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  • il y a 4 semaines
Les informés du soir du 17 juin 2026

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00:00Bonsoir et bienvenue sur France Info.
00:02A la une ce soir, les honneurs et les dorures du château de Versailles.
00:05Pour Donald Trump, un dîner avec Emmanuel Macron.
00:08Les deux présidents ont quitté Evian, le chef de l'état français,
00:11qui se félicite du succès du sommet du G7.
00:14Avec les avancées sur l'Ukraine, il soutient américain.
00:18Le président des Etats-Unis, lui, annonce que l'accord avec l'Iran sera signé demain ou vendredi.
00:23Le texte de ce protocole d'accord est dévoilé ce soir par les autorités américaines.
00:27Nous parlerons aussi dans ces informés des conséquences économiques en France de cette guerre au Moyen-Orient.
00:32Les ménages accusent le coup, dit ce soir l'INSEE.
00:35Et puis la vague de chaleur et des températures en hausse.
00:3826 départements en vigilance orange à la canicule demain, dont Paris.
00:43Et toujours la question de l'adaptation des services publics à l'hôpital, à l'école.
00:47La ministre de la Transition écologique reconnaît que face au dérèglement climatique,
00:51les moyens financiers ne sont pas à la hauteur.
00:54Pour parler de tous ces sujets, nos informés, ce soir, Nathalie Moray.
00:58Bonsoir Nathalie.
00:58Bonsoir.
00:59Journaliste politique pour le groupe de presse Ebra.
01:02Bonsoir Estelle Martin.
01:03Bonsoir Victor.
01:04Présentatrice de l'émission 64 minutes week-end, c'est sur TV5 Monde.
01:08Jérôme Viala-Godefroid est avec nous.
01:10Bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:11Chargé de cours à Sciences Po Paris, spécialiste des Etats-Unis, auteur de ce livre,
01:15Les mots de Trump chez Dallos.
01:17François Reynard, bonsoir.
01:18Bonsoir Victor.
01:19Journaliste et chroniqueur au Nouvel Obs.
01:21et Vincent de Féligonde.
01:22Bonsoir et bienvenue.
01:23Bonsoir Victor.
01:24Chef du service Idées et Débats à la Croix.
01:28Donald Trump attendu à Versailles.
01:30Ce soir, un dîner au château à l'invitation d'Emmanuel Macron.
01:34Officiellement, pas en l'honneur du président américain,
01:36mais pour célébrer les 250 ans de l'indépendance des Etats-Unis
01:40et rappeler le rôle de la France dans l'histoire.
01:42Bonsoir Isabelle Labéry.
01:44Bonsoir.
01:44En direct de Versailles pour France Info.
01:46Beaucoup de retard dans l'organisation.
01:48Où en sont les deux présidents ?
01:50Alors écoutez, le président américain, lui, a terminé sa conférence de presse à Evian
01:55à peu près à l'heure à laquelle il aurait dû ici franchir la monumentale porte royale
02:00qui mène à la cour d'honneur du château.
02:03Donc cette soirée a pris beaucoup de retard.
02:05Pas de traces non plus d'Emmanuel Macron, le chef de l'Etat français.
02:09La garde républicaine est en train de prendre place ici.
02:12Au programme ce soir, il y a un passage par la prestigieuse Galerie des Glaces
02:17et ses 357 miroirs, une visite de la chapelle royale.
02:22Emmanuel Macron sait, vous le disiez, le goût de son homologue pour le faste et les dorures.
02:27Les deux chefs d'Etat doivent aussi jeter un coup d'œil à l'exposition consacrée
02:31au rôle de Versailles dans l'indépendance américaine
02:33puisque c'est ici que Louis XVI, en 1778, a décidé d'engager militairement la France
02:40aux côtés des indépendantistes.
02:41En revanche, le dîner d'une trentaine de convives sera sobre,
02:45servi dans la Galerie Basse de Versailles.
02:48Ce n'est pas un dîner de gala, a précisé le chef de l'Etat.
02:51Il n'y aura pas non plus de feu d'artifice ni de spectacle son et lumière
02:55pour terminer la soirée, comme cela avait été un temps envisagé.
02:59Emmanuel Macron a un peu revu à la baisse son opération séduction
03:04face aux critiques qu'il accusait de trop de flatteries face au président américain.
03:07Il a déjà réussi le principal, faire rester Donald Trump en France jusqu'à la fin du G7.
03:13C'est déjà pas mal.
03:14Merci Isabelle Labéry en direct de Versailles pour France Info.
03:17Nathalie Moray, ce dîner au château de Versailles,
03:19même si on dit que ce n'est pas un dîner de gala,
03:21c'est un honneur que fait Emmanuel Macron à Donald Trump.
03:24Oui, parce que Versailles, c'est le tapis rouge de la France.
03:28C'est vraiment un outil incroyable de soft power.
03:33C'est la puissance de la France.
03:38Votre reporter l'a dit, c'est la galerie des glaces, etc.
03:41Outil diplomatique, même Emmanuel Macron l'a dit tout à l'heure lors de sa conférence de presse.
03:44Mais oui, c'est un outil diplomatique qui a été souvent utilisé par le passé.
03:49Et Emmanuel Macron doit être, je crois, l'un des chefs de l'État
03:53qui a plus utilisé ce lieu depuis qu'il a été élu.
03:57Et ça fonctionne.
03:58Parce que si Donald Trump reste en France ce soir,
04:02c'est parce qu'il y a ce dîner, pas de gala certes, mais un dîner.
04:06Et même son feu d'artifice, Versailles, c'est un feu d'artifice.
04:10Donc c'est parce qu'il y a ce dîner à Versailles que Donald Trump reste en France.
04:14Et on voit bien que c'est un outil de puissance de la France qui est utilisé.
04:19Ce n'est pas la première fois.
04:20Rappelez-vous, dès son élection en 2017, Emmanuel Macron avait invité Vladimir Poutine à Versailles.
04:28Donc c'est effectivement un outil d'apparat dont il se sert.
04:34Effectivement, on se demande si ce n'est pas un petit peu trop.
04:37Mais on voit qu'effectivement, ce G7 est plutôt un succès.
04:43Donc on verra dans les jours prochains.
04:45On en reparlera effectivement du succès de ce G7.
04:48Vous avez cité Poutine en 2017.
04:50On peut parler de l'empereur du Japon qui était venu également à Versailles,
04:53Naorito en 2018.
04:54Charles III en 2023.
04:56Il aime effectivement beaucoup Versailles, Emmanuel Macron.
04:59Estelle Martin également.
05:01Ses fameux sommets de Chousse France dont la dernière édition a eu lieu récemment.
05:05Elle était fort, Louis XIV.
05:06En tout cas, lui, déjà, il était au centre du monde.
05:08Il a créé le château de Versailles pour faire rayonner la France.
05:11Et là, c'est un prolongement.
05:13Et c'est vrai que Nathalie a raison.
05:14D'autres présidents l'ont fait avant Emmanuel Macron.
05:16Même si lui apprécie vraiment.
05:18Enfin, en tout cas, sait l'utiliser.
05:19Et Donald Trump, c'est vrai, il est fier.
05:22Il l'a dit.
05:23Là, ce n'est pas du toc.
05:24C'est vraiment tout l'or.
05:27Il adore.
05:27Ce n'est pas du plaqué or, c'est du lourd.
05:29C'est du lourd.
05:30Et oui.
05:30Et parce qu'en fait, il se voit peut-être lui aussi comme le Louis XIV mondial, peut-être
05:35Donald Trump.
05:35Et il adore sa salle de balle, celle qu'il rêve de faire créer.
05:39Elle est vraiment, pas exactement comme Versailles, mais en tout cas, on sent le modèle.
05:44Il aime vraiment ça.
05:45Mais après, c'est à double tranchant.
05:46Parce qu'on en discutait avec Bertrand Baddy ce week-end.
05:49Et il me disait, mais en même temps, attention, parce qu'avec ça, on flatte aussi l'égo
05:53de Donald Trump, qui est déjà assez important.
05:55Là, il se targue d'une victoire face à l'Iran.
05:58Il est reçu avec faste au château de Versailles.
06:00Alors, qui pour contrer Donald Trump ?
06:02Qui pour le contrer sur ses erreurs potentielles ?
06:04C'est compliqué.
06:05Et là, vraiment, on sent qu'il est dans une sorte de toute puissance.
06:07Il se présente lui-même comme le roi, le king, Donald Trump, Jérôme Yala-Godefroid.
06:12Oui, et ça lui donne cette impression de légitimité monarchique qu'il ne peut pas
06:15avoir avec la Maison-Blanche, qui est, au niveau de la présidence américaine, c'est
06:19très différent.
06:20Il n'y a pas cette profondeur historique.
06:22Après, il faut vraiment se méfier du long terme.
06:25C'est-à-dire que ça va le flatter sur le court terme.
06:27Et il passera à autre chose.
06:29Et pour des accords ou des confirmations, en tout cas.
06:33Sachant que c'est une soirée express, il est censé repartir d'être ce soir.
06:35Il repart juste après, en fait.
06:38Et puis, il est surtout dans le rapport de force.
06:41Et pour Donald Trump, c'est aussi, paradoxalement, une façon de se montrer comme étant le plus
06:47fort et plus fort que même les Européens.
06:49Donc, il voit ça aussi comme quelque chose un petit peu où lui se montre plus puissant,
06:55finalement, que la puissance française qui se retrouve un peu symboliquement à son
06:59service.
07:01Donc, voilà, il faut aussi voir que parfois, c'est bien ce rapport de force.
07:05C'est quelque chose qu'il va plus respecter que cette impression de faste qui lui plaît
07:11sur le moment, c'est sûr.
07:13Mais voilà, sur le long terme, ça revend.
07:14– Oui, parce qu'il y a quand même quelque chose là-dedans qui est…
07:16On fait tout ça pour satisfaire l'ego d'un gamin caractériel.
