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  • il y a 23 heures
Les informés du soir du 28 avril 2026

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00:0820h, 21h, les informés, Renaud Blanc.
00:12Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans les informés sur France Info, bien sûr à la radio et à
00:17la télévision sur le canal 16 de la TNT.
00:19Au sommaire, le nombre de chômeurs inscrits à France Travail qui reculent et ce malgré le contexte géopolitique que l
00:26'on connaît.
00:26Des petites bouffées d'oxygène pour le gouvernement, même si, et vous l'entendrez, le ministre de l'économie se
00:32prépare au pire comme au meilleur pour cet été.
00:35L'économie française et mondiale suspendue au conflit au Moyen-Orient et à la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:40Téhéran a fait de nouvelles propositions, mais pour Donald Trump, l'Iran est sur le point de s'effondrer.
00:46L'actualité internationale, c'est également le Mali, le Mali au bord du gouffre, Bamako sous tension.
00:51Quelles conséquences en Afrique, mais aussi en Europe avec cette avancée des djihadistes.
00:56Et puis, le choc ce soir entre le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich, demi-finale de la Ligue
01:00des champions.
01:01Nous serons en direct du Parc des Princes à la fin de cette émission.
01:05L'équipe des informés, justement, ce soir avec Clémence Lemestre.
01:08Bonsoir Clémence.
01:09Bonsoir.
01:10Directrice adjointe des rédactions des Echos face à vous.
01:12Anthony Cortez.
01:13Bonsoir Anthony.
01:14Bonsoir.
01:14Journaliste politique à l'équipe.
01:16Et puis, Richard Verli, pardonnez-moi.
01:20Qu'est-ce que j'ai dit ?
01:21À l'équipe.
01:22À l'équipe.
01:22Non, à l'humanité, pas encore à l'équipe.
01:24Richard Verli, correspondant France-Europe pour les médias Suisse Blix.
01:28Soyez le bienvenu, Richard.
01:29Dans quelques instants, nous rejoindra Fatissi Alémonia, grand reporter spécialiste des questions internationales.
01:38Et on débute avec le nombre d'inscrits à France Travail en léger recul, en baisse de 2,4%
01:43sur un trimestre.
01:4560 000 chômeurs de moins que fin 2025.
01:47Des chiffres accueillis avec beaucoup de prudence par Sylvain Bersinger, économiste fondateur du cabinet Bersinger Co.
01:55C'est une baisse qui est quand même faible.
01:57Donc, je pense qu'il ne faut pas la surinterpréter.
01:59Tous les trimestres, quand les données tombent, vous avez des petites variations qui peuvent être à la hausse ou à
02:03la baisse.
02:03Ce qu'il faut regarder, c'est plutôt les tendances, je dirais, sur plusieurs trimestres.
02:06Et là, la tendance est plutôt plate.
02:08On est toujours sur cette croissance française poussive, mais pas en récession, en fait.
02:12Donc, tant que vous n'avez pas de récession, il n'y a pas de raison que le marché du
02:14travail se dégrade très fortement.
02:16Et puis, voilà que c'est les chiffres du premier trimestre.
02:18Donc, la guerre et la hausse du prix du pétrole a commencé réellement en mars.
02:22Donc, en fait, sur janvier-février, il n'y avait pas encore du tout cet effet.
02:25Donc, je pense qu'on ne peut pas encore vraiment lire dans ces chiffres l'impact potentiel du conflit au
02:29Moyen-Orient.
02:30L'économiste Sylvain Bersinger sur France Info, micro de Jules Dequisse.
02:34Pas de récession, mais ça stagne.
02:36Alors, Clémence, bonne ou mauvaise nouvelle ?
02:39C'est ni bon ni mauvaise.
02:40C'est quand même une bonne nouvelle parce que ça veut dire que pour l'instant, l'économie résiste.
02:44C'est la preuve, une fois de plus, que l'économie française est une économie édredon qui amortit le choc.
02:51Sur un an, en fait, si on prend, parce que là, ça a baissé de 60 000, fin 2025, ça
02:56avait augmenté de 40 000.
02:58Si on prend sur un an, en gros, c'est stable.
03:000,2%, moins 0,2%.
03:01Voilà, c'est à peu près ça.
03:03Si on prend le taux de chômage, en revanche, qui est par rapport à la population active,
03:07là, ça augmente un petit peu de mois en mois ou de trimestre à trimestre.
03:13Et on pense qu'à la fin de l'année, on va atteindre les 8%.
03:16Donc, il y a une claire remontée du chômage.
03:18Donc, on est un peu entre les deux.
03:20Mais pour l'instant, on ne peut pas parler de catastrophe.
03:22Et il y a vraiment une résistance à l'amorosité économique.
03:24Anthony, les employeurs ont plutôt le pied sur le frein en termes d'embauche,
03:27préférant, vu le contexte international, géopolitique, économique, d'ailleurs, recourir à l'intérim.
03:32Oui, complètement.
03:33C'est vrai que, je vous rejoins, c'est vrai que c'est ni bon ni mauvais.
03:38On assiste plutôt à une forme de rééquilibrage.
03:40Parce que si on regarde la baisse des effectifs de la catégorie A sur ce premier trimestre,
03:46il est estimé à 58 000 inscrits en moins.
03:49Mais c'était 40 000 en plus au quatrième trimestre l'année dernière.
03:54Donc, voilà une forme de rééquilibrage.
03:56Et vous le disiez, il faut aussi regarder du côté des employeurs.
03:59La semaine dernière, France Travail annonçait une baisse des intentions de recrutement de 6,5% pour l'année 2026.
04:07Donc, par rapport à 2025.
04:09Et ce qui était intéressant dans cette étude, c'était que c'était surtout en CDI, cette baisse-là.
04:14Donc, voilà, on va aller vers une précarisation, malheureusement, des emplois.
04:18Parce qu'il faut aussi le rappeler, la baisse du chômage, c'est important.
04:21Mais ce n'est pas forcément un indicateur absolu de bonne santé de notre société.
04:26Parce qu'avoir un emploi, ça ne protège pas forcément de la pauvreté.
04:30Et on l'a vu, là, c'était une autre étude qui disait que près d'un million de personnes
04:34en France
04:34vivent sous le seuil de pauvreté tout en ayant un emploi.
04:37Donc, il faut s'inquiéter forcément de cette précarisation en marche de l'emploi.
04:41Richard Verlier, est-ce que c'est le calme avant la tempête ?
04:44Je vais poser la question autrement.
04:46L'impact du contexte international ne se fait pas encore ressentir ?
04:50Effectivement, on peut le voir comme ça.
04:51Mais je pense qu'il est vrai, et la France l'a démontré dans les crises précédentes,
04:56que les amortisseurs français étant ce qu'ils sont,
05:00y compris l'amortisseur du droit du travail,
05:02qui est quand même, en gros, même si ça a été beaucoup assoupli,
05:06beaucoup flexibilisé, on peut éventuellement le déplorer ou s'en féliciter,
05:09mais il reste plus compliqué de licencier en France
05:13que ça n'est, par exemple, dans un pays très libéral comme la Suisse,
05:15si vous prenez l'exemple de la Suisse.
05:17Donc, il y a cet effet amortisseur qui est bienvenu dans les contextes de crise,
05:21mais qui, malheureusement, n'empêche pas ce qui va suivre.
05:25C'est-à-dire qu'à la fin, ça peut se traduire par une nette dégradation.
05:28Et rappelons quand même, les chiffres qui font vraiment peur
05:31et qui, de point de vue de l'étranger, sont souvent le plus commentés,
05:34c'est l'augmentation des faillites.
05:36Ça, par contre, c'est quelque chose qui est très commenté.
05:39Il y avait un article, il n'y a pas longtemps, dans le Financial Times, sur ce point.
05:42J'ai lu aussi des choses dans la presse allemande.
05:44Le fait que l'entreprise en France semble aller mal, le secteur privé en général.
05:50Donc, je crois qu'il faut regarder les deux côtés de la pièce.
05:53Et s'il y a un effet d'amortisseur, malheureusement, on le sait,
05:56ce n'est pas parce que vous avez un amortisseur qu'à la fin, la voiture ne va pas dans
05:59le mur.
06:00Clémence, le plus dur est peut-être devant nous.
06:02Oui, effectivement, c'est ce que vous disiez.
06:04Les hausses des défaillances d'entreprise au premier trimestre, c'est plus 6,4%.
06:08Donc, c'est quand même vraiment beaucoup.
06:10Et surtout, ça a été catastrophique en janvier.
06:13Et 2025 était déjà une année noire.
06:16Donc, on se compare à une année qui n'était pas bonne.
06:18Et c'est de pire en pire.
06:20Et ce que vous disiez sur les amortisseurs, ça amortit les chocs.
06:23Mais aussi, on sait que dans l'autre sens, ça bloque un peu la reprise et la capacité à avoir
06:29une croissance très rapide.
06:31Quand d'autres pays, peut-être, ont un choc plus fort, mais repartent plus vite après.
06:35Donc, en fait, on ne sait pas trop ce qui va se passer.
06:38Tout dépend.
06:38Vous parliez de la crise économique.
06:39Vous parliez de ce qu'a dit Roland Discur ce matin.
06:42On va l'entendre en 15 ans.
06:43Tout dépend, effectivement.
06:44Combien de temps dure la crise ?
06:46Si elle s'arrête tout de suite, ça va aller.
06:48Pour l'instant, l'économie n'est pas touchée.
06:50Si elle continue, ça va être plus compliqué.
06:51Puis, avec une inquiétude accrue pour certains secteurs.
06:54Je pense en particulier au secteur du bâtiment, qui déjà subit la hausse du prix du carburant.
07:00En particulier, la hausse du gazole non routier qui est utilisé sur les chantiers.
07:06Et aujourd'hui, d'ailleurs, le syndicat des artisans du bâtiment alerte sur la non-rentabilité des chantiers en cours,
07:12mais qui ont été signés dans un autre contexte, avec d'autres conditions.
07:16Donc, voilà ce que vous écrivez.
07:18Je vous rejoins là-dessus, mais c'est vrai qu'il va y avoir des conséquences particulièrement graves pour certains
07:23acteurs.
07:23Vous parliez de la crise énergétique, la question du kérosène.
07:25Vous parliez de Roland Lescure.
07:27Il était ce matin sur France Inter.
07:29Le ministre de l'Économie qui se veut rassurant, même s'il envisage finalement tous les scénarios.
07:33Il faut qu'on se prépare à toutes les opportunités, se préparer le pire, mais aussi espérer le meilleur.
07:38Se préparer à un CEU dans lequel le détroit d'Hormuz serait fermé de manière durable.
07:42Moi, ce que je peux vous dire sur le kérosène, pour être très clair,
07:45c'est que, je le répète, 20% de notre kérosène vient du Golfe,
07:48donc évidemment, on suit ça comme le lait sur le feu depuis le début.
