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  • il y a 20 heures
Ce lundi 11 mai, Antoine Larigaudrie a reçu Matthias Baccino, conseiller senior pour la croissance chez Trade Republic, et Gustav Sondén, cofondateur de Colbr, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05Et l'actu du jour, on ne peut la déchiffrer, déjà qu'avec de bons déchiffreurs,
00:10et merci d'être là, Mathias Baccino, Trade Republic, Gustave Sanden de Colbert.
00:14Bonjour.
00:15Bonjour, on ne peut la déchiffrer que quand on est bien éduqué,
00:18et c'est une des missions premières de cette émission,
00:20faire de vous de meilleurs investisseurs, mieux informés, mieux éduqués financièrement,
00:25et on sait que c'est un vaste sujet, très très important, auquel on essaie de participer à notre hauteur.
00:31Mais ça reste une des bonnes nouvelles de la semaine, Mathias,
00:35l'éducation financière va être enseignée à l'école.
00:40On rappelle les faits, l'éducation financière, moi quand j'étais petit,
00:45il y a les grandes banques qui ont voulu créer des ateliers pratiques,
00:49comment gérer un budget, tout le monde s'est fait bouler de l'éducation nationale en disant pas de ça
00:52chez nous.
00:54Je suis sorti de la fac, bac plus 4, sans savoir faire la différence entre un chiffre d'affaires et
01:02un bénéfice,
01:02sans avoir vu une feuille d'impôt de ma vie, sans avoir vu une fiche de salaire.
01:07Bon, ça, ça va peut-être un petit peu changer.
01:09J'ai l'impression que vous parlez des politiques actuelles.
01:12Ben oui, preuve qu'il n'y a pas grand-chose qui a changé, alors du coup, mais c'est
01:16horrible.
01:18C'est une très bonne nouvelle, c'est vraiment une très bonne nouvelle,
01:20et d'ailleurs, trouver des bonnes nouvelles dans le flux d'actualité économique en France ces derniers jours,
01:26c'était pas simple, mais là, on a une vraie bonne nouvelle.
01:29Donc le 6 mai, le ministre de l'économie, le ministre de l'éducation nationale,
01:34la directrice de l'éducation financière de la Banque de France, l'AMF, la Finance pour Tout se sont rassemblées
01:40dans le comité stratégique EDUCFI, donc le Comité National d'Éducation Financière.
01:44Voilà, il y a un nom de code maintenant, ça s'appelle EDUCFI.
01:48Exactement, et ils ont fait beaucoup d'annonces sur les trois prochaines années,
01:55donc comment l'éducation financière va se déployer en France.
01:57J'en retiens trois parmi les multiples annonces.
02:00La première, c'est évidemment la généralisation des trois heures d'introduction à l'éducation financière,
02:07en quatrième, partout en France.
02:09Donc ça, c'est un facteur essentiel pour éveiller les consciences de manière un peu plus égalitaire
02:15que ce que l'éducation financière familiale ne fait,
02:18en donnant accès à toutes et tous à des principes de base en termes de budget, d'épargne, de retraite,
02:25d'investissement.
02:26C'est court, c'est peu, bien sûr, le débat autour de « il y a quoi dans ces trois
02:31heures » va être vif,
02:33mais néanmoins, ça a le mérite d'être global, d'être partout et de faire rentrer l'éducation financière
02:40dans les parcours scolaires de toutes et tous en France.
02:43Pour moi, c'est très important.
02:45L'autre élément important du communiqué de presse que je retiens, moi,
02:49c'est la volonté des pouvoirs publics d'intégrer davantage, si je simplifie à l'extrême,
02:54Internet et les médias dans la stratégie nationale d'éducation financière.
02:59Ça parle de collaborer avec des créateurs de contenu, de donner un cadre, de former, d'accompagner.
03:05Je trouve ça extrêmement positif.
03:07C'est ce que j'appelle l'équipe de France de l'éducation financière.
03:09Et il semblerait qu'on ait, à la Banque de France, un coach pour cette équipe.
03:13Donc, c'est une bonne nouvelle.
03:15La troisième nouvelle que je vais suivre avec intérêt, c'est ce qu'ils appellent Educfi Plus.
