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  • il y a 2 jours
Les informés du soir du 11 mars 2026

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00:1020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:15Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé, c'est sur le canal 16
00:20de la TNT.
00:21A la une ce soir en France, il y aura un débat au Parlement sur la guerre au Moyen-Orient,
00:25annonce ce soir du Premier ministre, Sébastien Lecornu recevait les responsables de partie
00:30pour parler aussi conséquences économiques et pouvoir d'achat à 4 jours des municipales.
00:35Nous entendrons Emmanuel Macron dans ses informés, l'agence internationale de l'énergie
00:39débloque 400 millions de barils de pétrole face au risque de pénurie, qu'est-ce que cela signifie ?
00:45Et puis tous les regards, on est encore ce soir vers le détroit d'Hormuz,
00:48son blocage freine toujours le commerce international, les Iraniens y ont-ils posé des mines
00:53comme l'affirment les Américains. L'historien militaire Guillaume Lascon-Jarias nous aidera à y voir plus clair.
00:59Dans le studio de France Info, ce soir Estelle Martin, bonsoir.
01:02Bonsoir.
01:03Et bienvenue, présentatrice de l'émission 64 minutes, c'est sur TV5Monde.
01:07Bonsoir Adeline Perset.
01:09Bonsoir Victor.
01:10Correspondante de la RTBF à Paris, c'est la radio-télévision publique belge.
01:15Sylvain Courage est avec nous, bonsoir.
01:16Bonsoir.
01:17Directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Obs et Vincent de Féligonde.
01:20Bonsoir Vincent.
01:20Bonsoir Victor.
01:21Chef du service ID et débat au journal La Croix.
01:26Plus de deux heures et demie de réunion à Matignon.
01:29Le Premier ministre a reçu les responsables des partis politiques et les présidents du Sénat et de l'Assemblée
01:34pour parler de la guerre au Moyen-Orient, de la position de la France, mais aussi des conséquences économiques.
01:39À la sortie, Jean-Louis Thiriot, député des Républicains et ancien ministre des Anciens Combattants, salue le discours tenu.
01:46Je pense que c'était un moment de concorde national.
01:50C'était utile, on ne peut pas aller beaucoup plus loin aujourd'hui.
01:56Et ça a été pour notre groupe avec Otman Nassrou qui représente Bruno Retailleau et moi, le groupe Laurent Wauquiez.
02:04Ça a été l'occasion de saluer nos armées et nos forces qui ont été capables de faire une montée
02:11en puissance extrêmement importante.
02:14Bonsoir Mathieu Gallard.
02:17Bonsoir.
02:17Directeur d'études chez Ipsos, merci d'être avec nous dans Les Informer.
02:20Un moment de concorde national, ça faisait un petit moment que l'on n'avait pas entendu ce terme au
02:25sein de la classe politique française.
02:27Ah oui, c'est sûr que ça fait depuis longtemps, depuis au moins les législatives de 2024.
02:32Et en fait, bien après, bon, après, il faut prendre du recul.
02:35Je ne suis pas certain que ce moment existe vraiment.
02:38On est quand même à quelques jours, quasiment quelques heures des élections municipales.
02:43Et donc, évidemment, le conflit au Proche-Orient, il a des conséquences très directes.
02:49Il suscite une inquiétude assez forte, en fait, dans l'opinion publique française,
02:53à la fois par des craintes d'une extension du conflit, mais aussi et surtout par des craintes qui sont
02:59liées à l'impact économique du conflit,
03:01l'impact sur le prix des carburants et donc sur le pouvoir d'achat des Français.
03:04Et on voit bien, et ça a été déjà dit dans vos journaux,
03:07que c'est un sujet qui, justement, suscite la controverse entre le gouvernement et les partis d'opposition.
03:13Donc, cette concorde, il me semble que c'est quand même en grande partie une illusion.
03:17Mathieu Gallard, vous restez avec nous.
03:19Les différents partis ont formulé dans le bureau du Premier ministre des demandes,
03:24blocage des prix de l'essence et organisation d'un débat au Parlement pour les Insoumis, par exemple.
03:29Ce n'est pas étonnant, s'il veut un courage à quatre jours du premier tour des municipales,
03:32que chacun ait comme ça, en quelque sorte, sa liste de courses.
03:35Oui, et puis on sait que les Insoumis, sur les questions de politique étrangère,
03:39ils ont toujours des positions qui sont quand même souvent en rupture avec la doctrine commune.
03:46Donc, il faut qu'ils le fassent savoir.
03:48Ce sont des Insoumis, donc ils ne se soumettent à aucune règle,
03:52et sûrement pas à l'unité nationale,
03:55quand bien même la guerre peut faire l'objet quand même d'une analyse commune.
04:01Donc voilà, c'est de la posture quand même, beaucoup.
04:04Vincent de Fédégonde, chacun veut tirer son épingle du jeu.
04:06On sait que le Rassemblement National, qui demande cette fois une baisse des taxes,
04:10a depuis longtemps joué la carte, par exemple, de la défense du pouvoir d'achat.
04:12Oui, absolument. Effectivement, une baisse des taxes, une baisse de la TVA,
04:16ils voudraient réduire la TVA à 5,5%.
04:19Le problème, c'est que les règles européennes empêchent de baisser la TVA sur la science,
04:23comme le préconise le Rassemblement National.
04:26Mais tout ça, c'est évidemment du positionnement politique.
04:29Chacun essaie de tirer son épingle du jeu.
04:31Le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui avait demandé dès ce matin à ses ministres
04:36de faire des propositions pour les consommateurs.
04:38Mathieu Gallard, quelles mesures pourraient être annoncées,
04:41et quand, mais surtout avec quel argent ?
04:44C'est la grande difficulté.
04:46On dit, et le gouvernement l'annonce depuis quand même, au moins,
04:50c'est avant les européennes de 2024,
04:52que vraiment le sujet avait été vraiment mis à l'agenda politique
04:56de manière extrêmement forte, avec déjà des débats entre Bruno Le Maire,
04:59à l'époque ministre de l'Économie, et Emmanuel Macron.
05:01Donc ce sujet de la situation financière du pays,
05:05il est désormais quand même relativement bien perçu par l'opinion.
05:09En même temps, il y a une inquiétude très forte,
05:10et une inquiétude très grandissante sur l'impact du conflit sur les prix du carburant.
05:15Donc là, il y a véritablement une tension,
05:17et une tension avec laquelle le gouvernement va devoir faire,
05:22sans avoir de marge de manœuvre extrêmement précise.
05:26Donc c'est vraiment la grande difficulté du moment.
05:29On a une opposition et une opinion publique qui vont être en demande,
05:33mais un gouvernement qui va dire qu'il n'a pas de marge de manœuvre.
05:37Et là, c'est vrai que pour Sébastien Lecornu,
05:38ça va probablement être des jours assez difficiles,
05:41alors que malgré tout, il est parvenu à faire voter un budget,
05:45ce qui n'était pas attendu,
05:46mais déjà, voilà, un défi à nouveau très difficile pour lui.
05:49Avec des craintes, Mathieu Gallard, du côté de l'exécutif,
05:52le spectre d'un mouvement comme celui des Gilets jaunes à l'époque ?
05:56Je ne suis pas certain qu'on en soit là dans l'immédiat.
05:59Il me semble que pour l'opinion publique,
06:02ce qui se passe avant, c'est quand même de voir véritablement
06:05comment ça va se passer sur le terrain dans les jours qui viennent au Moyen-Orient.
06:10Et du coup, est-ce que cet impact sur le prix de l'essence qu'on constate déjà,
06:14il va continuer, il va s'amplifier.
06:16Mais c'est vrai que pour le Premier ministre et pour le Président de la République,
06:19il y a sans doute absolument la nécessité de montrer,
06:23en tout cas, qu'ils entendent la colère des Français
06:25et qu'ils prennent des mesures.
06:26Est-ce que ces mesures seront efficaces ? C'est autre chose.
06:28Pour faire en sorte que peut-être, effectivement, d'ici,
06:31je ne sais pas si ce serait une semaine et dix jours,
06:34les choses se soient un minimum détendues.
06:36Sinon, il y a effectivement le risque,
06:38je ne suis pas sûr que ce soit un mouvement qui ressemble à celui des Gilets jaunes,
06:41mais en tout cas, que la colère populaire se fasse entendre très fortement.
06:45Et voilà, dans trois jours, on a le premier tour des municipales,
06:48dans dix jours, on a le deuxième tour.
06:49Donc là, ça peut être un moment effectivement clé pour le gouvernement.
06:53On évoquait l'éventualité de mesures économiques face à la hausse des prix de l'essence.
06:58Certains pays ont pris justement des mesures en Europe,
07:00Croatie, Hongrie, Italie, Grèce, pour en citer quelques-uns.
07:03Est-ce qu'il y a un risque, Estelle Martin,
07:06d'un effet de comparaison finalement pour le gouvernement français avec ses autres pays ?
07:10Oui, il y a un risque.
07:11En plus, ça tombe au plus mauvais moment possible
07:13puisqu'il y a les municipales qui arrivent.
07:15Mais en même temps, on sait qu'on n'a pas du tout les moyens de prendre des mesures.
07:19Et ça, ils n'arrêtent pas.
07:20D'ailleurs, le gouvernement, on sent bien qu'ils sont tout le temps en train de temporiser
07:23en disant mais non, ça va aller, tout va bien se passer.
07:26On entend du rôle en l'escure.
07:27Même les annonces, on va y revenir certainement.
07:29Aujourd'hui, de libérer tous ces millions de barils de stockage.
07:36Mais est-ce que ça, l'opinion publique, elle l'entend ?
07:37Elle, ce qu'elle entend, c'est qu'elle voudrait un blocage des prix.
07:40Peut-être que ça, ça ne lui parle pas.
07:42Et plus que moi, vous, qui partons à vos stations d'essence,
07:47c'est les taxis, c'est tous les professionnels
07:50où là, ça va devenir plus compliqué.
07:52Et c'est différent des Gilets jaunes.
07:54Et là, je ne sais pas comment ils vont pouvoir gérer ça au sein du gouvernement
07:57parce qu'à un moment, il va y avoir quand même une colère
07:59parce qu'eux, ils ne pourront plus travailler
08:00si les infirmières ne peuvent plus travailler
08:02parce qu'elles n'ont pas les moyens de payer un plein.
08:05Je ne sais pas.
08:06Là, ça va être compliqué pour le gouvernement, je pense.
