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  • il y a 12 minutes
Tommaso Ongarello, responsable du Smart Eyewear Lab chez EssilorLuxottica, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mardi 14 avril. Il s'est penché sur la recherche et le développement chez EssilorLuxottica sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business.
00:06Tech & Co, la quotidienne, toujours ici à Monaco, à l'occasion de ce rendez-vous Switch,
00:11organisé par Essilor Luxottica.
00:13Et on va maintenant rentrer dans la recherche et développement des Essilor Luxottica
00:16avec notre invité, Tommaso Ongarello.
00:19Bonsoir, Tommaso. Merci d'être là.
00:20Merci à vous.
00:21Vous êtes responsable du Smart Ayer Lab chez Essilor Luxottica.
00:25Vous vivez aujourd'hui en Italie, mais vous connaissez très bien la France.
00:28Vous avez vécu et travaillé 12 ans en France, d'où votre français quasi parfait.
00:34Merci en tous les cas d'être là.
00:36Je le disais, responsable du Smart Ayer Lab chez Essilor Luxottica,
00:40vous êtes en plein dans la recherche et développement.
00:42Est-ce que vous pouvez nous expliquer votre métier ?
00:44Oui, tout à fait. Merci beaucoup déjà pour l'invitation.
00:47Alors, quand on parle de recherche et développement chez Essilor Luxottica,
00:50en particulier dans le domaine des Smart Ayer,
00:53c'est-à-dire que c'est la recherche sur des technologies
00:55qu'on pense un jour pouvoir intégrer dans nos lunettes,
00:59les transformer vraiment, changer un peu le rôle de lunettes
01:02comme instrument classique pour corriger la vision
01:05dans un instrument beaucoup plus complexe
01:07qui est censé nous donner beaucoup plus d'informations
01:10et de possibilités et de capabilité à l'utilisateur final.
01:13D'accord.
01:13J'ai beaucoup dans mon laboratoire qui est basé à Milan.
01:16C'est un laboratoire avec Polytechnico di Milano,
01:18la plus grande université technique italienne.
01:20Il y a une centaine de chercheurs entre Essilor Luxottica et Polytechnico.
01:24On travaille sur différents domaines, par exemple,
01:27des capteurs, des systèmes de suivi oculaire,
01:29de la réalité augmentée,
01:31afin de les valider technologiquement
01:33et comprendre après qu'ils sont les possibilités d'utilisation dans le futur.
01:37Et on a l'impression que la paire de lunettes,
01:40c'est un truc génial pour apporter des nouvelles fonctionnalités, non ?
01:44Exactement.
01:44En fait, il y a des branches,
01:46il y a tout un système qui recouvre le crâne.
01:51Vous avez bien dit,
01:52parce qu'effectivement, nous, on pense que c'est l'object connecté, l'idéal,
01:57parce qu'il est placé dans la meilleure position possible de notre corps,
02:00c'est-à-dire proche de tous nos sens,
02:02de la vision, de l'audition, du nez, des oreilles.
02:05Et du coup, c'est grâce à ça qu'on a la possibilité
02:07d'analyser beaucoup des signaux
02:09et du coup, offrir à nos utilisateurs
02:12beaucoup de possibilités, de capabilité.
02:14Est-ce que ce que vous faites
02:15est décorréler des Ray-Ban Meta, par exemple ?
02:18Nous, on fait de la recherche.
02:19Ray-Ban Meta, c'est un produit.
02:22Oui, un produit qui existe déjà.
02:23Qui existe déjà.
02:24Nous, on pense au futur, en fait.
02:25À tout ce qu'on pourra faire dans le futur.
02:27Et en particulier, nous, on pense que la lunette
02:29va devenir la plateforme idéale
02:31comme plateforme de santé, en fait, pour l'utilisateur.
02:34Ce qui n'est pas le cas des Ray-Ban Meta,
02:36qui sont plus des lunettes connectées,
02:38mais qui n'ont pas encore de rapport
02:40avec la santé, on va dire, directement.
02:42Pour l'instant, oui.
02:42Donc, en fait, ce sont deux projets
02:43qui sont parallèles, qui évoluent
02:45et qui ont leur propre histoire, en fait.
02:47C'est ça ?
02:48Correct, exactement.
02:50Vous êtes là-dessus.
02:51Comment vous êtes tombé là-dedans, en fait,
02:52dans la recherche et développement
02:53sur les lunettes ?
02:55Ça fait longtemps que vous travaillez
02:56sur ce sujet ?
02:57Ma formation, moi, je fais de la physique,
02:59je fais de l'optique, de la photonique.
