- il y a 20 heures
Ce mercredi 4 février, Antoine Larigaudrie a reçu Omar Dibo, cofondateur de Finneko, et Laurent Grassin, directeur médias de Boursorama, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05Nos deux top guns du jour, Laurent Grassin de Boursorama.
00:07Bonjour Laurent.
00:08Bonjour Antoine.
00:09Ravie de vous recevoir en direct ce matin au mardi Bout de Fineco.
00:12Bonjour.
00:13Bonjour Antoine.
00:14Alors, dites donc, là on a quand même, je parlais des deux malades du CAC 40,
00:20entre Capgemini et Publicis, qui se font rincer.
00:23Publicis, c'est plus une question de résultat.
00:25Maintenant, il y a peut-être un storytelling IA qui était vaguement survendu ces derniers mois,
00:31qui part un petit peu à l'écrémage en ce moment.
00:34Mais Capgemini, le titre a perdu 8-9%.
00:39Il était déjà mal en point à cause de leur problème de contrat avec l'ICE.
00:42Tout ça s'est réglé.
00:44Hier, sur l'ensemble du segment tech mondial,
00:47et chez nous singulièrement du côté de Capgemini,
00:50on avait un nouveau modèle qui a été dévoilé par...
00:53Alors, du coup...
00:55Anthropique.
00:55C'est Anthropique, oui, voilà.
00:57C'était bien ça.
00:58Anthropique, ça m'a totalement disrupté certaines activités de Capgemini.
01:03De quelle manière ?
01:04Quelle valorisation ça nécessite d'écrémer sur un titre qui a déjà passablement souffert ?
01:10Ça me rappelle, il y a quelques mois,
01:14c'était Klarna qui disait...
01:16Notre hotline, on l'a remplacé par une IA, ça marche super bien.
01:19C'était les performances là-dessus.
01:20Est-ce que vous pensez qu'on ne devient pas un petit peu...
01:26Oui, oui, c'est bis répétita, exactement Antoine,
01:28c'est bis répétita sur ce phénomène qui montre bien la nervosité du marché,
01:32effectivement, où Anthropique explique qu'il sorte un agent qui va...
01:35Alors, visiblement, à vocation juridique,
01:38et le marché a tiré le trait entre eux.
01:40Bon, il va pouvoir automatiser certaines tâches.
01:42Ah, il va remplacer les avocats spécialisés.
01:45Et donc, il va faire perdre notamment de la valeur également à tous les éditeurs de logiciels
01:50qui sont quand même pas mal sous pression.
01:52Et par extension, d'extension, d'extension, effectivement, au SS2i.
01:55Et puis même à la pub, puisqu'il semblerait qu'une partie de la baisse de Publicis,
01:59il faut quand même voir que les résultats de Publicis sont excellents.
02:02Ils ne sont pas très bons.
02:03Et les perspectives sont bonnes aussi.
02:04Parce qu'on se dit, mais attendez, moi je veux bien,
02:06mais où est-ce que le marché était déçu par les résultats de Publicis ?
02:10Donc oui, on est dans ce moment-là où on a des rits de crosse,
02:13donc des lectures transverses de ce qui se passe extrêmement violentes,
02:17assez simplistes.
02:19Et avec, en plus, la bourse moderne étant ce qu'elle est,
02:22des capacités d'arbitrer très très vite et très rapidement sur ces secteurs.
02:26On a le sentiment aussi, on en parlait avec Omar avant de rentrer sur le plateau,
02:30qu'on redécouvre aujourd'hui, ou les investeurs redécouvrent que,
02:34potentiellement, oui, il y a des gains de productivité qui vont avoir lieu avec l'IA,
02:38ça c'est indiscutable, mais ce qu'on n'avait peut-être pas vu Antoine,
02:41y compris les investisseurs, c'est qu'il y aura certainement,
02:45de même que la numérisation de l'économie l'a été,
02:47un aspect désinflationniste là-dedans.
