...
20:50Avec le Premier ministre israélien, notamment, pour lui demander à nouveau,
20:52il l'avait déjà fait hier soir, de s'abstenir d'une incursion terrestre au Liban.
20:56Exactement, c'était le principal sujet de conversation.
20:59C'était le Liban, c'est ce que nous a dit l'Élysée, oui.
21:01Michael Darmon, sur le Liban, justement.
21:03Oui, sur le Liban, justement, c'est intéressant parce qu'effectivement,
21:05la conversation a porté, mais comme on pouvait parfaitement l'imaginer,
21:09sur l'attitude et les bombardements israéliens sur le Hezbollah.
21:14Moi, ce qui m'étonne quand même, c'est que la diplomatie française,
21:16ni au niveau de l'exécutif, ni au niveau du Quai d'Orsay,
21:18ne mentionne que ce qui se passe avec le Hezbollah
21:21est aussi une demande du président Aoun depuis son élection.
21:27C'est-à-dire que dès son arrivée au pouvoir, au Liban,
21:31à la présidence du Liban, il a annoncé qu'il voulait que le Hezbollah
21:33rentre dans le rang et cesse d'être une force séparatiste à l'intérieur du Liban.
21:38Depuis que le Hezbollah a commencé à faire des frappes il y a 48 heures,
21:43le président Aoun a fortement critiqué et a interdit d'ailleurs
21:45toute activité militaire au Hezbollah.
21:48Donc vous avez aussi une mise en étau qui, je trouve,
21:51et un projet intéressant et important pour la souveraineté du Liban,
21:55déclenché par le président Aoun,
21:56qui, je trouve, est très peu raconté par la diplomatie française
21:59et qui mériterait d'être beaucoup plus accentuée.
22:02Azadekian.
22:03Oui, effectivement, absolument.
22:05Après tant d'années, il y a enfin quelqu'un, enfin président,
22:08qui souhaite vraiment et qui était très sérieux en tout cas.
22:13Sauf que le Hezbollah n'a pas voulu, le Hezbollah n'a pas accepté,
22:17bien évidemment, d'entrer dans le rang.
22:19Mais en même temps, est-ce que l'armée libanaise est suffisamment forte
22:22pour pouvoir réellement aussi surveiller ceux qui en restent des frontières du Liban ?
22:28Ce n'est pas seulement un problème de Hezbollah,
22:31c'est aussi un problème de l'armée libanaise, de ses faiblesses, etc.
22:35Et pourquoi personne n'a aidé à renforcer cette armée libanaise ?
22:40Afin d'assurer la souveraineté du Liban et de là à maîtriser le Hezbollah libanais.
22:49François Renard ?
22:50Oui, ça, ça pourrait être un rôle de l'Europe d'essayer de défendre,
22:53d'aider le Liban à défendre sa souveraineté.
22:55Parce que pour le Liban, le fait de subir constamment des occupations israéliennes,
23:00c'est insupportable.
23:00Ils ont le sentiment d'être un paillasson.
23:02C'est-à-dire que le sentiment national libanais, pour eux, c'est épouvantable.
23:06Il y a le Hezbollah qui tire d'un côté, les Israéliens qui rentrent,
23:09et eux sont niés tout le temps.
23:10Mais il faut que les Français, les Français doivent imaginer ça, c'est insupportable.
23:15Et donc, effectivement, Macron, au moment de l'explosion de Beyrouth,
23:20avait dit qu'on va aider le Liban, etc.
23:22Il a essayé de faire ce qu'il peut, etc.
23:23Mais là, qu'on aide le Liban à se défendre, à dépendre de son indépendance,
23:26c'est un pays formidable, le Liban, qui est un pays allié de la France depuis très longtemps.
23:30Il faudrait qu'on aide à défendre sa souveraineté
23:32et arrêter qu'il soit envahi comme ça toutes les trois ans.
23:34Sur la France, simplement, Michael Darmon, qui est concerné par cette guerre,
23:38on peut le dire aujourd'hui, en raison de ses bases militaires dans la région,
23:40notamment de ses accords de défense aussi, avec de nombreux pays du Golfe.
23:43Les autorités françaises l'ont rappelé hier.
23:45On est entraîné de fait, car nos intérêts sont touchés.
23:47C'est ce que dit aujourd'hui la ministre déléguée aux armées, Alice Ruffo.
23:50Oui, alors tout d'abord, effectivement, il devait y avoir à Paris,
23:52se tenir une réunion de soutien à l'armée du Liban,
23:55pour pouvoir justement désarmer le Hezbollah.
23:58Elle a été annulée pour cause de circonstances.
23:59Maintenant, par rapport à votre question, c'est vrai que, de ce point de vue-là,
24:03on voit que la France maintenant se dit impliquée.
24:06Elle n'a pas été impliquée au départ, dit le président, mais maintenant elle est impliquée.
24:10Et il y a eu une redécouverte tout d'un coup importante,
24:13et une mise en avant quand même, qui avait été oubliée,
24:15des accords de défense avec les pays qui avaient été placés,
24:18les pays de la région, qui avaient été signés à l'époque de Nicolas Sarkozy,
24:21pour se protéger contre qui ? Contre l'Iran.
24:24Donc, de ce point de vue-là, il était temps quand même que l'exécutif français
24:28redécouvre l'importance de ces... et envoie les signaux aux partenaires et aux alliés
24:33qui n'oublient pas les accords qui ont été signés.
24:35Un mot pour terminer cette première partie, désinformer la problématique des rapatriements.
24:39On l'évoquait, de nombreux avions pour rapatrier les Français les plus vulnérables.
24:43Pour l'instant, ils étaient prévus à nouveau aujourd'hui,
24:45depuis Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, depuis l'Égypte également.
24:47Parmi les témoignages de Français présents au Moyen-Orient, celui de Julien Ragonès.
24:51Il est bloqué à Dubaï avec ses deux enfants de 14 et 16 ans et il commence à perdre patience.
24:57L'État français a pris le soin quand même de me contacter pour me demander
25:01si je faisais partie des gens vulnérables ou pas.
25:03Bon, je leur ai dit non parce que je ne me sentais pas vulnérable à 48 heures.
25:07On va dire que je me sens un peu plus là.
25:10Parce que les heures passent et les autorités françaises,
25:13à partir du moment où on leur a dit qu'on n'était pas vulnérable,
25:16je pense qu'elles privilégient des gens qui ont vraiment besoin de rentrer en urgence.
25:19Je parlais tout à l'heure avec un Français.
25:21Je me dis ça va ? Il me dit non, pas trop.
25:22J'ai dû payer très cher mes médicaments.
25:24Je me dis alors vous êtes vulnérable, il ne faut pas rester comme ça.
