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Ce jeudi 16 avril, Nour Bendimered, directeur des investissements chez iVesta, et Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, ont échangé leur point de vue sur les records de performances de la bourse de New York, qu'ils attribuent principalement aux géants de la tech et à l'essor de l'intelligence artificielle, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:009h41, c'est l'heure du face-à-face ce matin avec en plateau Nour Ben Dimred, le directeur des
00:05investissements de Ivesta.
00:06Bonjour Nour.
00:06Bonjour Etienne.
00:07Merci de nous accompagner avec Alexandre Barazez, le chef analyste d'IG.
00:10Bonjour Alexandre.
00:11Bonjour Etienne.
00:11C'est vrai que depuis le début de cette émission, on en parle, mais quand même, le S&P a
00:15touché un record hier pour la première fois depuis la fin janvier.
00:19Le Nasdaq a également touché un plus haut grâce à une onzième séance dans le vert.
00:24Et pourtant, le conflit en Iran, non, n'est pas terminé.
00:27La deadline est toujours à mardi en ce qui concerne ce cessez-le-feu.
00:31Mais le marché est très optimiste, d'autant plus que Donald Trump, tous les jours, remet un sou dans le
00:35jukebox en disant « tout se passe bien ».
00:36Il a notamment fait des tweets ces dernières heures en disant qu'Israël et le Liban se parlaient à nouveau.
00:41Oui, c'est un marché qui est surprenant par sa vigueur depuis quelques jours, qu'il y ait eu, on
00:46va dire, une dizaine de jours, une atténuation du mouvement de baisse, un début du rebond.
00:49Ça, on peut comprendre quand on voit qu'effectivement les discussions peuvent commencer, quand on voit que la volonté de
00:57parvenir à un début de solution arrive.
01:00Mais quand on est sur une situation où on est sur un cessez-le-feu, qu'il n'y a
01:03toujours pas d'accord définitif avec l'Iran,
01:06on a un pétrole qui, malgré tout, reste toujours dans une zone qui est très nettement supérieure à ce qu
01:10'il était en termes de cours il y a quelques semaines encore.
01:14On était à 60-65 dollars avant que le conflit n'éclate.
01:16On est toujours dans une zone de 80 dollars pour le WTI.
01:19Alors, c'est vrai que là-dessus, je suis un peu partagé sur le sentiment, parce que, d'un point
01:23de vue des valorisations,
01:24c'est vrai que ce qu'on a observé quand le SP500, depuis son sommet, avait lâché une dizaine de
01:29pourcents,
01:29c'est l'amplitude de baisse qui avait même commencé, la baisse, avant le début du conflit en Iran.
01:33Le SP500 avait une valorisation qui était passée de 23 fois les bénéfices, grosso modo anticipés,
01:38donc une valorisation plutôt généreuse, à 19 fois les bénéfices.
01:41Donc ça, effectivement, les multiples de valorisations sont pas mal détendues.
01:45Mais quand on regarde ces 19 fois les bénéfices, à quoi ça correspond ?
01:47C'était les moyennes, grosso modo, sur à peu près 5 ans.
01:50Les moyennes plus longues, historiques, c'est plutôt à 17 fois les bénéfices qu'on les trouve.
01:54Et donc, on a un marché qui commençait à redevenir dans la moyenne de ces valorisations des dernières années,
01:59mais est-ce qu'on pouvait considérer qu'il était devenu bon marché pour autant ?
02:03Pour moi, c'est pas mon sentiment.
02:06Et du coup, le rebond absolument gigantesque qui s'est mis en place en ligne droite,
02:08en gros, il a fallu presque un mois et demi, deux mois pour faire la baisse,
02:11depuis le sommet, et il faut deux semaines et demie pour rattraper toute la baisse et marquer un record.
02:16Pourquoi je suis moyennement à l'aise avec la puissance du rebond ?
02:19Parce que vous avez des signaux qui sont un peu contradictoires.