02:49C'est-à-dire qu'il ne faut pas croire que tous les coûts de productivité
02:52vont se transformer en rentabilité.
02:54Il va forcément avoir des clients qui en fassent vous dire,
02:56bon les gars, attendez, avant les gars, ils sortaient de super école de droit,
02:59ils me coûtaient une fortune, maintenant c'est votre robot IA qui fait tout,
03:02vous n'allez pas me faire payer aussi cher.
03:04Oui, maintenant le robot IA, il ne va jamais faire le boulot d'un avocat.
03:08Non, mais en tout cas, en face, le client ne va pas rester à dire,
03:11je ne vais pas accepter les mêmes fees, sachant que je sais très bien
03:13que vous en avez automatisé une partie.
03:14Et donc c'est plutôt sur le coup, mais attendez,
03:17la dimension désinflationniste de l'IA,
03:20telle que l'a été la numérisation de l'économie,
03:22quand on réduit les chaînes, quand on simplifie tout,
03:24le client derrière, il ne va pas dire, ok, je vais payer aussi cher qu'avant.
03:26Ah non, en fait.
03:27Et du coup, c'est tout le scénario de rentabilité et de productivité
03:31qui est relu, et puis dans un contexte de marché
03:33où toutes les valeurs sont extrêmement hautes,
03:35où il y a de la nervosité et tout,
03:37du coup, le mouvement, il ne fait pas tellement de sens,
03:40comme vous l'avez dit, sur le fond.
03:42Mais attendez, comment ça va se passer ?
03:45Si effectivement il y a ça, comment les acteurs spécialisent vont s'adapter ?
03:48Ils vont peut-être...
03:49Oh, on n'en sait rien, on vend, en fait.
03:51Sur le cas téléperformance, la boîte, c'en est toujours parmi.
03:55Il y a d'autres problèmes sur téléperformance,
03:57mais on voit bien que le cours est durablement plombé.
03:59Voilà. Et puis, morale de l'histoire aussi,
04:03Klarna a connu deux, trois déconvenus.
04:04Accessoirement.
04:06C'est ça, il y a le karma, mais le marché...
04:09Il n'y a pas de justice, le marché...
04:11C'est ça, et aussi, je pense que la thèse,
04:14à un moment, bon, on met tout sur l'IA et puis ça rapporte,
04:16ce n'est plus le cas.
04:17Aujourd'hui, il va falloir être drôlement sélectif
04:20et puis aussi avoir un petit peu de conviction de long terme.
04:22C'est-à-dire qu'il ne va pas falloir s'effrayer
04:25à la première chute un petit peu violente
04:26dès que quelqu'un dit quelque part
04:28« Ah bah tiens, j'ai un nouveau modèle qui remplace,
04:32qui va permettre de modéliser, j'en sais rien... »
04:34Il y a longtemps que les Chinois n'ont pas fait d'annonce à ce niveau-là.
04:36Exactement.
04:37Donc, c'est le moment aussi de regarder les dossiers
04:39sur ce qu'on pense qu'ils valent sur le long terme.
04:41C'est des moments dipsiques à répétition.
04:43Omar Dibault, il y a tout qui se mélange un petit peu
04:45parce qu'il y a ces considérations-là sur la productivité,
04:47les tendances de prix pour certains modèles industriels
04:51qui vont être un petit peu disruptés par l'IA.
04:52D'accord.
04:54Il y a aussi une sacrée question autour du financement de l'IA.
04:57Moi, j'entends différents sons de cloche.
05:00À Davos, il y a Satya Nadella, le patron de Microsoft,
05:02qui dit « Non, il n'y a pas de bulle sur l'IA,
05:04il y en aura une si les entreprises n'intègrent pas
05:08très, très, très, très vite nos modèles d'intelligence artificielle.