07:51On n'avait annoncé aucune pénurie en avril, on n'a pas eu de pénurie en avril.
07:54Ce que je peux vous dire aujourd'hui, on est à la fin du mois d'avril,
07:56c'est que je n'ai pas non plus d'inquiétude pour le mois de mai.
07:59Pas d'inquiétude pour le mois de mai.
08:01On voit quand même que certaines compagnies ont déjà annulé des vols pour mai et juin.
08:05L'inquiétude, elle est quand même là, Clémence.
08:06Oui, c'est une inquiétude, mais pour l'instant, en fait, il n'y a pas d'inquiétude de pénurie.
08:10Si des compagnies ont annulé des vols, c'est à cause du prix, en fait.
08:14C'est-à-dire que le prix du kérosène depuis le début de la crise a pris plus de 150%.
08:19Donc, ce qui fait que les entreprises, les Air France, Transavia,
08:24qui a annoncé hier avoir annulé 2% de ses vols,
08:28en fait, il y a toute cette part de carburant qui était comprise dans le billet d'avion,
08:31c'était à peu près 30% du prix du billet.
08:34Maintenant, c'est 45%.
08:35Donc, en fait, elles sont coincées.
08:37Donc, elles ont du kérosène, mais ils coûtent beaucoup plus cher.
08:39Et donc, les compagnies traditionnelles, elles, peuvent se permettre d'augmenter leur prix
08:43parce que ça ne va pas jouer.
08:45C'est des longs courriers.
08:46Par exemple, l'Air France a augmenté ses longs courriers.
08:48C'est quand même 100 euros à les retours en plus par billet.
08:51Des compagnies low cost, en fait, ce qui fonctionne, c'est parce qu'elles sont low cost, justement.
08:55Donc, elles ne peuvent pas se permettre d'augmenter le prix des billets.
08:57Donc, elles préfèrent supprimer certaines liaisons,
09:00mais pour pouvoir garder des prix bas sur la majorité, en fait, de leur vol.
09:04Et c'est pour ça que, du coup, on parle de pénurie.
09:08Mais en fait, ce n'est pas une pénurie.
09:09Pour l'instant, on a un effet prix du carburant et non pas de pénurie.
09:13Mais on voit quand même que les Français sont en train de penser aux vacances et s'organiser
09:16parce que beaucoup d'entre eux disent qu'on restera en France, Richard.
09:19Oui, alors là, c'est un paradoxe.
09:20Ça peut être une bonne nouvelle pour l'économie et pour le secteur touristique
09:23parce que les gens vont quand même partir en vacances.
09:26Donc, ils vont quand même dépenser, notamment parce qu'ils ont des enfants
09:30et qu'il est prévu qu'ils occupent leurs vacances.
09:33Mais ils ne le feront pas à l'étranger.
09:34Donc, je crois que là aussi, il faut regarder l'industrie touristique française
09:38va peut-être, in fine, se féliciter de cette crise.
09:42En revanche, les compagnies aériennes sont très exposées.
09:45Et puis, l'autre question qui va se poser, c'est que les gens qui avaient acheté des billets,
09:48parce que les billets étaient achetés, ça, c'est un budget qui est déjà parti,
09:52qui est déjà sorti, et ce sera donc un budget qui ne sera pas consommé en France
09:55puisqu'il a déjà été dépensé.
09:57Il n'est pas du tout sûr, d'ailleurs, que les compagnies remboursent
09:59pour ceux qui avaient acheté des vols.
10:00Vous parlez des avions français qui ne vont pas décoller.
10:03Il y a aussi des avions étrangers qui ne vont pas atterrir en France.
10:05Ça aussi, c'est un problème pour l'économie française
10:08parce qu'on pense, par exemple, à un certain nombre de pays
10:11qui dépensent énormément en France.
10:13Le pouvoir d'achat n'est pas forcément le même.
10:15Et là, ça peut jouer sur l'économie française, Clémence ?
10:18Notamment tout le tourisme qui vient du Moyen-Orient
10:20où ils ne vont pas venir puisque les avions ne volent pas.
10:23Et donc, ça peut jouer sur l'économie française,
10:25ça peut jouer sur le tourisme.
10:26C'est encore un peu tôt pour le dire.
10:28De même que sur les vacances des Français,
10:30ils disent qu'ils vont rester en France.
10:32Je crois qu'il y avait un sondage ce matin dans le Parisien.
10:3437% qui sont certains, en tout cas.
10:37Voilà, et puis 51% qui disent qu'ils vont plutôt rester en France.
10:41En revanche, quand nous, on a interviewé
10:43les différents syndicats des entreprises de tourisme,
10:46elles ne voient pas tellement de reports cette année.
10:48Elles ont plus 3% par rapport à l'année dernière.
10:51Donc, ce n'est pas énorme.
10:52Et en fait, tous se disent que ça va être du last minute.
10:55Et donc, si ça se débloque,
10:58les gens vont partir à l'étranger.
10:59Si ça ne débloque pas, ils resteront en France.
11:02Alors, Nicolas Daillot est le président
11:03de la Fédération nationale de l'hôtellerie en plein air.
11:05Il espère que les Français qui renonceront au voyage en avion
11:08se tourneront vers le camping haut de gamme.
11:10On l'écoute.
11:11L'accès moyen et même d'autres catégories socio-professionnelles,
11:14puisqu'on sait bien que certains Français
11:15n'arriveront pas à partir en l'étranger
11:16alors que c'était leur intention de départ.
11:18Et en fonction du type de camping
11:20qui va évidemment être ciblé par les différentes familles,
11:23ils vont peut-être choisir notre mode d'hébergement.
11:25Puisque quand on a prévu de partir dans un village de vacances
11:27en Indonésie, par exemple,
11:29on peut choisir un très bel établissement haut de gamme en France.
11:32Donc, en fait, ça va peut-être être l'occasion
11:34pour certains Français qui n'ont jamais fait de camping
11:35de découvrir pour la première fois notre mode d'hébergement.
11:38Alors, ce n'est sans doute pas le moment d'augmenter les prix.
11:40D'ailleurs, ça va être un problème en termes de rentabilité,
11:42puisque les charges des campings augmentent évidemment,
11:44parce que nous aussi, on achète du gaz.
11:46Mais pour autant, le poids du pouvoir d'achat est tellement important.
11:49Si on augmente les prix, on va perdre de la clientèle.
11:51Donc, il faut stabiliser les prix au risque de dégrader la rentabilité.
11:54Richard, vous nous dites, venez en Suisse cet été.
11:57Écoutez, j'aimerais bien...
11:59La Suisse n'est quand même pas très bon marché.
12:01Donc, si vous cherchez à faire des économies,
12:02ce n'est peut-être pas malheureusement l'endroit où aller.
12:04Mais ce qui est certain, c'est que les liaisons européennes,
12:07notamment les liaisons ferroviaires, vont en profiter.
12:10Mais là encore, les trains sont déjà pleins.
12:12Ils étaient déjà pleins avant la crise.
12:14Donc, peut-être qu'ils vont en rajouter.
12:16Mais ce qui est certain, c'est qu'on va avoir à nouveau
12:19un basculement du monde touristique.
12:20Et d'ailleurs, quand même, rappelons-le,
12:22ce monde-là, le monde qui se dessine,
12:24où le prix du carburant va être plus élevé,
12:26où on va moins faire des longs voyages, etc.
12:28C'est le monde de demain.
12:29Oui, mais c'est le monde de Trump.
12:30C'est ce qu'il veut.
12:31C'est le monde protectionniste.
12:32Chacun dans ses frontières.
12:34Chacun chez soi.
12:35C'est quand même...
12:36N'oublions pas le propos derrière de Donald Trump.
12:39C'est qu'au fond, cette planète irait beaucoup mieux
12:41si les gens voyageaient moins,
12:43s'il y avait moins de mondialisation
12:44et qu'on était tous chez nous.
12:46Gardons-le en tête.
12:47Anthony, est-ce que vous avez le sentiment
12:48que l'été prochain pourrait ressembler à l'été 2020
12:52et à la crise du Covid, à ce qu'on a connu ?
12:54Est-ce qu'il y a un parallèle possible ?
12:56J'allais vous le dire.
12:57J'ai l'impression qu'on est vraiment dans cette période-là,
12:58avec les débats qu'on peut avoir là.
13:00Mais ça peut être aussi très bien.
13:01C'était pas très bien à l'époque.
13:03Mais il y avait des bons côtés,
13:05dans le sens où on redécouvrait notre pays,
13:06on redécouvrait certaines régions,
13:08les richesses de certains territoires.
13:10Ce matin, j'ai écouté sur France Inter
13:12Olivia Ruiz de la Chanteuse qui disait
13:13« Voyager, mais le voyage, c'est aussi
13:15deux stations de RER, trois stations de RER. »
13:17Je suis plutôt d'accord avec ça
13:19et c'est pas plus mal.
13:20D'autant que le débat qu'on pouvait avoir tout à l'heure
13:22sur les kérosènes, qui est très intéressant,
13:24mais c'est un débat de classe
13:27qui ne se pose pas pour beaucoup de Français.
13:29Quatre Français sur dix ne partent pas en vacances.
13:31C'est même six sur dix
13:33pour ceux qui gagnent moins de 1285 euros par mois.
13:36Donc qu'on redéfinisse quelque part
13:38ce que sont, ce que peuvent être les vacances
13:41avec la possibilité que ce soit à côté de chez soi.
13:43Je trouve ça très bien, quelque part.
13:46Clémence, économiquement parlant,
13:47la guerre, elle doit s'arrêter quand ?
13:49Dernier cas, si je puis dire,
13:50pour qu'on ait un été comme les autres.
13:53C'est-à-dire, c'est quoi le point critique ?
13:54On est quasiment fin avril, je dirais fin mai.
13:59En fait, le problème, c'est que le jour où ça s'arrête,
14:02tout ne repart pas tout de suite.
14:03Et il y a beaucoup de raffineries qui ont été détruites.
14:06Il y a beaucoup d'installations pétrolières
14:09qui ont été détruites.
14:10Et notamment sur le kérosène,
14:11ils disent que de toutes les manières,
14:12il faudra plusieurs mois pour que ça revienne à la normale.
14:14Donc il faudrait déjà qu'elle se soit arrêtée.
14:17Donc plus elle va continuer, plus ça va être compliqué.
14:19Et je dirais que, disons fin mai,
14:21parce que pour l'instant, il n'y a pas de pénurie.
14:23À partir de fin mai,
14:25ça va peut-être devenir un peu plus compliqué.
14:26Le monde entier est suspendu, Richard, à cette guerre.
14:29On en est au 60e jour de conflit.
14:32Est-ce que pour vous, ce soir, on est toujours dans l'impasse ?
14:35Je ne dirais pas l'impasse.
14:38Donald Trump est dans une forme d'impasse
14:41si la négociation ne reprend pas.
