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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 12 mars, Antoine Larigaudrie a reçu Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel, et Laurent Grassin, directeur des médias chez Boursorama, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:06Ce sont nos top guns, il y a Iceman et Maverick qui sont là.
00:10Il y a quelqu'un de le dire, en ce moment on est bien là.
00:12On voit beaucoup de...
00:13Plutôt gousse.
00:14Ah oui, sans la mort tragique si possible.
00:18On va essayer, vous allez nous renseigner, ça c'est important, celui qui est derrière, il renseigne.
00:22Bon, excusez-nous ce petit aparté d'ave-geek et d'amateurs de gros navions militaires,
00:27c'est vrai qu'on en voit beaucoup dans l'actualité en ce moment.
00:30On va peut-être, bon allez, commencer par cette actualité géopolitique qui commence à un petit peu tracasser tout le
00:36monde.
00:36Alors c'est vrai, on l'a dit, l'agitation autour du marché pétrolier,
00:41c'est surtout la volatilité qui a inquiété les investisseurs, du plus 30, du moins 30 d'un coup.
00:46Ça rappelait, je le disais en début de semaine, un bon jour d'avril 2020 où le pétrole était même
00:53négatif.
00:54Voilà, on ne sait plus trop où on va.
00:56Maintenant, ce qu'on peut remarquer, c'est que sur les contrats long terme, pour l'instant,
01:00on n'est pas sur une flambée totale et un dérèglement total du marché.
01:06Il y a eu des libérations de stocks stratégiques, des déclarations d'intention,
01:10ça commence un petit peu à se faire sentir concrètement.
01:13Mais est-ce que le pétrole est devenu le nouveau VIX,
01:16c'est-à-dire le nouvel indicateur de stress des marchés, Wilfried ?
01:21Oui, il y a effectivement de ça.
01:24Ce qu'on voit, c'est qu'il réagit énormément à toutes les nouvelles géostratégiques
01:30qu'on a au fur et à mesure des jours qui se passent.
01:35Moi, j'ai été frappé du fait que c'est au moment où l'Agence américaine de l'énergie
01:41a donné le délai avec lequel ils vont justement mettre les fameux 172 millions de barils sur le marché,
01:54disant qu'il leur fallait 120 jours pour le faire,
01:58que le pétrole s'est tendu en disant que ce n'est pas suffisamment rapide,
02:03ça ne va pas nous suffire pour fluidifier les choses.
02:07Et effectivement, lorsqu'on a appris qu'au large de Oman, il y avait des bateaux qui étaient en feu,
02:13on voit que le marché est effectivement séparé en deux,
02:17entre d'un côté des contrats de livraison future qui continuent à nous dire
02:21que la guerre n'aura qu'un temps relativement limité,
02:25c'est-à-dire maintenant on est plutôt passé de 10 jours à 20-30 jours,
02:29mais 20-30 jours pour le marché des livraisons futures,
02:32ça continue à être encore gérable, ça continue à être encore gérable,
02:35il faut quand même se méfier, mais ça continue à être gérable.
02:38Et puis la partie véritablement spot,
02:40où là on a véritablement les traders de matières premières qui sont actifs quasiment à la minute,
02:45voire à la seconde, où là on est sur des mouvements exceptionnels,
02:49vous mentionniez ces mouvements 35 dollars plus 35 dollars, moins 35 dollars,
02:54il y avait des calculs qui avaient été faits par Goldman Sachs,
02:58qui disaient que la probabilité qu'une telle journée arrive sur le marché du pétrole,
03:04c'était une chance sur 3 millions d'eux.
03:07Oui, ce qui est...
03:08Parce qu'en fait, ce type de mouvement, parce que vous faisiez référence effectivement au prix négatif,
03:14mais on n'avait pas eu un mouvement en 24 heures à la hausse et à la baisse de ce
03:19niveau-là.
03:20Alors, juste une observation, alors je me trompe peut-être,
03:23parce que c'est vrai que ça commence à remonter,
03:25mais jamais on n'a entendu des dirigeants iraniens dire,
03:29on les entendait dire, oui, on va bombarder les bateaux,
03:32on va mettre le bazar...
03:33Jamais on les avait entendus dire,
03:36avec ce qu'on va faire, on va pousser le baril à 200.
03:39C'est une menace économique, c'est assez nouveau ça.