25:27Il y a même des informations qu'on n'arrive pas à faire remonter.
25:29Qui est vulnérable, qui ne l'est pas ?
25:31C'est toujours des débats compliqués.
25:33Voilà, on entend un peu la fatigue dans la voix.
25:34On entend aussi Elisabeth Pinot, le découragement,
25:36les craintes aussi de ce père de famille français.
25:38Oui, forcément, quand on est bloqué comme ça,
25:41c'est le calme à ma sœur par exemple
25:42qui était en transit à Dubaï samedi matin à l'arrivée d'Asie
25:47et elle devait prendre un autre avion.
25:49Et puis voilà, c'était entre 7h et 9h et la guerre commençait.
25:52Et je pense qu'ils sont très nombreux dans ce cas-là.
25:55Donc c'est une question de patience.
25:57Alors bien sûr, les conditions ne sont pas forcément mauvaises,
26:00mais il y a quand même la guerre.
26:01Ça veut dire qu'à Dubaï par exemple,
26:03ils entendent des missiles tomber toutes les nuits,
26:05même la journée.
26:06Donc c'est évidemment un peu difficile et ça prendra du temps
26:09parce qu'il y a vraiment des milliers de personnes coincées.
26:11En tout cas, le Quai d'Orsay communique qu'il est à l'écoute.
26:16Ils ont reçu, je crois, 7000 appels.
26:18Il y a une cinquantaine d'écoutants.
26:19Ils se disent faire le maximum,
26:21mais on ne peut pas non plus arrêter les missiles.
26:23Et pour qu'un avion décolle,
26:25il faut quand même qu'il y ait un minimum de sécurité.
26:27Une situation particulière de la France,
26:28Michael Darman, tous les pays ne font pas rentrer
26:30comme ça leurs ressortissants.
26:31Oui, et c'est aussi, on va dire, le rôle de la protection,
26:36le rôle de la France.
26:36Tout le monde ne le fait pas,
26:37mais on sait très bien que de ce point de vue-là,
26:39c'est un principe constant de la part de la France
26:43de toujours aller chercher ses ressortissants
26:45dès que c'est possible.
26:47La cellule de crise diplomatique a l'habitude de le faire.
26:49Il y avait eu un gros travail, même des exploits,
26:52qui avaient été au moment du confinement,
26:53lorsqu'il fallait soudainement aller rapatrier des Français
26:56qui étaient dans différentes situations.
26:58Et à chaque fois, effectivement,
27:00il y a de gros efforts qui sont déployés.
27:02Isabelle Moreau.
27:03Oui, vous parliez effectivement des 7000 appels.
27:05Il y en a régulièrement qui sont passés.
27:07Mais c'est vrai aussi que c'est aussi l'image de la France,
27:09alors qu'on est juste avant les municipales.
27:12On est quand même dans une séquence politique
27:13qui a été mise un petit peu de côté.
27:15Et quand, là, vous regardez un peu
27:16comment les Français perçoivent un peu ce conflit,
27:18là, il y a un récent sondage Elab
27:20qui dit que 51% sont favorables
27:22à ce que la France se mette « dedans »,
27:26parce que pour l'instant, elle n'est pas complètement dedans,
27:28et d'autres qui n'y pensent pas.
27:29Donc, il faut voir aussi comment les Français vont être rapatriés.
27:33Il y a la question également des influenceurs
27:35dont on a beaucoup parlé,
27:36qui ont fait beaucoup de bruit,
27:37puis après, qui ont un peu rétro-pédalé pour certains.
27:39Donc, oui, c'est un vrai sujet.
27:41Mais espérons quand même que le conflit
27:43ne va pas durer trop longtemps
27:44pour que les Français qui sont là-bas,
27:45en plus, c'est les vacances scolaires en France,
27:47donc il y a plein de monde qui est là-bas,
27:49puissent rentrer sereinement.
27:50Et on s'intéressera aux conséquences économiques
27:52de cette guerre dans un instant.
27:53La seconde partie, « Désinformer ».
27:55Après l'info, il est 20h32.
28:01France Info, Emmanuel Langlois.
28:03Le conflit au Moyen-Orient s'étend désormais
28:05jusque dans l'océan Indien,
28:07où les États-Unis annoncent avoir coulé
28:08une frégate iranienne dans les eaux internationales
28:11au large du Sri Lanka.
28:12Un torpillage qui a fait au moins 87 tués
28:15des dizaines de disparus,
28:16selon les autorités sri-lankaises.
28:18La Maison-Blanche, elle, affirme ce soir
28:20que le pouvoir iranien est en train d'être
28:22complètement anéanti.
28:24Ce sont ces termes.
28:25En Israël, de nouvelles explosions ont été entendues
28:28au cinquième jour de la guerre,
28:30ce soir à Jérusalem,
28:31suivant des alertes à répétition.
28:33Elles ont retentu dans la ville de Jérusalem,
28:35mais aussi à Tel Aviv,
28:37dans le centre de l'État hébreu,
28:38aussi à Haïfa et dans plusieurs autres régions
28:40du nord du pays.
28:42Quant à Emmanuel Macron,
28:44il préside ce soir un nouveau conseil de défense,
28:46le quatrième à l'Élysée.
28:48Le chef de l'État qui affirme par ailleurs
28:49que la France prendra des initiatives immédiates
28:53face à ce qu'il appelle l'urgence humanitaire au Liban.
28:55Il réaffirme aussi que le Hezbollah
28:57doit cesser ses attaques contre Israël
28:59et appelle Benyamin Netanyahou,
29:01le premier ministre israélien,
29:02qu'il a eu au téléphone cet après-midi
29:04à s'abstenir d'une offensive terrestre au Liban.
29:07Le chef du Hezbollah lui s'est exprimé
29:09il y a quelques minutes
29:10lors d'une conférence de presse.
29:11Il annonce, lui, qu'il fera face
29:13à ce qu'il appelle l'agression israélienne
29:15et ne se rendra pas
29:16et d'y mener des affrontements directs
29:18avec des soldats israéliens.
29:21Les conséquences en France
29:22de cette guerre au Moyen-Orient,
29:24elles commencent à se faire sentir à la pompe.
29:26Le gouvernement affirme
29:27qu'il constate une haute seulement
29:29de quelques centimes des prix au litre
29:31dans les stations-services.
29:32Le ministère de l'Économie, en tout cas,
29:34recevra demain matin les distributeurs
29:36pour s'assurer, dit-il,
29:37qu'ils ne pratiqueront pas
29:39de hausse exagérée des prix.
29:41Les bourses européennes,
29:43elles rebondissent ce mercredi
29:44après deux séances de chute,
29:46profitant visiblement d'une accalmie
29:48dans la flambée des prix des hydrocarbures
29:50liées à cette guerre.