07:21Il a cinq ans et demi, là, je m'entends, Trump, je pense que tout le monde s'en est
07:24rendu compte.
07:24Et là, vous vous rendez compte…
07:25– Il dit 80 ans, officiellement, sans le papier.
07:27– D'accord, mais il est beaucoup plus jeune, vous avez vu.
07:30Mais en tout cas, vous avez vu, l'argument qui était officiellement utilisé par Macron,
07:34c'était, c'est le seul moyen pour qu'il reste au G7 jusqu'au bout.
07:37Mais c'est surréaliste.
07:38Pour ne pas aller…
07:39Le G7 qui s'était passé au Canada, il était parti avant la fin, il avait claqué
07:42la porte en disant, vous m'emmerdez tous, etc.
07:44Et donc là, tout est fait pour éviter qu'il ne s'en aille, c'est-à-dire qu'il
07:48ne fasse
07:49un affront diplomatique.
07:50Donc, que la France ouvre le château de Versailles aux autres puissances, c'est tout à fait
07:55normal.
07:56Le général de Gaulle fait la même chose, Giscard fait la même chose, Mitterrand fait
07:58la même chose.
07:59C'est effectivement, comme on l'a dit très bien, le soft power de la France.
08:02Mais là, c'est le côté, on le fait juste pour lui, pour pas qu'il se vexe et qu
08:06'il
08:06parte avant, c'est irréel, quoi.
08:08Enfin, je trouve ça honteux.
08:09– Vincent Félégonde.
08:10– De toute façon, on est dans un truc complètement irréel avec Trump.
08:13– Oui, oui.
08:14– Et effectivement, ce qu'on a permis, enfin, le fait que le sommet débitant a quand
08:19même permis que Trump signe une déclaration finale, ce qu'il n'avait pas fait, autant
08:24que je me souvienne, enfin, il avait fallu modifier la déclaration finale pour le sommet
08:29au Canada la dernière fois.
08:31Et là, il y a quand même un soutien indéfectible à l'Ukraine, alors qu'elle défend sa liberté,
08:36sa souveraineté et son intégrité territoriale.
08:38C'est quand même pas rien d'avoir obtenu ça.
08:40– On va y revenir à Gérôme, il y a la garde froide.
08:43– Et après, encore un mot, vous qui avez écrit ce livre sur les mots de Trump,
08:46un mot TS, il y a effectivement ce rapport de force dont on parlait, cette reprise en main.
08:51Emmanuel Macron, tout à l'heure, a dit, il ne faut être jamais ambigu ni faible avec Donald Trump.
08:55– Oui, mais il faut après qu'il y ait une action vraiment derrière qui puisse lui montrer
09:00qu'on sait dire non.
09:01Et d'ailleurs, là où ça a bien marché, c'est quand on a refusé un certain nombre de choses,
09:08notamment c'était sur le Groenland.
09:10Et là, ça a fait vraiment une différence, parce que dans le fond, c'est ce qu'il respecte.
09:15On voit d'ailleurs, il respecte les leaders antidémocratiques qui sont forts, qui se montrent forts.
09:22Alors, Poutine, alors pour l'instant, là, il vient de parler à Zelensky et il prend des fêtes écoses
09:29pour l'instant pour l'Ukraine, mais ça peut tout à fait aussi changer un petit peu selon comment les
09:34choses se passent.
09:34Une des différences quand même importantes par rapport à 2018, par exemple,
09:39c'est qu'il est quand même plus en difficulté aux États-Unis.
09:43Et aux difficultés en partie au niveau de sa base, notamment sur sa politique internationale.
09:47La guerre en Iran n'est pas du tout populaire et sur l'ensemble des Américains, encore moins.
09:52Et voilà, donc il y a les élections qui vont arriver.
09:54Mais là, il a beaucoup insisté sur les cours du pétrole qui baissaient,
09:57que vraiment, là, on allait être inondés de pétrole.
09:59On sentait que le message était vraiment pour les Américains, ne vous inquiétez pas.
10:03Les stocks de pétrole sont plus bas aux États-Unis.
10:05Et le pétrole ne baissera pas aussi bas qu'il n'était avant.
10:08Donc c'est surréaliste tout ça.
10:11Avant Versailles, ce soir, François Reinhardt, il y avait la fin de ce sommet du G7 à Evian, en Haute
10:16-Savoie.
10:16Emmanuel Macron et Donald Trump ont pris la parole.
10:19Le président français parle donc de succès.
10:22Ce G7 a permis, et c'est ce qui constitue pour un tel sommet un élément de son succès.
10:28Et donc c'est pourquoi je peux vous dire que ce G7 est objectivement un succès.
10:32C'est qu'il a été un moment d'unité, de discussion de qualité,
10:38et de vraie coopération entre les dirigeants qui se retrouvaient ici.
10:44Ce n'est pas rien, Nathalie Moret, pour Emmanuel Macron, de mettre un succès, on va dire, à son compte,
10:49à moins d'un an de son départ de l'Élysée, lui qui est dans une sorte de tournée d
10:54'adieu, finalement, avant ce départ.
10:56Moi, je pense qu'on a assisté, avec cette conférence de presse en fin d'après-midi à Evian,
11:01à, en quelque sorte, la bande-annonce de ce que vont être les dix prochains mois.
11:06Parce que l'international, et donc le succès, en tous les cas, revendiqué de ce G7,
11:12c'est, si vous voulez, comment dire, c'est tout ce qui reste à Emmanuel Macron,
11:16qui, sur la scène intérieure, est empêché depuis la dissolution,
11:20puisque son camp n'a plus de majorité, ni même relative.
11:24Et là, on sait que les dix prochains mois vont être totalement, comment dire,
11:28impactés par la prochaine élection présidentielle à laquelle il ne pourra pas participer.
11:34Donc là, l'international, c'est exactement ce qu'il lui faut pour, comment dire,
11:39essayer de tisser le récit qu'il a été un président performant, notamment à l'international.
11:45Il va le faire en grande partie demain, lors d'une émission sur le service public,
11:50en début de soirée.
11:52Il y aura, après la semaine prochaine, Marc Bloch, où il y aura sans doute...
11:57La panthéonisation du grand historien irrésistant.
11:59Sans doute, où il aura des mots très forts sur la République.
12:03Et ensuite, il y aura le 14 juillet.
12:05Donc on voit bien que là, il est dans une séquence,
12:07où il est en train d'essayer d'imprimer ce que va être son récit,
12:11ce que va être son...
12:12À l'Élysée, il s'appelle la légacie, c'est-à-dire son...
12:16Son héritage.
12:18Son héritage, merci beaucoup.
12:20Son héritage...
12:20Beaucoup de polyglottes autour de cette table.
12:23Son héritage pour l'année qui vient.
12:24Et c'est assez impressionnant de voir ça se mettre en place, finalement,
12:27de façon complètement incroyable.
12:29Estelle Martin, Emmanuel Macron, tout à l'heure,
12:31il a parlé d'un moment évian à propos de l'Ukraine.
12:34Est-ce que c'est vraiment un succès,
12:36ce qui s'est passé lors de ce G7 à propos de l'Ukraine ?
12:40Alors, je serais prudente, parce qu'effectivement, Donald Trump a l'air de redécouvrir l'Ukraine,
12:45de redécouvrir Volodymyr Zelensky.
12:46Il y a cette remobilisation qu'on évoquait avec Vincent.
12:49Donc, on peut espérer.
12:50C'est vrai qu'on a vu qu'Emmanuel Macron a fait beaucoup d'efforts
12:53pour que Volodymyr Zelensky soit vraiment pris...
12:57Enfin, qu'il puisse participer, qu'il puisse discuter avec Donald Trump.
13:02Mais Donald Trump est très changeant.
13:03Et c'est vrai que même dans son discours...
13:04Alors là, il parlait de l'Iran.
13:05Si l'on regarde les points dans la case positive, on va dire,
13:08Donald Trump a renoué clairement avec Volodymyr Zelensky.
13:10Il a signé aussi le président américain un communiqué,
13:12on l'a évoqué, pour soutenir l'Ukraine
13:15et amener notamment des outils, des moyens de défense supplémentaires.
13:18Ce n'est pas la première fois qu'il avait des gestes envers les Ukrainiens.
13:21Et malheureusement, il a totalement oublié ce conflit.
13:24Alors, peut-être qu'effectivement, avec le G7
13:26et puis avec le fait que l'Iran soit pas encore réglé loin de là,
13:31mais qu'on soit en train de passer à une autre séquence,
13:33on peut espérer, pour les Ukrainiens en tout cas,
13:36que d'un coup, Donald Trump se dise
13:38qu'il faille faire quelque chose pour les Ukrainiens.
13:40François Reynard et Vincent Félégonde après.
13:41Oui, c'est un succès, dès lors que ce n'est pas un échec.
13:45Enfin, avec Trump, ça peut tellement virer rapidement à l'échec
13:48que déjà, arriver à contenir ce type, c'est déjà pas mal.
13:52Un élément important aussi, c'est qu'il voit aussi que, finalement, l'Ukraine résiste.
14:00Et il est moins à cette vision que l'Ukraine est forcément faible
14:03et que Poutine est forcément fort.
14:06Et donc là, ça change aussi beaucoup sa dynamique
14:08au niveau du respect des forces en présence.
14:10Est-ce que c'est un succès pour Emmanuel Macron et les Européens
14:13d'arriver à faire à nouveau ?
14:15Est-ce que Donald Trump s'intéresse déjà à ce sujet ?
14:17En tout cas, l'idée, c'est de diminuer les risques le plus possible,
14:22que ça parte n'importe comment, en fait,
14:24et qu'il aille soutenir éventuellement Poutine.
14:27Mais je pense qu'il y a aussi cette idée pour Donald Trump
14:30que, finalement, les Ukrainiens résistent, Poutine n'y arrive pas.