08:08Le nouveau ministre des Comptes publics,
08:10Adeline Percep, David Amiel,
08:11il a fait passer le message ce matin, en quelque sorte.
08:14On ne va pas dire les caisses sont vides,
08:15mais enfin, on n'a effectivement pas les moyens de financer actuellement
08:18des baisses de taxes, par exemple.
08:20Oui, alors, c'est étonnant parce que vous voyez, en Belgique,
08:23que ça a été la première réaction dès que la guerre a éclaté
08:26et qu'on a senti que les prix du pétrole allaient rapidement augmenter.
08:31La première réaction de Bardo Ever, le Premier ministre,
08:33ça a été de dire,
08:34oulala, il va y avoir un impact sur le budget
08:37qu'on a difficilement bouclé
08:39avec toutes ces réductions prévues de déficit.
08:44Et ce que je voulais dire sur la colère,
08:46c'est que moi, ce que je ressens
08:48quand je vais sur le terrain ici en France
08:50ces dernières semaines,
08:51et notamment dans la ruralité française,
08:53c'est que le RN est au plus haut.
08:56Et je pense que le parti
08:58qui est en train d'engranger
09:00sur le pouvoir d'achat
09:04et sur la baisse potentielle du pouvoir d'achat,
09:06c'est bel et bien le RN.
09:07Et si je ne m'abuse,
09:08en 2024, pendant les élections législatives,
09:12il y avait eu plus de 90% des communes,
09:15c'est-à-dire une grande majorité des communes rurales
09:17qui avaient placé le RN en tête
09:20dans le vote des européennes.
09:23Donc, on ne va pas comparer tous les scrutins,
09:25mais ce que je veux dire,
09:26c'est qu'il y a quand même un élan,
09:27il me semble en tout cas,
09:29et c'est ce que je ressens,
09:30je trouve que les gens
09:32assument beaucoup plus le vote RN
09:34et assument cette colère
09:36et de transformer cette colère
09:38dans les urnes.
09:40Vincent de Félégo.
09:40Oui, ce qui est compliqué,
09:41c'est qu'effectivement,
09:42en 2022-2024,
09:43ça avait quand même coûté
09:448 milliards d'euros
09:46pour la baisse de 30 centimes
09:48du prix de l'essence
09:50pendant 18 mois,
09:50autant que je me souvienne,
09:52et le bouclier
09:53pour le gaz
09:55et pour l'électricité,
09:56ça avait coûté
09:565 milliards d'euros.
09:57Donc, effectivement,
09:58arriver à trouver ces sommes
09:59désormais,
09:59c'est compliqué.
10:01Alors, effectivement,
10:01il y avait eu l'idée aussi
10:03qu'on avait distribué
10:04un chèque carburant
10:07à toute une partie
10:08de la population
10:08qui était la moins favorisée.
10:12C'était prévu
10:13pour toucher 10 millions
10:14de personnes
10:14et effectivement,
10:15il n'y avait que 5 millions
10:15de personnes
10:16qui avaient demandé
10:16de bénéficier
10:18de ce chèque carburant.
10:19Donc, arriver à faire savoir
10:20qu'il y a ce type de mesures,
10:22ce n'est pas très simple.
10:23Mathieu Gallard,
10:23est-ce que selon vous,
10:24la situation internationale,
10:25cette guerre au Moyen-Orient,
10:26elle aurait une incidence directe
10:27sur le vote des électeurs
10:29dimanche
10:29ou peut-être
10:30sur la participation ?
10:32Alors, c'est une vraie question.
10:33Je pense que ça peut avoir
10:34un impact fort
10:35peut-être plus
10:36sur la participation
10:37que sur le vote en lui-même
10:39parce qu'il faut bien voir
10:40qu'on est quand même
10:42dans un contexte
10:44dans lequel on ne parle
10:44pas vraiment
10:45de la campagne
10:46pour les municipales
10:47depuis le déclenchement
10:48du conflit
10:49par Donald Trump.
10:50C'était déjà une campagne
10:52qui n'avait pas vraiment
10:52pris avant.
10:53Généralement,
10:54dans ce type de campagne,
10:55c'est dans les derniers jours,
10:57dans éventuellement
10:57les 10 derniers jours
10:58à peu près,
10:59qu'une partie de l'électorat
11:00peut politiser
11:01comment ça s'intéressait
11:03aux candidats,
11:05aux programmes,
11:06etc.
11:07Et là, c'est vrai
11:07qu'on est dans
11:07un contexte particulier.
11:08Donc, ce que je peux
11:10imaginer assez facilement,
11:12c'est que la participation
11:13souffre de ce contexte
11:15international.
11:16En revanche,
11:17est-ce que ça pourrait avoir
11:17un impact très fort
11:19sur les urnes ?
11:20Je ne suis pas absolument certain.
11:21Tout à l'heure,
11:22une de vos intervenantes
11:22parlait de l'effet possible
11:24sur le RN.
11:25C'est envisageable,
11:26mais la petite limite
11:27de ça,
11:27c'est qu'en tout cas
11:28pour ces élections municipales,
11:29le RN n'est de toute façon
11:31présent que dans
11:32une infime minorité
11:33de communes au final.
11:35Donc, cet impact
11:35ne pourra pas véritablement
11:37être mesuré
11:38de manière très claire
11:39lors de ces élections municipales.
11:40Parlons maintenant
11:41du risque de pénurie
11:42par rapport à l'essence
11:44et cette décision
11:44très importante.
11:45Les 32 pays membres
11:46de l'Agence internationale
11:47de l'énergie,
11:48dont la France,
11:49ont décidé à l'unanimité
11:50aujourd'hui
11:50de libérer sur les marchés,
11:52on l'évoquait,
11:52400 millions de barils
11:54de pétrole
11:55provenant de leurs réserves
11:56stratégiques.
11:56Emmanuel Macron
11:57s'en est expliqué.
11:58Nous avons finalisé
11:59ces dernières heures
12:00la décision formelle
12:02de libérer
12:04400 millions de barils
12:05de nos réserves stratégiques.
12:08Quand je dis nous,
12:09c'est la trentaine de pays
12:10qui sont dans
12:10l'Agence internationale
12:11de l'énergie.
12:12Emmanuel Macron,
12:13depuis le G7 réunion
12:14cet après-midi,
12:15c'est le déblocage
12:16le plus important
12:16de l'histoire
12:17de l'institution,
12:18dit l'Agence internationale
12:19de l'énergie.
12:20Elle avait été créée
12:20en 1974
12:21après le premier choc pétrolier.
12:23Estelle Martin,
12:24cela dit quelque chose
12:25de l'importance du moment ?
12:26Oui,
12:26de l'importance du moment.
12:27Je crois que c'est
12:27la sixième fois seulement
12:28qu'il y a une telle décision
12:29qui est prise.
12:30Mais est-ce que ce n'est pas
12:31plutôt pour rassurer
12:32les marchés ?
12:32Je crois que là,
12:33il est à 90 euros
12:35le cours du Brent.
12:36Donc,
12:36ça a un petit peu rassuré.
12:37Mais pas tant que ça,
12:39finalement,
12:39puisque tout le monde
12:40s'y attendait.
12:41Donc,
12:41est-ce que ça va,
12:42sur le long terme,
12:43est-ce que ça va avoir
12:43un effet ?
12:44Là,
12:45il n'y a pas de pénurie.
12:46C'est vraiment,
12:46on sent,
12:47pour moi,
12:48c'est rassurer
12:49les marchés,
12:50rassurer,
12:51dire que tout va bien,
12:52tout va bien.
12:52Mais on va l'aborder
12:53dans quelques minutes.
12:54Tout ne va pas si bien
12:55parce que quand même
12:56le détroit d'Ormouse
12:57que tout le monde
12:58maintenant connaît
12:59à travers le monde
12:59ne va pas bien du tout.
13:01C'est le lieu
13:01d'une bataille navale.
13:03Donc,
13:04non,
13:04ça ne suffira pas.
13:06Effectivement,
13:06ça nous donne un petit peu d'air
13:07ou plutôt de pétrole.
13:09Mais ça ne suffira pas
13:10pour calmer le jeu.
13:11Le fait que la décision
13:13ait été prise à l'unanimité,
13:14Sylvain Courage,
13:15ça aussi,
13:15c'est important.
13:16C'est que les Américains,
13:16notamment,
13:18veulent essayer d'augmenter l'offre
13:22pour tenir les prix,
13:23ça a forcément un effet de volume.
13:26Ce n'est pas la solution.
13:27Mais c'est quand même
13:28une meilleure gestion
13:29des deniers publics
13:30que de distribuer des aides.
13:31Parce que ça,
13:31on sait que ça coûte
13:32vraiment très très cher.
13:33Alors que là,
13:34au contraire,
13:35le pétrole a été acheté
13:36à un cours inférieur.
13:38Ça peut même faire rentrer
13:38un peu d'argent dans les caisses.
13:39Donc,
13:40c'est plus intelligent.
13:42Mais ce n'est pas la solution
13:44à la crise pétrolière
13:45si jamais,
13:46effectivement,
13:47le détroit d'Ormouse
13:48est durablement bloqué.
13:50Ça donne quand même
13:5120 jours de répit.
13:53Parce que ça représente
13:54à peu près 20 jours
13:54de consommation,
13:55de trafic
13:57à travers,
13:57de transport de pétrole
13:59à travers le détroit d'Ormouse.
14:00Donc,
14:00ce n'est pas rien.
14:01Mais effectivement,
14:02et on a vu ces derniers jours
14:03que le pétrole a fait des yo-yos
14:05au gré des déclarations
14:06de Donald Trump.
14:08On voit que ça avait monté
14:09à 110 dollars.
14:10presque 120 avant-hier.
14:13Et donc,
14:13on est descendu
14:15à 80,
14:1586.
14:16Et donc,
14:17c'est quand même
14:17un marché très spéculatif.
14:19Rappelons que ces réserves stratégiques,
14:21ces stocks stratégiques
14:22ont été créés
14:23après les chocs pétroliers
14:24des années 70.
14:25Adeline Percep,
14:26pour revenir justement
14:27à la Belgique.
14:28Là aussi,
14:28on a le même débat.
14:30Oui,
14:30alors,
14:31le même débat,
14:31mais plus limité.
14:33C'est-à-dire que,
14:33par exemple,
14:34le chèque,
14:35c'est hors de question
14:37pour le gouvernement actuel.
14:39Il est toujours un peu raide
14:40dans le gouvernement belge.
