- il y a 2 jours
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet
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00:0720h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:12Bonsoir et bienvenue à tous sur France Info à la radio et à la télé, c'est sur le canal
00:1616 de la TNT.
00:18Les informés consacrés ce soir bien évidemment aux élections municipales.
00:22Quelle stratégie avant le second tour dimanche prochain à Paris et Marseille ?
00:26Les candidats de gauche en tête refusent tout accord avec la France Insoumise, des alliances ou des fusions.
00:32En revanche ont été trouvées à Lyon ou encore à Toulouse, Nantes, Brest.
00:36Clermont-Ferrand en débat dans un instant.
00:38Nous parlerons aussi dans ces informés de la poussée du Rassemblement National, de l'abstention ou encore des scores des
00:44écologistes.
00:45Tous les enseignements du premier tour et les grands enjeux avant le second avec nous ce soir Aurélie Herbemont.
00:51Bonsoir Aurélie.
00:51Bonsoir.
00:52Chef adjointe du service politique de France Info à vos côtés Stéphane Vernet.
00:55Bonsoir.
00:56Bonsoir.
00:56Et bienvenue rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris.
01:00Bonsoir Alexandra Schwarzbrod.
01:01Bonsoir.
01:02Directrice adjointe de la rédaction de Libération.
01:04Et avec nous également Bruno Cotteres.
01:06Bonsoir.
01:07Politologue, chercheur CNRS au Cévi-Pof, le centre de recherche de la vie politique de Sciences Po.
01:14Plus de 9 communes sur 10.
01:16Environ 33 000 ont vu leur maire être élu dès le premier tour.
01:20Hier soir, il n'y aura là pas de vote.
01:22Dimanche prochain, partout ailleurs, beaucoup de suspense et d'enjeux.
01:25A commencer par les trois plus grandes villes de France.
01:28Paris, Marseille et Lyon.
01:30À Paris, bataille capitale et jeu d'alliance.
01:33Pierre-Yves Bournazel, le candidat au réseau Renaissance,
01:36rejoint finalement ce soir Rachida Dati pour former une liste commune pour ce second tour des municipales.
01:41Tandis qu'à gauche, Sofia Chikirou de la France Insoumise a déposé sa liste.
01:45Après le refus d'Emmanuel Grégoire de salir avec elle.
01:50Moi, je fais un choix. C'est celui de l'éthique et de la vérité.
01:54Toute la campagne, nous avons été très clairs sur le sens de notre union, de notre alliance.
01:58Elle a eu lieu avant le premier tour et j'ai dit maintes et maintes fois
02:01que je ne souhaitais pas faire alliance avec LFI.
02:04D'autant qu'ils ont été peu avares d'insultes extrêmement brutales vis-à-vis de nous.
02:09Emmanuel Grégoire, cet après-midi, Aurélie Herbemont, on aura donc une quadrangulaire, a priori, à Paris ?
02:15A priori, oui, puisque Emmanuel Grégoire a déposé sa liste identique à celle du premier tour.
02:21Sofia Chikirou, qui avait tendu la main hier soir en espérant un appel d'Emmanuel Grégoire,
02:26n'a pas eu cet appel.
02:27Et donc, elle a aussi déposé sa liste.
02:31Rachid Dadati et Pierre Bournazel vont donc fusionner leurs deux listes du premier tour.
02:36Alors, on attend encore la décision définitive de Sarah Knafo,
02:39mais comme elle a été qualifiée sur le fil pour le second tour,
02:42avec 10,4% des voix pour la candidate zémoriste de Reconquête,
02:47on imagine qu'elle va se maintenir, même si Sarah Knafo n'a cessé d'appeler Rachid Dadati à l
02:52'union des droites.
02:54Appel qui est resté lettre morte, puisque de toute façon,
02:56Rachid Dadati ne pouvait pas jouer sur les deux tableaux.
02:59Elle ne pouvait pas d'un côté espérer avoir Pierre-Yves Bournazel,
03:01et de l'autre, accepter la main tendue de Sarah Knafo.
03:05Ça, ça aurait été inenvisageable de jouer sur les deux tableaux.
03:08Bruno Cotteret, ce tandem, cette fusion de listes,
03:11Pierre-Yves Bournazel qui rejoint Rachid Dadati,
03:13est-ce que ça rebat les cartes pour le second tour dimanche soir ?
03:16Un peu, bien sûr, ça rebat les cartes.
03:17Quand on réduit le nombre de candidats, forcément, des électeurs vont se redistribuer.
03:22Par contre, ça n'opère pas de manière absolument mathématique.
03:25On ne peut pas prendre le score de Rachid Dadati plus le score de Pierre-Yves.
03:2825% hier soir.
03:30Et que ça donne automatiquement le minimum de voix pour Rachid Dadati.
03:35Parce qu'il y a des électeurs de Pierre-Yves Bournazel
03:37qui étaient motivés pour ne pas voter Rachid Dadati,
03:40qui ne vont pas se retrouver dans cette fusion.
03:43Donc, ça n'est pas nécessairement quelque chose
03:45qui automatiquement rend plus facile la situation de Rachid Dadati,
03:49avec un très gros écart quand même,
03:50entre la liste d'Atti et la liste d'Emmanuel Grégoire.
03:54On sait que dans les élections, à deux tours,
03:56quand on a une grosse avance à l'issue du premier tour,
03:58on a quand même un peu, on va dire, un petit leadership
04:01qui se dégage.
04:03Ça donne un sentiment d'une victoire un peu plus probable.
04:05Alors, ça reste quand même une élection
04:07qui est relativement concurrentielle des deux côtés.
04:09Sachant que Pierre-Yves Bournazel,
04:11certains, vous le disiez, de ses électeurs,
04:13vont peut-être voter pour Emmanuel Grégoire.
04:16On peut imaginer aussi que certains électeurs de Saracnafo
04:19se reportent sur Rachid Dadati.
04:20Il va y avoir des mobilités d'électeurs
04:23dans tous les sens.
04:26Et c'est pour ça qu'on ne peut pas simplement prendre
04:27les masses qui se sont exprimées hier,
04:30les pourcentages qui se sont exprimées hier
04:31et automatiquement les additionner.
04:34Si on regarde de l'autre côté,
04:35Alexandra Schwarzbrod à gauche,
04:36c'est un pari électoralement risqué pour Emmanuel Grégoire
04:40d'avoir refusé la main tendue de la France insoumise ?
04:42Je pense que ça aurait été plus, davantage risqué pour lui
04:46s'il avait accepté la main tendue de LFI
04:49parce que ça aurait sans doute poussé
04:52beaucoup de ses électeurs,
04:53enfin en tout cas un certain nombre,
04:55à ne pas voter pour lui,
04:56à ne pas se déplacer peut-être.
04:58Donc, je pense qu'à Paris,
05:01c'est moins risqué ce qu'il a fait.
05:04Et c'est vrai qu'il a quand même une belle avance.
05:07C'était une surprise hier soir.
05:08Près de 38% des voix hier soir.
05:10C'était quand même une surprise
05:12parce qu'on pensait que Rachida Dati
05:15ferait beaucoup plus
05:15et que ce serait peut-être au coude à coude.
05:18Et d'ailleurs, il suffisait de voir
05:19les deux ambiances,
05:22les deux visages.
05:23Je pense qu'Emmanuel Grégoire
05:25était très agréablement surpris
05:27et Rachida Dati a dû prendre
05:29un petit coup sur la tête quand même
05:31parce qu'elle s'attendait à bien mieux.
05:33Non, je pense que c'est...
05:35Là, il est en train de s'organiser.
05:37Je pense qu'en effet,
05:37Sarah Knafo va se maintenir
05:39parce qu'on n'imagine pas
05:41telle qu'elle a fait sa campagne,
05:42telle qu'elle s'est comportée,
05:43on n'imagine pas se retirer.
05:46Si elle se maintient,
05:47ce n'est pas très bon pour Rachida Dati.
05:49Donc, bon, a priori,
05:51Paris, ça a l'air quand même
05:52plutôt bien engagée
05:55pour Emmanuel Grégoire.
05:56Stéphane Vernais,
05:57cette candidature de Sarah Knafo,
05:59si elle se maintient,
06:00elle avantage d'ailleurs,
06:00au contraire, elle désavantage peut-être Rachida Dati.
06:02Est-ce qu'elle avantage Emmanuel Grégoire ?
06:05Écoutez, moi, je ne suis pas sûr.
06:07En fait, le report des voix,
06:09il n'est pas automatique.
06:10En fait, personne ne possède
06:11les voix des électeurs.
06:12Donc, les gens feront leur choix.
06:13Et au deuxième tour,
06:14vous pouvez avoir plusieurs choses
06:15qui entrent en ligne de compte.
06:16D'abord, il y a ce qu'on appelle
06:17le vote utile.
06:18Vous avez un certain nombre de gens
06:19qui veulent l'alternance, etc.,
06:21qui peuvent décider
06:23de ne plus voter Sarah Knafo
06:24pour voter Rachida Dati
06:25en se disant qu'elle a plus de chances
06:27de gagner, par exemple.
06:28Il y a toutes sortes de jeux
06:30qui peuvent avoir lieu.
06:31Je vous rappelle aussi
06:32que le taux de participation
06:34pour ces élections
06:35est particulièrement faible.
06:36Il est élevé à Paris
06:37comparé au précédent scrutin.
06:38Un peu plus de 57%
06:40au niveau national.
06:41Oui, mais sauf qu'à Paris,
06:43on est à moins de 60%.
06:45Il y a moins de 6 électeurs sur 10
06:48qui se sont déplacés.
06:49Si, en fait,
06:50il y a un enjeu très fort
06:51qui est identifié au second tour,
06:52il peut y avoir aussi
06:53des mobilisations nouvelles
06:55et des démobilisations nouvelles aussi.
06:57Tout dépendra, en fait,
06:58de la manière
06:58dont les candidats
06:59vont faire campagne aussi
07:00pendant les quelques jours
07:02qui restent.
07:03Et donc, tout n'est pas écrit.
07:05Il n'empêche que l'avance
07:08d'Emmanuel Grégoire
07:09sur Rachida Dati
07:10est telle
07:10qu'il a peu de chances
07:11de perdre, en réalité,
07:15sa mairie au second tour,
07:16même si ça peut être serré.
07:18Je pense qu'il a quand même
07:19suffisamment d'avance.
07:20Et c'est peut-être aussi ça
07:21qui lui permet
07:21d'être particulièrement détendu
07:23et très tranché
07:25et très clair
07:25par rapport aux insoumis.
07:30Sophia Chikirou.
07:31On parlait de la participation
07:33à l'hier Beaumont.
07:34Le mode de scrutin a changé.
07:36On peut le rappeler encore une fois
07:37à Paris, Lyon et Marseille.
07:38Ça, ça peut attirer
07:39peut-être plus de gens.
