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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00Bonjour à tous, ravis de vous retrouver et d'entamer cette semaine de 120 minutes infos en votre compagnie en
00:00:05direct sur CNews jusqu'à 17h pour décrypter toute l'actualité.
00:00:08On va largement s'arrêter bien sûr sur l'affaire Liana, les dramatiques conséquences, les mots du ministre de la
00:00:15Justice qui a tenu une longue conférence de presse après avoir reçu les procureurs généraux.
00:00:18On verra les enseignements qui sont tirés et si cette justice que beaucoup qualifient désormais de très défaillante a les
00:00:26moyens à l'avenir d'inverser la tendance.
00:00:30D'abord à 15h pile avant de vous présenter les invités qui m'accompagneront.
00:00:33Sandra Chiambo, l'essentiel de l'actualité, le JT de la rédaction.
00:00:36Bonjour chère Sandra, on ouvre ce journal avec le chanteur Patrick Bruel également placé en garde à vue dans le
00:00:42cadre d'une enquête pour violences sexuelles.
00:00:44Exactement, elle concerne à ce stade 13 victimes présumées.
00:00:48L'enquête en cours porte sur des faits entre 1997 et 2001 dénoncés par trois femmes ainsi que d'autres
00:00:55actes signalés ensuite par d'autres femmes.
00:00:58Adrien Fontenot et Audrey Legray, vous êtes devant les locaux où Patrick Bruel est entendu. Que sait-on depuis ce
00:01:03matin ?
00:01:07Eh bien écoutez Sandra, vous l'avez dit, Patrick Bruel est en garde à vue depuis ce matin 8h30.
00:01:12Il est entendu derrière moi dans les locaux du 1er district de la police judiciaire en charge des investigations.
00:01:20Il est entendu sur des faits nouvellement connus, vous l'avez dit, pour tentative de viol et ou agression sexuelle.
00:01:27Des faits commis entre 1997 et 2012.
00:01:32Au total, il est confronté aux plaintes de 13 victimes.
00:01:36Notez que celle de l'animatrice Flavie Flamand ne sera pas abordée.
00:01:41Patrick Bruel pourrait rester jusqu'à 48h en garde à vue.
00:01:44Donc jusqu'à jeudi matin, ses avocats sont sortis aux alentours de 12h30 puis re-rentrés à 13h.
00:01:52Sans un mot, elles avaient indiqué un peu plus tôt dans un communiqué que le chanteur répondra à toutes les
00:01:58questions
00:01:59et fournira les éléments nécessaires à démontrer son innocence.
00:02:03Patrick Bruel devait entamer d'ici quelques jours une tournée à Paris et dans les festivals.
00:02:08Le vendredi dernier, il avait annoncé l'annulation d'une majeure partie de ces dates.
00:02:12On va revenir. Merci beaucoup Adrien Fontenot.
00:02:15On va revenir dans un instant, je le disais, avec nos invités sur cette terrible affaire.
00:02:18Liana qui suscite toujours autant de colère.
00:02:20On apprend ce lundi, Sandra, que le frère de Jérôme Barrella, principal suspect, est en garde à vue aujourd'hui
00:02:26à Hoche.
00:02:26C'est exactement en cause des faits de viol sur mineurs de plus de 15 ans, viol par conjoint, séquestration
00:02:33et menaces de mort réitérées par conjoint.
00:02:35Les faits auraient été commis entre 2007 et 2017, malgré de nombreux dysfonctionnements signalés dans l'affaire Liana Gérald Darmanin.
00:02:44Écarté ce lundi, toute démission, il a demandé une mobilisation générale des magistrats.
00:02:49C'est, je crois, le rôle du ministre de la Justice, qui est, d'après la Constitution de la République,
00:02:56le supérieur hiérarchique des procureurs généraux et des procureurs de la République,
00:03:01que de pouvoir fixer des priorités de politique pénale et, lorsque ça ne va pas, de commander une inspection.
00:03:07J'attendrai le résultat de cette inspection dans 15 jours, qui concerne évidemment aussi la gendarmerie nationale et l'éducation
00:03:14nationale,
00:03:14pour éventuellement communiquer devant vous sur les sanctions éventuelles que je prendrai dans ce que nous pouvons considérer comme étant
00:03:25un terrible échec de l'action de l'État en général et de la justice, bien évidemment.
00:03:30Et on y revient dans un instant, mais d'abord, donc, les sports.
00:03:38Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
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00:03:52Le sacre d'Alexander Zverev, qui est désormais conforté à sa troisième place au classement ATP après cette victoire hier
00:03:58à Roland-Garros.
00:03:59Une victoire au bout du suspense face à l'italien Flavio Coboli.
00:04:03L'Allemand de 29 ans a décroché son premier titre en grand chelème.
00:04:06Après trois échecs en finale de tournoi majeur, il s'est imposé en 4h16 de jeu, après 4h16 et en
00:04:145-7.
00:04:15L'italien a finalement cédé dans la manche décisive où il a été rapidement mené 4-0.
00:04:19Et puis un mot de Formule 1 qui met Antonelli à remporter le Grand Prix de Monaco au volant de
00:04:23sa Mercedes.
00:04:23Du haut de ses 19 ans, l'italien a décroché hier son cinquième Grand Prix consécutif en devançant la Ferrari
00:04:30du britannique Lewis Hamilton et la Red Bull du français Isaac Hadjar.
00:04:35Grâce à ce succès, le jeune pilote s'échappe en tête du classement du championnat du monde.
00:04:46C'était votre programme avec Bdeor.fr.
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00:05:01Et merci beaucoup à Sandra Chiambo qu'on retrouve à 15h30 pour un tout nouveau journal.
00:05:06Mathieu Devesse va faire son entrée sur le plateau, journaliste police-justice CNews.
00:05:10Merci Amine Elbailly d'être avec nous également, juriste.
00:05:14Christian Flèche nous a rejoint.
00:05:15Merci Christian d'être là, ex-directeur de la police judiciaire de Paris.
00:05:18Maître Tomazini, Nathalie Tomazini, merci de nous accompagner également.
00:05:22Avocate spécialisée dans les violences conjugales et sexuelles.
00:05:25Yohan Uzaï, bien sûr, du service politique, merci.
00:05:27Et Yvan Rioufol comme chaque lundi.
00:05:29Bonjour Yvan et merci d'être là au lendemain de la marche blanche terriblement émouvante.
00:05:35On verra une séquence tout à l'heure, marche en hommage bien sûr à la petite Liana.
00:05:39Gérald Darmanin réunissait ce matin place Vendôme les procureurs généraux pour leur demander des comptes,
00:05:44leur demander une revue complète des plaintes concernant les enfants victimes.
00:05:48Gérald Darmanin qui demande au magistrat de reprendre les plaintes de 70 000 plaignants,
00:05:53en dessous plaignants en attente et qui touchent les enfants d'ici le 14 juillet prochain.
00:05:58On reviendra sur cette requête du garde des Sceaux.
00:06:02Mais d'abord, la phrase forte de Gérald Darmanin aujourd'hui qui admet un échec de l'État.
00:06:08C'est, je crois, le rôle du ministre de la Justice qui est, d'après la Constitution de la République,
00:06:14le supérieur hiérarchique des procureurs généraux et des procureurs de la République
00:06:18que de pouvoir fixer des priorités de politique pénale
00:06:21et, lorsque ça ne va pas, de commander une inspection.
00:06:24J'attendrai le résultat de cette inspection dans 15 jours,
00:06:27qui concerne évidemment aussi la Gendarmerie nationale et l'éducation nationale,
00:06:32pour éventuellement communiquer devant vous sur les sanctions éventuelles
00:06:38que je prendrai dans ce que nous pouvons considérer comme étant un terrible échec
00:06:44de l'action de l'État en général et de la justice, bien évidemment.
00:06:48Maître Nathalie Tomazini, on va revenir dans le détail,
00:06:50et notamment sur ces requêtes faites par le ministre de la Justice.
00:06:55Mais si on a un premier commentaire général sur ce qu'a dit le garde des Sceaux,
00:07:00la justice ne peut pas sortir indemne de ce fiasco.
00:07:03Oui, alors, excusez-moi de vous dire que je suis assez dubitative.
00:07:07Je suis assez dubitative parce qu'il existait déjà un rapport du Sénat en 2025
00:07:14qui évoquait des délais de justice beaucoup trop longs,
00:07:19des enquêtes bâclées, des dysfonctionnements nombreux.
00:07:252025, nous sommes donc en juin 2026, rien n'a été fait.
00:07:30Alors évidemment, ils sont sous les feux de la rampe.
00:07:33Il faut bien qu'ils disent quelque chose, il faut bien faire quelque chose.
00:07:36On est dans un gouvernement, excusez-moi de le dire, de communication.
00:07:41Pour moi, encore une fois, ce sont des mots, des paroles, des discours.
00:07:46On va voir ce que ça va donner.
00:07:47Mais quand on évoque les procureurs généraux,
00:07:50il faut savoir qu'ils sont nommés par le président de la République.
00:07:54Et le conseil supérieur de la magistrature, qui est-ce qu'il préside ?
00:07:59Ce sont précisément des procureurs généraux.
00:08:02Donc vous voyez bien qu'en fait, on se fait un contrôle fiscal à soi-même.
00:08:05C'est un petit peu ça.
00:08:07Donc non, moi j'accueille ça parce que c'est mieux que rien du tout.
00:08:12C'est le service minimum, vous dites-vous.
00:08:13Mais c'est de l'opportunisme, tout simplement.
00:08:18Et que peut-il faire d'autre ?
00:08:19Que peut-il dire d'autre, le ministre, aujourd'hui ?
00:08:21Il faut tout changer, absolument tout.
00:08:24Et pas plus tard qu'hier sur votre plateau, j'évoquais des mesures simples en soi,
00:08:30mais qui peuvent tout changer.
00:08:32Par exemple, mettre des délais de traitement des plaintes.
00:08:36Un minima.
00:08:37Je crois que c'est le maire de Cannes qui a évoqué un certain nombre de mesures
00:08:41et j'étais parfaitement en accord avec lui.
00:08:43La Cour disciplinaire pour les magistrats, je trouve ça très bien.
00:08:48Je crois que c'est Bruno Retailleau qui en a parlé.
00:08:50C'est très bien.
00:08:51Mais c'est un certain nombre de mesures très strictes, radicales, qu'il faut prendre.
00:08:57Ce n'est pas de dire, on va faire une inspection générale.
00:09:00Comme je l'ai dit aussi, des commissions d'enquête, il y en a eu plein.
00:09:03Il y a eu des féminicides où des femmes aussi avaient déposé de multiples plaintes.
00:09:08Il y a eu des dysfonctionnements, on a fait ces commissions.
00:09:11Qu'est-ce que ça a changé ?
00:09:12Le nombre des féminicides, de la même manière, a augmenté.
00:09:16Donc, si vous voulez, c'est vrai que je suis très en colère,
00:09:21notamment vis-à-vis de ce gouvernement.
00:09:23Parce qu'en réalité, bien sûr qu'il y a eu les autres gouvernements,
00:09:26mais celui-ci a fait des promesses.
00:09:28En 2017, nous avons eu le sentiment qu'enfin,
00:09:34les meurtres de femmes par leurs conjoints,
00:09:36ça serait une priorité nationale.
00:09:38Il n'en est rien, puisque les chiffres demeurent.
00:09:40Ensuite, il y a eu la civise, avec 82 recommandations concernant les mineurs.
00:09:45Mais on en est où ?
00:09:46Il y a les États généraux de la justice en 2021 également.
00:09:49Je pourrais ajouter ça aussi.
00:09:50On peut en rajouter.
00:09:51Et si vous voulez, au bout du compte,
00:09:54je l'écoute, je le regarde,
00:09:56notre ministre de la Justice.
00:09:58Et les bras m'en tombent,
00:10:00parce que c'est comme s'ils ne savaient pas
00:10:02ce qui se passait depuis des années.
00:10:04Et qu'on attend un drame pour réagir.
00:10:06Et donc, en fait, oui,
00:10:07mais parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement.
00:10:08Ils sont acculés.
00:10:10On leur montre leur défaillance,
00:10:13mais qui est assez monstrueuse,
00:10:15parce que nous, on est là, autour de ce plateau.
00:10:18Mais imaginez les parents de toutes ces victimes.
00:10:22Parce que moi, j'y suis confrontée.
00:10:23Et je le disais également hier sur votre plateau.
00:10:27Moi, j'ai des mamans qui me disent
00:10:29« Mais maître, moi, ma fille, c'est Liana.
00:10:32Moi aussi, je n'ai pas de nouvelles depuis des mois. »
00:10:35Et nous, avocats, quand nous leur disons
00:10:37« On a relancé », parce que nous aussi,
00:10:39en tant qu'avocats, on harcèle les gendarmeries
00:10:42ou les commissariats,
00:10:44parce qu'eux-mêmes, quand ils sont seuls,
00:10:46ne peuvent rien faire.
00:10:47Donc les avocats prennent le relais.
00:10:49Et même nous, en tant qu'avocats,
00:10:51eh bien, on n'a pas de réponse.
00:10:52Et forcément, que des Liana en puissance
00:10:54ou des familles qui se disent
00:10:57« Ma fille, c'est la même chose »,
00:10:59il y en a peut-être 70 000,
00:11:01puisqu'on nous parle de 70 000 plaintes en attente
00:11:03qui touchent des enfants
00:11:04et qui devront donc, sur la demande du ministre,
00:11:08être traitées avant le 14 juillet.
00:11:09Jusqu'on entend ce qu'il disait tout à l'heure, Gérald Darmanin.
00:11:11« À notre connaissance, il y a 70 000 plaintes aujourd'hui
00:11:16en France, connues des procureurs de la République,
00:11:20pour lesquelles il y a une infraction délictuelle aux criminels
00:11:24qui touche les mineurs.
00:11:25Donc je demande un état de fait,
00:11:27ressort par ressort, tribunal par tribunal,
00:11:31commune par commune de toutes ces plaintes.
00:11:33Je recevrai ensuite,
00:11:35peut-être avant le 14 juillet,
00:11:36si certains procureurs généraux sont prêts,
00:11:40les procureurs généraux individuellement,
00:11:42soit en me rendant dans leur ressort
00:11:43pour rencontrer leurs équipes,
00:11:44soit en les recevant ici à la chancellerie
00:11:46avant le 31 juillet.
00:11:47On fera le point,
00:11:48non pas sur les affaires individuelles
00:11:51que je n'ai pas à connaître
00:11:52et pour lesquelles je ne peux pas,
00:11:53en tant que garde des sceaux,
00:11:55donner des instructions individuelles,
00:11:57vous le savez.
00:11:57En revanche, de connaître les défaillances
00:11:59ou les difficultés dans tel ou tel type de procédure,
00:12:03y a-t-il d'autres affaires liada en France ?
00:12:06C'est la question qu'on peut légitimement tous se poser.
00:12:09Ce que je comprends en écoutant Gérald Darmanin,
00:12:13c'est Christian Flech.
00:12:13Ça veut dire que,
00:12:14si je fais un raisonnement par l'absurde,
00:12:16ça veut dire que si liada n'était pas morte aujourd'hui,
00:12:20nous aurions en France, aujourd'hui,
00:12:2270 000 plaintes pour pédocriminalité
00:12:24qui seraient dans les tiroirs
00:12:25et qui seraient encore en attente sous les dossiers
00:12:27et sans prendre compte de cette fameuse circulaire
00:12:30qui demande de prioriser les atteintes
00:12:32faites aux femmes et aux enfants.
00:12:33Donc, si Liana n'est pas morte,
00:12:35il y a 70 000 dossiers pédocriminels
00:12:36qui sont dans les tiroirs aujourd'hui.
00:12:37Cette affaire, Liana, malheureuse, horrible,
00:12:41attire l'attention sur ce sujet.
00:12:42Maintenant, c'est d'autant plus grave
00:12:45dans la situation de Liana
00:12:46que ça se passe dans un département
00:12:48qui ne doit pas être débordé par la criminalité.
00:12:50Le GERS.
00:12:50Et spécialement la criminalité organisée
00:12:52qui est une des priorités.
00:12:54Premièrement.
00:12:54Deuxièmement, 70 000 dossiers,
00:12:57c'est ce qui existe,
00:12:58ce qui est en stock
00:12:59et il n'a pas été prévu
00:13:00qu'il soit traité avant le 14 juillet.
00:13:02Il a été prévu qu'il y ait une revue
00:13:03de tous ces dossiers
00:13:04pour voir quels sont les éléments
00:13:06qui n'ont pas été faits,
00:13:08quelles sont les difficultés
00:13:09qui ont pu être rencontrées
00:13:10par rapport à la gestion de ces dossiers.
00:13:13Maintenant, il va y avoir des endroits
00:13:15où il y aura très peu de dossiers
00:13:16et il va y avoir des endroits
00:13:17tels que vous évoquiez
00:13:18où il y a une surcharge de dossiers
00:13:19et où il y a une priorité dans les priorités.
00:13:22Voilà, c'est ça la vraie réalité.
00:13:23C'est qu'il y a des...
00:13:26En même l'occurrence,
00:13:26c'est le GERS qui est visé
00:13:29et on se rend compte
00:13:30que malgré le peu de dossiers
00:13:31qu'il doit y avoir dans le GERS
00:13:32par rapport à d'autres départements
00:13:34peut-être plus criminogènes,
00:13:36il y a quand même eu ce problème
00:13:37qu'il soit systémique ou individuel
00:13:38parce que ça,
00:13:39c'est l'enquête qui le dira.
00:13:40C'est pour ça qu'il faut faire la part
00:13:41dans les missions d'inspection.
00:13:43D'ailleurs, il faut évoquer aussi
00:13:44le sujet de l'éducation nationale
00:13:45puisqu'il a été renvoyé
00:13:48à un moment donné
00:13:49sans qu'il y ait de signalement
00:13:51justice.
00:13:51Et puis, il a eu, semble-t-il,
00:13:53un comportement
00:13:54à la sortie du lycée
00:13:56sans que l'éducation nationale
00:13:58aussi le signale.
00:13:59Donc, il y a beaucoup de sujets
00:14:01qui tiennent lieu d'organisation.
00:14:03On ne tient pas compte
00:14:04de ce qu'on apprendra demain
00:14:05ou après-demain
00:14:05puisqu'à chaque jour,
00:14:06sa révélation.
00:14:07Et on parlera d'ailleurs
00:14:08avec Mathieu de son frère,
00:14:09du frère.
00:14:09Alors, il n'y a pas forcément
00:14:10de lien à faire.
00:14:11Il se trouve qu'on est face
00:14:14à une famille qui peut poser question.
00:14:16Et il y a un tableau global
00:14:18qui est en train de se désigner.
00:14:18Et dans un même département,
00:14:20au même tribunal.
00:14:20C'est aussi un sujet.
00:14:22Donc, le ministre n'a pas dit
00:14:23qu'il fallait faire
00:14:24tous les dossiers
00:14:25avant le 14 juillet.
00:14:25Il a dit qu'il fallait être sûr
00:14:26que le point soit fait
00:14:28et qu'il n'y ait rien en retard
00:14:29par rapport à une situation
00:14:30qui peut présenter
00:14:31des difficultés.
00:14:32La difficulté principale
00:14:33qu'il peut y avoir,
00:14:34c'est la surcharge de dossiers.
00:14:35Ce n'est pas dans tous les services
00:14:36où il y a une surcharge.