14:42Le gouvernement belge
14:43repose sur une coalition,
14:45comme vous le savez,
14:46avec cinq parties à l'intérieur.
14:47Donc,
14:47on va dire que les équilibres
14:50font qu'il y ait
14:51une certaine rigidité
14:52au bout d'un moment
14:53parce qu'on s'est mis d'accord
14:55sur le plus petit
14:55dénominateur commun.
14:57Il y a deux mesures
14:58qui sont envisagées
14:59c'est d'abord
15:00la mesure fiscale,
15:02c'est-à-dire de jouer
15:03un peu sur la fiscalité
15:04pour soulager
15:05les ménages belges
15:06et les consommateurs
15:07de pétrole,
15:08évidemment,
15:09à la pompe à essence.
15:11Et puis,
15:11l'autre mesure,
15:12ce serait effectivement
15:13in fine
15:14de recourir
15:16aux réserves stratégiques
15:17du pays
15:17qui, comme ici,
15:18sont à peu près
15:19trois mois.
15:21Mais tout ça,
15:22évidemment,
15:23c'est conditionné,
15:24je pense qu'on est
15:25tous d'accord là-dessus,
15:26sur la durée
15:27de ce conflit.
15:29Évidemment,
15:30là,
15:30pour l'instant,
15:30le gouvernement belge
15:31dit on attend,
15:32on attend,
15:32on verra,
15:33on verra.
15:33Vincent de Féligonde.
15:34Oui,
15:34nous,
15:35en France,
15:36ce qui est prévu
15:37par l'AIE,
15:39c'est qu'on est
15:40au minimum
15:4190 jours
15:42de consommation.
15:43En France,
15:44on est actuellement
15:44à 118 jours,
15:45donc c'est presque
15:46quatre mois.
15:48Mais bon,
15:48il faut vraiment
15:49que ça évolue
15:50correctement
15:50au détroit d'Hormuz.
15:52Ça dit aussi
15:53qu'on est très dépendant
15:54des énergies fossiles
15:55en France
15:55et en Europe.
15:56Alors en France,
15:57un peu moins
15:57grâce au nucléaire,
15:58mais à 70%
15:59quand même,
16:00on est dépendant
16:01des énergies fossiles.
16:02Est-ce que ça ne veut pas dire
16:02qu'à un moment,
16:03il va falloir qu'on trouve
16:04d'autres solutions ?
16:04Ça peut relancer la transition.
16:05Ça peut relancer l'idée
16:06de la transition
16:08qui était plutôt encalminée.
16:10Il y a eu un backlash
16:11sur l'écologie.
16:12Là,
16:12ce n'est pas l'écologie,
16:13c'est le plein.
16:14Effectivement,
16:14peut-être que ça,
16:15ça va permettre
16:15de relancer cette transition
16:17que tout le monde
16:18a plus ou moins laissé tomber.
16:19depuis des jours
16:19comment avoir plus de pétrole,
16:20comment y avoir accès.
16:21Effectivement,
16:21il n'y a pas beaucoup
16:22ce débat
16:22sur la manière
16:23peut-être
16:24de faire autrement.
16:25Si,
16:25ça commence à se poser.
16:27Marine Tondelier
16:28a posé ce débat.
16:29Il y a évidemment
16:30les écologistes
16:31qui sont dans leur rôle,
16:32mais même au niveau
16:33stratégique de l'État,
16:35l'idée qu'il faut sortir
16:36de la dépendance
16:38aux énergies fossiles,
16:39elle revient
16:39par la contrainte.
16:41On le disait,
16:42tous les regards
16:43sont tournés
16:43depuis le début
16:44de cette guerre
16:44sur le détroit d'Ormouz.
16:46Point de passage,
16:46on le rappelle,
16:47essentiel pour le commerce mondial
16:48entre le golfe Persique
16:50et l'océan Indien.
16:51C'est par là
16:51que transitent
16:5220% du gaz
16:53et du pétrole
16:53de toute la planète,
16:54en particulier
16:55en direction
16:56du continent asiatique,
16:57mais aussi bien sûr
16:58de l'Europe.
16:59Avec nous,
17:00pour en parler,
17:00Guillaume Lascon-Jarias,
17:01bonsoir.
17:03Bonsoir.
17:03Et bienvenue
17:04dans les informés
17:04historiens militaires,
17:05professeurs associés
17:06à la Sorbonne Université.
17:08Les gardiens de la Révolution
17:09affirment toujours
17:10contrôler ce détroit.
17:11Ils disent qu'il faut
17:12leur demander
17:12la permission
17:13pour le traverser.
17:15Cela veut dire quoi ?
17:15Quelle permission
17:16et qu'est-ce que cela veut dire
17:17concrètement ?
17:18Cela veut dire tout simplement
17:19qu'ils sont en dehors
17:20du droit international
17:21puisque la particularité
17:24de ce détroit d'Hormuz,
17:25c'est que même s'il y a
17:27effectivement
17:28deux voire trois pays
17:30qui sont concernés
17:31et qui peuvent contrôler
17:33ce détroit,
17:34dans la réalité,
17:36on a d'abord
17:37une liberté de navigation.
17:38Cela a été rappelé
17:39notamment par le G7,
17:43à savoir que
17:44n'importe quel État
17:46qui est à l'intérieur
17:47du Golfe Persique
17:48doit théoriquement
17:50pouvoir être desservi
17:52et il y a
17:53la possibilité
17:54normalement
17:54de naviguer
17:55sans être victime
17:58de tirs de missiles
18:00ou d'une autorisation
18:02occupée par l'un ou l'autre.
18:04Guillaume Lescon-Jarias,
18:05les Américains suspectent
18:07les Iraniens
18:08d'avoir placé des mines
18:08au sein de ce détroit d'Hormuz.
18:10L'armée américaine
18:10annonce même
18:11avoir détruit ce soir
18:1228 navires iraniens
18:14poseurs de mines.
18:15Emmanuel Macron
18:16lui dit qu'il n'a pas
18:17la confirmation
18:18de déploiement
18:19de mines navales.
18:20Est-ce qu'on a une idée
18:20de la réalité
18:21de la situation ?
18:23Non, on ne sait pas justement
18:24et j'ai presque dire
18:26que ça traduit
18:27une évolution
18:28de ce conflit.
18:31On en est au 12ème jour
18:32et déjà rappelons
18:34que c'est désormais
18:36la même durée
18:37que l'année dernière
18:38avec l'opération
18:40Midnight Hammer
18:41qui l'avait terminée.
18:43Là, on est parti
18:43pour un conflit
18:44qui risque de durer
18:45et qui prend
18:46des caractéristiques
18:47asymétriques
18:48ou au moins dissymétriques.
18:50C'est-à-dire que
18:51l'Iran décide
18:52de rétorquer
18:53sur un autre champ
18:54que sur celui
18:55où elle est attaquée.
18:57Et très clairement,
18:58l'économie
18:59est le champ de bataille
19:01sur lequel
19:02elle a décidé d'agir.
19:04Qu'il y ait ou non
19:05des mines,
19:06la vérité,
19:07c'est que cela donne
19:09aux navires
19:11et surtout
19:12aux flux commerciaux
19:14qui doivent transiter
19:15une forme
19:16d'incertitude
19:17et personne n'a envie
19:19de voir
19:19sur un très mince
19:20corridor naval
19:21un risque
19:23de voir
19:23un pétrolier,
19:24un vracquier
19:25encore plus touché,
19:26voire perdu
19:27et coulé.
19:28Guillaume Las Congérias,
19:29vous restez avec nous.
19:30Estelle Martien,
19:30vous voulez réagir ?
19:31Oui, parce qu'il y a
19:32trois navires déjà
19:32qui ont été touchés
19:33et vous avez raison,
19:34Guillaume Las Congérias.
19:35Maintenant,
19:35les Iraniens,
19:36enfin les gardiens
19:36de la Révolution
19:37ont bien expliqué
19:38que c'était sur le plan
19:39économique
19:40que ça allait se passer.
19:41Le détroit d'Hormuz,
19:42c'est leur levier,
19:43ce qui n'est une surprise
19:44pour personne.
19:44En revanche,
19:45qu'ils utilisent des mines,
19:46ça je ne comprends pas
19:47parce que semble-t-il,
19:48enfin c'est le Wall Street Journal
19:49qui l'explique,
19:50ils n'ont jamais autant
19:52exporter leur pétrole,
19:53les Iraniens.
19:54Ils puniraient eux-mêmes finalement.
19:55Mais oui, bien sûr,
19:55parce que là,
19:56ils veulent exporter,
19:56alors ils laissent
19:57des bateaux chinois
19:58qui exportent du pétrole
20:02pour les Chinois,
20:03ils donnent un peu
20:04leur go à ceux qui veulent.
20:06Alors s'ils mettent des mines,
20:07alors je m'y connais très mal
20:09tout ce qui est militaire,
20:09mais les mines,
20:10semble-t-il,
20:11c'est extrêmement volatil,
20:13donc comment on fait
20:14pour préserver
20:15ses propres navires ?
20:16Et là,
20:16je ne comprends pas
20:17la stratégie
20:17des gardiens de la Révolution.
20:19Alors est-ce que
20:19ce n'est pas simplement
20:20une menace,
20:21comme ils n'arrêtent pas
20:22d'ailleurs de menacer ?
20:23Est-ce que c'est une politique
20:24de la terre brûlée ?
20:25C'est assez incompréhensible,
20:27mais bon,
20:27ils ne sont pas les seuls
20:28à être, comment dire,
20:30erratiques sur leur stratégie
20:31ou en tout cas,
20:31pour les comprendre,
20:32c'est compliqué.
20:33Guillaume Laskan-Jaria,
20:34c'est ce que les Iraniens
20:34ont pu poser des mines
20:36avant le début de la guerre
20:37en rappelant qu'il y a aussi
20:38différentes sortes de mines.
20:40Alors,
20:41il y a deux types
20:42de mines différentes.
20:42La première,
20:43très classique,
20:44c'est celle qu'on voit
20:45sur quasiment
20:46toutes les illustrations.
20:47Vous savez,
20:47c'est cette mine
20:51contact quasiment
20:52de la surface
20:53avec ces espèces
20:54de petites piques
20:55qui sont capables
20:57de s'enflammer
20:58et d'exploser
20:59au contact magnétique
21:01d'une coque.
21:02Quand vous avez ça,
21:03alors,
21:03là, véritablement,
21:05c'est l'arme du pauvre.