14:44On sait qu'il y a des discussions,
14:46mais il n'y a pas de négociation.
14:48Il y a des papiers, au fond,
14:49qui passent de Téhéran à Washington via le Pakistan,
14:52avec des propositions.
14:53Mais il faut que la négociation redémarre
14:56d'une manière ou d'une autre,
14:57parce que sinon, il va se trouver dans la position
14:59où il sera obligé de faire un coup de force.
15:01Il sera obligé de taper, de frapper,
15:04parce que sinon, il ne peut pas continuer
15:05de bloquer les droits d'Hormuz
15:06si les Iraniens lui font en quelque sorte un bras d'honneur.
15:09Ce n'est pas possible.
15:10Donc, ce qu'il faut espérer,
15:12c'est que la négociation reprenne,
15:14une vraie négociation.
15:15Les États-Unis ne l'excluent pas, d'ailleurs.
15:17Ils ont dit qu'ils étudient la proposition.
15:20Et, à titre personnel,
15:21moi, je pense qu'une reprise
15:25ciblée des frappes est possible,
15:26parce que c'est la méthode Trump.
15:28Trump, il discute,
15:29mais il discute toujours avec un marteau.
15:31Et il a tendance à l'utiliser.
15:33Donc, je ne serais pas surpris
15:34que pour rappeler sa force
15:36alors qu'un quatrième porte-avions
15:38arrive sur zone,
15:39il procède à des frappes assez ciblées
15:41pour dire aux Iraniens,
15:42de toute manière,
15:43vous ne vous en sortirez pas.
15:44Anthony Cortez,
15:4660 jours de conflit,
15:49est-ce qu'on pouvait l'imaginer ?
15:51Est-ce que, d'ailleurs,
15:51l'administration Trump pouvait imaginer
15:53que cette guerre,
15:54après 60 jours de conflit,
15:55serait autant dans l'impasse ?
15:56Parce que là, on parle d'ouvrir,
15:57de réouvrir le détroit d'Hormuz,
16:00ce n'était pas du tout le but
16:01au départ des frappes.
16:02Ce n'était pas du tout le plan,
16:03c'est clair.
16:04Et ça marque d'autant plus
16:06l'échec américain,
16:07de ne pas avoir anticipé,
16:08de ne pas avoir envisagé,
16:09justement,
16:11cette possibilité-là.
16:11Parce que, là,
16:13on est face à un Donald Trump
16:13qui a besoin de sortir
16:14de cette situation politiquement,
16:16d'abord,
16:16parce que les midterms approchent,
16:18que l'opinion commence à le quitter,
16:21peu à peu,
16:22d'autant que les prix à la pompe
16:23s'envolent là-bas aussi,
16:24il n'y a pas qu'ici, évidemment.
16:26Et on est face à toute une série
16:28d'échecs américains
16:29qui sont les échecs de Donald Trump.
16:30C'est-à-dire qu'il y a le fait
16:31de ne pas avoir anticipé
16:32ce qui pouvait se passer,
16:33évidemment,
16:33sur le détroit d'Hormuz,
16:34on l'a dit.
16:35Il y a eu la série d'exigences
16:38et de menaces
16:38à coups de lettres majuscules
16:40sur son réseau social
16:41en disant que ça allait être
16:42l'apocalypse,
16:43que ça allait être
16:43la fin d'une civilisation.
16:46Il ne s'est évidemment
16:47rien passé de ce côté-là.
16:48Enfin, en tout cas,
16:49ça n'a pas été mené à son terme.
16:51Et bien heureusement,
16:52il y a le blocus
16:53qui devait étrangler l'Iran,
16:54qui devait mettre l'Iran à genoux
16:55et qui devait faire
16:56que l'Iran allait accepter
16:57toutes les conditions américaines.
16:58Tout cela ne s'est pas passé.
17:00Et donc, là,
17:00on est face à des Etats-Unis
17:02en état de faiblesse.
17:03Et d'ailleurs,
17:04c'est intéressant,
17:05c'est le chancelier allemand
17:06Friedrich Merz
17:07qui le disait aujourd'hui
17:08les Américains
17:09n'ont aucune stratégie,
17:10c'est toute une nation
17:10qui est en train
17:11de se faire humilier.
17:12C'est le chancelier allemand
17:12qui dit ça.
17:13Donc voilà l'aveu
17:15d'échec absolu
17:16pour Donald Trump.
17:16Quand Trump dit,
17:17Clémence,
17:18le régime iranien
17:19est en train de s'effondrer,
17:20c'est quoi ?
17:21C'est de la com ?
17:21C'est de la méthode Coué ?
17:22Comment vous l'interprétez ?
17:23C'est de la com
17:24et c'est de la com
17:25mais en fait,
17:25ça s'adresse plutôt
17:27aux Américains.
17:28C'est-à-dire qu'il n'est
17:28quand même pas
17:29en très bonne posture
17:30actuellement aux Etats-Unis.
17:31Sa base ne voulait pas
17:32de la guerre en Iran,
17:33on veut de moins en moins
17:34et il s'est fait élire
17:35sur une hausse
17:36du pouvoir d'achat
17:37et résultat,
17:38avec la hausse
17:39des prix de l'énergie
17:39qui touche aussi
17:40les Etats-Unis,
17:41même si ça touche moins
17:41les Etats-Unis
17:42que l'Asie ou l'Europe,
17:43ça touche quand même
17:44les Etats-Unis.
17:45Il est en mauvaise posture
17:46et il a baissé énormément
17:48dans les sondages
17:49ces derniers temps.
17:50Là, il va peut-être
17:50remonter avec
17:53l'assassinat
17:54qui a échoué
17:55la tentative
17:56d'assassinat
17:57mais il était
17:58en très mauvaise posture
17:59et il y a des élections
18:00au mois de novembre.
18:01Et donc, en fait,
18:01il est coincé,
18:02il faut que cette guerre
18:03s'arrête mais en même temps,
18:04il faut qu'il donne
18:05l'impression d'avoir gagné.
18:07Donc, il dit que le régime
18:08s'est effondré,
18:08enfin pour l'instant,
18:09le régime ne s'est pas effondré.
18:10Il a été affaibli,
18:11ça c'est sûr,
18:12même militairement affaibli
18:13mais pour l'instant,
18:14il ne s'est pas effondré.
18:15Richard,
18:16comment vous voyez la suite d'ailleurs ?
18:17Parce que certains commencent
18:18à parler de Bourbier
18:19après 60 jours,
18:21Trump a tout intérêt
18:22à ce que la guerre
18:22effectivement s'arrête
18:24assez vite.
18:24Est-ce que les Iraniens
18:25ont vraiment envie
18:26que la guerre
18:26s'arrête assez vite ?
18:27Alors d'abord,
18:29peut-être quand même
18:29toujours avoir l'humilité,
18:31il a des informations
18:32que nous n'avons pas.
18:34Et il est possible
18:35que le régime iranien
18:37soit en beaucoup
18:38plus mauvaise posture
18:39qu'on ne le pense.
18:40Parce qu'il y a
18:41ce qu'ils montrent,
18:42ce qu'ils disent,
18:43mais la réalité.
18:44Et donc ça,
18:44on ne peut pas l'exclure.
18:45Alors attention,
18:46en mauvaise posture,
18:47ça ne veut pas dire
18:48qu'il va s'écrouler.
18:50Ça veut dire
18:50que peut-être
18:51une faction
18:51va être tentée
18:53de négocier
18:53avec Donald Trump
18:55au détriment
18:55d'une autre faction.
18:56Et c'est ce que
18:57Donald Trump veut
18:58depuis le début.
18:58C'est ce qu'il espère,
18:59que le régime se fracture.
19:01Donc il est possible
19:02que ça intervienne.
19:03Moi, mon impression
19:04sur la base
19:04de ce qu'on lit
19:05et de ce qu'on voit,
19:06c'est qu'il y a encore
19:08un gros problème
19:09pour Donald Trump,
19:10c'est que le calendrier,
19:12même s'il est très dur
19:13pour les Iraniens,
19:14il n'est pas en sa faveur
19:15non plus.
19:15Parce que plus le blocus
19:17se dure,
19:17plus il prend la responsabilité,
19:19on vient d'en parler,
19:19d'une crise économique
19:21et énergétique mondiale.
19:23Quand vous êtes
19:23le président
19:24de la première puissance mondiale,
19:25c'est quand même
19:25une grosse responsabilité.
19:26Vous mettez
19:27tous vos alliés,
19:28les Européens,
19:29on le sait,
19:30mais le Japon,
19:30la Corée du Sud,
19:31vous mettez tout le monde
19:32dans une situation infernale.
19:34Donald Trump,
19:35je le rappelle,
19:35dans 15 jours,
19:36va à Pékin.
19:37Cette rencontre
19:37qui avait été reportée
19:38une première fois
19:39n'a pas été annulée.
19:40Donc, le calendrier
19:41n'est pas très bon
19:42pour lui non plus.
19:44Autrement dit,
19:44c'est peut-être
19:45ce qui peut nous faire croire
19:47de négociation.
19:48Les Iraniens,
19:49comme Trump,
19:49ont intérêt à négocier.
19:51La grande difficulté,
19:52c'est qu'il a besoin,
19:53après tout ce qu'il a dit,
19:54d'une concession forte,
19:56visible,
19:57vendable sur le nucléaire.
19:58Et pour l'instant,
19:59il semble que l'Iran
20:00n'est pas prêt à lui donner.
20:01L'Iran dit,
20:02on est prêt à ouvrir
20:03de nouveau le D3,
20:04mais on discutera
20:05plus tard du nucléaire.
20:06Ça, c'est absolument impossible
20:08à entendre
20:08du côté de Washington.
20:09Alors, avec Trump,
20:10tout est possible,
20:11mais sauf que si vous mettez
20:13toutes les déclarations
20:14qu'il a faites,
20:14il a toujours dit
20:15que l'Iran
20:16n'aurait pas l'arme nucléaire.
20:18Et au fond,
20:18il a une obsession.
20:19C'est que ce qu'il doit obtenir
20:20doit être meilleur
20:21que l'accord de 2015
20:23signé par Obama
20:24négocié par les Européens
20:25dont il s'était retiré
20:26en 2018.
20:27En fait,
20:28il se bat encore
20:29à travers l'Iran
20:30contre Barack Obama.
20:31Anthony Cortez.
20:32Oui, et puis,
20:32on a quand même un Iran
20:34qui est plutôt affaibli.
20:35En quelques mois,
20:36l'Iran a vu
20:36ses exportations
20:37de pétrole chuter
20:39de moins de 70%.
20:40L'Iran va être face
20:41à des difficultés aussi
20:42pour stocker
20:43le trop-plein de pétrole.
20:44Ça va être une problématique
20:45qui va également se poser.