05:11Donc, s'il vous plaît, achetez mes tomates, s'il vous plaît. »
05:15D'un autre côté, on a Oracle qui dit
05:16« Oui, on va licencier 20 000 personnes,
05:19on va balancer tous les meubles par la fenêtre
05:20parce qu'on a 50 milliards d'investissements à financer. »
05:24On a NVIDIA qui dit « Ouais, on n'est pas vraiment sûr. »
05:27Mais en fait, si...
05:28Enfin, on nage en pleine incertitude sur le financement
05:32des Max 7, de l'économie de l'intelligence artificielle.
05:37Ça reste compliqué en termes de visibilité.
05:39Alors, ça reste compliqué en termes de visibilité.
05:41C'est quelque chose que je défends depuis plusieurs mois, en fait.
05:43Ce qui se passe sur le financement de l'IA.
05:45Maintenant, aujourd'hui, ce que l'on remarque,
05:46c'est que les Max 7 sont un petit peu en train d'agir comme des startups.
05:50C'est-à-dire que tout le free cash flow...
05:51Non, mais c'est vrai, tout le free cash flow part en CapEx.
05:54Et à un moment donné, en tant qu'actionnaire,
05:55vous commencez un petit peu à vous poser des questions,
05:57à vous dire quand est-ce qu'on aura un petit peu une certaine rentabilité
06:00et comment est-ce qu'on va monétiser un petit peu tout cela.
06:02Donc ça, c'est le deuxième sujet.
06:04Et qui, je pense, inquiète aussi les actionnaires.
06:06Et ça, c'est un petit peu vu sur les résultats de Meta.
06:08C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a plus de rachat d'actions.
06:11C'est ce qui a été annoncé par Meta lors du dernier trimestre.
06:14C'est-à-dire qu'il y aura de moins en moins de rachat d'actions.
06:17Donc l'actionnaire commence à se poser un petit peu des questions
06:18sur ces valeurs-là qui sont désormais aujourd'hui valorisées très fortement.
06:23D'accord ?
06:23Et c'est un petit peu, moi, le sujet que j'ai un petit peu traité
06:28l'année dernière notamment.
06:29C'était qu'à un moment donné, Trump avait un petit peu vu tout cela.
06:31En tout cas, l'administration Trump, notamment Scott Bessent,
06:34le secrétaire au Trésor.
06:35Et l'objectif derrière était complètement de déréglementer les banques
06:38pour que ce soit elle, derrière, par la suite, qui commence à financer
06:42un petit peu tous ces CAPEX-là.
06:43Et je ne serais pas étonné de voir de plus en plus d'hyperscaleurs
06:47et de grandes multinationales faire appel à l'endettement
06:50pour continuer de financer ces CAPEX-là.
06:52Bon, donc c'est le sujet d'aujourd'hui.
06:54Et l'autre vraie question, du coup, qui va apparaître par la suite,
06:57c'est quand est-ce qu'on aura des taux bas pour pouvoir le faire ?
07:00Ça, c'est le premier sujet.
07:02Donc ça, c'est ce que l'on verra avec Kevin Warsh, mais j'ai ma petite idée.
07:05Je me demande si on ne raconte pas un peu tout et n'importe quoi sur lui
07:09alors qu'il n'a strictement rien fait.
07:12Oui, c'est un faux con.
07:14Jérôme Powell, il était X avant d'arriver à la Fed
07:17et il est arrivé Y parce qu'il est devenu patron de la Fed.
07:19Il y a quelques petites certitudes malgré tout sur Kevin Warsh,
07:21dans le sens où c'est quelqu'un qui n'est pas pro-expansion du bilan.
07:25Non, ça ne pourrait faire.
07:26Je pense que ça le restera et il y aura potentiellement des mécanismes
07:30qui seront mis en place pour éviter que cela arrive.
07:32Et encore une fois, je parle de la déréglementation bancaire.