00:14:37Ensuite, il y a la difficulté
00:14:38que vous connaissez
00:14:39sur la disponibilité des experts.
00:14:42Les experts pédopsychiatres,
00:14:45les experts médico-légaux.
00:14:47Donc, il y a aussi ce sujet-là.
00:14:49C'est pour ça que ça a aussi
00:14:50été évoqué, je crois,
00:14:50par le ministre.
00:14:51C'est-à-dire qu'on lui fasse part
00:14:52des difficultés
00:14:53qui peuvent être rencontrées
00:14:54dans un certain nombre de situations.
00:14:56Et puis, il y a un sens des priorités
00:14:57qu'on peut évoquer
00:14:57parce que les moyens,
00:14:59les effectifs,
00:14:59tout cela est largement argumenté.
00:15:02Mais il y a un moment
00:15:03où il y a des responsabilités individuelles,
00:15:05il y a des implications,
00:15:06il y a des choix de dossiers.
00:15:08On avait cet agriculteur
00:15:09de la coordination rurale
00:15:10vendredi en direct
00:15:11qui nous rappelait
00:15:12qu'en trois mois,
00:15:13il a fait quatre gardes à vue
00:15:14au tribunal d'Auge
00:15:15pendant que M. Barrella, lui,
00:15:16était dans la nature
00:15:17et pouvait tranquillement
00:15:19vaquer à ses occupations,
00:15:20si j'ose le dire,
00:15:21de cette façon-ci.
00:15:22Mais un point sur les experts,
00:15:23par exemple,
00:15:24aux unités médico-judiciaires,
00:15:26l'UMJ.
00:15:27Vous n'avez pas toujours
00:15:28des psychiatres
00:15:29ni des pédopsychiatres
00:15:31qui vont venir évaluer
00:15:33ce qu'on appelle
00:15:33une ITT,
00:15:34une incapacité totale de travail
00:15:36qui est une unité
00:15:36de mesure pénale.
00:15:37Mais si on n'a pas ça
00:15:38dans un dossier,
00:15:40eh bien, figurez-vous
00:15:41que ça ne va pas partir.
00:15:42Le parquet va estimer
00:15:43qu'il n'y a pas
00:15:43de charge suffisante.
00:15:44Mais quand vous avez
00:15:45une maman qui vient
00:15:46avec sa petite fille
00:15:46de 10 ans
00:15:47avec une expertise médicale
00:15:49qui montre
00:15:50qu'il y a des lésions anales
00:15:51et vaginales,
00:15:51il y a un moment...
00:15:52Mais peut-être que
00:15:53dans ce dossier aussi,
00:15:54il me semble que
00:15:55c'était couché à une brigade
00:15:57territoriale
00:15:57et a priori,
00:15:58il ne savait pas faire.
00:16:00C'est ce qui a été évoqué également.
00:16:02Je voudrais juste
00:16:03qu'on aille à Florence
00:16:04parce que Pauline Trèveser
00:16:05nous attend
00:16:06et on reprend bien sûr
00:16:06le cours de notre discussion.
00:16:08C'est important
00:16:08d'aller sur le terrain,
00:16:09de comprendre
00:16:10ce que ressentent
00:16:10les habitants sur place,
00:16:12les proches de l'IANA.
00:16:14Pauline qui est sur le terrain
00:16:15pour CNews
00:16:16depuis quelques jours maintenant.
00:16:18Pauline,
00:16:19je voulais vraiment
00:16:19que vous soyez avec nous
00:16:20parce que vous avez pu rencontrer
00:16:21quelqu'un
00:16:22qui a approché de près
00:16:23le principal suspect.
00:16:25On parle d'un professeur
00:16:27de sport
00:16:28qui travaillait
00:16:29dans la salle
00:16:29que fréquentait
00:16:30Jérôme B,
00:16:31donc Jérôme Barrella
00:16:32et ses enfants.
00:16:38Oui tout à fait Julien.
00:16:40Alors nous sommes
00:16:40à Pucasquet
00:16:41où le corps de la petite
00:16:42Liana a été découvert.
00:16:44Mais ici
00:16:44et dans les alentours
00:16:46de cette commune
00:16:47les témoignages
00:16:48se multiplient.
00:16:49Le profil
00:16:50de Jérôme Barrella
00:16:51devient de plus en plus
00:16:52inquiétant.
00:16:53Et vous l'avez dit
00:16:54avec Noemi Hardy,
00:16:55nous avons interrogé
00:16:56ce professeur de sport
00:16:58qui exerçait
00:16:59dans cette salle
00:17:00où était licencié
00:17:02Jérôme Barrella
00:17:03et ses deux filles
00:17:04et c'est dans ce club
00:17:05qu'il aurait rencontré
00:17:06une jeune fille
00:17:07en 2025
00:17:09qu'il aurait violée.
00:17:10La maman de cette jeune fille
00:17:11a porté plainte
00:17:12en août 2025.
00:17:14Une autre licenciée
00:17:15de 16 ans
00:17:16qu'il a également
00:17:16rencontrée
00:17:17dans ce club
00:17:18aurait été également
00:17:19abusée.
00:17:20Elle a porté plainte
00:17:21hier.
00:17:22Alors je vous propose
00:17:23d'écouter
00:17:24le témoignage
00:17:25de ce professeur de sport
00:17:26qui décrit
00:17:27Jérôme Barrella.
00:17:28En début de séance,
00:17:32il avait un comportement
00:17:34qu'on considérait
00:17:35comme gênant
00:17:36vis-à-vis des enfants
00:17:37c'est-à-dire qu'il était
00:17:38tout le temps avec
00:17:39il jouait avec
00:17:40en permanence
00:17:41etc.
00:17:41Y compris pendant
00:17:42les entraînements
00:17:43on trouvait ça bizarre
00:17:45parce que même
00:17:45s'il était avec ses filles
00:17:46c'est ce qui a moi
00:17:48personnellement
00:17:49désactivé un peu
00:17:49ma méfiance
00:17:50même pendant les exercices
00:17:52etc.
00:17:52il se mettait tout le temps
00:17:53avec les enfants
00:17:54et donc on était obligé
00:17:55de le sortir des groupes
00:17:56et de lui dire
00:17:56viens t'entraîner avec nous
00:17:57c'est avec nous
00:17:58que tu vas progresser
00:17:59à un moment donné
00:18:00il s'est rapproché
00:18:00d'une élève
00:18:01et voilà
00:18:01on sentait que
00:18:03là vraiment
00:18:05on a commencé à se dire
00:18:06il y a quelque chose
00:18:07qui ne va pas
00:18:08et en fait très vite
00:18:09je me suis dit
00:18:10moi dans ma tête
00:18:11c'était pas possible
00:18:11je me suis dit
00:18:12il cherche à approcher
00:18:13la maman
00:18:13à travers la fille
00:18:15et je me suis trompé.
00:18:19Alors aujourd'hui
00:18:20il y a au moins
00:18:21sept procédures
00:18:23lancées à l'encontre
00:18:24de Jérôme Barrella
00:18:26avec notamment
00:18:27des procédures
00:18:28pour viol sur mineur
00:18:30Julien
00:18:31Merci beaucoup
00:18:32Pauline Trevzer
00:18:33avec Noémie Hardy
00:18:34je suis en train
00:18:35d'entendre Pauline
00:18:35ce témoignage
00:18:36de me souvenir
00:18:37qu'on a laissé
00:18:39ce monsieur
00:18:40dans la nature
00:18:41encore une fois
00:18:42commettre
00:18:42ses actes
00:18:44pendant presque
00:18:44dix ans
00:18:46il y a beaucoup
00:18:47de médias étrangers
00:18:47qui parlent
00:18:48de cette affaire
00:18:49Liana
00:18:49il y a beaucoup
00:18:49de médias étrangers
00:18:50qui ont couvert
00:18:50cette marche blanche
00:18:51ils se disent
00:18:52mais qu'est-ce que c'est
00:18:52que votre pays
00:18:53en fait
00:18:53qu'est-ce que c'est
00:18:54que cette décadence
00:18:55on parle de la justice
00:18:56on pourrait évoquer
00:18:57d'autres sujets
00:18:58mais en l'occurrence
00:18:59c'est une honte nationale
00:19:01cette affaire
00:19:01c'est une honte
00:19:02même européenne
00:19:03vous savez
00:19:05j'ai entendu moi
00:19:06beaucoup de pays
00:19:09étrangers
00:19:10parler de cette affaire
00:19:11moi ce week-end
00:19:11j'étais en Belgique
00:19:12vous savez
00:19:13et bien
00:19:13dans la capitale belge
00:19:15à Bruxelles
00:19:15on me parlait
00:19:16de cette affaire
00:19:17et il y a aussi
00:19:19un débat
00:19:19qu'il convient
00:19:20aujourd'hui
00:19:21naturellement
00:19:21de mettre sur la table
00:19:23au-delà
00:19:24évidemment
00:19:24des responsabilités pénales
00:19:25au-delà
00:19:26des responsabilités individuelles
00:19:28elles seront jugées
00:19:28dans quelques jours
00:19:29par une mission
00:19:30d'inspection
00:19:30au ministère de la justice
00:19:31il y a des failles systémiques
00:19:34que notre pays
00:19:35connaît bien
00:19:35depuis tant d'années
00:19:36vous avez rappelé
00:19:37d'ailleurs
00:19:37maître Massini
00:19:38toutes les promesses
00:19:39qui ont été faites
00:19:40aux français
00:19:41depuis 2017
00:19:41vous savez
00:19:42on vit dans ce pays
00:19:43où nous avons
00:19:44que 11 magistrats
00:19:47du siège
00:19:48pour 100 000 habitants
00:19:49quand la moyenne
00:19:51européenne
00:19:51est de
00:19:52précisément 22
00:19:53nous avons
00:19:543 procureurs
00:19:553 procureurs
00:19:56de la république
00:19:57pour 100 000 habitants
00:19:58quand la moyenne européenne
00:19:59est de 12 procureurs
00:20:00pour 100 000 habitants
00:20:01donc vous dites
00:20:02aujourd'hui
00:20:03et je crois
00:20:04que mon propos
00:20:04parlera à tous les français
00:20:05ce n'est pas pour rien
00:20:06que lorsque vous allez
00:20:07au commissariat
00:20:08même lorsque vous ramenez
00:20:09des preuves
00:20:09aux policiers
00:20:10et bien systématiquement
00:20:12un certain nombre
00:20:12de plaintes
00:20:13il y a eu des instructions
00:20:13elles sont classées
00:20:15sans suite
00:20:15par exemple
00:20:16je reprends l'exemple
00:20:17de cet agriculteur
00:20:18il n'avait pas été
00:20:194 fois en garde à vue
00:20:20en l'espace de 3 mois
00:20:21ça ce serait audible
00:20:22parce qu'on dirait
00:20:22tout le monde est traité
00:20:23à la même enseigne
00:20:24que ce soit tel ou tel type
00:20:26de délit ou de crime
00:20:27il y a une latence
00:20:28extrêmement importante
00:20:29mais en l'occurrence
00:20:31elle n'est pas la même
00:20:32parce que les affaires
00:20:33ne sont pas les mêmes
00:20:34et donc il y a des affaires
00:20:35complexes
00:20:36c'est comme dans les dossiers
00:20:38même dans les cabinets
00:20:39d'avocats
00:20:40vous avez des gros dossiers
00:20:41très complexes
00:20:42on ne va pas forcément
00:20:43les suivre aussi rapidement
00:20:46que les petites affaires
00:20:47qu'on connait par cœur
00:20:48donc là
00:20:49vous avez un dossier
00:20:50de viol sur mineur
00:20:52qui est un gros dossier
00:20:53à mon avis
00:20:55il n'en avait jamais eu avant
00:20:57ils étaient frileux
00:20:58ils l'ont laissé de côté
00:20:59parce qu'ils ne savaient pas
00:21:00trop comment faire
00:21:01enfin je pense
00:21:03je ne suis pas du tout convaincu
00:21:05pour moi une affaire
00:21:06c'est extrêmement simple
00:21:07il y a une plainte
00:21:08il y a des constatations
00:21:09médico-légales
00:21:10et qu'est-ce qu'il faut de plus ?
00:21:12il faut des enquêteurs
00:21:13il faut des greffiers
00:21:14il faut des huissiers
00:21:15dans le sens où
00:21:18on traite des affaires
00:21:19extrêmement simples
00:21:21il n'y a pas d'audition
00:21:22j'entends bien
00:21:24qu'il faut mener
00:21:25une enquête au long cours
00:21:27mais qu'est-ce qu'il manque
00:21:30dans tout cela ?
00:21:30c'est simple
00:21:31il manque des greffiers
00:21:33il manque des magistrats
00:21:34il manque des policiers
00:21:35il manque des OPJ
00:21:35je veux dire une chose
00:21:36moi j'ai vu
00:21:37vous savez cette photographie
00:21:39qui a été publiée
00:21:39par cette syndicaliste
00:21:41Linda Kebab
00:21:41qui montrait d'ailleurs
00:21:42sur son bureau
00:21:43le nombre de dossiers
00:21:44qui attendent
00:21:46sur la table des OPJ
00:21:48cruellement
00:21:49cruellement
00:21:49mais pas qu'en région parisienne
00:21:51en l'occurrence
00:21:52là c'est pas le cas
00:21:52le ministre de la justice
00:21:53il y a 4 magistrats
00:21:55en même temps
00:21:56Mathieu
00:21:56oui en l'occurrence
00:21:57là c'est pas le cas
00:21:58le ministre de la justice
00:21:58l'a bien dit
00:21:59la semaine dernière
00:22:00il l'a répété aujourd'hui
00:22:01vous avez 4 magistrats
00:22:03au parquet d'Auches
00:22:04et aucun dossier
00:22:06en attente
00:22:06c'est-à-dire qu'il n'y a
00:22:07aucun stock criminel
00:22:08en attente
00:22:09c'est pour ça que ça interroge
00:22:10il le dit d'ailleurs
00:22:10ça a été traité
00:22:11comme un vol
00:22:12un braquet
00:22:13ou une espression
00:22:14très vite
00:22:14M. Thomasier
00:22:15je voudrais qu'Ivan
00:22:15dise un mot également
00:22:16non mais simplement
00:22:17je dis que bien sûr
00:22:18l'affaire Liana
00:22:20met le focus
00:22:22sur les défaillances
00:22:23de la justice
00:22:24mais il faut avoir
00:22:24un regard à 180 degrés
00:22:26on ne peut pas dire
00:22:27oui mais dans l'affaire
00:22:28de Liana
00:22:29il y avait suffisamment
00:22:31de procureurs
00:22:32il y avait suffisamment
00:22:33de gendarmes
00:22:33mais c'est pas le cas
00:22:34dans tous les commissariats
00:22:36ou les gendarmeries
00:22:37de France et de Navarre
00:22:38donc c'est ça
00:22:39qu'on est en train
00:22:40d'évoquer
00:22:41on a un cas particulier
00:22:42qu'on se doit
00:22:43d'analyser
00:22:44qu'on se doit
00:22:44de comprendre
00:22:45dont on se doit
00:22:46de trouver
00:22:46les défaillances
00:22:47les responsabilités
00:22:48qu'elles soient individuelles
00:22:49et systémiques
00:22:50et puis ensuite
00:22:50en effet
00:22:51élargissons à la justice française
00:22:52et aux problèmes
00:22:54qu'elles rencontrent
00:22:55mais nous avons
00:22:56un cas chimiquement pur
00:22:59d'incompétence
00:23:00de non-implication
00:23:01bien sûr
00:23:02qu'est-ce que je peux dire d'autre
00:23:03non mais vous avez raison
00:23:04mais il y a peut-être eu
00:23:06des défaillances
00:23:08personnelles
00:23:08ponctuelles
00:23:09particulières
00:23:10de certains gendarmes
00:23:12et de procureurs
00:23:13mais élargissons
00:23:14quand même le débat
00:23:15mais nous allons le faire
00:23:16et nous sommes là pour ça
00:23:17bien sûr
00:23:17je pense que c'est ça
00:23:18qu'il ne faut pas
00:23:19moi je ne voudrais pas
00:23:20qu'on ne retienne
00:23:22de l'affaire Liyana
00:23:23que le problème du Gers
00:23:25qui avait
00:23:26quatre procureurs
00:23:27qui avaient
00:23:28des gendarmes suffisants
00:23:29et qui auraient dû
00:23:31non
00:23:31cette affaire Liyana
00:23:32elle crée l'effarement
00:23:33des français
00:23:34et elle permet
00:23:35de donner raison
00:23:35aux professionnels
00:23:36de la justice
00:23:37que vous êtes
00:23:37sur une globalité
00:23:38il faut lever le capot
00:23:40et regarder ce qui se passe
00:23:41sur toute tête
00:23:42je vous demande pardon
00:23:42parce que j'envoie la pub
00:23:43vous êtes le premier
00:23:44à vous exprimer
00:23:44dès le retour
00:23:45de la réclame
00:23:47on marque une courte pause
00:23:48et on se retrouve
00:23:49encore beaucoup de témoignages
00:23:50je vous le disais
00:23:50on va jongler
00:23:51si je puis dire
00:23:52entre la colère
00:23:53le malaise
00:23:54sur le terrain
00:23:55la tristesse
00:23:56et puis bien sûr
00:23:56les déclarations du ministre
00:23:58les enseignements
00:23:58ou pas
00:23:59qui seront tirés
00:24:00ces prochaines semaines
00:24:01et prochains mois
00:24:02à tout de suite
00:24:05Il est quasiment 15h30
00:24:07avant de reprendre
00:24:08nos discussions
00:24:09et continuer d'évoquer
00:24:10les conséquences
00:24:11de la dramatique affaire
00:24:12Liana
00:24:13le journal de Sandra Chiambo
00:24:14bonjour chère Sandra
00:24:15quasiment 15h30
00:24:16je le disais
00:24:17Emmanuel Macron
00:24:17à la une
00:24:18est à Amiens
00:24:19ce lundi
00:24:20dans son fief
00:24:21le président n'était pas revenu
00:24:22sur ses terres
00:24:22depuis un déplacement officiel
00:24:24en 2021
00:24:25Premier arrêt
00:24:26à Goudieur
00:24:27afin de mettre en lumière
00:24:29le projet de modernisation
00:24:30engagé par l'entreprise
00:24:31en 2021
00:24:32et soutenu
00:24:33dans le cadre
00:24:34de France 2030
00:24:35le chef de l'état
00:24:37est ensuite attendu
00:24:38au CHU
00:24:38pour visiter
00:24:39l'institut des troubles
00:24:40du neurodéveloppement
00:24:42et rappellera
00:24:43la nécessité
00:24:43d'accélérer
00:24:44la défection précoce
00:24:46Sophia Chikirou
00:24:47relaxée ce lundi
00:24:48par le tribunal correctionnel
00:24:49de Paris
00:24:50pour des accusations
00:24:51d'escroquerie
00:24:52liées à un média
00:24:53qu'elle avait cofondé
00:24:54mais la députée
00:24:55LFI absente
00:24:56au tribunal