20:47Mais malgré tout,
20:48l'Iran est en position de force
20:49par rapport à Donald Trump
20:50dans le sens où
20:51l'Iran peut encore
20:52exporter,
20:53alors évidemment,
20:54beaucoup moins qu'avant,
20:55mais par les voies de chemin de fer
20:56ou par les camions citernes
20:57vers le Pakistan,
20:57par exemple.
20:59Et puis,
21:00il a le choix aussi
21:01de laisser passer
21:01certains pétroliers.
21:03L'Iran l'a encore fait
21:04cette semaine
21:04avec un pétrolier japonais
21:06et un autre chinois
21:07qui ont pu traverser
21:08le détroit
21:09avec l'autorisation iranienne.
21:11Donc,
21:11quand on fait la balance
21:12entre l'Iran
21:13et les Etats-Unis,
21:14c'est plutôt les Etats-Unis,
21:16c'est plutôt Donald Trump
21:16qui est pressé
21:17d'aboutir
21:19à un accord
21:20que l'Iran.
21:21Alors,
21:21Donald Trump,
21:22il reçoit en ce moment
21:24le roi Charles III
21:25à Washington.
21:26Discours du roi
21:27devant le Congrès
21:27dans une grosse demi-heure,
21:28d'ailleurs.
21:29Le discours,
21:30Richard,
21:30qui sera lu par le roi,
21:32c'est un discours
21:33écrit,
21:33on va dire,
21:34par le gouvernement,
21:34par sa porte,
21:36la patte de Ken Starmer.
21:37Ah,
21:37complètement.
21:38Pas un mot
21:39n'a été écrit
21:40par Charles III.
21:40Alors,
21:41peut-être qu'il a biffé
21:42l'une ou l'autre expression,
21:44mais c'est le gouvernement britannique
21:46qui va parler
21:46par son intermédiaire.
21:48Et c'est quand même
21:48très important
21:49parce que
21:50le gouvernement britannique
21:51et en particulier
21:52le Premier ministre Starmer
21:53n'a pas de bonne relation
21:55avec Trump.
21:55Trump le considère
21:56en gros
21:57comme un nigo.
21:58Il a quand même dit
21:58Donald Trump
22:00à la Maison Blanche,
22:02il a regardé
22:02la statue de Winston Churchill
22:03qui est à la Maison Blanche,
22:04il a dit
22:04Starmer,
22:05c'est pas du tout
22:06de Churchill.
22:06C'est quand même
22:07assez humiliant.
22:07Starmer,
22:08on va pouvoir lui dire
22:08que c'est pas Roosevelt
22:09non plus de Trump.
22:09Mais il l'a pas dit.
22:11Effectivement.
22:11Donc,
22:12je crois que c'est important,
22:13c'est un discours
22:13qui va être très politique
22:14et c'est un discours
22:16qui peut passer
22:17parce que,
22:18que voulez-vous,
22:19Donald Trump
22:19étant Trump,
22:20la royauté,
22:21il adore,
22:21le faste,
22:22il adore,
22:22le protocole,
22:23il adore.
22:23Et paradoxalement,
22:24il sera peut-être
22:25davantage,
22:25même sans doute,
22:26prêt à entendre
22:27des critiques
22:28de la bouche
22:28de Charles III
22:29qu'il ne le supporterait
22:30de la bouche
22:31du Premier ministre britannique.
22:32Clémence,
22:32quand même,
22:32cette visite,
22:33elle montre bien,
22:34elle est assez symbolique
22:35des rapports
22:36entre l'Europe actuelle,
22:38même si le roi
22:39n'a pas un pouvoir énorme,
22:41évidemment,
22:42en Angleterre,
22:42mais évidemment,
22:43ce lien qu'il y a
22:44entre les Etats-Unis
22:45d'un côté
22:45et l'Europe
22:46qui se distend.
22:47C'est ce lien
22:47qui se distend.
22:48Alors déjà,
22:49le roi,
22:49officiellement,
22:50ne fait pas de politique.
22:51Donc ça,
22:51c'est officiel.
22:52Effectivement,
22:52c'est pas lui
22:53qui écrit forcément
22:54son discours.
22:55Il est quand même là
22:55pour rabibocher.
22:56Mais on voit
22:57que les liens
22:57se distendent.
22:58On voit qu'avec l'OTAN,
23:00au sein de l'OTAN,
23:01ça se passe très mal,
23:02que Trump dit,
23:02il continue à dire
23:04que l'Europe
23:04ne paye pas assez
23:05pour sa défense,
23:05qu'il veut quitter l'OTAN.
23:07Ce en quoi,
23:07sur le financement
23:08de la défense,
23:10pour le coup,
23:10Donald Trump
23:11n'a pas complètement
23:11temps non plus.
23:12C'est vrai que longtemps,
23:13les Européens
23:14se sont dit
23:14les Américains financent,
23:16c'est pas la peine
23:16qu'on le fasse nous.
23:17Et donc,
23:18le lien se tend.
23:21Il y a aussi
23:21cette histoire
23:21de droit de douane
23:22et en même temps,
23:23il reste quand même
23:25des parlementaires
23:26qui se parlent.
23:27C'est un président,
23:28il est là pour 4 ans.
23:29Il y a des déclarations
23:30qui sont assez étonnantes.
23:30On n'a pas plus d'amis
23:31plus précieux
23:32que les Britanniques,
23:33déclarations de Trump
23:34après ce qu'il a envoyé
23:34effectivement à Starmer
23:36et toutes les critiques
23:37qu'il a pu faire.
23:37Alors,
23:38il a dedans effectivement
23:38la royauté
23:39et donc,
23:40on suppose
23:40qu'à Charles
23:42qui reste 4 jours
23:42quand même,
23:43il va lui faire
23:43un grand déballage
23:45d'amitié
23:46et de faste.
23:47C'est un déplacement
23:48qui vous intéresse,
23:49Anthony ?
23:49Qui m'intéresse,
23:50qui m'intrigue.
23:51Alors moi,
23:55c'était très codifié
23:56et Donald Trump
23:57n'est pas non plus
23:57le roi de l'élégance
23:59de la classe
23:59et du respect des codes.
24:01Je l'ai entendu
24:02cet après-midi,
24:03ça m'a fait sourire
24:04dire que
24:06son premier souvenir
24:07du roi,
24:07c'était quand il était prince,
24:09c'était quand sa mère
24:10lui disait
24:10qu'il était très mignon
24:11et qu'elle avait le béguin
24:12pour lui.
24:14Bon,
24:14je ne sais pas
24:14si c'est très adapté
24:15face à un roi d'Angleterre.
24:16Donc,
24:17ça m'intrigue surtout
24:18pour ce côté-là
24:19de voir Donald Trump
24:21par excellence.
24:22Richard,
24:22en quelques secondes,
24:23il y a aussi
24:24une ombre
24:24qui plane
24:25sur ce voyage.
24:27On pense au frère du roi
24:28et puis on pense
24:29à une affaire
24:29effectivement
24:31qui est là,
24:31c'est l'affaire Epstein.
24:32Évidemment,
24:33ça c'est une ombre
24:34qui peut vraiment
24:36poser des problèmes.
24:37Alors,
24:37elle ne va pas en poser
24:37dans la visite,
24:38il est très probable
24:39que ça ne va pas
24:40être évoqué,
24:41mais finalement,
24:42on sait ce qu'il est
24:43advenu d'Andrew,
24:44le frère du roi,
24:45c'est un scandale d'État,
24:46il faut bien le dire.
24:47On sait ce qu'il est
24:48advenu de Peter Mandelson
24:49qui était ambassadeur
24:50aux États-Unis
24:51du Royaume-Uni
24:52nommé par Peter Starmer
24:54et on connaît
24:55les théories du complot
24:59autour de l'éventuelle
25:00culpabilité
25:01de Donald Trump
25:02et sa participation
25:03au réseau Epstein,
25:04ce qu'il a toujours démenti,
25:04mais ce qui a été ravivé
25:06par le tireur forcené
25:08du Whitton
25:09et son manifeste.
25:10Donc oui,
25:11Epstein,
25:12quelque part,
25:13il est présent dans la salle
25:14à chaque pas
25:14de Charles III
25:15et de Donald Trump.
25:16Une dernière question
25:16sur cette visite,
25:19ça montre aussi,
25:20on s'en bat effectivement
25:21parce que Charles III
25:22est à Washington,
25:23et ça montre aussi
25:24l'impuissance de l'Europe
25:25aujourd'hui
25:25sur le conflit
25:26qu'on est en train de vivre,
25:27Clémence ?
25:28Ça montre totalement
25:29l'impuissance de l'Europe.
25:31Vous parliez
25:32de l'accord de 2015
25:33sur le nucléaire,
25:34il avait été justement
25:36négocié par les Européens.
25:38Là, on voit
25:39que les Européens
25:40sont complètement
25:40sortis du jeu.
25:41Les États-Unis
25:42négocient d'un côté,
25:43les Iraniens
25:44sont allés chercher
25:44le soutien
25:45de Vladimir Poutine
25:46hier
25:47puisque le ministre
25:47des Affaires étrangères
25:48était à Saint-Pétersbourg.
25:49Il a été reçu
25:50par Vladimir Poutine.
25:52Au milieu de ça,
25:52on ne sait pas trop
25:53ce que fait l'Europe.
25:54Allez, on va continuer
25:55de parler de l'actualité
25:56internationale
25:56et du Mali
25:57dans un instant,
25:57mais il est 20h30
25:59sur France Info.
26:04L'actualité,
26:05c'est avec Emmanuel Langlois.
26:06C'est un peu
26:07une finale avant l'heure
26:08considérée comme
26:09les deux meilleures
26:10équipes actuelles en Europe.
26:11Le PSG,
26:12le Bayern Munich
26:13se retrouvent ce soir
26:14pour un immense choc
26:15en demi-finale
26:16allée de la Ligue
26:17des champions de football.
26:19C'est au Parc des Princes
26:19que ça se passe,
26:20match à partir
26:21de 21h.
26:22Tout à l'heure,
26:23des renforts de police
26:25envoyés la nuit dernière
26:26aux Mureaux
26:26dans les Yvelines
26:27où un policier
26:28a été grièvement
26:29blessé au visage
26:30la nuit précédente
26:31lors d'une intervention
26:32après un feu de poubelle.
26:34Les effectifs de la BAC
26:35ont été visés
26:36par des jets de pierre
26:37provenant des immeubles
26:38alentours
26:39alors qu'une centaine
26:40de personnes
26:41se trouvaient sur les lieux.
26:42Le parquet de Versailles
26:44confirme l'ouverture
26:45d'une enquête.
26:46Sa mort avait-elle
26:47suscité une vive émotion
26:49il y a deux ans ?
26:50Un procès aux assises
26:51est requis pour meurtre
26:53à l'encontre
26:53de l'automobiliste
26:54soupçonné d'avoir écrasé
26:55un cycliste de 27 ans
26:57c'était à Paris
26:58en 2024.