07:34L'objectif, c'est que la Fed revienne un petit peu sur ce qu'elle faisait avant 2008,
07:39c'est-à-dire ne pas être nécessairement un acteur des marchés financiers
07:42et plutôt laisser les banques reprendre un petit peu ce rôle-là
07:47en financement directement à l'économie réelle.
07:50C'est l'objectif.
07:51Laurent Grassin, face à ça, face à quand même des marchés
07:54qui gardent beaucoup de volatilité, beaucoup dans les cours,
07:57s'inscrivent vraiment dans l'évolution des cours,
08:00des inquiétudes sur certains pans entiers du business de certains secteurs.
08:04Les entreprises, la bourse, elles sont très, très refroidies.
08:11Si on regarde quand même le bilan 2025 et vous avez une étude d'EY là-dessus,
08:17le bilan n'est pas bon.
08:18Est-ce que vous pensez qu'il n'y a pas un peu de ça aussi ?
08:20C'est-à-dire que c'est cher, c'est compliqué.
08:22Bon, après, on est entièrement transparent et on a accès à la liquidité du marché.
08:27Mais au bout d'un moment, quand on voit que les investisseurs,
08:30alors non pas partent dans l'exubérance,
08:31mais sont capables de vendre d'un coup les idoles d'avant-hier,
08:35s'est refroidi peut-être.
08:36Il y a plusieurs choses.
08:37L'étude d'EY, elle porte sur le marché français.
08:39Oui, oui.
08:39Mais peut-être que les conclusions, on peut les étendre.
08:42C'est sûr qu'elle marque à la fois un ralentissement,
08:45à la fois des offres publiques et surtout des introductions,
08:47ce qui est un phénomène qui est vraiment prégnant depuis plusieurs années.
08:52Sur le marché français, c'est sûr qu'on voit aujourd'hui
08:55que c'est très compliqué d'exister quand on est une petite société.
08:58Les coûts afférents à une cotation, il y a eu des efforts de faits,
09:02mais restent importants.
09:03Il y a peu de couverture, il y a peu de suivi des investisseurs.
09:06Il y a effectivement, y compris sur des titres,
09:10on l'a vu dernièrement, une variation qui est très forte,
09:14des volatilités qui sont très fortes sur certains titres.
09:16Et donc, c'est vrai que ça refroidit pas mal de sociétés.
09:18Deux introductions à l'année dernière.
09:20Là, il semblerait que la pompe, si je puis dire, se réamorce.
09:25Il y a deux, trois trucs dans les tuyaux, effectivement.
09:27On va voir, on espérait beaucoup notamment de choses
09:30peut-être justement tirées dans le secteur de la défense.
09:33Mais ce que ça nous dit aussi, c'est que ça nous montre
09:37un marché boursier qui, de plus en plus, est très concentré
09:40sur des très grosses boîtes où on a du mal à avoir du renouvellement,
09:44à avoir des sociétés grandes, même si on en parlait avec Omar.
09:47Il y en a justement aux Etats-Unis qui préparent leur introduction
09:49et qui sont peut-être en train d'essayer justement d'habiller la mariée
09:52pour être particulièrement attrayante.
09:53Mais en tout cas, sur le marché français, c'est ça.
09:55C'est compliqué aujourd'hui de s'introduire
09:58et puis d'écrire une première page de son histoire boursière
10:04qui soit également plutôt positive.
10:07C'est-à-dire qu'on voit que les évolutions de cours
10:08sur les valeurs qui sont montrées sont compliquées,
10:11souvent négatives et que c'est difficile de transformer les salles.
10:14En plus, on a régulièrement Alexandre Leng de Carre Partners
10:17qui nous explique que via le marché initial, via le marché secondaire
10:21et via un attrait toujours plus vendu aux investisseurs particuliers,
10:28le private equity, finalement, devient pratiquement liquide,
10:33efficient et peut s'avérer être une concurrence
10:37vraiment redoutable maintenant pour la bourse.