02:21La macroéconomie américaine, par exemple, les signaux qu'on a depuis le premier trimestre,
02:24c'est plutôt une économie qui est en train de ralentir.
02:26On regarde les anticipations de croissance américaines pour le premier trimestre,
02:30au tout début du trimestre, on avait démarré sur à peu près 3% d'anticipation de croissance.
02:33Aujourd'hui, c'est le modèle de la fête d'Atlanta qui donne cette prévision,
02:36on est à 1,3% de prévision de croissance.
02:39Ce qui veut donc dire une croissance sur le trimestre,
02:40et c'est 1,3% annualisé, donc une croissance d'à peu près 0,3%.
02:44Je rappelle que le T4 aux Etats-Unis, là aussi en rythme annuel, c'était 0,5%.
02:48C'est-à-dire une croissance à peine de 0,1-0,15%.
02:50Donc on est sur deux trimestres où la croissance est assez moyenne.
02:54Alors oui, effectivement, je pense que ce qui booste le marché,
02:57c'est que comme les valos avaient un peu baissé,
02:59et que les anticipations pour la saison de résultat qui a commencé depuis quelques jours
03:02sont très élevées, le marché se dit, bingo, j'ai des valos moins élevés,
03:06et puis je pense, mais donc c'est une anticipation que la saison va être très bonne.
03:09Dans ce cas-là, beaucoup sont rués sur le...
03:11Enfin beaucoup, on va voir peut-être tout à l'heure qui s'est rué sur les actions,
03:14pas tout le monde, mais je pense que c'est un des arguments,
03:17c'est par rapport à la saison de résultat.
03:18Mais moi, je suis beaucoup plus mitigé sur l'aspect macro,
03:22parce que je vois que la dynamique macro est moins là,
03:25alors que le marché a de très très grosses anticipations sur la saison de résultat.
03:28En tout cas, Nourb et Dimre, de ce que regarde le marché en ce moment,
03:31c'est les valeurs technologiques.
03:32C'est vrai qu'il y a eu un rebond fabuleux de certaines valeurs,
03:35notamment certaines sètes magnifiques qui ont gagné 20-25% en l'espace de 10-15 séances.
03:40C'est limite devenu un petit peu des valeurs défensives.
03:42Le marché se dit, bon, il n'y a pas trop de problèmes avec l'Iran,
03:45il y a de la visibilité, des cash flows, enfin bon, portefeuille idéale un petit peu.
03:49Complètement. Ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, le marché est très différent.
03:53Le marché financier américain, le S&P 500,
03:56est très largement découplé des fondamentaux macroéconomiques.
03:59On a un vrai découplage entre la micro et la macro.
04:02Du point de vue macro, Alexandre l'a très bien décrypté,
04:05il y a quand même beaucoup d'incertitudes,
04:06mais le marché aujourd'hui a considéré qu'en fait,
04:08la guerre allait être probablement de courte durée.
04:10On n'a pas terminé, effectivement, il y a encore quelques semaines
04:13de négociations, de va-et-vient,
04:15mais globalement, ça sera une guerre relativement contenue
04:17avec des impacts limités.
04:18Un point quand même très intéressant, quand on regarde les prix du pétrole,
04:21ils sont montés très haut, très vite,
04:23ils ont redescendu un petit peu plus lentement,
04:25mais quand on regarde les projections
04:26à 5-10 ans, déjà en fin d'année,
04:29le marché anticipe quand même,
04:31via les forwards sur le pétrole américain
04:33et sur le pétrole européen,
04:35enfin le Brent,
04:36des niveaux relativement bas,
04:37donc on devrait terminer l'année autour de 75
04:39et surtout en vitesse de croisière de long terme,
04:42on anticipe aujourd'hui des prix du pétrole plus bas
04:44qu'avant le conflit,
04:46à long terme,
04:47parce qu'il y aura potentiellement le retour du pétrole iranien
04:49sur le marché qui pourra apporter quand même
04:502 à 3 millions de barils de jour supplémentaires
04:52et donc, à long terme, finalement,
04:54des conditions inflationnistes
04:56qui pourraient être meilleures historiquement.