07:40On l'a vu quand même
07:40que ça a attiré du monde
07:41hier dans les bureaux de vote.
07:43Ça peut donner aussi
07:44pas mal d'enjeux
07:45pour le second tour quand même.
07:46Oui, et puis le second tour,
07:47on voit vraiment
07:48que ça va finir
07:49dans un mano à mano
07:50entre Emmanuel Grégoire
07:51et Rachida Dati.
07:52Donc, il est possible,
07:53effectivement,
07:53c'est pas de l'arithmétique,
07:54même si Rachida Dati
07:56peut compter sur les
07:57quasiment 12%
07:58de Pierre-Yves Bournazel.
07:59Elle n'aura pas
07:59ces 12% au final
08:01dimanche soir.
08:02Il y en a sans doute
08:03une partie
08:03qui vont aller
08:03chez Emmanuel Grégoire.
08:04Et puis les électeurs
08:05de Sophia Chikirou,
08:06il y en a peut-être
08:07une partie
08:07qui en se disant
08:08si Rachida Dati
08:09peut gagner,
08:10peut-être qu'il faut
08:10qu'on aille voter
08:11Emmanuel Grégoire
08:12alors qu'on avait voté
08:13la France Insoumise
08:13au premier tour.
08:14Et puis chez Sarah Knafo,
08:16il peut y avoir aussi
08:17une perte en ligne.
08:18Alors, elle arrive
08:19juste au-dessus
08:19de la barre des 10%.
08:20Mais comme tout son message
08:21était l'alternance à droite,
08:24peut-être que certains
08:25de ses électeurs vont dire
08:26qu'il vaut mieux
08:26aller voter pour Rachida Dati.
08:28Donc, les électeurs,
08:30ça peut bouger
08:30dans les différents coins
08:31un petit peu
08:32parce que vraiment,
08:32voilà, là,
08:33c'est le face-à-face.
08:34Dati, Grégoire,
08:36continuité avec un maire socialiste
08:38ancienne adjointe à Hidalgo
08:40ou l'alternance
08:41avec Rachida Dati.
08:42Donc là,
08:43l'enjeu est très clair.
08:45Les candidats à la traîne
08:47risquent de ne pas faire
08:48autant de voix
08:49que dimanche dernier.
08:50Et puis, effectivement,
08:51il peut y avoir
08:51des nouveaux électeurs
08:52en disant
08:52« Ah, là, le match est très clair.
08:54Je vais peut-être aller voter
08:55finalement dimanche prochain. »
08:56Renaud Cotteres.
08:57Oui, c'est clair
08:58que c'est un sujet habituel
09:00des études de mobilité électorale.
09:01On sait que c'est très compliqué,
09:03en fait.
09:03Il y a effectivement
09:04des motivations
09:04qui peuvent être très différentes.
09:06Il peut y avoir
09:07des abstentionnistes
09:07de premier tour.
09:09Alors, c'est quand même
09:09pas mal corrélé.
09:10Des abstentionnistes de premier tour
09:11sont souvent
09:13des abstentionnistes
09:13de second tour quand même.
09:15Les candidats ont toujours
09:16un peu le mythe
09:16qu'ils vont aller trouver
09:17dans les abstentionnistes
09:18un réservoir de nouveaux électeurs.
09:21Voilà, mais quand même,
09:22c'est vrai qu'on connaît
09:25ces fonctionnements.
09:26Il y a des trajectoires différentes
09:27qui vont parce que
09:28le premier tour permet
09:30de choisir véritablement.
09:31Et il est difficile
09:32en cas d'accord
09:33qui semble un petit peu
09:34contre nature.
09:35Et c'est vrai que
09:36du côté de Pierre-Yves Bournazel,
09:38on a beaucoup dit
09:38pendant la campagne
09:39qu'il n'y aurait pas d'accord.
09:41Donc, des électeurs
09:41peuvent se sentir un peu floués.
09:43voire peut-être
09:44un peu trahis.
09:45C'est compliqué
09:45de leur expliquer
09:46en quelques jours
09:47qu'on avait dit
09:47pas d'accord
09:48et puis finalement
09:49on se met d'accord
09:50vite sur un programme.
09:52Du côté de la gauche également,
09:54on dit que l'objectif
09:55c'est d'empêcher
09:56que la droite
09:57ne revienne
09:57à l'hôtel de ville.
09:58Donc, les électeurs
09:59de Sofia Chikiru,
10:01ils peuvent effectivement dire
10:02nous on privilégie
10:03le candidat de gauche
10:04le mieux placé.
10:06En même temps,
10:07c'est un grand classique
10:08de promettre
10:10de jurer
10:11ces grands dieux
10:12que jamais
10:13on ne s'alliera
10:14et puis
10:15confronter
10:16à la réalité
10:16de finalement
10:18de changer d'avis.
10:19Sauf que
10:19Pierre-Yves Bournazel
10:20avait écrit notamment
10:21dans son livre
10:22que Rachida Dati
10:23était en état
10:23d'ébriété narcissique.
10:25Et donc ça,
10:26c'est dans un livre,
10:27le livre
10:27que Pierre-Yves Bournazel
10:28a sorti
10:29juste avant
10:30le début
10:31qu'on rentre dans le dur
10:32de la campagne
10:33municipale à Paris.
10:34Comme quoi tout est possible
10:35en politique,
10:36on peut se détester
10:37un jour
10:38et le lendemain
10:39par la magie
10:40des urnes
10:41finalement se réconcilier.
10:43Il y a Rébri Bournazel
10:43qui était ce soir
10:44chez nos confrères
10:45de France 2
10:45au 20h
10:46dit à l'instant
10:47pour moi
10:47le chemin s'arrête
10:48il faut comprendre
10:49en fait
10:49dans cette interview
10:50qu'il annonce
10:51effectivement
10:51cette fusion de listes
10:53on va l'écouter d'ailleurs
10:53Pierre-Yves Bournazel
10:54qui était il y a quelques instants
10:56sur France 2.
10:57Les parisiens
10:58n'ont pas souhaité
10:59que je sois le prochain maire
11:00de Paris
11:00je le respecte profondément
11:02ça fait 18 ans
11:02que je suis engagé
11:04mon devoir s'arrête là
11:05j'ai permis aux parisiens
11:07qui veulent le changement
11:08de pouvoir réussir ce changement
11:09aux partis colistiers
11:10qui veulent le changement
11:11de pouvoir le réussir
11:13Donc vous ne serez pas candidat
11:14sur cette liste de fusion
11:15avec Rachida
11:15Je ne suis pas candidat
11:15parce que pour moi
11:16ça s'arrête là
11:17j'ai réalisé mon devoir
11:19et en politique
11:20vous savez
11:20je suis élu de Paris
11:20depuis 18 ans
11:21il faut savoir à un moment
11:22tourner une page
11:23la vie est longue
11:24et puis notre vie
11:25va commencer pour moi.
11:27Pierre-Yves Bournazel
11:27sur France 2
11:28Aurélie Herbemont
11:28c'est une surprise
11:29tout de même
11:29qu'il ne soit pas
11:30dans cette liste
11:31de Rachida Dati
11:31Pierre-Yves Bournazel ?
11:32Eh bien oui
11:33un petit peu
11:34c'est vrai que son rêve
11:36on entendait parler
11:37d'une fusion
11:38des listes
11:38d'Ati Bournazel
11:39et donc manifestement
11:40c'est la fusion
11:41des listes
11:42d'Ati Bournazel
11:43mais sans Bournazel
11:44c'est vrai que
11:44Pierre-Yves Bournazel
11:45il le rappelle
11:46ça fait 18 ans
11:46qu'il est engagé à Paris
11:47son rêve
11:48c'était d'être
11:49maire de Paris
11:50là force est de constater
11:51qu'il ne sera pas
11:52maire de Paris
11:53en tout cas pas cette fois.