14:35Et ça, c'est quelque chose qui change un peu la donne pour lui.
14:38Ce qu'a dit Emmanuel Macron, c'est que les pays du G7, je le cite,
14:40ont tacté qu'il n'y avait pas de volonté sérieuse de la Russie de faire la paix.
14:44Est-ce que Donald Trump l'avait réalisé jusque-là ?
14:46– Alors, je pense qu'il le sait au fond,
14:49mais là, il voit que ça ne va pas aller beaucoup plus loin.
14:52Et lui, ce qu'il voudrait, c'est que ça s'arrête tout simplement.
14:54Pourquoi ? Parce que c'est le business avant tout.
14:56Et ce qu'il voudrait, c'est que la guerre s'arrête.
14:57Et il a du mal à comprendre. D'ailleurs, il le dit.
14:59Il dit, je pensais que ça allait s'arrêter plus tôt.
15:01Je ne sais pas, ça ne s'arrête pas.
15:02Enfin, voilà.
15:03Il ne comprend pas cette résistance qu'il y a eu du peuple ukrainien.
15:07Et ça, ça change beaucoup la donne.
15:09– Lui qui avait promis pendant sa campagne électorale,
15:11on s'en souvient, de régler la guerre en quelques jours.
15:13– Oui, on peut aussi se poser une question de savoir
15:15est-ce que le G7, ça a encore un sens aujourd'hui ?
15:17C'est-à-dire que là, je suis d'accord avec tout ce que vous venez de dire,
15:21le fait que si ça aide l'Ukraine, tant mieux, formidable, etc.
15:24Mais le G7, au départ, c'est Giscard qui avait créé ça en 75, je crois.
15:27Et l'idée, c'était un club des premières puissances économiques du monde
15:31et démocratiques.
15:33C'était ça, l'idée.
15:34Après, il y a eu un petit moment avec la Russie qui est entré dedans
15:37parce qu'on espérait qu'elle allait devenir démocratique.
15:38– La G8 avant, effectivement.
15:39– La Russie, voilà.
15:39Et la Russie a été sortie après l'Ukraine,
15:42enfin, la Crimée, si je me souviens bien.
15:45Et là, on se retrouve dans un G7
15:46dans lequel ce ne sont plus les premières puissances du monde
15:48puisqu'il n'y a pas l'Inde, il n'y a pas la Chine,
15:50il n'y a pas le Brésil qui est un peu derrière.
15:52Donc voilà, il y a déjà cette question-là.
15:54Et deuxièmement, est-ce que ce sont toujours des puissances démocratiques ?
15:57Il y en a six qui le sont, ça c'est sûr.
15:58Est-ce que Trump est un homme qui représente la démocratie dans le monde ?
16:01Est-ce que c'est un homme qui donne des leçons de démocratie dans le monde ?
16:03Il déclare des guerres n'importe quand, n'importe qui, n'importe où.
16:06Il va arracher des gens, qu'il napper des gens dans les pays,
16:09il bombarde dans les Caraïbes, etc.
16:11Donc, je veux dire, ça pose un problème moral.
16:13Et là, la scène à laquelle on a assisté,
16:15c'est encore six hommes adultes.
16:17Enfin, oui, si je ne me trompe pas, il n'y a pas de femmes dedans.
16:19Il y a Madame Van der Leck, Madame...
16:21Ah si, il y a la Chine du gouvernement italien,
16:24et puis la première ministre du PON.
16:27Six hommes, alors, dans le sens, être humain, pardon.
16:29Six hommes et femmes adultes
16:31qui essaient de contrer un espèce de monstre délirant, quoi.
16:34Non, mais ce qui est frappant, c'est qu'en fait, le G7,
16:36alors c'est vrai que tout le monde, d'ailleurs,
16:37il y a eu beaucoup de papiers la semaine dernière,
16:39le club de ringards, ça ne sert à rien et tout.
16:40Et là, ça sert à quelque chose, parce qu'en fait, Donald Trump est venu,
16:43et il y a eu cette séquence sur Alice où il a dit,
16:47une heure en retard, et tout le monde l'attendait.
16:48Il a dit, I am the boss, je suis le chef, je suis le patron.
16:51Je suis le patron, ce matin, au moment d'arriver dans la salle.
16:53Parce que si le G7, là, on dit que le G7 est un succès,
16:56notamment pour Emmanuel Macron, c'est aussi parce qu'il y a eu cette signature,
16:58qu'il y a eu Donald Trump, et qu'on a avancé.
17:00Donc c'est assez terrible de se dire qu'effectivement,
17:02enfin, moi, je trouve que ce qu'il en ressort, c'est que le boss,
17:04effectivement, pour l'instant, c'est quand même Donald Trump.
17:05Vincent Télégonde.
17:06Oui, en fait, il y a le G7, mais il y a pas mal d'invités.
17:09En fait, il y avait le lindien, il y avait le...
17:13Tout à fait, mais ils sont invités à côté.
17:15Ils sont invités à côté.
17:16Donc il y a un côté diplomatique qui est gênant.
17:18Lula du Brésil...
17:19La conférence de presse avec l'Inde, elle a été en direct sur CNN.
17:23Et d'ailleurs, Trump a dit, et c'est là où on voit aussi
17:25que c'est très personnalisé, puisqu'il a dit,
17:28si l'Inde est attaqué, on la défendra.
17:29Enfin, tant qu'Yamoudi, après, si c'est un autre dirigeant,
17:32ce qui est aussi une manière de s'ingérer éventuellement
17:34dans la politique indienne, voilà.
17:37Donc il a donné des gages, entre guillemets,
17:40c'est pour ceux qui veulent le croire.
17:41– Sur l'interprétation, Jérôme Villal-Gaudefroy,
17:44aussi de cette séquence, effectivement,
17:45que la Maison Blanche, d'ailleurs, exploite à foison
17:48depuis ce matin, I am the boss,
17:49Donald Trump qui arrive comme ça dans cette salle,
17:51comment est-ce que vous l'interprétez ?
17:53– C'est comme ça qu'il voit les sommets en général,
17:56c'est que ça doit tourner autour de lui,
17:58et le fait d'arriver en retard
18:00et que tout le monde s'arrête,
18:01c'est quelque chose qu'il met en scène
18:04et qu'il adore faire.
18:05Mais ça indique aussi, là, qu'il a quand même besoin…
18:08– Le multilatéralisme, pour lui, c'est compliqué.
18:10– Pas du tout, il aime bien le bilatéralisme,
18:11éventuellement, parce qu'il est toujours
18:12en position de force.
18:14Et ce qui est intéressant, quand même,
18:15c'est qu'il ressente ce besoin, quand même,
18:17de le dire.
18:18Voilà, c'est peut-être pas aussi naturel
18:21que ce qu'il laisse penser.
18:23– Il y avait des images.
18:24– La Maison Blanche a fait une capture d'écran
18:26sur la diffusion en direct dans les médias
18:28du monde entier, et c'était impressionnant.
18:31Tous les médias, ou presque, en tout cas,
18:33de chaînes d'info, et que ça soit indiennes,
18:35portugaises, françaises et tout,
18:37étaient sur le point presse de Donald Trump.
18:39On voit quand même qu'il focalise l'attention,
18:41mais avec une intensité qui est tout le temps.
18:44– Mais il doit y avoir aussi un sentiment de rejet,
18:46c'est beaucoup de gens.
18:47Il y a beaucoup de peuples dans le monde
18:48qui disent, moi, je ne veux pas que ce soit lui le boss.
18:50Enfin, nous, Français, on devrait dire,
18:51ce n'est pas lui le boss.
18:52On est un peuple souverain, on appartient à l'Union Européenne,
18:55qui doit être souveraine.
18:56On n'est pas les employés de M. Trump.
18:58– Nathalie Moray, sur cette phrase,
19:00« I am the boss », on peut se dire aussi
19:01que finalement, il s'inclut tout de même
19:03du côté des alliés, en disant,
19:04bon, au moins, je suis avec vous,
19:05peut-être que je suis votre patron,
19:06mais au moins, je suis à vos côtés.
19:08Et on se disait tout à l'heure,
19:09Emmanuel Macron, c'est une victoire, quelque part,
19:11pour lui, d'avoir réussi à garder Donald Trump
19:13pendant ces trois jours à Evian.
19:15– On voit bien que tous les puissants
19:17qui sont au G7, ils ont deux grilles de lecture.
19:20Celle du G7, où, effectivement,
19:21c'est important d'arriver sur un communiqué commun, etc.
19:25– Et puis, il y a leur grille de lecture perso.
19:27Moi, je ne pense pas comme vous, Victor.
19:29Je pense que quand Donald Trump dit « I am the boss »,
19:32je pense qu'il le pense vraiment,
19:33parce qu'il a des élections au mois de novembre.
19:36– Et pour les autres, c'est une humiliation.
19:38C'est-à-dire que pour un chef d'État,
19:39pour un chancelier allemand,
19:42pour une première ministre socialienne, etc.,
19:43ben non, leurs électeurs pensent
19:45que le chef de leur pays, c'est elle ou lui,
19:48et pas lui, et pas lui.
19:48– Ou la petite phrase d'Emmanuel Macron.
19:51– La mise en scène de la vassalité du monde
19:53par Donald Trump est un truc qui est humiliant,
19:55une humiliation pour le monde entier.
19:57– Emmanuel Macron…
19:58– Ce qui était pathétique, c'est le fait
19:59qu'ils fassent la queue les uns après les autres
20:01pour saluer Donald Trump.
20:02– C'est fou, quoi.
20:02On en parlera, mais après,
20:04que tout le monde y aille de son compliment
20:05sur cet accord sur l'Iran,
20:06qui n'y fait ni refaire,
20:07enfin, c'est hallucinant.
20:09– Merci pour la transition, François Reynard.
20:10Emmanuel Macron, justement,
20:12a félicité Donald Trump pour cet accord
20:14entre les États-Unis et l'Iran.