29:51La Bourse de Paris gagne 0,79%
29:54en clôture.
29:55Francfort à plus 1,74%
29:57et Londres à plus 0,8%.
29:59Et puis dans le reste de l'actualité,
30:01Amazon qui jette l'éponge.
30:02Le géant américain se retire
30:04du Festival du Livre de Paris
30:06qui aura lieu le mois prochain.
30:07La firme de Jeff Bezos ne veut pas,
30:09dit-elle, contribuer à une polémique absurde.
30:12Ce sont ses mots,
30:12avec le syndicat de la librairie française
30:15qui avait décidé de boycotter le salon
30:17en raison du partenariat
30:18entre le festival et le géant du e-commerce.
30:23France Info
30:2520h, 21h, France Info, les informés,
30:29Victor Maté.
30:30Avec ce soir dans le studio de France Info,
30:32Asadé Kian, franco-iranienne,
30:34professeure de sociologie politique
30:36à l'université Paris-Cité
30:37et spécialiste de l'Iran.
30:39Mickaël Darmon, éditorialiste
30:40pour Public Sénat et I24 News.
30:43Elisabeth Pilon, grand reporter
30:44de l'agence Reuters,
30:45correspondante pour Matignon et d'Elysée.
30:48Isabelle Moreau,
30:48directrice de la rédaction
30:50de l'agence de presse AEF Info.
30:52Et François Reinhardt,
30:53journaliste chroniqueur au Nouvelle-Obs.
30:55S'intéressons-nous maintenant
30:57aux conséquences économiques
30:58de cette guerre au Moyen-Orient,
31:00particulièrement aux inquiétudes en France
31:02quant à une éventuelle pénurie d'essence.
31:04Le ministre de l'Économie,
31:05Roland Lescure,
31:06a de nouveau voulu rassurer.
31:08C'était ce matin sur France Info.
31:09Il n'y a aucun risque d'approvisionnement,
31:12d'ailleurs, ni sur le gaz,
31:13ni sur le pétrole,
31:13en France et en Europe.
31:15Évidemment,
31:16tout va dépendre de l'intensité
31:17et de la durée du conflit.
31:18Aujourd'hui, ce que je peux vous dire,
31:20c'est qu'à court terme,
31:21aucun risque.
31:22Roland Lescure,
31:23invité du 8h30 de France Info,
31:25le ministre de l'Économie,
31:27qui annonce aussi des contrôles
31:28à distance de la répression des fraudes
31:30dans les stations-services
31:31pour s'assurer que les hausses
31:32des prix des carburants
31:33sont, je cite,
31:34« raisonnables »
31:35compte tenu de la hausse
31:36du prix du baril.
31:37Ces contrôles mettent en colère
31:39le président national
31:40de la branche distributeur carburant
31:42et énergie nouvelle
31:43du syndicat Mobiliance,
31:44Francis Pousse,
31:45invité,
31:46lui aussi,
31:46de France Info.
31:47Je tombe un peu de haut
31:48parce que j'ai l'impression,
31:50à écouter le ministre,
31:52qu'on focalise sur les stations-services.
31:54En tout cas,
31:54celles que je représente
31:55sont pour la plupart
31:56munies d'un contrat
31:57avec un distributeur
31:58ou un pétrolier
31:58où c'est une commission
32:00qui est négociée
32:01à la signature du contrat.
32:03Le prix est administré
32:04par le pétrolier
32:05ou le distributeur.
32:07C'est certainement pas
32:08en station-services
32:09qu'il y aura
32:10des effets d'aubaine
32:11en termes de rattrapage
32:12de marge.
32:13Le Moro,
32:14il se trompe de cible,
32:15le ministre de l'Économie ?
32:16Écoutez, je ne sais pas.
32:17En tout cas,
32:17il est dans son rôle.
32:18Il essaie effectivement
32:19de rassurer les personnes
32:20qui commencent déjà
32:21à faire la queue
32:22pour avoir de l'essence.
32:23On voit certains travailleurs.
32:24Là, on entendait,
32:25je crois que c'était
32:25sur votre antenne,
32:26une infirmière libérale
32:29avant de faire le plein
32:30pour visiter ses patients.
32:31Donc, il y a une réelle crainte
32:32qui s'exprime
32:33de la part de la population.
32:34Donc, lui, effectivement,
32:35il a rassuré.
32:36Demain, il va rencontrer
32:37les distributeurs.
32:38Il va, comme vous le disiez
32:39tout à l'heure...
32:40Ils seront reçus effectivement
32:40à Bercy.
32:40Ils seront reçus à 11h,
32:42je crois, demain matin.
32:43Pourquoi ?
32:44Pour les rassurer à nouveau ?
32:45À leur demander de jouer le jeu,
32:46les rassurer également.
32:48Il y a le MEDEF aussi
32:48qui s'est exprimé,
32:49donc le représentant
32:50du patronat français
32:51qui, pour l'instant,
32:53fait entendre une voix
32:53plutôt raisonnable
32:54en disant,
32:55écoutez, pour l'instant,
32:55il n'y a pas de crainte
32:56à avoir tant de...
32:57Pas de panique, dit le MEDEF.
32:58Pas de panique, exactement.
32:59Donc, attendons de voir.
33:00Vous le disiez,
33:00ce sera la durée du conflit
33:02qui pourra faire changer les choses.
33:04Mais pour le moment,
33:05discours un petit peu calme.
33:06C'est quoi ?
33:07C'est la peur du gendarme,
33:08un peu, François Reynard ?
33:09C'est contrôle à distance
33:10que veut mettre en place Bercy ?
33:11Non, mais je suis d'accord
33:12avec ce que disait Isabelle.
33:13C'est tout à fait bien
33:13qu'il y ait cette pression-là
33:15parce que dans ces cas-là,
33:16il y a toujours des gens
33:17qui ont des effets d'aubaine.
33:18Ça veut dire que le pétrole monte,
33:20ce n'est pas de notre faute,
33:21c'est l'Iran.
33:22Et bing, on rajoute 30%
33:24pour attraper des marges.
33:25Donc, c'est très bien
33:26qu'il y ait un contrôle de ça.
33:27Moi, ce qui me frappe,
33:28ce qui m'embête,
33:28c'est que je voudrais
33:30que le ministre
33:30ou le gouvernement, en tout cas,
33:32aille un cran plus loin
33:33en disant, une fois de plus,
33:34on est confronté au fait
33:35que notre dépendance
33:38aux hydrocarbures,
33:38elle est compliquée
33:39et elle nous met toujours à genoux.
33:41On a eu l'histoire
33:42avec le gaz russe
33:42au moment de l'invasion de l'Ukraine.
33:43Maintenant, c'est l'Iran, etc.