21:06On estime que ça coûte
21:07à peu près 1 500 dollars.
21:09Pour vous donner une idée,
21:10lors d'une guerre précédente
21:12dans ce même endroit,
21:14eh bien,
21:15en 1988,
21:17une mine à 1 500 dollars
21:18avait occasionné
21:1996 millions de dollars
21:21à un navire américain.
21:23Donc,
21:23ça vous donne une idée
21:24du rapport
21:25déjà économique.
21:26Le deuxième type de mine
21:27qui est plus,
21:29j'allais dire,
21:30difficile à contrôler,
21:32c'est ce qu'on appelle
21:33les mines par influence,
21:35qui sont des mines,
21:36au fond,
21:37qui sont beaucoup plus lourdes
21:38et qui ont à peu près
21:40entre 500 kilos
21:40et une tonne d'explosifs
21:42et qui,
21:43elles,
21:44sont capables
21:45d'être activées
21:46soit par résonance magnétique,
21:49soit par,
21:50tout simplement,
21:50programmation.
21:51Dit autrement,
21:52vous calculez
21:54un nombre de passages
21:55et au Xème passage,
21:57elle explose.
21:58Comme vous le dites,
21:59le vrai sujet,
22:00c'est que si les Iraniens
22:01font ça,
22:02la mine,
22:03elle,
22:03ne distingue pas
22:04les drapeaux
22:04qui passent au-dessus d'elle.
22:06Il y a toujours
22:06cette question
22:07de savoir
22:07comment on sécurise
22:08le détroit d'Hormuz.
22:09Sylvain Courage,
22:10le détroit d'Hormuz
22:11que vous avez déjà vu,
22:12je crois,
22:13par le passé
22:14lors d'un passage
22:14à Omane,
22:16comment peut-on faire
22:18comme veulent le faire
22:19les Etats-Unis
22:19et puis la France ?
22:21Apparemment,
22:22il faudrait des navires
22:23de guerre
22:23et ça n'a pas du tout
22:25été calculé.
22:26C'est-à-dire que
22:26dans l'étude préalable
22:27du plan de guerre,
22:30l'état-major américain
22:31et Washington
22:32ont négligé
22:32ce risque d'Hormuz
22:33et ils sont aujourd'hui
22:35en retard
22:35sur les menaces
22:37que fait peser l'Iran
22:39et par ailleurs
22:40il semble qu'ils aient
22:41réformé 4 démineurs
22:43qui auraient pu intervenir
22:45dans cette région
22:45et donc ils sont un peu
22:46aussi à découvert
22:48sur la question des mines.
22:49Donc on voit aussi
22:49qu'il y a une intelligence
22:50stratégique probablement
22:52qu'on a déjà décelée
22:54chez les Iraniens
22:54malgré les bombardements,
22:56malgré la décapitation
22:57du régime
22:58qui font qu'ils agitent
23:00des menaces
23:01qui sont dans des zones
23:03de faiblesse
23:05de l'adversaire.
23:06Et donc là,
23:08pour l'instant,
23:09la marine nécessaire
23:10pour sécuriser
23:11le détroit d'Hormuz
23:12n'est pas déployée
23:12donc on en est là.
23:14Vincent de Féligande.
23:15Oui, en fait,
23:16on a fait référence
23:16tout à l'heure
23:17à ce qui s'est passé
23:18en 87-88.
23:19Il y a eu,
23:20durant la guerre Iran-Irak,
23:22il y a eu
23:22une opération
23:23qui s'est appelée
23:25Honest Will,
23:26Volonté Résolue,
23:27dans laquelle
23:28le Koweït
23:29a demandé explicitement
23:31l'aide des Etats-Unis
23:32pour les aider
23:33à traverser
23:34le détroit d'Hormuz
23:35et donc il y a
23:3611 bateaux
23:37koweïtiens
23:37qui ont été
23:40reflagués
23:41américains
23:42et qui ont traversé
23:43régulièrement.
23:44Il y a eu des convois
23:45toutes les deux semaines
23:46qui ont été escortés
23:47par des bateaux américains.
23:48Le seul problème,
23:49c'est que désormais,
23:50on estime
23:51qu'il faudrait
23:5140 à 60 bateaux
23:53pour faire passer
23:54simplement la moitié
23:55du trafic habituel
23:56des tankers
23:58pour traverser
23:59le détroit d'Hormuz.
24:00Donc ce qui est
24:01totalement impossible
24:02dans les circonstances actuelles.
24:03Les escorter
24:04ne les suffit pas,
24:05ne suffit pas,
24:06pardon,
24:07Guillaume Lascaux-Jayas.
24:08Non,
24:09parce qu'en réalité
24:10vous avez besoin
24:10et c'est là
24:11le collègue sur le plateau
24:14le disait bien,
24:15ce qu'il manque
24:15c'est ce qu'on appelle
24:16des dragueurs
24:17ou des chasseurs de mines.
24:18Effectivement,
24:19les Américains
24:19en ont retiré 4,
24:21alors il en reste
24:21quelques-uns,
24:22mais traditionnellement
24:24dans la marine américaine,
24:25les chasseurs de mines,
24:26ceux qui en fait
24:27déminent les chenots,
24:29sont très peu nombreux.
24:30C'est une tâche
24:31en revanche
24:31sur laquelle
24:32les Européens
24:33sont bien meilleurs.
24:34Je rappellerai par exemple
24:35que la France
24:36en possède
24:37à peu près 19
24:38et surtout
24:39que ce sont
24:40les Belges
24:41et les Néerlandais
24:41qui en possèdent le plus.
24:43Ce serait vraiment
24:44une mission.
24:44En revanche,
24:45là encore,
24:46il faut considérer
24:46le temps.
24:47Quand tout se passe bien,
24:49un dragueur de mines,
24:50ça va à peu près
24:51déminer
24:53entre 1 à 5 mines
24:54par jour.
24:55Ça vous donne une idée
24:56s'il y en a
24:57plusieurs centaines
24:58qui sont posées.
24:59Le problème,
25:00c'est qu'effectivement,
25:01si les Iraniens
25:01sont en embuscade,
25:03ils peuvent tirer
25:04très facilement
25:04parce que c'est
25:05toute la subtilité
25:06de ce détroit
25:07qui est extrêmement
25:09faible.
25:10Vraiment,
25:11a priori,
25:11ils sont basés
25:12les Iraniens.
25:13Donc,
25:15comment ils peuvent
25:16laisser des mineurs
25:17travailler ?
25:18C'est la question aussi.
25:19Guillaume Lascon-Jarias
25:20sur ce point-là.
25:21Il faut sécuriser
25:22absolument la côte
25:23nord de l'Iran,
25:24c'est ça ?
25:25Et vous avez
25:26en plus
25:26une côte
25:27qui est extrêmement longue.
25:28250 kilomètres.
25:30Alors,
25:30effectivement,
25:31elle est beaucoup plus proche
25:32quand on est du côté
25:33en face du détroit.
25:35Mais dans la réalité,
25:36les Iraniens
25:37possèdent la possibilité
25:38de tirer,
25:40d'empêcher
25:40le travail
25:41fait par
25:43ces navires
25:43des mineurs.
25:44Puis surtout,
25:45l'exemple
25:46que l'on prend
25:46de la fin
25:48des années 1980,
25:49dans la fin
25:50des années 80,
25:50il n'y avait pas
25:51de missiles balistiques
25:52ou moins,
25:52il n'y avait pas
25:53de drones
25:53et il n'y avait pas
25:54ces missiles
25:56de haute technologie
25:57que les Iraniens
25:58seraient capables
25:59de mettre
25:59en pratique.
26:01Donc,
26:01en fait,
26:02on a une incertitude
26:03stratégique
26:04beaucoup plus importante
26:06et c'est d'ailleurs
26:06un signalement stratégique
26:08que les passes d'Aran
26:09envoient au reste du monde.
26:11On a entendu parler
26:12des démineurs
26:13néerlandais
26:13et belges
26:14Adeline Perset.
26:15Oui,
26:15mais ce n'est pas du tout
26:16un hasard
26:16parce que vous savez
26:17que la mer Baltique
26:18a été totalement
26:20truffée d'obus
26:21et que c'est
26:21des millions de mines
26:22pendant la Seconde Guerre mondiale.
26:23Des millions de mines
26:24pendant la Seconde Guerre mondiale.
26:25On en a des mines
26:25encore aujourd'hui.
26:26Et effectivement,
26:27et c'est un travail
26:29extraordinaire
26:30et donc,
26:30évidemment,
26:31la Belgique
26:31et les Pays-Bas
26:32se sont spécialisés
26:33dans le déminage.
26:35Allez,
26:35on poursuit la discussion
26:36dans un instant.
26:37La seconde partie
26:38des informés,
26:38après l'info,
26:40il est 20h30
26:40sur France Info.
26:45Emmanuel Langlois.
26:46Au douzième jour de guerre
26:48au Moyen-Orient
26:49et pour tenter
26:49d'enrayer la flambée
26:50des prix à la pompe,
26:51l'AIE,
26:52l'Agence internationale
26:53de l'énergie,
26:54débloque 400 millions
26:55de barils.
26:56C'est exceptionnel
26:57des barils de brut
26:58face à l'impossibilité
26:59des navires
27:00d'emprunter
27:00le détroit d'Hormuz
27:01à cause des menaces
27:03iraniennes.
27:04Alors que le trafic
27:05est quasiment paralysé
27:06du fait de cette guerre.
27:07Donald Trump,
27:08lui,
27:08affirme qu'il règnera
27:09bientôt une grande
27:10sécurité dans ce détroit
27:11d'Hormuz.
27:12Le président américain
27:13qui affirme par ailleurs
27:14que 28 navires
27:15poseurs de mines
27:16iraniens
27:17ont été frappés
27:18par les Etats-Unis.
27:20Dans ce contexte,
27:21les bourses européennes
27:22terminent la journée
27:23en baisse
27:24après l'annonce
27:24du déstockage
27:26de ses réserves stratégiques
27:27pétrolières
27:27pour éviter
27:28l'envolée des prix
27:29du baril.
27:31Francfort recule
27:32d'un 37%,
27:33Londres abandonne
27:340,9%
27:34et Paris
27:350,19%
27:36tout à l'heure.
27:37Dans le reste de l'actualité,
27:39l'enquête sur l'évasion
27:40spectaculaire
27:41d'un détenu
27:42âgé de 20 ans
27:43de la maison d'arrêt
27:43de Villepinte
27:44en Seine-Saint-Denis
27:45progresse.
