- il y a 7 minutes
Ce mardi 17 février, Antoine Larigaudrie a reçu Christian Fontaine, directeur de la rédaction du magazine Le Revenu, et Félix Baron, fondateur du Club des Investisseurs Indépendants, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:04Christian Fontaine du magazine Le Revenu, bonjour.
00:07Bonjour Antoine.
00:08Et Félix Baron du club des investisseurs indépendants, bonjour.
00:11Bonjour Antoine.
00:11On parlait de l'espèce de petit jeu de massacre auquel on se livre depuis quelques semaines
00:15sur qui va être bousillé par l'IA en gros.
00:19Je lisais même ce matin un édito, c'était Zero Edge sur Twitter,
00:24qui disait voilà, ça y est, maintenant tout le monde déteste l'IA.
00:26Voilà. Vrai ou pas vrai ?
00:30Bon, bref, elle fait partie de nos vies, de plus en plus au quotidien, etc.
00:34Mais on a l'impression que sur les marchés, il y a eu une telle, je ne sais pas,
00:39je disais crise d'adolescence, là, à ne pas savoir où on va,
00:41à faire un petit peu n'importe quoi, à taper sur tout un tas de secteurs d'un coup,
00:45mais de manière monstrueuse, que, ouais,
00:48est-ce que tout le monde n'est pas en train de prendre l'IA en grippe,
00:51en disant oui, ça crée de la valeur, et puis en même temps, ça en détruit ?
00:56Et vous avez regardé un petit peu les notes des grandes banques d'affaires américaines
01:00pour essayer de trier le bon grain et l'ivraie,
01:01parce que c'est vrai qu'au bout d'un moment, on n'y comprend plus rien à cette affaire
01:04sur les marchés.
01:04Qu'est-ce que vous en pensez, Félix ?
01:05Vous parliez de crise d'adolescence, je pense qu'on a passé 2-3 ans à dire que l'IA
01:09allait faire polytechnique,
01:10probablement on les mine après, et en fait, on ne sait même pas s'il allait avoir le bac.
01:15J'entends par là qu'on a fait des énormes promesses sur les gains de productivité,
01:20et sur toute la technicité, sur toute l'innovation que pourrait apporter l'IA.
01:24Aujourd'hui, on voit des choses phénoménales en traitement de données,
01:28dans la rapidité du traitement, dans le volume,
01:30mais pour l'instant, on ne fait pas vraiment décoller des fusées,
01:33et on n'a pas encore guéri les maladies les plus graves.
01:36Pas encore, parce que j'ai évidemment, comme vous, plein d'enthousiasme et d'espérance.
01:39Oui, ça va venir, mais...
01:40Mais du coup, la vérité sur l'IA, si on écoute Goldman Sachs,
01:45dont vous disiez que j'ai analysé sa liste Buy Yourself pour 2026,
01:49donc acheter ou vendre, en fait, elle dit la chose suivante,
01:52l'IA ne va pas remplacer les softwares.
01:55En gros, pourquoi tout le monde déteste l'IA ?
01:57Parce qu'on a cru qu'elle allait dégager tout ce qui avait fait gagner énormément d'argent
02:01depuis 5-10 ans, c'est-à-dire le software.
02:03C'est ça.
02:03Mais en revanche, ça va créer une forte séparation,
02:06c'est-à-dire que ceux qui ne font que ce qu'on appelle du workflow automation,
02:11c'est-à-dire de l'automatisation des flux,
02:12de remplir des choses avec des données chiffrées,
02:15de manière brute, de manière standardisée,
02:18si vous ne faites que ça, vous êtes mort.
02:19Si vous avez une composante avec des données propriétaires,
02:23une plateforme qui se singularise, et de l'infrastructure,
02:26là, vous êtes gagnant.
02:27Et donc, en ce sens, Goldman a distingué 26 gagnants, 41 perdants.
02:34On va faire toute la liste.
02:35Oui, peut-être pas.
02:35On va regarder.
02:37Leur but, je le répète, c'est de dire
02:39lesquels vont survivre ou pas survivre à l'IA dans les boîtes de software.