03:42C'est en fait, c'est assez compliqué à lire,
03:46puisque on a l'impression, c'était un analyste qui avait ce terme-là,
03:53que je trouvais assez juste,
03:54on a l'impression d'une guerre qui est menée à la godille.
03:57C'est-à-dire, en fait, on a des oscillations un peu dans tous les sens,
04:02et on a du mal à voir le cap.
04:03Alors, on a beaucoup d'analyses sur le cap américain versus le cap israélien,
04:08mais là aussi, le problème se pose au moins autant sur l'Iran.
04:13On sait que l'Iran a mis en place une défense qui s'appelle une défense mosaïque,
04:18c'est-à-dire, en fait, permettant d'avoir une autonomie stratégique extrêmement large
04:24de plusieurs centres.
04:25Ils ont 31 centres, en fait, opérationnels sur le territoire.
04:29Et donc, on a l'impression qu'en fait, chacun prend tellement à cœur cette autonomie
04:35et cette indépendance qu'on tire dans tous les sens, c'est le cas de le dire,
04:39enfin, au propre comme au figuré,
04:41y compris contre les propres intérêts à moyen terme de l'Iran.
04:46Oui, parce que là, ça va se ressentir aussi pour les principaux clients de l'Iran.
04:50Et c'est un peu inquiétant, parce que ça veut dire qu'effectivement,
04:53on est rentré dans, quelque part, une guerre tous azimuts,
04:58et on ne sait pas où est-ce que ça peut s'arrêter, ce genre de choses.
05:00Donc, attention, cette guerre à l'agonie, à un moment donné,
05:05il faut quand même qu'on trouve à la fois un cap et une référence.
05:08Laurent Grassin.
05:09Je pense qu'on n'a pas tiré du tout les leçons du conflit ukrainien.
05:14Non, pas du tout.
05:14Oui, on reste dans le même nidger.
05:16On n'a fait rien plus que dans un conflit qu'on pensait asymétrique,
05:19la toute puissance russe qu'on a un peu fantasmée contre, quelque part,
05:22le petit poussé ukrainien.
05:23On a découvert que l'Ukraine était capable de se défendre,
05:25de répondre, d'être extrêmement réactif,
05:27et d'être capable d'apporter des réponses,
05:28parfois très low-tech, très peu chères,
05:31face à un envahisseur qu'on imaginait mieux préparé, mieux armé.
05:34Et là, on redécouvre la même chose dans l'autre sens,
05:37c'est-à-dire qu'on a l'hyperpuissance militaire américaine,
05:40et israélienne aussi, il faut le dire, l'hypertechnologie,
05:42et en face, on se rend compte qu'on a un pays qui est capable de se défendre
05:44avec des moyens assez rudimentaires, mais assez efficaces,
05:47et surtout, puisque la bourse est une machine anticipée,
05:50effectivement, tout le monde se disait,
05:52bon, on va repartir sur quelque chose d'assez similaire
05:54à ce qu'on a vu la dernière fois, quelques frappes,
05:56au bout de 15 jours, on va s'arrêter en disant,
05:58on a gagné, on voit bien que c'est plus compliqué,
06:00et surtout, vous l'avez très bien dit,
06:02l'Iran dit, moi, attendez,
06:04si je commence à miner le détroit d'Ormousse,
06:06alors là, tout le monde dit, attention, parce que miner le détroit d'Ormousse,
06:08enlever tout ça, ça peut prendre du temps.
06:10Les drones Shed, on voit bien qu'on n'arrive pas
06:12à tous les arrêter, il y en a partout,
06:14et visiblement, il y a encore énormément de stocks.
06:16Donc, du coup, on peut aller taper,
06:18ce qu'on n'a pas encore fait, effectivement, les infrastructures
06:21des pays voisins,
06:22et véritablement endommager leur appareil de production.
06:24Et donc, ce qu'on avait vu au départ,
06:26et c'est aussi pour ça que les marchés restaient,
06:28restent encore jusqu'à présent assez tranquilles,
06:29comme quelque chose d'assez limité dans le temps,
06:32et dans l'impact que ça allait voir sur la production pétrolière,
06:35peut tout de suite
06:36passer à une échelle un petit peu différente,
06:38et là, on ne sait pas.
06:41Et j'aime bien ce mode
06:42de guerre d'agonie, parce que, du coup, on n'a plus de lisibilité,
06:44on se dit, mais ce régime, il veut quoi ?