20:16Donald Trump, qui lui-même a pris la parole
20:18ensuite sur cet accord.
20:20– Nous allons signer demain ou après demain
20:25cet accord.
20:28Et toute ma vie, j'ai signé des accords.
20:31Parfois, les choses sont difficiles à prévoir.
20:35Parfois, les accords sont sûrs.
20:38– Voilà, l'art du deal, selon Donald Trump,
20:40Jérôme Villalac-Gattefroid.
20:42Il laisse planer le doute sur le moment de la signature
20:44de Donald Trump, où il s'en mêle les pinceaux ce soir.
20:46– Non, je pense qu'il s'en mêle peut-être les pinceaux,
20:48mais en tout cas, ce qui est clair,
20:50ce qui est intéressant quand même,
20:51c'est que ça va être son vice-président
20:54qui va signer, pas lui.
20:56Et d'ailleurs, il a dit un peu plus tard,
20:58sous forme de blague, que si ça se passait mal,
21:00il pourra toujours accuser Jérôme Villalac-Gattefroid
21:01que c'était de sa faute.
21:02Ce qu'il est quand même capable de faire, en même temps.
21:05– Il s'était déjà un peu passé sur les premiers
21:07pour parler avec le Pakistan, il était revenu bredouille,
21:09et c'était lui, finalement, qui en avait pâti.
21:11– Tout à fait.
21:12Donc là, il faudra voir comment ça va se passer,
21:15mais en tout cas, il est quand même en difficulté
21:18parce qu'il doit prouver à ses électeurs
21:21qu'il a fait mieux qu'Obama.
21:22Et ça, c'est une obsession pour lui.
21:24Or, là, l'accord qui se profile est toujours comparé
21:27à celui de 2015, défavorablement,
21:32notamment dans la presse américaine.
21:34Et c'est pour ça qu'il va revenir vraiment
21:35sur cette comparaison en disant que, d'ailleurs,
21:38sans lui, Israël n'existerait plus.
21:40Enfin voilà, c'est toujours une sorte d'apocalypse.
21:43Philippe 500, il est le sauveur, lui, il se présente comme ça.
21:45– Ce qui est très étonnant, c'est dans le communiqué, je lis,
21:48nous saluons l'annonce d'un accord entre les États-Unis et l'Iran
21:52obtenu sous la conduite ferme du président Donald Trump,
21:55ce qui est complètement hallucinant comme formulation.
21:57– Estelle Martin ?
21:58– Oui, alors moi, ce qui m'a surpris, c'est effectivement,
22:00ces références nombreuses à Barack Obama
22:03et cet accord du JCPOA qui n'était ni fait ni à faire,
22:06il n'a pas arrêté.
22:07Et pareil, il est revenu beaucoup de fois sur…
22:08– Alors, c'était un très bon accord.
22:09– Oui, en plus, mais parce qu'il l'a déchiré et puis…
22:12– On rappelle effectivement, 2015 signature,
22:142018, Donald Trump qui met l'accord à la poubelle.
22:16– Et là, c'est vrai qu'on peut se demander,
22:18normalement, a priori, les 300 milliards gelés par…
22:21– Oui, parce qu'on précise que ce soir,
22:22les autorités américaines elles-mêmes ont publié le contenu,
22:25a priori, de cet accord.
22:25– Alors, on ne l'a pas, alors je regarde,
22:26effectivement, ils ont dit qu'ils l'avaient publié,
22:28mais pour l'instant, on a juste les points
22:29qui ressemblent exactement à ce qui a été dit par les Iraniens
22:31et aussi par Donald Trump cet après-midi.
22:33– Mais donc, on en est à dilution des stocks d'uranium enrichi.
22:37– Alors, sous la supervision de l'AIEA.
22:41– Donc ça, c'est peut-être un tampon important.
22:43– Mais pareil, le JCPOA, c'était avec l'AIEA.
22:46Donc, je ne vois pas ce qu'il y a de mieux.
22:48Et puis alors, surtout, le fait que l'Iran puisse vendre son pétrole,
22:51ce qui serait le cas,
22:52qu'il puisse récupérer ces 300…
22:53– Immédiatement. – Immédiatement, oui.
22:54– 300 milliards d'euros, de dollars, pardon, qui se sont gelés.
22:59Comment il justifie ça ?
23:00Parce qu'il dit toujours que Barack Obama…
23:01– Sachant que Donald Trump, lors de la conférence de presse à Evian,
23:03a dit « nous ne donnerons pas un dollar à l'Iran ».
23:06– 300 milliards, c'est des investissements éventuels aussi
23:09des pays du Golfe, notamment.
23:10– Oui, que ça paye l'unique du point.
23:12– Voilà, ça voudrait dire que ça seraient aussi
23:13les victimes d'attaques de l'Iran
23:15qui vont payer l'Iran pour la reconstruction de l'Iran.
23:20Donc, c'est quand même un truc…
23:21– Et donc, comment il va pouvoir se justifier sur tous ces points-là
23:23qui a priori le mettre en difficulté ?
23:25– L'idée de se justifier pour Donald Trump, ce n'est pas un problème.
23:27De toute façon, c'est historique,
23:28il n'y a jamais vu depuis le Moyen-Âge,
23:30depuis la préhistoire, que dis-je, pardon, je suis désolé.
23:32Depuis la préhistoire, on n'a jamais vu un accord aussi bien fait.
23:34C'est un accord absolument lamentable
23:35qui est tout à fait favorable à l'Iran,
23:38ce n'est pas le problème,
23:39au régime monstrueux qui est en Iran.
23:41Je vous rappelle que la séquence-là,
23:43il y a eu en juin dernier la guerre avec
23:45« ça y est, c'est bon, on a tout gagné,
23:47l'uranium n'existe plus, il n'y a plus de bombes atomiques en Iran ».
23:49Puis finalement, il y en a une quand même, on va recommencer.
23:51Et alors ça a commencé en janvier avec
23:52« l'aide arrive, manifester, allez-y,
23:55entrer dans les rues,
23:56aller dans les rues, l'aide arrive ».
23:57Puis ensuite, on va arriver, on va changer le régime
24:00et on va mettre un type formidable qui est le fils du chat d'Iran,
24:02là, c'était lui, c'était la vedette du mois de février dernier.
24:04Et puis finalement, au pouvoir,
24:06il y a des gens qui sont encore plus durs que ces qui ont été
24:08et qui ont gagné quoi ?
24:10Qui ont gagné le fait que le détroit d'Hormuz
24:12va être réouvert alors qu'il était ouvert à la guerre
24:14et qui vont toucher de l'argent probablement dessus.
24:16qui vont toucher de l'argent. Enfin, c'est irréel.
24:19– Oui, mais peut-être qu'il y a un petit changement
24:20parce que c'est vrai qu'au niveau, effectivement,
24:21là, c'est moins religieux et plus militaire
24:23et extrêmement dur avec, effectivement, des exécutions.
24:25Mais il semblerait que, par exemple,
24:28pour les femmes dans les grandes villes,
24:29elles puissent être plus libres de leur mouvement,
24:33de ne pas avoir de voile et tout.
24:34J'écoutais beaucoup de témoignages,
24:35et notamment d'Iraniennes,
24:36qui le disaient que c'était une réalité,
24:38qu'il y avait une sorte de laisser faire
24:40peut-être pour calmer le jeu,
24:42pour ne pas accueillir de révolutions
24:43à l'intérieur du pays.
24:45Mais voilà, je sais, c'est rien
24:47par rapport à ce qui s'est passé.
24:49– Par rapport au fait, 4 jours dans les prisons,
24:51il y a des gens qui sont pendus tous les jours en Iran.
24:53– Oui, c'est des exécutions par dizaines.
24:54– Les religieux ont perdu le pouvoir.
24:56– Effectivement, et c'est les gardiens de la République
24:57qui l'ont pris.
24:58– Les militaires.
24:59– Et ça, vraiment, c'est un changement
25:00qui est quand même très important.
25:01– Mais qui ne va pas dans le sens de la démocratie.
25:03– Qui ne va pas dans le sens de la démocratie.
25:04– Ça va être une dictature militaire,
25:07alors que c'est une dictature religieuse.
25:08– Absolument.
25:08– Sachant, Jérôme Yerat-Godefroy,
25:10qu'on se souvient des mots de Donald Trump
25:11au début des attaques le 28 février,
25:16en disant, voilà, et même avant cela,
25:18en janvier, lors des répressions,
25:19en disant, soulevez-vous et les États-Unis
25:21seront à vos côtés.
25:22– Oui, alors ça, il fallait vraiment
25:24être assez naïf pour croire qu'il allait aller au bout
25:27et qu'il faisait ça pour le peuple iranien.
25:29Ce qui est intéressant dans tout ça,
25:31c'est de voir que pour l'électeur américain lambda,
25:33finalement, les détails, tout ça,
25:35ce n'est pas très important.
25:36Ce qui va compter, c'est est-ce qu'il y a un impact
25:38sur ce qu'il paye tous les jours,
25:40sur l'essence, si ça baisse ou si ça ne baisse pas.
25:43Et donc, le récit qu'il va pouvoir en faire,
25:46il y aura une bonne partie de la population,
25:47en tout cas, qui va adhérer.
25:49Et c'est très divisé entre la polarisation,
25:53vraiment, elle est très forte.
25:55Et pour l'instant, il n'y a quand même
25:56qu'une minorité qui soutient Donald Trump
26:00dans cette séquence.
26:01– Et vous parlez du pétrole,
26:02on va parler des conséquences économiques,
26:04justement, de cette guerre au Moyen-Orient.
26:05Mais cette fois, en France,
26:07ce sera dans la seconde partie des informés.
26:09Merci beaucoup, Jérôme Villalagot-Frois,
26:11d'être venu ce soir dans les informés,
26:12chargé de cours à Sciences Po Paris,
26:14spécialiste des États-Unis,
26:15et auteur de ce livre.