02:42Alors, numéro 1 en haut du podium,
02:44Microsoft, je l'ai déjà dit plusieurs fois,
02:47j'aime bien la formule,
02:48la tech, c'est un jeu où Microsoft gagne toujours à la fin.
02:51Microsoft était dans le top 5 des capitalisations il y a 25 ans,
02:54c'est toujours le cas.
02:56Pourquoi ?
02:56Parce qu'ils ont une partie d'Open AI,
02:59ils ont une énorme partie d'infrastructure cloud et IA avec Azure,
03:04qui a une croissance de 39% sur le dernier trimestre.
03:08Donc, quelles que soient les promesses de l'IA,
03:11cette division-là, cette activité-là, leur fait gagner de l'argent.
03:14Et puis, ils dépensent vraiment,
03:15ils ont énormément de trésorerie pour investir sur leur infrastructure IA.
03:18Donc, même si c'est une énorme boîte de software,
03:21Microsoft, elle est plutôt sereine.
03:23Je dirais la même chose de Alphabet,
03:24qui est le numéro 2 dans la liste de Goldman Sachs,
03:27donc Google.
03:28Mais là, pour une autre raison.
03:30Google, c'est des marques formidables.
03:31Vous avez donc le Search, Google Search,
03:33vous avez Gemini pour l'IA,
03:35qui est quand même vraiment impressionnant.
03:37YouTube, qui est la base de données la plus importante du monde
03:39dans les comptes, qui est absolument irréflatable.
03:41Ce n'est pas une source de data, ça, oui.
03:42Donc, en fait, là, Goldman dit,
03:44pourquoi on met Google en deux ?
03:45Parce qu'ils ont des moats,
03:46c'est-à-dire des fossés infranchissables,
03:48comme l'a dit Warren Buffett,
03:49dans presque toutes leurs grosses activités.
03:51On ne peut pas faire la concurrence à Google immédiatement,
03:54mais avec tout l'argent du monde.
03:55D'ailleurs, Apple fait appel à eux pour bricoler leur IA.
03:59Oui, malheureusement, l'IA d'Apple,
04:00ce n'est pas encore au rendez-vous.
04:02Est-ce qu'ils sont destinés à ça ?
04:04Ça reste une question.
04:05Non, Apple, c'est du consumer,
04:06c'est des téléphones de luxe.
04:07C'est des beaux téléphones.
04:09Ils savent très bien le faire.
04:10Et en numéro 3, vous avez Oracle.
04:13Oracle, pourquoi ?
04:14Parce qu'eux, déjà, ils rassurent énormément,
04:16même si c'était du software au début.
04:17Ils ont 523 milliards de dollars de carnet de commande.
04:20Donc, une boîte qui a autant de backlog devant elle,
04:24elle est rassurante.
04:25On est d'accord,
04:25mais il est gonflé le pari de Goldman Sachs,
04:27parce que c'est précisément sur Oracle
04:29que se sont fixées énormément d'incertitudes,
04:31et en particulier le système de financement
04:33un peu en circuit fermé.
04:34Oui, mais Oracle,
04:35comme pour Microsoft,
04:37comme pour Google,
04:38et comme pour toutes les boîtes
04:39qui géraient d'énormes bases de données,
04:42ils se sont rendus compte
04:42qu'avec des serveurs de bases de données,
04:45ils pouvaient dupliquer
04:45et donc devenir des acteurs importants du cloud.
04:48De la base de données
04:49et du champ de serveurs au cloud,
04:50il y a un pas technique qu'il faut franchir,
04:52mais qu'ils avaient les moyens financiers.
04:53Et c'est pour ça que c'est devenu,
04:54les hyperscalers sont devenus
04:55les plus gros acteurs du cloud.
04:57Je comprends la logique.
04:58C'est vraiment les trois gagnants.
05:01Maintenant, du côté des...
05:02Alors, il y a toujours sur la même logique,
05:06dans la cybersécurité,
05:07vous avez CrowdStrike et Palo Alto.