06:46Il veut se maintenir, il est prêt,
06:48parce que, vous l'avez dit,
06:49le détroit d'Ormousse, ça ne fait pas les affaires de la Chine,
06:51qui est un des clients de l'Iran,
06:53donc, à long terme, on ne voit pas la logique,
06:55en revanche, à court terme, pour nous,
06:56ce qui nous intéresse un peu pragmatiquement,
06:58c'est pas bon.
06:59Oui, effectivement.
07:00Et, Wilfried, on parle des 3M,
07:03parce que là, on regarde à un peu moyen terme,
07:06qui est un 4M,
07:07bon, là, on ne parle pas de la société américaine 3M,
07:11célèbre, on parle de la triade
07:13marché,
07:14mid-term, munitions,
07:16et mid-term, oui.
07:17Exactement, c'est, en fait,
07:19l'impact économique,
07:21l'impact politique,
07:22et l'impact militaire, en fait.
07:23C'est comme ça que ça a été,
07:25effectivement, c'est JP Morgan
07:26qui avait tamponné l'expression.
07:29En fait, ce qu'on a du mal à voir,
07:31c'est effectivement, dans cette guerre,
07:34c'est Frédéric Ancel qui disait,
07:35on fait une guerre pour 3 raisons,
07:37l'intérêt, la peur et l'honneur.
07:40Quand c'est l'intérêt,
07:41on voit à peu près,
07:42on est capable de calculer.
07:43Quand c'est la peur,
07:44on se dit, effectivement,
07:46on a peur, donc on attaque,
07:47mais au minimum, si on rassure,
07:49on est capable de traiter le point.
07:50Le problème, c'est que là,
07:53on rentre dans une logique
07:54d'honneur, de vengeance, en fait.
07:55Et ça devient extrêmement compliqué
07:57à piloter.
07:58Et donc, l'impact, à la fois
08:00économique, politique et militaire,
08:02devient difficile à envisager.
08:04Ce qu'on sait, c'est que,
08:06d'un côté, on a politiquement
08:08un pays qui est totalement éclaté,
08:10qui est l'Iran,
08:11sur lequel on voit qu'on a quand même
08:12beaucoup de difficultés à lire
08:15les choses, d'un point de vue
08:16de la chaîne de commandement iranienne,
08:18de qui s'exprime,
08:19puisque le nouveau guide suprême,
08:21en fait, on ne l'a jamais vu,
08:22il ne s'est jamais exprimé,
08:23on ne sait même pas
08:23dans quel état aider, précisément.
08:25Donc, ça commence à poser problème.
08:26Et puis, de l'autre côté,
08:27du côté américain et israélien,
08:29on a un sujet, certes,
08:31de munitions,
08:31donc de coups de la guerre.
08:32Je rappelle que quand les États-Unis
08:34doivent payer, cette année,
08:36rien qu'en intérêt de la dette,
08:381000 milliards de dollars,
08:39payer 3 milliards de dollars par jour,
08:41au moins pendant un mois,
08:43un peu plus,
08:44ce n'est pas très grave.
08:45L'ordre de grandeur,
08:46ça ne va pas être le sujet.
08:48Le sujet, effectivement,
08:49il est économique,
08:50donc par exemple,
08:51sur les taux d'intérêt,
08:52est-ce que les taux d'intérêt
08:53vont monter tellement aux États-Unis
08:54que ça va bloquer le crédit,
08:56que ça va empêcher les Américains
08:57de consommer ?
08:58Et le deuxième sujet,
08:59le sujet des mi-termes.
09:00On voit que dans les élections partielles
09:03qu'on a aujourd'hui aux États-Unis,
09:04on en a là,
09:05ce qui se déroule en Georgie,
09:07pour remplacer la fameuse
09:08Marjorie Taylor Greene
09:09qui a quitté le parti républicain,
09:13même s'il y en a un des deux
09:14qui devrait rester républicain,
09:17l'écart par rapport
09:18aux chiffres de 2024
09:20est absolument considérable
09:21en faveur des démocrates.
09:22Donc là aussi,
09:23on va avoir une tendance républicaine
09:26à dire
09:26quand est-ce qu'on donne un horizon,
09:28quand est-ce qu'on donne un cap ?
09:29Et ce que disait Laurent
09:30est tout à fait juste,
09:31qu'à un moment donné,
09:32on dise
09:33j'ai gagné,
09:34mais sur quelle base ?
09:35Là, il ne va peut-être pas
09:37pouvoir s'exonérer
09:39la Maison-Blanche
09:40de dire
09:41voilà qu'est-ce que j'ai réellement fait.