26:16Je redonne le titre, les mots de Trump.
26:18C'est aux éditions d'Aloz.
26:20La suite des informés, dans un instant,
26:22il est 20h30.
26:30Le protocole d'accord de paix entre Iran et États-Unis
26:33pourrait être signé officiellement par les présidents
26:35des deux pays, hypothèses émises par Teheran ce soir.
26:39Alors que Washington a révélé ce soir le contenu du texte,
26:42il prévoit notamment que l'Iran dilue son uranium enrichi
26:45en collaboration avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.
26:48En échange, la Maison-Blanche s'engage à faciliter un fonds
26:51de 300 milliards de dollars en faveur de la République islamique
26:55si un accord définitif est trouvé.
26:57Donald Trump est lui reçu par Emmanuel Macron
26:59au château de Versailles ce soir,
27:01dîné à l'occasion des 250 ans de l'indépendance des États-Unis.
27:05Et à l'issue du sommet du G7,
27:06les deux hommes ont salué cet après-midi
27:08la réussite de cette réunion.
27:10Elle a permis de réaffermir la position occidentale
27:12vis-à-vis de Moscou.
27:14Préparez vos ventilateurs.
27:15La chaleur fait son grand retour en France.
27:1726 départements seront placés demain en vigilance orange.
27:20Canicule, le mercure va s'affoler dans le bassin parisien,
27:23dans le centre et le centre-est de la France.
27:26Face à cette vague de chaleur,
27:28certaines épreuves orales du bac pourraient être reportées.
27:31Elles débutent lundi,
27:31mais pourront être repoussées jusqu'à vendredi prochain
27:34si les salles d'examens se transforment en fournaises.
27:37Annonce sur France Info du ministre de l'Éducation nationale.
27:40Les élèves éventuellement concernés
27:42seront contactés demain ou vendredi matin.
27:44La FNSEA salue une avancée majeure pour la profession agricole.
27:49Réaction du principal syndicat du secteur
27:51à l'adoption par le Parlement européen
27:53d'un texte pourtant controversé.
27:55Il autorise l'emploi d'une nouvelle génération d'OGM,
27:58les NGT, plus résistants à certaines maladies saisonnières
28:01et à la chaleur.
28:02Le concert prévu par la France Insoumise
28:05à l'occasion de la fête de la musique,
28:06finalement interdit par la préfecture.
28:08Il devait avoir lieu demain soir, place de la République.
28:11La FI annonce déposer un recours contre cette décision.
28:13Et puis le football français est lui endeuillé.
28:16Ce soir, la famille d'Éric Roy annonce le décès
28:18de l'entraîneur de Brest à l'âge de 58 ans.
28:21Le technicien a succombé à un cancer du pancréas
28:23contre lequel il se battait depuis trois ans et demi,
28:26précise ses proches dans un communiqué.
28:36Avec ce soir, dans le studio de France Info,
28:39Nathalie Moray, journaliste politique
28:41pour le groupe de presse Ébra.
28:43Estelle Martin, présentatrice de l'émission
28:4564 minutes week-end, c'est sur TV5MONDE.
28:48François Rénard, journaliste et chroniqueur au Nouvelle-Obs.
28:51C'est Vincent de Féligonde, chef du service ID et Débat à La Croix.
28:55Voyons maintenant ensemble l'impact de la guerre
28:57au Moyen-Orient sur notre économie,
29:00sur l'économie française cette année.
29:02La réponse est finalement dans le titre
29:03de la note de conjoncture de l'INSEE publiée ce soir.
29:07L'industrie tient la barre, les ménages accusent le coup.
29:11Cela dit tout, Nathalie Moray ?
29:12Oui, cela dit tout et ce n'est pas une nouveauté.
29:15C'est d'ailleurs dans son propos introductif tout à l'heure à Evian,
29:19Emmanuel Macron a redit que c'était un très bon accord.
29:23En dehors du fait de la lecture internationale,
29:26il y a aussi la lecture nationale.
29:27La lecture nationale, c'est que les Français payaient
29:31le litre d'essence plus de 2 euros
29:33et que pour certains d'entre eux,
29:35c'était absolument ingérable.
29:39Donc oui, c'est un bon accord là-dessus.
29:42C'est-à-dire qu'il n'y a pas si longtemps que ça,
29:44je crois que ça fait deux semaines simplement,
29:47le Premier ministre Sébastien Lecornu avait fait une conférence de presse,
29:52il n'en fait quand même pas tant,
29:53justement pour donner un certain nombre de mesures
29:58pour soulager les Français qui étaient effectivement
30:02complètement dépendants de l'essence.
30:05Donc on voit que, et en matière de pouvoir d'achat,
30:09et en matière de croissance,
30:11ce qui se passe au Moyen-Orient, loin de chez nous,
30:14a des conséquences vraiment concrètes.
30:17Et ça va, je pense, être un petit peu plus facile,
30:20un petit peu plus d'air pour les Français,
30:22au moins sur le court terme.
30:24Voilà, avec un pouvoir d'achat effectivement en baisse,
30:26François Reynard, une inflation qui grimpe aussi,
30:292,7% à la fin de l'année, dit l'INSEE ce soir,
30:35et effectivement des aides de l'État, du gouvernement,
30:38qui sont moins présentes, par exemple,
30:39que ce qu'on avait vu, par rapport à ce qu'on avait vu
30:41après le début de la guerre en Ukraine en 2022.
30:44Oui, puis alors, ce qu'il faut voir aussi,
30:45c'est parce qu'aujourd'hui, dans la société contemporaine,
30:48tout fait ventre, si je puis dire,
30:50tout fait sens contre le gouvernement.
30:52C'est toujours la faute du gouvernement.
30:52Il faut quand même rappeler, là, c'est tout à fait normal.
30:55Bien sûr, il y a beaucoup de gens,
30:56comme vous le disiez très justement,
30:56qui ont souffert de la hausse du pétrole,
30:58pour qui c'est insupportable, ça fait des budgets, etc.
31:01C'est pas de la faute du gouvernement.
31:02Il faut se reprendre à M. Trump.
31:04C'est lui qui a commencé cette guerre.
31:06Non, mais il faut quand même rappeler cette chose simple.
31:07C'est pas le gouvernement qui a fait fermer le détroit d'Orbouz
31:10et qui a empêché le pétrole de circuler.
31:12Donc maintenant, que ça se réouvre, c'est très bien.
31:16Mais effectivement, par ailleurs,
31:17le pétrole ne baissera pas au prix où il était avant.
31:19Enfin, il y a toujours des effets cliqués en économie.
31:21Ça ne redescend jamais comme ça.
31:23Et donc, ce qu'il faut espérer,
31:25c'est de se mettre enfin à penser à la transition écologique
31:30et à sortir de la dépendance au pétrole.
31:32Alors, il y a déjà la bonne nouvelle dans les mauvaises nouvelles,
31:35c'est que la seule chose qui progresse en France aujourd'hui,
31:37c'est les ventes d'automobiles électriques.
31:39Donc là, ça fait des années qu'on dit qu'il faut se mettre à l'électrique
31:42parce que justement, on va sortir de la dépendance au pétrole.
31:44Là, il y a eu un effet.
31:45C'était très pédagogique sur ce coup-là.
31:47Donc voilà, peut-être qu'on va développer
31:50notre indépendance énergétique un peu plus grâce à cette guerre.
31:54– Vincent Féligro.
31:54– Ce qui est intéressant, c'est qu'à deux jours près,
31:56la Banque de France puis l'INSEE ont sorti leurs prévisions.
31:59Et effectivement, la Banque de France ne pouvait pas tenir compte
32:01de la perspective de l'accord et que l'INSEE en a tenu compte.
32:05Et effectivement, l'INSEE prévoit 0,2 point de croissance de plus.
32:08Donc ça veut dire qu'effectivement, on peut espérer qu'il y ait une détente.
32:13Alors effectivement, il prévoit quand même que l'inflation sera supérieure.
32:16L'INSEE prévoit une inflation supérieure à celle que prévoyait la Banque de France.
32:20Mais c'est sûr que ça va avoir des conséquences relativement rapidement.
32:25– Estelle Martin.
32:26– Oui, c'est une bonne nouvelle, effectivement, en France.
32:29Alors c'est vrai que moi, je vois plus à l'international aussi.
32:31On a bien compris que le détroit d'Hormuz, il va rouvrir de manière,
32:36comment dire, par étapes.
32:37Donc ça ne va pas être aussi, enfin pas brutal, mais aussi efficace
32:42pour les carburants, pour le prix des carburants et tout.
32:44C'est quand même une bonne nouvelle.
32:46On était quand même, tout le monde était inquiet.
32:47On a vu comment le gouvernement a mis beaucoup de temps à trouver des solutions,
32:51à proposer des aides ciblées.
32:54On en a beaucoup parlé sur ce plateau.
32:56Donc c'est une bonne nouvelle.
32:57Mais est-ce que ça va énormément changer ?
32:58Je n'en suis pas sûre.
33:00Après, c'est aussi une bonne nouvelle au niveau international, au niveau Afrique,
33:04parce que tout ce qui était engrais,
33:05les agriculteurs en France étaient extrêmement inquiets par le manque d'engrais.
33:10Là, j'espère que ça va se débloquer
33:11et que ça va avoir un effet pour toute l'économie mondiale.
33:15Et c'est tout ce qu'on peut espérer avec cet accord, s'il est respecté.
33:18Alors à propos de la guerre au Moyen-Orient toujours,
33:20le patron de Total Energy a été auditionné ce matin par l'Assemblée nationale,
33:24Patrick Pouyanné, qui a répondu aux questions de la Commission des Finances.
33:27Il a confirmé les bénéfices de son groupe liés à la hausse des prix du pétrole.
33:316 milliards d'euros au premier trimestre dans le monde, dont 500 millions d'euros en France.
33:36500 millions d'euros sur le premier trimestre.