11:54C'est pas mal
11:55en fait quelque part
11:56il reste cohérent
11:57avec lui-même
11:57c'est-à-dire que
11:58je pense qu'il a eu
11:59une pression délirante
12:01à son égard
12:02en interne
12:03en externe
12:04de toute part
12:05enfin Edouard Philippe
12:06qui lui a demandé
12:08de fusionner
12:08etc
12:09enfin son propre patron
12:11qui a fait pression pour
12:12On rappelle Edouard Philippe
12:13qui avait demandé
12:13à Pierre-Yves Bournazel
12:14de ne plus faire
12:15en clair
12:15pour faire gagner
12:15la droite à Paris
12:16Il lui a demandé
12:17avant l'élection
12:18il lui a demandé
12:19au soir du premier tour
12:20etc
12:20enfin il lui a redemandé
12:21donc il ne pouvait pas
12:22je pense qu'il ne pouvait pas rester
12:24mais en même temps
12:25il reste cohérent avec lui-même
12:26c'est-à-dire que
12:27comme l'a très bien dit Aurélie
12:29il y avait des tensions
12:30il a écrit des choses
12:31quand même assez salées
12:34concernant Rachida Dati
12:35donc voilà
12:36l'aventure continue
12:37mais sans lui
12:38c'est-à-dire que
12:40il se retire
12:41et je pense que ça lui permet aussi
12:44de rester cohérent
12:45avec ses idées
12:46et ses prises de position
12:47Encore un mot Bruno
12:47c'est vrai que
12:48beaucoup d'observateurs
12:49cet après-midi
12:50apprenant cette négociation
12:51disaient qu'il était un peu
12:52en train de tirer une balle
12:53dans le pied
12:53de sa propre carrière politique
12:55ça veut dire
12:56qu'il n'a pas voulu injurier l'avenir
12:57et qu'il se réserve
12:58la possibilité sans doute
12:59de revenir à d'autres fonctions
13:01en présentant aux électrices
13:02aux électeurs
13:03un visage de cohérence
13:04en disant ce qu'il vient de dire
13:06c'est-à-dire
13:06j'ai fait le job
13:07d'essayer de contribuer
13:09à un changement
13:09à Paris
13:10mais de rester cohérent
13:11Il a valé
13:13que la moitié de son chapeau
13:14Voilà ce qu'on pouvait dire
13:16ce soir
13:16à propos de la situation
13:18à Paris
13:19avant le second tour
13:20Autreville ou la gauche
13:21sortante a dit non
13:22à la France insoumise
13:22c'est Marseille
13:23la deuxième plus grande ville
13:24du pays
13:25Benoît Payan
13:25arrivé premier hier soir
13:27d'une courte tête
13:27devant le candidat
13:28du Rassemblement National
13:30Franck Alizio
13:31refuse
13:31dit-il toute tambouille
13:32et appelle chacun
13:33à prendre ses responsabilités
13:34Benoît Payan
13:36Face au Rassemblement National
13:37il n'y a ni compromission
13:40ni tambouille
13:41ni arrangement
13:43il n'y a qu'une seule ligne
13:44celle de la clarté
13:45ça a toujours été la nôtre
13:47à trois reprises
13:48je me suis désisté
13:49vous voyez autour de vous
13:50des femmes et des hommes
13:51qui se sont désistés
13:52quand le Rassemblement National
13:54était dans cette situation
13:56chacun doit prendre
13:57ses responsabilités
13:58c'est pas monsieur Delogu
13:59qui m'intéresse
14:00ce sont les Marseillaises
14:01et les Marseillais
14:01Benoît Payan
14:02à Marseille
14:03il est droit dans ses bottes
14:05quelque part
14:05Alexandre Achras-Broad
14:06oui mais là
14:07c'est un peu
14:07c'est un peu comme
14:08comme à Paris
14:09il risquerait
14:10à s'allier
14:11avec Delogu
14:12Sébastien Delogu
14:13le candidat de la France Insoumise
14:14le candidat de la France Insoumise
14:15il risquerait de perdre
14:17de perdre pas mal
14:18donc
14:20et je pense que le fait
14:21d'être droit dans ses bottes
14:22enfin je repense
14:24aussi à Bournazel
14:25qui est cohérent
14:26avec lui-même
14:27comme vous l'avez dit
14:28parce qu'en effet
14:28après avoir prononcé
14:29des phrases
14:30comme il l'a fait
14:32si on veut se regarder
14:33dans une glace
14:35et rester droit
14:36à un moment
14:37il faut prendre
14:38ses responsabilités
14:38donc Benoît Payan
14:40il le fait
14:41c'est vrai que c'est un gros risque
14:43c'est un gros risque
14:44je voyais aujourd'hui
14:44beaucoup sur les réseaux
14:45beaucoup de
14:46notamment de jeunes
14:48de jeunes
14:49plutôt
14:50plutôt proches
14:51de LFI
14:52mais pas non plus
14:53pas non plus
14:54des gens
14:55pas très
14:56très excités
14:57mais qui disaient
14:58mais le danger
14:59c'est le RN
15:00donc pour
15:01pour faire face au RN
15:03il faut absolument
15:04s'allier
15:05tant pis
15:07bon
15:08je pense que
15:09pour Payan
15:10c'est quand même
15:11mieux
15:12de refuser
15:13la main tendue
15:14de De Logu
15:15parce qu'il risquerait
15:16d'y perdre
15:16il prend un gros risque
15:17Stéphane Vernet
15:17ou il a suffisamment
15:18de confiance en lui
15:20en étant arrivé
15:20en tête de ce premier tour
15:21pour se dire
15:22j'y vais seul
15:22c'est très intéressant
15:23parce que c'est le même discours
15:24entre Benoît Payan
15:25et Emmanuel Grégoire
15:27mais c'est pas du tout
15:28le même contexte
15:28c'est à dire que
15:29à Paris
15:30Emmanuel Grégoire
15:31encore je le répète
15:32a une très forte avance
15:33par rapport à Richie Dadati
15:34il peut se permettre
15:35d'avoir une Sofia Chiquirou
15:37qui se maintient
15:39et il peut gagner quand même
15:40en plus il n'y a pas
15:40de RN à Paris
15:41il y avait un candidat
15:42du RN à Paris
15:43c'était Thierry Mariani
15:44il a fait quoi ?
15:441,8 ?
15:451,6
15:46il est dans les choux
15:48complètement terminé
15:49à Marseille
15:51entre Benoît Payan
15:52et Franck Alizio
15:53l'écart est très faible
15:55d'accord
15:55et puis
15:56pour rappeler
15:5736,7% des mois
15:58pour Benoît Payan
15:59le risque
16:00le risque de la division
16:01est beaucoup plus fort
16:02et le pari
16:03qui est fait par
16:04par Benoît Payan
16:05c'est de dire
16:07en fait
16:07dans ce contexte là
16:10Sébastien Delogou
16:11sera obligé
16:12de se retirer
16:13parce que sinon
16:14c'est lui
16:14qui portera
16:15la responsabilité
16:16de faire gagner
16:18de faire perdre
16:19la ville à la gauche
16:19et surtout
16:20de la faire gagner
16:20éventuellement au RN
16:22le problème
16:23c'est que
16:23le discours des insoumis
16:24en face
16:25c'est de dire
16:25mais non
16:26c'est l'intransigeance
16:27de Benoît Payan
16:28et le fait de refuser
16:30d'avoir une alliance
16:30qui fait que
16:31finalement
16:32la ville peut tomber
16:34du côté
16:35On peut donner
16:35cette citation
16:36de Jean-Luc Mélenchon
16:37on va le citer
16:38Jean-Luc Mélenchon
16:39qui déplore
16:39je le cite
16:40la consternante
16:41irresponsabilité
16:42arrogante
16:43de Benoît Payan
16:43le maire
16:44surprise de Marseille
16:46En fait
16:46le risque
16:47c'est que
16:49les choses
16:49partent en capilotade
16:51parce que
16:52personne ne s'entend
16:53il n'y a pas d'accord
16:53et du coup
16:55on peut très bien
16:56avoir une croix
16:56de régulière
16:57le paradoxe
16:58dans cette histoire
16:59c'est que
17:00finalement
17:01c'est Martine Vassal
17:02qui arrive en 3ème position
17:05avec 12%
17:06des voix
17:07et quelques
17:09qui va se retrouver
17:10quelque part
17:11en situation
17:12d'arbitrage
17:12en fonction
17:13de la façon
17:13dont elle peut
17:14se positionner
17:15ou pas
17:16la pièce
17:17peut tomber
17:18d'un côté
17:18comme de l'autre
17:19à Marseille
17:20Parce que
17:20Martine Vassal
17:21elle a annoncé
17:22son maintien
17:22aussi
17:22cet après-midi
17:23Elle a annoncé
17:24son maintien
17:24parce que
17:26notamment
17:26dans son équipe
17:27beaucoup considèrent
17:28que se retirer
17:28c'était favoriser
17:30potentiellement
17:31une élection
17:31de Franck Aliso
17:32le candidat du RN
17:33parce que
17:34certains vassalistes
17:36je ne sais pas
17:37si on peut
17:37les appeler comme ça
17:38disent
17:39si on se retire
17:41et bien
17:41on remet dans la nature
17:43des voix de droite
17:44qui jamais n'irait voter
17:45pour Benoît Payan
17:46mais qui par contre
17:47pourrait très bien
17:48aller voter
17:49pour Franck Aliso
17:50pour faire basculer
17:51le Marseille
17:53au RN
17:54donc c'est un
17:55barrage un peu
17:56original
17:56d'habitude
17:57qu'on ne voit pas
17:58puisqu'on a coutume
17:59de dire qu'il faut
17:59se retirer
18:00pour faire barrage
18:01au Rassemblement
18:01National
18:02non
18:02là c'est plutôt
18:03l'idée
18:03de bloquer
18:04des voix
18:04qui sinon
18:05se retrouveraient
18:06dans la nature
18:06potentiellement
18:07chez Franck Aliso
18:09après
18:10c'est vrai
18:10que ça va être
18:11très serré
18:12Marseille
18:13Benoît Payan
18:13on peut imaginer
18:14des électeurs
18:15de Sébastien Delogu
18:16au premier tour
18:17qui se tourneraient
18:18vers Benoît Payan
18:19c'est tout l'objectif
18:20de Benoît Payan
18:21qui ne veut pas
18:22d'alliance avec LFI
18:23mais qui évidemment
18:24est en appel
18:25aux électeurs
18:25de gauche
18:26qui veulent empêcher
18:28une bascule
18:28de Marseille
18:29à l'extrême droite
18:30mais donc
18:31les prochains jours
18:32vont être extrêmement
18:33intéressants
18:33à regarder
18:34ce qui se passe
18:34à Marseille
18:36parce que
18:37voilà
18:37Benoît Payan
18:38n'a pas beaucoup
18:39d'avance
18:40il fait le pari
18:41qu'il va reproduire
18:42quasiment
18:42le premier tour
18:44au second
18:44peut-être en ayant
18:45un petit boost
18:46avec des électeurs
18:47insoumis
18:47en se disant
18:48allez non c'est trop risqué
18:49je vais voter
18:50pour Benoît Payan
18:51c'est un pari
18:52on verra dimanche soir
18:53à regarder
18:54ces stratégies
18:55à droite
18:55et à gauche
18:56avec des maires
18:57de gauche
18:57socialistes
18:57ou écologistes
18:58qui ont accepté
18:59de s'allier
19:00avec la France insoumise
19:00pour tenter
19:01de l'emporter
19:02c'est le cas
19:02à Lyon
19:03le maire sortant
19:03écologiste
19:04Grégory Doucet
19:05a annoncé
19:06cet après-midi
19:06être rejoint
19:07par la liste
19:08de la candidate
19:08LFI
19:09qui est arrivée
19:10troisième
19:10hier soir
19:11Jean-Michel Aulas
19:11le candidat
19:12de la droite
19:13et des macronistes
19:13deuxième lui
19:14hier dénonce
19:15je le cite
19:16un accord
19:16de la honte
19:17rappelons que nous sommes
19:18dans la ville
19:18où Quentin Deran
19:19qui est mort
19:19le 14 février
19:20il y a un mois
19:21ce militant nationaliste
19:22frappé notamment
19:23par des membres
19:24de la jeune garde
19:24allié à LFI
19:26Bruno Cotteres
19:27est-ce que c'est
19:27une stratégie
19:28qui peut s'avérer
19:29gagnante
19:29pour Grégory Doucet
19:30de faire alliance
19:31avec la France insoumise ?
19:32Oui il était
19:33d'abord
19:34il faut rappeler
19:34qu'il partait
19:35presque en position
19:36de challenger
19:37lui le maire sortant
19:37On l'annonçait perdant
19:38Jean-Michel Aulas
19:39loin derrière
19:40Jean-Michel Aulas
19:41avait disposé
19:42de sondages d'opinion
19:43qui vraiment
19:44étaient assez
19:45assez flatteurs
19:46à un moment donné
19:47on pensait même
19:47qu'il pouvait gagner
19:48pratiquement dès le premier tour
19:50tout le monde disait
19:50Lyon s'est plié
19:52les écologistes
19:53ont fait un tour
19:54et puis voilà
19:54donc on voit
19:55qu'effectivement
19:56c'est très important
19:57évidemment pour Grégory Doucet
19:59il revient un peu de loin
20:01on avait vu quand même
20:02en fin de campagne
20:03les toutes dernières enquêtes
20:04d'opinion
20:04montrent un très clair
20:05resserrement
20:06entre lui et Jean-Michel Aulas
20:08donc c'est maintenant
20:09presque Jean-Michel Aulas
20:10qui se retrouve en position
20:11de challenger
20:12et de devoir
20:13enfin peut-être
20:13faire campagne
20:14parce que c'est vrai
20:15qu'il a un peu refusé
20:17vraiment de faire campagne
20:18je crois qu'il refuse
20:19d'ailleurs de faire un débat
20:20de second tour
20:21avec le...