10:39Je ne sais pas qu'il n'y a pas plus efficient que la bourse,
10:40mais ça, c'est mon avis personnel.
10:41Je suis d'accord aussi.
10:42Je suis d'accord aussi, mais là...
10:44Il y a les discours qu'on nous vend et puis il y a la réalité.
10:47Omar, on va rigoler.
10:49Je partage le constat de Laurent clairement.
10:51Après, pour revenir un petit peu sur cette histoire des IPOs,
10:53je pense que les marchés sont beaucoup plus sélectifs aujourd'hui,
10:56dans le sens où finalement, tout est une question de flux.
10:59Aujourd'hui, les flux vont aux États-Unis par rapport à l'IA,
11:01mais je trouve qu'il y a quand même quelques IPOs qui ont bien marché.
11:05Quand je regarde Semco Technologies, par exemple,
11:07l'année dernière, ça a été une superbe IPO.
11:09Ça continue d'ailleurs, c'est toujours une très belle histoire,
11:12mais ça prouve une chose, c'est-à-dire que les marchés
11:14regardent véritablement les dossiers
11:15et ils regardent aussi là où se trouve le vent macro.
11:19Le vent macro, il est derrière les semi-conducteurs,
11:22il est derrière l'IA, il est derrière des secteurs très stratégiques
11:24comme la défense, par exemple, et l'énergie.
11:26Et Semco représente un petit peu tout cela.
11:28Donc, c'est pour ça que les marchés sont concentrés sur des marchés,
11:32enfin, sur des marchés, on va dire...
11:34Des secteurs.
11:34Des secteurs et même des zones géographiques qui sont très porteurs.
11:38Mais aussi, on va être très intraitable sur les dossiers européens
11:41parce qu'aujourd'hui, les flux ne sont pas chez nous.
11:45Et les flux, en tout cas, on en a eu sur un autre segment très porteur de la cote,
11:52un introduit assez récent, Excel Technologies.
11:55Et ça, c'est un titre qui intéresse beaucoup les petits porteurs
11:59parce que c'est monté très, très fort.
12:01Ça a continué à monter.
12:02Il y a vraiment eu un influx.
12:03Alors, on le rappelle, c'est issu de l'ancienne galaxie Gorgé.
12:07Oui.
12:07Donc, une grande famille qui avait investi, notamment...
12:09Le gouvernement industriel.
12:10Voilà, les dispositifs de protection, notamment pour le nucléaire,
12:13enfin, des choses assez pointues.
12:14C'est des industries assez pointues.
12:15Et puis, ils se sont regroupés autour de ce qui fait la dynamique du moment,
12:19c'est-à-dire la défense.
12:20Excel Technologies, c'est principalement des drones sous-marins.
12:23Exactement.
12:23Et déjà, plus 47% depuis le début de l'année, effectivement.
12:27Après déjà un bilan extra.
12:28Après déjà un très beau bilan, ça recoupe ce qu'on a dit.
12:31Autre introduction qui a très bien marché.
12:32Je vais ratoter, mais Exosens aussi.
12:34Voilà.
12:34Voilà des petites sociétés.
12:36C'est la détection de l'opronique.
12:37Alors, eux, oui, c'est ça.
12:38Et puis, des tubes d'intensificateurs de lumière pour les JVL.
12:41Pour voir l'année.
12:42Oui, c'est très précis, mais on voit bien que, oui, y compris, je pourrais citer Odyssée
12:47Technologies aussi, qui fait des pièces d'usinage de précision.
12:51Donc, on retrouve effectivement des PME qui sont capables de s'en sortir.
12:55J'espère que cette dynamique va continuer.
12:57On sait qu'au niveau européen, il va y avoir aussi sur les autres places de marché des opérations
13:01de ce type.
13:02Oui, sélectivité, là aussi, sur les dossiers qui fonctionnent bien, avec un positionnement
13:06clair.