00:24:57aujourd'hui
00:24:57a été condamnée
00:24:59pour vol
00:24:59dans ce même dossier
00:25:00Célia Barotte
00:25:01et Jean-Laurent Constantini
00:25:02vous avez suivi l'affaire
00:25:04racontez-nous
00:25:07Presque un mois
00:25:08après s'être défendue
00:25:09à la barre
00:25:10Sophia Chikirou
00:25:10a été condamnée
00:25:11par le tribunal correctionnel
00:25:13de Paris
00:25:13à une amende
00:25:13de 8000 euros
00:25:14dont la moitié
00:25:16avec sursis
00:25:16la députée LFI
00:25:17a été reconnue coupable
00:25:18pour vol
00:25:19mais relaxée
00:25:20du chef de tentative
00:25:21d'escroquerie
00:25:22car le tribunal
00:25:23a estimé que l'usage
00:25:24d'une fausse qualité
00:25:25par la députée
00:25:26n'était pas caractérisé
00:25:27le ministère public
00:25:28avait demandé
00:25:29à son encontre
00:25:29une peine
00:25:30de 50 000 euros
00:25:31d'amende
00:25:32dont 40 000 euros
00:25:33avec sursis
00:25:34mais les magistrats
00:25:34ont motivé
00:25:35leur décision
00:25:36inférieure donc
00:25:37aux réquisitions
00:25:37par notamment
00:25:38le casier judiciaire vierge
00:25:40de la prévenue
00:25:40l'ancienneté des faits
00:25:42et par la non-utilisation
00:25:43des chèques volés
00:25:44aucune peine
00:25:45d'inéligibilité
00:25:45n'a été requise
00:25:46ou prononcée
00:25:47car ce n'est pas
00:25:48une peine automatique
00:25:49pour le délit de vol
00:25:51enfin à noter
00:25:52que Sophia Chikirou
00:25:52n'était pas présente
00:25:53au tribunal
00:25:54une absence soulignée
00:25:56et peu appréciée
00:25:56par le tribunal
00:25:57de la 13ème chambre
00:25:59en sortie d'audience
00:26:00son avocat
00:26:01n'a pas souhaité
00:26:01s'exprimer
00:26:02Merci beaucoup
00:26:03Célia Barotte
00:26:03au tribunal judiciaire
00:26:04de Paris
00:26:05Actualité internationale
00:26:06l'Iran a annoncé
00:26:08l'arrêt des frappes
00:26:09contre Israël
00:26:09alors que les deux pays
00:26:10avaient repris leurs attaques
00:26:11depuis la trêve du 8 avril
00:26:12L'armée iranienne
00:26:13a déclaré avoir infligé
00:26:15selon elle
00:26:15une sévère riposte
00:26:17à Israël
00:26:18après son bombardement
00:26:19dans la banlieue sud
00:26:20de Beyrouth
00:26:20tout en menaçant
00:26:22de représailles plus fortes
00:26:23en cas de nouvelles attaques
00:26:25israéliennes
00:26:25sur le Liban
00:26:26Téhéran affirme également
00:26:28rester à la table
00:26:28des négociations
00:26:29et ne pas avoir quitté
00:26:30le champ de bataille
00:26:31Le pape Léon XIV
00:26:33appelle à une réponse
00:26:34coordonnée
00:26:34de tous les pays
00:26:36face au drame
00:26:37tragique de la migration
00:26:38Une déclaration
00:26:39ce lundi
00:26:40devant les députés
00:26:41espagnols
00:26:42à Madrid
00:26:43quelques jours avant
00:26:44un voyage très attendu
00:26:45au Canary
00:26:46c'est l'une des principales
00:26:47portes d'entrée
00:26:48de l'immigration en Europe
00:26:49pour le souverain pontife
00:26:51il ne s'agit pas
00:26:51d'un sujet démographique
00:26:53ou économique
00:26:54mais d'une question
00:26:55morale et juridique
00:26:56Et puis une toute dernière image
00:26:57un peu plus réjouissante
00:26:59avant de reprendre
00:27:00nos discussions
00:27:01la patrouille de France
00:27:02qui va démarrer
00:27:03sa tournée américaine
00:27:04demain
00:27:04avec un spectacle
00:27:05dans le ciel de Manhattan
00:27:06Elle va survoler
00:27:08Hudson River
00:27:09jusqu'à la statue
00:27:10de la liberté
00:27:11Cette démonstration
00:27:12s'inscrit dans le cadre
00:27:13de la mission
00:27:14Liberté 250
00:27:15pour célébrer
00:27:16le 250e anniversaire
00:27:18de l'indépendance
00:27:19des Etats-Unis
00:27:20et mettre à l'honneur
00:27:21l'amitié franco-américaine
00:27:23Pendant plus d'un mois
00:27:25les 9 Alpha Jets
00:27:26survoleront
00:27:27des lieux historiques
00:27:28de la côte Est
00:27:29On voit que
00:27:30la queue des Alpha Jets
00:27:31est aux couleurs
00:27:33de la bannière étoilée
00:27:34pour l'occasion
00:27:36250e anniversaire
00:27:37de l'indépendance américaine
00:27:38et la France
00:27:38qui participe
00:27:39aux événements
00:27:40Merci beaucoup
00:27:41Sandra Chiambo
00:27:42on se retrouve à 16h
00:27:43pour un nouveau point
00:27:44sur l'actualité
00:27:45Johan Usa
00:27:45Yvan Ryufol
00:27:46Maître Tomasini
00:27:47Mathieu Devez
00:27:48Aminel Bailly
00:27:48et Christian Flèche
00:27:49qui continuent
00:27:50de m'accompagner
00:27:50pour cette nouvelle
00:27:52demi-heure
00:27:52ensemble
00:27:53Longue conférence
00:27:54de presse
00:27:54de Gérald Darmanin
00:27:56qui fait acte
00:27:57de contrition
00:27:58qui promet
00:27:58des changements
00:27:59pourquoi pas
00:28:00des sanctions
00:28:01contre d'éventuels
00:28:03responsables
00:28:03après un rapport
00:28:04qui est attendu
00:28:04dans une quinzaine
00:28:05de jours
00:28:06écoutez un autre
00:28:07extrait du ministre
00:28:07de la Justice
00:28:09J'érodis ce matin
00:28:10au procureur généraux
00:28:11deux choses très simples
00:28:13d'abord
00:28:14que nous attendions
00:28:16du ministère de la Justice
00:28:18comme de tous les services
00:28:19de l'Etat
00:28:19et même si le ministère
00:28:20de la Justice
00:28:22est un ministère particulier
00:28:24où une partie
00:28:25de ses agents
00:28:25les magistrats
00:28:26ont un statut
00:28:27d'indépendance
00:28:28qu'il assume
00:28:29ce service public
00:28:31les défaillances
00:28:32les fautes
00:28:33lorsqu'il y en a
00:28:34qu'il faut savoir
00:28:35se remettre en cause
00:28:36et qu'il faut dire
00:28:38la vérité
00:28:38aux Français
00:28:39au Parlement
00:28:40lorsque nous n'avons pas
00:28:41su protéger
00:28:42par des systèmes
00:28:44défaillants
00:28:45par une trop grande
00:28:47longteur
00:28:47ou par la non-application
00:28:48de directives
00:28:49pas su protéger
00:28:50des enfants
00:28:51qui plus est
00:28:51nous devons
00:28:52savoir le dire
00:28:54et que c'est
00:28:55je crois
00:28:55le rôle du ministre
00:28:57de la Justice
00:28:57qui est
00:28:58d'après la Constitution
00:28:59de la République
00:29:00le supérieur hiérarchique
00:29:02des procureurs généraux
00:29:03et des procureurs
00:29:04de la République
00:29:04que de pouvoir fixer
00:29:06des priorités
00:29:06de politique pénale
00:29:07et lorsque ça ne va pas
00:29:09de commander
00:29:10une inspection
00:29:11le souci
00:29:12c'est que l'histoire
00:29:13nous montre
00:29:14et nous prouve
00:29:16que le garde des Sceaux
00:29:17n'a quasiment
00:29:18aucun pouvoir
00:29:19sur les magistrats
00:29:20de quels moyens
00:29:22dispose-t-il
00:29:22pour faire appliquer
00:29:24ce qu'il a annoncé
00:29:24ce matin ?
00:29:25il n'en a pas
00:29:25et en effet
00:29:26sinon de multiplier
00:29:28les ordonnances
00:29:28que personne ne lit
00:29:29je crois qu'un magistrat
00:29:31reçoit à peu près
00:29:3150 ordonnances
00:29:32tous les 6 mois
00:29:33j'ai lu ça très dernièrement
00:29:35donc on peut analyser
00:29:36à l'infini
00:29:37ce dysfonctionnement
00:29:38de l'appareil judiciaire
00:29:39c'est un véritable sujet
00:29:41en effet
00:29:42d'ailleurs il mériterait
00:29:43que le garde des Sceaux
00:29:45ministre de la Justice
00:29:46s'interroge
00:29:47sur sa propre mission
00:29:48voire qu'il dépose
00:29:49sa démission
00:29:50comme le ministre
00:29:51de l'Intérieur
00:29:51aurait pu également
00:29:52proposer sa démission
00:29:53après le fiasco
00:29:54des émeutes dernières
00:29:55or on s'aperçoit
00:29:56que derrière
00:29:56ce dysfonctionnement
00:29:58qui est un mot
00:29:58un peu paresseux
00:29:59qui a été employé
00:30:00par le président
00:30:00de la République
00:30:01il y a une autre analyse
00:30:02qui est faite
00:30:03notamment par la famille
00:30:04de la victime
00:30:05et par le maire
00:30:06de Florence
00:30:07qui est celle
00:30:08d'une crise de l'Etat
00:30:09c'est-à-dire que le maire
00:30:10de Florence
00:30:10monsieur Obateau
00:30:11a parlé de défaillance
00:30:12sociétale
00:30:13d'un système
00:30:13qui étouffe
00:30:14d'une colère française
00:30:15et c'est ceci
00:30:16plus généralement
00:30:17qui est imposé
00:30:18me semble-t-il
00:30:18au-delà du dysfonctionnement
00:30:20et au-delà
00:30:20de la responsabilité
00:30:21des juges
00:30:22qui est à mettre
00:30:22sur la table
00:30:23bien entendu
00:30:23mais c'est aussi
00:30:24la responsabilité
00:30:25de tous les dirigeants
00:30:26politiques depuis maintenant
00:30:2750 ans
00:30:28qui est à mettre
00:30:28pareillement sur la table
00:30:30dans la mesure
00:30:30où ils ont aussi
00:30:31cautionné ce système
00:30:32à irresponsabilité
00:30:33illimitée
00:30:34et dans la mesure
00:30:35où le poisson
00:30:36pourrit par la tête
00:30:37vous vous rendez compte
00:30:38aujourd'hui
00:30:38que ce qui se passe
00:30:39dans la magistrature
00:30:40que je ne voudrais pas
00:30:41accabler
00:30:41en étant
00:30:43en faisant d'elle
00:30:44le seul bouc émissaire
00:30:45c'est un phénomène
00:30:47qui se passe
00:30:47dans toutes les autres
00:30:48grandes administrations
00:30:49où il y a là aussi
00:30:50une irresponsabilité
00:30:52et une sorte de bureaucratie
00:30:54qui permet aujourd'hui
00:30:54effectivement
00:30:55de se débarrasser
00:30:56des impératifs
00:30:58qui sont élémentaires
00:30:59quand il s'agit
00:30:59de donner la priorité
00:31:01à la femme
00:31:01et à l'enfant
00:31:02en l'occurrence
00:31:02et donc si l'on juge
00:31:03une civilisation
00:31:04par l'intérêt
00:31:06qu'elle porte
00:31:06à ses vieux d'un côté
00:31:07et à ses enfants de l'autre
00:31:09on se rend compte
00:31:10que nous avons
00:31:10une civilisation
00:31:11qui tombe
00:31:12décadente
00:31:13diront d'autres
00:31:15et cette civilisation
00:31:16qui tombe
00:31:16elle est illustrée
00:31:17notamment par
00:31:18ces images
00:31:19terribles
00:31:20déchirantes
00:31:20qu'on a pu voir
00:31:21hier
00:31:21je vois juste
00:31:22qu'on voit une séquence
00:31:23un extrait
00:31:24de cette marche blanche
00:31:25hier
00:31:25notamment du discours
00:31:26de la prise de parole
00:31:27de la tante
00:31:28la tante de Liana
00:31:29qui a donné des frissons
00:31:31à tous les français
00:31:32Notre petit monde
00:31:34tout entier
00:31:34s'est écroulé
00:31:35une fois de plus
00:31:36je nourris les mots
00:31:37pour décrire ce drama
00:31:39abominable
00:31:39qui touche notre famille
00:31:41nous tenir devant
00:31:42vous tous
00:31:43et vous tous
00:31:44aujourd'hui
00:31:45et parler
00:31:46de Liana
00:31:47et surréaliste
00:31:48une dernière fois
00:31:49mille merci
00:31:51du fond du coeur
00:31:52et au nom
00:31:53de toute notre famille
00:31:54merci infiniment
00:31:55pour elle
00:31:56Liana
00:31:57pardon
00:31:57pardon pour ce que tu as vécu
00:31:59nous t'aimons tellement
00:32:06dans mes bras
00:32:07tu es arrivé
00:32:09un souffle doux
00:32:10un ciel enchanté
00:32:12ton sourire
00:32:14éclaire mes jours
00:32:16petit trésor
00:32:17mon plus bel amour
00:32:18quand tes yeux
00:32:20sont reçus
00:32:21en la vie
00:32:23ça défie le commentaire
00:32:24Yohan
00:32:24il n'y a pas de mots
00:32:26à apporter
00:32:27moi ce qui est terrible
00:32:27vous voyez
00:32:28ce qui est écrit
00:32:29sur les t-shirts
00:32:29de ces gens
00:32:30plus jamais ça
00:32:31j'ai peur
00:32:33j'ai peur qu'il y ait
00:32:33un pic d'émotion
00:32:34et puis que dans deux semaines
00:32:35tout soit oublié
00:32:36vous avez raison
00:32:37d'avoir peur
00:32:37combien de fois
00:32:38a-t-on lu ces mots
00:32:39sur des t-shirts
00:32:40sur des banderoles
00:32:41combien y a-t-il eu
00:32:42de marches blanches
00:32:42dans notre pays
00:32:43durant lesquelles
00:32:44nous avons dit
00:32:44plus jamais ça
00:32:45on appelle ça
00:32:46la politique de la bougie
00:32:47la politique de la bougie
00:32:48jusqu'à présent
00:32:49elle n'a jamais porté ses fruits
00:32:50il y a une émotion nationale
00:32:51une vague d'émotions
00:32:52qui est quand même sans précédent
00:32:53qui est rare en tout cas
00:32:54à ce niveau-là
00:32:55l'émotion est de colère
00:32:57est de colère
00:32:57c'est très vrai
00:32:58mais effectivement
00:32:59je redoute comme vous
00:33:00qu'une fois l'émotion retombée
00:33:02on enterre le rapport
00:33:04qui sera rendu
00:33:04dans les prochains jours
00:33:06et on refile ça
00:33:07on refile le bébé
00:33:08à celui qui arrivera
00:33:10au ministère de la justice
00:33:11après Gérald Darmanin
00:33:12parce que la réalité
00:33:13la réalité c'est que ce dossier-là
00:33:15il n'est pas le dossier
00:33:16de Gérald Darmanin
00:33:17il sera le dossier
00:33:18de son successeur
00:33:19après les élections de 2027
00:33:20parce que vous disiez
00:33:21maître il faut tout changer
00:33:22il faut renverser la table
00:33:23en quelque sorte
00:33:24et tout le monde a bien compris
00:33:25que Gérald Darmanin
00:33:26n'était pas en capacité
00:33:27de le faire
00:33:27d'abord parce qu'il ne lui reste
00:33:28que quelques mois
00:33:29place Vendôme
00:33:30parce qu'il n'en a pas
00:33:31les moyens politiques
00:33:31il a essayé de faire bouger
00:33:32les choses
00:33:33il y a d'ailleurs un projet de loi
00:33:34le projet de loi sûr
00:33:35qui va arriver
00:33:36pour une dernière lecture
00:33:37à l'Assemblée nationale
00:33:38au mois de juillet
00:33:38bon il fait ce qu'il peut
00:33:40avec les moyens qu'il a
00:33:41je crois effectivement
00:33:42qu'il a bien fait
00:33:42de ne pas démissionner
00:33:43parce que s'il y a un responsable
00:33:45à aller chercher
00:33:45non pas dans la mort de Liana
00:33:47ce serait absolument absurde
00:33:48de dire cela
00:33:49mais dans l'état général
00:33:51du pays
00:33:51c'est le président de la République
00:33:52ce n'est pas le gouvernement
00:33:53en place
00:33:54donc ce sera un débat à avoir
00:33:56et ce sera à n'en pas douter
00:33:58un débat fondamental
00:33:59de la campagne présidentielle
00:34:01mais c'est celui qui succédera
00:34:02celui ou celle
00:34:03qui succédera
00:34:03à Emmanuel Macron
00:34:04qui devra reprendre
00:34:06les choses en main
00:34:06il est trop tard maintenant
00:34:07pour ce gouvernement
00:34:08et pour le président
00:34:09de la République actuelle
00:34:10Frédéric était à cette
00:34:11marche blanche
00:34:12hier
00:34:12je reviens sur le plateau
00:34:13dans un instant
00:34:14je voudrais qu'on aille
00:34:14à près de Florence
00:34:16Frédéric
00:34:16qui est un habitant
00:34:17des alentours de Florence
00:34:19qui est avec nous en direct
00:34:20je remercie les équipes
00:34:21CENIOS d'avoir permis
00:34:22ce direct
00:34:23je précise que vous êtes
00:34:24ancien gendarme
00:34:26mais ce n'est pas
00:34:26dans cette qualité
00:34:27que nous vous interrogeons
00:34:28c'est un citoyen ému
00:34:31que j'ai face à moi
00:34:32en colère
00:34:34également
00:34:35Frédéric
00:34:36vous étiez hier
00:34:37à cette marche blanche
00:34:38on imagine votre émotion
00:34:39je crois que vous étiez
00:34:39en famille
00:34:40sur place
00:34:41également
00:34:41aujourd'hui vous avez
00:34:42un ministre
00:34:43de la justice
00:34:44qui semble vouloir
00:34:45prendre le taureau
00:34:45par les cornes
00:34:46est-ce que ça peut
00:34:48suffire
00:34:48à apaiser
00:34:50la colère
00:34:50qui est la vôtre
00:34:55bonjour
00:34:56écoutez
00:34:57j'ose espérer
00:34:58que
00:34:59les mesures
00:35:00seront prises
00:35:00après
00:35:01apaiser la colère
00:35:03comme vous le dites
00:35:03si bien
00:35:04c'est une histoire
00:35:05de souffler
00:35:07ça va retomber
00:35:07dans quelques temps
00:35:08alors pas dans la tête