20:22Si il y a une alliance
20:23entre Grégory Doucet
20:24et Fils
20:25qui est le cas
20:25il l'avait annoncé avant
20:27en tous les cas
20:28qui ne ferait pas ce débat
20:29ce qui semble être le cas
20:29mais on va voir sans doute
20:31cette configuration
20:32se reproduire
20:33dans de très nombreuses
20:34métropoles
20:34au fond d'un parti socialiste
20:36qui bon en mal en
20:38profite un peu
20:39de la consigne nationale
20:40qui n'est pas d'accord national
20:42mais laissé au niveau local
20:43la possibilité
20:44de faire des accords
20:45et on voit ce soir
20:46se multiplier quand même
20:47un certain nombre
20:48sur des grandes villes
20:48d'accords
20:49entre la FI
20:50et les socialistes
20:51On va en reparler
20:51Alexandra Schwarzbrod
20:52la stratégie de Jean-Michel Aulas
20:54je l'évoquais
20:55ça va être de dénoncer
20:56justement cet accord
20:57qu'il qualifie de la honte
20:58Ah bah oui
20:58bien sûr
20:59là il a un boulevard
21:01devant lui
21:02cela dit
21:02il a été très très mauvais
21:03dans la dernière ligne droite
21:04Jean-Michel Aulas
21:05et là je crois que c'est
21:06les Lyonnais
21:07se sont rendus compte
21:08petit à petit
21:09au début
21:09il est parti
21:10avec son aura
21:13de leader
21:14dans le monde du...
21:15je ne sais pas si c'est leader
21:16dans le monde du football
21:17mais en tout cas
21:18ancien patron
21:18ancien patron
21:19de l'OL
21:20voilà
21:22et donc ça
21:23ça a beaucoup plu
21:24puis c'est la nouveauté
21:25et puis peu à peu
21:26au fil de ces interventions
21:29télévisées
21:30ça s'est effondré
21:31donc je crois
21:33que Grégory Doucet
21:34là encore
21:34je pense que
21:35la dynamique
21:36c'est important
21:36Grégory Doucet
21:37on le voit bien
21:38là il y a une dynamique
21:40qui est pour lui
21:40qui lui est favorable
21:41alors que Jean-Michel Aulas
21:42lui il ne l'a pas
21:44cette dynamique
21:44lui il ne cesse
21:46de chuter
21:47donc je pense que
21:49et ces accords
21:50moi je suis
21:50je comprends
21:52le discours
21:53pas d'alliance
21:54au niveau national
21:55parce que c'est vrai
21:56qu'il y a
21:57il y a
21:58il y a un problème
21:59Mélenchon
21:59qui continue
22:00à cliver la gauche
22:02mais localement
22:03il peut y avoir
22:04il peut y avoir
22:05des accords possibles
22:06avec des
22:08avec des
22:09des membres de LFI
22:10avec qui
22:11certains peuvent
22:12travailler
22:12est-ce que puisque
22:12nous sommes à Lyon
22:14si je puis dire
22:15le spectre de la mort
22:16de Quentin Durand
22:17va revenir dans cette campagne
22:18à l'issue de cette alliance
22:20Grégory Doucet
22:21avec la France
22:21je ne crois pas
22:22j'espère pas
22:23parce qu'on a vu
22:24à quel niveau
22:26ça avait
22:26ça avait fait chuter
22:28le débat politique
22:29ça a été vraiment
22:31ça avait vraiment été
22:32très moche
22:34ces moments
22:35autour de ce
22:36de ce drame
22:37donc j'espère que
22:38ça ne va pas revenir
22:39sur le tapis
22:40on a vu que Mélenchon
22:41d'ailleurs
22:42Mélenchon n'en a pas
22:43pâti
22:43on a pensé
22:44à un moment
22:45que pendant
22:46ce drame
22:47on a pensé
22:48que Jean-Luc Mélenchon
22:49allait en souffrir
22:51en tout cas
22:52électoralement parlant
22:53et on a vu
22:53que ça n'a pas du tout
22:54été le cas
22:56donc
22:56plus que de ces sorties
22:57ensuite
22:58de ce que certains
22:59ont qualifié
22:59de dérapage
23:00d'autres
23:00de propos antisémites
23:01notamment y compris
23:02au sein du Parti Socialiste
23:03mais d'ailleurs je pense
23:04qu'on peut
23:04on peut dire
23:06qu'il a flirté
23:06avec l'antisémitisme
23:07dans ses propos
23:09qui déformaient
23:10les noms
23:11ça c'est typiquement
23:12il n'y a pas d'excuses
23:13il n'y a pas d'excuses possibles
23:15mais on voit bien
23:16ça n'a pas joué
23:18ça n'a pas joué
23:19contre lui
23:19donc après tout cela
23:22je pense qu'en effet
23:23au niveau national
23:25la règle doit être
23:26très claire
23:27localement
23:28je pense qu'il faut voir
23:28au cas par cas
23:29et il faut
23:30contrairement à ce qu'a dit
23:31Bruno Retailleau
23:33les propos honteux
23:34de Bruno Retailleau
23:35qui a dit
23:35tout sauf les filles
23:36en gros
23:37c'est tout sauf les filles
23:38c'est pas nouveau
23:38comme discours
23:39c'est pas nouveau
23:39mais enfin quand même
23:40quand le RN
23:41est aux portes du pouvoir
23:42c'est quand même
23:44dramatique
23:44que la droite
23:45en soit
23:47tombée à ce niveau là
23:49donc là
23:49je pense quand même
23:50qu'il y a un tel danger
23:51RN
23:52notamment à Marseille
23:53qu'il faut
23:54enfin voilà
23:55il faut voir
23:56sur ces alliances
23:57justement
23:58entre
23:59des candidats
24:00de gauche
24:01plus ou moins réunis
24:02avec la France insoumise
24:03on se demandait
24:05en sachant
24:06qu'il n'y avait pas
24:06pas d'accord national
24:07comment ce serait
24:08on voit finalement
24:09Aurélie
24:09que ce sont Paris et Marseille
24:10qui font figure d'exception
24:11exactement
24:12parce que tout est dans
24:13le pas d'accord national
24:14donc non
24:15nationalement
24:15il n'y a pas d'accord
24:16Paris et Marseille
24:18pas d'accord avec LFI
24:19mais alors on voit
24:21pas mal de villes
24:22où ça fusionne
24:23pour en citer quelques-unes
24:24voilà
24:24non par exemple
24:25presque Clermont-Ferrand
24:26qui est la numéro 2
24:27du parti socialiste
24:28donc numéro 2
24:29d'Olivier Faure
24:30qui a annoncé ce soir
24:31la fusion avec
24:32la France insoumise
24:33il faut dire que
24:33Johanna Roland
24:34est dans une situation
24:35compliquée
24:36elle avait eu des sondages
24:37un peu contradictoires
24:38ces dernières semaines
24:39il y en avait qui lui donnaient
24:40beaucoup d'avance
24:41sur la liste du candidat
24:43Foulx-Chambard-Delot
24:44beaucoup d'avance
24:45sur ce candidat
24:46d'autres qui lui donnaient
24:48pas beaucoup d'avance
24:49et bien c'est le sondage
24:50qui lui donnait peu d'avance
24:51qui avait raison
24:52puisqu'elle a à peine
24:53deux points d'avance
24:54sur le candidat
24:55de la droite du centre
24:56donc là
24:57elle se tourne vers LFI
24:58il y a Brest aussi
24:59où le maire sortant socialiste
25:00est en difficulté
25:01il fait alliance avec LFI
25:03Limoges
25:04Insoumis et socialiste
25:05vont faire liste commune
25:07pour essayer de battre la droite
25:09Toulouse
25:10Toulouse c'est la France Insoumise
25:11qui est arrivée en tête
25:12de la gauche
25:13et donc le parti socialiste
25:15rejoint la liste LFI
25:16pour essayer de détrôner
25:18le maire sortant de droite
25:19Jean-Luc Moudin
25:20et puis Avignon aussi
25:22on peut annoncer des fusions
25:23Clermont-Ferrand aussi
25:24et Aurélie
25:25Olivier Faure
25:26qui hier soir
25:26avait donc confirmé
25:27pas d'accord national
25:28dit ce soir
25:29sur France 2
25:30je comprends parfaitement
25:31les choix des candidats
25:32socialistes
25:32qui ont décidé
25:33de s'allier
25:34avec la France Insoumise
25:35au vu du second tour
25:36parce que le but
25:37c'est de sauver
25:37des villes de gauche
25:38d'ailleurs
25:38la position des écologistes
25:40était un peu plus
25:42assumée
25:42que du côté
25:43du parti socialiste
25:44puisque Marine Tondelier
25:45la patronne des Verts
25:46hier soir très vite
25:47a dit
25:47ah non non
25:48mais la priorité
25:49c'est de garder des villes à gauche
25:50d'empêcher des villes de gauche
25:52de basculer à droite
25:54ou à l'extrême droite
25:54donc nous on fait alliance
25:55avec les Insoumis
25:56ce qui était beaucoup moins assumé
25:58du côté d'Olivier Faure
25:59hier soir
26:00Stéphane Vernet
26:00on parle depuis des années
26:01de deux gauches irréconciliables
26:03formule à l'époque
26:04de Manuel Valls
26:06on voit qu'en matière d'élection
26:07on se retrouve plutôt
26:08avec un divorce impossible
26:10c'est-à-dire qu'il y a deux choses
26:11il y a la politique
26:12il y a la réelle politique
26:13en fait
26:13dans ce qu'on est en train
26:14sur à quoi on est en train d'assister
26:16donc il y a l'hypocrisie
26:17qui consiste à dire pas d'accord national
26:18mais donc ça veut dire
26:19qu'on peut faire des accords locaux
26:21etc. en fonction des situations
26:23ok au cas par cas
26:25moi je crois qu'il y a
26:26plusieurs choses
26:27d'abord il y a des villes
26:29où s'il n'y a pas d'accord
26:30la ville est perdue
26:30c'est typiquement le cas de Nantes
26:32parce qu'à Nantes
26:33vous avez montré les résultats
26:34du premier tour
26:35ce qu'on ne voit pas
26:36dans les résultats du premier tour
26:36c'est que les réserves de voix
26:39elles sont à droite en fait
26:39parce qu'il y avait une liste dissidente
26:43centriste qui s'est présentée à Nantes
26:44qui fait plus de 8% des voix
26:46si vous les additionnez
26:47avec celle de la liste d'union
26:50droite et centre
26:51qui est menée par Chambard de Louvre
26:54il est devant
26:55et en fait le risque
26:56c'est que sans accord
26:59la ville est perdue
27:00donc on se retrouve
27:01dans une situation
27:02quand même très particulière
27:03où vous avez la numéro 2
27:04du parti socialiste
27:07qui occupe une place essentielle
27:09dans un parti
27:10dont le patron dit pas d'accord
27:11et qui est obligé de faire un accord
27:13sinon elle perd sa ville
27:14Bruno Cotteres encore un mot ?