27:46Deux personnes ont été arrêtées.
27:47L'une d'elles est soupçonnée
27:49d'avoir joué le rôle
27:50de faux policier
27:51lors de l'évasion
27:52du jeune homme
27:53déjà condamné
27:53pour des cambriolages
27:55et des violences.
27:55Le fugitif, lui,
27:57court toujours.
27:58Lui avait été relaxé
28:00en première instance.
28:01François Bayrou
28:02sera à nouveau jugé
28:03du 9 septembre
28:04au 5 octobre prochain
28:05à la rentrée,
28:06donc en appel
28:06dans l'affaire
28:07des assistants parlementaires
28:09européens du Modem.
28:10Il y a deux ans,
28:11le tribunal correctionnel
28:12de Paris avait considéré
28:13qu'il y avait bien eu
28:15détournement de fonds publics,
28:16mais l'ex-premier ministre
28:17avait été relaxé
28:18au bénéfice du doute.
28:20Le parquet avait fait appel
28:21de cette décision.
28:23Justice encore
28:24et Patrick Sébastien
28:25sera lui entendu
28:26fin avril
28:27dans une enquête ouverte
28:28pour exhibition sexuelle.
28:29D'après l'émission
28:30complément d'enquête
28:31sur France 2,
28:32l'animateur est poursuivi
28:33après une scène
28:34suggérant une fellation
28:35en plein concert
28:36dans un camping naturiste
28:38du Cap d'Agde
28:39dans l'Hérault
28:39l'été dernier.
28:41Ces pluies meurtrières
28:43en Éthiopie
28:43au moins 48 personnes
28:44sont mortes,
28:45une centaine portait
28:46disparu dans des inondations
28:47et des glissements de terrain
28:49dans une dense région
28:50agricole vallonnée
28:51du sud de l'Éthiopie.
28:53Et puis le cyclisme
28:54et Jonas Vingegaard
28:55qui remportent
28:56la quatrième étape
28:56du Paris-Nice.
28:57Le Danois
28:58prend le maillot jaune
28:59de leader
28:59à Juan Ayuso
29:01contraint à l'abandon
29:02l'Espagnol
29:03dans une étape marquée
29:04par de nombreuses chutes.
29:06Vingegaard s'impose
29:07en solitaire
29:08à Huchon
29:09en Saône-et-Loire.
29:11France Info
29:1320h, 21h
29:15France Info
29:16Les informés
29:17Victor Matel
29:19Avec ce soir
29:19Estelle Martin
29:20présentatrice de l'émission
29:2164 minutes
29:23sur TV5 Monde
29:24Adeline Percept
29:24correspondante
29:25de la RTBF
29:27à Paris
29:27la radio-télévision
29:28publique belge
29:29Sylvain Courage
29:30directeur adjoint
29:31de la rédaction
29:31du Nouvelle Obs
29:32Vincent de Féligonde
29:34chef du service
29:34Idées et débats
29:36au journal La Croix
29:36et Guillaume Lascongarias
29:37historien militaire
29:39professeur associé
29:40à Sorbonne Université
29:43Donald Trump
29:43annonce ce soir
29:44des frappes
29:45plus puissantes
29:46en Iran
29:46il assure que le conflit
29:47se finira bientôt
29:49dès que je souhaiterai
29:50que ça s'arrête
29:50ça s'arrêtera
29:51ajoute-t-il
29:52le président américain
29:53qui dit tout et son contraire
29:54jour après jour
29:55Estelle Martin
29:56comment est-ce qu'il faut
29:57interpréter ces propos
29:58selon vous ?
29:59Alors d'après les experts militaires
30:00ça pourrait être une stratégie
30:01j'espère qu'ils ont raison
30:02parce qu'effectivement
30:03quand on écoute Donald Trump
30:04il change d'avis
30:06d'une phrase à l'autre
30:07puisque vous l'avez dit
30:08là il a dit
30:09que ça allait s'arrêter
30:10alors il a peut-être vu
30:10qu'effectivement
30:11les cours
30:11enfin que le prix de l'essence
30:13avait quand même
30:13beaucoup augmenté
30:14aux Etats-Unis
30:15c'est beaucoup plus important
30:16en termes de conséquences
30:18même qu'en France
30:19avec les fameuses mid-termes
30:20qui arrivent bientôt
30:21alors effectivement
30:22on a beaucoup de mal
30:23à savoir ce que veut
30:23Donald Trump
30:24en tout cas on voit bien
30:25qu'il n'est pas du tout
30:25raccord avec les autorités
30:27israéliennes
30:27puisque le ministre de la Défense
30:29Israël Katz a dit
30:30que lui
30:30non non
30:31on va continuer vraiment
30:32donc effectivement
30:33là il va falloir
30:33qu'ils se mettent d'accord
30:34les deux
30:34en sachant que Donald Trump
30:36peut changer d'avis
30:37avec la carmée israélienne
30:38qui à l'instant même
30:38annonce mener une série
30:39de frappes à grande échelle
30:42Guillaume Lasconjarias
30:43les propos changeants
30:45de Donald Trump
30:46sont liés finalement
30:47aux hausses
30:48et aux baisses
30:49sur les marchés
30:49sur la bourse
30:51je pense qu'il y a
30:52effectivement de ça
30:53l'humour
30:54ou la blague
30:55dit que
30:55les deux seules choses
30:56que Trump regarde
30:57c'est à la fois
30:58les réseaux sociaux
31:00et le cours de la bourse
31:01cela donc pourrait être lié
31:03dans la réalité
31:04il y a quand même
31:05une forme de constance
31:06c'est-à-dire que
31:07c'est lui qui se veut
31:08le maître des horloges
31:10c'est-à-dire
31:11la capacité à décider
31:12de
31:13quand il déclare
31:14la victoire
31:15je pense que
31:16c'est là
31:16où il faut aussi
31:17le souligner
31:20c'est derrière
31:21l'importance
31:21d'avoir un narratif
31:22d'avoir un récit
31:23dans lequel
31:24il puisse sortir
31:25par le haut
31:27à ce que l'on ait
31:28de plus en plus
31:28un écartement
31:30entre les objectifs
31:31de guerre
31:31menés par Israël
31:33et ceux des Etats-Unis
31:34est-ce que c'est vraiment
31:35lui, Sylvain Courage
31:35qui peut décider
31:36quand cette guerre s'arrête ?
31:37il y a déjà un débat
31:38pour savoir si c'est bien lui
31:39qui l'a commencé
31:41et c'est lié sans doute
31:42c'est-à-dire que
31:43ce serait terrible pour lui
31:45de décréter la fin de la guerre
31:47alors qu'Israël continue
31:48parce que ça éclairerait
31:49la séquence
31:50et on se dit
31:50ben voilà
31:51il s'est fait balader
31:52il a été entraîné
31:53dans le conflit
31:54et il serait ridicule
31:55donc effectivement
31:56la construction du récit
31:58est compliquée
31:58alors qu'il a dit lui-même
31:59j'ai un peu poussé
32:00les Français à y aller
32:01il faut trouver une fin
32:01qui permette de justifier
32:02le début
32:03et surtout
32:04un récit
32:05qui justifie
32:06l'ensemble de l'aventure
32:07du point de vue américain
32:08la base MAGA
32:10elle soulève un argument
32:12tout à fait justifié
32:13et qui consiste à dire
32:15quel est l'intérêt
32:16des Etats-Unis
32:16dans cette histoire
32:17et c'est compliqué
32:18pour Donald Trump
32:19de construire un récit
32:20c'est pourtant un compteur
32:21mais là
32:22il s'en mêle complètement
32:24dans ses arguments
32:25vous voyez acquiescer
32:26à d'une personne
32:27oui oui
32:28ça montre aussi
32:29que Donald Trump
32:30n'a pas du tout
32:32eu de vision
32:33sur les conséquences
32:34et sur les dommages collatéraux
32:36que cette offensive
32:37allait avoir
32:38et notamment
32:39dans son propre pays
32:40puisque les prix à la pompe
32:42ils augmentent aussi
32:43aux Etats-Unis
32:43donc c'est là
32:45que la base MAGA
32:48peut opérer
32:49une certaine forme
32:49de divorce
32:50et ça a déjà commencé
32:51d'ailleurs
32:51et de l'autre côté
32:52on voit l'Iran
32:53qui menace
32:53je cite
32:54d'une guerre d'usure
32:55Guillaume Lasconjarias
32:56est-ce que l'Iran
32:57en a les moyens ?