00:35:09de tout le monde
00:35:10sachez que les Gersois
00:35:11ont été fortement impactés
00:35:12comme au niveau national
00:35:14bien évidemment
00:35:15on attend des mesures
00:35:16on attend des mesures
00:35:17parce que depuis des décennies
00:35:18c'est facile de rejeter la faute
00:35:20sur le gouvernement actuel
00:35:22mais je pense que la faute
00:35:24n'est pas là
00:35:25la faute elle est depuis des décennies
00:35:26on a eu Patrick Henry
00:35:28il y a quelques années
00:35:30d'autres prédateurs
00:35:31et puis
00:35:33Nordal Le Landais
00:35:34et aujourd'hui
00:35:36on a une personne
00:35:37suspectée
00:35:38dans l'affaire
00:35:39de la petite Liana
00:35:41donc
00:35:41on attend bien évidemment
00:35:43des mesures
00:35:43mais des mesures fortes
00:35:44vous diriez vous
00:35:45Frédéric
00:35:46aujourd'hui
00:35:46qu'il y a une rupture
00:35:47entre les citoyens
00:35:49que vous êtes
00:35:49que nous sommes
00:35:50et la justice française
00:35:56Je pense qu'on est proche
00:35:58de la rupture
00:35:59si elle n'y est pas déjà
00:36:00on est très proche
00:36:01de la rupture
00:36:01on aimerait tous
00:36:03pouvoir dire
00:36:03on a confiance
00:36:04à la justice
00:36:05bien évidemment
00:36:07je sais que c'est pas
00:36:07toujours facile
00:36:09mais
00:36:10ce qui va nous redonner
00:36:12confiance
00:36:12c'est ces mesures
00:36:13ces mesures fortes
00:36:14on ne peut pas
00:36:15se permettre
00:36:16de mettre
00:36:17des prédateurs sexuels
00:36:18en prison
00:36:18de les laisser ressortir
00:36:2020 ou 25 ans après
00:36:22sachant qu'ils peuvent
00:36:23recommencer
00:36:25et faire comme
00:36:26par exemple
00:36:26Nordal l'Hollandais
00:36:27lui donner le droit
00:36:28de procréer
00:36:28alors qu'il est en détention
00:36:29qu'est-ce qu'on va faire
00:36:31de l'auteur
00:36:33de ces derniers faits
00:36:35qui ont impacté
00:36:35encore notre pays
00:36:36qui ont impacté
00:36:37notre région
00:36:37notre département
00:36:38est-ce que dans quelques années
00:36:40on apprendra
00:36:40qu'il est à nouveau dehors
00:36:41et qu'il recommencera
00:36:42donc bien évidemment
00:36:43qu'on attend des mesures fortes
00:36:44mais des mesures concrètes
00:36:46tous les politiques
00:36:47qui passent
00:36:48depuis des décennies
00:36:50veulent prendre des mesures
00:36:51arrivent
00:36:52avec des bonnes intentions
00:36:53le problème
00:36:54c'est que
00:36:54c'est pas suivi des faits
00:36:57alors bien sûr
00:36:57là on est sur
00:36:58les prédateurs sexuels
00:36:59mais on peut parler
00:37:00des faits récents
00:37:01des faits récents
00:37:02impliquant les mineurs
00:37:03sur tout ce qui est casse
00:37:05tous les ministres
00:37:06qui se sont succédés
00:37:08avaient les bonnes intentions
00:37:09alors pourquoi
00:37:10ces mesures n'ont pas été prises
00:37:11de réformer l'ordonnance
00:37:12de 1945
00:37:13comprenez bien
00:37:14qu'aujourd'hui
00:37:14un mineur
00:37:15de 15 ans
00:37:16n'est pas le même mineur
00:37:17qu'en 1945
00:37:18donc oui
00:37:19il y a une refonte totale
00:37:21à prononcer
00:37:22et on garde espoir
00:37:24on garde espoir
00:37:25et je dirais
00:37:28on compte
00:37:29on compte
00:37:29sur ces nouvelles mesures
00:37:30pour justement
00:37:32que ces faits
00:37:32ne se reproduisent plus
00:37:33c'est que pour l'instant
00:37:34il y a des annonces
00:37:35les mesures fortes
00:37:36et sortir
00:37:38du cadre judiciaire
00:37:39qui est celui
00:37:40de la France
00:37:41ça risque de prendre du temps
00:37:42comme Yohan le disait
00:37:43en plateau il y a un instant
00:37:44avant la présidentielle
00:37:45nul doute que rien
00:37:46ne se passera
00:37:47c'est aussi à l'ancien gendarme
00:37:48que je vais m'adresser
00:37:49parce que ce qu'il faut éviter
00:37:50est-ce qu'on comprend bien
00:37:51pourquoi le ministère de la justice
00:37:52pourquoi l'état
00:37:53monte au créneau
00:37:54ces derniers jours
00:37:55parce que ce qu'il faut
00:37:55à tout prix éviter
00:37:56aujourd'hui
00:37:56c'est de sortir de l'état de droit
00:37:57c'est que les français
00:37:59se disent
00:37:59non mais attendez là
00:38:00quelqu'un
00:38:02viole ou agresse
00:38:02mon enfant
00:38:03neuf mois plus tard
00:38:04il n'y a même pas une audition
00:38:05donc c'est moi
00:38:05qui vais aller m'occuper
00:38:06et qui vais aller dire
00:38:07à la personne
00:38:08en l'occurrence
00:38:10suspecte
00:38:10de quel bois je me chauffe
00:38:11et ça
00:38:13c'est quelque chose
00:38:14que vous sentez
00:38:15monter
00:38:16pourquoi pas
00:38:21écoutez
00:38:21récemment
00:38:22pas plus tard qu'hier
00:38:23j'entendais
00:38:25un monsieur
00:38:25qui est grand-père
00:38:26et qui disait
00:38:27que
00:38:28s'il arrivait
00:38:29une telle chose
00:38:30à sa petite fille
00:38:31il se ferait justice lui-même
00:38:32alors c'est malheureux
00:38:33d'entendre de tels propos
00:38:34mais
00:38:35ils sont tout à fait compréhensibles
00:38:37par l'absence de mesures
00:38:38par l'absence de mesures fortes
00:38:40donc bien évidemment
00:38:41si on ne veut pas
00:38:41que les gens
00:38:42en arrivent
00:38:43à de tels propos
00:38:44ou à de tels agissements
00:38:45il faut absolument
00:38:46que
00:38:48le gouvernement
00:38:49prenne des mesures fortes
00:38:50mais des mesures rapides
00:38:52Frédéric
00:38:53un dernier mot
00:38:54avec
00:38:55vos mots
00:38:56votre sensibilité
00:38:57dans quel état
00:38:58êtes-vous ressorti
00:38:59de cette marche blanche
00:38:59hier
00:39:07je pense
00:39:08comme tout le monde
00:39:09très touché
00:39:11très touché
00:39:12par
00:39:13ce qui se passe
00:39:15on se rend compte
00:39:16que ça nous touche
00:39:16dans nos campagnes
00:39:18ça peut arriver
00:39:19à n'importe quel coin de rue
00:39:21je pense
00:39:22qu'on ne connait
00:39:23jamais assez les gens
00:39:25et
00:39:26quand on voit
00:39:27ce que ça a déclenché
00:39:29sur le département
00:39:30et l'impact
00:39:31au niveau national
00:39:33on ne peut être
00:39:33que bouleversé
00:39:34par ce qui s'est passé
00:39:35on le ressent
00:39:36en vous entendant
00:39:37merci beaucoup
00:39:38d'avoir pris le temps
00:39:38de répondre en direct
00:39:40je remercie
00:39:40Pauline Trevzer
00:39:41Noémie Hardy
00:39:41qui ont permis ce direct
00:39:43depuis Florence
00:39:44dans le Gers
00:39:45merci beaucoup
00:39:45pour votre témoignage
00:39:47oui Yvan je vous voyais réagir
00:39:48non parce que je pense
00:39:49qu'on va assister
00:39:49de plus en plus
00:39:50et en tout cas
00:39:51jusqu'aux prochaines
00:39:53échéances présidentielles
00:39:54à cette prise de parole
00:39:55de ce que j'ai appelé
00:39:56la France des oubliés
00:39:57c'est à dire
00:39:57que c'est cette France
00:39:59invisible
00:39:59cette France silencieuse
00:40:00qui de plus en plus
00:40:01parce qu'elle a été abandonnée
00:40:02par les pouvoirs publics
00:40:03et par tous les partis
00:40:04dans le fond
00:40:05qui est en train
00:40:05effectivement de porter
00:40:06ce que je vois être
00:40:07comme une sorte de révolution
00:40:09et c'est ceci
00:40:10qu'il faut regarder
00:40:10avec attention
00:40:11cela peut effectivement déborder
00:40:12avec des actes d'autodéfense
00:40:14en effet
00:40:14si l'État continue
00:40:15à être à ce point
00:40:16et je tiens à préciser
00:40:18au cas où ce serait mal compris
00:40:19par un certain
00:40:20de nos téléspectateurs
00:40:21qu'à aucun moment
00:40:22ce serait déplorable
00:40:23mais il faut accepter de voir
00:40:25ce n'est pas légal
00:40:26et ce n'est pas notre contrat social
00:40:27je ne le justifie pas
00:40:28moi je ne veux pas
00:40:30que ce soit mal interprété
00:40:31mes propos
00:40:31je suis obligé
00:40:33d'avoir un regard
00:40:34très réaliste
00:40:35sur ce qui se passe là
00:40:36et cet abandon
00:40:36de la société
00:40:37est un abandon
00:40:38qui peut pousser
00:40:39également jusqu'à
00:40:40ces extrémités là
00:40:40un petit mot Amine
00:40:41et on va passer
00:40:42à une autre thématique
00:40:43avant de revenir
00:40:43sur cette affaire Liana
00:40:44à partir de 16h
00:40:45simplement rapidement
00:40:46évidemment que les français
00:40:47attendent des réponses fortes
00:40:49vous savez dans cette affaire
00:40:50ce qui s'est passé
00:40:51c'est que le parquet
00:40:51de Toulouse
00:40:52a transmis au parquet
00:40:53d'Oche
00:40:53la copie d'un dossier criminel
00:40:55par voie papier
00:40:56bien sûr
00:40:56et ça a choqué tout le monde
00:40:58encore
00:40:58ça a choqué tout le monde
00:40:59mais ça choque parce que
00:41:00en 2026 on en voit par courrier
00:41:01les dossiers criminels
00:41:04parce que
00:41:04en 2026
00:41:05le code de procédure pénale
00:41:06n'est pas oxygéné
00:41:07il n'est pas aéré
00:41:08vous avez chaque jour
00:41:09des difficultés
00:41:10dans certains parquets
00:41:11dans les relations
00:41:12avocat parquets
00:41:14pour récupérer
00:41:15parfois
00:41:16des dossiers
00:41:17vous avez des avocats
00:41:17qui travaillent encore
00:41:18avec des CD-ROM
00:41:18parce que oui
00:41:19c'est le code de procédure pénale
00:41:21qui oblige
00:41:22le parquet
00:41:24a donné
00:41:25des CD-ROM
00:41:26je connais
00:41:26très peu d'avocats
00:41:27qui travaillent au CD-ROM
00:41:28aujourd'hui
00:41:29ces mesures-là
00:41:30on les attend
00:41:31et d'ailleurs
00:41:32elles ne sont pas difficiles
00:41:33vous savez
00:41:33dans la justice administrative
00:41:35quand vous saisissez le tribunal
00:41:37dans la justice administrative
00:41:39on a des outils numériques
00:41:40de dématérialisation
00:41:41entre les avocats
00:41:42les justiciables
00:41:43et les magistrats
00:41:43c'est Télérecours
00:41:44et tous les avocats
00:41:46connaissent cet outil
00:41:47qui s'appelle Télérecours
00:41:48et tout le monde aimerait
00:41:49pouvoir saisir le juge pénal
00:41:50demain
00:41:51de manière dématérialisée
00:41:52c'est écologique
00:41:53c'est numérique
00:41:54et qui peut imaginer
00:41:56que dans le pays du numérique
00:41:57le numérique
00:41:59ne soit pas appliqué
00:42:00pour le service public
00:42:01de la justice pénale
00:42:01il y a encore beaucoup
00:42:02de choses à dire
00:42:02les réactions politiques
00:42:03qu'on ne vous a pas fait entendre
00:42:05les appels à la démission
00:42:06de Gérald Darmanin
00:42:07auquel il a répondu
00:42:08d'ailleurs
00:42:09et les conséquences politiques
00:42:10on y revient
00:42:10dans quelques minutes
00:42:12mais avant cela
00:42:13Nelly Dénac
00:42:14nous a rejoint
00:42:15parce qu'on voulait évoquer
00:42:16ce 14 juillet
00:42:17qui se profile
00:42:18le 14 juillet
00:42:19pas comme les autres
00:42:20le dernier
00:42:20du président Macron
00:42:21il a vu les choses
00:42:22en grand
00:42:24et envoie un message
00:42:27intéressant
00:42:27en tout cas
00:42:27qui vaut le coup
00:42:28d'être décrypté
00:42:29avec vous
00:42:29alors déjà
00:42:30par l'ampleur
00:42:30évidemment
00:42:31du défilé lui-même
00:42:32comme disent
00:42:33les organisateurs
00:42:34il y a une massification
00:42:35et aussi une militarisation
00:42:37ce défilé du 14 juillet
00:42:39on va le voir
00:42:39sur les chiffres
00:42:40que je vous ai présentés
00:42:41dans ce carton
00:42:42il y aura 10 000 soldats
00:42:43qui vont défiler
00:42:44cette année
00:42:44c'est beaucoup plus
00:42:45que d'ordinaire
00:42:46c'est à dire que
00:42:47pour ce qui est
00:42:47des troupes au sol
00:42:49c'est plus 15%
00:42:50donc c'est encore plus
00:42:52significatif
00:42:52lorsqu'on regarde
00:42:53les véhicules légers
00:42:54et les véhicules blindés
00:42:55et les aéronefs
00:42:56également
00:42:56plus 30%
00:42:58le général Mison
00:42:59c'est lui qui a conçu
00:43:00le défilé évidemment
00:43:01avec l'aval
00:43:01d'Emmanuel Macron
00:43:02il reconnaît que c'est
00:43:03une prise en compte
00:43:03de ce qu'on appelle
00:43:04le contexte stratégique
00:43:05comprenez la guerre
00:43:06en Ukraine
00:43:07et une volonté
00:43:08de montrer la concrétisation
00:43:09des efforts
00:43:09qui ont été réalisés
00:43:11avec les alliés
00:43:11ce qui fait que
00:43:12des pilotes ukrainiens
00:43:14vont survoler
00:43:15les Champs-Elysées
00:43:15ils seront en binôme
00:43:16avec des Français
00:43:18dans des Mirage 2000
00:43:19c'est hyper symbolique
00:43:21bien sûr
00:43:21d'autant qu'un des avions
00:43:22a priori
00:43:23qui sera aux couleurs
00:43:24même de l'Ukraine
00:43:25on retient aussi
00:43:26ces invitations
00:43:26qui ont été lancées
00:43:27aux chefs d'Etat
00:43:28et de gouvernement
00:43:29des 37 pays
00:43:31qui ont répondu présents
00:43:32dans ce qu'on appelle
00:43:32la coalition des volontaires
00:43:33pour l'Ukraine
00:43:33c'est à dire
00:43:34ceux qui veulent
00:43:34mettre en place
00:43:35des garanties de sécurité
00:43:36une fois que le conflit
00:43:37sera terminé
00:43:38et puis la chorégraphie choisie
00:43:40aussi qui va refléter
00:43:41les opérations militaires
00:43:42de haute intensité
00:43:43c'est à dire
00:43:43qu'on va faire défiler
00:43:44en premier les hélicoptères
00:43:45vous savez
00:43:45qui arrivent en soutien aérien
00:43:47à toute action militaire moderne
00:43:48les avions
00:43:49qui seront pour la première fois
00:43:50équipés de munitions
00:43:51même si c'est fictif
00:43:52on voit bien le message
00:43:53qu'on veut envoyer
00:43:54puis on a souhaité
00:43:54la mise en avant des troupes
00:43:55et là ça rejoint évidemment
00:43:57la guerre en Ukraine
00:43:58qui ont été déployées
00:43:58à la fois en Estonie
00:44:00en Pologne
00:44:01qui ont soutenu
00:44:02par exemple
00:44:02les plongeurs des mineurs
00:44:03qui ont formé
00:44:04des soldats ukrainiens
00:44:05donc on voit bien
00:44:06l'intention d'Emmanuel Macron
00:44:07c'est marquer les esprits
00:44:08pour son tout dernier défilé
00:44:10en tant que chef des armées
00:44:11il met aussi en pratique
00:44:12sa devise
00:44:13qu'il avait énoncée
00:44:14l'année dernière
00:44:14Johan vous en souvenez
00:44:15pour être libre
00:44:16il faut être craint
00:44:17et pour être craint
00:44:18il faut être puissant
00:44:20vous avez raté une occasion
00:44:21de piéger Johan
00:44:22oui
00:44:22j'aurais dû le manger
00:44:23la dévise
00:44:24je vous remercie
00:44:25de m'accorder votre confiance
00:44:26et puis quand même
00:44:26pour boucler la boucle
00:44:27tout à fait
00:44:29devinez quelle est la musique
00:44:30qui va clôturer ce défilé
00:44:32je l'ai sur votre fiche
00:44:33ne le dites pas vous alors
00:44:34je ne le dis pas
00:44:35vous savez Johan
00:44:35c'est l'hymne à la joie
00:44:36exactement
00:44:36c'est pas très original
00:44:37vous avez bien lu
00:44:38l'hymne à la joie
00:44:38oui non mais bon
00:44:39la boucle est bouclée
00:44:40aujourd'hui c'est l'hymne à la joie
00:44:41dans le cas d'Emmanuel Macron
00:44:43c'est très symbolique
00:44:44parce que c'est comme ça
00:44:44qu'il avait commencé son mandat
00:44:46dans la cour du Louvre
00:44:47est-ce que c'est Céline Dion
00:44:47qui viendra le chanter ?
00:44:50vous savez le soir même
00:44:51les voitures vont bouler
00:44:52non l'hymne à la joie
00:44:52ah j'ai confondé
00:44:54avec l'hymne à l'amour
00:44:54mais bien sûr
00:44:56c'est la neuvième de Beethoven
00:44:59autant pour moi
00:45:00j'ai confondu
00:45:00en espèce
00:45:01ça n'a rien à voir
00:45:01avec Céline Dion
00:45:06et bien vivement le 14 juillet
00:45:08moi j'ai toujours hâte
00:45:09juste pour voir
00:45:10la patrouille de France
00:45:11bleu blanc rouge
00:45:11vous ne serez pas dans l'avion cette fois ?