03:20Et c'est la France qui va être pilote pour toute l'Europe, d'ailleurs, sur le dossier.
03:24C'est la création d'une IA, d'un agent conversationnel dédié à l'éducation financière et validé par les
03:30pouvoirs publics.
03:31Et ça, si ce n'est pas une utilisation adaptée de l'innovation au service du bien commun, je ne
03:38sais plus.
03:38Donc, plutôt des bonnes nouvelles.
03:40Il y a évidemment plein d'autres choses, entre autres le renforcement du label Educfi.
03:45Mais voilà, donner des repères, être ambitieux, c'est vraiment une très, très bonne nouvelle.
03:49Et je suis très heureux, évidemment, après toutes ces années, de voir ce comité se réunir.
03:55Et je sais par ailleurs que dans les pouvoirs publics, il y a plein de gens, d'hommes et de
03:59femmes, qui se battent au quotidien pour faire avancer l'éducation financière.
04:02Alors, c'est sûr, ils sont moins visibles que nous, qui sommes sur les réseaux sociaux ou à la télé.
04:06Mais néanmoins, ils sont là, ils se battent et ça progresse.
04:08Donc, c'est vraiment une bonne nouvelle.
04:10À la fin, on gagne.
04:11Oui, je crois que les premières initiatives vraiment institutionnelles en fin d'État, ça remonte à Michel Rocard et que
04:17ça a avancé de manière microscopique chaque année.
04:21Mais là, il y a quelque chose quand même de significatif.
04:23Gustave Sanden, on va passer de zéro à un petit peu.
04:29Et en soi, c'est un pas de géant.
04:30C'est déjà un pas de géant de faire quelque chose.
04:34Je pense que ce qu'on dit souvent, c'est que finalement, l'éducation financière, pourquoi est-ce qu'on
04:38est mauvais dans les pays, les social-démocraties ?
04:41C'est qu'on avait le choix de s'y intéresser ou pas avant, puisque l'État s'occupait donc
04:45de notre sécurité sociale et de notre retraite.
04:47On voit bien qu'on a de moins en moins le choix et peut-être que l'État en prend
04:50aussi la mesure.
04:52Donc, cette démarche est évidemment la positive.
04:55C'est-à-dire, comment est-ce qu'on donne un peu plus le pouvoir aux citoyens de se soucier
05:00de tout ça ?
05:00Et effectivement, on ne peut que le saluer et peut-être attendre à ce que ça soit au moins à
05:04peu près autant que ce qu'on avait en flûte à bec.
05:06Ça serait génial.
05:07Oui, d'autant que l'enseignement économique, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain,
05:14mais comment on peut comprendre les grands cycles économiques ?
05:17Parce que ça a été notre seul contact avec l'économie quand on était petit.
05:21D'ailleurs, les cours étaient barbants à souhait, etc.
05:24Les deux visions du monde, keynésiennes, libérales, etc.
05:28Comment on peut comprendre ça au quotidien concrètement si on ne sait pas lire une fiche de salaire ?
05:34Pour moi, c'est la base.
05:35C'est lire une fiche de salaire, remplir une feuille d'impôt pour voir comment ça se passe, la vraie
05:40vie.
05:41L'économie, ça commence par là.
05:43Enfin, c'est des choses très concrètes.
05:44Je vais même aller un peu plus loin.
05:46Je crois qu'il s'agit aujourd'hui de donner à tout le monde les concepts de base pour pouvoir
05:53demander de l'aide à une IA.
05:56C'est-à-dire, comprendre sa feuille de paye, aujourd'hui en France, si tu n'as pas un master
06:012 en fiscalité et en droit du travail, c'est compliqué.
06:04Mais c'est ça.
06:04Une IA, en revanche, y arrive, très bien.
06:06Mais si tu ne sais pas quoi lui demander...
06:08C'est toujours le même problème avec l'IA.
06:10Et donc l'enjeu pour moi, c'est de donner...
06:12C'est toujours pareil, de toute façon, dans le monde actuel, c'est l'esprit critique.
06:15On retombe toujours sur l'esprit critique quasiment actuellement.
06:18Et l'enjeu, c'est l'esprit critique financier.