03:02Du coup, seulement, c'est des domaines
03:04qui sont proches, en fait,
03:05de la technologie qu'on va explorer.
03:07Du coup, oui, c'est quelque chose
03:08que j'aime bien,
03:09que j'ai toujours la passion pour.
03:11Et maintenant, j'ai la possibilité
03:12de pouvoir effectivement réaliser
03:14quelque chose de concret, de réel.
03:16Alors, on va évidemment évoquer un peu
03:19vos travaux, mais ce qui fait plaisir,
03:21c'est que finalement, vous êtes à la pointe
03:24et on parle beaucoup de souveraineté
03:26en ce moment, de la volonté quand même
03:29de relocaliser tout ce qu'on fait,
03:33essayer de dépendre moins des Etats-Unis
03:35ou de l'Asie.
03:36On voit qu'on a un vrai savoir-faire
03:38quand même dans ces domaines-là.
03:39Oui, parce que vraiment,
03:40une de nos missions, c'est vraiment en Europe
03:42de monter des compétences.
03:44Et ces compétences, on les crée justement
03:45soit en interne, en recrutant des jeunes talentes,
03:48comme par exemple dans les laboratoires
03:49que je dirige, mais aussi avec des partenariats
03:52avec les institutions publiques de recherche.
03:54Ça, c'est très important, à la fois en Italie,
03:56à la fois en France.
03:57C'est grâce à ça qu'on peut vraiment
03:59monter en compétences internes
04:01et créer un savoir-faire, disons, européen
04:03en fait, sur ces technologies.
04:05Est-ce que maintenant, vous travaillez en binôme
04:07avec la France finalement et l'Italie ?
04:09Bien sûr.
04:10Est-ce qu'il y a des particularités ?
04:11Est-ce que la recherche italienne
04:13est meilleure sur certaines choses ?
04:15La France meilleure sur certaines choses ?
04:17Ou pas, ou pas ?
04:18C'est une bonne question.
04:19Moi, je ne dirais pas meilleure.
04:20Il y a peut-être des domaines différents
04:22ou des vocations différentes.
04:24Par exemple, chez Essilor Luxottica,
04:26en Italie, on se concentre beaucoup
04:27sur la technologie liée à la monture.
04:29Parce que, vous savez,
04:31Essilor Luxottica, c'est deux sociétés.
04:33Essilor Luxottica, tout ce qui est optique
04:36et après lunettes, on va dire, monture.
04:38Exactement.
04:39Et du coup, on sait garder notre ancien
04:41savoir-faire analogique, en fait,
04:43dans les montures,
04:43et les transférer aussi sur les montures du futur.
04:46Et pareil, chez Essilor,
04:46c'est la même chose côté vert, côté vision.
04:49C'est le meilleur des deux mondes finalement.
04:50Exactement.
04:51C'est-à-dire que tous les deux,
04:52ça peut être sympa.
04:55Oui, on travaille très bien
04:56parce que les cultures sont proches, en fait.
04:58On est du peuple latin,
05:00on s'entend bien,
05:01du coup, on est très contents.
05:03Malgré tout, une concurrence qui est sévère.
05:05Sévère, oui.
05:06On parle évidemment des Ray-Ban Meta,
05:08mais on voit qu'il y a plein de projets
05:10qui se dessinent.
05:11Samsung va sortir ou a sorti ses lunettes.
05:15Apple a un projet aussi de lunettes connectées.
05:18Je ne parle pas de tous les acteurs chinois
05:19qui arrivent sur ce truc-là.
05:23Voilà, il y a une compétition.
05:25C'est une compétition,
05:25mais c'est aussi une opportunité
05:26de faire grandir les marchés.
05:28C'est très intéressant
05:30parce qu'autant qu'on est le seul acteur,
05:32ça peut poser quand même des risques
05:33ou des enjeux.
05:35Le fait qu'il y a d'autres acteurs
05:37qui rentrent dans le marché,
05:38c'est quand même une possibilité
05:39de grandir tous ensemble.
05:40Je pense que pour l'instant,
05:43on est bien sur ce point-là
05:44et on travaille toujours justement
05:46pour amener des nouveautés
05:48et améliorer nos produits.
05:50Alors, sur quelle piste vous travaillez ?
05:52Quelles sont, à votre avis,
05:55les voies les plus plausibles
05:57et probables
05:58qui risquent d'arriver
06:01dans les années qui viennent ?
06:02Alors, les années qui viennent
06:03sont bons termes
06:05parce qu'effectivement,
06:06la recherche,
06:07c'est quelque chose
06:08qu'on voit à moyen terme.