00:45:13pas cette fois non
00:45:13vous avez déjà donné
00:45:15ça m'a coûté
00:45:16la pause
00:45:17à tout de suite
00:45:20pas compris
00:45:21120 minutes info
00:45:22la suite
00:45:23il est quasiment 16h
00:45:24d'abord le rappel de l'essentiel
00:45:25les grands titres de l'actualité
00:45:26Sandra Chiumbe
00:45:27Patrick Bruel
00:45:28est en garde à vue depuis ce matin
00:45:30le chanteur est visé
00:45:31par des plaintes pour viol
00:45:32et agressions sexuelles
00:45:34elle concerne à ce stade
00:45:3513 victimes présumées
00:45:36l'enquête en cours
00:45:37porte sur des faits
00:45:38entre 1997 et 2001
00:45:41dénoncés par 3 femmes
00:45:42ainsi que d'autres actes
00:45:43signalés ensuite
00:45:44par d'autres femmes
00:45:45au lendemain de la marche blanche
00:45:47pour Liana à Florence
00:45:48dans le Gers
00:45:49on a appris ce lundi
00:45:50que le frère de Jérôme Barre
00:45:51est la principale suspect
00:45:53dans la mort de la collégienne
00:45:54de 11 ans
00:45:54est en garde à vue à Auch
00:45:56en cause des chefs de viol
00:45:57sur mineurs de plus de 15 ans
00:45:59viol par conjoint
00:46:00séquestration et menace de mort
00:46:01réitérée par conjoint
00:46:03les faits auraient été commis
00:46:04entre 2007 et 2017
00:46:05et puis Sophia Chikirou
00:46:07a été relaxée ce lundi
00:46:09pour tentative d'escroquerie
00:46:10via un média
00:46:11qu'elle avait confondé
00:46:12mais la députée LFI
00:46:14absente aujourd'hui
00:46:15au tribunal
00:46:15a été condamnée pour vol
00:46:16dans ce même dossier
00:46:17elle a écopé
00:46:18d'une amende
00:46:18de 8000 euros
00:46:19dont 4000 euros
00:46:20avec sursis
00:46:21pour avoir subtilisé
00:46:22deux formules de chèque
00:46:24jamais utilisées
00:46:25merci beaucoup Sandra
00:46:25rendez-vous à 16h30
00:46:27Yoann Usa est toujours en place
00:46:29Maître Tomazini
00:46:30Van Rieufol
00:46:30Mathieu Devesse
00:46:32qui va nous rejoindre
00:46:32du service police-justice
00:46:33Amine Elbailly
00:46:34et Christian Flech
00:46:35l'ancien directeur
00:46:36de la police judiciaire
00:46:38de Paris
00:46:40sachez que les ministres
00:46:40de la justice
00:46:41et de l'intérieur
00:46:41Gérald Darmanin
00:46:42et Laurent Nunez
00:46:43seront auditionnés
00:46:44demain par la commission
00:46:45des lois au Sénat
00:46:45sur la mort
00:46:46de la petite Liana
00:46:47les deux ministres
00:46:48qui sont mis sous pression
00:46:50bien sûr
00:46:50ces derniers jours
00:46:51après ce fiasco judiciaire
00:46:53ce scandale d'état
00:46:54quasiment
00:46:55pourrait-on dire
00:46:56Gérald Darmanin
00:46:57qui a tenu une longue
00:46:57conférence de presse
00:46:58ce matin
00:46:58il réfute l'idée
00:47:00de démissionner
00:47:01écoutez-le
00:47:02ça fait maintenant
00:47:03deux ans que je suis ministre
00:47:04et j'ai assumé
00:47:04des responsabilités
00:47:05j'ai parfois présenté
00:47:06ma démission
00:47:06au président de la république
00:47:07lorsque j'ai pensé
00:47:08que ma responsabilité
00:47:09était en cause
00:47:11et je n'ai pas peur
00:47:11de me présenter
00:47:12devant le suffrage
00:47:12des électeurs
00:47:13puisqu'à chaque fois
00:47:13je me présente
00:47:14devant le suffrage
00:47:15de mes électeurs
00:47:17j'ai pensé
00:47:17que cette défaillance
00:47:19ici
00:47:20n'était
00:47:21une défaillance
00:47:22qui ne tenait pas
00:47:23aux instructions
00:47:24que le ministère
00:47:25a donné
00:47:25et donc je pense
00:47:26assumer mes responsabilités
00:47:27on verra ce qu'en dira
00:47:29le parlement
00:47:29et je pense
00:47:31avec beaucoup
00:47:32beaucoup d'énergie
00:47:33que j'essaye
00:47:34peut-être que je n'y arrive
00:47:35pas toujours
00:47:36c'est vrai
00:47:36mais j'essaye
00:47:37de réformer
00:47:38un ministère de la justice
00:47:39qui a besoin
00:47:39de connaître ces réformes
00:47:40avec les moyens
00:47:41très importants
00:47:42que me donne
00:47:42le président de la république
00:47:43Maître Tomazini
00:47:44ça va être difficile
00:47:45on a compris
00:47:46de trouver des responsabilités
00:47:47individuelles dans cette affaire
00:47:48tant les couacs
00:47:49à différents maillons
00:47:51de la chaîne
00:47:51sont nombreux
00:47:52alors dans ce cas-là
00:47:54c'est l'entièreté
00:47:55de la chaîne judiciaire
00:47:56c'est un système
00:47:57qui est défaillant
00:47:58et si c'est le cas
00:47:59le garde des Sceaux
00:48:01a une responsabilité
00:48:02et la question
00:48:03de sa démission
00:48:03en effet
00:48:04pourrait se poser
00:48:06oui mais ça ne résoudrait rien
00:48:08en réalité
00:48:09ça ne résoudrait rien
00:48:10mais ça enverra
00:48:10un message aux français
00:48:11de responsabilité
00:48:12ça enverra un message
00:48:12aux français
00:48:13mais il lui reste
00:48:14trop peu de temps
00:48:16pour faire le ménage
00:48:17et reconstruire
00:48:19une justice
00:48:20qui
00:48:20je le dis
00:48:21et je reprends
00:48:22les mots
00:48:22de mon confrère
00:48:23qui était avocat
00:48:24d'Innocence sans danger
00:48:25sur le plateau
00:48:26ce matin
00:48:27qui a dit
00:48:28la justice
00:48:29est morte
00:48:30c'est un mot
00:48:31extrêmement fort
00:48:32moi je dirais
00:48:34qu'on a sacrifié
00:48:36nos femmes
00:48:37et nos enfants
00:48:38sur le tel
00:48:39de non pas la justice
00:48:40mais de l'injustice
00:48:42donc
00:48:43c'est terrible
00:48:43ce que vous dites
00:48:44oui c'est terrible
00:48:45mais c'est un constat
00:48:47c'est un véritable constat
00:48:48qui est dramatique
00:48:49et je crois
00:48:50que vous parlez
00:48:51de monsieur Darmanin
00:48:52et je crois
00:48:53que ça sera
00:48:54au futur ministre
00:48:55de la justice
00:48:56de convoquer
00:48:57et de faire
00:48:58cette inspection générale
00:49:00dès le début
00:49:01de sa prise de fonction
00:49:02ce que je ne comprends pas
00:49:03maître
00:49:04et je suis désolé
00:49:04de vous interrompre
00:49:05mais c'est que
00:49:05le ministre de la justice
00:49:07on le comprend
00:49:08on le voit
00:49:08et les faits le montent
00:49:10n'a aucun pouvoir
00:49:11sur les magistrats
00:49:12ils sont dans une totale indépendance
00:49:15c'est pas tout à fait vrai
00:49:16il y a des directives
00:49:18il y a des grandes directives
00:49:19déjà il y a une inflexion
00:49:20de politique pénale
00:49:21tout dépend
00:49:22quelles sont les priorités
00:49:23par exemple
00:49:24la victime
00:49:25n'a jamais été une priorité
00:49:27de la politique pénale
00:49:29peut-être davantage
00:49:30avec monsieur Darmanin
00:49:31il y a trop de corporatisme
00:49:32non mais bien sûr
00:49:33mais attendez
00:49:33quand on a nommé
00:49:35Dupond-Moretti
00:49:36comme garde des Sceaux
00:49:37qui était applaudi
00:49:39lorsqu'il se déplaçait
00:49:41pour aller voir
00:49:42les criminels
00:49:43et les délinquants
00:49:44condamnés
00:49:45et enfermés en prison
00:49:46est-ce qu'on a
00:49:47une fois pensé
00:49:49aux victimes
00:49:50et à la place
00:49:50des victimes
00:49:51donc non
00:49:52c'est une question
00:49:53de priorité
00:49:55et encore une fois
00:49:57ce gouvernement
00:49:58a fait énormément
00:49:59des faits d'annonce
00:50:00et nous
00:50:01dans les actes
00:50:02victimes
00:50:03ou avocats de victimes
00:50:04on n'a rien eu
00:50:05je suis très circonspect
00:50:06parce que j'ai entendu
00:50:07ce matin
00:50:07le président
00:50:08de la conférence nationale
00:50:09des procureurs
00:50:09qui monte au créneau
00:50:10vous le savez
00:50:11qui envoie des communiqués
00:50:12depuis 48-72 heures
00:50:13pour dire
00:50:13non non mais arrêtez
00:50:14de nous jeter en pâture
00:50:15nous n'avons
00:50:15aucune responsabilité
00:50:16quand j'entends
00:50:17Frédéric Chevalier
00:50:18je me dis que ça va être
00:50:19quand même très compliqué
00:50:20de réformer quoi que ce soit
00:50:21tant que cette indépendance
00:50:22couvrira les magistrats français
00:50:24écoutez-le
00:50:28Frédéric Chevalier
00:50:29le président
00:50:29de la commission
00:50:30de la conférence nationale
00:50:31des procureurs
00:50:32bon il arrive dans une seconde
00:50:34vous vouliez ajouter un petit mot
00:50:35c'est bon on y va
00:50:36ou on n'y va pas les amis
00:50:36dites-moi tout
00:50:37on y va
00:50:37c'est parti
00:50:41il y a beaucoup d'émotions
00:50:42dans cette affaire
00:50:43et cette émotion
00:50:44l'ensemble des procureurs
00:50:45des magistrats des parquets
00:50:46des magistrats en général
00:50:47la partagent
00:50:48après il y a la colère
00:50:49j'ai entendu
00:50:49vous savez quand on est
00:50:51en responsabilité
00:50:51la colère
00:50:52elle est souvent
00:50:52très mauvaise conseillère
00:50:54quand on est en responsabilité
00:50:55il faut pouvoir
00:50:57garder la tête froide
00:50:58et aujourd'hui
00:51:01je trouve que
00:51:03ça dérive
00:51:04et que
00:51:06jeter en pâture
00:51:07des magistrats du parquet
00:51:09dont
00:51:11le but
00:51:11la mission
00:51:12la conviction
00:51:13c'est que tous les matins
00:51:13on se lève madame
00:51:14pour faire en sorte
00:51:15que ces drames
00:51:16n'existent jamais
00:51:19c'est vrai que
00:51:20la colère
00:51:21moi je la partage pas
00:51:23je ne prétends pas
00:51:24donner des conseils
00:51:25à monsieur le procureur
00:51:27général
00:51:28mais
00:51:28il faut faire attention
00:51:29aux mots
00:51:30qu'on utilise
00:51:30je trouve
00:51:31quand on dit
00:51:32qu'on jette les magistrats
00:51:32en pâture
00:51:34faisons attention
00:51:34quelqu'un a été jeté en pâture
00:51:36elle s'appelle Liana
00:51:36et aujourd'hui
00:51:39elle n'est plus
00:51:39elle n'est plus là
00:51:40et ses parents la pleurent
00:51:41elle elle a été jeté en pâture
00:51:42à un pédocriminel
00:51:43qui a été laissé dans la nature
00:51:45voilà
00:51:45faisons attention aux mots
00:51:46après c'est Emmanuel Macron
00:51:48le premier
00:51:49qui a jeté en pâture
00:51:50le procureur
00:51:51c'est pas l'opinion publique
00:51:52oui mais l'opinion publique
00:51:53a conscience également
00:51:54et réclame
00:51:55il y a 150 tribunaux
00:51:57devant lesquels
00:51:57il y aura des mobilisations
00:51:58ce soir
00:51:59je crois
00:51:59je pense que les français
00:52:00ont bien conscience
00:52:02des difficultés
00:52:03je partage moi aujourd'hui
00:52:04cet effroi
00:52:06et d'ailleurs je trouve que
00:52:07le représentant
00:52:09de ce syndicat
00:52:10de procureurs
00:52:11j'entends évidemment
00:52:12les intérêts
00:52:13de sa défense syndicale
00:52:15mais aucun magistrat
00:52:16n'a été jeté en pâture
00:52:18aucun nom n'a été cité
00:52:19personne d'ailleurs
00:52:21n'a présenté
00:52:21la moindre démission
00:52:22et les français
00:52:24ont même
00:52:26face à eux
00:52:27finalement
00:52:27des personnes
00:52:28qui pendant très longtemps
00:52:29ont été intouchables
00:52:30et moi j'en veux beaucoup
00:52:31j'en veux beaucoup
00:52:32notamment au prédécesseur
00:52:33de Gérald Darmanin
00:52:34Eric Dupond-Moretti
00:52:35parce qu'il a consacré
00:52:36des livres entiers
00:52:38face à ces intouchables
00:52:39face à ces procureurs généraux
00:52:41où à chaque fois
00:52:42qu'il y avait un problème
00:52:43vous savez ce qu'on faisait
00:52:44et bien on les mutait
00:52:45comme ça on ne parlait plus
00:52:46du problème
00:52:47on parlait ce matin
00:52:47j'ai écouté l'heure des pros
00:52:48ce matin et en effet
00:52:49il y a un cas emblématique
00:52:50c'est le juge Burgo
00:52:51absolument
00:52:52qui est responsable
00:52:53d'un des plus grands casseaux
00:52:54de l'histoire
00:52:55il est dans un placard doré
00:52:57il est dans un placard doré
00:52:58de la cour de cassation
00:52:59ce monsieur a continué
00:53:00sa carrière de magistrat
00:53:01est aujourd'hui d'ailleurs
00:53:03confortablement installée
00:53:03sur je ne sais quel siège
00:53:05dans le juge d'application
00:53:05des peines je crois
00:53:06enfin bon je ne vais pas dire
00:53:07de bêtises
00:53:08je ne sais pas si Mathieu
00:53:09il me semble qu'il a été conseillé
00:53:10à la cour de cassation
00:53:10en tout cas il n'y a eu
00:53:11aucune révocation
00:53:12il n'y a rien eu du tout
00:53:14ce que vous risquez au pire
00:53:15dans ces cas-là
00:53:15c'est une petite mutation
00:53:17et encore avec les syndicats
00:53:18vous pouvez la contester
00:53:20alors rapidement
00:53:21je voudrais juste saluer
00:53:21quand même Dominique-Henri-Mattagrin
00:53:23qui est avec nous
00:53:23magistrat honoraire
00:53:24ancien président
00:53:24de l'association professionnelle
00:53:26des magistrats
00:53:27je vous promets
00:53:28que je ne vous oublie pas
00:53:28on poursuit le tour de plateau
00:53:30juste un petit mot
00:53:30avec monsieur
00:53:31qui nous rejoint
00:53:33il peut y en avoir
00:53:33des révocations justement monsieur ?
00:53:36Bien sûr
00:53:38bien sûr qu'il y a des révocations
00:53:40il y en a eu deux
00:53:41dans les deux dernières années
00:53:43ça n'a rien d'extraordinaire
00:53:44c'est prévu par le statut
00:53:45de la magistrature
00:53:47on a cité des chiffres
00:53:48absolument délirants
00:53:49et s'il faut jeter un nom
00:53:51en pâture
00:53:52ce sera celui de monsieur Rotaillot
00:53:53qui a prétendu
00:53:55qui avait eu un blâme
00:53:56en 15 ans
00:53:57et que c'était la seule sanction
00:53:58bon
00:53:59c'est totalement délirant
00:54:00c'est complètement faux
00:54:02c'est complètement faux
00:54:04il y a eu une cinquantaine
00:54:05il y a eu une cinquantaine
00:54:06de sanctions
00:54:07qui ont été prises
00:54:08dans les dix dernières années
00:54:10c'était à la lune
00:54:11du Figaro ce matin
00:54:13je conseille à monsieur Rotaillot
00:54:16de lire le Figaro
00:54:17Dans quel cas
00:54:18ces révocations ont-elles eu lieu
00:54:19rapidement ?
00:54:20ça concerne quel type d'affaires ?
00:54:23Un petit peu de tout
00:54:24il y a des magistrats
00:54:25qui ont commis
00:54:26des infractions pénales
00:54:27hélas
00:54:27bah oui ça arrive
00:54:29c'est des justiciables
00:54:30comme les autres
00:54:32il y en a qui ont manqué
00:54:33ça ça n'a rien à voir
00:54:34il y en a qui ont manqué
00:54:35à l'honneur
00:54:36ou à la délicatesse
00:54:38dans leur vie privée
00:54:39et c'est une faute
00:54:41déontologique
00:54:43pardon monsieur
00:54:44pardon Dominique
00:54:45Henri Matagrin
00:54:46je suis désolé
00:54:46mais ça n'a rien à voir
00:54:47là vous me parlez
00:54:48de gens qui ont
00:54:50comme profession magistrat
00:54:51mais qui individuellement
00:54:52en tant que citoyen
00:54:53ont commis des actes délictuels
00:54:55ou criminels
00:54:55moi je vous parle
00:54:56de magistrats
00:54:57qui sont révoqués
00:54:58dans le cadre d'incompétence
00:54:59ou de manquements
00:55:00dans leur profession
00:55:01dans leur fonction
00:55:02de magistrat
00:55:03il y a des sanctions
00:55:04pour des manquements
00:55:06professionnels
00:55:07lesquels ?
00:55:10le fait par exemple
00:55:12de ne pas faire des actes
00:55:15de laisser traîner
00:55:16un dossier
00:55:18ou de tricher
00:55:19de faire des faux actes
00:55:21etc etc
00:55:22et de quel type
00:55:23de sanctions on parle ?