33:45Donc, il faut profiter du moment
33:47pour faire de la pédagogie,
33:48pour développer
33:48les énergies renouvelables
33:49et de faire qu'on défende
33:51une souveraineté énergétique.
33:53Dans le monde
33:54dans lequel il est,
33:55il faut que nous, Européens,
33:56on trouve d'une manière
33:57ou d'une autre
33:57une souveraineté énergétique
33:58parce que sinon,
33:59ça sera tout le temps.
34:00Il y a toujours des crises
34:01au Moyen-Orient,
34:02il y a toujours des crises
34:02dans un endroit
34:03où il y a du pétrole,
34:04ça c'est sûr.
34:04Et puis, c'est aussi
34:05un enjeu politique
34:06parce qu'on a entendu
34:07le ministre quand même
34:08lancer une petite pique
34:08à destination des représentants
34:10du RN
34:11qui disaient
34:11qu'il faut absolument
34:12baisser la TVA
34:12sur les droits et autres.
34:14Donc, attention effectivement
34:15à ce que ça ne devienne pas
34:16un instrument
34:17au niveau politique
34:18et surtout,
34:19on ne sait pas très bien
34:20ce qui va se passer,
34:21d'ailleurs,
34:21personne ne le sait.
34:22Il y a eu un jeu de ping-pong
34:22comme ça, effectivement,
34:23Mickaël Darmon
34:24avec Marine Le Pen
34:25tout de suite
34:25qui a demandé
34:27effectivement
34:27à baisser ses taxes.
34:28Bien sûr
34:29et qui a fait remarquer
34:30d'ailleurs
34:30qu'il manquait
34:30dans l'invasion présidentielle
34:33l'inquiétude
34:35pour les prix
34:36de l'énergie.
34:37Ce qui est clair
34:37avec Marine Le Pen,
34:38c'est qu'elle veut refaire
34:38un peu, entre guillemets,
34:39le coup de l'Ukraine
34:40dès le lendemain
34:42de l'invasion russe
34:44en Ukraine.
34:44Elle a été la première,
34:45on était en pleine
34:46campagne présidentielle
34:47et elle a été la première
34:48à dire,
34:48attention,
34:49pouvoir d'achat,
34:50attention,
34:50il y aura une répercussion
34:51chez les Français
34:52et c'est ensuite
34:53ce qui s'est passé
34:54et c'est à partir de là
34:55qu'elle a commencé
34:56entre guillemets
34:57sa remontada
34:58comme on dit
34:58vis-à-vis d'Erik Zemmour
35:00qui, à ce moment-là,
35:01ne va pas lui manger
35:01la laine sur le dos
35:02pendant la campagne présidentielle.
35:04Donc, on sent bien
35:05qu'elle a une envie politique
35:06de recréer ce moment.
35:08Moi, ce que je retiens
35:09pour l'instant plus tôt,
35:10c'est effectivement,
35:11là aussi,
35:12une culture
35:13dit en même temps
35:13chez le ministre
35:14qui dit
35:15il n'y a pas de risque
35:15à court terme,
35:16pour l'instant,
35:17il n'y a pas de problème,
35:18mais attention si ça dure.
35:19Donc, allez comprendre.
35:20Il y a un imaginaire
35:21aussi de la pénurie,
35:22on peut penser au Covid,
35:23Elisabeth Pinault ?
35:24Oui, complètement.
35:25Et pour l'instant,
35:26force est de constater
35:27si on regarde les chiffres
35:28que les marchés
35:29n'ont pas surréagi.
35:30Un baril de pétrole,
35:32c'est 160 litres de pétrole
35:34et c'est autour de 82 dollars,
35:36c'est 70 euros.
35:3785 aujourd'hui.
35:38Contre 70 la semaine dernière,
35:4072.
35:41Donc, il n'y a pas
35:42une énorme différence.
35:43Il y a plus de différence,
35:44je crois, pour le gaz.
35:45Mais c'est vrai
35:45que pour les Français,
35:46ça reste un poste énorme.
35:48Je regardais les chiffres,
35:49c'est 1 800 euros par an
35:52en moyenne
35:53pour un Français,
35:54le carburant pour son véhicule
35:56et presque autant
35:57pour l'énergie
36:01pour sa maison,
36:03pour son domicile.
36:03Donc, c'est quand même
36:04un poste important
36:05et bien sûr que politiquement,
36:07on joue sur cette question
36:07de pouvoir d'achat
36:08et Marine Lappel
36:09n'a pas tardé
36:10à réagir là-dessus
36:11parce qu'en effet,
36:12c'est quelque chose qui parle.
36:13On parle vraiment
36:14à tous les Français,
36:14la bagnole,
36:15c'est vraiment quelque chose
36:17qui touche au quotidien
36:19de tous les Français
36:21et la réponse en face
36:22de Roland Lescure,
36:23c'était de dire
36:24qu'elle panique
36:25et qu'on ne peut pas
36:26diriger un pays
36:27si on a aussi peu
36:28de sang-froid.
36:29La bagnole,
36:29terme que reprennent
36:30d'ailleurs souvent
36:30les politiques
36:31dont Emmanuel Macron.
36:33Azadekian,
36:34on parle des craintes
36:35des Français.
36:35Qu'en est-il
36:36de la réalité économique
36:37actuellement en Iran ?
36:38Parce que tout ça
36:39les pénalise aussi
36:40eux directement.
36:41Absolument,
36:42mais les Iraniens
36:42sont sous des sanctions
36:44internationales
36:45depuis de nombreuses décennies,
36:48si vous voulez.
36:48et donc les revenus pétroliers
36:51néanmoins ont toujours existé
36:53parce que le gouvernement iranien
36:55vendait son pétrole
36:56même sous les sanctions
36:57américaines et européennes
36:58à la Chine en particulier
37:00de façon détournée.
37:02Aujourd'hui,
37:03ils ferment eux-mêmes
37:04le détroit d'Hormuz
37:06et l'ensemble des voies
37:07pour acheminer leur pétrole
37:09vers la Chine.
37:10D'ailleurs,
37:10les Chinois commencent
37:11à s'impatienter.
37:13Pour l'instant,
37:14ils ont leurs réserves,
37:14mais voilà,
37:15ça ne va pas tarder
37:16pour les Chinois non plus
37:17et ils seront obligés
37:18d'acheter le pétrole aux Russes
37:23en particulier
37:24parce que c'était surtout
37:25l'Arabie Saoudite
37:26et l'Iran
37:26dans cette région
37:28et là,
37:28les deux sont coincés
37:30par la fermeture
37:31du détroit d'Hormuz.
37:33Cela s'ajoute
37:34au fait que les Russes
37:35de Yémen
37:36sont en train
37:37de menacer
37:37de fermer
37:38à leur tour
37:38le Bab el-Mendeb,
37:40etc.