27:16oui d'abord il faut rappeler
27:17que dans l'histoire
27:18la culture politique
27:20de la gauche
27:20l'union de la gauche municipale
27:22c'est très important
27:22voilà
27:23il y a quand même
27:24des points de repère
27:25dans le temps
27:26qui sont très importants
27:27pour les électrices
27:28les électeurs
27:29et puis on voit effectivement
27:30qu'au fond
27:32la figure de Jean-Luc Mélenchon
27:33commence un petit peu
27:34à se détacher
27:34pour les socialistes
27:35de la figure de la France insoumise
27:37voilà
27:38donc ils sont
27:38ça permet aux socialistes
27:40de dire
27:40bah nous
27:40notre problème
27:41c'est le style Mélenchon
27:43mais de continuer
27:44à parler aux insoumis
27:45et tout ça va avoir
27:46de lourdes conséquences
27:47pour les lendemains
27:47des élections municipales
27:49au fur et à mesure
27:50qu'on va venir
27:50vers l'automne
27:51de la présidentielle
27:52et si je peux me permettre
27:53juste une petite subtilité
27:54il y a une autre hypocrisie
27:55c'est celle des accords techniques
27:56c'est quoi un accord technique ?
27:57ça veut dire que
27:58ferme en fusion technique
27:58voilà
27:58mais non c'est le cas aussi
28:00enfin voilà
28:00on fusionne les listes
28:01mais en fait on n'est pas d'accord
28:02c'est à dire qu'on se répartit les postes
28:04en cas de victoire
28:05mais vous pouvez très bien avoir du coup
28:07des insoumis
28:08qui valide ce que vous disiez
28:10qu'il faut sauver
28:10exactement
28:11qui seront élus
28:12sur la liste
28:13de la liste
28:15qui gagne
28:16mais qui ségeront
28:16dans l'opposition
28:17en fait
28:17parce qu'il n'y a pas d'accord
28:19de programme
28:20de principe
28:20c'est pour ça que Bayon
28:22ne veut pas faire
28:22d'accord technique
28:23avec Delogu
28:24parce qu'il sait
28:25qu'il va se retrouver
28:26avec Delogu
28:26dans l'opposition
28:27même si
28:28ça lie avec Delogu
28:30je ne dirais pas
28:31que c'est l'hypocrisie
28:32quand même
28:33je ne dirais pas
28:33que c'est l'hypocrisie
28:34c'est de la politique
28:37comme dit Stéphane Bernet
28:38vous pouvez avoir
28:39un débat
28:40beaucoup plus long
28:40aujourd'hui
28:42Aurélie encore un mot
28:43je disais juste d'un mot
28:43il y en a qui vont faire
28:44de la politique aussi
28:45avec cette situation
28:46et ces fusions
28:47on a déjà vu Marine Le Pen
28:48accuser le PS
28:49de vouloir sauver des postes
28:50Gabriel Attal aussi
28:51sur le même thème
28:52et Bruno Retailleau
28:53qui parle des tartuffes
28:54du parti socialiste
28:55la gauche qui se vautre
28:56dans la honte
28:57et le déshonneur
28:57donc tous les adversaires
28:59du parti socialiste
29:00ont bien vu ces accords
29:01et ont bien l'intention
29:02d'appuyer là-dessus
29:04pour cette semaine
29:05et sans doute pour après
29:06la semaine va être longue
29:08la seconde partie des informes
29:09mais on poursuit notre discussion
29:10dans un instant
29:11il est déjà 20h33
29:12sur France Info
29:18et l'info c'est avec Stéphane Milhomme
29:20et toute cette journée
29:21de tractation
29:22pour le second tour
29:22des municipales
29:23à Paris
29:24Pierre-Yves Bournazel
29:25se rallie donc
29:26à Rachida Dati
29:27pour le second tour
29:28dimanche prochain
29:29il annonce ce soir
29:30la fusion de sa liste
29:31avec celle de l'ancienne
29:32ministre de la culture
29:33pour moi dit-il
29:34le chemin s'arrête
29:36et il le déclare
29:36sur France 2
29:37pas de miracle
29:38à gauche
29:39pour le second tour
29:40et toujours
29:40dans la capitale
29:42Sophia Chikirou
29:43pour la France Insoumise
29:44annonce son maintien
29:45pour le second tour
29:46il faut dire que le socialiste
29:47Emmanuel Grégoire
29:48arrivé en tête
29:49hier
29:50a décidé
29:51de ne pas
29:52sceller d'accord
29:53toute cette journée
29:54certains élus
29:55PS
29:56ont donc respecté
29:57la consigne nationale
29:58et n'ont pas fait
29:59de fusion
29:59avec la France Insoumise
30:01c'est déjà le cas
30:02à Marseille
30:03où Benoît Payan
30:03a déposé sa liste
30:05dès ce matin
30:05à Nantes
30:06la maire sortante
30:07Johanna Roland
30:07annonce un accord
30:09de fusion
30:10avec LFI
30:11le patron des socialistes
30:12Olivier Faure
30:13lui dit comprendre
30:14parfaitement
30:15les choix
30:16des candidats
30:17s'alliant
30:17avec la France Insoumise
30:19à Grenoble
30:20la candidate de gauche
30:21Laurence Ruffin
30:22scelle ce soir
30:23un accord technique
30:24avec le candidat
30:25France Insoumise
30:26une seule liste
30:27donc de gauche
30:28pour affronter
30:29dans la capitale des Alpes
30:30Alain Carignan
30:31et les Républicains
30:32en tête du premier tour
30:33de ce scrutin
30:34dans l'actualité
30:35et devant les Nations Unies
30:36l'Iran réaffirme ce soir
30:37qu'il ne pliera pas
30:38face à ce qu'il appelle
30:39l'agression illégale
30:41des Etats-Unis
30:41et de ses alliés
30:42nous sommes au 17ème jour
30:44de ce conflit
30:45Donald Trump
30:46cherche toujours
30:47des alliés
30:47pour l'aider
30:48dit-il
30:48à débloquer le détroit d'Hormuz
30:50et faire passer
30:51les navires de pétrole
30:52ils sont peu d'ailleurs
30:54à vouloir s'impliquer
30:54et il y voit même
30:56une certaine forme
30:57d'ingratitude
30:57et puis
30:58les Morénières
30:59en Savoie
31:00c'est le seul restaurant
31:01à décrocher
31:02une troisième étawale
31:03cette année
31:04au guide Michelin
31:04le petit guide rouge
31:05décerne 62 nouveaux macarons
31:08aux meilleures tables françaises
31:09le palmarès
31:10a été dévoilé
31:11aujourd'hui
31:12à Monaco
31:15France Info
31:1620h-21h
31:18France Info
31:19les informés
31:20Victor Mathez
31:22Avec ce soir
31:23Aurélie Herbemont
31:23chef adjointe
31:24du service politique
31:25de France Info
31:26Stéphane Werner
31:27rédacteur en chef délégué
31:28de West France
31:29à Paris
31:29Alexandra Schwarzbrot
31:31directrice adjointe
31:32de la rédaction
31:32de Libération
31:33et Bruno Cotteres
31:34politologue
31:35et chercheur CNRS
31:36au Cevipof
31:37le centre de recherche
31:38de la vie politique
31:39de Sciences Po
31:40après le premier tour
31:41des municipales hier
31:42et avant le second
31:43qui aura lieu dimanche
31:45dans six jours
31:46on a beaucoup parlé
31:46des accords du PS
31:48ou de la gauche
31:49avec Elefi
31:50qu'en est-il
31:51ce soir
31:52d'éventuels rapprochements
31:53entre la droite
31:54et l'extrême droite
31:55Bruno Cotteres
31:55C'est compliqué
31:57dans beaucoup d'endroits
31:58c'est déjà un sujet
31:59compliqué en lui-même
32:01on a un parti
32:03Les Républicains
32:04qui est toujours
32:05sous pression
32:05il a été fortement
32:06concurrencé
32:07par le Rassemblement National
32:08dans plein de régions
32:09même si on regarde
32:11même dans le sud
32:12de la France
32:12le sud-est
32:13on peut se demander
32:14si le Rassemblement National
32:15ne parvient pas
32:16à son objectif
32:16finalement de remplacer
32:17la droite
32:18on voit le succès
32:20le score très important
32:22de la liste d'Eric Ciotti
32:23à Nice
32:24même s'il fait alliance
32:25avec le Rassemblement National
32:27mais lui
32:27c'est l'ancien patron
32:28des Républicains
32:29qui justement a décidé
32:30un jour
32:31devant le maire
32:31son temps
32:31Christian Estrondi
32:32tout à fait
32:33on a vu tout à l'heure
32:34le score très important
32:35du Rassemblement National
32:36à Marseille
32:37dans d'autres villes
32:38à Toulon
32:40Méditerranéens
32:40avec des scores
32:41qui sont très impressionnants
32:42ça ne veut pas forcément dire
32:43que le RN va gagner
32:45et on commence à voir
32:46effectivement
32:46des rapprochements
32:48quand on regarde
32:49la sociologie
32:49des électeurs
32:50ce qu'ils pensent
32:51qu'ils ont en tête
32:51c'est vrai qu'on constate
32:53toutes nos enquêtes
32:54le montrent
32:54que sur des thèmes
32:55qui sont au fond
32:57la question de la sécurité
32:58la question de l'immigration
33:00on voit quand même
33:01des électeurs
33:02des sympathisants
33:03des Républicains
33:04et du RN
33:05qui sont aujourd'hui
33:05très proches
33:06on a même parfois
33:06nous dans nos enquêtes
33:07des sympathisants LR
33:09qui sont même
33:09un peu plus à droite
33:10sur ces questions
33:11que les sympathisants RN
33:12donc on voit
33:13que quelque chose
33:14est en train
33:14de se passer
33:16ça travaille en profondeur
33:17les Républicains
33:18qui est dans une crise
33:20d'identité profonde
33:21profonde
33:22on a entendu
33:23Alexandre Schwarzbrot
33:24le président du RN
33:25hier soir
33:25Jordan Bardella
33:26tendre la main
33:27aux listes
33:28je cite
33:28de droite sincère
33:30ce terme de droite sincère
33:31il a pu surprendre
33:32oui oui oui
33:33mais il n'a même pas besoin
33:36de tendre la main
33:37Jordan Bardella
33:38parce que
33:39on voit bien
33:40qu'il y a une porosité
33:42de plus en plus grande
33:43que le LR
33:44est en train
33:45de se dissoudre
33:46dans le
33:48dans le
33:48dans
33:49ah oui
33:50dans l'extrême droite
33:51pour beaucoup
33:52certains n'y vont pas
33:53on parlait par exemple
33:54pardon
33:55certains n'y vont pas
33:56je disais
33:56oui certains n'y vont pas
33:57mais enfin quand même
33:58il reste plus grand chose
33:59il reste plus grand chose
34:00LR c'est vraiment
34:01un parti qui a
34:02énormément souffert
34:03de la Macronie
34:04parce que là
34:05la Macronie
34:07LR a été
34:08siphonné
34:09à la fois par la Macronie
34:10et par le
34:11et par le
34:11rassemblement national
34:12de l'autre côté
34:13et là c'est totalement
34:14dissous
34:14entre ces deux là
34:16est-ce qu'il y a tant
34:16de rapprochement que ça
34:17Aurélie Herbemont ?