06:20Donc être capable, effectivement, de se poser les bonnes questions et de poser les bonnes questions ensuite à votre conseiller,
06:26d'avoir une lecture critique sur un contenu d'influenceur,
06:29de savoir faire appel au site des autorités sur lesquelles les contenus sont validés.
06:34Voilà, cet esprit critique-là, c'est ça qu'il faut encourager.
06:37Et la bonne nouvelle, c'est que ça marche.
06:39C'est-à-dire que l'éducation financière en France progresse.
06:42Ce n'est pas une vue de l'esprit.
06:44Ce n'est pas un fantasme de créateur de contenu.
06:46C'est une note qui est donnée et qui progresse.
06:49En 2021, les Français étaient en moyenne à 12,2.
06:52Ils sont maintenant à 12,7.
06:54Donc ça progresse.
06:56L'OCDE nous dit qu'il faut être à 14 sur 20
06:58pour être capable de prendre des décisions financières en connaissance de cause.
07:02Donc on s'en rapproche, on est presque à 13.
07:04Et cette nouvelle stratégie nationale d'éducation financière
07:09va nous permettre sans doute d'y arriver à ce 14 sur 20.
07:12Bon, on va espérer et puis on va y participer à cette éducation financière des Français,
07:17toujours au quotidien dans cette émission.
07:19L'autre bonne nouvelle, on a terminé la semaine dessus.
07:22C'était vendredi après-midi.
07:24On a eu les chiffres de l'emploi américain.
07:26Moi, j'étais dans le biais cognitif de ces dernières semaines
07:30de les hyperscalers américains n'arrêtent pas de dégraisser.
07:33On a le patron d'Enthropy qui nous dit
07:34« Bon, de toute manière, deux tiers des emplois dans la tech vont bientôt être remplacés par de l'IA.
07:40»
07:40Enfin, le mec, il dit ça.
07:42Bref, on peut en penser ce qu'on veut.
07:44On pouvait craindre des conséquences très dures sur les chiffres de l'emploi américains.
07:48Eh bien, pas du tout.
07:49Les chiffres de l'emploi, ils étaient supérieurs aux attentes.
07:52On reste quand même sur une cadence de 100 000 emplois sur un mois.
07:56Alors, c'est la preuve de quoi ?
07:57C'est la preuve que les disruptions de l'IA sont mal intégrées aux perspectives qu'on peut avoir ?
08:04Ou est-ce que ça veut dire que l'autre Amérique,
08:07celle qui n'est pas IA, celle qui a des bons vieux emplois industrieux et cycliques,
08:14recrute et compense les choses ?
08:16Qu'est-ce qu'il faut essayer de comprendre là-dessus ?
08:19Je pense que déjà, l'autre Amérique, ou l'autre monde,
08:22est en train, justement, d'utiliser l'IA à son profit.
08:26Et ça, c'est un peu ce qui se passe depuis le début de l'année.
08:29C'est probablement ce qui a permis à l'ensemble des observateurs, des analystes,
08:34de relever leurs objectifs de croissance pour les résultats cette année.
08:37C'est qu'en fait, l'IA, c'est plus juste des grands chantiers d'infrastructures
08:41ou quelques hyperscalers.
08:43L'IA, c'est quelque chose qui arrive dans l'ensemble de l'économie.
08:47En termes d'adoption, c'est beaucoup, beaucoup plus massif
08:50que ce qui était arrivé en 2000 avec Internet et le e-commerce notamment.
08:55C'est vraiment partout.
08:56Et effectivement, je pense qu'aux États-Unis, ça arrive à marche forcée,
08:59ça crée de la richesse.
09:00Et potentiellement, ça va vous faire des économies sur des chantiers
09:03qui vous coûtaient très, très cher.
09:05Les développeurs informatiques pour une boîte industrielle,
09:07c'était extrêmement dur à recruter, c'était très coûteux.
09:11Potentiellement, ces chantiers-là, vous allez faire des économies dessus.
09:13Et vous allez pouvoir investir dans quoi ?
09:15Dans les emplois manufacturiers ou dans les emplois industriels.
09:18J'allais dire un truc idiot, j'allais dire les vrais emplois.
09:22Alors, je me suis abstenu, j'étais tenté.