37:40Donc en fait,
37:42la situation économique
37:43de l'Iran
37:43est désastreuse.
37:44Il y a énormément
37:45de chômage,
37:46beaucoup de pauvreté,
37:48et là,
37:49ça s'empire
37:50avec la guerre
37:51et il n'y a vraiment
37:53aucune stratégie
37:54de la part
37:55du gouvernement.
37:56Contrairement
37:57à la guerre
37:57Iran-Irak
37:58pendant les huit ans,
37:59il y a eu,
37:59par exemple,
38:00je pense que le gouvernement
38:01a bien géré,
38:02quand même,
38:02il n'y a pas eu
38:03de pénurie,
38:03il n'y a pas eu
38:04de morts,
38:05de famines,
38:06etc.
38:06Mais là,
38:07pour l'instant,
38:08ils disent
38:08ne vous inquiétez pas,
38:10les marchandises sont là,
38:11mais sauf que les gens
38:12n'ont pas les pouvoirs d'achat
38:13pour pouvoir
38:14les acheter.
38:15Donc je dirais
38:16qu'au plan économique
38:18non plus,
38:18les Iraniens non plus
38:19ne peuvent pas
38:21continuer pendant
38:22longtemps
38:22cette guerre absurde.
38:24Les gardiens
38:24de la révolution
38:25en Iran
38:25affirment avoir
38:26le contrôle total
38:26de ce détroit d'Hormuz.
38:27cela correspond selon vous
38:28à la réalité ?
38:30Visiblement,
38:30oui,
38:31parce qu'on voit bien
38:31que les assureurs
38:34ne laissent plus
38:36les navires passer
38:38par le détroit d'Hormuz.
38:39C'est trop dangereux,
38:41en fait.
38:41François-Réna.
38:42Il y a un acteur
38:42dont tu n'en avais pas encore parlé
38:43et dont vient de parler,
38:44madame,
38:44ce qui est la Chine.
38:45Effectivement,
38:45c'est très intéressant
38:46parce que depuis
38:47qu'il y a les gesticulations
38:49de Trump,
38:49la Chine,
38:50ils avaient toujours
38:50une espèce d'attitude
38:51attentiste,
38:52avec toujours l'idée
38:53nous,
38:54face à des États-Unis
38:55qui sont dirigés
38:56par un inconséquent,
38:57un irresponsable
38:58qui j'excuse
38:59dans tous les sens.
39:00Nous,
39:00on est le pays
39:00de la stabilité.
39:02Xi Jinping
39:02fait des discours
39:03en disant
39:03qu'il faut défendre
39:04l'ordre international,
39:05qui défend l'ONU
39:06et tout ça.
39:07Sauf que là,
39:08par cette crise-là,
39:09ils sont impactés directement
39:09parce qu'effectivement,
39:1113% de leur pétrole
39:12qui est acheté à l'Iran.
39:14Donc là,
39:15qu'est-ce qui va se passer ?
39:16Il faut surveiller.
39:17Pour l'instant,
39:17ils sont prudents.
39:19Ils ont condamné
39:21les bombardements
39:22israélo-américains,
39:23mais pas plus que ça.
39:24Mais j'imagine
39:25que dans un mois,
39:26ce sera intenable
39:27pour eux.
39:28Il y a un moment
39:28où ils vont prendre
39:30une position
39:31et on ne sait pas laquelle.
39:31On peut rappeler,
39:32Isabelle Moreau,
39:33que cette fermeture
39:34du détroit d'Hormuz,
39:35elle pénalise
39:36beaucoup plus
39:36les pays asiatiques
39:37que les États-Unis,
39:38par exemple,
39:38et même plus que l'Europe aussi.
39:40Tout à fait.
39:40Mais par contre,
39:42il y a quand même
39:42un impact sur la France
39:44puisque comme les bateaux
39:45sont bloqués là-bas,
39:46je crois qu'il y en a
39:46750,
39:47dont 100 portes-contenaires.
39:49Et il y a donc
39:50des bateaux
39:51qui ont des équipages français
39:53puisqu'en fait,
39:53je crois qu'il y en a
39:54à peu près
39:54une soixantaine
39:55qui battent
39:56pavillons français
39:56et il y a aussi
39:57des salariés là-bas.
39:58Et j'entendais,
39:59je ne sais plus
39:59sur quelle radio,
40:01le représentant
40:01des bateaux français
40:03qui disait
40:03qu'il y avait des salariés
40:04qui vont pouvoir aussi
40:05exercer leur droit de retrait
40:07parce qu'ils sont
40:08dans une zone difficile.
40:09Parce que s'ils ne peuvent
40:10pas passer par là,
40:11eux, ils sont bloqués
40:12mais les autres devront passer
40:13par le cap de bonne espérance.
40:14Mais ceux qui sont bloqués
40:15sont quand même
40:16dans des situations
40:17de travail dangereuses.
40:18Donc comment vont-ils
40:19gérer quand même
40:20leurs salariés ?
40:21Alors, certes,
40:22ils sont beaucoup moins importants
40:23peut-être que les Français
40:23qui travaillent
40:24dans ces pays du Golfe
40:26mais c'est quand même important
40:27et c'est la première fois
40:28je crois,
40:29même quand il y a eu
40:30les autres guerres
40:30que c'est fermé
40:33le détroit d'Armonde.
40:34Non, non, c'est pendant
40:34la guerre Iran-Iraï
40:35qui s'était fermé aussi.
40:36Ah, c'était fermé aussi ?
40:37Ok, je pensais
40:37que c'était la première fois.
40:38Non, c'est très facile
40:40de fermer le détroit d'Armonde.
40:41Oui, je crois qu'il y a
40:4140 kilomètres
40:42à l'endroit le plus récent.
40:43Ça nous ramène,
40:44Michael Darmon,
40:44à ce qu'on disait
40:45tout à l'heure
40:45sur le long terme.
40:53voire plus,
40:54ça aura forcément
40:54des conséquences
40:55sur les commerces
40:56en France,
40:57quels qu'ils soient.
40:57Oui, parce que
40:58quand on voit un peu
40:59justement,
41:00quand on réétudie
41:01et les spécialistes
41:02le font ces jours-ci,
41:04la manière dont
41:05les Iraniens
41:06se sont comportés
41:06pendant la guerre
41:07Iran-Irak,
41:08on sent qu'ils vont vouloir
41:11tenir une guerre longue.
41:12Ils ont l'habitude
41:13de le faire,
41:14ils savent le faire
41:15et de ce point de vue-là,
41:17il y a l'envie
41:18d'amener,
41:20d'enliser,
41:21d'embourber
41:21Donald Trump
41:22dans un conflit long
41:24qui ne pourra lui procurer
41:26que des ennuis politiques.