26:59Le parquet
27:00l'accuse d'avoir percuté
27:01volontairement
27:02avec sa voiture
27:03la victime
27:03en lui roulant
27:05sur le corps
27:06et en l'écrasant.
27:07A l'étranger
27:08l'Iran interdit
27:09désormais
27:10les exportations
27:11d'acier
27:12alors que les deux
27:12plus grandes aciéries
27:14du pays
27:14avaient annoncé
27:15au début du mois
27:16devoir cesser
27:17leurs activités
27:18à la suite
27:18de frappes
27:19israélo-américaines.
27:20entre fin mars 2025
27:22et fin janvier
27:23de cette année
27:23l'Iran a exporté
27:25pour plus de 6 milliards
27:26de dollars d'acier
27:27selon l'association
27:28iranienne
27:29de Sidérurgie.
27:31Et puis 4 personnes
27:32ont été tuées
27:33en Russie
27:34et 2 en Ukraine
27:34ce mardi
27:35dans des frappes
27:36des deux côtés
27:36de la frontière.
27:37La capitale Kiev
27:38a elle été touchée
27:39par une rare attaque
27:40en pleine journée.
27:42Peter Magyar
27:43le futur
27:43premier ministre hongrois
27:45dit lui
27:45vouloir organiser
27:46une rencontre
27:47avec Volodymyr Zelensky
27:48le président ukrainien
27:49au mois de juin
27:50afin dit-il
27:51d'ouvrir
27:51un nouveau chapitre
27:53dans les relations bilatérales.
27:55Un mot de tennis
27:55Arthur Fils
27:56qualifié
27:57pour les quarts de finale
27:58du Masters 1000
27:58de Madrid.
27:59Le français est venu
28:00à bout tout à l'heure
28:01en 2-7
28:02de l'argentin
28:02Thomas Martin-Echeverry.
28:04Il affrontera
28:05pour une place
28:06en demi-finale
28:07le tchèque gérir
28:07les écarts.
28:11France Info
28:1320h-21h
28:14Les informés
28:16Renaud Blanc
28:17Les informés
28:18seconde partie
28:19avec dans notre studio
28:20Clémence Lemestre
28:21directrice adjointe
28:22des rédactions
28:23des Echos
28:24Anthony Cortez
28:25journaliste politique
28:25à l'humanité
28:26Richard Verli
28:27correspondant
28:28France Europe
28:29pour le média suisse
28:30Blic
28:30et bien de nous rejoindre
28:31Patricia Lémonière
28:33grand reporter spécialiste
28:34des questions internationales
28:36soyez la bienvenue
28:37Patricia
28:37on va commencer d'ailleurs
28:38avec vous
28:39puisqu'on va parler
28:40du Mali
28:41vous signez
28:41géopolitique
28:42du Sahel
28:43aux éditions
28:43PUF
28:44paru en février dernier
28:46le Mali
28:47effectivement
28:48est un pays
28:48qui est au bord
28:49du gouffre
28:50aujourd'hui
28:51on a entendu
28:51des détonations
28:52notamment à Bamako
28:53on peut essayer
28:54de rappeler
28:55en quelques mots
28:56Patricia
28:56ce qui se passe
28:58au Mali
28:59alors c'est très compliqué
29:00on va faire très simple
29:01parce qu'effectivement
29:03là on a affaire
29:04à une convergence
29:05entre des indépendantistes
29:07on va dire
29:08et un des deux groupes
29:10djihadistes
29:10qui sévit
29:11au Mali
29:12le plus important
29:13qui est rassemblé
29:15par une personne
29:16charismatique
29:16en quelque sorte
29:17et qui est
29:18à la tête
29:19des mouvements djihadistes
29:21j'ai envie de dire
29:22pratiquement
29:22depuis
29:25depuis les années
29:272008
29:289
29:2910
29:29on va dire
29:30donc ça fait
29:30très longtemps
29:31qu'il est
29:32qu'il est à la tête
29:33il avait essayé
29:34de fédérer
29:35un premier mouvement
29:36en 2010
29:372011
29:38et puis bon
29:38après il a pris
29:39vraiment la tête
29:40des mouvements djihadistes
29:41donc cet individu
29:41qui s'appelle
29:42Yad Ghali
29:42en fait
29:43entraîne avec lui
29:44maintenant
29:44à fédérer
29:45autour de lui
29:46les mouvements djihadistes
29:47qui se réclament
29:48d'Al-Qaïda
29:49donc on a eu
29:50cette convergence
29:51entre des indépendantistes
29:52et des mouvements djihadistes
29:54cette convergence
29:55il y a eu des accords
29:56qui ont commencé
29:56à être scellés
29:57il y a un an
29:57il y a eu une montée
29:58des tensions
29:58de plus en plus
29:59il y a eu
30:00l'encerclement économique
30:02de Bamako
30:03avec les convois
30:05de pétrole
30:06qui ne pouvaient plus
30:07arriver dans la capitale
30:08l'été dernier
30:09à l'automne
30:10et puis là
30:10ils sont passés
30:11à l'étape suivante
30:13attaque de trois bases militaires
30:15quand même
30:15c'est énorme
30:16au nord
30:17au sud
30:17prise d'une ville
30:18totalement symbolique
30:19qui s'appelle Kidal
30:20qui était la capitale du nord
30:21qui symbolise
30:23l'unité retrouvée
30:24du pays
30:24par la junte
30:25en théorie
30:26et puis l'attaque
30:27de Bamako
30:27avec effectivement
30:29la mort du ministre
30:30de la défense
30:31donc on a d'un côté
30:32la junte
30:33de l'autre côté
30:33cette alliance
30:34on va dire
30:34Touareg
30:35et djihadiste
30:37on va dire indépendantiste
30:38indépendantiste
30:39d'accord
30:39je suis vos mots
30:40Patricia
30:41vous êtes beaucoup plus calé
30:42que moi
30:43c'est une situation
30:44qui est très compliquée
30:46d'autant qu'il y a
30:47une présence russe
30:48on rappelle que
30:49allez on va simplifier aussi
30:50que les russes
30:51grosso modo
30:51ont remplacé les français
30:52il y a quatre ans
30:53on va dire ça
30:54oui
30:54ils les ont remplacés
30:55la junte
30:56qui a tenu un discours
30:57qui s'est bâti
30:58sa popularité quand même
31:00sur un discours anti-français
31:01parce que ce sentiment
31:03anti-français
31:03ne cessait de monter
31:04durant tout le temps
31:06où on a eu l'opération
31:08Serval
31:08les militaires français
31:09les 4000 militaires
31:10déployés au Mali
31:11contre les djihadistes
31:12ce sentiment anti-français
31:13s'est déployé
31:14la junte a surfé dessus
31:16et les russes aussi
31:18ont surfé dessus
31:18et donc
31:19ils se sont
31:20la junte a fait appel
31:22aux russes
31:23Wagner
31:23souvenez-vous
31:24le fameux Wagner
31:25Prigogine
31:26qui a explosé
31:28dans son avion
31:28probablement assassiné
31:30par le président russe
31:31Wagner s'est transformé
31:33en un autre
31:34en une autre force
31:35et tout ce beau monde
31:36finalement
31:37a permis la reconquête
31:38de cette ville symbolique
31:39qui était Kidal
31:40qui incartait
31:41la résistance indépendantiste
31:42etc
31:43définie comme Touareg
31:45mais en fait
31:45il y a beaucoup d'autres
31:46communautés
31:47qui sont alliées
31:47et donc
31:48
31:49cette ville
31:50qui avait été reprise
31:51grâce aux russes
31:53est reprise
31:54par les indépendantistes
31:56alliés avec les djihadistes
31:57et c'était
31:58le seul gain réel
32:00de cette junte
32:01c'était d'avoir réussi
32:02entre guillemets
32:03l'unité du pays
32:04mais l'unité n'existe pas
32:05puisque
32:0530% seulement
32:07aujourd'hui du Mali
32:08est contrôlée
32:09et encore
32:10et encore
32:11je dis bien
32:11par la junte au pouvoir
32:12Richard
32:13cette situation
32:14cette avancée djihadiste
32:15elle inquiète forcément
32:16l'Europe
32:17et la France
32:19oui
32:20elle est inquiétante
32:21d'abord parce que
32:22ça peut provoquer
32:24une crise humanitaire
32:26imaginons
32:26pour l'instant
32:27ça ne semble pas être le cas
32:29mais que les deux groupes
32:30puisqu'il y a deux groupes
32:31vous avez d'un côté
32:32un groupe dominé
32:33par les Touareg
32:34et vous avez de l'autre
32:35un groupe
32:36une rémunération
32:37on va dire
32:37de l'état islamique
32:38pour faire bref
32:39qu'ils se sont alliés
32:39imaginez qu'ils entament
32:41une offensive militaire
32:42sur Bamako
32:44donc ils ne se contenteraient pas
32:46de faire suffoquer la ville
32:47et de contrôler les approvisionnements
32:49mais ils l'attaqueraient militairement
32:51à ce moment-là
32:51une crise humanitaire
32:53n'est absolument pas exclure
32:54et le retentissement
32:55serait important
32:56et la deuxième chose
32:57la raison pour laquelle
32:58c'est inquiétant
32:59évidemment
32:59c'est que c'est toute la stabilité
33:01de cette région
33:02absolument cruciale
33:03qui est en jeu
33:05et je rappelle
33:06qu'il y a des phénomènes
33:07de contagion
33:07et que bien évidemment
33:08plus ces rébellions
33:12islamo-Touareg
33:14progressent
33:15plus la stabilité
33:16d'autres pays
33:16pourraient être menacées
33:18la seule nuance
33:18que j'apporterai
33:20pour compléter
33:20ce qui vient d'être dit
33:22c'est qu'il y a quand même
33:23là le rôle de l'Algérie
33:24on va y revenir
33:25l'Algérie semble avoir
33:27quand même
33:27donné le feu vert
33:29à ses offensives militaires
33:30l'Algérie continue
33:31d'être très présente
33:32dans cette zone
33:32et peut-être est-ce elle
33:34à un moment
33:35où la France renoue
33:36un peu avec l'Algérie
33:37qui a les ultimes
33:39leviers en main
33:40Patricia
33:40alors ce qu'il faut voir aussi
33:42c'est qu'à part ce groupe
33:43qu'on appelle le JNIM
33:44qui se revendique
33:46ou qui fait une filiation
33:48avec Al-Qaïda
33:49il y a un autre groupe
33:50qui est le groupe
33:51de l'État islamique
33:52qui est une autre politique
33:53et qui est saine aussi
33:54dans toute la région
33:55c'est-à-dire que ces deux groupes
33:56Al-Qaïda
33:57et l'État islamique
33:58se répandent
33:59comme des métastases
34:00au Burkina Faso
34:01au Niger