04:58Et ça, finalement, c'est plutôt positif
05:00à moyen long terme sur le marché.
05:01Donc le marché regarde plutôt en avant,
05:04sur la partie macro avec ces sujets inflationnistes
05:06liés au pétrole qui seraient durablement plus bas
05:08qu'hier avec une offre plus généreuse
05:10et surtout, effectivement, la tech
05:12qui est encore une fois le principal moteur
05:15du rebond des valeurs américaines,
05:17du rebond des marchés mondiaux, internationaux,
05:19avec des perspectives de croissance bénéficiaire
05:21qui ont été, encore une fois,
05:22révisées à la hausse pendant le conflit.
05:24Pendant le mois de mars,
05:25les perspectives de croissance bénéficiaire
05:26ont continué d'être revues à la hausse,
05:28malgré toute l'incertitude géopolitique, etc.
05:31Et pour l'instant, on est au tout début de cette saison de résultats.
05:33Il y a 6% des boîtes du S&P qui ont publié.
05:3680% des résultats sont au-delà des attentes.
05:39Mais vous, en tant que directeur des investissements
05:40chez Ivesta,
05:41qu'est-ce que vous faites face à des indices boursiers
05:44qui prennent 10% en ligne droite ?
05:46Alors, qu'est-ce qu'on a fait avant la hausse ?
05:49On s'est plutôt renforcés au mois de mars,
05:51fin mars,
05:52au moment des reports,
05:53des rebalancements trimestriels.
05:55Donc au mois de mars,
05:56on a plutôt renforcé les actions internationales,
05:58notamment les actions américaines,
05:59l'or, bitcoin.
06:00On a plutôt renforcé sur des points
06:02qui étaient relativement attractifs
06:04au moment des rebalancements trimestriels.
06:06Aujourd'hui, effectivement,
06:07les marchés sont partis très vite, très fort,
06:09mais restent relativement attractifs
06:11en termes de valorisation.
06:13On n'est plus sur des niveaux de valorisation
06:14qui sont très élevés.
06:15C'est étonnant,
06:16parce qu'effectivement,
06:17on a des marchés américains
06:18qui sont revenus au niveau des plus hauts historiques,
06:20en prix,
06:21mais pas encore en valorisation.
06:23En valorisation,
06:24on reste aujourd'hui moins cher
06:25qu'en début d'année
06:26et moins cher qu'au niveau des précédents
06:28plus hauts historiques.
06:29Parce qu'en parallèle,
06:30les perspectives de croissance bénéficiaire
06:32se sont améliorées.
06:33Notamment aux États-Unis.
06:34Par contre, en Europe,
06:36il y a beaucoup d'incertitudes
06:37sur la croissance bénéficiaire des sociétés.
06:40Beaucoup d'incertitudes
06:41et d'incertitudes qui commencent à être levées
06:42avec,
06:43voire plus que de l'incertitude,
06:44des déceptions.
06:45Notamment du côté du luxe.
06:46On a eu les principales valeurs du luxe
06:48qui ont publié.
06:49Une déception du côté de Hermès
06:51qui montre que finalement,
06:52ils ne sont pas complètement insensibles
06:54au stress.
06:55Notamment avec des décroissances
06:58qui ont été relativement décevantes.
06:595% de croissance globale.
07:016% d'effet prix.
07:02Donc en effet,
07:03volume,
07:04c'est relativement décevant.
07:05Il y a une décroissance des volumes
07:06du côté d'Hermès.
07:07C'est relativement rare.
07:09Et le marché a été très violent
07:11dans la sanction.
07:12Donc effectivement,
07:12en Europe,
07:13le contexte est très différent
07:15du contexte américain.
07:16Pour une raison très simple,
07:17on a très peu de valeurs tech en Europe.