34:18ben non
34:18à cette heure
34:19on ne voit pas
34:20de fusion
34:21en vue
34:22entre des listes
34:23LR et des listes
34:24du RN
34:25alors qu'il y a une porosité
34:26entre les électorats
34:27et effectivement
34:28un remplacement
34:29de la droite
34:31par le RN
34:32dans le sud-est
34:33mais non
34:34alors d'ailleurs
34:35Bruno Retailleau hier
34:37a certes dit
34:38je ne donne qu'une consigne
34:39de vote
34:39c'est aucune voix
34:40pour LFI
34:40mais il a aussi dit
34:41j'appelle au rassemblement
34:43pour battre la gauche
34:44et le RN
34:44et jusqu'ici
34:46les listes
34:47où il y a des fusions
34:49entre LR
34:49et d'autres parties
34:50c'est Paris
34:51entre LR
34:52et donc
34:53Pierre-Yves Bournazel
34:54et donc
34:54Renaissance et Horizon
34:56à Nîmes
34:57vous avez
34:57deux anciens adjoints
34:59du maire LR
34:59sortant
35:00qui ne se représentaient pas
35:01qui fusionnent
35:02pour contrer
35:03le RN
35:04qui est arrivé en tête
35:05et le parti communiste
35:06qui est arrivé en deuxième
35:07donc
35:08pour l'instant
35:09en tout cas
35:09il n'y a pas
35:10de fusion
35:12de listes
35:13RN
35:14avec du LR
35:15en tout cas
35:15moi je n'en ai pas vu
35:16à 7h
35:16Stéphane Bernay
35:17la position officielle
35:18du parti
35:18est très claire
35:19il n'y a pas de rapprochement
35:20il n'est pas question
35:21d'avoir les logos
35:22du RN
35:23et des républicains
35:24sur les mêmes affiches
35:25etc
35:25après si vous voulez
35:27il y a
35:28toutes sortes de communes
35:29notamment dans des petites villes
35:31etc
35:31ou des villes moyennes
35:32où vous aviez
35:32des sympathisants
35:34du rassemblement national
35:35et des républicains
35:37qui se retrouvaient
35:38sur des mêmes listes
35:39sur des listes d'hiver droite
35:40ça ne veut pas dire
35:42il y a une porosité
35:44dans l'électorat
35:44c'est vrai
35:45mais en tout cas
35:45la ligne du parti
35:46est très claire
35:47le problème
35:48ça a été souligné
35:49par Alexandra tout à l'heure
35:50c'est la déclaration
35:51qu'a fait Bruno Retailleau
35:53dimanche soir
35:54c'est à dire que
35:54quand il dit
35:55je ne donne qu'une consigne de vote
35:56c'est tout faire
35:57pour
36:00faire perdre
36:01la France insoumise
36:03l'extrême gauche
36:04etc
36:04et tous ceux
36:05qui s'allieront avec
36:05le problème
36:07c'est que
36:07dans certaines villes
36:08ça va être une incitation
36:10ou un appel
36:11à voter
36:12ça peut se transformer
36:13en appel à voter
36:14pour des listes RN
36:16contre des listes de gauche
36:18donc du coup
36:19la position officielle
36:21elle est claire
36:21par contre
36:22dans le positionnement
36:24et les stratégies
36:25il y a quand même
36:26quelques ambiguïtés
36:27qui posent problème
36:28aujourd'hui
36:28mais on voit bien
36:29que les listes d'union
36:31c'est quand même
36:32une reconstitution
36:32de ce que Michel Barnier
36:34appelait le socle commun
36:35donc avec
36:36les macronistes
36:37le modem
36:38les horizons
36:39et les LR
36:39c'est plutôt
36:40ce genre d'alliance là
36:41qu'on voit en tout cas
36:42sur les logos
36:43par exemple
36:44on parle de Nantes
36:45tout à l'heure
36:46la liste très large
36:47d'union de la droite
36:48et du centre
36:49je ne pense pas
36:49que le candidat LR
36:52envisage une fusion
36:52avec le rassemblement national
36:53par exemple
36:54pour prendre un cas concret
36:55ça résiste à peu près
36:57quand même
36:57là où il y a des étiquettes LR
36:59on se souvient
36:59en 2024
37:00lors des législatives
37:01Bruno Cotteresse
37:02avoir vu la percée
37:04bien sûr
37:04du rassemblement national
37:06et puis aussi
37:07la montée
37:08de l'extrême gauche
37:08de la France insoumise
37:10en se disant
37:10que c'était peut-être
37:11réservé aux élections nationales
37:12que les municipales
37:13les élections locales
37:14c'est différent
37:14c'est ce qu'on a vu aussi
37:15hier soir
37:16on voit qu'effectivement
37:17les formations politiques
37:19comme les républicains
37:20ou les socialistes
37:20arrivent à sortir la tête
37:22au-dessus de l'eau
37:24grâce aux élections municipales
37:25de mémoire
37:27je crois que les républicains
37:28sont en tête
37:28dans plus d'une centaine de villes
37:30peut-être 130 villes
37:31les socialistes
37:32dans 80 villes
37:33ils sont en tête
37:34à l'issue du premier tour
37:36donc ça montre
37:36une capacité
37:37des élections municipales
37:38à être des bastions
37:39de résilience
37:39pour ces formations politiques
37:41mais clairement
37:42les deux formations politiques
37:43qui tambourinent
37:45à la porte du système
37:46la France insoumise
37:47et le Rassemblement national
37:49malgré certaines limites
37:50et limitées
37:51à certains départements
37:53à certaines régions
37:53à certaines configurations
37:54ils réalisent quand même
37:56de bonnes percées
37:57quand même
37:57il y a des communes
37:59des départements
38:00où le Rassemblement national
38:01même s'il ne va pas gagner
38:02obtient des scores
38:03qui sont quand même
38:04des scores très importants
38:05sur les terres
38:06d'Edouard Philippe
38:07au Havre
38:09le candidat RN
38:10il multiplie son score
38:11par deux
38:11par rapport à 2020
38:13il est à 15%
38:14Franck Keller
38:16à Rouen
38:17sur les terres
38:17de Nicolas Maillero-Signoy
38:19il y a un tout jeune candidat
38:20du Rassemblement national
38:21il se retrouve à 13%
38:22je crois que c'est
38:23sa première élection
38:24donc voilà
38:24on voit
38:25on voit un certain nombre
38:27que le système
38:28continue au fond
38:29à être sous pression
38:30de ces deux extrêmes
38:31avec une percée
38:32on le disait
38:33Alexandre Charles-Bott
38:34de la France insoumise
38:35c'était véritablement
38:36la première fois
38:37qu'ils investissaient
38:38autant des élections municipales
38:41localement
38:41c'est une première
38:43et donc ça montre
38:43qu'en effet
38:44la stratégie
38:45de Jean-Luc Mélenchon
38:47finalement
38:48lui a été
38:48plutôt favorable
38:49ce coup-ci
38:50même si
38:52ça a créé
38:54un fossé
38:54il a accentué
38:55le fossé
38:56entre
38:56avec le parti socialiste
38:58enfin les sociodémocrates
39:00et ça
39:01on va voir
39:01si électoralement
39:03ça va être payant
39:04à la présidentielle
39:06mais ce que je voulais souligner
39:08c'est que
39:08ce dont on n'a pas encore parlé
39:10c'est
39:11de l'ampleur
39:13de l'abstention
39:14et qu'on peut mettre
39:16peut-être
39:16en parallèle
39:17avec
39:18cette envie
39:19de radicalité
39:20qu'on sent
39:20chez les électeurs
39:23et je pense
39:24qu'il y a vraiment
39:25un
39:27comment dirais-je
39:28une telle déception
39:29devant la politique
39:30c'est-à-dire qu'il y a
39:30une telle
39:32oui un tel désamour
39:33un tel
39:34je pense que
39:35beaucoup de gens
39:35ont été totalement dégoûtés
39:37par le niveau
39:38extrêmement bas
39:38des débats
39:40par cette année
39:41catastrophique
39:41de paralysie
39:42à l'Assemblée nationale
39:43avec cette succession
39:45de gouvernements
39:46etc
39:46autour du budget
39:48depuis la dissolution
39:49en gros
39:50le paysage politique
39:51est totalement
39:52et catastrophique
39:53et je pense que
39:54beaucoup
39:55soit ont décroché
39:56totalement la politique
39:57et donc sont pas
39:58allés voter
39:58parce qu'ils n'y comprennent
39:59plus rien
40:00parce que ça leur paraît
40:02totalement déconnectés
40:03de ce qu'ils vivent
40:03au quotidien
40:04soit ont décidé
40:06de se rapprocher
40:09plutôt des extrêmes
40:10que ce soit
40:10le RN
40:11ou LFI
40:13et on voit bien
40:13qu'en effet
40:14ces deux-là
40:14ont profité
40:15de la situation
40:15avec des règles
40:16qui ont aussi changé
40:16dans les plus petites communes
40:18ce qui a dissuadé
40:18peut-être certains
40:19d'aller voter
40:20parce qu'il n'y avait
40:20qu'une liste
40:21et qu'ils se sont dit
40:22que ça avait peut-être
40:22peu d'incident
40:24Stéphane Vernet
40:24les municipales
40:25ont dit
40:26que c'était
40:26l'élection préférée
40:27des français
40:28avec ce lien
40:28si particulier
40:29au maire
40:30ça veut dire
40:30que depuis hier soir
40:30ce n'est plus le cas
40:32alors écoutez
40:33je pense qu'il faudra
40:33prendre un peu de recul
40:34mais
40:37les règles électorales
40:38ont changé
40:39l'année dernière
40:40donc en fait
40:41le fait
40:41qu'il y avait
40:43autant de communes
40:44qui n'avaient qu'une liste
40:4668% des communes
40:47n'avaient qu'une liste
40:47en 2020
40:4868% des communes
40:49n'avaient qu'une liste
40:50en 2026
40:51ce qui change
40:52ce qui change fortement
40:53à mon avis
40:53et qui peut expliquer
40:54une part de l'abstention
40:56dans les petites communes
40:57c'est que dans les communes
40:58de moins de 1000 habitants
40:59il n'y a plus de panachage
41:02avant dans les communes
41:03de moins de 1000 habitants
41:03vous pouviez aller
41:04s'il y avait une liste
41:05qui était déclarée
41:05même quand il n'y avait qu'une liste
41:07vous pouviez rayer
41:08les noms de ceux
41:08que vous n'aimiez pas
41:09et en rajouter des noms
41:10de gens que vous aimiez bien
41:12qui n'étaient pas candidats
41:13et en fait
41:14cette pratique là
41:15les gens y étaient très attachés
41:16et ce qui faisait
41:17que vous alliez voter aussi
41:19même quand il n'y avait qu'une liste
41:20parce que
41:21ça vous permettait
41:22de faire passer un message
41:23par exemple
41:24pour dire
41:24au meilleur sortant
41:25toi je ne t'aime pas
41:26je vote pour ta liste
41:27mais je te biffe
41:28etc
41:29on a entendu d'ailleurs
41:30sur France 5
41:31des électeurs
41:32dire qu'ils avaient quand même
41:33rié des noms
41:33mais bon du coup
41:34leur bulletin est nul
41:36donc ça
41:37ça a pu avoir
41:38une incidence
41:41mais moi je voudrais
41:41je peux revenir
41:42sur un point
41:43on parle beaucoup