09:43Il a dit une première fois
09:45dans la guerre du 12 jours,
09:46c'est bon,
09:46le programme nucléaire
09:47a été totalement éradiqué.
09:49Finalement,
09:49peut-être pas totalement.
09:51Donc là,
09:51il ne va pas falloir rigoler avec ça.
09:52Mais on l'a vu,
09:53Donald Trump,
09:54d'ailleurs,
09:54lors d'un meeting
09:55ces dernières heures.
09:57Derrière lui,
09:58il y avait toute la maga
09:59triomphante
10:00en train de demander
10:00big paychecks,
10:01on veut des sous.
10:04Lower Gallon Prices,
10:05on veut un prix de l'essence
10:07qui baisse.
10:08Et il commence à dire
10:09oui, oui,
10:10ça ne va pas être très long,
10:11mais enfin,
10:11on ne va pas partir
10:12trop vite non plus.
10:13Il faut quand même...
10:14Et là,
10:15on a entendu
10:16des bouts,
10:16des sifflets,
10:18ça commence à cracouiller.
10:19L'information aux Etats-Unis,
10:20c'était déjà un sujet.
10:21On en parlait moins,
10:22c'est-à-dire qu'on était redescendu,
10:24on n'était pas
10:25au point qu'on a connu.
10:26C'était déjà un sujet
10:27avant l'intervention.
10:28Oui, oui, tout à fait.
10:29Ça n'a fait qu'intensifier
10:31les dynamiques.
10:31Exactement,
10:32il y avait déjà cette...
10:33Quand même,
10:33l'inflation aux Etats-Unis,
10:34elle reste un peu élevée.
10:36Et puis,
10:37le consommateur américain
10:39qui, effectivement,
10:39lui, pour le moment,
10:40son coût de la vie
10:42reste très, très cher,
10:44y compris quand on est
10:45électeur républicain convaincu.
10:46Et ça,
10:46c'est vraiment pas bon.
10:47Bon,
10:49stagflation,
10:49c'est un wording
10:50qui commence à devenir
10:51récurrent sur les marchés.
10:52Là, en ce moment,
10:53c'est un petit peu
10:55le croque-mitaine.
10:57Maintenant,
10:58il y a deux,
10:58trois signes
11:00de craquage
11:00du côté,
11:01et on en a beaucoup parlé
11:02ces dernières semaines,
11:03du crédit privé.
11:04Notamment celui
11:05qui alimente
11:06l'IA et la tech.
11:07On a vu
11:08BlackRock,
11:09Blackstone
11:09commencer à réduire
11:11les demandes
11:11de remboursement.
11:13Hier,
11:13c'est Morgan Stanley,
11:14puis il y a un autre fonds
11:15qui ont commencé à...
11:16Où ?
11:17Il y a Duby Morgan
11:17qui a réduit
11:18les collatéroses.
11:18OU aussi.
11:20Donc,
11:21tout ça,
11:22alors pour l'instant,
11:23c'est très circonscrit,
11:24je ne vous ai
11:24nécessairement pas coté,
11:25mais est-ce qu'il commence
11:26à y avoir des expositions
11:27chiffrées,
11:28des boîtes qui disent...
11:29Alors,
11:30c'est une inquiétude
11:31qui monte un petit peu.
11:35Le poids du crédit privé,
11:37j'entends beaucoup,
11:38on en parlait justement
11:38avant l'entrée sur le plateau,
11:40on entend beaucoup
11:41de comparaisons
11:41avec la crise des subprimes,
11:42ça n'a absolument
11:43rien à voir
11:43en termes de poids
11:45et en termes de diffusion
11:47aussi au sein de l'économie.
11:49Donc,
11:49on n'est pas du tout
11:50dans les mêmes eaux.
11:52Néanmoins,
11:53c'est le signal
11:54qu'on a une tension
11:56sur la liquidité américaine,
11:59donc sur la liquidité mondiale,
12:01qui commence à se faire sentir
12:02dans les pans
12:02qui sont les plus sensibles
12:03à la liquidité.
12:05Et donc,
12:05le crédit privé
12:06est un pan
12:07qui est extrêmement sensible
12:08à la liquidité.