07:19Aux Etats-Unis,
07:20on est à près de 40-45%
07:22de valeurs technologiques
07:22dans l'indice américain.
07:24En Europe,
07:24c'est moins de 7%.
07:25Avec ASML principalement,
07:27le marché est construit
07:30de façon tout à fait différente
07:31et ça explique aussi
07:32les dynamiques
07:33qui sont relativement différentes
07:35entre ces deux marchés.
07:36ASML qui a perdu 4% hier
07:37à l'occasion de ses résultats
07:38reprend 2,3% ce matin
07:40à 1 258 euros.
07:43Le secteur du luxe,
07:44ça vous tente aujourd'hui,
07:45Nourbet Dimred ?
07:46Ou non,
07:46vous restez prudent
07:47face aujourd'hui
07:48à des incertitudes,
07:49en tout cas à court terme
07:50sur la demande ?
07:51Hermès à 1 500,
07:521 600 euros,
07:53ça reste attractif.
07:54Il y a quand même
07:55des incertitudes.
07:56Aujourd'hui,
07:56ce n'est pas un call flagrant.
07:58Ça peut redevenir attractif.
08:00On attend quand même
08:00un peu plus d'évolution
08:03de voir comment ça va se dérouler.
08:06Se dérouler notamment
08:07du côté du Moyen-Orient
08:08parce que c'est vrai que
08:09il y a une baisse des ventes.
08:11Et du côté de Kering,
08:12on attend aussi
08:12le market day du jour
08:14pour voir comment le plan
08:16va être annoncé
08:17finalement pour la prochaine.
08:18En tout cas,
08:19le TIC qui a baissé
08:20de 8% hier
08:20perd 2% ce matin.
08:22Kering est la plus forte baisse
08:23du CAC 40
08:23avec donc des objectifs
08:24qui seront détaillés
08:26aujourd'hui
08:27à objectif 2028
08:28et au-delà.
08:29Alexandre Baradez,
08:30vous nous avez dit
08:30qui s'est rué ?
08:31Oui, c'est vrai,
08:32qui s'est rué
08:32sur ces 11 séances
08:34de hausse du Nasdaq,
08:36sur le mouvement
08:38très violent
08:38du S&P 500 ?
08:39On a regardé un petit peu
08:40les datas,
08:41différentes sources
08:41et on voit que c'est surtout
08:42cette fois-ci la partie
08:44institutionnelle.
08:44C'est la grosse différence
08:45par rapport au creux
08:46qu'on a connu
08:46par exemple lors du tarif douanier
08:48de Trump en 2025
08:49où là, c'était surtout
08:50le retail qui est revenu
08:51très tôt dans le marché
08:52et les institutionnels
08:53qui ont plutôt pris
08:53la tendance ensuite.
08:54Là, on voit que c'est
08:54les instituts.
08:55Alors ça, les instituts,
08:56c'est un peu un fourre-tout.
08:57Là-dedans,
08:58il y a plusieurs catégories.
08:59Par exemple,
08:59les hedge funds
09:00rentrent dans cette catégorie
09:01institutionnelle
09:02mais eux ont plutôt
09:03dû couvrir des positions
09:04vendeuses.
09:05Les hedge funds,
09:06on le voit par le positionnement
09:07de ces fonds,
09:08étaient très short.
09:10Et donc,
09:10quand le marché rebondit,
09:11après vous avez des systèmes
09:11comme pour n'importe quel particulier
09:13qui trade,
09:14ça rebondit 2%,
09:14vous coupez un peu,
09:15ça rebondit 4%,
09:16vous ne coupez pas encore
09:16et puis à un moment donné
09:17quand ça rebondit trop,
09:18c'est le short squeeze
09:18on appelle ça,
09:19c'est-à-dire que vous êtes obligés
09:19de sortir un peu du marché
09:20parce que vous êtes emporté
09:21par la tendance.