32:59alors ça c'est
33:00une vraie difficulté
33:01on n'est pas capable
33:02véritablement de dire
33:04quel est le niveau
33:05des stocks
33:05de missiles
33:06et de drones
33:07la seule chose
33:07que l'on peut constater
33:08c'est qu'il y a
33:09une forme de diminution
33:11de jour en jour
33:12de frappe
33:13menée par les missiles
33:15et par les drones
33:15mais dans la réalité
33:17ça reste plus ou moins
33:19globalement stable
33:20c'est-à-dire autour
33:21d'entre 35 et 50
33:23frappes de missiles
33:24entre 50 et 150
33:26frappes de drones
33:27et cette particularité
33:29d'avoir en fait
33:31une dissymétrie
33:32et dans la volonté
33:34et dans la pratique
33:35ça se traduit finalement
33:36je pourrais dire
33:37d'un côté
33:37vous avez une course
33:38de vitesse
33:38c'est le côté américain
33:40et de l'autre
33:40une course de lenteur
33:42du côté iranien
33:43on voit bien que
33:44ce sont deux objectifs
33:46ou deux visions
33:47radicalement différentes
33:48on a appris aujourd'hui
33:49qu'un collectif
33:50de pirates informatiques
33:51liés à l'Iran
33:52revendiquait deux cyberattaques
33:53contre des groupes américains
33:55un fournisseur
33:56d'équipements médicaux
33:57d'un côté
33:57et une plateforme
33:58de paiement numérique
33:59de l'autre
33:59ce qui nous conduit
34:00dans les informés
34:01à ce rapport annuel
34:02de l'agence nationale
34:03chargée de la cybersécurité
34:05en France
34:06le nombre de cyberattaques
34:07dans notre pays
34:08reste stable
34:09dit cette agence
34:111366 très précisément
34:12recensées l'an dernier
34:14en 2025
34:15Vincent Strubel
34:16est le directeur général
34:17de cette agence nationale
34:18de la sécurité
34:19des systèmes d'information
34:20il évoque sur France Info
34:22les états étrangers
34:23qui sont à l'origine
34:24de cyberattaques
34:25les états
34:26ils pratiquent
34:26de l'espionnage
34:27ça c'est pas nouveau
34:28et ils pratiquent
34:29de plus en plus
34:30pour certains
34:30du sabotage
34:31c'est ce qu'a subi la Pologne
34:32fin décembre 2025
34:34une attaque coordonnée
34:35ciblée
34:36préparée de longue date
34:37pour essayer
34:38de couper
34:38les réseaux électriques
34:39on a bien en tête
34:40un scénario
34:41qui est possible
34:42qui est celui
34:43d'une attaque massive
34:44coordonnée
34:44mobilisant
34:45des services
34:46d'un état adverse
34:47mais aussi
34:48du crime organisé
34:49de l'activisme
34:50de tout ce qu'on voit
34:51au fil de l'eau
34:52qui se produirait
34:53de manière coordonnée
34:54dans un scénario
34:54d'escalade géopolitique
34:56qui serait le pendant
34:57cyber
34:57d'un scénario
34:58de confrontation majeure
34:59au niveau géopolitique
35:00on voit Vincent Féligonde
35:01qu'une guerre
35:02à grande échelle
35:03mais dont le cyberespace
35:03fait partie aujourd'hui
35:04des scénarios envisagés
35:05c'est sûr que désormais
35:07c'est vraiment
35:08un point de faiblesse
35:08qui peut être extrêmement important
35:10en France notamment
35:11c'est le secteur public
35:12qui est particulièrement ciblé
35:13parce qu'il détient
35:15des données extrêmement sensibles
35:17il a des fonctions vitales
35:19pour la société
35:20et puis
35:21des systèmes
35:22qui peuvent être
35:22très très hétérogènes
35:23avec des dates
35:25d'installation
35:27qui peuvent être
35:28très différentes
35:29et donc ça donne
35:31une très grande différence
35:32et une très grande dépendance
35:33à des sous-traitants externes
35:35et donc c'est vraiment
35:36une très grande fragilité
35:37on a vu que
35:38beaucoup d'hôpitaux
35:39d'écoles
35:41ont été attaqués
35:42des attaques hybrides
35:44des attaques massives
35:45coordonnées
35:46qui mêlent l'État
35:47et crimes organisés
35:48c'est ça qui peut être redouté
35:49Guillaume Lascongérias
35:50Tout à fait
35:51en fait ce que l'on a
35:53littéralement
35:54ce sont ce qu'on appelle
35:55un modèle de guerre hybride
35:56c'est-à-dire que
35:57vous êtes sous le seuil
35:58d'une attaque
35:59véritablement déclarée
36:00et cela va aider
36:02à façonner
36:03l'environnement
36:04et il faut quand même
36:06le souligner
36:06ce n'est pas nouveau
36:08les premières grandes attaques
36:09d'ampleur
36:10et d'ailleurs à l'époque
36:11c'est la Russie
36:11qui les mène déjà
36:12c'était contre l'Estonie
36:14en 2007
36:15et depuis
36:16on a fait beaucoup de progrès
36:17mais on a fait aussi
36:18des progrès techniques
36:19en réalité
36:20pour bien comprendre
36:22comment ça marche
36:22dans le domaine du cyber
36:23vous avez
36:24de manière quasiment
36:26permanente
36:27des attaques
36:28et une défense
36:29comme si
36:30de façon
36:31finalement parallèle
36:32le bouclier
36:33et l'épée
36:34étaient en train
36:35de se tester
36:37simplement
36:37parce qu'on a l'impression
36:39qu'il n'y a pas de mort
36:40et bien
36:41c'est finalement
36:42une sorte de
36:43de guerre virtuelle
36:44dans la réalité
36:45c'est extrêmement
36:46dommageable
36:47notamment à nos systèmes
36:49économiques
36:49et viendra
36:50le jour
36:51où on peut avoir
36:52un scénario
36:52apocalyptique
36:53Estelle Martin
36:54je trouve ça
36:54très intéressant
36:55parce qu'on a l'impression
36:55que c'est un peu
36:57nébuleux
36:58immatériel
36:58et est-ce qu'on a
36:59vraiment conscience
36:59des dangers
37:00liés aux cyberattaques
37:01c'est vrai
37:02quand on entend
37:02que 12 millions
37:03de données médicales
37:04ont été piratées
37:05est-ce qu'on se rend compte
37:07des conséquences
37:09en fait
37:09j'en discutais
37:10avec Sachs
37:11qui est un cyber
37:12hacker
37:13donc qui essaye
37:13vraiment de faire
37:14de la cybersécurité
37:15il dit qu'en fait
37:15hacker éthique
37:16qui aide des administrations
37:18aussi à se protéger
37:18il l'aide beaucoup
37:19et il va sur tous les continents
37:21et il m'expliquait
37:21qu'en fait
37:22on ne se rend pas compte
37:22d'ailleurs il m'a dit
37:24Estelle
37:25je vais aller voir
37:25et je vais te dire
37:26tout ce qu'on sait sur toi
37:27donc j'attends
37:28avec un peu d'inquiétude
37:29son retour
37:29mais il m'expliquait
37:30c'est comme si tu te balades
37:32vraiment dans la rue
37:33avec un panneau
37:34avec toutes les informations
37:36sur toi
37:37et c'est extrêmement dangereux
37:38et je ne sais pas
37:39si vous ou moi
37:41on en a conscience
37:42et surtout
37:43comment faire
37:44pour être armé
37:45contre ça
37:45est-ce qu'il ne faudrait pas
37:46plus de communication
37:47plus de prévention
37:49des pouvoirs publics
37:51alors c'est vrai
37:51qu'il y a une stratégie
37:53qui est mise en place
37:53mais pareil
37:54Sachs me disait
37:54il n'y a pas assez d'argent
37:55pourtant j'avais l'impression
37:57qu'au niveau du gouvernement français
37:58on en avait conscience
37:59parce que les russes
38:00nous attaquent
38:00on le sait
38:01on n'en a peut-être pas conscience
38:02tant qu'on n'est pas touché
38:03finalement
38:04on est pris surtout
38:05dans des contradictions
38:06les utilisateurs
38:08de ces systèmes d'information
38:10comme les états
38:11qui les mettent en place
38:12parce que c'est bien pratique
38:13ça fait faire des économies
38:14ça permet une meilleure gestion
38:16donc on fonce
38:17dans ce type de solution
38:18et puis il y a des gens
38:19qui savent pénétrer
38:21dans les systèmes
38:21puiser des données
38:22alors pour l'instant
38:23ils en font plutôt
38:24un usage frauduleux
38:25c'est pour ça qu'on parle
38:26de mafia
38:28et puis tout le monde
38:29a été victime
38:29plus ou moins
38:30de tentatives d'arnaques
38:31par ailleurs
38:31donc on sent
38:31qu'il y a une criminalité
38:32sur ces réseaux
38:33mais le risque géopolitique
38:36il est beaucoup plus lointain
38:37et là on a du mal
38:38à le percevoir
38:38or c'est sans doute
38:39celui qui est le plus
38:40le plus terrible
38:41parce qu'il y a des puissances
38:42qui déjà se préparent
38:45à ce type de conflit
38:47ces cyberattaques
38:48Guillaume Laspongérias
38:49on peut les comparer
38:50à des armes de guerre
38:51finalement ?