41:27Ça va être aussi
41:28très certainement
41:29une stratégie
41:30de l'Iran.
41:31C'est la raison
41:31pour laquelle
41:32les Israéliens,
41:33le comprenant également,
41:34sont eux
41:34dans une course
41:35contre la montre
41:35et veulent engranger
41:36des résultats
41:37et des changements
41:39visibles
41:39le plus vite possible
41:40parce qu'ils craignent
41:41aussi à un moment donné
41:41que Donald Trump
41:42ne réalise
41:43dans quelle situation
41:45il est
41:45et plie les Gaules
41:46immédiatement
41:47comme il peut le faire
41:48du jour au lendemain.
41:48Vous partagez
41:49cette analyse
41:49à Zadekian.
41:50Les Iraniens
41:51cherchent à allonger
41:52le conflit
41:52en quelque sorte
41:53et ça a duré.
41:54D'ailleurs,
41:54ça a été annoncé
41:54officiellement
41:55aujourd'hui même
41:56par Alira Hedjani
41:57qui a les pouvoirs
41:58du guide
41:59à l'heure actuelle
42:00pour dire
42:01on ne négocie pas
42:02et on va
42:04continuer la guerre.
42:05Mais bien sûr,
42:06ce n'est pas
42:06ce qui est soutenu
42:07et voulu
42:08par la population
42:08mais les dirigeants
42:09disent
42:09on est prêt
42:11et on est armé
42:13pour ça.
42:13effectivement
42:14parce que déjà
42:15ils savent
42:16pertinemment
42:16qu'aux Etats-Unis
42:17la majorité
42:18de la population
42:19sondée
42:19en tout cas
42:21se dit
42:22contre la guerre
42:23et quand ça dure
42:25seulement un quart
42:25des Américains
42:26effectivement soutiennent
42:27pour l'instant
42:27cette intervention.
42:28Il ne faut pas oublier
42:28qu'au fur et à mesure
42:30que les soldats américains
42:31se font tuer
42:32il y aura davantage
42:34de mécontents
42:35donc effectivement
42:36les Iraniens
42:37misent aussi
42:37là-dessus
42:38pour contraindre
42:40Trump
42:40de dire
42:41ok ça y est
42:42maintenant je ne vais
42:43plus continuer
42:43j'ai obtenu
42:44ce que je voulais
42:45et laisser l'Iran
42:46dans l'État
42:48alors que Netanyahou
42:49effectivement souhaite
42:50la chute
42:50de ce régime
42:51mais la chute
42:53ce n'est pas
42:54évident
42:54ce n'est pas en frappant
42:55non plus
42:56qu'on peut précipiter
42:57la chute
42:58du régime islamique
42:59Donald Trump
43:01a quand même
43:01une capacité
43:02à se désintéresser
43:03rapidement des sujets
43:04il arrive sur un pays
43:05la guerre
43:06elle va s'arrêter facilement
43:07on l'a vu
43:08ce n'est pas du tout vrai
43:08et je crois
43:09que c'est l'ancien ambassadeur
43:12d'Israël en France
43:13qui disait
43:13que justement
43:14pour lui
43:15la guerre
43:15au moins
43:16la participation américaine
43:17ne devrait pas durer
43:18très très longtemps
43:18parce qu'il aura fait
43:20ce qu'il fallait
43:21là-bas en Iran
43:22et il s'intéressera
43:23à un autre pays derrière
43:23donc c'est vrai qu'il a une capacité
43:25à zapper un peu
43:25les sujets
43:26on a déjà oublié
43:27le Venezuela
43:28exactement
43:28d'ailleurs je voulais juste
43:30vous rappeler
43:31qu'aujourd'hui même
43:31il y a des gens
43:33au Venezuela
43:33qui ont pleuré
43:34la mort de Rameney
43:36et donc il y a eu
43:38des grandes manifestations
43:39contre la guerre
43:40contre l'Iran
43:40au Venezuela
43:41donc effectivement
43:43pour aller dans le même sens
43:45surtout que les conséquences économiques
43:46dont on parlait
43:47elles vont se faire sentir
43:48aux Etats-Unis aussi
43:50même si les Etats-Unis
43:51ont leur pétrole
43:52avec le gaz de schiste
43:53mais ça va faire monter
43:55le cours du pétrole
43:56ça va créer une tension inflationniste
43:57et Trump
43:58il a été élu
43:59contre l'inflation
44:00il a été élu
44:02parce que les Américains
44:02en avaient marre
44:03de payer cher à l'épicerie
44:04c'est pour ça qu'ils ont voté pour lui
44:04et il se retrouve avec
44:05il a été élu sur
44:06je ne ferai jamais de guerre
44:07et je vais lutter contre l'inflation
44:09il se retrouve avec une guerre
44:10et il aura de l'inflation
44:11donc ça va être compliqué
44:12avec son slogan
44:13America first
44:14nous avons parlé tout à l'heure
44:15de la position de la France
44:16un autre pays européen
44:17s'est fait entendre aujourd'hui
44:18pour son refus
44:19cette fois de participer
44:20de quelque façon que ce soit
44:21à cette guerre
44:23c'est l'Espagne
44:23son premier ministre
44:24le socialiste Pedro Sánchez
44:25s'est exprimé ce matin
44:28nous ne serons pas complices
44:29d'une action néfaste
44:31pour le monde
44:31et contraire à nos valeurs
44:33et à nos intérêts
44:34simplement par peur
44:35des représailles de certains
44:38en fait
44:39ce que nous pouvons prévoir
44:40pour l'instant
44:40c'est davantage
44:41d'incertitude économique
44:42une hausse des prix du pétrole
44:44et aussi des prix du gaz
44:45c'est pourquoi en Espagne
44:47nous sommes contre
44:48cette catastrophe
44:49voilà cette catastrophe
44:50dit Pedro Sánchez
44:51menacé des IR
44:52de représailles commerciales
44:53par Donald Trump
44:54il a reçu aujourd'hui
44:55des messages de soutien
44:56de la part de ses partenaires européens
44:58dont Emmanuel Macron
44:59position beaucoup plus radicale
45:01et ferme
45:02que d'autres pays de l'UE
45:02pour l'Espagne
45:03comment on l'explique
45:03Michael Darmond ?