12:09Et ce qu'il faudrait
12:10qu'on ait très rapidement,
12:11ce que moi,
12:12j'attendais de l'intervention
12:13de Christine Lagarde hier,
12:14qu'on n'a pas eu
12:15mais qu'on va peut-être
12:16avoir de la part
12:17de la Fed
12:18la semaine prochaine,
12:19c'est de rassurer
12:21sur le fait
12:21que les banquiers centraux
12:23seront là
12:23pour,
12:24quoi qu'il arrive,
12:25donner la liquidité
12:26suffisante au marché.
12:27Il ne s'agit pas
12:27de refaire un quantitative easing,
12:29il ne s'agit pas...
12:29Mais il s'agit d'être là
12:30en disant
12:30si jamais il y a
12:31des tensions financières,
12:33l'équilibre financier
12:35du système mondial,
12:37c'est aussi
12:37notre responsabilité.
12:38On n'est pas uniquement
12:39les yeux rivés
12:39sur l'inflation.
12:41Et ça montre
12:41qu'effectivement,
12:43la tension aujourd'hui
12:44qu'on a,
12:44et on en parlait
12:46Antoine
12:48quand tout ceci
12:49s'est déclenché,
12:50la tension qu'on a
12:51dans le Moyen-Orient,
12:53ça coupe
12:54le système financier
12:55d'une source
12:56de liquidité
12:57et de financement
12:57qui était extrêmement importante
12:59via le cash
13:00qui est au Moyen-Orient.
13:01Or,
13:01quand on entend dire
13:02oui,
13:03ils sont en train
13:03d'évaluer
13:05leurs investissements
13:06aux Etats-Unis,
13:06ce n'est pas tellement
13:06qu'ils sont en train
13:07d'évaluer leurs investissements
13:08aux Etats-Unis,
13:08c'est qu'ils vont avoir
13:09tout simplement besoin de cash.
13:10Et donc,
13:11vous faites ce que font
13:12aujourd'hui,
13:12les Américains
13:13vis-à-vis de l'Europe
13:14et des marchés émergents
13:15vous rapatriez le cash
13:16pour le remettre chez vous,
13:17vous allez probablement
13:18avoir un peu la même chose
13:20sur la partie Moyen-Orient
13:22et donc,
13:23ça va tendre encore plus
13:24à liquidité.
13:24Le crédit privé
13:25en est un symptôme,
13:26il va falloir traiter le point
13:27vite.
13:28Laurent Grassin,
13:29juste une dernière question,
13:30parce que je voulais
13:31qu'on en parle,
13:32c'est une question
13:32d'un auditeur
13:33qui nous écoute souvent,
13:34qui nous contacte
13:35via Twitter,
13:35il s'appelle Valentin.
13:37Alors,
13:37il a écouté
13:38la spéciale
13:39Salon de l'agriculture
13:40qu'on a faite l'autre fois
13:41avec les investissements
13:42dans les forêts.
13:43Ça,
13:43ce n'est pas ma spécialité.
13:45Voilà,
13:45c'est passionnant.
13:46Justement.
13:47Voilà,
13:48non mais il est dans
13:48ce qu'on appelle
13:49le knee-jerk,
13:50la réaction épidermique.
13:51Il nous dit,
13:52face à cette agitation
13:53autour du pétrole,
13:54ces nouvelles considérations
13:55autour de l'énergie,
13:56est-ce que c'est
13:57le moment
13:58d'investir,
13:59pour un particulier,
14:01dans les énergies
14:02renouvelables,
14:03le solaire,
14:03l'hydroélectricité,
14:04l'éolien ?
14:05Et dans ces cas-là,
14:06comment je fais ?
14:07Est-ce que c'est vraiment
14:08partie intégrante
14:08d'une diversification ?
14:10Si on n'y est pas
14:11exposé là maintenant,
14:12est-ce qu'il faut
14:13s'y investir
14:14dans la logique
14:15d'investissement
14:16dans les infrastructures,
14:17etc.,
14:17ça peut être intéressant.
14:18Qu'est-ce qu'on peut
14:19lui répondre ?
14:19Plein de choses.
14:20Déjà,
14:21malheureusement,
14:21peut-être,
14:22la réponse
14:23qui n'est pas forcément
14:24un gars longtemps,
14:24mais il a un an de retard.
14:26C'est-à-dire que
14:26s'il fallait miser
14:27sur le rebond
14:29des énergies renouvelables,
14:30c'était il y a un an.
14:30On voit bien
14:31que le point de bascule,
14:32véritablement,
14:32il s'est fait autour
14:33d'avril-mai,
14:34on sortait
14:35de deux années terribles
14:36où, finalement,
14:38les valeurs
14:39avaient été massacrées
14:39à cause notamment
14:40du niveau élevé
14:42des taux d'intérêt.