06:09Donc, les résultats de la recherche,
06:10c'est des choses à moyen terme.
06:12Nous, par exemple...
06:13Je vous coupe,
06:14mais ça veut dire
06:14que la révolution
06:15ne va pas arriver demain.
06:16Petit à petit.
06:18C'est incrémental.
06:19Incrémental.
06:20Incrémental, exactement.
06:21Un peu comme les Ray-Ban Meta,
06:22finalement,
06:22qui ont commencé...
06:23Exactement.
06:24C'est l'exemple parfait.
06:25Deuxième génération,
06:26il y avait l'IA,
06:27le chat,
06:27et la troisième,
06:28le petit écran, etc.
06:29Exactement.
06:29C'est comme ça.
06:30C'est comme ça, c'est nécessaire
06:32parce que la technologie,
06:33parfois, n'est pas encore prête.
06:35Parce que quand on pense aux lunettes,
06:36c'est quand même un projet compliqué.
06:38Parce que, premièrement,
06:39nous, on veut garder toujours
06:40la fonctionnalité
06:41d'une paire de lunettes classique.
06:42Du coup, il doit rester léger,
06:44facile à mettre,
06:45confortable pour toute la journée.
06:47Et du coup, ça pose
06:47des défis technologiques.
06:48Et le défi du poids
06:49est important.
06:50Parce que dès qu'on a
06:50une paire de lunettes
06:51qui est trop lourde,
06:53on la sent...
06:54La fameuse limite
06:55de 50 grammes.
06:5550 grammes,
06:56c'est vraiment la limite...
06:57C'est 50 grammes, en fait ?
06:58Oui, c'est ce qu'on cible,
07:00en fait,
07:00comme système complémentaire.
07:01Et donc, dans 50 grammes,
07:02il faut mettre
07:02les batteries,
07:03les processeurs,
07:04les capteurs,
07:05les petits caméras,
07:07les haut-parleurs,
07:08les micros.
07:09Vous comprenez les défis.
07:10Du coup, c'est un défi technologique
07:12dans le sens qu'il faut
07:12miniaturiser le plus possible
07:14tous les différents capteurs
07:15ou composants.
07:16Et aussi,
07:18un problème énergétique.
07:19Parce qu'on n'a pas
07:20l'espace pour la batterie
07:21comme on peut voir
07:21sur un smartphone
07:22de nouvelle génération.
07:23Il y a les branches.
07:24Oui, exactement.
07:25Mais si on veut garder
07:26un aspect quand même
07:26joli et confortable,
07:29on ne peut pas même
07:29trop...
07:30Oui, parce que l'équation,
07:31elle est compliquée.
07:31Il y a le poids,
07:32il y a le design,
07:33parce que...
07:34Et si l'Orluxotica
07:34ne peut pas s'amuser
07:35à sortir des lunettes
07:36qui soient moches ?
07:37Exactement.
07:38Et malgré tout,
07:39il faut apporter
07:40toutes ces fonctionnalités.
07:41Exactement.
07:42Et ça, on y arrive
07:43en optimisant
07:45pour un cas d'usage spécifique.
07:47C'est ça la voie, en fait.
07:48On ne doit pas simplement
07:49prendre des composants
07:50qui existent déjà
07:51et les mettre dedans
07:52parce que ça ne mènera pas
07:53au résultat qu'on veut.
07:54On doit à chaque fois
07:55se poser la question
07:56et essayer d'optimiser
07:57à la fois au niveau composants,
07:59à la fois aussi des algorithmes
08:00d'intelligence artificielle
08:02comme les faire fonctionner
08:03de la manière
08:03la plus efficiente possible.
08:04C'est ça ce qu'on travaille
08:05aussi dans mon laboratoire.
08:06D'accord.
08:07Je peux vous faire un exemple
08:08de le suivi oculaire.
08:09Vous avez autrement dit
08:09Eye Tracking.
08:10C'est une technologie
08:11qui permet de suivre
08:12les regards de l'utilisateur.
08:15recherche, même dans des casques
08:17à réalité virtuelle.
08:18Apple, Vision Pro,
08:19le Eye Tracking
08:20qui marche très bien.
08:22Il marche très bien.
08:23Mais ce que nous,
08:23on voit comme potentiel
08:24dans des lunettes,
08:25c'est incroyable.
08:26Parce que déjà, par exemple,
08:27on pourrait lier
08:28ce qu'on regarde
08:29au contexte où on est
08:30et du coup,
08:31donner beaucoup d'informations
08:33liées à ça.