05:09Ils sont, en fait,
05:10c'est tellement complexe
05:12et c'est tellement sophistiqué
05:13comme architecture technologique
05:15que là, le fossé, en fait,
05:17votre avantage,
05:18il est purement technique.
05:19Personne ne peut faire la concurrence
05:20à des outils pareils.
05:23Snowflake aussi, dans les gagnants.
05:25Alors, Snowflake,
05:26c'est grâce à une tarification.
05:27Personne ne fait ça,
05:28mais ils ont une tarification séparée.
05:30Soit vous louez à l'espace,
05:31soit vous louez à la puissance de calcul.
05:32C'est toujours du cloud.
05:33Cloud de gestion de projet.
05:34Et puis, le dernier,
05:35c'est Palantir.
05:36Alors, on dirait,
05:36peut-être que c'est survalorisé,
05:37mais Palantir a des contrats
05:38avec énormément d'États occidentaux
05:41de très long terme
05:43et ils ont une intégration
05:45vraiment très profonde.
05:46Donc, se priver de Palantir,
05:48il n'y a pas de concurrence,
05:49c'est compliqué.
05:49On passe aux losers,
05:50comme disent les Américains.
05:51Alors, il y a Salesforce dedans.
05:53Oui.
05:53J'allais vous dire,
05:54mais c'est un groupe maudit,
05:55Salesforce,
05:55parce que ça fait des années
05:57et des années
05:58qu'ils n'arrivent pas
05:59à gagner de la valeur,
06:01justement,
06:01avec toutes les solutions
06:02qu'ils offrent.
06:03C'est effrayant.
06:05Et avec l'IA,
06:06ça va être encore moins le cas, finalement.
06:07Ça correspond au monde des SaaS,
06:09des Software as a Service,
06:11un peu au monde d'avant.
06:12C'est-à-dire que Salesforce,
06:13je l'utilise au quotidien,
06:14c'est très pratique.
06:15Mais tout le monde l'utilise au quotidien.
06:16pour le CRM,
06:17pour analyser des leads,
06:18etc.,
06:18et avoir des outils marketing.
06:21Le problème,
06:22c'est la facturation.
06:22C'est le modèle.
06:23Salesforce facture
06:24à l'utilisateur,
06:25donc l'employé,
06:26le commercial,
06:27le dirigeant.
06:28Mais il y a une grande partie
06:30de ces tâches
06:31qui sont faites
06:31avec les outils de Salesforce
06:32qui sont automatisables
06:33et que si l'IA peut
06:34les automatiser demain,
06:36eh bien Salesforce perdra
06:37des points de facturation,
06:39des débouchés de facturation.
06:40Et en plus,
06:41Salesforce développe
06:42sa propria.
06:42Ils sont en train
06:43de manger eux-mêmes
06:44leur...
06:44Ils sont en train
06:45de se manger eux-mêmes, oui.
06:47Voilà.
06:47Et dans la même logique,
06:48vous avez Intuit,
06:49Intuit qui est hyper connu
06:50pour ces systèmes
06:51de comptabilité
06:52et de fiscalité.
06:54Le problème,
06:55c'est que remplir
06:56une feuille d'impôt
06:57ou remplir un livre de compte,
06:59ça paraissait compliqué
07:00il y a 10 ans,
07:01mais aujourd'hui,
07:01c'est extrêmement rapide.
07:02Il n'y a qu'à voir
07:03la télétransmission,
07:04ça se fait de manière automatique.
07:05Il n'y a pas des gens
07:05des impôts qui le font à la main.
07:07Donc si aujourd'hui,
07:08on pouvait le faire sans l'IA,
07:10imaginez ce que ça va donner
07:11avec l'IA.
07:12Et tous les outils
07:13de workflow automation,
07:15d'automatisation
07:15des process de travail
07:16uniquement chiffrés,
07:17sans grosse valeur ajoutée.
07:18Donc tous les Workday,
07:20les DocuSign, etc.
07:22Monday.com,
07:23tout ça,
07:23selon Goldman Sachs,
07:24pas selon moi,
07:25va passer à l'AS.