34:02et dans tous les autres pays
34:04de la sous-région
34:05c'est-à-dire qu'on assiste
34:06aujourd'hui quand même
34:07à une extension
34:09de ce djihadisme
34:13on va dire
34:13qui est presque
34:15j'ai envie de dire
34:16qui n'est pas juste
34:18djihadisme
34:18qui couvre
34:20une insurrection
34:20j'ai envie de dire
34:21des marges
34:22des populations
34:22abandonnées
34:23par le pouvoir central
34:24sans développement économique
34:25une ruralité
34:27pauvre
34:27oubliée
34:28et c'est bien là-dessus
34:29que des djihadistes
34:30soit qui se réclament
34:31d'Al-Qaïda
34:31soit de l'État islamique
34:32font leur beurre
34:33excusez-moi du terme
34:34un peu familier
34:35Anthony Cortez
34:36la France a réagi
34:37assez tardivement
34:38à ce qui se passe
34:39depuis deux jours
34:40mais c'est vrai
34:41que la situation
34:42diplomatique de la France
34:43est assez compliquée
34:44parce que d'un autre côté
34:44vous avez une jeune
34:45qui a eu des propos
34:47anti-français très durs
34:48et puis de l'autre côté
34:49vous ne pouvez pas soutenir
34:50ce qui est en train
34:50de se passer
34:51donc ça avance
34:52très doucement
34:53on a l'impression
34:54de marcher sur des oeufs
34:55du côté du Quai d'Orsay
34:56c'est vrai que cette gêne française
34:58saute aux yeux
34:59la France a mis
35:00trois jours et deux nuits
35:01avant de réagir
35:02puis elle a fini par réagir
35:03avec un communiqué
35:04très court
35:05affichant sa préoccupation
35:07et sa solidarité
35:07bien sûr
35:08avec les Maliens
35:09mais au-delà de ça
35:11pas grand chose d'autre
35:12alors il faut dire que
35:12depuis 2013
35:14les relations avec le Mali
35:16et puis même le regard
35:16que peut porter
35:17la France sur le Mali
35:18est particulier
35:19et marqué en particulier
35:21par la discrétion
35:22alors bien sûr
35:23il y avait encore des liens
35:24entre les deux pays
35:25en particulier
35:25pour du renseignement
35:27mais depuis peu
35:28en particulier
35:29depuis l'arrestation
35:31d'un agent des GSE
35:32c'était moins le cas
35:34et donc la France avait
35:35bon j'imagine
35:36vous me contredirez peut-être
35:38vous me complèterez
35:39mais en tout cas
35:40j'imagine que la France
35:41avait moins de vision
35:43disons sur ce qui se passait
35:44au Mali
35:45d'où cette difficulté
35:47je pense
35:48à apporter des commentaires
35:49et à analyser la situation
35:50en temps réel
35:50je crois que c'est Richard
35:51qui a parlé de l'Algérie
35:52ou Patricia
35:53c'est vrai que
35:54l'Algérie
35:55c'est une frontière
35:56une très grande frontière
35:57avec le Mali
35:58est-ce que
35:59lorsque le président français
36:01dit
36:01il faut être maboule
36:02pour avoir des relations
36:03tendues avec l'Algérie
36:04il pense aussi
36:05au fait que
36:06eh bien
36:07Alger peut être
36:08un bouclier
36:08face à la montée
36:10djihadiste
36:11alors j'ai envie de dire
36:12que l'Algérie
36:12considérait comme
36:14le Mali
36:15comme son
36:15son appui stratégique
36:18arrière
36:18en quelque sorte
36:19donc elle avait toujours
36:21un regard
36:21sur effectivement
36:23les forces
36:23indépendantistes
36:25et djihadistes
36:27en particulier
36:28Yad Ghali
36:28la famille de Yad Ghali
36:29vit au sud
36:31de l'Algérie
36:31dans des maisons
36:33qui sont connues
36:34notoires
36:35la femme
36:35l'épouse
36:36etc
36:37résident
36:38dans ces régions
36:39sud de l'Algérie
36:40l'Algérie
36:41veut
36:42vouler
36:43une sorte
36:43de paix
36:44avec
36:45ces djihadistes
36:47pas ceux
36:48de l'état islamique
36:48mais ceux-ci
36:49en disant
36:50qu'on pouvait
36:51toujours
36:51comme elle avait fait
36:52la paix chez elle
36:53avec ces djihadistes
36:54entre guillemets
36:54enfin en armant
36:55le marteau
36:56et le discours
36:59apaisé
36:59elle voulait
37:00une forme
37:01d'apaisement
37:01je dirais qu'aujourd'hui
37:03ce qui se passe
37:03c'est bien plus
37:04la rivalité
37:05entre l'Algérie
37:06et le Maroc
37:07sur toute cette région
37:08le Maroc
37:09est en train
37:10le Mali
37:10a basculé
37:11dans le camp marocain
37:12autour du polisario
37:14on va pas revenir dessus
37:14c'est trop compliqué
37:15mais il a basculé
37:16dans le camp marocain
37:17et ça
37:17ça n'a effectivement
37:18pas plu du tout
37:19à l'Algérie
37:21l'Algérie
37:21n'a pas à mon avis
37:23les djihadistes
37:24n'ont pas besoin
37:24de l'Algérie
37:25je vais vous le dire
37:26tout de suite
37:26aujourd'hui
37:27ils ont les armes
37:28ils pillent partout
37:28ils ont la force
37:30ils ont le soutien
37:30donc ils ont pas besoin
37:32d'Algérie
37:32mais l'Algérie
37:33effectivement
37:34se veut avoir
37:35un droit de regard
37:36parce que ça peut
37:36la déstabiliser
37:37donc elle est très inquiète
37:39et elle suit ça
37:39et aujourd'hui
37:40elle voulait beaucoup plus
37:41s'appuyer sur le voisin nigérien
37:43elle avait abandonné
37:44le Mali au chaos
37:45ça peut changer quelque chose
37:46dans les relations
37:47entre Paris et Alger
37:48justement
37:48ce qui se passe au Mali
37:49Clémence ?
37:51c'est compliqué à dire
37:52entre Paris et Alger
37:53je ne suis pas sûre
37:54que ce qui se passe au Mali
37:55puisse vraiment changer quelque chose
37:57à moins que les Algériens
37:58se mettent à
37:59à vraiment
38:01s'investir
38:02de manière visible
38:03dans la crise
38:04mais si les Algériens
38:05continuent à regarder ça
38:07loin
38:07sans se prononcer
38:08il n'y a pas forcément
38:09de raison que ça change
38:10quelque chose
38:10là ce qu'on voit aussi
38:12avec ce qu'a dit
38:13Emmanuel Macron
38:14vous le mentionnez
38:16tout à l'heure
38:16dans votre journal
38:17c'est qu'il y a quand même
38:18plus d'OQTF
38:19qui sont repris par l'Algérie
38:20il y a visiblement
38:21ça se détend un petit peu
38:23et l'Algérie accepte
38:24de reprendre
38:25des personnes
38:25qui sont expulsées
38:26France
38:26or c'était vraiment
38:27ce qui posait problème
38:29entre les deux pays
38:30donc je pense
38:31qu'Emmanuel Macron
38:31qui a réussi
38:32peut-être à obtenir ça
38:33ou à moins que ce soit
38:34Laurent Nunez
38:35on sent que ça se calme
38:36un petit peu
38:37et donc il veut
38:38que ça continue
38:38et que cette relation
38:41s'apaise un petit peu
38:42autant que faire se peut
38:44Richard ?
38:44Oui
38:45de toute façon
38:46l'Algérie
38:47pour toutes les raisons
38:48qui viennent d'être évoquées
38:50est incontournable
38:51ça ne veut pas dire
38:52qu'elle a les moyens
38:53de contrôler ce qui se passe
38:54et de contrôler ses groupes
38:56mais elle aura
38:57à un moment donné
38:58un rôle à jouer
38:59d'ailleurs elle l'a joué
39:00dans le passé
39:00puisque c'est à Alger
39:01qu'avaient été négociés
39:02les précédents accords
39:04sur le Mali
39:05donc je crois que
39:06l'exclure
39:07en tout cas
39:08antagoniser l'Algérie
39:09dans un moment
39:10comme celui-là
39:10pour un pays
39:11comme la France
39:12c'était pas tenable
39:14et donc
39:14là où on revient
39:16maintenant
39:16une politique
39:17je dirais
39:18de discussion
39:19accompagnée
39:20de concessions mutuelles
39:21c'est la logique
39:22des choses
39:23l'Algérie est trop importante
39:24et puis je rappelle
39:25il y a l'enjeu énergétique
39:26quand même
39:26l'Algérie a du gaz
39:28ces derniers temps
39:29c'est l'Italie
39:29qui s'est littéralement
39:31arrimée
39:31au gaz algérien
39:33ça peut intéresser
39:34la France aussi
39:34donc de toute façon
39:36l'Algérie est un trop gros morceau
39:37pour se la mettre à dos
39:39dans les circonstances présentes
39:40Patricia
39:40j'ajouterais juste
39:41que l'Algérie héberge
39:43un personnage très important
39:44qui est l'imam d'Iko
39:45qui est un personnage malien
39:46qui a joué un rôle important
39:49rassembleur populaire
39:51un personnage
39:52qui est j'ai envie de dire
39:53allez entre le salafisme
39:55et les frères musulmans
39:56c'est assez difficile
39:57à le placer
39:58qui était populaire au Mali
39:59et qui aujourd'hui
40:01est hébergé à Alger
40:02et qui a créé un parti
40:04appelant les Maliens
40:05à changer le pouvoir en place
40:08et donc il est toujours hébergé
40:10à Alger
40:10il a des soutiens
40:11à l'intérieur du pays
40:12quels sont ses rapports
40:14avec les djihadistes
40:15c'est toute la question
40:16vous voyez
40:17c'est un jeu
40:18avec plusieurs pions
40:19qui sont en train
40:19mais le but
40:20de tous ces gens-là
40:21de l'imam d'Iko
40:22et des djihadistes
40:23c'est effectivement
40:24de faire tomber la jeinte
40:25et de le faire tomber
40:25comme un fruit mûr
40:26et à votre avis
40:28le fruit va tomber ?
40:29le fruit est en train
40:30de pourrir
40:31on va dire
40:31oui
40:32donc généralement
40:33vous savez
40:34un fruit ça tient
40:35sur un arbre
40:35assez longtemps
40:38il n'est pas encore tombé
40:40ils vont se battre
40:40les déclarations de Poutine
40:41aujourd'hui
40:42qui demandent
40:42est-ce que finalement
40:43le calme revienne au Mali
40:44ça peut changer quelque chose
40:45qu'est-ce qui peut se passer
40:47du côté russe
40:48dans les heures qui viennent ?