41:44de percée
41:45du Rassemblement National
41:46et de la France Insoumise
41:47moi je n'utiliserai pas
41:48ce terme
41:49je ne pense pas
41:50qu'il y ait une percée
41:51en termes de nombre de voix
41:52de résultats
41:53etc
41:53de la France Insoumise
41:54et du Rassemblement National
41:55ce sont les deux extrêmes
41:56ces deux extrêmes
41:57ce sont les deux parties
41:58qui ont atteint
42:00leurs objectifs
42:00dès le premier tour
42:01et qui sortent renforcés
42:02de ce scrutin
42:03ça c'est vrai
42:04mais en fait
42:05leurs résultats
42:06ne sont pas extraordinaires
42:07non plus
42:08vous avez
42:09le Rassemblement National
42:10qui atteint ses objectifs
42:11en milieu rural
42:12qui continue
42:13son ancrage
42:14son maillage
42:15à bas brouillé
42:16etc
42:16et qui progresse
42:17et qui ne cesse de progresser
42:18depuis plusieurs années
42:19qui est de plus en plus implanté
42:21et à mon avis
42:21on va le voir
42:22à l'automne prochain
42:23peut-être qu'on le verra
42:25peut-être même déjà
42:25pour les comités de communes
42:28et les élections
42:29au niveau des adlots
42:30il peut y avoir des surprises
42:31mais je pense qu'on le verra
42:32pour les sénatoriales
42:33et on le verra
42:34de manière assez forte
42:35parce que je pense
42:36qu'ils arriveront
42:36à avoir plus de 10 sénateurs
42:38puisqu'ils ont plus
42:39de grands électeurs
42:40il faut expliquer
42:41que les municipales
42:41ont une incidence
42:42sur les sénatoriales
42:43de septembre
42:43et vous avez notamment
42:45plein de
42:46le rassemblement national
42:47le dit
42:49le rassemblement national
42:50s'en félicite lui-même
42:51en disant
42:52sur toutes les listes
42:53sans étiquette
42:54etc
42:54qui se sont présentées
42:55dans les petites communes
42:56et tout
42:56il y a plein d'adhérents
42:57et de sympathisants du RN
42:59et bien ceux-là
42:59en devenant grands électeurs
43:01ils peuvent voter aussi
43:03pour des sénateurs RN
43:04etc
43:04et s'il y a plus
43:05de 10 sénateurs élus
43:06vous avez un groupe
43:09parlementaire
43:10qui peut être constitué
43:10au Sénat
43:11et ça
43:11à moins d'un an
43:13de la présidentielle
43:14ça compte
43:15donc le RN
43:16a rempli ses objectifs
43:18au niveau
43:19dans les campagnes
43:20et la France Insoumise
43:21a rempli ses objectifs
43:22au niveau des villes
43:23c'est la première fois
43:24que la France Insoumise
43:25présentait des listes
43:26indépendantes et complètes
43:27dans le plus grand nombre
43:29de villes possibles
43:29jusqu'à maintenant
43:30la France Insoumise
43:31s'intéressait assez peu
43:32aux municipales
43:33elle y allait partout
43:35elle a une élection
43:35des premiers tours à Saint-Denis
43:36presque une élection
43:37en premier tour à Roubaix
43:38alors ils ont des résultats
43:39ils ont des résultats
43:41spectaculaires
43:41ils prennent Saint-Denis
43:42c'est quand même une ville
43:43de plus de 150 000 habitants
43:44c'est pas rien
43:44ça c'est énorme
43:47potentiellement
43:47ils peuvent prendre
43:48comme en Roubaix
43:50ou la Courneuve
43:51voilà
43:51mais après ça
43:53qu'est-ce qu'il se passe
43:54ils ont surtout réussi
43:55à mettre des candidats
43:56partout dans les grandes villes
43:57qui font plus de 10%
43:5810% c'est pas foufou
43:59mais ça leur permet
44:00de se maintenir au second tour
44:02mais surtout
44:03ça leur permet
44:03en fait
44:04de menacer
44:04et d'enquiquiner
44:05l'autre gauche
44:06dans un certain nombre
44:08de ses fiefs
44:08et de leur rappeler
44:09qu'en fait
44:12ils n'iront pas
44:13à la présidentielle
44:14sans eux
44:15ils rebattent les cartes
44:16et ils montrent aussi
44:17ils redéfinissent
44:19les rapports de force
44:20à gauche
44:20ils rappellent
44:21à l'ensemble de la gauche
44:22qu'elle est quand même
44:22très désunie
44:23très faible
44:23parce qu'on voit bien
44:24que les réactions
44:24par rapport à Union
44:25pas Union
44:26elles ne sont pas les mêmes
44:27partout
44:27et qu'il va falloir
44:29compter sur eux
44:29enfin avec eux
44:30pour 2027
44:31et là
44:32ça ils ont réussi
44:33mais ça ne leur fera pas
44:33gagner des villes en plus
44:34Aurélie
44:35c'est vrai qu'il y avait
44:35un côté match à gauche
44:37pour ces municipales
44:38le parti socialiste
44:40escomptait bien
44:41s'en sortir très bien
44:42en se disant
44:43les écolos
44:44ça ne va pas très bien se passer
44:45ils vont perdre
44:45plein de grandes villes
44:46et puis LFI
44:47de toute façon
44:48à part Roubaix
44:48ils ne peuvent rien
44:49envisager de gagner
44:49sauf que ce soir
44:50et bien non
44:53LFI est plus forte
44:54que le PS
44:55ne l'escomptait
44:56par exemple à Toulouse
44:57jamais les socialistes
44:58n'avaient pensé
44:59devoir rallier LFI
45:00jamais
45:01ils pensaient que le PS
45:02arriverait devant LFI
45:04à Toulouse
45:04Roubaix va vraisemblablement
45:06basculer LFI
45:07avec un score
45:08de premier tour
45:0946% je crois
45:10pour David Guiraud
45:11Saint-Denis
45:12c'est un maire socialiste
45:13qui est battu
45:13donc en fait
45:14LFI s'en sort plutôt bien
45:16dans ses municipales
45:17même si effectivement
45:17c'est très contrasté
45:19les résultats de la France insoumise
45:20à Paris et Marseille
45:21c'est pas du tout exceptionnel
45:23par rapport au score
45:24que la France insoumise
45:25peut faire
45:25dans ces deux grandes villes
45:26c'est pas du tout
45:27comparable à des scores
45:28que peut faire
45:29Jean-Luc Mélenchon
45:30par exemple
45:30sinon à Toulouse
45:31j'ai le chiffre en tête
45:32il fait 40%
45:33à la dernière présidentielle
45:34à Toulouse
45:34donc oui
45:35son candidat à Toulouse
45:36est en tête de la gauche
45:38mais quand on regarde
45:39le poids électoral
45:40d'un Jean-Luc Mélenchon
45:41c'est pas non plus
45:42un export
45:43avec une particularité
45:43quand même à Toulouse
45:44d'avoir souvent voté
45:45à gauche
45:46pour les élections
45:48nationales
45:48et d'avoir toujours
45:49un maire de droite
45:50depuis un certain nombre d'années
45:51mais par contre
45:52un maire
45:54de droite
45:55donc voilà
45:56LFI a mis
45:57planté des drapeaux
45:58et surtout
45:59monté au Parti Socialiste
46:01vous pensiez
46:01que vous alliez sortir
46:02comme les grands gagnants
46:04à gauche des municipales
46:05et bien peut-être pas
46:06et parfois
46:07vous allez même être obligé
46:08de faire alliance avec nous
46:09pour sauver vos sièges
46:10Vous avez évoqué
46:10les écologistes
46:12Aurélie
46:12six ans après
46:13la fameuse vague verte
46:14qui avait vu
46:15les verres l'emporter
46:16dans sept villes
46:17de plus de cent mille habitants
46:18les écologistes
46:19risquent d'en perdre
46:20certaines
46:21on pense à Bordeaux
46:22et Strasbourg
46:23notamment
46:23ou aux Nocotres
46:24Oui alors
46:25c'est vrai qu'en même temps
46:26on avait beaucoup annoncé
46:27qu'ils allaient perdre davantage
46:29donc on voit peut-être
46:30un recul
46:31mais pas un effondrement
46:32mais pas un effondrement
46:35et donc ça c'est vraiment
46:36intéressant pour eux
46:37parce que pour eux
46:38c'est un capital politique
46:40extrêmement important
46:41d'avoir dirigé
46:42des villes
46:42et des grandes villes
46:43en particulier
46:45Marine Tondelier
46:46doit à mon avis
46:47se sentir un peu mieux
46:48que ce qui était annoncé
46:49pour son parti
46:50il y a seulement
46:51quelques jours
46:52parce que pour elle
46:53on avait beaucoup souligné
46:55des élections européennes
46:56en demi-teinte
46:57c'est comme on puisse dire
46:58des villes
46:59qui ont annoncé
47:00perdues
47:01aux municipales
47:03donc c'est vrai
47:03que l'écologie
47:04à la fois
47:05ça rentre
47:06dans les préoccupations
47:08durables
47:08si je puis dire
47:09de l'électorat
47:10on a beaucoup vu
47:11beaucoup d'enquêtes
47:12ont souligné
47:12que la question
47:13cadre de vie
47:16écologie
47:16était quand même
47:17une question
47:17qui était importante
47:18aux yeux des électorats
47:20notamment
47:21dans les petites communes
47:23la question du cadre de vie
47:24est très importante
47:25donc voilà
47:26une préoccupation
47:26qui s'installe
47:27dans l'opinion
47:29et une écologie politique
47:30qui elle
47:31ne s'effondre pas
47:33on voit
47:34en fait
47:35si vous regardez
47:36la gauche
47:37la gauche
47:38reste quand même
47:39une force importante
47:40en France
47:42ce qui est terrible
47:43c'est qu'elle soit
47:45à ce point divisée
47:46mais si vous ajoutez
47:47les électeurs
47:48de LFI
47:48les électeurs
47:49des écologistes
47:50ceux du PS
47:52et de place publique
47:53vous avez quand même
47:54une force importante
47:55alors qu'on disait
47:56que c'était en train
47:57de s'effriter
47:59et non
47:59ça ne s'effrite pas
48:00et là toute l'année
48:01toute l'année
48:02qui va venir
48:03va être en effet
48:06va avoir
48:06des tractations
48:08des discussions
48:09mais le problème
48:09c'est que
48:11tant que Jean-Luc Mélenchon
48:12est à la tête
48:13de LFI
48:14ça reste un problème
48:16pour les autres
48:17et en même temps
48:18c'est Jean-Luc Mélenchon
48:19qui fait aussi
48:20en sorte
48:21que beaucoup
48:23notamment de jeunes
48:24qui vont voter
48:26alors que peut-être
48:27que sans lui
48:27il ne serait pas allé voter
48:28donc on est vraiment
48:30dans une
48:30la situation
48:31est extrêmement
48:33extrêmement complexe
48:34Encore un enseignement
48:35peut-être
48:36de ce que l'on a vu
48:37hier soir
48:38dans les résultats
48:39le très bon score
48:39d'Edouard Philippe
48:41au Havre
48:41on évoquait le Havre
48:42tout à l'heure
48:43donné perdant
48:44dans un sondage
48:45il est arrivé hier
48:45l'ancien Premier ministre
48:46en tête
48:47avec plus de 40%
48:49des voix
48:50Aurélie
48:50cela dit quoi
48:50à un an
48:51de la présidentielle
48:52pour Edouard Philippe ?