07:27Bon, Christian Fontaine,
07:29cette espèce de top et flop
07:31de ce que peut disrupter
07:33ou pas disrupter l'IA,
07:35vous êtes d'accord
07:36ou vous étendriez ça
07:37aussi à d'autres secteurs ?
07:38Alors,
07:39les investisseurs sont en stress,
07:41qu'ils soient particuliers
07:42ou institutionnels.
07:43En fait,
07:43tout le monde se demande
07:45s'il détient le Misty Gris,
07:46à savoir la valeur
07:48qui va annoncer ses résultats
07:492025
07:50et qui va perdre
07:5210,
07:5215,
07:53voire 20%
07:53dans la journée.
07:55Après ça,
07:56l'une des stratégies
07:57effectivement
07:57est d'essayer de voir
07:58quels seront les gagnants
07:59et les perdants,
08:00je dirais,
08:01de l'IA.
08:03Lorsque vous regardez
08:04en fait les grandes entreprises
08:05qui depuis 20 ans
08:06ont quasiment disparu,
08:07les Kodak,
08:07les AOL,
08:08les Nokia,
08:09les Alcatel, etc.,
08:10vous vous rendez compte
08:10que c'est très difficile
08:11en fait de prévoir
08:12quels seront
08:13les gagnants
08:14et les perdants
08:15de grandes mutations
08:17technologiques
08:17comme l'IA.
08:18Surtout qu'il y a des losers
08:20et des vieux de la vieille
08:22qui ne valaient plus rien
08:23qui se sont refaits
08:25une deuxième vie
08:26grâce à l'IA
08:27mais avant ça,
08:28grâce à d'autres
08:30pivots de transformation.
08:31Donc,
08:31on peut estimer
08:32que tout est possible aussi.
08:33Tout est possible,
08:34les choses sont complexes
08:35et globalement,
08:36l'environnement
08:36est quand même
08:37très incertain.
08:37Dans cet environnement,
08:39le revenu,
08:39sauf si vous êtes
08:40un investisseur
08:41excessivement averti,
08:42le conseil,
08:43c'est plutôt
08:43de chercher
08:44des protections.
08:46Donc,
08:46vous avez
08:46la protection offensive
08:47et la protection
08:48vraiment défensive.
08:49La protection offensive,
08:50c'est vous positionner
08:51plutôt sur des ETF,
08:54sur des indiciels.
08:55Pourquoi ?
08:55Parce que vous savez
08:55très très bien
08:56que quel que soit
08:58le nom des vainqueurs
09:00difficile à deviner,
09:02le standard ZN pour 500,
09:03voire les indices
09:04sur le Nasdaq
09:05progresseront au cours
09:06des 10, 15 ou 20
09:07prochaines années.
09:08Parce que prétendre
09:09le contraire,
09:09c'est affirmer
09:10que globalement
09:11et dans leur ensemble,
09:12les plus grandes entreprises
09:13du monde
09:13vont perdre de l'argent
09:15sur des durées aussi longues,
09:16ce qui est très improbable.
09:18Et puis après ça,
09:18vous avez la vraie protection
09:20et la vraie protection
09:21aujourd'hui,
09:22bien sûr,
09:22lorsqu'on est épargné
09:23en français,
09:24c'est l'assurance-vie
09:25en euros.
09:25On ne le répéterait jamais
09:26assez.
09:27Vous savez,
09:27ça fait 20 ans
09:28que tout le monde
09:29annonce
09:30a mort de l'assurance-vie
09:31en euros.
09:31L'assurance-vie en euros
09:32n'a jamais autant collecté.
09:34Là, on est en période
09:34d'annonce,
09:35en fait même de fin
09:36de période d'annonce
09:37des taux 2025.
09:39Ils ont été excellents.
09:40Les contrats primés
09:42par le revenu,
09:43les garances,
09:44actes épargne 2,
09:45RES,
09:45multisupport,
09:46CARAC, etc.,
09:47ont tous gagné
09:48plus de 3%,
09:49voire plus de 3,5%,
09:51autour de 15%
09:52sur 5 ans.