00:55:24je viens d'évoquer
00:55:25le juge Burgo
00:55:25monsieur
00:55:26je ne vais pas vous refaire
00:55:26l'histoire
00:55:27vous la connaissez
00:55:27j'imagine aussi bien
00:55:29ou mieux que moi
00:55:31je veux dire
00:55:31si le juge Burgo
00:55:32aujourd'hui
00:55:33est encore magistrat
00:55:34c'est peut-être
00:55:35qu'il y a un souci
00:55:35Burgo a été jeté en pâture
00:55:38mis au pilori
00:55:39il y a eu
00:55:40une commission parlementaire
00:55:42qu'il a mis
00:55:43sur la sénette
00:55:44et qu'il a sérieusement
00:55:46malmené
00:55:46mais bon
00:55:47en définitive
00:55:49il s'agissait de savoir
00:55:50qu'il avait commis
00:55:51des fautes
00:55:52des fautes personnelles
00:55:53dans sa fonction
00:55:54de juge d'instruction
00:55:55quand on regardait
00:55:57de près les choses
00:55:58c'était beaucoup
00:56:00moins simple
00:56:00que cela
00:56:01très heureux
00:56:02de vous avoir
00:56:02désolé bien sûr
00:56:03ça allait contre
00:56:04l'opinion publique
00:56:06ça allait contre
00:56:07l'opinion publique
00:56:08qui criait
00:56:09Haro
00:56:09sur lui
00:56:11mais c'est aussi
00:56:12la réalité
00:56:12il faut admettre
00:56:14aussi que
00:56:14la réalité
00:56:16n'est pas toujours
00:56:17telle qu'on peut
00:56:18la présenter
00:56:19sur ses émotions
00:56:20monsieur
00:56:20je suis très heureux
00:56:22de vous avoir
00:56:23et n'y voyez vraiment
00:56:24aucun manque de respect
00:56:25avec tout le respect
00:56:27que je vous dois
00:56:28monsieur
00:56:28vous nous donnez
00:56:30l'exemple
00:56:31chimiquement pur
00:56:32du corporatisme
00:56:33de la magistrature
00:56:34tel qu'on peut
00:56:35le concevoir
00:56:36en tant que français
00:56:36c'est à dire que
00:56:37j'ai le sentiment
00:56:39et je vous le dis
00:56:40avec le plus
00:56:41d'affection
00:56:42et de gentillesse
00:56:44possible
00:56:45vous êtes en train
00:56:46d'exprimer
00:56:46ce que
00:56:47tous les français
00:56:50ressentent
00:56:51en fait
00:56:51c'est que
00:56:51vous êtes
00:56:52dans une incapacité
00:56:54à reconnaître
00:56:55qu'il y a
00:56:56des incompétences
00:56:58des manques
00:57:00d'implication
00:57:00dans la fonction
00:57:01de magistrats
00:57:02qui ne sont jamais
00:57:03suivis des faits
00:57:04et vous trouvez
00:57:05des réponses
00:57:05toutes faites
00:57:06à nous apporter
00:57:07contre des magistrats
00:57:08qui ont manqué
00:57:10à leur devoir
00:57:12donc
00:57:13on ne peut pas
00:57:14être plus clair
00:57:15je ne défends pas
00:57:16des magistrats
00:57:16qui manquent
00:57:17à leur devoir
00:57:17je dis simplement
00:57:19on n'est plus
00:57:20sous la révolution
00:57:21avec les tricoteuses
00:57:22de la guillotine
00:57:23ce n'est pas
00:57:24l'opinion publique
00:57:26qui doit décider
00:57:27si un magistrat
00:57:28a commis ou non
00:57:29une faute professionnelle
00:57:30c'est l'organe
00:57:32disciplinaire
00:57:32professionnel
00:57:33qui s'appelle
00:57:34le conseil supérieur
00:57:36de la magistrature
00:57:36je vais vous donner
00:57:38un exemple
00:57:39nous avons
00:57:39une procureure
00:57:41à Hoche
00:57:42qui pendant
00:57:43plusieurs mois
00:57:43a eu un dossier
00:57:45entre les mains
00:57:46d'une petite fille
00:57:47de 10 ans
00:57:48venue porter plainte
00:57:49avec sa maman
00:57:49pour justifier
00:57:51sa plainte
00:57:52une analyse médicale
00:57:53qui montrait
00:57:54des lésions anales
00:57:55et vaginales
00:57:55je suis désolé
00:57:56de dire aussi crûment
00:57:57les choses
00:57:57mais c'est la réalité
00:57:59de ce qui s'est passé
00:58:00jamais
00:58:01jamais
00:58:01la personne
00:58:03qui était visée
00:58:04par cette plainte
00:58:04n'a été auditionnée
00:58:05jamais
00:58:06jamais
00:58:06ce dossier
00:58:07n'a été priorisé
00:58:08malgré la circulaire
00:58:09du ministre
00:58:10de la justice
00:58:11cette procureure
00:58:13mérite-t-elle
00:58:13une sanction exemplaire
00:58:15selon vous monsieur
00:58:16et bien
00:58:17dans quelques jours
00:58:18nous aurons
00:58:19un rapport d'inspection
00:58:20qui a été commandé
00:58:21par le ministre
00:58:22de la justice
00:58:22et le ministre
00:58:24de l'intérieur
00:58:24il est quand même
00:58:26élémentaire
00:58:27avant de porter
00:58:28des accusations
00:58:29définitives
00:58:29et de fulminer
00:58:31des jugements
00:58:32derniers
00:58:32d'attendre
00:58:33les conclusions
00:58:34de cette mission
00:58:36d'inspection
00:58:36et des suites
00:58:38que le ministre
00:58:39le donnera
00:58:40si le ministre
00:58:40estime
00:58:41que ce rapport
00:58:42fait ressortir
00:58:43des fautes
00:58:44personnelles
00:58:44je souligne
00:58:45deux fois
00:58:46personnelles
00:58:47si le ministre
00:58:48estime
00:58:48qu'il y a
00:58:48des fautes
00:58:49personnelles
00:58:49il saisira
00:58:50il l'a annoncé
00:58:51le conseil supérieur
00:58:52de la magistrature
00:58:53au disciplinaire
00:58:54et le conseil supérieur
00:58:55de la magistrature
00:58:56fera son office
00:58:58qui est d'apprécier
00:58:59si dans le dossier
00:59:01d'un magistrat
00:59:02déterminé
00:59:03il y a
00:59:03ou pas
00:59:04des fautes
00:59:05personnelles
00:59:06qui méritent
00:59:07une sanction
00:59:07et quelles sanctions
00:59:08ces fautes
00:59:09peuvent mériter
00:59:10voilà
00:59:11encore une fois
00:59:12c'est pas
00:59:13l'opinion publique
00:59:14c'est pas la clameur
00:59:15qui prononce
00:59:16des sanctions
00:59:17il y a des procédures
00:59:18il y a des règles
00:59:19ça s'appelle
00:59:21l'état de droit
00:59:22il s'agit pas
00:59:23d'envoyer les juges
00:59:24à l'échafaud
00:59:24il s'agit de se demander
00:59:25aujourd'hui
00:59:26dans un instant crucial
00:59:27dans un moment
00:59:28où les français
00:59:28se demandent
00:59:29si leur justice
00:59:30n'est pas en état
00:59:31de mort cérébrale
00:59:32il s'agit juste
00:59:33de se demander
00:59:33pardonnez-moi
00:59:34je vais aller au bout
00:59:35de ma question
00:59:35si vous le voulez bien
00:59:36il s'agit juste
00:59:37de se demander
00:59:38si en 2026
00:59:39on doit renverser
00:59:40la table
00:59:41est-ce qu'en 2026
00:59:42on doit se dire
00:59:42désormais
00:59:43les juges
00:59:44les magistrats
00:59:45ce serait bien
00:59:45qu'ils rendent des comptes
00:59:46ce serait bien
00:59:47qu'ils soient un petit peu
00:59:48plus ouverts
00:59:48lorsqu'ils prennent des décisions
00:59:49qu'ils soient capables
00:59:50de les expliquer
00:59:51de les justifier
00:59:52auprès des français
00:59:53qui parfois ont du mal
00:59:54à les comprendre
00:59:55alors qu'il y a
00:59:57cette impression
00:59:57qui est désormais factuelle
00:59:59c'est que
01:00:00nos magistrats
01:00:01sont intouchables
01:00:02et que
01:00:03quand bien même
01:00:04le ministre
01:00:05donne des circulaires
01:00:06et ils n'en font qu'à leur tête
01:00:08si j'ose le dire
01:00:08aussi simplement
01:00:10c'est faux
01:00:11il y a
01:00:11des organes disciplinaires
01:00:13qui sont là
01:00:14pour ça
01:00:14le ministre de la justice
01:00:16quand il estime
01:00:17qu'un magistrat
01:00:18a manqué à ses devoirs
01:00:19il peut exercer
01:00:20une poursuite
01:00:21disciplinaire
01:00:22et même maintenant
01:00:23les chefs de cour
01:00:24procurant général
01:00:25et premier président
01:00:26peuvent eux-mêmes
01:00:28exercer
01:00:29cette action disciplinaire
01:00:31donc tous les mécanismes
01:00:33existent
01:00:33pour mettre en oeuvre
01:00:34simplement
01:00:36il y a
01:00:37une ligne de partage
01:00:39à tracer
01:00:39entre
01:00:40ce qui est
01:00:41la libre appréciation
01:00:43d'une situation
01:00:44sous le contrôle
01:00:45des partis
01:00:46parce que je rappelle quand même
01:00:47que si on n'est pas satisfait
01:00:48d'une décision de justice
01:00:49on peut
01:00:50avec son avocat
01:00:52le cas échéant
01:00:52faire appel
01:00:53ou exercer
01:00:55un pourvoi
01:00:56en cassation
01:00:56et puis
01:00:57il y a de l'autre côté
01:00:59ce qui serait
01:00:59de vrais manquements
01:01:00professionnels
01:01:01qui peuvent être dénoncés
01:01:02comme tels
01:01:03et toutes les procédures
01:01:05existent pour ça
01:01:05il est tout à fait faux
01:01:07de parler d'intouchables
01:01:08voilà
01:01:08et je suis désolé
01:01:09c'est la réalité
01:01:11à la fois juridique
01:01:12et factuelle
01:01:13et vous exprimez
01:01:14le point de vue
01:01:14du magistrat
01:01:16de l'ancien magistrat
01:01:17que vous êtes
01:01:18et nous l'entendons
01:01:19parfaitement
01:01:19je vous remercie
01:01:20d'être intervenu
01:01:21sur notre antenne
01:01:22merci monsieur
01:01:22il y a autre chose
01:01:24qui est factuelle
01:01:24et qu'il faut condamner
01:01:25le ministre de la justice
01:01:26l'a rappelé ce matin
01:01:26c'est que depuis des jours
01:01:27vous avez les procureurs
01:01:28de la République d'Auch
01:01:29et de Toulouse
01:01:30qui sont victimes
01:01:31de harcèlement
01:01:31et de menaces de mort
01:01:32et ça aussi
01:01:33il faut le condamner
01:01:33c'est intolérable
01:01:34il faut le dénoncer
01:01:36je voulais le préciser
01:01:37pour qu'on soit
01:01:37tout à fait au contraire
01:01:38et vous avez raison
01:01:39on se pose encore un instant
01:01:41cette question des sanctions
01:01:41contre les magistrats
01:01:43parce qu'il faut regarder
01:01:44évidemment un peu en amont
01:01:45et se demander
01:01:46comme le magistrat
01:01:47vient de nous le dire
01:01:47est-ce qu'il y a eu des sanctions
01:01:48oui oui
01:01:49nous disent les magistrats
01:01:50les juges sont sanctionnés
01:01:51Valentin Rouillon
01:01:52il suffit de regarder
01:01:53dans le détail
01:01:53et avec vous
01:01:54les juges sont-ils
01:01:55sanctionnés dans ce pays
01:01:56et bien oui Julien
01:01:57c'est le conseil supérieur
01:01:58de la magistrature
01:01:59le CSM
01:02:00qui est chargé
01:02:01d'examiner
01:02:01et de sanctionner
01:02:02les éventuelles fautes disciplinaires
01:02:03des juges et des procureurs
01:02:04on parle de saisine
01:02:06cela correspond à l'ouverture
01:02:07d'une procédure disciplinaire
01:02:08à l'encontre d'un magistrat
01:02:10c'est toujours à l'initiative
01:02:11du ministre de la justice
01:02:13d'un chef de cour
01:02:14ou dans certains cas
01:02:15d'un justiciable
01:02:16et ces saisines
01:02:17et bien elles sont en net hausse
01:02:18depuis 2021
01:02:19cette année-là
01:02:20le CSM a enregistré
01:02:2120 procédures disciplinaires
01:02:23un record
01:02:24sur la période
01:02:25après 11 saisines en 2022
01:02:277 ans en 2023
01:02:28le chiffre est remonté
01:02:29à 11 en 2024
01:02:31puis à 13 en 2025
01:02:33à titre de comparaison
01:02:35entre 2016 et 2020
01:02:37le nombre de saisines
01:02:37aussi entre 3 et 6 par an
01:02:40mais alors
01:02:40pour quel genre d'affaires
01:02:42et bien c'est pour
01:02:43des infractions pénales
01:02:44et des comportements délictuels
01:02:45que les magistrats
01:02:46ont le plus été poursuivis
01:02:48on en compte
01:02:4824 depuis 2016
01:02:50juste en dessous
01:02:5219 saisines
01:02:53pour notamment atteinte
01:02:54à l'image
01:02:55de l'institution
01:02:57en revanche
01:02:58les sanctions
01:02:58elles restent
01:02:59relativement rares
01:03:00en 10 ans
01:03:01le CSM a prononcé
01:03:0253 sanctions disciplinaires
01:03:05on vous en a pris
01:03:05quelques extraits
01:03:06les mesures
01:03:07les moins sévères
01:03:08sont le blâme
01:03:09prononcé à 9 reprises
01:03:10le déplacement d'office
01:03:118 fois
01:03:11et l'abaissement d'échelon
01:03:13accompagné d'un déplacement d'office
01:03:14cette fois
01:03:15à l'inverse
01:03:16les sanctions les plus lourdes
01:03:17sont beaucoup plus exceptionnelles
01:03:19la révocation
01:03:20n'a été prononcée
01:03:21que 2 fois en 10 ans
01:03:21l'admission a cessé
01:03:22ces fonctions
01:03:23qui entraînent également
01:03:24un départ forcé
01:03:25n'a concerné
01:03:26que 2 magistrats
01:03:27et enfin
01:03:28la suspension
01:03:28de l'exercice
01:03:29des fonctions
01:03:30n'a été prononcée
01:03:31qu'une seule fois
01:03:32et les plaintes
01:03:33des justiciables
01:03:34elles aboutissent
01:03:34encore plus rarement
01:03:35en 2025
01:03:36sur 391 décisions rendues
01:03:39303 ont été jugées
01:03:41irrecevables
01:03:4187 rejetées
01:03:43et une seule
01:03:44seulement
01:03:44a conduit
01:03:45au renvoi d'un magistrat
01:03:46devant une audience
01:03:47disciplinaire
01:03:48des chiffres
01:03:48qui alimentent
01:03:49donc aujourd'hui
01:03:49ce débat
01:03:51sur l'efficacité
01:03:51des contrôles
01:03:53exercés
01:03:53sur la magistrature
01:03:54et sur l'adéquation
01:03:55entre les fautes commises
01:03:56et les sanctions prononcées
01:03:57c'est en tout cas
01:03:58ce que veut réviser
01:03:59Gérald Darman
01:04:00merci beaucoup Valentin
01:04:02c'est très complet
01:04:02on comprend bien
01:04:03qu'en France
01:04:03on ne vire pas un magistrat
01:04:04c'est aussi simple
01:04:05que ça
01:04:05que dire
01:04:09il y a l'ordre des avocats
01:04:10pour vous
01:04:11pardon
01:04:12oui oui
01:04:12nous avons un ordre
01:04:14des avocats
01:04:15et même si on vous mute
01:04:16vous pouvez contester
01:04:19on est rarement muté
01:04:20non non je parle des magistrats
01:04:21je parle des magistrats
01:04:22pardon j'ai dit vous
01:04:24mais c'était un vous général
01:04:25pour évoquer les magistrats
01:04:26oui tout à fait
01:04:27non moi je voudrais
01:04:28juste rajouter
01:04:30un petit mot
01:04:31moi ce qui m'inquiète
01:04:32on n'en a absolument pas parlé
01:04:35c'est cet homme
01:04:37donc aujourd'hui
01:04:38qui est présumé coupable
01:04:41présumé innocent
01:04:42Jérôme Barrella
01:04:43oui
01:04:44présumé innocent
01:04:45présumé coupable
01:04:46oui oui oui
01:04:47vous avez raison
01:04:47c'est vrai que la formule
01:04:48la formule
01:04:50la formule
01:04:50oui excusez-moi
01:04:51usité
01:04:52est plus présumé innocent
01:04:52oui oui tout à fait
01:04:53mais par définition
01:04:54s'il est présumé innocent
01:04:55il est présumé coupable
01:04:56vous avez raison aussi
01:04:57voilà
01:04:57mais ça m'intéresse
01:04:58d'utiliser ce vocable
01:05:00de coupable
01:05:02de sans doute
01:05:03d'homicide
01:05:04sans doute
01:05:05bon
01:05:05l'autopsie nous le dira
01:05:07d'agression sexuelle
01:05:09peut-être
01:05:10de torture
01:05:12et de barbarie
01:05:13d'actes de torture
01:05:14ou de barbarie
01:05:14on le saura
01:05:15on ne connaît pas encore
01:05:16les causes de la mort
01:05:16de la petite
01:05:17non non j'entends bien
01:05:18mais je me posais la question
01:05:20de la peine encourue
01:05:23on n'a pas évoqué
01:05:25cela encore
01:05:27donc si l'ensemble
01:05:29des chefs de prévention
01:05:31que je viens d'évoquer
01:05:32est réuni
01:05:33je crois qu'il y a
01:05:34séquestration aussi
01:05:35qui avait été évoquée
01:05:36enlèvement et séquestration
01:05:37absolument
01:05:38à ce moment là
01:05:39on arrive
01:05:41potentiellement
01:05:42à une peine
01:05:44qui serait de l'ordre
01:05:44de la perpétuité
01:05:45bien sûr
01:05:47avec peut-être
01:05:49une peine de sûreté
01:05:51de 30 ans
01:05:54quoi qu'il en soit
01:05:56en ce qui le concerne
01:05:57on peut quand même
01:05:58parce qu'il va y avoir
01:06:00potentiellement
01:06:00même s'il y a une peine
01:06:01de sûreté
01:06:01moi je vous dis
01:06:0230 ans
01:06:02ça peut être moins
01:06:04il va sans doute
01:06:05peut-être sortir un jour
01:06:07comme un certain nombre
01:06:08de pédocriminels
01:06:09je crois qu'il a une quarantaine
01:06:10d'années aujourd'hui
01:06:11il a 41 ans
01:06:12oui mais vous savez
01:06:13moi j'ai eu
01:06:14des hommes de 68 ans
01:06:16qui étaient dans le box
01:06:18pour des faits
01:06:18d'agression sexuelle
01:06:20sur leur petite fille
01:06:21de 4 ans
01:06:22donc je veux dire
01:06:24rien n'est impossible
01:06:25mais d'une manière
01:06:26plus générale
01:06:27je pose la question
01:06:28du post-libération
01:06:30des pédos criminels
01:06:32il ne sera pas jugé
01:06:33avant 2 ans
01:06:34non non mais d'accord
01:06:35mais il faut quand même
01:06:36aussi
01:06:36parce que
01:06:36même plus
01:06:37ça aussi c'est un problème
01:06:38dans le cadre
01:06:39de la justice française
01:06:40c'est pour ça
01:06:42que rien d'autre
01:06:42qu'un renversement
01:06:43de la table
01:06:43n'est envisageable
01:06:44pour les français
01:06:45et pourquoi ne pas
01:06:46imaginer effectivement
01:06:47que le prochain
01:06:48ministre de la justice
01:06:49fasse un état des lieux
01:06:52dès qu'il sera nommé
01:06:53et qu'il fasse
01:06:54une feuille de route
01:06:55extrêmement claire
01:06:56avec des mesures
01:06:57qui seront mises
01:06:58alors ce qu'on va faire
01:06:58parce que j'avais prévu
01:06:59de changer de thématique
01:06:59après 16h30
01:07:00on va entendre
01:07:01un ou deux derniers extraits
01:07:02et on va finir
01:07:03cette conversation
01:07:04parce que je sens
01:07:04qu'il y a encore
01:07:052-3 mots à dire
01:07:06et puis on va changer
01:07:06complètement de thématique
01:07:08et revenir sur le meeting
01:07:09de Jean-Luc Mélenchon
01:07:10qui installe son duel
01:07:11contre le Rassemblement National
01:07:12donc si vous le voulez bien
01:07:13vous restez encore
01:07:13un petit peu avec nous
01:07:14aux téléspectateurs
01:07:15j'invite évidemment
01:07:17les téléspectateurs
01:07:17je les invite à rester
01:07:18sur CNews
01:07:19on poursuit les débats
01:07:20et on se retrouve
01:07:22dans un instant
01:07:26120 minutes infos
01:07:27la suite
01:07:27merci de nous rejoindre
01:07:28en direct sur CNews
01:07:29d'abord le rappel
01:07:30les grands titres
01:07:31de l'actualité
01:07:32avec Sandra Chilombo
01:07:33on se retrouve tout de suite
01:07:33l'Iran a annoncé
01:07:35l'arrêt des frappes
01:07:36contre Israël
01:07:36alors que les deux pays
01:07:38avaient repris
01:07:38leurs attaques
01:07:39pour la première fois
01:07:40depuis la trêve
01:07:41du 8 avril
01:07:42l'armée iranienne
01:07:43a déclaré avoir
01:07:44infligé selon elle
01:07:45une sévère riposte
01:07:46à Israël
01:07:47après son bombardement