45:05par la continuité du propos
45:06déjà lors du dernier sommet
45:08de l'OTAN
45:08lorsque Donald Trump
45:09avait exigé
45:11les pays
45:12qu'ils soient
45:13de l'OTAN
45:13et de l'Alliance
45:14qu'ils soient
45:15beaucoup plus contributeurs
45:17les fameux 5%
45:18de contributions
45:18du PIB
45:19il avait dit non
45:19il avait dit non
45:20il n'en est pas question
45:21il avait dit oui d'abord
45:21puis il avait dit
45:22qu'ils avaient dit
45:22oui mais après
45:23il avait quand même dit
45:25au final c'était un refus
45:26donc il y a une
45:27je dirais
45:28une cohérence
45:29de ce point de vue là
45:30et puis ça montre
45:31les divergences
45:32les divergences de l'Europe
45:33c'est à dire qu'on est quand même
45:34on a toutes les palettes
45:36à l'intérieur de l'Europe
45:37la grande difficulté européenne
45:38c'est justement
45:39face à ce conflit
45:40de
45:41un de montrer effectivement
45:42une voie diplomatique unique
45:44deux d'arriver à peser
45:46ce qui est quand même
45:46là pour le coup
45:47largement un défi
45:48ils ne sont pas dans l'équation
45:50et divergences politiques
45:51et idéologiques aussi
45:52Elisabeth Pilot
45:52Pedro Sanchez
45:53c'est peut-être
45:53l'un des derniers
45:54grands leaders de gauche
45:55en tout cas
45:56oui mais je retiens
45:57moi quand même
45:57le soutien d'Emmanuel Macron
45:59à Pedro Sanchez
45:59il l'a appelé
46:01pour lui dire
46:01qu'il a une voix dissonante
46:03et c'est un problème
46:03il lui a dit
46:04solidarité européenne
46:05si Donald Trump
46:08te pose des problèmes
46:10pour ton économie
46:10et bien on t'aidera
46:12et comme Donald Trump
46:13d'ailleurs avait menacé
46:15la France
46:15de retorsion économique
46:18également
46:18donc il y a quand même
46:19une solidarité européenne
46:20et solidarité européenne
46:21qui aussi s'exprime
46:22sur le terrain
46:23puisque Chypre
46:24pays européen
46:25a été attaqué
46:26si bien que
46:27Emmanuel Macron
46:29envoie le porte-avions
46:30et propose
46:32d'aider
46:33matériellement
46:34au nom de l'Europe
46:36au nom de la solidarité européenne
46:37et puis
46:38il y a quand même
46:39eu ce communiqué
46:40Kirstermer
46:41chancelier Merz
46:42et Emmanuel Macron
46:43pour également
46:45essayer de donner
46:46une dimension européenne
46:47à tout ça
46:49dans ce conflit
46:51c'est aussi une réponse
46:52de la part d'Emmanuel Macron
46:53au fait que
46:54le chancelier Merz
46:55était dans le bureau
46:55au bureau ovale
46:56tout seul
46:57avec Trump
46:58donc de ce point de vue là
46:59on reste dans les divergences européennes
47:02et clairement
47:03on voit bien que
47:03voilà
47:04le porte-avions
47:05Charles de Gaulle
47:06va faire son travail
47:08dans la région
47:09lorsqu'il arrivera
47:10il protégera
47:11les intérêts français
47:12ça c'est évident
47:13mais au-delà de ça
47:14on sait
47:14et on comprend de plus en plus
47:15qu'une fois de plus
47:16que l'Europe
47:17n'est pas présente
47:18au Proche-Orient
47:19François Reinhardt
47:20en tout cas
47:20on peut dire que
47:22parce que ça fait
47:23donc un an
47:24que Trump fait
47:25toutes les folies du monde
47:26et à chaque fois
47:26tout le monde se couche
47:27tout le monde se couche
47:28vous vous souvenez
47:28des choses désespérantes
47:30pour les Américains
47:30qui est son golf
47:31où Mme von der Leyen
47:33allait signer
47:34président de la commission européenne
47:36allait signer
47:36un accord
47:37au moins
47:38moi je ne sais pas
47:39quand Macron à Davos
47:40avec ses lunettes
47:41il dit
47:41il faut défendre l'ordre
47:42international contre Trump
47:43etc
47:44ce qu'il met contre en Trump
47:45moi ça me fait plaisir
47:46quand Sánchez
47:46c'est parce qu'il avait un problème
47:48à l'heure
47:48oui d'accord
47:48mais en tout cas
47:49parce que Trump
47:50s'était moqué
47:50les lunettes le lendemain
47:51quand Sánchez dit
47:53ben non
47:53on est européen
47:55et on ne pense pas comme vous
47:55ben voilà
47:56ça me fait plaisir
47:57en tant qu'européen
47:57et que Macron
47:59voilà au moins
47:59il y a quelqu'un
48:00qui dit non
48:00qui refuse
48:01qui n'accepte pas
48:02toutes les folies
48:03de ce qui se passe
48:04et puis par ailleurs
48:05que Macron
48:05hier il a vu
48:06dans son discours
48:09son interlocution
48:11son allocution
48:11pardon
48:11il a dit
48:12qu'il fallait défendre
48:14les alliés
48:14et ben
48:15l'Espagne est notre allié
48:16c'est un pays européen
48:17c'est un pays plus important
48:18pour nous
48:19que les Etats-Unis
48:19parce que c'est un allié
48:20de l'Union Européenne
48:21donc il le défend
48:22mais c'est très bien
48:22Azadekian
48:23oui je voudrais juste dire
48:25que Pedro Sanchez
48:27est l'honneur de l'Europe
48:27c'est un nombre de principes
48:29qu'il soit de gauche
48:29ou pas
48:30peu importe
48:31c'est que c'est un réel
48:32européen
48:33qui tient tête
48:34et donc
48:35c'est un nombre de principes
48:36parce qu'à chaque fois
48:37effectivement
48:38on retrouve
48:38les mêmes positions
48:40comme vous disiez
48:40c'est-à-dire
48:41qu'il ne tergiverse pas
48:42il ne dit pas une chose
48:43et son contraire
48:44ce qui est le cas
48:45de notre président
48:46Macron
48:46quand même
48:47et donc pour ça
48:48il suffit de regarder
48:50dans les réseaux sociaux
48:51sur les réseaux sociaux
48:52le nombre des gens
48:53qui se disent
48:55adoraient Sanchez
48:56qui ne sont pas
48:57seulement des européens
48:59donc voilà
49:00je pense que c'est ça
49:01et c'est ça
49:01qu'on aimerait voir
49:03pour l'Europe
49:05indépendance
49:06au principe
49:08valeur
49:08qui serait sauvegardée
49:10par des prises d'opposition
49:11de nos dirigeants
49:12ça n'est pas le cas
49:13Isabelle Moreau
49:14c'est sûr que l'Europe
49:16ne parle pas d'une seule voix
49:16on a parlé de Friedrich Merz
49:18qui était dans le bureau