09:24Ouais, bah pareil.
09:26Mais en tout cas, je veux dire, c'était un vrai challenge
09:29d'être attractif pour trouver des développeurs
09:31quand vous étiez un industriel.
09:33Aujourd'hui, vous arrivez à effectivement
09:35intégrer une grosse partie de la compétence avec l'IA
09:38et vous pouvez peut-être renforcer votre outil productif
09:40puisque vous avez fait des économies quelque part.
09:42Donc, c'est peut-être ça, finalement.
09:43C'est des vases communicants qu'on n'avait pas forcément vus arriver.
09:46C'est-à-dire, en fait, des charges qui sont mieux maîtrisées,
09:49voire réduites, voire supprimées.
09:51Et par ailleurs, des capacités d'investissement
09:53qui sont débloquées sur des emplois
09:55qui sont toujours nécessaires.
09:57Et effectivement, fabriquer des voitures,
10:01fabriquer de l'acier, etc.,
10:02ça suppose quand même encore de la main-d'offre.
10:05Oui, c'est pas l'IA qui va nous le fabriquer, l'acier.
10:07C'est une diffusion positive pour l'instant, de l'IA.
10:10Oui, donc vous êtes d'accord, Mathias ?
10:12Oui, je vais citer Christopher Dembic sur ce plateau vendredi.
10:17Notre copain, TPI, la Masterclass, dès vendredi.
10:21Et Christopher nous disait qu'il ne fallait pas oublier non plus
10:24que nos amis hyperscalers américains
10:26avaient énormément embauché en 2021-2022
10:31avant que les taux n'explosent.
10:33et qu'il y avait sans doute là aussi un peu de réorganisation
10:37et que l'IA avait sans doute bon dos
10:39pour justifier le plan de licenciement massif.
10:44Ensuite, l'IA va...
10:46Moi, je le perçois surtout vis-à-vis de l'emploi
10:48comme quelque chose qui va modifier
10:50et qui va disrupter des tâches,
10:53pas forcément des jobs.
10:55Il y a des jobs qui sont intégralement consacrés
10:58à des tâches qui sont remplaçables par l'IA,
11:00mais il y en a assez peu.
11:02Il y a entre 30 et 40% des jobs probablement
11:05qui vont être modifiés par l'IA.
11:08Donc, ce qui se passe aux Etats-Unis
11:10est la rencontre de trois phénomènes au même moment,
11:15ce qui, à mon avis, rend la lecture du marché de l'emploi américain
11:17extrêmement difficile.
11:19Premièrement, la fermeture totale des frontières
11:21aux travailleurs immigrés par Donald Trump depuis un an.
11:24C'est quand même un choc sur le marché de l'emploi américain
11:26qui est absolument considérable.
11:28Donc, il y a déjà ça.
11:30Ensuite, il y a effectivement cette deuxième dynamique
11:32qui est celle de l'IA
11:33et qui, à la fois, renforce certaines boîtes,
11:37affaiblit certains jobs,
11:38mais dont on peine à voir pour l'instant
11:40une tendance très claire, globale,
11:42sur le marché de l'emploi,
11:43avoir un impact parfaitement clair et parfaitement net.
11:46Et troisième élément,
11:48les difficultés économiques quand même
11:50auxquelles on fait face,
11:51suite à la guerre commerciale,
11:52déclenchée par les Etats-Unis.
11:54Donc, c'est quand même pas anodin.
11:57Le coût de la vie aux Etats-Unis est très élevé.
12:00Les gens souffrent beaucoup de ce problème
12:02de coût de la vie aux Etats-Unis.
12:04Donc, le marché de l'emploi
12:05n'a pas créé de job au global
12:07depuis neuf mois.
12:09Là, on a 115 000.
12:11Mais deux mois avant,
12:12on avait moins 100 000.
12:14Oui, tout à fait.
12:15Donc là, ce qu'on peut dire cette fois-là,
12:16c'est que ça fait deux mois de suite.
12:18Alors que d'habitude,
12:19il y avait un mois de création,
12:20un mois de suppression,
12:21un mois de création,
12:22un mois de suppression.
12:22Et attention aux révisions de fin d'année aussi.