01:07:48de la banlieue sud
01:07:49de Beyrouth
01:07:50Téhéran affirme également
01:07:51rester sur la table
01:07:52des négociations
01:07:53et ne pas avoir quitté
01:07:54le champ de bataille
01:07:55devant les élus espagnols
01:07:57à Madrid
01:07:57le pape Léon XIV
01:07:59a appelé à une réponse
01:07:59coordonnée de tous les pays
01:08:01face au drame tragique
01:08:02de la migration
01:08:03il a évoqué un sujet
01:08:04ni démographique
01:08:05ni économique
01:08:06mais une question morale
01:08:07et juridique
01:08:08le souverain pontif
01:08:09est attendu
01:08:09d'ici quelques jours
01:08:10au Canary
01:08:11l'une des principales
01:08:12portes d'entrée
01:08:13de l'immigration
01:08:14en Europe
01:08:14et puis le bilan
01:08:16pourrait s'alourdir
01:08:17aux Philippines
01:08:17après un puissant séisme
01:08:19ce matin
01:08:19de magnitude 7,8
01:08:21dans le sud
01:08:22de l'archipel
01:08:22bilan au moins 31 morts
01:08:24au moins 134 blessés
01:08:26une douzaine de disparus
01:08:27la catastrophe
01:08:28a provoqué
01:08:29l'effondrement
01:08:29de nombreux bâtiments
01:08:30et plus d'une dizaine
01:08:32de répliques
01:08:32ont eu lieu
01:08:33après la principale secousse
01:08:34Merci beaucoup Sandra
01:08:36pour l'essentiel
01:08:37l'affaire Liana
01:08:38c'est l'affaire
01:08:38qui rend fou les français
01:08:39parce que Liana
01:08:40devrait être encore
01:08:41avec nous
01:08:42dans le Gers
01:08:43autour de sa famille
01:08:44ici
01:08:45la justice
01:08:46les services de gendarmerie
01:08:47pourquoi pas
01:08:48avaient eu
01:08:51comment je peux le dire
01:08:52j'allais parler
01:08:53de compétences
01:08:54j'allais parler
01:08:55d'implication
01:08:56dans leur travail
01:08:57l'enquête le dira
01:08:59mais c'est un
01:09:00c'est un scandale
01:09:00en tout cas national
01:09:01et un émoi national
01:09:02qui est provoqué
01:09:03il y a beaucoup
01:09:03de témoignages
01:09:04qu'on a pu recueillir
01:09:05sur l'antenne de CNews
01:09:07notamment
01:09:07c'est témoignage exclusif
01:09:08d'un ancien collègue
01:09:09de ce Jérôme Barrella
01:09:11écoutez ce qu'il en dit
01:09:12Il est arrivé en janvier
01:09:142019
01:09:15en qualité de contractuel
01:09:16je fais connaissance
01:09:17avec un nouveau collègue
01:09:18de travail
01:09:19j'échange avec lui
01:09:20on discute
01:09:21machin
01:09:21il communiquait pas trop
01:09:22avec nous
01:09:23il communiquait beaucoup
01:09:24avec les élèves
01:09:25qu'avec les jeunes filles
01:09:26les gosses
01:09:26ils sortaient
01:09:27prendre le petit déjeuner
01:09:28pour 7h
01:09:29de 7h à 8h
01:09:29et ça passait
01:09:31à la chaîne
01:09:31comme ça
01:09:31avant que les gosses arrivent
01:09:33il avait un visage lambda
01:09:35mais dès que les gamins
01:09:36commençaient à passer
01:09:37son visage
01:09:38ses yeux
01:09:39il scintillait
01:09:40il était
01:09:40comme un gosse
01:09:41qui ouvre ses cadeaux de Noël
01:09:42il était tout excité
01:09:43jamais je l'ai entendu
01:09:44faire un compliment
01:09:45aux garçons
01:09:46mais toujours aux jeunes filles
01:09:47t'as un joli maquillage
01:09:48t'es élégante
01:09:50t'es mignonne
01:09:50cette tenue te va bien
01:09:51quand il parlait aux élèves
01:09:53souvent il se mettait à l'écart
01:09:54et il leur parlait tout doucement
01:09:55très proche
01:09:56le moindre des choses
01:09:57tu laisses une distance raisonnable
01:09:58avec l'élève
01:09:59et tu parles à haute voix
01:10:00tu parles à haute voix
01:10:00tu parles pas tout doucement
01:10:02quand j'ai vu ça
01:10:02je me suis rapproché
01:10:03et je l'ai entendu dire
01:10:04à une jeune fille
01:10:05ma femme est enceinte
01:10:06nous n'avons plus de rapport sexuel
01:10:07et je dors sur le canapé
01:10:08la petite
01:10:09quand elle m'a vu
01:10:10elle est partie
01:10:11lui je lui dis
01:10:12écoute
01:10:12ça va trop loin
01:10:17c'est changé
01:10:18il n'y avait plus
01:10:19le petit scintillement
01:10:20dans les yeux
01:10:20qu'il avait auparavant
01:10:21il est devenu très sombre
01:10:23je lui avais déjà dit auparavant
01:10:24c'est pas bien de complimenter
01:10:25trop les enfants
01:10:26sur leur tenue
01:10:27sur ci ou là
01:10:27parce que ça peut très mal
01:10:28être perçu
01:10:29quand je lui ai signalé
01:10:30ce fait
01:10:31très vite
01:10:32j'ai eu des problèmes après
01:10:33une chose est sûre
01:10:34c'est qu'il s'est senti
01:10:35démasqué à ce moment là
01:10:36Christian Flèche
01:10:37si on vivait dans un pays
01:10:39qui fonctionne
01:10:39il aurait suffi
01:10:41de taper
01:10:42Jérôme Barrella
01:10:42sur un fichier de police
01:10:44et de voir que cet homme
01:10:45était un danger public
01:10:46et qu'il fallait le mettre
01:10:47hors d'état de nuire
01:10:48si nous vivions dans un pays
01:10:49qui fonctionne
01:10:50alors je pense pas
01:10:51que tout le monde
01:10:52ait besoin d'accéder
01:10:52aux fichiers de police
01:10:54moi ce que je remarque
01:10:55sur votre témoignage
01:10:57c'est que comme souvent
01:10:58après les faits
01:10:59il y a les gens
01:10:59qui refont l'enquête
01:11:00et on découvre
01:11:02des témoignages
01:11:02qui laissent un peu froid
01:11:03dans le dos
01:11:04et qui laissent à penser
01:11:05que ce type là
01:11:07est un type extrêmement dangereux
01:11:08et que l'enquête
01:11:09va devoir porter
01:11:10sur plusieurs années
01:11:11pour essayer de découvrir
01:11:12peut-être des choses
01:11:12qu'on ignore encore aujourd'hui
01:11:14parce que ça semble être
01:11:15d'après tout ce qui est
01:11:16décrit un vrai prédateur
01:11:17et qui a un vrai danger
01:11:19et je rappelle
01:11:19qu'on a appris
01:11:20la mise en garde à vue
01:11:21de son frère
01:11:21aujourd'hui
01:11:22donc ça nous donne
01:11:23un petit peu aussi
01:11:24davantage de compréhension
01:11:25sur le tableau familial
01:11:26de cet individu
01:11:27alors je voulais juste
01:11:27revenir sur cette histoire
01:11:29parce que le ministre
01:11:30a commencé l'histoire
01:11:32débutait
01:11:32il a demandé
01:11:33un rapport d'inspection
01:11:34avec le ministre de l'Intérieur
01:11:36auquel s'est rajouté
01:11:37le ministère de l'enseignement
01:11:39de l'éducation nationale
01:11:42et la responsabilité politique
01:11:44qui est la sienne
01:11:44a fait qu'à un moment donné
01:11:46il a quand même
01:11:47quoi qu'on en dise
01:11:48et c'est pour ça
01:11:48que je soutiens
01:11:49malgré tout
01:11:50les propos du président
01:11:51de la conférence
01:11:52des procureurs
01:11:52il a quand même dit
01:11:53la procureure
01:11:54Doche
01:11:54n'a pas appliqué
01:11:55mes consignes
01:11:56ça veut dire
01:11:56qu'il l'a désigné aussi
01:11:58et donc
01:11:59c'est quand même
01:12:00assez dangereux
01:12:00puisque d'abord
01:12:02l'enquête montrera
01:12:03c'est une faute grave
01:12:05non mais je veux dire
01:12:05non mais de ne pas appliquer
01:12:06les consignes
01:12:07de son raison
01:12:08c'est aussi dangereux
01:12:08de ne pas attendre
01:12:09les résultats de l'inspection
01:12:10pour jeter un nom
01:12:12une fonction en pâture
01:12:14ça je pense que c'est dangereux
01:12:16et c'est pour ça
01:12:17que je trouve normal
01:12:18que la conférence des procureurs
01:12:20dise qu'on ne peut pas
01:12:21les jeter en pâture
01:12:22et c'est pour ça
01:12:22que cette affaire
01:12:23c'est pour ça que cette affaire
01:12:24nous tiraille en effet
01:12:25entre une quantité
01:12:28de responsabilités individuelles
01:12:29et en même temps
01:12:30quand on entend
01:12:31les professionnels
01:12:32de la justice
01:12:32une faillite systémique
01:12:35et des...
01:12:36Je pense qu'elle ne sera pas
01:12:37la seule parmi les magistrats
01:12:38Bien sûr que non
01:12:39bien sûr que non
01:12:39et ce qui fait encore plus mal
01:12:41donc des erreurs individuelles
01:12:43potentiellement à trouver
01:12:44elles vont être difficiles
01:12:45à identifier
01:12:46un système qui part
01:12:48à volo
01:12:49et également
01:12:50un chef de l'Etat
01:12:52qui a fait des promesses
01:12:53qui a expliqué en 2017
01:12:55que les violences sexuelles
01:12:58et sexistes
01:12:58étaient le chantier principal
01:12:59qui en 2017
01:13:00a lancé les chantiers
01:13:02de la justice
01:13:02qui en 2021
01:13:04a lancé les états généraux
01:13:06de la justice
01:13:06et qui en 2022
01:13:08à l'aube d'être réélu
01:13:09président de la république
01:13:10disait ceci
01:13:11à la fin de son débat
01:13:13contre l'ex-candidate
01:13:15au second tour
01:13:15Marine Le Pen
01:13:17Les 40 dernières secondes
01:13:19qui me restent
01:13:20je veux les consacrer
01:13:22à nos enfants
01:13:23on a parlé de notre jeunesse
01:13:24qui a tant souffert
01:13:25pendant le Covid
01:13:26et au fond
01:13:27on se bat tous
01:13:27chacun avec nos différences
01:13:29nos sincérités
01:13:29pour nos enfants
01:13:31et moi
01:13:32l'une des choses
01:13:32qui m'importe le plus
01:13:33si les françaises
01:13:34et les français
01:13:35me font confiance
01:13:35c'est de continuer
01:13:36à leur bâtir
01:13:37un monde meilleur
01:13:38à travers toutes les politiques
01:13:39que j'ai défendues
01:13:40mais aussi de mieux
01:13:41les protéger
01:13:42et la protection de l'enfance
01:13:43sera au coeur
01:13:44des cinq années qui viennent
01:13:46leur solitude
01:13:47parfois leurs doutes
01:13:48leur difficulté
01:13:49à vivre dans ce monde
01:13:50de plus en plus incertain
01:13:51je crois doit être
01:13:52au coeur de nos combats politiques
01:13:54ce sera en tout cas
01:13:54au coeur du mien
01:13:55et de mon engagement
01:13:56en fait la posture
01:13:58n'a jamais changé
01:13:59et en neuf ans
01:14:00les français ont été
01:14:01largement bernés
01:14:01ça me permet de le dire
01:14:03de cette façon
01:14:03Johan et Amine Elbaï
01:14:04on conclura là-dessus
01:14:05et Yvan
01:14:07encore une promesse
01:14:08non tenue
01:14:08voilà
01:14:09Emmanuel Macron
01:14:10n'a jamais tenu
01:14:11aucune promesse
01:14:12en réalité
01:14:12durant ces neuf ans
01:14:13passés à l'Elysée
01:14:14on évoque beaucoup
01:14:15et j'entends que la question
01:14:16a été posée à Gérald Darmanin
01:14:18devrait-il démissionner
01:14:19non
01:14:19il est à la chancellerie
01:14:22depuis un an
01:14:23il n'est pas comptable
01:14:24de l'état de la justice
01:14:25qui est défaillante
01:14:26depuis très longtemps
01:14:26s'il y a un responsable
01:14:28de l'état du pays
01:14:29en général
01:14:30où plus grand chose
01:14:31ne fonctionne en France
01:14:32là on parle de la justice
01:14:33demain on parlera
01:14:34de l'hôpital
01:14:35après demain
01:14:36on parlera des forces
01:14:37de l'ordre
01:14:37qu'est-ce qui fonctionne bien
01:14:39dans notre pays
01:14:39de l'école
01:14:40qu'est-ce qui fonctionne bien
01:14:41de quoi les français
01:14:42sont-ils satisfaits
01:14:44à quoi nos impôts
01:14:45servent-ils efficacement
01:14:47à pas grand chose
01:14:48en réalité
01:14:49s'il y a un responsable
01:14:50de cela
01:14:50il est à aller chercher
01:14:52à l'Elysée
01:14:52il s'appelle Emmanuel Macron
01:14:53et il n'aura pas fait
01:14:55beaucoup de bien
01:14:56à la France en neuf ans
01:14:56vous avez compris
01:14:57que c'est un euphémisme
01:15:13pardon Amine
01:15:13pardon Amine
01:15:14et Emmanuel Macron
01:15:15était la clé de voûte
01:15:17d'un système hérité
01:15:18d'autre part
01:15:18par encore une fois
01:15:1940 ans 50 ans
01:15:20d'incompétence collective
01:15:21mais est-ce que
01:15:22pour revenir
01:15:23à le problème
01:15:24de la justice
01:15:25il faut aujourd'hui
01:15:26que la justice comprenne
01:15:27que les français
01:15:28ne lui reconnaissent plus
01:15:29de rendre la justice
01:15:31au nom du peuple français
01:15:32c'est-à-dire qu'il y a
01:15:33vraiment une dissonance
01:15:33une coupure
01:15:34entre l'institution
01:15:35de la justice
01:15:36et les français eux-mêmes
01:15:38sans tomber
01:15:38dans la démagogie
01:15:39ça c'est une première chose
01:15:40et deuxièmement
01:15:41la justice
01:15:42a s'est écartée
01:15:43depuis très longtemps
01:15:44de ce qui était
01:15:45son impératif
01:15:46depuis Montesquieu
01:15:46qui était d'être
01:15:47la bouche de la loi
01:15:48quand j'entends
01:15:49monsieur Matagrin
01:15:50se réclamer
01:15:50de l'état de droit
01:15:51le magistrat
01:15:52qui était avec nous
01:15:52en direct
01:15:53il y a quelques minutes
01:15:53c'est toujours
01:15:54naturellement un prétexte
01:15:55en tout cas
01:15:55quand cet argument
01:15:57est brandi par les juges
01:15:58pour exonérer
01:15:59le fait
01:15:59que ces juges
01:16:00pourraient avoir
01:16:01à rendre des comptes
01:16:02dans la mesure
01:16:02où ils seraient garants
01:16:03de l'état de droit
01:16:03je suis tout à fait d'accord
01:16:04sur l'état de droit
01:16:05mais il faudrait
01:16:05que l'état de droit
01:16:06soit conçu
01:16:06dans une démarche démocratique
01:16:08c'est-à-dire
01:16:08qu'il puisse être alimenté
01:16:11par notamment
01:16:12les volontés populaires
01:16:13à travers des députés
01:16:14or ce ne sont plus
01:16:14les députés
01:16:15qui font le droit
01:16:16aujourd'hui
01:16:16ce sont des juges européens
01:16:17et donc on voit bien
01:16:18que c'est tout ce système
01:16:19sclérosé
01:16:20qui est à repenser
01:16:20et
01:16:22déjà si l'administration
01:16:23pouvait obéir
01:16:24à son chef
01:16:24ce serait un bon début
01:16:25oui mais il faudrait
01:16:26que les juges
01:16:26mais pas que les juges
01:16:27se rendent compte
01:16:28aujourd'hui
01:16:28que chacun
01:16:29chaque institution
01:16:30aujourd'hui
01:16:30va avoir à rendre des comptes
01:16:32dans un grand bouleversement
01:16:33qui oblige en effet
01:16:34à renverser la table
01:16:35si je puis dire
01:16:36des mots
01:16:36des mots
01:16:37des mots
01:16:37des actes
01:16:38vous y croyez ?
01:16:38Très peu d'actes
01:16:39vous savez
01:16:40en 2022 déjà
01:16:42moi j'ai
01:16:42le souvenir
01:16:44de ce pays
01:16:44qui avait été
01:16:46particulièrement
01:16:47anesthésié
01:16:49et pris
01:16:50par l'émotion
01:16:51partagée
01:16:52autour de la situation
01:16:53des EHPAD
01:16:54pour moi
01:16:55ça part d'un
01:16:56pour moi
01:16:57c'est un indicateur
01:16:58qui est extrêmement important
01:16:59parce qu'en 2022
01:16:59nous étions
01:17:00pendant la campagne
01:17:00présidentielle
01:17:01et le point de commencement
01:17:02pour moi c'est là
01:17:04un pays qui délaisse
01:17:06déjà ses aînés
01:17:06un pays qui délaisse
01:17:08ses retraités
01:17:09qui délaisse
01:17:09les personnes handicapées
01:17:10les personnes fragiles
01:17:11il y avait le sujet
01:17:12des EHPAD
01:17:13il y a eu aussi
01:17:13le sujet des crèches
01:17:15et bien c'est un pays
01:17:16qui est
01:17:17c'est un pays
01:17:18qui progressivement
01:17:19est voué à abandonner
01:17:20une partie de sa jeunesse
01:17:21et notamment les enfants
01:17:22vous avez raison
01:17:23quand vous dites
01:17:24qu'il y a eu
01:17:24des promesses
01:17:25il y a eu la civile
01:17:26il y a eu ces commissions
01:17:28administratives
01:17:29il y a eu des propositions
01:17:30et puis ensuite
01:17:31plus rien
01:17:31c'est à dire qu'aujourd'hui
01:17:33tout le monde se retrouve
01:17:34totalement abandonné
01:17:37mais pire que tout
01:17:38les français assistent
01:17:39à une série de démissions
01:17:40collectives et partagées
01:17:41où chacun se renvoie
01:17:43à la faute
01:17:43et à la fin
01:17:45personne n'assumera
01:17:46sa responsabilité individuelle
01:17:47comme à chaque fois
01:17:48dans cette affaire Liana
01:17:49vous savez ce qui est triste
01:17:50pour moi
01:17:51c'est que j'ai peut-être
01:17:53aussi le sentiment
01:17:53que nous sommes
01:17:54en train de débattre
01:17:55pas seulement
01:17:56des démissions
01:17:57de la justice
01:17:58nous sommes peut-être
01:17:59aussi en train
01:18:00de co-construire
01:18:00en partie la défense
01:18:01du suspect
01:18:03parce que
01:18:05dans beaucoup
01:18:06de cours d'assises
01:18:06vous avez énormément
01:18:07d'avocats
01:18:07qui pour plaider
01:18:09et effectivement
01:18:09tous les arguments
01:18:10sont bons
01:18:10pour défendre leurs clients
01:18:11beaucoup d'avocats
01:18:12jouent sur ça
01:18:13effectivement
01:18:13jouent sur
01:18:14effectivement
01:18:15les démissions
01:18:16les abandons
01:18:17de l'Etat
01:18:17le délaissement
01:18:19pour essayer
01:18:20effectivement
01:18:20d'emporter
01:18:22la conviction
01:18:22de la Cour
01:18:23et de réduire
01:18:24la peine
01:18:24dans
01:18:26voilà
01:18:26ce qui compte
01:18:27aux avis
01:18:27c'est la fin de conviction
01:18:28vraiment ce sera
01:18:29le mot de la fin
01:18:30en revanche
01:18:31il y a une chose
01:18:32qui est certaine
01:18:33si j'ai un conseil
01:18:34à donner malheureusement
01:18:35à la famille
01:18:36à la mère
01:18:38et au père
01:18:38de Liana
01:18:39c'est d'engager
01:18:40la responsabilité
01:18:42de l'Etat
01:18:42pour faute lourde
01:18:43absolument
01:18:44d'autres ont essayé
01:18:45avant elle
01:18:45d'autres ont essayé
01:18:47avant elle
01:18:47madame
01:18:47alors attendez
01:18:48moi je vais vous dire
01:18:49quelque chose
01:18:49dans tous mes dossiers
01:18:50maintenant je le fais
01:18:51systématiquement
01:18:52mais le ministre
01:18:53à quel moment
01:18:54l'Etat va être condamné
01:18:55vous avez déjà vu
01:18:55l'Etat condamné
01:18:56au tribunal administratif
01:18:57oui oui
01:18:58administrativement
01:18:58c'est possible
01:19:00et même
01:19:01on peut le faire condamner
01:19:02après pour que
01:19:03il se défend
01:19:04attention
01:19:04il se défend ardemment
01:19:06pour ne pas avoir
01:19:07des indemnisations
01:19:08à payer
01:19:08et ne pas avoir
01:19:09sa responsabilité
01:19:10pointée
01:19:10mais là
01:19:11en l'état
01:19:11avec tout ce qui vient
01:19:13d'être dit
01:19:14je pense que peut-être
01:19:15là
01:19:15la responsabilité
01:19:17de l'Etat
01:19:18sera retenue
01:19:19quand le ministre
01:19:20présente ses excuses
01:19:21c'est sûr que la responsabilité
01:19:22de l'Etat
01:19:23est engagée
01:19:23pardon ?