09:54Donc, ce n'est pas
09:56dans cette période
09:57actuelle d'incertitude
09:58et là,
09:59j'insiste,
10:00se constituer une poche
10:02de liquidité,
10:03renforcer ces liquidités
10:04autour de 15,
10:0520,
10:0525%.
10:06Ça dépend
10:06les portefeuilles prudents
10:08ou équilibrés du revenu,
10:09mais on est entre 15 et 25%.
10:11à la fois pour protéger
10:12son portefeuille
10:13en cas de coups de grisou
10:14et à la fois pour saisir
10:14les opportunités.
10:15Ça semble un bon pari.
10:17Oui, au revenu,
10:18on croit dans la tech.
10:20Maintenant,
10:20pouvoir affirmer
10:22au effort
10:22que c'est telle ou telle société
10:24qui sera gagnante
10:25dans le long terme,
10:26encore une fois,
10:27il faut regarder dans la durée,
10:28c'est quand même
10:29sacrément compliqué.
10:30C'est-à-dire que
10:31quand on voit
10:32ce que ça donne
10:32dans la tech américaine
10:33où précisément
10:35les vieux noms
10:35font leur grand retour
10:37et profitent de l'IAX,
10:38que ce soit Microsoft,
10:39que ce soit Intel,
10:40etc.
10:40c'est valable aussi
10:41pour les supports
10:42d'investissement.
10:43Il y en a qui vont nous aider
10:44à résister à tout ça.
10:45Bien sûr,
10:46regardez même aussi
10:47la tech en France
10:48de ce que c'est ici de l'Atlantique.
10:49On s'est vu,
10:49il y a huit jours,
10:50d'assosystèmes,
10:51moins 30%
10:52dans les temps de huit jours.
10:53Il y a deux ans,
10:54c'était une valeur de croissance
10:56incontournable
10:56dans tous les portefeuilles.
10:57Et puis,
10:58ça reste quand même
10:59une très belle société.
11:00Donc,
11:01je dirais
11:02oui au stock picking,
11:04mais à condition
11:04vraiment d'être
11:05un épargnant
11:06excessivement averti.
11:07Félix Baron.
11:08Je suis d'accord
11:10c'est très difficile
11:11de déterminer
11:12et le marché
11:13est dans une telle euphorie,
11:15une telle fièvre.
11:16Le déséquilibre mondial,
11:18le nouveau désordre mondial
11:19est tel que
11:19j'ai vraiment l'impression
11:21qu'on n'est pas dans le Far West
11:22mais presque
11:22et que c'est le temps
11:23de se poser
11:24des questions de base
11:25très simples.
11:26Quelles sont les valeurs
11:27qui seront indispensables demain ?
11:29Et je parlais beaucoup
11:30d'IA et de tech.
11:31Je ne sais pas
11:32si on peut vivre
11:32sans l'IA ou la tech,
11:33mais ce dont je suis sûr
11:34c'est que même s'il y a
11:35des robots et des IA
11:36qui remplacent tout ce qu'on fait
11:37et qui présenteront
11:38les missions à notre place
11:38dans 15 ans.
11:40Il faudra de l'énergie
11:41pour faire tourner tout ça.
11:42Oui.
11:42Il faudra de l'énergie
11:43pour faire tourner tout ça.
11:44Donc je suis très enthousiaste
11:45sur le secteur de l'énergie,
11:46pas seulement le renouvelable
11:48mais aussi le...
11:50L'intelligence électrique.
11:51L'intelligence électrique
11:52et c'est les bons chenaires
11:53qui est français.
11:55Et on a...
11:55Enfin,
11:56et aussi les circuits
11:58de refroidissement
11:59mais de manière
12:00plus basique
12:01pour faire tourner
12:03les data centers,
12:04pour faire tourner
12:05toute cette somme
12:06de technologie,
12:08il faudra du pétrole,
12:10du nucléaire,
12:11du gaz.
12:12Évidemment,
12:13le plus vers une transition
12:14verte possible
12:15si c'est le souci
12:17de tout le monde.