48:53Cela dit que
48:54normalement
48:54dimanche
48:55les Havrets
48:55vont valider
48:56le ticket
48:57d'Edouard Philippe
48:58pour participer
48:58à la présidentielle
48:59de 2027
49:00Edouard Philippe
49:01en a fait un préalable
49:02si je n'arrive pas
49:03à réobtenir
49:05la confiance des Havrets
49:06j'aurais du mal
49:06à ensuite essayer
49:08d'avoir la confiance
49:09des Français
49:10Edouard Philippe
49:11fait un score
49:11effectivement une avance
49:13très confortable
49:14après le premier tour
49:15après il faut toujours
49:16faire attention
49:17parce qu'il y a quand même
49:18l'enjeu
49:19si
49:20parce que donc
49:21il a 10 points d'avance
49:22sur son adversaire communiste
49:24l'adversaire communiste
49:25qui a un peu
49:25de réserve de voix
49:26avec la France Insoumise
49:27au Havre
49:29et puis
49:29il y a ce candidat
49:30du RN
49:31enfin de l'UDR
49:32précisément
49:33candidat du parti
49:34d'Elexiotti
49:35qui est qualifié
49:36au second tour
49:37peut-être que
49:37certains électeurs
49:40vont se dire
49:41vaut peut-être mieux
49:42que j'essaye
49:42d'éliminer
49:43Edouard Philippe
49:43en votant communiste
49:44on ne peut jamais
49:45totalement exclure
49:46qu'il y ait
49:47parfois un peu
49:48de stratégie électorale
49:49parce que voilà
49:49Edouard Philippe
49:50a mis un contrat
49:52sur sa propre tête
49:53en disant
49:53c'est stop
49:54ou encore avec
49:55le Havre
49:55pour la présidentielle
49:56certains de ses proches
49:57le disaient
49:58c'est un peu
49:58notre primaire
49:59à nous
49:59puisque Edouard Philippe
50:00refuse d'entendre
50:01parler d'une primaire
50:02de la droite
50:03et du centre
50:03donc il met un petit peu
50:04d'enjeu
50:04il faut voir
50:05ce que font les électeurs
50:06mais normalement
50:07dimanche soir
50:07Edouard Philippe
50:09confirmera
50:10qu'il peut
50:10se consacrer
50:11à sa candidature
50:12à la présidentielle
50:13ça vous a fait sourire
50:14Stéphane Vernet
50:14cette hypothèse
50:15d'Aurélie Arbonne
50:16cette petite cuisine
50:17électorale
50:18enfin bon
50:18pourquoi pas
50:19il y a bien une époque
50:20où les partisans
50:23de Jacques Chirac
50:24appelaient à voter
50:24Mitterrand
50:25contre Valérie Giscard d'Estaing
50:27donc voilà
50:28je ne crois pas
50:29que ce soit
50:30ce à quoi on assiste
50:31au Havre
50:31dimanche prochain
50:32et je pense
50:33qu'Edouard Philippe
50:33va être réélu
50:35mais est-ce qu'il se joue
50:36au Havre
50:36c'était stop
50:37ou encore
50:38le fait d'être réélu
50:40au Havre
50:41confortablement ou pas
50:42ce n'est pas la question
50:43il sera réélu au Havre
50:44ça lui permet
50:44de continuer
50:45à prétendre
50:45à la course
50:46à la présidentielle
50:47mais ce n'est pas ça
50:48qui va lui donner
50:49un élan en fait
50:50Bruno Cotteres
50:51il y a eu une courte déclaration
50:52hier soir
50:53et ce qui est vraiment intéressant
50:54dans sa courte déclaration
50:55c'est que c'était
50:56le Havre
50:56le Havre
50:57le Havre
50:57manière d'assurer
50:59son deuxième tour
50:59parce que localement
51:00beaucoup disaient
51:01alors il va être
51:02le maire du Havre
51:02et puis après
51:03dans quelques mois
51:03il va être le cap
51:05le cap vers l'Élysée
51:05ce qu'il a fait d'ailleurs
51:06pendant toute sa campagne
51:07on l'a entendu
51:07sur les grands événements
51:09internationaux
51:10c'était la semaine
51:11il est vraiment
51:11resté focalisé
51:12Edouard Philippe
51:13sur le Havre
51:14pendant cette campagne
51:15D'ailleurs ça me fait penser
51:16que c'est juste
51:17là je fais un
51:19peut-être que
51:20Rachida Dati
51:21c'est pareil
51:22peut-être que
51:22ce qu'il a peut-être
51:24un peu plombé
51:24c'est le fait
51:25que certains se disent
51:26dans quelques mois
51:27elle a des problèmes judiciaires
51:30et son procès
51:31et donc
51:32c'est peut-être
51:33le même raisonnement
51:33que certains ont fait
51:35en disant
51:35finalement
51:36est-ce que ça vaut le coup
51:37de voter pour elle
51:38vu que dans quelques mois
51:39elle sera peut-être obligée
51:40de
51:41enfin elle sera peut-être
51:42plus maire de Paris
51:42Ça a pu jouer ça Aurélie Herbemont
51:44selon vous ?
51:45En tout cas ce qui est sûr
51:46c'est que Rachida Dati
51:47fait un premier tour
51:48vraiment pas très bon
51:50elle fait 25%
51:52c'était pas du tout
51:5313 points derrière Emmanuel Grégoire
51:55c'était pas du tout
51:57ce qu'ils anticipaient
51:58d'ailleurs ils n'avaient pas
51:59non plus anticipé
52:00qu'Emmanuel Grégoire
52:00ferait un aussi bon score
52:02de premier tour
52:03c'est vrai qu'effectivement
52:04cette question
52:05Rachida Dati
52:06va comparaître
52:07en septembre
52:08devant le tribunal correctionnel
52:11avec à la clé
52:12un risque d'inéligibilité
52:14si jamais elle devait être
52:14reconnue coupable
52:16c'est vrai que peut-être
52:17que pour certains électeurs parisiens
52:18ça joue en se disant
52:19je veux l'alternance
52:20mais si ça se trouve
52:21je vote pour une candidate
52:22qui ne sera plus maire
52:23dans quelques mois
52:24ça a peut-être motivé
52:25certaines personnes
52:26à voter pour Pierre-Yves Bournazel
52:27en l'occurrence
52:28ça peut jouer
52:29ça peut jouer
52:30mais en tout cas
52:31on note que si ça a eu un effet
52:32ça n'a pas du tout
52:33dans la même ampleur
52:35l'effet sur
52:36Edouard Philippe
52:37qui fait un score
52:37très bon au Havre
52:39Rachida Dati
52:39on ne peut pas dire
52:40qu'elle ait fait un score
52:41très très bon à Paris
52:42Pierre-Yves Bournazel
52:42on le rappelle
52:43qui a fusionné sa liste
52:44ce soir avec celle
52:45de Rachida Dati
52:46mais on le précise
52:46tout en étant
52:47lui-même
52:48en sortant du jeu
52:50le chemin s'arrête là
52:51a-t-il dit
52:52ce soir
52:53chez nos confrères
52:54de France 2
52:55c'est déjà la fin
52:56de se les informer
52:57merci à tous
52:58à la une de Libération
53:00demain Alexandra Schwarzbrot
53:01les gauches en ébullition
53:03voilà
53:03ça résume tout
53:04c'était succinct
53:06directrice adjointe
53:07de la rédaction
53:07de Libération
53:08merci Alexandra
53:09je rappelle tiens le titre aussi
53:10de votre dernier livre
53:11les pains de Rechmaïa
53:13à l'être de Palestine
53:13et d'ailleurs
53:14à la une de Ouest France
53:15Stéphane Vernet
53:16on fait le tour
53:17des poings chauds
53:18pour les deuxièmes tours
53:19des municipales
53:19oui il y en a pas mal
53:21il y a de la lecture
53:22demain dans Ouest France
53:23un conseil lecture
53:24du côté du Cébipof
53:25Bruno Cotter
53:25les résultats
53:26de l'enquête électorale
53:27du Cébipof
53:28produite avec Ipsos
53:29avec Le Monde
53:30et avec la fondation
53:31Jean Jaurès
53:32grande enquête
53:33sur les motivations de vote
53:35pour ces municipales
53:36voilà la politique
53:37au premier plan
53:37merci aussi Aurélie Herbemont
53:39d'avoir été avec nous ce soir
53:41merci à tous ceux
53:42qui ont préparé
53:42et réalisé cette émission
53:43les informés
53:44reviennent demain matin
53:45à 9h
53:46très bonne soirée
53:47sur France Info
53:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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