40:49juste un petit mot
40:50avant de passer au côté russe
40:52dans les grandes villes
40:53la population
40:54est encore nationaliste
40:56et n'est pas encore
40:57du tout pour les djihadistes
40:58donc il n'y a pas
40:59un soutien populaire
41:00dans les villes
41:01pour les djihadistes
41:01quant aux russes
41:02imaginez-vous
41:03ce qu'ils font
41:04et je serai très très brève
41:05là-dessus
41:05ils n'apportent pas
41:07leur soutien à l'Iran
41:08ils n'apportent pas
41:09leur soutien au Venezuela
41:10au moment de la crise
41:12le Cuba
41:13il regarde ça
41:13de très loin
41:14un petit peu
41:14un bateau de temps en temps
41:15et l'Afrique
41:17en pleine déroute
41:17le Mali
41:18en pleine déroute
41:19ils ne sont pas là non plus
41:20ils négocient même
41:21leur sortie de Kidal
41:22qu'on voyait
41:23par les forces indépendantistes
41:25si j'étais l'allié
41:27et si je demandais
41:28à avoir le soutien russe
41:29et l'alliance russe
41:30je commencera à me poser
41:31des questions
41:31on va se poser
41:32les mêmes questions
41:33à mon avis
41:33Patricia
41:34du côté de Bamako
41:35on va changer de sujet
41:37on va prendre la direction
41:38du Parc des Princes
41:39parce que vous le savez
41:40ce soir
41:41c'est la demi-finale
41:42allée
41:43de la Ligue des Champions
41:44entre le PSG
41:46et le Bayern de Munich
41:47on retrouve au Parc des Princes
41:48Julien Froment
41:49bonsoir Julien
41:50bonsoir
41:50alors j'imagine
41:52que l'ambiance
41:53à quelques minutes
41:54du coup d'envoi
41:55et bien l'ambiance monte
41:57effectivement
41:57on est en plein
41:58dans l'annonce
41:59du 11 titulaire
42:00qui va affronter
42:02le Bayern Munich
42:03et c'est un Parc des Princes
42:05chauffé à blanc
42:0647 000 spectateurs
42:083000 supporters aussi
42:09du Bayern Munich
42:10avec un quart de virage
42:12totalement rouge
42:14la couleur bien évidemment
42:15du club bavarois
42:16alors que du côté du PSG
42:17on est en train de préparer
42:20on échafaude
42:21un immense typho
42:22qui va recouvrir
42:23quasiment tout le Parc des Princes
42:24c'est vraiment une ambiance
42:25des grands soirs
42:26pour cette demi-finale
42:27allée de la Ligue des Champions
42:29à noter dans cette composition
42:30d'équipe du PSG
42:31tous les titulaires habituels
42:32sont là
42:32et notamment
42:32le ballon d'or
42:34Roussmane Dembélé
42:34qui mènera
42:35l'attaque du Paris Saint-Germain
42:37Julien c'est une demi-finale
42:39mais c'est un petit peu
42:39la finale avant l'heure
42:40pour tous les spécialistes
42:41oui effectivement
42:42c'est le match rêvé
42:44pour les amateurs de football
42:46ce sont les deux meilleures équipes
42:47d'Europe cette saison
42:48le Bayern Munich
42:49qui est tout simplement
42:50la meilleure attaque européenne
42:52et le Paris Saint-Germain
42:52tenant du titre
42:53qui lui aussi
42:55a fait vraiment
42:55une très belle saison
42:56notamment en Ligue des Champions
42:58c'est vrai qu'on aurait
42:59peut-être préféré
42:59voir cette affiche
43:00le 30 mai prochain
43:01à Budapest pour la finale
43:03mais écoutez
43:04ça tombe sur une demi
43:05c'est comme ça
43:06en tout cas
43:06ça s'annonce
43:07en tout cas assez exceptionnel
43:08ce soir au Parc des Poisses
43:09pour cette demi-allée
43:10alors vous dites que
43:11le Paris Saint-Germain
43:12est au complet
43:12l'équipe joue plutôt bien
43:14malgré sa défaite
43:15il y a peu de temps
43:16face à Lyon
43:17à domicile
43:18mais il faut se méfier
43:19de qui
43:20du côté des Allemands
43:22il y a quelques joueurs
43:24à noter
43:25d'ailleurs hier
43:26en conférence de presse
43:27Luce Henrique
43:27quand on lui a demandé
43:28justement
43:28quel joueur surveiller
43:30il a annoncé
43:30il a énoncé
43:31toute la composition
43:32d'équipe du Bayern Munich
43:34donc voilà
43:35mais c'est vrai
43:35qu'il y a trois joueurs
43:36à surveiller devant
43:38bien évidemment
43:39le britannique Harry Kane
43:40qui a déjà marqué
43:40plus de 50 buts
43:41cette saison
43:42toutes compétitions confondues
43:43il y a le français
43:44Michael Olysee
43:45qui est lui aussi
43:46assez exceptionnel
43:47et qui est vraiment déterminant
43:48dans le jeu
43:49du Bayern Munich
43:50et puis le troisième joueur
43:51à surveiller
43:52c'est le gardien de but
43:53c'est Manuel Neuer
43:5440 ans
43:54mais voilà
43:55une expérience
43:56qui parle pour lui
43:57et un niveau affiché
43:59assez exceptionnel
44:00pour son âge
44:01et bien écoutez
44:02il y a aussi
44:03dans ce parc des princes
44:04des supporters
44:06connus et inconnus
44:07parmi ceux qui sont connus
44:08un certain
44:08Tony Parker
44:09qui encourage
44:11le PSG
44:12depuis déjà
44:12des années
44:13et il est au micro
44:14de Nicolas Perroné
44:15bah oui
44:16tu sors dans les matchs
44:17comme ça
44:17c'est l'énergie
44:18c'est les gros matchs
44:19et donc
44:20t'as envie de revivre
44:21ce qu'on a vécu
44:22l'année dernière
44:22parce que j'étais à Munich
44:24pour la finale
44:24j'étais le match
44:26contre Arsenal
44:27la demi-finale
44:28l'année dernière
44:28et donc t'as envie
44:29de revivre
44:30des moments comme ça
44:30et vous ressentez
44:31les mêmes sensations
44:33les petits papillons
44:34dans le ventre
44:34ouais bien sûr
44:35tu sens que ça monte
44:36donc j'ai hâte
44:37maintenant que ça commence
44:38si vous étiez
44:39dans le vestiaire
44:40si vous étiez
44:40au bord de la pelouse
44:41à quoi
44:42moins d'une heure
44:42du coup d'envoi
44:43vous leur diriez quoi
44:43à jouer
44:44je pense qu'ils savent
44:46ce qu'ils ont à faire
44:47ils l'ont prouvé
44:48l'année dernière
44:49là ils enchaînent
44:50les bons matchs
44:51depuis les matchs
44:51ou près donc je pense
44:53que le PSG
44:54ils vont faire
44:54un grand match ce soir
44:54il y a un back to back
44:56qui est possible
44:56pour le Paris Saint-Germain
44:58il faudra renverser
44:58ce Bayern Munich
44:59vous faites partie
45:00des supporters
45:01confiants ou vous dites
45:02attention ça va quand même
45:03être compliqué
45:04c'est clairement
45:05la finale ce soir
45:05un peu les deux
45:06je suis confiant
45:07mais en même temps
45:08le Bayern c'est le Bayern
45:09c'est une grosse équipe
45:10et puis je trouve
45:10que c'est un peu
45:11la finale avant l'heure
45:13je trouve que c'est
45:14les deux meilleures équipes
45:16de la Champions League
45:17cette année
45:17sans manquer de respect
45:19aux autres équipes
45:19et donc
45:21le Bayern c'est costaud
45:22voilà
45:22Tony Parker au micro
45:23de Nicolas Perroné
45:25alors ce match
45:26il y a quelqu'un d'autre
45:27qui en a parlé
45:28c'est le chef de l'État
45:29lors de son déplacement
45:30en Andorre
45:31et il a donné un score
45:32il a dit 3 buts à 1
45:34pour le PSG
45:35en rappelant
45:35qu'il était quand même
45:36supporter de l'Olympique
45:37de Marseille
45:37quand même
45:38il faut le noter
45:393-1
45:40vous signez Richard ?
45:41non
45:42pas sur la base
45:43du match
45:43que j'ai vu
45:44entre le Bayern
45:44et le Real Madrid
45:45je pense que ça va
45:46vraiment être
45:47un match difficile
45:48je pense que le Bayern
45:49est une très grosse équipe
45:50peut-être une victoire
45:51quand même
45:52pour le PSG
45:53mais pas avec
45:54un écart de 2 buts
45:55en Suisse
45:56on est pour qui ?
45:57on est plutôt
45:58alors ça dépend
45:58en Suisse romande
45:59en Suisse allemande
46:00mais globalement
46:02je dirais
46:02on est quand même
46:03peut-être plutôt
46:04pour le Bayern de Munich
46:05au nom de l'histoire
46:06c'est un club mythique
46:08tout un club européen
46:10le PSG
46:11est quand même
46:11un club plus récent
46:12et donc
46:13je ne sais pas
46:14comme ça
46:14spontanément
46:15j'imagine qu'aujourd'hui
46:16il y a plus
46:17par exemple
46:17en Suisse
46:18de supporters du Bayern
46:19qu'il y en a du PSG
46:20Patricia ?