33:38C'est pour ça que j'ai dit dans une interview que je pensais que nous serions amenés à payer
33:42de l'impôt sur les bénéfices en 2026,
33:46si l'année se poursuit et si nos raffineries continuent à tourner.
33:49Voilà des chiffres qui vont donc faire payer des impôts en France.
33:51A Total, ce qui est très rare, c'est la production de pétrole qui est généralement taxée et pas la
33:55distribution,
33:55car les marges sont trop faibles, a expliqué Patrick Pouyanné.
33:59Ça relance en tous les cas, Nathalie Moray, le débat lancé par les oppositions, on s'en souvient,
34:03à gauche et à l'extrême droite aussi, sur les profits tirés de la guerre par Total.
34:09Les super profits.
34:10C'est franchement ce qu'on écoute dans les couloirs de l'Assemblée.
34:14Dès que vous prononcez le mot Total, tout de suite, le réflexe c'est de dire qu'il y a
34:19des super profits.
34:19Cette audition, elle était quand même assez drôle, puisque Patrick Pouyanné a été interrogé par les députés,
34:26mais notamment par Éric Coquerel, qui est donc le député insoumis, président de la commission des finances,
34:33qui, quand même, le groupe insoumis, rêve de surtaxer Total,
34:39parce que vraiment c'est emblématique cette entreprise.
34:41Donc il y avait, comment dire, c'était non seulement le président de Total s'est prêté aux questions,
34:47comme il en a le devoir, et il a effectivement été transparent sur les profits qu'il avait faits,
34:56et surtout sur ce qu'il allait en faire, mais en même temps, il y avait aussi, de la part
35:00des députés,
35:01il y avait ce jeu politique qui était de dire, regardez avec tous ces super profits ce qu'on pourrait
35:07en faire.
35:07Donc c'était un jeu, il y avait à la fois la transparence économique et le jeu politique qu'il
35:13y avait derrière.
35:13Et Patrick Pouyanné, lui, Vincent de Fédégonde, il a redit à l'Assemblée qu'en cas de surtaxe de ses
35:18profits,
35:19et bien tout simplement, il arrêterait le plafonnement des prix à la pompe.
35:22En clair, si vous ne voulez pas que les Français payent leur carburant moins cher, ne me faites pas payer
35:27moi.
35:27En fait, ce qu'a fait Total, c'est super malin.
35:30C'est-à-dire qu'effectivement, ils ont plafonné le prix, et donc les gens se sont rués dans les
35:35stations totales.
35:35– 1,99 €.
35:36– 1,99 €, ils plafonnent le prix, ça le coûte 200 millions d'euros.
35:40Si on lui taxait ses super profits, ça serait plusieurs milliards.
35:43Donc, en termes de communication, c'est assez génial comme coût.
35:46– Bonsoir, Renard.
35:47– Il faut quand même rappeler aussi, parce qu'on parlait de super profits,
35:50il y a un autre mot qui revient souvent, qui est le profit de guerre, qui est quand même autre
35:52chose,
35:52parce qu'il y a une notion morale en plus.
35:54Et 1, il faut quand même rappeler, là, que les profits de guerre, ça veut dire que, là, Total,
35:59qu'une entreprise gagne plus d'argent parce qu'elle a fait de bons investissements,
36:01qu'une entreprise gagne plus d'argent parce qu'elle était plus maligne que les autres,
36:04que ses concurrents, etc., sur ce, comme vous venez de dire à l'instant, ça se comprend,
36:07qu'elle gagne plus d'argent simplement parce que, mécaniquement, il y a un truc qui monte,
36:10parce qu'il y a des gens qui se bombardent dans un autre coin du monde, c'est immoral, c
36:14'est pas normal.
36:15C'est récompenser quelque chose d'immoral.
36:17Donc, moi, je trouve tout à fait normal qu'on taxe cette chose-là.
36:21Enfin, ça se comprend, voilà, en termes de bien.
36:24– Lui, il a bien montré qu'il n'était pas du tout d'accord.
36:26C'est vrai qu'on a senti que son audition était extrêmement tendue, fébrile.
36:29Non, il pense que, déjà, voilà, il a fait un geste important en plafonnant le prix.
36:34Donc, pourquoi il donnait plus ? Et puis, si c'est comme ça, on va partir.
36:36On sent toujours ce même discours en France, c'est-à-dire que, voilà, c'est mal de gagner de
36:41l'argent.
36:41On vous en veut, on vous en veut si vous faites des profits, donc il faut les taxer.
36:44Et c'est vrai que, non, non, mais c'est son message, ça, c'est pas le lien.
36:47– J'ai entendu, mais c'est pas pareil, c'est pas, on fait des profits.
36:50C'est là, sur quoi, pourquoi tu fais des profits ?
36:52Tu fais du faux fait, tu fais rien, t'as rien fait, t'as eu aucune idée de rien.
36:55Juste, tu bénéficies d'une chose, qu'il y a des autres gens qui font la guerre, c'est pas
36:59normal.
36:59– Alors, c'est peut-être pas normal, mais pour M. Pouyanné, c'est tout à fait normal.
37:03Il a fait ce qu'il avait à faire, et il le défend, et c'est très compliqué, après.
37:07Vraiment, on sent qu'en France, c'est pas un message qui passe.
37:10Je sais pas si, pendant la présidentielle, on va en parler,
37:12mais les ONG qui défendent ce super-profit, elles expliquent bien que c'est très compliqué.
37:17– A priori, les taxer sur les super-profits, ça reviendra, je pense, dans le débat.
37:21Nathalie Moret, acquiesce de la tête, ça reviendra forcément.
37:25– En l'occurrence, c'est pas totalement juste qu'ils n'ont rien fait,
37:28parce qu'en fait, je ne veux pas défendre Pouyanné, mais en fait, ils ont acheté très rapidement du pétrole
37:35qui était dans le pétrolier, qui circulait autour de l'Afrique,
37:38et effectivement, ils ont assez bien géré le coût pour acheter du pétrole pas cher
37:42et pouvoir le revendre plus cher.
37:43– On est bien d'accord, mais…
37:44– Mais je ne veux pas défendre Pouyanné.
37:46– Moi, que je paye plus cher, je ne sais pas quoi, une paire de chaussures,
37:50parce qu'elle est beaucoup plus belle que la précédente, ou je ne sais pas quoi,
37:52ou si j'ai l'argent pour l'acheter, ça se comprend,
37:54parce que là, il y a quelqu'un qui a fait quelque chose.
37:57Mais là, il n'y a rien fait du tout, c'est la gestion,
38:00c'est l'opportunité de quelque chose qui se passe et dont on n'est pas responsable.
38:03– Et on poursuivra le débat, bien évidemment, on aura l'occasion d'en reparler.
38:07Dernier thème ce soir dans Les Informés, vous l'avez forcément constaté,
38:10il a fait déjà très chaud.
38:12Aujourd'hui, le mercure va continuer de grimper,
38:1440 degrés par endroit au thermomètre ces prochains jours.
38:1726 départements en vigilance orange à la canicule demain,
38:21de l'Eure-et-Loire à la Haute-Savoie, en passant par la région parisienne,
38:24face à cette deuxième vague de chaleur en seulement trois semaines en France.
38:27La ministre de la Transition écologique s'est exprimée aujourd'hui,
38:30Monique Barbu, au Sénat, reconnaît que l'État doit faire plus.
38:33– Nous avons, par exemple, sur l'année 2025, dépensé 1,7 milliard d'euros
38:39sur un certain nombre de travaux liés aux questions d'adaptation au changement climatique.
38:44Certes, ce n'est toujours pas à la hauteur de ce que nous devons faire
38:49et nous allons devoir augmenter ces ressources.
38:53– C'est un premier pas, Nathalie Moret, de reconnaître officiellement devant les sénateurs
38:58qu'effectivement, les financements pour la transition écologique ne sont pas à la hauteur.
39:02– C'est un premier pas et c'était important pour elle de le faire
39:05parce que Monique Barbu, c'est la ministre de la Transition écologique
39:08et je pense que c'est une des ministres les moins médiatiques du gouvernement,
39:13même si elle a un poste hyper important.
39:15Lors de la canicule, il y a deux semaines, on l'avait quand même assez peu vue.
39:20Donc là, pour elle, c'était politiquement important de prendre la parole
39:23lors des questions au gouvernement au Sénat.
39:28Elle n'a pas dit que ça, elle a aussi eu des paroles…
39:30– Pourquoi on la voit aussi peu dans les médias ?
39:32– Parce que c'est un choix.
39:34Monique Barbu, elle n'avait pas envie d'être ministre.
39:37– C'était quelqu'un qui est…
39:38– Ancienne, on le rappelle, du WWF.
39:40– Oui, du WWF, c'est une diplomate, c'est quelqu'un qui est une femme de dossier,
39:44qui est une femme qui gère le climat, mais hors des caméras.
39:48Et elle l'a fait parce qu'Emmanuel Macron, dont elle est proche, l'a appelée
39:53et en lui disant il faut venir, etc., il faut quelqu'un pour porter ces dossiers-là.
39:59Et force est de constater que depuis qu'elle est là,
40:02à chaque fois qu'il y a eu un moment comme ça important,
40:04elle a plutôt été absente.
40:06C'est quelqu'un qui a perdu ses arbitrages,
40:10notamment face à une ministre qui s'appelle Annie Gennevar,
40:14qui est ministre de l'Agriculture et qui, elle, est une très très fine politique.
40:18Et ce qu'elle a rappelé d'ailleurs aujourd'hui Martine Barbu,
40:22c'est qu'elle n'était pas du tout d'accord avec une partie de la loi agricole
40:27qui concerne l'eau.
40:29Donc là, on voit qu'elle commence à prendre un petit peu plus d'épaisseur
40:32et d'essayer de dire un petit peu non, je ne suis pas d'accord sur tout.