12:24Et attention aux révisions de fin d'année, évidemment.
12:26Oui, puis de moins en moins,
12:27il peut y avoir des gros décalages aussi.
12:28Et ce qu'on sait pour l'instant,
12:30c'est que la situation n'est pas dramatique
12:32sur le marché de l'emploi américain.
12:34Que donc,
12:35eh bien,
12:35ça ne va pas forcément pousser
12:38la Banque Centrale Américaine
12:39et son nouveau président
12:41qui arrive vendredi, je crois,
12:43à baisser les taux rapidement.
12:44Surtout que l'inflation se maintient.
12:46On en saura plus
12:47sur l'inflation américaine demain.
12:49Donc, au milieu de tout ça,
12:51Gustave,
12:51on a des indices américains
12:53qui battent record sur record,
12:54tout à fait allègrement.
12:55Et peut-être même que le marché
12:57en a encore sous la pédale.
12:59Je ne sais pas,
12:59les analystes sont complètement
13:01bullish là-dessus,
13:03très optimistes.
13:04Et vous partagez ce point de vue ?
13:06Je pense qu'il y a différentes
13:07grilles de lecture.
13:08Et d'ailleurs,
13:09je pense que ce sera
13:09un des chantiers prioritaires
13:11pour ces cours d'éducation financière.
13:12Il y a l'économie,
13:13vous le disiez,
13:13la macroéconomie.
13:15Et là, pour le coup,
13:15il y a quand même de quoi
13:16être un tout petit peu inquiet
13:18ou attentif.
13:19Oui, tout à fait.
13:20Si on prend un indicateur avancé
13:22qui s'appelle
13:23le Leading Economic Indicator
13:25aux Etats-Unis.
13:25Oui, c'est la compil
13:26du Conference Board.
13:27Voilà, tout à fait.
13:29On voit qu'il atteint,
13:31quand on compare au CEI,
13:32qui est l'indicateur
13:33qui évalue plutôt
13:34la santé de l'économie actuelle,
13:37il est inférieur à 1,
13:39ce qui veut dire
13:40qu'on considère
13:40que l'économie demain
13:41sera inférieure
13:42à l'économie aujourd'hui.
13:43Ce qui n'est pas
13:43le meilleur des facteurs
13:44et je vais un peu plus loin,
13:45il est à 0,84
13:46et la dernière fois
13:47qu'il a atteint ce seuil,
13:48c'était en 2008.
13:51Donc, il rappelle
13:52le Conference Board
13:52effectivement qu'il faut
13:53quand même nuancer
13:55ces chiffres
13:56parce qu'ils peuvent
13:56en fait mesurer
13:57une situation
13:58à très court terme.
13:59Typiquement,
14:00s'il y a une résolution
14:00du conflit rapide,
14:01une reprise,
14:02on peut être optimiste.
14:03il faut la nuancer
14:04en fonction de sa profondeur,
14:05de sa diffusion notamment,
14:09mais pour l'instant,
14:10et de sa durée.
14:11Et pour l'instant,
14:12la durée est relativement courte
14:14et la profondeur
14:15est relativement limitée.
14:17En revanche,
14:17la diffusion
14:17commence à l'être
14:18dans de nombreux secteurs.
14:20Donc,
14:20d'un point de vue macro,
14:21si la situation
14:22se maintenait en l'état,
14:24vous avez tout
14:24pour être inquiet Antoine.
14:25Maintenant,
14:26d'un point de vue boursier,
14:27et ça c'est une autre affaire,
14:29encore une fois,
14:30je pense que c'est
14:31une base du programme
14:32à diffuser à nos élèves
14:34de quatrième demain,
14:36Mathias,
14:36parce que vous en pensez,
14:37d'un point de vue boursier,
14:38c'est une autre affaire.
14:39Parce que la bourse
14:40vit aussi sa vie,
14:41parfois en fonction
14:42de quelques entreprises
14:43qui vont porter
14:44la valeur et la croissance,
14:46et parfois aussi
14:47en fonction des flux,
14:48des réserves monétaires
14:49disponibles à investir,
14:50etc.,
14:50qui sont des facteurs
14:51qui ne dépendent pas
14:52de la simple santé économique
14:54des États-Unis
14:55ou du reste du monde.