38:52alors pour répondre
38:54oui
38:54effectivement
38:55et je donnerai un exemple
38:56en 2016
38:57l'OTAN
38:58avait déclaré
38:59qu'une cyberattaque
39:00pourrait potentiellement
39:02conduire à l'activation
39:03de l'article 5
39:04du traité de Washington
39:06c'est à dire
39:07à une réponse collective
39:08des alliés
39:08donc ça montre bien
39:09qu'on considère
39:10qu'une cyberattaque grave
39:12pourrait entraîner
39:13une réaction
39:14qui elle serait même
39:15d'ailleurs
39:15de nature conventionnelle
39:16il y a en fait
39:17deux difficultés
39:18c'est pas simplement
39:20le fait d'avoir une attaque
39:21c'est de pouvoir
39:21derrière l'attribuer
39:22de dire
39:23qui a activé
39:25et quand vous avez
39:26finalement des groupes criminels
39:27qui sont plus ou moins
39:28activés par un état
39:29il faut démontrer
39:31que les deux vont
39:32le faire
39:32la deuxième difficulté
39:34c'est que
39:35effectivement
39:36pour l'instant
39:36on ne voit ça
39:37qu'au niveau du crime
39:39de la petite arnaque
39:41et on oublie
39:43que quelque part
39:44il y a derrière
39:45quand c'est connecté
39:48avec tout simplement
39:49des opérations militaires
39:50ça peut devenir
39:51extrêmement grave
39:51dernier point
39:52et c'est essentiel
39:53en fait on est déjà
39:55dans une autre forme de guerre
39:56c'est ce qui circule
39:58pas dans les cyberattaques
39:59mais plutôt
40:00dans les réseaux sociaux
40:01dans tout ce qui est
40:03le domaine
40:04de la désinformation
40:05et de la mésinformation
40:06puisque on l'oublie
40:08la cyberattaque
40:09c'est le côté offensif
40:10et vous avez
40:11tout ce côté
40:12pernicieux
40:13qui est au quotidien
40:15en train de nous attaquer aussi
40:16mais dont on ne se rend
40:17pas forcément compte non plus
40:18vous avez parlé
40:19de la Russie tout à l'heure
40:20Guillaume Lascon-Gerria
40:20ce n'est pas le seul état
40:22à pratiquer
40:22des cyberattaques
40:24bien sûr que non
40:25en fait
40:25aujourd'hui
40:26toutes les grandes puissances
40:28possèdent
40:29la capacité
40:29à agir
40:30sauf que
40:31alors c'est peut-être
40:32très caricatural
40:33mais gardez à l'esprit
40:34qu'une cyberattaque
40:36c'est une arme
40:37à un coup
40:38puisque généralement
40:39vous utilisez
40:40une faille
40:41quelque chose
40:42que vous avez identifié
40:43et une fois que ça a été
40:44vérifié
40:45ou contrôlé
40:46vous ne pouvez plus
40:47passer par cette porte-là
40:48cette course permanente
40:50à la recherche
40:51de la fragilité
40:52chez l'adversaire
40:53c'est quelque chose
40:54que tout le monde fait
40:55la France aussi
40:56d'ailleurs
40:57c'est doté aujourd'hui
40:58de ce qu'on appelle
40:58une lutte
40:59de la lutte
41:00informationnelle offensive
41:01ou informatique offensive
41:03ça démontre bien
41:04que nous faisons partie
41:05des grandes puissances
41:06dans ce domaine-là
41:07Merci beaucoup
41:07Guillaume-Machon Jarias
41:08d'avoir été avec nous
41:09ce soir dans
41:09les informés
41:10historiens militaires
41:11professeurs
41:12associés à Sorbonne
41:13Université
41:14pour revenir à la France
41:15et à ce rapport annuel
41:16de l'agence nationale
41:17chargée de la cybersécurité
41:19il pointe
41:20on le disait
41:20de plus en plus
41:20de données
41:22notamment dans
41:22les administrations
41:23trois secteurs
41:24particulièrement ciblés
41:25éducation santé
41:27recherche
41:27ce qui veut dire
41:28Adeline Percept
41:29qu'autant
41:29nos sites stratégiques
41:30sont assez bien protégés
41:32autant nos administrations
41:33ne le sont pas
41:33voire pas du tout
41:34Non
41:35les administrations
41:36les entreprises
41:38en Belgique
41:39mais ici aussi
41:39je sais qu'il y a
41:40une réalité statistique
41:42en Belgique
41:43qui est l'un des dix pays
41:44les plus visés
41:45par les cyberattaques
41:46en raison évidemment
41:48des institutions européennes
41:50aussi
41:51qui sont situées
41:52en Belgique
41:53on s'est aperçu
41:55que plus de la moitié
41:57des petites et moyennes
41:58entreprises
41:58n'ont aucun système
42:00de sécurisation
42:01des données
42:02et c'est une catastrophe
42:04enfin c'est-à-dire
42:04que les cyberattaques
42:05à 60%
42:06s'organisent
42:08autour des PME
42:09qui sont un tissu
42:11un tissu économique
42:13certain
42:13et ici en France
42:15on en entend
42:15mais toutes les semaines
42:16des cyberattaques
42:18une observation
42:19quand même
42:20la mondialisation
42:21d'informations
42:21la numérisation
42:22nous a rendu
42:23très vulnérables
42:25et ce qui est
42:27très perturbant
42:28pour moi
42:28c'est qu'au fond
42:29dans la fiction
42:30je veux dire
42:31Orwell
42:31était déjà
42:32dans ces idées-là
42:35Black Mirror
42:36plus récemment
42:38série britannique
42:39nous plongeait
42:40déjà dans ces univers
42:41et on se dit
42:41comment est-ce que
42:43les gouvernements
42:44successifs
42:45ne nous ont pas
42:46plus armés
42:47notamment
42:47vis-à-vis
42:48de la protection
42:49des administrations
42:50par exemple
42:50ce qui ramène
42:52Vincent Féligonde
42:53à la question
42:54effectivement
42:54des moyens
42:55on l'évoquait tout à l'heure
42:56et puis la prise de conscience
42:57aussi de tout le monde
42:58on n'est pas protégé
42:59parfois
42:59parce qu'effectivement
43:00on se dit
43:00bon ça arrivera
43:01aux voisins
43:01mais pas à nous
43:02absolument
43:03mon entreprise
43:04a été victime
43:05d'une cyberattaque
43:05ça a coûté
43:06un million d'euros
43:07à l'entreprise
43:08et depuis
43:09on a un robot
43:11qui est censé
43:12nous faire une formation
43:12donc régulièrement
43:14je reçois
43:14des relances
43:15pour faire les formations
43:16et je dois dire
43:17que je suis très en retard
43:18sur la formation
43:20alors quand même
43:20j'ai un point
43:21pour lequel je suis extrêmement fier
43:22c'est que
43:23désormais
43:24le service informatique
43:25nous fait des tests
43:26et nous envoie
43:28des systèmes
43:29de hameçonnage
43:30pour essayer de voir
43:30si on réagit mal
43:32de phishing
43:33et la dernière fois
43:34j'ai bien réagi
43:36c'est à dire
43:36que j'ai appelé
43:37les services informatiques
43:38en disant
43:39il y a un truc bizarre
43:40et ils m'ont dit
43:40dis rien à tes camarades
43:42pour voir si
43:43et donc là
43:44j'étais vraiment très fier
43:45oui chez nous aussi
43:46à TV5
43:47alors moi je suis tombée
43:47dans le piège
43:48donc j'ai eu le droit
43:48à ma petite formation
43:49après
43:49voilà
43:50bon bah c'est mal
43:51mais nous on était
43:52on fait exprès de vous piéger aussi
43:53mais effectivement
43:53parce qu'en fait
43:54en plus TV5MONDE
43:55a été cyber
43:56enfin on a subi
43:58une cyber attaque
43:58en 2015
43:59qui a été un choc
44:00alors certes
44:01TV5MONDE
44:01avait des failles
44:02mais après
44:03tous les médias
44:04se sont rendus compte
44:05qu'eux aussi
44:05ils n'étaient pas
44:07assez en sécurité
44:08et c'est allé quand même
44:09très loin
44:10c'est à dire que
44:10les ordinateurs
44:11sont devenus noirs d'un coup
44:12ils ont réussi
44:13à prendre le contrôle
44:13des caméras
44:15donc il a fallu arrêter
44:16alors c'est ce que
44:17je ne devrais pas dire comment
44:18mais ils l'ont fait
44:19d'une manière extrêmement pratique
44:20à laquelle il faut penser
44:21et depuis nous
44:22on a l'INSI
44:23qui nous a accompagnés
44:24on a une DSI
44:25qui est extrêmement
44:26alerte sur ces sujets-là
44:28et évidemment
44:28comme à la croix
44:30nous aussi
44:31on a des tests
44:32régulièrement
44:33pour ne pas tomber
44:34dans les pièges
44:34très facile de tomber dedans
44:35attention Victor
44:37nous on partage
44:38les moyens du groupe
44:39Le Monde
44:40et je tiens à dire
44:41à tous les pirates
44:42qui nous écoutent
44:42que nous avons
44:43une défense affranchissable
44:45mais nous aussi
44:46ils ont un avantage
44:49parfois
44:50ces auteurs
44:50de cyberattaques
44:51c'est le coup de poker
44:52il faut savoir
44:53que 60%
44:54des cyberattaques
44:55se révèlent finalement
44:56être du bluff
44:56donc il y a aussi
44:57des demandes de rançon
44:58des coups de pression
44:59on menace
45:01d'une attaque
45:02et on demande
45:02une somme
45:03et ça fonctionne
45:04puisque
45:05c'est basé
45:08sur la crédulité
45:10sur la mise en scène
45:10là c'est l'arnaque
45:11en ligne
45:12mais version XXL
45:14avec l'intelligence
45:15artificielle
45:15aussi Adeline Perset
45:16qui s'invite aussi
45:17pour faciliter le travail
45:18souvent de ceux
45:19qui attaquent
45:20oui
45:21effectivement
45:22pardon
45:23j'ai failli faire
45:24une
45:24votre verre
45:25qui a se retrouvé
45:27sur l'ordinateur
45:27on a évité
45:28effectivement
45:28la panne de courant
45:30général de l'émission
45:31on vous remercie
45:32on vous remercie
45:33Adeline
45:33toutes ces informations
45:35on s'en excuse
45:35d'avance
45:36peut-être à l'origine
45:37de vos problèmes
45:38de sommeil
45:38si vous en avez
45:39chez vous
45:39une grande étude
45:40vient de dévoiler
45:40que nous perdons
45:42en temps de sommeil
45:446h48
45:44nous dormons
45:44en moyenne
45:456h48
45:46chaque nuit
45:47en semaine
45:47ce qui veut dire
45:48que nous dormons
45:48moins et moins bien
45:50on cause la pollution
45:51lumineuse
45:51sonore
45:52en grande partie
45:52à cause de nos téléphones
45:54portables
45:54tiens Estelle Martin
45:55est-ce que vous dormez
45:56avec ou à côté
45:57de votre téléphone
45:58oui malheureusement
45:59et selon ce rapport
46:00déjà je perds 15 minutes
46:01de sommeil
46:01donc je ne savais même pas
46:02effectivement
46:02c'est très compliqué
46:03de se couper
46:05du téléphone
46:06il faut arriver pourtant
46:07peut-être Sylvain Courage
46:08est-ce que vous y arrivez
46:09vous à le mettre
46:09dans une autre pièce
46:10ou à le garder
46:10un peu moins de vous ?
46:11je ne dors pas
46:12je ne dors pas
46:12je ne dors pas
46:12s'il n'est pas
46:13à côté de moi
46:15Vincent de Fédé
46:16on fait le tour de table
46:17ça dépend à quelle heure
46:18je dois me réveiller
46:18si je me réveille
46:19il y a une heure normale
46:22habituelle
46:22comment ça se passe
46:23pour vous
46:24Adeline Percepte ?
46:25moi je déconnecte
46:26je déconnecte
46:27depuis que je ne travaille
46:28plus dans une chaîne
46:29d'infos comme vous
46:32Victor
46:32non je déconnecte
46:34est-ce que ça se ressent
46:34sur votre sommeil
46:35par rapport aux 6h48
46:37en moyenne des français
46:38où est-ce que vous en êtes ?