40:35– Oui, il faudrait parce que moi, c'est ma rote, Victor, le réchauffement climatique.
40:39Alors je préviens d'ailleurs tous ceux qui vont insulter les météorologues
40:42et les journalistes spécialistes, c'est pas de leur faute si la carte est rouge
40:46et c'est pas de leur faute s'il fait de plus en plus chaud.
40:47Parce que ça, c'est une réalité, vraiment, ils en ont assez,
40:50ils se font harceler, ils n'en peuvent plus.
40:52Donc voilà, moi, je regrette que cette ministre, elle ne soit pas plus présente.
40:55Alors c'est peut-être un choix, mais je trouve que c'est un choix dommageable
40:57parce que c'est une réalité, qu'on a beaucoup de mal à en parler
41:01sans se faire attaquer, qu'on a beaucoup de mal à trouver de l'argent.
41:04Et là, effectivement, canicule encore une qui va frapper,
41:09enfin qui touche les plus fragiles.
41:11Et là, ils vont être obligés de s'exprimer.
41:13Et il s'est rendu en parler.
41:15Vous avez dit tout à l'heure, la ministre, de faire passer ses messages au Sénat
41:17en disant, non, on ne fait pas rien, il y a près de 200 mesures
41:19qui sont présentées à nouveau aujourd'hui.
41:21C'est difficile aussi de montrer des choses positives, François Reynard, dans ce domaine.
41:26Là, est-ce qu'il me semble que, en termes de bilan,
41:27on parlait tout à l'heure du bilan d'Emmanuel Macron.
41:29Alors sur le plan étranger, effectivement, de la politique internationale,
41:31effectivement, il peut avoir la tête haute, me semble-t-il.
41:34Mais alors sur cette question-là, je ne me trompe pas,
41:37il avait commencé avec Nicolas Hulot, c'est ça ?
41:39Il avait commencé avec Nicolas Hulot, qui était le super ministère,
41:42c'était quasiment un deuxième Premier ministre,
41:45ensuite, dans sa deuxième campagne, ça recommençait, c'était très important.
41:48Il y avait l'idée qu'on allait faire le plan, on allait le donner à François Bayrou,
41:51il allait nous faire un plan à 50 ans, on allait voir.
41:53Et puis là, maintenant, l'écologie, c'est une pauvre ministre
41:56qui a l'air d'être une dame très bien, que je ne connais pas,
41:58enfin, je la découvre dans ce que vous voulez me dire,
42:00qui apparaît au moment où la France entière souffre, etc.
42:04C'est-à-dire qu'au moment où on subit les conséquences d'un réchauffement climatique
42:07dont nous sommes responsables, nous, les humains, collectivement responsables,
42:10il y a cette femme qui apparaît pour dire, on n'a pas fait assez, on ne peut pas, etc.
42:15C'est terrifiant. Et en termes de fait, c'est terrifiant.
42:17– Elle se retrouve, Vincent de Fénégonde, en plus, à devoir défendre, d'une certaine manière,
42:20le bilan d'Emmanuel Macron, mais en tous les cas, devoir faire avec aussi
42:23les problèmes économiques, budgétaires, pour lutter contre l'échauffement climatique.
42:26– Bah, effectivement, dès lors qu'on n'a plus d'argent, c'est quand même compliqué
42:29d'arriver à faire la chose. Donc, il faut arriver à faire des choses
42:32qui sont relativement concrètes. Dans le plan d'adaptation,
42:34le plan national d'adaptation, il y a des choses qui sont assez concrètes.
42:38Il y a la végétalisation dans les villes.
42:40– Qui a été présentée, justement, aujourd'hui.
42:42– Les eaux pour rafraîchir, il y a le fait de peindre les toits en blanc,
42:50les ombrages, il y a pas mal de choses qui vont dans un sens qui est assez positif.
42:55Le fait de mettre des volets sur les immeubles, il y a pas mal de choses
42:58qui sont positives, mais de toute façon, on n'a pas beaucoup d'argent.
43:00– Plan national d'adaptation au changement climatique, présenté aujourd'hui
43:03par la ministre, Nathalie Moret, dans un scénario d'une France
43:07avec un réchauffement qui irait jusqu'à plus 4 degrés d'ici 2100.
43:10C'est ça le scénario envisagé.
43:12– Oui, je suis assez d'accord avec ce qui vient d'être dit.
43:15C'est-à-dire qu'il faut que ces sujets-là soient portés politiquement.
43:19Rappelez-vous, quand Elisabeth Borne est devenue première ministre,
43:23justement, ces questions-là étaient rattachées à Matignon.
43:26Donc là, on voit qu'elles sont moins portées politiquement.
43:29Et du coup, c'est vrai que l'opposition rebondit là-dessus.
43:33– Il y a eu un espoir en plus avec la convention.
43:35Vous vous souvenez de ces grands conventions ?
43:36– La convention, bien sûr.
43:37– Vraiment, il y a des citoyens qui ont participé, qui ont cru.
43:40– Avec Macron qui disait, toutes les propositions que vous faites,
43:43je vais toutes les accepter et rien n'a été fait derrière.
43:45– Et je vous rappelle quand même qu'il y a quand même des dispositions
43:48qui ont été enlevées et qui ont été votées et enlevées après par les députés.
43:52Donc tout n'est pas non plus à mettre… Voilà.
43:56Simplement, je disais que les oppositions s'en servaient.
43:59Par exemple, typiquement, demain, vous allez voir sur les chaînes d'info, sans doute,
44:03Marine Tondelier qui, elle, va en déplacement sur un chantier dans l'Essonne…
44:07– Le secrétaire national des écologistes.
44:08– Des Verts, pour mettre en avance son congé climatique qu'elle défend
44:14et qu'elle va proposer par l'intermédiaire d'une proposition.
44:16– Qu'est-ce que c'est le congé climatique ?
44:18– C'est permettre à des gens, effectivement, d'avoir un congé,
44:21comme il peut y avoir des congés enfants malades, etc.,
44:24dès lors que la température pose un problème de santé pour un certain type de travailleurs.
44:29– Voilà, notamment pour les travailleurs les plus exposés, que ce soit en extérieur, sur les chantiers…
44:33– Notamment sur les chantiers, voilà pourquoi elle se rendra sur un chantier.
44:35– Avec la chaleur se repose aussi la question, bien sûr, des écoles,
44:38avec des bâtiments et des classes souvent pas ou peu adaptées.
44:41Édouard Jeffrey, ministre de l'Éducation nationale, ce matin sur France Info,
44:44a expliqué que les élèves qui sont convoqués lundi à des oraux pour le bac
44:48dans des centres d'examens jugés trop chauds seront prévenus d'un éventuel report demain
44:53ou vendredi au plus tard, avec les bacs de chaleur qui se multiplient
44:57et qui vont encore s'accentrer ces prochaines années.
45:00Sans doute, il va falloir trouver autre chose, Estelle Martin,
45:02que de décaler à chaque fois comme ça les examens.
45:04– Oui, il faut s'adapter.
45:05Alors, je vais vous raconter ma vie, ce qui ne vous intéresse certainement pas.
45:09Moi, j'ai vécu en Afrique avec des températures extrêmement chaudes,
45:13on ne va pas se mentir, et on avait cours de 7h à 13h de l'après-midi.
45:16Je pense qu'il y a un moment, il va peut-être falloir revoir les horaires.
45:20Typiquement, le ministre de l'Éducation nationale, il veut que les oraux
45:23ou toutes les épreuves du bac se fassent plutôt le matin,
45:25parce qu'il fait moins chaud que l'après-midi, et on ne va pas avoir le choix.
45:28Parce que c'est comme ça, c'est effectivement, vous l'avez dit,
45:32ce réchauffement climatique, on ne peut plus trop, on peut lutter encore,
45:35mais il faut surtout s'adapter, et s'adapter, ça va être aussi changer
45:39nos façons de travailler, d'aller en cours, de passer les examens.
45:44– Est-ce que c'est ça, François Reinhardt, la solution,
45:46c'est de s'adapter en changeant les horaires, etc.,
45:48ou est-ce qu'il faut, à long terme, des changements plus profonds sur les bâtiments ?
45:51– Je pense qu'il faut des changements plus profonds pour faire tout ce qu'on peut,
45:54pour essayer de lutter contre le réchauffement climatique,
45:57c'est-à-dire nos gaz à effet de serre, etc.,
45:59donc l'électrification, voilà, et la décarbonation, etc.
46:03– Et puis par ailleurs, effectivement, l'adaptation,
46:06là, dans ce que vient de dire Vincent, il y a des choses,
46:08effectivement, les volets, la législation des villes, etc.,
46:12tout ça, c'est très bien, et il faut savoir que cette adaptation,
46:15ce nouveau modèle, il est pourvoyeur d'emplois,
46:18il va faire tourner une autre économie, et c'est très bien.
46:21Je me souviens qu'il y avait un slogan qui était,
46:23c'était la droite au moment des élections, je ne sais plus lesquelles,
46:26qui disait, les écologistes, ils sont terribles,
46:28ils veulent faire changer nos modes de vie,
46:29bien sûr qu'il faut changer nos modes de vie,
46:31et tant mieux, on va changer nos modes de vie,
46:33nous, on ne vit plus aujourd'hui comme vivaient nos arrières-grands-parents,
46:36demain, on ne vivra plus pareil,
46:37et il faut s'adapter à cette nouvelle réalité,
46:40et tout faire contre, c'est une très bonne chose.
46:41– Alors, effectivement, dans La Croix de Demain,
46:43on a un article précisément sur l'école,
46:46et je lis un exemple de Montélimar,
46:49dans lequel, en juin 24,
46:50trois écoles ont adopté des horaires décalés
46:53pour éviter les pics de chaleur.
46:55Donc, les enfants commençaient à 8h au lieu de 8h30,
46:58finissaient leurs enseignements à 15h au lieu de 16h30,
47:01avec une heure de moins pendant la pause méridienne.