13:06Et puis, c'est vrai, clairement, le vent en pouls, puisque ce qui a alimenté aussi
13:09la hausse d'Exos, c'est la flopée, si je puis dire, de contrats qui signent depuis
13:14quelques mois.
13:15Oui, des boîtes qui ont vraiment changé de dimension l'année dernière, grâce aux
13:19influx autour des petites et moyennes capitalisations, puis surtout sur ces dynamiques de développement
13:25et notamment dans la défense.
13:27Omar, ça nous fait quasiment oublier qu'il y a un mot qui revient, là, qui était dans
13:33votre wording du jour, déflation.
13:36Oui, alors c'est sûr qu'en France, on commence un petit peu à approcher une zone
13:41un petit peu compliquée.
13:43Aujourd'hui, en fait, ce qu'on remarque un petit peu en France, c'est que sur la partie
13:46des biens, il n'y a plus de demande.
13:49Donc aujourd'hui, les particuliers sont un petit peu en train de modifier leur mode
13:53de consommation et réfléchissent aussi à comment réorganiser leur panier de biens.
13:58Donc, ça se reflète sur les résultats de beaucoup d'entreprises et ça se reflète
14:00également sur les réactions que l'on voit du côté des entreprises.
14:04Je vais prendre un autre État, enfin un autre pays qui connaît un petit peu cette
14:08problématique-là, c'est les États-Unis.
14:10Par exemple, moi, quand je regarde les résultats de PepsiCo ou de Chipotle hier et qu'on regarde
14:15un petit peu les annonces qu'il y a, c'est-à-dire qu'ils sont en train de revoir un petit peu
14:18leur pricing.
14:19C'était drôlement pas bon.
14:20Et puis, c'est comme chez McDo.
14:21On sent que sociologiquement, la clientèle est en train de complètement changer et que
14:25c'est structurel.
14:27Exactement.
14:27Et tout ça parce qu'on est dans un environnement qui devient inflationniste, même si les chiffres
14:34ne le montrent pas.
14:34Je parle vraiment au sens global dans le monde.
14:37Aujourd'hui, la mondialisation est un peu moins efficiente.
14:40Et de l'autre côté, ça met en place un environnement beaucoup plus inflationniste.
14:44Et c'est ce qui fait aussi que pour les particuliers, cela devient de plus en plus dur.
14:47Ensuite, il y a un autre élément, c'est que les services ne progressent pas non plus.
14:50La demande pour les services reste toujours aussi basse.
14:53Et à un moment donné, vous avez aussi le marché de l'immobilier qui est complètement
14:56à l'arrêt parce que c'est terrible ce que je vais dire, mais globalement, les politiques
15:02ne font rien concernant le déficit.
15:05Donc, ils envoient un très mauvais message au marché.
15:06Et c'est ce qui fait que les taux longs restent à des niveaux toujours aussi élevés.
15:09Donc, à partir du moment où les taux longs restent, les taux planchers pour l'immobilier,
15:14vous avez un marché à l'arrêt.
15:16Donc, globalement, plus de consommation et on s'approche d'une déflation.
15:19Donc, la vraie leçon, c'est qu'une déflation, enfin une déflation, une désinflation peut être bonne
15:24quand il y a des gains de productivité en France, ce n'est pas le cas.
15:28Donc, ça devient très problématique.
15:30Au cœur de nos problématiques budgétaires, évidemment, le budget, vos finances, édition spéciale,
15:35tout pour investir demain de 11h à midi avec un, on va dire, un arrêt aux pages d'invités.
15:43Et on va faire un All-Star Game, vraiment, pour vous réexpliquer tout ça
15:47et faire le point un petit peu sur ces problématiques.
15:49Omar Di Bofineco, merci d'avoir été en direct avec nous ce matin,
15:53Laura Grassin de Boursorama.
15:54Merci également.
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