46:21alors moi je ne ferai pas
46:22de pronostic
46:22parce que je suis nulle
46:23en sport
46:23mais si vous me permettez
46:24avec un petit regard
46:25géopolitique
46:26ce qui est intéressant
46:27c'est que là
46:27on a un sport
46:28totalement mondialisé
46:29avec des acteurs
46:30des joueurs
46:31qui viennent de partout
46:32c'est regardé
46:33sur un plan planétaire
46:34et on a surtout
46:35deux clubs
46:36totalement différents
46:37le Bayern
46:38qui est un enracinement
46:40plus local
46:40qui interdit
46:41des investissements
46:42massifs
46:43majoritaires
46:43à l'intérieur du club
46:44alors que le PSG
46:45effectivement
46:46c'est un investissement
46:48le Qatar
46:48tout le monde le connaît
46:50et donc
46:50c'est de deux façons
46:51de défendre
46:53sa nationalité
46:55finalement
46:55une nationalité
46:56plus pépère
46:57à l'allemand
46:57j'ai envie de dire
46:58mais structurée
46:58sur un capitalisme
46:59local
47:00et une projection
47:03à la française
47:03beaucoup plus ouverte
47:04à tous les vents
47:05avec un capitalisme
47:07étranger
47:07alors on est quand même
47:08à 850 millions d'euros
47:09de budget
47:10du côté du PSG
47:12860
47:12878
47:13oui mais avec des financements
47:14différents
47:14du côté du Bayern
47:15Anthony
47:15moi je suis complètement
47:16d'accord avec vous
47:17Patricia
47:18c'est vrai qu'on est face
47:19à un choc des modèles
47:20d'un côté
47:20il y a le Bayern du Munich
47:22incarnation du collectif
47:23de la sobriété
47:24des faibles dépenses
47:26dans le sens où
47:26seuls les revenus
47:29dictent les dépenses
47:30et une gouvernance
47:31dans laquelle
47:32à la fois
47:33les supporters
47:33sont inclus
47:34et elle est aussi
47:35100% allemande
47:37c'est-à-dire qu'il y a
47:38une règle en Allemagne
47:39qui est la règle
47:40des 50 plus 1
47:41qui oblige
47:42à ce que les membres
47:43fondateurs d'un club
47:45soient majoritaires
47:46au capital
47:47et alors
47:48c'est d'autant plus
47:49le cas au Bayern Dominique
47:50que tout le capital
47:51est allemand
47:52pour le coup
47:52ils ont vraiment dépassé
47:53la règle
47:54dans le sens où
47:55il y a les membres
47:56fondateurs du club
47:56c'est-à-dire
47:57il y a même
47:57les supporters
47:58à l'intérieur
47:58et au-delà
47:59les autres actionnaires
48:00c'est Adidas
48:01Allianz et Audi
48:02qui sont tous allemands
48:03et donc en face
48:04on a le Paris Saint-Germain
48:05détenu par une puissance
48:06étrangère
48:07qui a longtemps
48:08dépensé sans compter
48:09c'est le règne
48:10du bing bing
48:10c'est un petit peu fini
48:12et là c'est intéressant
48:13parce que pour moi
48:13le Bayern Munich
48:14a déjà gagné
48:15en tout cas cet affrontement
48:16parce que le PSG
48:17se met à gagner
48:18depuis qu'il a épousé
48:19le modèle allemand
48:20le modèle bavarois
48:21depuis qu'il a épousé
48:22la sobriété
48:23donc voilà
48:23une belle ode à la sobriété
48:24que ce modèle allemand
48:25écoutez vous dans de vous
48:26je suis assez
48:27assez étonné
48:28sur ces chiffres
48:30mais pourquoi pas
48:32Clémence
48:33il y avait des chiffres
48:34mais peut-être moins sympathiques
48:35finalement
48:35vous aviez retenu
48:36oui il y a des chiffres
48:37moins sympathiques
48:37parce qu'effectivement
48:38le budget du PSG
48:39vous disiez
48:39c'est 850 millions
48:41c'est un peu l'arbre
48:42qui cache la forêt
48:43des clubs français
48:44parce que j'ai regardé
48:45le déficit total
48:46des clubs de Ligue 1
48:47c'est 466 millions
48:48d'euros par an
48:49après les transferts
48:51donc les ventes de joueurs
48:52et si on prend
48:53le déficit structurel
48:54des 34 clubs professionnels
48:56donc avant les ventes de joueurs
48:58c'est 1,4 milliard d'euros
49:00l'année dernière
49:01donc c'est énorme
49:02et en fait
49:03on voit qu'en France
49:04et c'est un peu ce que vous disiez
49:05c'est que
49:05s'il n'y avait pas
49:06des actionnaires
49:07pour certains clubs
49:08des actionnaires très riches
49:09ou s'il n'y avait pas
49:10ce système de vente de joueurs
49:11et bien en fait
49:12la majorité des clubs
49:13fermerait
49:13mettrait les clés sous la porte
49:14Julien Fremont
49:15Xavier Montferrand
49:16sur la Ligue des Champions
49:18ça a rapporté
49:19l'année dernière
49:19150 millions d'euros
49:20à Paris
49:22ce sont des sommes aussi
49:23qui sont en jeu
49:23qui sont énormes
49:24Effectivement
49:25c'est le nerf de la guerre
49:26très clairement
49:27pour des clubs
49:28même pour le Paris Saint-Germain
49:29vous l'avez évoqué
49:30son budget
49:31qui dépasse
49:31les 800 millions d'euros
49:33mais la Ligue des Champions
49:35est la compétition
49:35la plus lucrative
49:37la plus regardée
49:38à travers le monde
49:39il n'y a qu'à voir ce soir
49:40avec plus de 200 journalistes
49:42accrédités
49:43des diffuseurs
49:44qui viennent du monde
49:45qui viennent du monde entier
49:46pour cette compétition
49:48et pour diffuser
49:49ces rencontres
49:50mais pour le Paris Saint-Germain
49:51très précisément
49:52ça fait partie du business model
49:53bien évidemment
49:54ces rentrées d'argent
49:55cette rentrée
49:56de la Ligue des Champions
49:57et une Ligue des Champions
49:58réussie pour le Paris Saint-Germain
50:00c'est bien évidemment
50:01une Ligue des Champions
50:02on atteint le dernier carré
50:03parce que c'est l'assurance
50:03d'avoir des revenus
50:05conséquents en termes
50:06de droits télé
50:06mais aussi
50:07ce qui se passe en ce moment
50:08au Parc des Princes
50:08un Parc des Princes plein
50:09où les revenus générés
50:11sont importants
50:13le Paris Saint-Germain
50:14à l'un des stades
50:15les plus petits
50:15parmi les grands clubs d'Europe
50:17et c'est le stade
50:18le plus rentable
50:19le Paris Saint-Germain
50:20et le club
50:20qui gagne le plus d'argent
50:22avec ses revenus
50:23Match Day
50:24comme on dit
50:25lors des matchs
50:26notamment de Ligue des Champions
50:27mais justement
50:28autour du Parc des Princes
50:30il y a la question de la vente
50:31du parc
50:31le nouveau maire de Paris
50:33a fait comprendre
50:34qu'il était assez pour
50:36la vente aux actionnaires du PSG
50:38ça va se débloquer
50:39à votre avis assez vite ?
50:40disons qu'ils ont fait
50:41volte-face
50:42par rapport à l'ancienne
50:44municipalité
50:44dont faisait pourtant partie
50:46le nouveau maire
50:48il y a eu vraiment
50:48un retournement total
50:51pour Emmanuel Grégoire
50:53et oui
50:54en fait
50:56les projets sont tellement avancés
50:58avec notamment Poissy
50:59et Massy
51:00que forcément
51:01il y a une forme d'urgence
51:03aussi pour le Paris Saint-Germain
51:04à choisir
51:05et donc
51:06pour la municipalité de Paris
51:07à faire pencher
51:09la balance
51:10en faveur peut-être
51:11d'une session du parc
51:12on a du mal à imaginer
51:13quand même
51:14le PSG jouer ailleurs
51:15qu'au Parc des Princes
51:17ça paraît quand même
51:18difficilement
51:20compréhensible
51:20évidemment
51:20économiquement
51:21ça peut s'entendre
51:22mais je veux dire
51:22pour les supporters
51:24le PSG
51:25c'est le Parc des Princes
51:26mais on imaginait mal
51:27Arsenal ne plus jouer
51:28à Highbury
51:29c'est vrai
51:30ils se sont déplacés
51:31à l'Emirat Stadium
51:31on n'imaginait pas
51:32l'Atletico de Madrid
51:34quittait
51:34Vincente Calderon
51:35il joue désormais
51:36au Wanda
51:37Métro-Puitano
51:38donc voilà
51:38bien évidemment
51:39c'est l'ADN du Paris Saint-Germain
51:41le Parc des Princes
51:42ils y sont
51:44depuis 1974
51:46c'est les clubs résidents
51:48depuis 1974
51:48mais à un moment
51:49où la réalité économique
51:51rattrape aussi
51:52l'histoire
51:53et le Paris Saint-Germain
51:54a vite fait les comptes
51:55le PSG refuse chaque année
51:57quasiment 30 000 personnes
51:5830 000 abonnés supplémentaires
52:00forcément avec un stade
52:01de 70 000
52:02ou 80 000 places
52:03et bien Paris
52:03s'assurerait des retombées
52:05économiques importantes
52:06et voilà
52:07c'est pourquoi
52:08on réfléchit
52:09à bouger
52:10tout simplement
52:11en banlieue
52:11soit à Massy
52:12soit à Poissy
52:12pour avoir plus de espace
52:14et créer aussi
52:15un Paris Saint-Germain-Landre
52:17c'est ce dont rêvent
52:18les dirigeants
52:19pouvoir créer un stade
52:20avec bien évidemment
52:21à côté
52:22toute une activité hôtelière
52:24et des boutiques
52:25pour développer l'économie
52:26en quelques secondes
52:27le Parc des Princes
52:28on peut augmenter
52:29la capacité
52:29si demain
52:30on parle d'un Parc des Princes
52:32à 60 000 places
52:33c'est envisageable ?
52:34c'est compliqué
52:35c'est envisageable
52:36mais effectivement
52:38la jauge
52:38elle ne va pas pouvoir
52:39être explosée
52:40c'est-à-dire qu'il y a
52:425 000 places
52:43qui peuvent se rajouter
52:44avec divers aménagements
52:46dans ce Parc des Princes
52:47mais après
52:48il faut envisager
52:49des choses
52:49bien différentes
52:50avec notamment
52:52creuser à la place
52:53du périphérique
52:54vous savez
52:54il y a le périphérique
52:55qui passe en dessous
52:55du Parc des Princes
52:56et ça c'est quand même
52:59difficilement envisageable
52:59il y a eu des études
53:01de veuves habilité
53:01oui il y a eu des études
53:02mais si le Parc des Princes
53:04grandit de 10 000 places
53:06et c'est vraiment le maximum
53:07merci beaucoup messieurs
53:08je vous souhaite
53:09un excellent match
53:10ce match on va le suivre
53:10évidemment en direct
53:11sur France Info
53:12dans un instant
53:13Julien Fromant
53:14Xavier Montferrand
53:15les informer
53:16évidemment en 30 secondes
53:18pronostic Richard ?
53:20je le disais tout à l'heure
53:21on voit une petite victoire
53:23démence
53:24aucune idée
53:25aucune idée au moins
53:26c'est clair
53:26alors on va mettre
53:27match nul
53:28match nul
53:29Anthony
53:29alors je suis supporter
53:30de l'OM
53:30donc je vais dire
53:31un partout
53:31vous êtes diplomate
53:33j'en connais d'autres
53:34qui auraient mis une victoire
53:35du Bayern
53:35et moi aucune idée aussi
53:37je préfère pas
53:38m'avancer
53:39mais vous savez souvent
53:40ceux qui s'y connaissent
53:41le mieux
53:41se plantent totalement
53:42dans les pronostics
53:43merci beaucoup
53:44à tous les quatre
53:44d'avoir été dans
53:45les informés ce soir
53:46Clémence Lemestre
53:47directrice adjointe
53:48direction des Echos
53:49Anthony Cortez
53:50journaliste politique
53:51à l'humanité
53:52Richard Verli
53:53correspondant France Europe
53:54pour le Média Suisse
53:55Blake et Patricia
53:56Lémonière
53:56grand reporter
53:57on rappelle le titre
53:57de votre livre
53:59Géopolitique du Sahel
54:00aux éditions PUF
54:01merci à tous les quatre
54:02excellente soirée
54:02sur France Info
54:03bien sûr
54:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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