14:57Et donc là,
14:58si on regarde les marchés,
14:59vous l'avez dit,
15:00record sur record,
15:01et par ailleurs,
15:02si on se réfère aux statistiques
15:03qui ont tendance
15:03à se répéter,
15:05écoutez,
15:05c'est arrivé que deux fois
15:06que le plus haut de l'année
15:08soit réalisé en mai,
15:09et c'est arrivé tout simplement
15:10zéro fois
15:11qu'il soit arrivé en juin.
15:13Donc en fait,
15:13on a statistiquement
15:14beaucoup plus de chances
15:16que les meilleures nouvelles
15:17d'un point de vue marché
15:18soient devant nous.
15:19D'ailleurs,
15:20Gustave,
15:20je voudrais juste
15:21qu'il nous reste 20 secondes,
15:23mais qu'on en dise un mot.
15:24On parle beaucoup
15:25des valorisations
15:26un petit peu délirantes
15:27sur les hyperscalers,
15:29et encore,
15:29ça ramène du bénéfice,
15:31il y a peut-être
15:32de la justification.
15:35Les trottinettes Lime
15:37vont s'introduire en bourse ?
15:39Moi,
15:39la dernière fois
15:40que j'ai géolocalisé
15:41une trottinette Lime,
15:42elle était dans la Seine.
15:43Globalement,
15:43les trottinettes Lime,
15:44c'est une sorte de monceau
15:45de trottinettes
15:46qui gisent
15:48sur les trottoirs.
15:49ça,
15:50ça s'introduit en bourse
15:51et ça vaut 2 milliards ?
15:53Attendons l'IPO
15:54pour confirmer la valorisation,
15:55mais en tout cas,
15:57le prix à indication,
15:58le prix cible
15:59est de 2 milliards.
16:02C'est plutôt une nouvelle
16:03qui, je pense,
16:04parle à tous les parisiens
16:05parce qu'on est habitués
16:06à vivre avec ces véhicules
16:08dans notre paysage.
16:09Londres et Paris,
16:09grosso modo,
16:10c'est leurs deux gros marchés.
16:11C'est quand même une entreprise
16:12qui a eu des hauts et des bas,
16:13une industrie
16:13qui a eu des hauts et des bas.
16:15Il y avait un concurrent
16:15qui s'appelait Bird
16:16qui avait atteint
16:17une valeur de 2 milliards
16:18sur les marchés privés
16:18qui existent tout simplement
16:20de plus depuis 2023.
16:21Oui, elle a été vaporisé.
16:22C'est une entreprise
16:22qui, depuis 2017,
16:24perd de l'argent,
16:25mais c'est une entreprise
16:26qui avait été recapitalisée
16:27par Uber
16:28sur une valo
16:28beaucoup plus faible
16:29il y a quelques années,
16:30intégrée à l'application Uber
16:31et les Parisiens
16:33qui nous écoutent
16:34le savent aussi
16:35sur une valo
16:35de 500 millions d'euros,
16:37de dollars, pardon.
16:38Donc, il y a une appréciation
16:39a priori.
16:39Il y a une trajectoire
16:40de croissance
16:41qui est assez importante.
16:42On parle de près
16:42d'un milliard de revenus.
16:43En revanche,
16:44effectivement,
16:45il faut être prêt
16:48dans la note indicative,
16:49tout laisse à penser
16:50que les déficits
16:51ne sont pas terminés demain.
16:53C'est introduit au Nasdaq, ça ?
16:54Nasdaq, j'imagine,
16:55oui, aux I.S.
16:56On va suivre ça
16:57parce que c'est quand même
16:58un bon indicateur
16:59de ce dont est capable
17:00le marché
17:00en termes de valorisation.
17:02Oui, je trouve aussi.
17:02Oui, signal intéressant.
17:04Mathias Bacchino,
17:05Trade Republic,
17:06Gustave Sanden, Colbert,
17:07merci d'avoir été avec nous
17:08de célébrer
17:09l'éducation financière en France.
17:11Voilà, il y a des pas
17:12essentiels qui sont faits
17:13et c'est plutôt
17:13une bonne chose.
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