46:39oui oui
46:39moi je dors plus je crois
46:41mais les Belges dorment plus
46:42les Belges dorment plus
46:43oui les Belges dorment
46:44beaucoup de plus
46:45ils font partie
46:46des 6 meilleurs dormeurs
46:47du monde figurez-vous
46:486 meilleurs dormeurs
46:49vous avez des statistiques
46:50très faciles
46:51oui j'ai des stats
46:517h18
46:52en Belgique
46:53donc pile une demi-heure
46:54de plus que les français
46:55oui
46:56on a plus d'humour
46:57ça aide
46:59c'est connexe
47:00c'est ça
47:00des blagues pour vous endormir
47:02c'est ça
47:02exactement
47:03finalement le soir
47:05plus sérieusement
47:05Estelle Martin
47:06ça a des conséquences
47:07sur notre santé aussi
47:08ce manque de sommeil
47:09mais effectivement
47:10les spécialistes
47:11les professionnels de santé
47:12nous on avait reçu
47:13le professeur Geoffroy
47:14qui a écrit un livre
47:15avec un très beau titre
47:16La nuit vous appartient
47:18donc à nous
47:18La nuit nous appartient
47:19c'était un film
47:20effectivement
47:21et donc il nous expliquait
47:22qu'en fait
47:22c'est la deuxième cause
47:25peut-être pas de mortalité
47:26mais après le tabac
47:28de risque pour la santé
47:29ça accentue en tout cas
47:30mais oui il y a le tabac
47:31et ensuite il y a le sommeil
47:32et après il y a
47:33ne pas faire assez de sport
47:34donc on ne s'en rend peut-être
47:35pas compte
47:36mais c'est extrêmement
47:37dommageable
47:37de ne pas dormir assez
47:38mais moi ce qui me surprend
47:39c'est cette mode
47:40en fait
47:40on est dans une ère
47:41très productiviste
47:43alors les politiques
47:43souvent se vendent
47:44de ne dormir que 3-4 heures
47:45par jour
47:46Elon Musk aussi
47:47il est trop occupé
47:49pour dormir
47:49en fait dormir
47:49c'est perdre du temps
47:50c'est un peu un loser
47:52quand vous dormez
47:52donc il faut être
47:53toujours en activité
47:53et même Napoléon
47:54j'ai découvert ça
47:55en préparant votre émission
47:56il disait qu'un homme
47:58devait dormir 6 heures
47:59une femme 7 heures
47:59et un imbécile 9 heures
48:01donc déjà ça remonte
48:02voilà dormir
48:02c'est perdre son temps
48:03donc il faut changer
48:05je crois que ça vous fait rire
48:06Sylvain Courage
48:07vous vous placez
48:07dans quelle catégorie ?
48:09j'ai peur d'appartenir
48:10à la troisième catégorie
48:11non mais c'est vrai
48:12que c'est essentiel
48:14d'ailleurs les bons médecins
48:15posent toujours cette question
48:16comment vous dormez
48:17parce que ça donne
48:17une indication en fait
48:18instantanée
48:19de l'état général
48:21parce que c'est
48:22vraiment
48:23un indicateur
48:24de santé globale
48:26et c'est absolument
48:27nécessaire de dormir
48:28et c'est même
48:29pour réussir
48:30à être productif
48:31créatif
48:31et vraiment
48:33au point
48:34il faut dormir en fait
48:35donc il faut inverser
48:38la charge du sommeil
48:41pour y arriver
48:42il faut être dormeur
48:43Vincent Félégonde
48:43moi je vous remercie
48:44d'avoir choisi ce sujet
48:46parce qu'effectivement
48:46j'ai appris plein de choses
48:47notamment le fait
48:48que depuis 50 ans
48:49les français dorment
48:50une heure et demie
48:51moins qu'il y a 50 ans
48:52donc c'est vraiment énorme
48:54et alors surtout
48:55ce que j'ai appris
48:55c'est qu'avant le 19ème siècle
48:57les européens
48:57et donc les français
48:59dormaient en deux phases
49:00ils se couchaient
49:01à la tombée de la nuit
49:03pour le premier sommeil
49:05et on se réveillait
49:06vers minuit
49:07et ensuite
49:07on avait toute une phase
49:08où on était réveillés
49:09et ensuite
49:09on redormait
49:10pour le deuxième sommeil
49:12et j'ignorais absolument
49:14pourquoi ils se réveillaient
49:14ils se réveillaient
49:15parce qu'il y avait
49:16un premier sommeil
49:17dans lequel on se reposait bien
49:18et ensuite
49:19on faisait des activités
49:20diverses et variées
49:21on préfère pas savoir
49:23on préfère pas savoir
49:24et effectivement
49:26on se rendormait
49:26pour la suite de la nuit
49:27j'ignorais absolument
49:29je trouve ça
49:29très étonnant
49:30cette étude
49:31elle a été faite
49:32sur le sommeil
49:32bien avant
49:33évidemment
49:34le début de cette guerre
49:35au Moyen-Orient
49:37est-ce que
49:37l'information
49:39aujourd'hui
49:39vous parliez tout à l'heure
49:40à Dine Percep
49:40de l'information
49:41en continu
49:43comme ici
49:43à France Info
49:44on parle souvent
49:45de l'anxiété
49:46ou du côté
49:47anxiogène
49:48effectivement
49:48de cette info
49:49trop d'informations
49:50mais que ce soit
49:51l'information
49:51au sens des infos
49:54que ce soit
49:55tout simplement
49:55notre téléphone portable
49:56on en parlait aussi
49:57tout à l'heure
49:57où on est abreuvé
49:59tout le temps
49:59et tout le temps
49:59notre cerveau
50:00a du mal
50:00à déconnecter
50:01aussi finalement
50:02oui mais
50:02il y a deux choses
50:03le téléphone portable
50:05a fait que
50:07le travail
50:08les affaires scolaires
50:10les parents
50:11nous écrivent
50:12sur les groupes
50:12Whatsapp
50:13jusqu'à 23h30
50:14on sait que
50:15les gosses
50:16vont avoir
50:16le contrôle
50:17demain
50:18est-ce qu'il a révisé
50:19je veux dire
50:20oui les smartphones
50:21ont impliqué ça
50:22c'est-à-dire
50:23le fait
50:24qu'on ne fait
50:25plus de pause
50:26moi je lutte
50:26contre ça
50:27et je pense que
50:28je pense que
50:29c'est bien
50:30pour ma santé mentale
50:30et la deuxième chose
50:32c'est que
50:32le sommeil
50:33c'est très fragile
50:34et au fond
50:34cette étude
50:35elle montre aussi
50:36que selon
50:37les catégories sociales
50:38selon
50:39si on a beaucoup
50:40de problèmes financiers
50:41les problèmes
50:42de fin de mois
50:44à partir du 15 du mois
50:45il y a beaucoup de gens
50:46qui se demandent
50:47comment ils vont finir
50:47le mois en réalité
50:48et je pense que ça
50:49ça vient au moment
50:50où on va se coucher aussi
50:51et tout ça
50:53fait que
50:53ça influe énormément
50:54sur la santé
50:56des français
50:56cette déconnexion
50:57c'est le vaincourage
50:58elle est dure
50:58à s'appliquer
50:59on va dire
51:00à soi-même
51:00souvent on a envie
51:01voilà on voit un mail
51:02ou quelque chose
51:03tard le soir
51:04on a envie d'y répondre
51:04on peut penser
51:07réparer une journée
51:07de travail
51:08en scrollant
51:09par exemple
51:09parce que ça distrait
51:10mais en fait
51:11là ça crée
51:13une sorte
51:14de veille
51:15malsaine
51:16qui est difficile
51:17ensuite à effacer
51:18par le sommeil
51:19il y a un point
51:20qui est important
51:20dans l'étude
51:20qui vient d'être publiée
51:21c'est les horaires de travail
51:22parce que la première raison
51:24c'est quand même
51:24les horaires décalés
51:27la machine productive
51:28qui demande
51:30à disposer
51:31de travailleurs
51:32à des horaires
51:32qui ne sont pas
51:34ceux
51:35de l'endormissement
51:36de l'homo sapiens
51:36depuis
51:38des dizaines
51:39de milliers d'années
51:39et du coup
51:40il y a aussi
51:40ce choc
51:41entre le productivisme
51:43et la santé
51:45et le fait aussi
51:46qu'on ne voit pas
51:46assez la lumière du jour
51:47exactement
51:48qu'on ne voit pas
51:49la lumière du jour
51:50qu'il n'y a pas
51:50assez d'obscurité
51:52nuit étoilée
51:52on ne sait plus
51:53ce que c'est
51:54dans cette étude
51:5471% des français
51:56passent moins d'une heure
51:56par jour
51:57à l'extérieur
51:57en semaine
51:58et c'est vrai
51:59oui mais
51:59en y réfléchissant
52:00c'est vrai
52:01c'est peut-être
52:02plus vrai
52:03pour les parisiens
52:03voilà
52:04et finalement
52:04est-ce qu'on y va assez
52:05alors que
52:06deux heures d'exposition
52:06par jour
52:07à la lumière naturelle
52:08fait mieux dormir
52:09comme quoi
52:09il y a vraiment
52:10c'est qu'on est peut-être
52:11coupé
52:11on est trop coupé
52:12de la nature
52:12il faut faire les informer
52:13en extérieur
52:14voilà
52:14ça serait très bien
52:15dès demain
52:16promis
52:16c'est un courage
52:17c'est une très bonne idée
52:18on est une société de service
52:20donc c'est des gens
52:21qui vont au bureau
52:22toute la journée
52:23et bah oui voilà
52:24et on vous invite
52:25à lire la presse écrite
52:26plutôt qu'à regarder
52:26des écrans
52:27avant de vous coucher
52:28qu'est-ce qu'on peut lire
52:29très bien avec la presse écrite
52:33j'espère qu'on va pas faire
52:34faire des cauchemars
52:35à nos lecteurs
52:36c'est les issues possibles
52:38du conflit
52:38le conflit bien sûr
52:39au Moyen-Orient
52:40dont on a beaucoup parlé
52:41en début d'émission
52:43Vincent de Fédigonde
52:44qu'est-ce qu'on lit demain
52:45à la une de la croix
52:46notamment le détroit d'Hormuz
52:48le détroit d'Hormuz
52:49vous pouvez nous en dire
52:50un peu plus
52:51bah effectivement
52:51il y a un grand papier
52:52qui explique
52:53les problèmes que ça pose
52:55et qui est extrêmement explicatif
52:58et donc j'en ai beaucoup
52:59de profiter
53:00pour préparer cette réunion
53:01à quoi sera consacrée
53:02votre émission
53:03on l'imagine peut-être
53:04Estelle Martin
53:05sur les 5 mondes
53:06ce week-end
53:07alors ce week-end
53:08on va revenir effectivement
53:09sur la guerre
53:11au Moyen-Orient
53:12et notamment
53:13la position des pays du Golfe
53:14parce que c'est vrai
53:15qu'ils se retrouvent pris
53:16entre deux feux
53:17merci Estelle Martin
53:18merci Adeline Percep
53:19correspondante à Paris
53:20pour la RTBF
53:22la radio télévision
53:23publique belge
53:24merci aussi
53:24à tous ceux
53:25qui ont préparé
53:26et réalisé cette émission
53:27les informés reviennent
53:29demain matin
53:30c'est à 9h
53:31très bonne soirée
53:32à tous
53:32sur France Info
53:33Sous-titrage Société Radio-Canada
53:34Sous-titrage Société Radio-Canada
53:35Sous-titrage Société Radio
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