01:19:24quand le ministre
01:19:24présente ses excuses
01:19:25c'est pour ça que je dis
01:19:26là en l'occurrence
01:19:27pour cette affaire
01:19:28absolument
01:19:30et on referme
01:19:31cette thématique
01:19:33évidemment
01:19:34avec une pensée
01:19:34pour cette petite gamine
01:19:36qui a vu son existence
01:19:38fauchée
01:19:39par un prédateur
01:19:41sexuel
01:19:42et cette soirée spéciale
01:19:45meurtre de Liana
01:19:45la famille de l'Etat
01:19:46un reportage
01:19:47suivi d'un grand débat
01:19:48autour de Gauthier Le Brès
01:19:49ce soir
01:19:49je précise que
01:19:51Liana sera inhumée
01:19:52on l'a appris
01:19:53ces dernières heures
01:19:54le 12 juin
01:19:55dans 4 jours
01:19:56dans sa ville de Florence
01:19:58un tout autre sujet
01:19:59il nous reste
01:19:59un peu moins de 10 minutes
01:20:00ensemble
01:20:01on va passer en revue
01:20:02deux thématiques importantes
01:20:03que je voulais quand même
01:20:04évoquer avec vous
01:20:05déjà les 26 000 personnes
01:20:06selon le chiffre avancé
01:20:07par LFI
01:20:07qui ont investi hier
01:20:09la place Victor Hugo
01:20:09de Saint-Denis
01:20:10pour assister au premier meeting
01:20:11de la quatrième campagne
01:20:13présidentielle
01:20:13de Jean-Luc Mélenchon
01:20:14Jean-Luc Mélenchon
01:20:15qui en a profité
01:20:15pour élargir
01:20:17son concept
01:20:18de Nouvelle-France
01:20:20et installer encore
01:20:20un petit peu plus
01:20:21son duel
01:20:22avec le Rassemblement National
01:20:23écoutez
01:20:24quelques-uns des sujets
01:20:26que je viens de citer
01:20:27concernent la
01:20:29Nouvelle-France
01:20:34A peine
01:20:35vais-je
01:20:36commencer
01:20:37à en parler
01:20:38que
01:20:39répondant
01:20:40à l'appel
01:20:41du chiffon rouge
01:20:42que j'agitais
01:20:43on a vu
01:20:45s'enflammer
01:20:46les obsédés
01:20:48de la race
01:20:49Ainsi
01:20:50M. Bardella
01:20:55Bon Trumpiste
01:20:57veut même
01:20:59supprimer
01:21:00le droit du sol
01:21:02de naissance
01:21:03Ce serait
01:21:05un crime
01:21:07antinational
01:21:09Alors on va afficher
01:21:10dans un instant
01:21:11la réponse
01:21:11de Jordan Bardella
01:21:12qui évidemment
01:21:14rappelle que
01:21:15dans des places
01:21:16de Jean-Luc Mélenchon
01:21:16nous assumons
01:21:17dit-il
01:21:17de supprimer
01:21:18le droit du sol
01:21:18qui n'a
01:21:19aucune justification
01:21:20à l'heure
01:21:21des grandes pressions
01:21:22migratoires
01:21:23Ce sera l'une
01:21:23des mesures principales
01:21:24contenues
01:21:25dans le référendum
01:21:26pour que
01:21:26le peuple français
01:21:27reprenne le contrôle
01:21:28de sa politique
01:21:29migratoire
01:21:30Johan Usa
01:21:30et ce slogan
01:21:30de Nouvelle-France
01:21:32comme arme
01:21:33de mobilisation
01:21:34massive
01:21:36à Saint-Denis
01:21:37Saint-Denis d'ailleurs
01:21:38qui est le laboratoire
01:21:39à ciel ouvert
01:21:39de la France Insoumise
01:21:40Un mot sur ce meeting
01:21:42Bon d'abord
01:21:43c'est un meeting
01:21:44qui était plutôt réussi
01:21:45disons les choses
01:21:46Démonstration de force
01:21:46La France Insoumise
01:21:47dispose d'une force
01:21:48de frappe
01:21:49que peu de partis
01:21:49politiques ont
01:21:51Après
01:21:52il faut que les Français
01:21:52ne soient pas dupes
01:21:53Ce n'est pas parce que
01:21:54Jean-Luc Mélenchon
01:21:55désormais a un an
01:21:56de la présidentielle
01:21:57met des drapeaux français
01:21:58et chante la marseillaise
01:22:00Il a changé
01:22:01son antisémitisme
01:22:02est toujours viscéral
01:22:03Il est toujours allié
01:22:04aux islamistes
01:22:05et il entend livrer
01:22:06notre pays
01:22:06aux islamistes
01:22:08à l'immigration massive
01:22:09Il compte dans son parti
01:22:11de très nombreux factieux
01:22:12enfin la liste
01:22:13est extrêmement longue
01:22:14Il veut nous faire croire
01:22:15qu'il a changé
01:22:16ce qui n'est évidemment
01:22:17pas le cas
01:22:17c'est une stratégie
01:22:18qui était attendue
01:22:19Il veut lisser son image
01:22:21Il faudra que les Français
01:22:22n'aient pas la mémoire courte
01:22:23et se souviennent bien
01:22:24de qui est Jean-Luc Mélenchon
01:22:25et du danger immense
01:22:27qu'il représente
01:22:27pour notre pays
01:22:28Et je me permets simplement
01:22:29de modérer
01:22:30quand vous dites
01:22:30que Jean-Luc Mélenchon
01:22:31veut livrer notre pays
01:22:32aux islamistes
01:22:33Pardon mais c'est une réalité
01:22:34c'est assumé
01:22:37Livrer notre pays aux islamistes
01:22:38n'est pas assumé
01:22:39par la France insoumise
01:22:40Ils font alliance
01:22:41avec les islamistes
01:22:42Ils sont main dans la main
01:22:43avec les islamistes
01:22:44Alors appelez ça
01:22:45comme vous voulez
01:22:45Modérer si vous voulez
01:22:46Mais ils sont main dans la main
01:22:47J'ai beau modérer
01:22:48Vous insistez
01:22:50Non mais c'est une réalité
01:22:51On ne va pas modérer
01:22:52une réalité
01:22:52Ils sont main dans la main
01:22:54avec les islamistes
01:22:55et leur projet politique
01:22:56effectivement
01:22:57est de faire alliance
01:22:58avec eux
01:22:58et ils l'ont déjà fait
01:22:59par ailleurs
01:22:59y compris dans des conseils municipaux
01:23:01Donc ce que je décris
01:23:03à l'échelle nationale
01:23:04est déjà une réalité
01:23:06à l'échelle locale
01:23:07Très bonne observation
01:23:07du Hanusa
01:23:08Yvan Ruffol
01:23:08Un petit mot
01:23:09Beaucoup de drapeaux français
01:23:11dans le public
01:23:12On pouvait s'attendre
01:23:12en tout cas
01:23:13à plus de drapeaux palestiniens
01:23:14A mon avis
01:23:14la communication de LFI
01:23:16est pour beaucoup
01:23:17de la marseillaise chantée
01:23:18des slogans
01:23:19On est chez nous
01:23:20Slogans scandés
01:23:22autrefois
01:23:23par les militants
01:23:24du Front National
01:23:26Écoutez ce qu'en a dit
01:23:27le maire de Saint-Denis
01:23:27Bali Bagayoko
01:23:29hier sur France Télévisions
01:23:31et votre réaction Yvan
01:23:32On est chez nous
01:23:33n'appartient pas
01:23:34à l'extrême droite
01:23:34En revanche
01:23:35ce qui est certain
01:23:36c'est que tous celles
01:23:37et ceux qui considèrent
01:23:38qu'ils appartiennent
01:23:38à la République
01:23:39ont le droit de le dire
01:23:40et ce message
01:23:41est parti spontanément
01:23:43de la population
01:23:44qui était venue en ombre
01:23:46plus de 26 000 personnes
01:23:47se sont déplacées
01:23:47et ont scandé
01:23:48en fait ce message
01:23:49c'est pas le slogan
01:23:50de campagne
01:23:51de la grande nouvelle
01:23:52alliance populaire
01:23:53mais c'est en tout cas
01:23:54le message
01:23:55que les personnes
01:23:57qui étaient présentes
01:23:57voulaient faire passer
01:23:58et je suis très ravi
01:23:59d'ailleurs qu'ils assument
01:24:00aujourd'hui
01:24:01cette appartenance
01:24:02à la République
01:24:02en tant que telle
01:24:03Qu'est-ce que ça vous évoque
01:24:04ce slogan
01:24:04On est chez nous
01:24:05repris hier
01:24:06C'est tout à fait
01:24:07dans la logique
01:24:08effectivement du grand remplacement
01:24:09qu'a défendu
01:24:10Jean-Luc Mélenchon
01:24:11avec cette nouvelle France
01:24:11mais derrière cette nouvelle France
01:24:13se profile également
01:24:14l'homme nouveau
01:24:14et l'homme nouveau
01:24:15c'est ce qui caractérise
01:24:16toutes les idéologies
01:24:17totalitaires
01:24:18voire les idéologies
01:24:19fascistes
01:24:19ou fascistoïdes
01:24:20et là nous étions
01:24:21en effet
01:24:22devant un rassemblement
01:24:25dédié à l'homme nouveau
01:24:26à l'homme métissé
01:24:27à l'homme créolisé
01:24:28d'ailleurs il y avait en fait
01:24:30pas mal de blancs
01:24:31malgré tout
01:24:31dans cette réunion-là
01:24:32donc il y a une contradiction
01:24:34au cœur même
01:24:35du concept
01:24:36de Jean-Luc Mélenchon
01:24:37mais en tout cas
01:24:37quand la foule crie
01:24:38on est chez nous
01:24:39elle laisse entendre
01:24:40aujourd'hui
01:24:40que ne sont plus chez eux
01:24:41les françaises indigènes
01:24:42les françaises autochtones
01:24:44c'est-à-dire qu'il y a
01:24:44effectivement
01:24:45de la part de Mélenchon
01:24:46une rupture voulue
01:24:47entre les deux Frances
01:24:48entre la France historique
01:24:50et la France
01:24:52historique
01:24:53et donc
01:24:53et la France
01:24:54qui se reconnaît
01:24:54dans les rois de France
01:24:55et puis cette nouvelle France
01:24:56en effet
01:24:57qui est une France racialisée
01:24:59ethnicisée
01:24:59et une France séparatée
01:25:01ce qui est aussi
01:25:01d'ailleurs
01:25:02une France
01:25:02qui se réclame
01:25:03en effet
01:25:03d'un islam conquérant
01:25:05et qui
01:25:08elle est prête
01:25:08à s'allier
01:25:09Je rejoins
01:25:10ce que dit
01:25:11Yvan
01:25:12mais vous savez
01:25:12que quand
01:25:13Jean-Luc Mélenchon
01:25:15quand Jean-Luc Mélenchon
01:25:16met en avant
01:25:17ce contexte
01:25:17de nouvelle France
01:25:18vous savez
01:25:19moi je souhaiterais
01:25:20simplement apporter
01:25:20une remarque complémentaire
01:25:22c'est que
01:25:22en réalité
01:25:23quand vous regardez
01:25:24l'organigramme
01:25:25de la France insoumise
01:25:26quand vous regardez
01:25:27les photos
01:25:28chaque été
01:25:28des universités
01:25:29de la France insoumise
01:25:30et de ces grands rassemblements
01:25:31Oui ils sont très blancs
01:25:32Vous savez
01:25:32il n'y a que des blancs
01:25:34Je suis d'accord
01:25:34Moi j'ai aucun tort
01:25:36à vous dire
01:25:36qu'il n'y a que des blancs
01:25:38et il n'y a plus de blancs
01:25:39que de gens issus
01:25:39de l'immigration
01:25:40et que moi je suis fier
01:25:42aujourd'hui d'être ici
01:25:42pour vous dire
01:25:43qu'il y a plus de diversité
01:25:44sur CNews
01:25:45autour de cette chaîne
01:25:46que dans
01:25:48les représentants
01:25:49et les meetings
01:25:50de la France insoumise
01:25:51Oui mais il ne faut pas
01:25:51nous dis ça
01:25:52à son face
01:25:52de CNews également
01:25:53parce que dans toutes
01:25:54les réactions
01:25:55qui nous font l'action
01:25:56également
01:25:57parce que je vous invite
01:25:57à aller dans les rédactions
01:25:59de nos confrères
01:26:00vous verrez que c'est assez
01:26:03monochrome
01:26:04comme on dit
01:26:04Absolument
01:26:05Il nous reste très peu de temps
01:26:06et je m'excuse
01:26:06auprès d'Eric de Ritmaten
01:26:07mais ce sujet
01:26:08je voulais absolument
01:26:08qu'on l'évoque ensemble
01:26:09parce que l'INSEE
01:26:10a publié
01:26:11l'Institut national
01:26:12de statistiques
01:26:13a publié des chiffres
01:26:15et une projection
01:26:17démographique
01:26:17de la France
01:26:18dans quelques dizaines
01:26:20d'années
01:26:20et c'est franchement
01:26:21inquiétant
01:26:22en gros
01:26:22à l'horizon 2070
01:26:24la France sera
01:26:25beaucoup moins peuplée
01:26:27et beaucoup plus âgée
01:26:29ce que nous dit
01:26:29cette étude
01:26:30est très simple
01:26:30Eric
01:26:31soit on ouvre les frontières
01:26:32et on fait rentrer du monde
01:26:33pour sauver l'économie
01:26:34soit on limite
01:26:35l'immigration
01:26:35et la France devient
01:26:37un pays
01:26:38pardon pardon de le dire
01:26:39comme ça
01:26:39mais de petits vieux
01:26:40c'est vrai
01:26:41alors vous allez voir
01:26:41deux chiffres
01:26:42de l'INSEE
01:26:442070
01:26:44mais ça va commencer
01:26:45dès 2040
01:26:46on va perdre petit à petit
01:26:47des millions d'habitants
01:26:48à cause justement
01:26:49de la chute
01:26:50de la fécondité
01:26:51ça c'est vraiment
01:26:51le vrai problème français
01:26:52ce qui fait que
01:26:53les moins de 45 ans
01:26:54ils seront de moins en moins nombreux
01:26:55alors que les plus de 65 ans
01:26:57vous voyez
01:26:58vont augmenter
01:26:595 800 000 habitants en plus
01:27:01alors que de l'autre côté
01:27:02les moins de 45 ans
01:27:048 900 000 en moins
01:27:05donc ça veut dire
01:27:06qu'il y a un véritable problème
01:27:07qui va se poser pour nous
01:27:08et ce pic
01:27:09on va le vivre en 2070
01:27:10alors ça vous paraît loin
01:27:11mais il faut s'y prendre
01:27:12dès maintenant
01:27:13et pourquoi alors
01:27:15l'INSEE alerte
01:27:16comme ça
01:27:16il faut créer un électrochoc
01:27:17en 20 secondes
01:27:18je suis vraiment désolé Eric
01:27:19ça rejoint le sujet précédent
01:27:20la question de l'immigration
01:27:21va être au coeur du débat
01:27:22ça va se poser en 2027
01:27:24parce que l'INSEE
01:27:25en gros le dit
01:27:26à travers son étude
01:27:27sans immigration massive
01:27:28la France aurait 61 millions
01:27:30d'habitants en 2070
01:27:3261 millions
01:27:33c'est 9 millions de moins
01:27:34pratiquement qu'aujourd'hui
01:27:35si on laisse entrer
01:27:36des personnes étrangères
01:27:39et bien on va passer
01:27:40à 71 millions
01:27:41elles viendront travailler
01:27:42elles viendront sauver
01:27:43notre système de retraite
01:27:44donc il y aura un choix
01:27:45à faire
01:27:45soit on travaille plus en France
01:27:46d'ailleurs qu'on repousse
01:27:48l'âge de la retraite
01:27:48on travaille plus
01:27:49on a plus d'études
01:27:50et à ce moment-là
01:27:51ce sont nos forces vives
01:27:52qui feront tourner
01:27:52la machine économique française
01:27:54soit on ouvrira les frontières
01:27:55on fera venir
01:27:56de la manœuvre étrangère
01:27:57soit on fait des enfants
01:27:58bien sûr
01:27:58il faut faire des enfants
01:27:59c'est merveilleux
01:28:00ça sera aussi une des solutions
01:28:01faites des enfants
01:28:02c'est formidable
01:28:02il faudra résoudre avant ça
01:28:04le problème du logement
01:28:05des crèches
01:28:05des écoles
01:28:06on est très en retard
01:28:07je suis désolé
01:28:07je m'excuse auprès des équipes
01:28:08en régie finale
01:28:09120 minutes revient demain
01:28:10tout de suite
01:28:11Laurence Ferrari pour Punchline
01:28:12bonne journée
01:28:12bonne fin de journée
01:28:13sur CNews
01:28:13pour un minuit
01:28:15fin de journée
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