09:22Donc ça,
09:23il y a une partie de la hausse
09:26qui est aussi du tout
09:26à des débouclages un peu forcés
09:27de positions vendeuses
09:28qui alimentent la hausse.
09:29Et puis ensuite,
09:30toute la partie banque,
09:31assurance,
09:33fonds de pension également
09:34qui y a,
09:34ont acheté le creux.
09:36Mais là où effectivement
09:37je trouve que ça va quand même
09:38très très vite,
09:39c'est si vous regardez par exemple
09:40les asset managers.
09:41On peut voir aux Etats-Unis
09:42notamment,
09:42parce que c'est eux
09:43qui font une grosse partie
09:43du volume là-bas,
09:45leur pourcentage de cash.
09:46Et c'est vrai qu'on avait vu
09:47que le pourcentage de cash
09:48il y a quelques mois,
09:49c'était en gros
09:50ce qui garde en réserve
09:51la poudre sèche
09:51pour pouvoir acheter.
09:53Quand le marché avait
09:54beaucoup beaucoup grimpé
09:55et peut-être pas des records,
09:56cette réserve de poudre sèche
09:57de cash c'est 3%.
09:59C'était des niveaux
10:00historiquement bas
10:00depuis que cette mesure
10:01était faite
10:02depuis une trentaine d'années.
10:03Donc ça veut dire
10:03qu'effectivement
10:04le marché très cher à ce mois-là
10:0523 fois les bénéfices,
10:063% de réserve de cash.
10:07Et souvenez-vous
10:08quand on était hier ensemble
10:09ils disaient attention
10:1023 les bénéfices
10:11et puis 3% de réserve de cash
10:12tout le monde est dans le marché
10:13les particuliers
10:13ils sont avec du levier
10:14il faut que ça corrige.
10:15Donc on a eu la correction
10:16mais est-ce qu'on juge
10:17qu'elle est...
10:18Petite quand même.
10:19Exactement,
10:19c'est ça que je veux en venir.
10:20C'est que 10%
10:22c'est de la définition
10:23d'une correction d'ailleurs
10:23sur le marché.
10:2420% c'est bear market
10:2510% c'est une correction.
10:27Mais passer d'un stade
10:28où on corrige effectivement
10:28légèrement de 10%
10:29à un stade
10:30où en moins de 2 semaines et demie
10:31vous récupérez toute la baisse
10:33et vous battez un record
10:34et on voit d'ailleurs
10:35que ces réserves de cash
10:36aujourd'hui chez les gérants
10:37sont toujours de l'ordre
10:38elles sont remontées à 4%.
10:39Ça veut dire que les asset managers
10:40ne se sont pas tous rués
10:42non plus là-dessus.
10:43Donc c'est un mix
10:43en fait d'institutionnels
10:44et on voit par contre
10:45que le retail
10:45lui n'est pas tellement
10:46revenu là-dessus.
10:47Et c'est vrai que ce qui va
10:49la saison de résultats
10:50ça va être vraiment
10:50le révélateur.
10:51Est-ce qu'on est remonté
10:52trop vite ou pas ?
10:54Mais je pense que la macro
10:55je pense que la sous-estime
10:56parce qu'on entend beaucoup
10:57dire que le consommateur américain
10:59reste résilient
11:00qu'il est toujours bien positionné.
11:02Moi je mets un gros point
11:03d'interrogation là-dessus
11:03parce que quand vous regardez
11:04plusieurs stats
11:05par exemple les données PCE
11:06aux Etats-Unis
11:07pas l'inflation de la partie PCE
11:08c'est-à-dire personal
11:09consumption expenditure
11:10c'est-à-dire les dépenses
11:11de consommation
11:11vous avez la mesure
11:13nominale large
11:14qui était de 0,5%
11:15mais quand vous regardez
11:16la partie réelle
11:18c'est-à-dire en dehors
11:18des effets de prix
11:19on est sur janvier-février
11:20à seulement 0,1%
11:21et donc ce qui veut dire quoi ?