08:33Mais aussi, on peut aller au-delà
08:35dans les domaines médicaux,
08:36en fait.
08:36Parce que si on mesure,
08:37par exemple,
08:38la taille de la pupille,
08:40la fréquence de clignonnement
08:41des yeux,
08:42les micro-mouvements oculaires,
08:43on peut analyser
08:44des paramètres
08:45qui nous donnent
08:46des informations
08:46sur notre état psychologique.
08:48Et jusqu'à aller
08:50à la détection précoce
08:51de certaines maladies
08:52neurodégénératives
08:52comme la maladie d'Alzheimer.
08:54Simplement en étudiant
08:55le comportement de l'œil.
08:56Exactement.
08:57Les micro-mouvements,
08:58la fréquence,
08:59tout ce genre de choses,
09:00c'est hyper intéressant.
09:03C'est pour ça que je reviens
09:04à ce que je disais au début,
09:05c'est vraiment la possibilité
09:07de la transformer,
09:07la lunette,
09:08en paire de monture
09:10pour la santé, en fait.
09:11D'accord.
09:12Mais est-ce que ces lunettes-là
09:14seront compatibles à la fois
09:16pour prévenir certaines maladies,
09:18mais aussi apporter le confort
09:20de lunettes connectées
09:21comme les Ray-Ban Meta
09:22avec la possibilité
09:23de passer des appels,
09:24avoir de l'IA,
09:25faire des photos, etc.
09:27Est-ce que finalement,
09:28la paire de lunettes
09:29un peu complète,
09:31c'est un mirage ?
09:33Ce n'est pas un mirage.
09:35Il faut justement construire
09:36ce qu'on appelle
09:37building block,
09:38petit à petit,
09:38et le faire marcher bien ensemble.
09:41Peut-être en premier temps,
09:42il y aura des lunettes
09:43dédiées simplement
09:44à une chose, disons,
09:46mais on s'attend
09:47que la technologie avance,
09:48le futur avance,
09:49pouvoir converger
09:50vers une plateforme
09:51la plus versatile possible.
09:53Donc l'idée,
09:54c'est qu'on ait une paire
09:54de lunettes
09:55qui puissent activer
09:58plusieurs fonctionnalités
09:59liées à la fois
09:59au confort,
10:00mais aussi à la santé,
10:01c'est ça ?
10:01Exactement.
10:02Après, on peut penser
10:02par exemple segmenté
10:05par âge,
10:06par type d'utilisateur,
10:07et ça nous permettra
10:08d'être plus spécifique,
10:09et du coup,
10:10encore plus efficient
10:10et performant.
10:12Ok.
10:13Mais alors,
10:14vous en êtes où ?
10:14Ça avance ?
10:16Comment ça se passe
10:17quand vous créez
10:17ces lunettes
10:18et ces projets, en fait ?
10:19Parce que vous disiez
10:20tout à l'heure,
10:21si on met simplement
10:24des processeurs
10:25ou des choses
10:25qui existent déjà,
10:26ça ne marchera pas.
10:27C'est-à-dire que vous êtes obligé
10:28à chaque fois
10:28de redesigner
10:30les capteurs
10:31pour les faire
10:31le plus petit possible,
10:33les processeurs.
10:35Vous n'avez pas,
10:35en fait,
10:37la possibilité
10:37de tout faire.
10:38Exactement.
10:39Il faut bien cibler
10:39ce qu'on veut faire
10:40comme produit roadmap.
10:42C'est pour ça
10:42qu'après,
10:43dans la Cileur Luxottica,
10:44il y a des équipes
10:45très fortes
10:45qui travaillent
10:46sur les possibilités.
10:47Ils pensent
10:48un nouveau produit,
10:49un nouveau besoin
10:50aussi du marché,
10:51un nouveau besoin
10:51de clients
10:51et grâce à ces inputs,
10:53on est capable
10:54après de vraiment
10:55cibler effectivement
10:56la meilleure technologie
10:57pour faire
10:57ce qu'on veut.
10:59Le plus compliqué,
11:00c'est quoi aujourd'hui ?
11:01Il y a beaucoup de choses
11:02compliquées.
11:02Il y a beaucoup de choses
11:03compliquées.
11:04Je dirais par exemple,
11:05tout le monde s'attend
11:05à la réalité augmentée
11:07parce qu'on a vu
11:08beaucoup de films
11:09où on nous donne
11:10des idées.
11:10Donc, avoir en surimpression
11:12sur les verres de lunettes
11:14de l'information
11:15qui apparaît,
11:16ça, ce n'est pas aisé ?