49:18de Donald Trump
49:20récemment
49:21c'est vrai que
49:22le président américain
49:23a aussi visé
49:24les anglais
49:25en général
49:26ils s'entendent quand même
49:27plutôt bien
49:27l'axe atlantique
49:28avec une pique
49:29assez terrible
49:30pour Kerstheimer
49:30en disant
49:31on n'est pas face
49:31à Winston Churchill
49:32exactement
49:33et lui
49:34il se prend pour Roosevelt
49:34non mais c'est extraordinaire
49:35quoi
49:36on aimerait
49:37alors
49:37on aimerait effectivement
49:39en tant qu'européen
49:39je suis d'accord avec toi
49:40on aimerait
49:41qu'en tant qu'européen
49:42on ait une vision
49:43un petit peu commune
49:44et c'est vrai que
49:44même s'il y a des lettres
49:45ensemble
49:46et que les personnes
49:47s'appellent
49:47c'est vrai que
49:49l'Europe
49:50fait produire
49:52vraiment
49:52d'absents
49:53dans ce grand débat
49:54et on aimerait
49:55quand même
49:55que ce soit plus le cas
49:57avec aussi cette question
49:58est-ce que les américains
49:59peuvent passer
49:59outre l'interdiction
50:00de se poser
50:00sur les bases espagnoles
50:02en Andalousie
50:03je propose d'écouter
50:04la réponse de
50:04Benoît Pellistrandi
50:05historien
50:05et spécialiste
50:06de l'Espagne contemporaine
50:08c'est fort possible
50:09il y a bien souvent
50:10un écart
50:11entre la posture
50:11et la réalité
50:12on se souvient
50:13par exemple
50:14que l'Espagne
50:15avait interdit
50:15l'usage
50:16de son espace aérien
50:17pour certains raids
50:18américains
50:19par exemple
50:19sur la Libye
50:20or 20 ans après
50:21on apprend
50:22qu'en fait
50:22les avions
50:23avaient survolé
50:23le territoire espagnol
50:25donc peut-être
50:26que dans 20 ans
50:27on apprendra
50:27en réalité
50:28que les américains
50:29ont fait exactement
50:30ce qu'ils ont souhaité
50:31de leur base
50:31en Espagne
50:32la morale c'est quoi
50:33Michael Darmon
50:33les américains font
50:34ce qu'ils veulent
50:34finalement
50:35oui les américains
50:36en tout cas
50:37Donald Trump
50:37dans le temps
50:38qu'il va être au pouvoir
50:39parce qu'il se comporte
50:41comme s'il était
50:41un empereur
50:42ad vitam aeternam
50:43mais il est quand même
50:44très limité
50:44par les contraintes
50:45électorales
50:46il va tenter
50:47de remodeler
50:48des relations internationales
50:49ça veut dire
50:50Elisabeth Pinault
50:51que les européens
50:51en quelque sorte
50:52servent parfois
50:52dans ces cas
50:53en tout cas
50:53de marchepied
50:54enfin se servent
50:55des européens
50:56plutôt comme
50:57de marchepied
50:58j'ai pas compris
50:59votre question
50:59avec cette organisation
51:01de base
51:02par exemple
51:03espagnole
51:04s'ils allaient outre
51:05la décision
51:06de ne pas s'en servir
51:07en général
51:07leur allié
51:08c'est la
51:09c'est la
51:10Grande-Bretagne
51:11et il leur demande
51:13d'ailleurs
51:14ils l'ont fait
51:14récemment
51:14je ne sais plus
51:15pour quel cas
51:16en tout cas
51:16ils ont aidé
51:19et puis après
51:20les européens
51:21acceptent ou pas
51:22la preuve
51:23avec l'Espagne
51:24qu'on peut refuser
51:25à ces risques et périls
51:26Isabelle
51:27oui enfin
51:28Donald Trump
51:29il a quand même
51:29les élections
51:29à mi-mandat
51:30qui se profilent
51:31le monde maga
51:32aujourd'hui
51:32qui le soutient
51:34qui est le soutien
51:36se pose beaucoup
51:37de questions
51:37parce que comme
51:38tu le rappelais
51:39tout à l'heure
51:40effectivement
51:40il avait dit
51:41qu'il ne se lancerait
51:42pas dans un conflit
51:43dans des conflits
51:44internationaux
51:45donc à lui de voir
51:47s'il continue là-dedans
51:48et peut-être
51:48que c'est quelque chose
51:49si l'opinion américaine
51:50ne le suit pas
51:51parce qu'aujourd'hui
51:51une partie des républicains
51:53le suit
51:54dans ses décisions
51:55mais peut-être
51:56que ça pourra
51:57infléchir sa position
51:58ou au moins
52:01ses entrées
52:03sa volonté
52:04de poursuivre
52:05le conflit
52:05et ce sera le mot
52:06de la fin ce soir
52:07dans les informés
52:07merci à Zadékian
52:08d'être venu
52:09ce soir
52:10professeur de sociologie
52:11politique
52:11à l'université
52:12Paris-Cité
52:13et spécialiste
52:14de l'Iran
52:14merci Michael Darmon
52:16éditorialiste
52:16pour Public Sénat
52:17et I24 News
52:18votre dernier livre
52:19les derniers jours
52:20d'Itsa Krabin
52:21aux éditions
52:21passées composées
52:22merci à Elisabeth Pinault
52:23grand reporter
52:24de l'agence Reuters
52:25Isabelle Moreau
52:26également directrice
52:27de la rédaction
52:28de l'agence de presse
52:29AEF Info
52:30et merci à vous
52:31François Reynart
52:32à la une
52:32du Nouvel Obs
52:33cette semaine
52:34étonnamment
52:34l'Iran
52:35le pari de la guerre
52:36et puis aussi
52:37une enquête
52:38tout à fait intéressante
52:38sur les municipales
52:40et en particulier
52:40pourquoi les maires écolos
52:41ils devraient avoir
52:42de l'or
52:43de l'or vert
52:44dans les mains
52:45et pourtant
52:45ils ne sont pas populaires
52:46leurs mesures sont populaires
52:48mais eux ne le sont pas
52:48donc pourquoi
52:49on explique ça
52:49avec des élus verts
52:51et des maires
52:51qui effectivement
52:52parfois ne pourraient
52:53ne pas être réélus
52:54dans certaines grandes villes
52:56je rappelle aussi
52:56le livre de votre livre
52:57à vous François Reynart
52:58l'histoire du monde
52:59passe par Paris
53:00vie et destin
53:02des exilés
53:02dans la capitale
53:03c'est aux éditions
53:04Flammarion
53:05merci à tous
53:06d'avoir suivi
53:06les informés
53:07merci à tous
53:08ceux qui ont préparé
53:09et réalisé cette émission
53:10les informés
53:11reviennent bien sûr
53:13demain matin
53:13à 9h
53:14très bonne soirée
53:15sur France Info
53:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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