14:43Et donc,
14:44le rebond a accompagné
14:45de cette baisse des taux.
14:46Je vous rappelle,
14:47forcément,
14:48les énergies renouvelables,
14:48c'est capitalistique
14:49et donc,
14:49le coût du capital
14:50est forcément
14:51un élément d'appréciation.
14:52Donc,
14:53ça allait mieux.
14:53Les valeurs avaient tellement
14:55baissé
14:55qu'il y a eu
14:56vraiment une reprise
14:57assez significative
14:58depuis un an.
14:59Et là,
15:00finalement,
15:00on se retrouve
15:01dans une problématique
15:02qui est de dire
15:03« c'est ce qu'on vient
15:04de dire, finalement. »
15:05On pourrait dire
15:05pour le long terme
15:06et je pense que
15:07tous les possesseurs
15:08de véhicules électriques
15:08en ce moment
15:09sont un petit peu
15:09genre « wouhou,
15:10moi, ça va bien. »
15:11Oui, il y a un reportage
15:11sur BFM TV.
15:12Voilà,
15:14mais deux choses
15:15qu'on ne faut pas oublier
15:15avec le prix de l'énergie.
15:16C'est quelque chose
15:17d'extrêmement volatile,
15:18c'est quelque chose
15:18d'extrêmement complexe.
15:19Si vous n'êtes pas de la partie,
15:20vous ne le comprenez pas
15:21ou si vous avez l'impression
15:21de le comprendre,
15:22c'est que vous vous êtes mal exprimé
15:23comme disait Griezmann.
15:24Donc ça, c'est une chose
15:25quand un investisseur particulier,
15:26c'est quand même compliqué.
15:27Et deuxième chose,
15:28on revient sur les taux.
15:29C'est-à-dire que certes,
15:30on se dit,
15:31oui, pour le long terme,
15:32avoir de l'énergie renouvelable,
15:33ça peut être un point d'entrée
15:35intéressant.
15:36Les valorisations restent raisonnables.
15:38Mais si on se retrouve
15:39dans une situation
15:40où l'énergie vient impacter
15:42durablement la hausse des prix
15:43et donc de l'inflation,
15:44on ne pourra pas continuer
15:45à baisser les taux,
15:45voire même,
15:46il faudra commencer
15:47imaginer à les relever.
15:48On n'est pas encore là.
15:49Et donc,
15:50est-ce que c'est un point
15:51là d'entrée ?
15:52Peut-être,
15:53mais progressivement,
15:55via un ETF.
15:56Moi, je pense qu'il ne faut pas
15:56trop se prendre la tête là-dessus.
15:58Il y a pas mal de produits
16:01qui existent.
16:03L'ETF Clean Energy
16:04de BlackRock
16:05qui fait référence.
16:06Une entrée progressive.
16:07Attention,
16:07toujours à l'éolien.
16:08On va aimer les utilities,
16:10on va aimer le stockage.
16:11Ça, c'est toujours
16:11des choses intéressantes.
16:13Mais avec, là aussi,
16:15ce manque de visibilité,
16:17finalement,
16:17qui est lié au conflit iranien.
16:20Tout revient là.
16:21L'éolien,
16:21attention,
16:22grosse hypothèque politique
16:23parce que ça devient aussi
16:24un sujet de crispation.
16:26Notamment,
16:27ça devient un cheval de bataille
16:29de tous les mouvements
16:30d'extrême droite en Europe.
16:31Je pense qu'il faut faire attention
16:32C'est un marqueur.
16:33C'est bien un marqueur.
16:34Absolument.
16:35Et voilà,
16:35on va plutôt préférer
16:36effectivement le solaire.
16:37On est passé de l'économie
16:38à la politique là-dessus.
16:39Oui,
16:39c'est complètement ça.
16:41Bon,
16:41merci pour toutes ces explications.
16:43On est vraiment
16:44allés tous azimuts.
16:45Donc,
16:45on est vraiment
16:46dans l'air du temps.
16:48Laurent Grassin,
16:49Boursorama,
16:49Wilfried Galland,
16:50Montpensier,
16:51Arbevel,
16:51merci d'avoir déchiffré
16:52cette passionnante actualité
16:54encore aujourd'hui.
16:55et...
16:55– Sous-titrage FR 2021
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