47:03Et en fait, l'expérience n'a pas été renouvelée,
47:06parce que les parents trouvaient que ça faisait se lever les enfants trop tôt,
47:10et que la pause méridienne était trop courte.
47:12– J'allais vous dire aussi, peut-être la chaleur à 15h est aussi quand même très présente,
47:16même si effectivement, elle est peut-être un peu moins...
47:18– Mais ça veut dire que tout ça est quand même très compliqué.
47:20– Et c'est compliqué, effectivement, de jongler aussi
47:21avec tous les emplois du temps de chacun et les désirs des uns et des autres.
47:25Nathalie Moret.
47:25– Je voulais juste rappeler un chiffre.
47:27À cause de la chaleur, l'an dernier, en 2025,
47:30il y a 5 722 personnes qui sont mortes,
47:33notamment en grande...
47:36C'est surtout les personnes âgées à 75%,
47:38mais quand même près de 6 000 personnes qui meurent à cause de la chaleur.
47:42C'est ça, je veux dire, on est forcé de s'adapter,
47:44parce que c'est intolérable de savoir que 6 000 personnes
47:47meurent prématurément à cause de la chaleur.
47:49– On rappelle près de 15 000 morts prématurées de la canicule de 2003,
47:52ça paraît loin désormais, mais ça a été le vrai premier déclenchement.
47:54– Et certains disent qu'on va revivre la canicule de 2003,
47:56et c'est des morts silencieuses,
47:58donc c'est aussi difficile aussi de sensibiliser,
48:00d'informer sur ces victimes des canicules.
48:03En revanche, je pense que là où on a fait un grand pas,
48:06enfin je l'espère, c'est les services sociaux qui sont...
48:08On sent qu'il y a quand même plus d'engagement,
48:11alors je ne sais pas s'il y a plus de fonds,
48:12mais pour appeler les personnes qui sont seules,
48:14les personnes âgées, les personnes fragiles,
48:16pour prendre soin de ces personnes,
48:19et ça il va falloir le développer.
48:20Ils l'ont beaucoup fait dans les pays nordiques,
48:22notamment en Finlande, Norvège,
48:23où il y a aussi des canicules,
48:24pour pouvoir accompagner toutes ces personnes fragiles,
48:27parce qu'elles sont en danger, vous l'avez dit,
48:29elles peuvent mourir de chaud, de canicules,
48:32et ça il faut le répéter.
48:34– Avec des difficultés qui plus est à l'hôpital également,
48:36où l'on voit pour les patients qui sont hospitalisés,
48:38des températures qui sont parfois extrêmement dures,
48:41des manques de moyens, des appareils parfois
48:42qui fonctionnent moins bien aussi, François Réna.
48:44– Vous me retirez ça de la bouche,
48:46c'est exactement ce que je voulais dire,
48:47l'école on en parle, mais effectivement,
48:49en général, je comprends très bien,
48:51déjà personne n'a envie de passer le bac,
48:53et personne n'a envie de passer le bac dans la canicule,
48:55parce qu'on ne peut pas se concentrer, etc.
48:56– Vous l'avez eu déjà François, je crois.
48:58– Oui, je l'ai eu, mais à l'époque,
48:59c'était l'air glaciaire, c'était à l'époque.
49:04Mais en tout cas, effectivement, dans les hôpitaux,
49:06il y a des gens qui sont en train de nous écouter là,
49:08qui sont dans les hôpitaux,
49:09qui doivent souffrir de post-opératoire,
49:10ou de pré-opératoire, etc.
49:11et qui sont dans les chambres à 32, 33,
49:15ça doit être insupportable.
49:16Donc effectivement, je pense qu'il faut miser
49:18beaucoup de choses sur les hôpitaux,
49:19peut-être avant même les écoles.
49:21– Vincent Tchelé-Grand.
49:21– Ce qui est étonnant, c'est qu'effectivement,
49:23j'ai entendu que les trains qui vont vers Clermont-Ferrand,
49:27par exemple, et Limoges,
49:29ne fonctionnent pas,
49:30enfin, ne fonctionneront pas ces jours prochains,
49:33parce qu'au-dessus de 33 degrés,
49:35la climatisation ne marche plus.
49:37Et donc, effectivement, il va y avoir à faire une sacrée adaptation
49:40pour un certain nombre d'infrastructures.
49:42– Nathalie Morel.
49:43– Oui, juste pour revenir sur l'hôpital,
49:45il y a 60% des hôpitaux qui sont insalubres,
49:49au sens où ils ne peuvent pas contenir la chaleur,
49:52ou le froid, etc.
49:53C'est quand même terrible, quoi.
49:5560%, c'est immense.
49:57– On parlait de Monique Barbu,
49:59ministre de second rang, si l'on peut dire,
50:01ou en tout cas reléguée comme telle.
50:03Qu'est-ce que ça nous dit de la façon dont l'écologie
50:07va être prise en compte par les candidats à la présidentielle en 2027 ?
50:09– Alors, moi, je pense que pour l'instant,
50:13elle ne va pas être bien prise en...
50:14Parce qu'en fait, si vous voulez,
50:16l'écologie, elle est prise en compte quand il y a des crises.
50:19Quand il y a, dans le Pas-de-Calais,
50:21des inondations incroyables,
50:23quand il y a des feux de forêt comme l'année dernière dans l'Aude,
50:26quand il y a, comme ces jours-ci, une canicule incroyable.
50:29Là, oui, c'est dans le débat,
50:31parce que ça concerne tout le monde.
50:32Dès lors que les crises sont passées,
50:35on arrive sur des sujets beaucoup plus structurels.
50:39On le voit, en 2019, il y a eu...
50:42Enfin, 2018-2019, il y a eu beaucoup de choses sur...
50:45Il y a eu les grandes marches sur le climat, etc.
50:47Donc, c'était assez présent dans la présidentielle de 2022,
50:51si tant est qu'il y a eu un débat en 2022.
50:52Mais là, moi, c'est un sujet que je ne vois absolument pas abordé
50:55dans l'après-campagne électorale.
50:57En tous les cas, dans tous les meetings auxquels j'ai pu assister pour l'instant,
51:02on parle plus d'IA, et Dieu sait si c'est important.
51:05On parle plus de dette, et Dieu sait si c'est important.
51:07Mais du coup, la question écologique, pour l'instant, est quand même revenue en second plan.
51:11Alors que ça arrive comme sujet dans les préoccupations régulièrement,
51:15dans les enquêtes d'opinion.
51:15Mais elle n'est pas mise en avant.
51:16C'est compliqué.
51:17Alors, soit c'est compliqué d'en parler, de sensibiliser,
51:19parce qu'on parle même au niveau international.
51:22Là, il y avait la journée de l'environnement.
51:23Alors, vous me direz, il y a des journées tous les jours.
51:25Mais c'était la journée internationale de l'environnement.
51:26Ça se passait en Azerbaïdjan.
51:28Il y a eu très peu d'informations dessus.
51:30On sent bien qu'il n'y a plus du tout ces grandes vagues,
51:32ces grandes marches, comme il y avait notamment à Bruxelles,
51:36pour alerter les Européens.
51:37Parce que, quand même, ça nous concerne en priorité, nous,
51:40les Français, mais les Européens,
51:41puisque le continent, le vieux continent,
51:42est celui qui se réchauffe le plus vite.
51:44Donc, on est vraiment dans l'œil du cyclone.
51:46Là, il y a El Nino qui arrive.
51:47Donc, on sent bien qu'il y a des messages.
51:49Mais c'est étonnant parce qu'il n'y a plus de...
51:51Je trouve qu'il n'y a plus de mobilisation comme il y avait avant.
51:53Même avant, il y avait les coups d'éclat d'extinction, rébellion,
51:56de dernière rénovation en France, au Royaume-Uni,
51:59avec ces jets de peinture dans les musées.
52:02Là, c'est comme si il y avait...
52:04Des prises de parole très régulières de Gréta Thunberg.
52:06Voilà, tout ça.
52:06Et maintenant, il n'y a plus rien comme si...
52:08Alors, je ne sais pas s'il y a un catastrophisme ambiant
52:10où on préfère ne plus en parler.
52:12C'est vrai que c'est très compliqué à expliquer.
52:16Vincent Thunberg.
52:16Parce qu'en France, il y a quand même un parti qui est à 35%
52:18et pour lequel les préoccupations écologiques ne sont pas importantes.
52:22Et puis, on a une droite qui est plutôt...
52:25Essayer d'agrappiller des électeurs au Rassemblement national.
52:30Et donc, ça ne favorise pas les débats.
52:32Et donc, on parle de backlash écologique.
52:34Et effectivement, c'est une réalité.
52:35Et on en parle ici dans les informés du climat, du réchauffement climatique
52:39et donc de cette vague de chaleur qui arrive à nouveau sur la France.
52:42On le rappelle, ce chiffre, 26 départements en vigilance orange
52:46à partir de demain, dont Paris.
52:49Vincent de Fédigonde, tiens, à la une de la Croix demain.
52:51Faire face à la chaleur.
52:52Ah ben voilà, on est en plein dans le thème, effectivement.
52:56François Reynard, problème de m'éloge.
52:57Alors, notre combat, c'est l'enfance.
52:58Il y a, c'est à propos, bien sûr, du drame Liana et Andréa Bescon,
53:03qui est une cinéaste et qui a fait le film Les Chatouilles
53:05et qui est très en pointe et qui demande une loi de protection de l'enfance, etc.
53:10Donc voilà.
53:10Qui a d'ailleurs été placé en garde à vue lors des manifestations,
53:13effectivement, devant les tribunaux.
53:15À ce propos, merci à tous d'être venus.
53:17Merci Estelle Martin.
53:19Merci Nathalie Moret.
53:20Très bonne soirée à tous.
53:21Les informés reviennent demain matin à 9h sur France Info.
53:24Merci Nathalie Moret.
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