11:22C'est-à-dire qu'une partie
11:23de la consommation
11:24qui apparaît dans les plus
11:24quelque chose
11:25vient surtout d'une variation
11:27des prix à la hausse
11:27donc de l'aspect inflation
11:29plutôt que d'une hausse
11:30des ventes en volume
11:30et sur les ventes au détail
11:32c'est un peu la même chose
11:32on avait décembre-janvier
11:34c'était flat
11:35voire légèrement négatif
11:36il y a eu juste 8 février
11:36où c'était un petit peu mieux
11:37mais vous voyez
11:39on a cette impression
11:39que le marché vit un peu sa vie
11:41avec des scénarios
11:42qui lui sont confortables
11:43alors que l'économie américaine
11:44retail est à la fois
11:45plus globale macro
11:46et sur un rythme qui est
11:48encore une fois
11:48quand vous regardez le T4
11:49et le T1 aux Etats-Unis
11:50vous étiez à 0,5%
11:51de croissance annualisée
11:52donc ce qui veut dire
11:53encore une fois
11:53à peine 0% plus quelque chose
11:54de croissance
11:55et là au T1
11:57si on s'en sort bien
11:58c'est du 1,2,1,3
11:58donc c'est pas un rythme
11:59de croissance qui est très important
12:01Mais le marché est toujours
12:02dans l'anticipation Alexandre
12:03pour l'instant
12:04il anticipe que la situation
12:05va se réguler
12:07Nous on voulait réagir peut-être
12:08par rapport à ces données macro
12:10vous comment en tant qu'investisseur
12:12directeur des investissements
12:13vous pouvez prendre des décisions
12:15avec à la fois
12:16c'est vrai des indicateurs
12:17qui peuvent faire peur
12:17ou inquiéter
12:18ou en tout cas
12:19bon
12:20en tout cas
12:20qui se regardent
12:21qui peuvent alarmer
12:23d'une certaine façon
12:24et puis de l'autre côté
12:25des sociétés
12:26qui sont quand même
12:26assez confiantes
12:28pour l'instant
12:28Ce qui est très important
12:29c'est d'identifier
12:31les secteurs
12:31les valeurs
12:32qui sont les plus sensibles
12:33à ce fameux ralentissement économique
12:34qui est certain
12:35effectivement il y a un ralentissement économique
12:37on le voyait avant la guerre déjà
12:39depuis le T4
12:40on voyait un début d'effritement
12:41de la croissance américaine
12:42on ne parle pas de récession
12:44à ce stade
12:44mais on parle quand même
12:45de ralentissement de la croissance
12:46qui a été relativement marqué
12:47et effectivement
12:48l'aspect inflationniste
12:49lié à cette guerre
12:50au Moyen-Orient
12:50peut aggraver la situation
12:52on le voit déjà
12:53dans les marchés
12:54les analystes ont commencé
12:55à réviser
12:55les perspectives de croissance
12:57modérément
12:57mais à la baisse
12:58quand même
12:59sur la croissance
13:01du PIB
13:02pas au niveau des valeurs
13:03donc sur la croissance du PIB
13:05on a effectivement
13:05un ralentissement
13:06de la croissance anticipée
13:07qui va affecter
13:08plus certains secteurs
13:09que d'autres
13:09la consommation
13:10on parlait du luxe
13:11précédemment
13:12le luxe
13:13la consommation discrétionnaire
13:14c'est effectivement
13:15les secteurs
13:15qui devraient être
13:16les plus lourdement pénalisés
13:18donc plutôt
13:19rester à l'écart
13:21de ce genre de valeurs
13:23attention peut-être
13:24au niveau de capitalisation
13:25quand on a un peu
13:26de tension
13:28sur les marchés
13:28les petites valeurs
13:29qui sont plus sensibles
13:31à la croissance économique
13:32moins diversifiées
13:33moins robustes