12:18Mais je pense
12:19que c'est bon
12:19aussi de faire des paris
12:20de long terme
12:21en ce moment
12:21en se disant
12:22si je fais ça,
12:23je ne prends pas de risque.
12:23Très peu.
12:24Au milieu de tout ça,
12:25vous y croyez
12:26au dicton boursier,
12:27aux superstitions,
12:29Félix ?
12:31Le seul auquel je m'attache
12:32c'est que généralement
12:34le mois de janvier
12:35donne le ton pour l'année.
12:38Vendredi 13,
12:39ça marche en bourse
12:39Christian Fontaine ?
12:40Pourquoi parler
12:41du vendredi 13 ?
12:42Parce que vendredi dernier
12:43c'était le 13.
12:44Regardons les statistiques
12:47pour nous baser
12:48sur des chiffres.
12:50Le vendredi dernier,
12:52le CAC 40,
12:5213 février,
12:53a perdu 0,35%.
12:56Si on a tout petit peu
12:57dans le temps,
12:57le vendredi 13 précédent,
12:59c'était le 13 juin 25,
13:00moins 1,04.
13:0213 décembre 24,
13:03moins 0,15%.
13:04Alors attention quand même
13:05à ne pas en déduire
13:07une conclusion un peu
13:08trop hâtive
13:08sur la malédiction
13:10du vendredi 13
13:11parce que ce jour-là,
13:14les investisseurs
13:14continuent à trader,
13:16la vie économique
13:18continue à tourner
13:19et lorsque vous regardez
13:20les statistiques
13:20sur le plus long terme,
13:21notamment sur 10 ans
13:23ou depuis la naissance
13:24du CAC 40,
13:24vous vous rendez compte
13:25qu'il y a davantage
13:26de séances en hausse,
13:27de séances en bourse
13:28en hausse le vendredi 13
13:30que de séances en berce.
13:31Sur les 10 dernières années,
13:33puisqu'on a regardé
13:33au revenu de façon plus précise
13:35sur les 10 dernières années,
13:3670% de séances en hausse
13:38et quand il y a des baisses,
13:39les variations ne sont pas
13:40non plus très importantes.
13:43Donc il n'y a pas de panique,
13:45je dirais une vigilance,
13:47surtout en 2026
13:48puisqu'en 2026,
13:49selon les années,
13:50il y a entre 1 et 3 vendredi 13.
13:52Cette année,
13:52on a tiré le jackpot
13:53puisqu'on a le droit
13:54à 3 vendredi 13.
13:55Donc il y a 1 vendredi 13
13:57le 13 mars
13:58et puis le 13 novembre.
14:00Voilà,
14:00on va voir tout ça,
14:02ce que cela donne.
14:04Ce n'est pas forcément,
14:06vous savez,
14:06le conseil du revenu
14:08dans ces périodes agitées,
14:11c'est plutôt buy and hold.
14:13Donc on achète
14:14et on conserve pour le long terme.
14:15Donc on ne s'amuse pas
14:17à sortir du marché
14:19la veille,
14:20donc à l'heure d'un vendredi 13,
14:21pour y revenir.
14:22Ça vaut mieux.
14:22Le lundi matin qui suit,
14:25ça me paraît excessivement compliqué
14:27et hasardeux.
14:28Et puis mon adage préféré,
14:30c'est sans doute,
14:30ces dernières années,
14:31c'était assez vrai,
14:32sell in men and go away.
14:33Alors,
14:34ce n'est pas forcément dire
14:35qu'il faut le faire,
14:36mais c'est vrai que souvent,
14:38l'hiver est quand même
14:39meilleur en bourse
14:40que le nez l'été.
14:43Donc pourquoi pas ?
14:45Voilà, pourquoi pas ?
14:45Et puis les étés,
14:46c'est agité,
14:47on le sait.
14:48Félix Baron,
14:49du Club des Investisseurs Indépendants,
14:50merci d'avoir été en direct
14:51avec nous ce matin.
14:52Christian Fontaine,
14:53on se retrouve dans quelques minutes
14:54pour faire un petit point
14:55sur le PER.
14:56Il y a des choses intéressantes à dire.
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