13:34sont peut-être
13:35plus fragiles
13:36mais il y a quand même
13:37des belles réserves
13:38de performance
13:38dans les small et mid-cap
13:39qui ont aussi
13:40peut-être plus d'exposition
13:41au secteur industriel
13:43et à l'armement
13:44au secteur défense
13:45qui eux sont des secteurs
13:46qui sont sur des tendances
13:48séculaires
13:49qui vont bénéficier
13:50des plans de dépense
13:51d'infrastructures américains
13:52et européens
13:53et donc en fait
13:54quel que soit le positionnement
13:55que vous allez prendre
13:55que ce soit sur les large cap
13:56sur les small cap
13:57sur les mid-cap
13:58ce qui est très important
13:59c'est de regarder
13:59la dépendance
14:00à la croissance du PIB
14:03à la croissance américaine
14:04vu qu'on parle
14:05des Etats-Unis ici
14:06quand on regarde
14:07du côté des valeurs technologiques
14:08ça reste quand même
14:09le secteur qu'on privilégie
14:11puisque positionné
14:12sur une tendance séculaire
14:13les plans d'investissement
14:14vont pas s'arrêter
14:15même si on a
14:16un petit peu plus
14:17d'inflation à court terme
14:17même si le pétrole
14:18reste à 90 dollars
14:19et qu'on a une inflation
14:20qui prend 0,2
14:210,3%
14:22c'est pas ça
14:23qui va arrêter
14:23les plans de dépense
14:24on va rester sur
14:25une tendance séculaire
14:26très forte
14:27les publications de résultats
14:28qu'on a eues jusqu'à présent
14:29vont dans cette tendance
14:30on a eu TSMC
14:31qui a publié
14:32des super résultats également
14:34Micron, Samsung
14:35qui ont publié
14:35des très bons résultats
14:36on devrait avoir
14:37une poursuite
14:38de cette croissance
14:38quand on regarde
14:39pour le Q1
14:40le premier trimestre
14:412026
14:43le marché
14:43s'attend quand même
14:44à 45%
14:45de croissance bénéficiaire
14:47pour le S&P Tech
14:48par rapport au Q1
14:492025
14:49donc c'est quand même
14:50une croissance
14:51extrêmement forte
14:52qui en fait
14:53n'est pas uniquement
14:54de la spéculation
14:55ces valeurs-là
14:55ces entreprises
14:56ont des carnets
14:57de commandes
14:58qui sont pleins
14:58et sur lesquels
14:59on a de la visibilité
15:00donc le pourcentage
15:02d'incertitude
15:03sur la perspective
15:04de croissance
15:04il est relativement faible
15:05à ce stade
15:06la santé
15:06le secteur de la défense
15:08aussi
15:08c'est des secteurs
15:09qui peuvent être
15:10renforcés
15:11ou achetés
15:11aujourd'hui
15:11parce qu'ils n'ont pas
15:12joué leur rôle
15:13de valeur refuge
15:14en mars
15:15la défense
15:16a été
15:16beaucoup d'aller-retour
15:17beaucoup de volatilité
15:18il y a eu de la déception
15:19effectivement
15:19sur quelques valeurs-refuges
15:20notamment l'or
15:21mais pour des raisons
15:22qu'on comprend
15:22avec l'effet dollar
15:23et taux
15:24la défense
15:25reste un secteur
15:26sur lequel
15:27on est relativement
15:28positif
15:29notamment
15:29via les small
15:30et mid-cap
15:30principalement
15:31donc des petites
15:32et moyennes valeurs
15:32mais effectivement
15:33la défense
15:34reste un secteur
15:34sur lequel
15:35on est plutôt optimiste
15:36merci à tous les deux
15:37de nous avoir accompagné
15:38ce matin
15:39Nour Benzimret
15:39directeur des investissements
15:40chez Ivesta
15:41Familiers Office
15:42et Alexandre Bardet
15:43chef analyste d'Ig
15:44et Alexandre Bardet
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