11:18Ce n'est pas aisé
11:19pour une question.
11:19Pour l'instant,
11:20la réalité augmentée existe
11:21mais encore une fois,
11:22ça, dans des casques,
11:23des réalités virtuelles.
11:24Et la réalité virtuelle,
11:25ce n'est pas ce qu'on veut faire.
11:26Et puis un casque,
11:27ça pèse,
11:28le Vision Pro,
11:29il pèse 500 grammes
11:30ou 600 grammes,
11:31je crois, non ?
11:31Ça chauffe,
11:32ça pèse,
11:32ce n'est pas confortable
11:33et surtout...
11:34Ce n'est pas très design.
11:36Non, mais surtout,
11:37ça nous ferme
11:39au monde extérieur.
11:40En fait,
11:40on n'est pas capable
11:40de comprendre
11:41ce qui se passe
11:41réellement autour de nous
11:42parce que c'est
11:43une vision complètement fermée.
11:45Par contre,
11:45la réalité augmentée
11:46dans des paires de lunettes,
11:47ça nous permet
11:47de connecter
11:48l'information virtuelle
11:50avec la vraie réalité.
11:52Donc,
11:52si je peux utiliser
11:53cette termes-là.
11:53Est-ce que vous êtes sûr
11:54que ça va marcher ?
11:55Est-ce qu'aujourd'hui,
11:57il y a quand même
11:58une part de,
11:59comment dirais-je,
12:00d'inconnus
12:01dans tout ce que vous envisagez ?
12:03Est-ce que les gens
12:04sont prêts
12:04à mettre des lunettes connectées ?
12:05Est-ce qu'ils sont prêts
12:06à avoir des informations
12:07sur leur santé
12:09qui viendraient
12:09de leurs lunettes ?
12:10Est-ce que les gens
12:11qui sont en face de vous
12:13qui portez une lunette
12:13sont prêts
12:14à être photographiés ?
12:16Enfin,
12:16voilà,
12:16il y a toutes ces questions-là
12:17finalement.
12:18Et est-ce qu'on est prêt
12:18aussi à avoir des écrans
12:19dans nos lunettes
12:20pour avoir de l'information ?
12:22Est-ce que,
12:24malgré tout,
12:24il n'y a pas une inconnue
12:25sur le succès
12:28ou pas
12:29de ce type de produit ?
12:30En fait,
12:30la définition des cas d'usage,
12:31c'est toujours
12:32un des plus grands défis
12:33parce que c'est un marché
12:34qui encore n'existe pas
12:35ou est en train de monter.
12:36Il faut y arriver petit à petit.
12:37C'est pour ça,
12:38comme je disais tout à l'heure,
12:39c'est incrémentel.
12:40Ça nous permet aussi
12:41d'évaluer la réponse
12:43des utilisateurs
12:43et comprendre
12:44dans quelle direction aller.
12:46Ray-Ban Meta,
12:46comme vous avez dit,
12:47a commencé très simple
12:48avec Ray-Ban Stories
12:49mais après a évolué.
12:50Maintenant,
12:50il y a l'intelligence artificielle.
12:52Et du coup,
12:52à chaque fois,
12:53on rajoute un brique technologique
12:54et on voit la réponse.
12:56Et grâce à ça,
12:57on aura une vision
12:58plus complète du marché.
13:00Très bien.
13:00Et donc,
13:01le fait d'avoir
13:02des informations comme ça
13:03en surimpression
13:04qui arriveront sur les lunettes,
13:05c'est quelque chose
13:06qui n'arrivera pas tout de suite.
13:08Alors,
13:08Meta a sorti,
13:09ça ?
13:09Si,
13:09Meta a sorti,
13:10c'est basé
13:10sur une technologie standard
13:11qui s'appelle
13:12le guide d'onde
13:12qui marche très bien.
13:14Mais qui n'est sûr
13:14qu'un écran.
13:15Exactement.
13:16Qui n'est pas parfaite.
13:17Ce n'est pas parfaite.
13:17Le confort des visions
13:18n'est pas tout à fait là.
13:20Et c'est lourd
13:21parce que ça lourdit
13:22beaucoup la monture,
13:22l'épaisseur du verre.
13:23Du coup,
13:24ça marche déjà.
13:25Mais si on vise
13:26quelque chose
13:27qui est utilisable
13:28pendant 8 heures,
13:29il y a encore
13:29du travail à faire.
13:31Ça veut dire
13:31qu'à votre avis,
13:32dans les 10 ans,
13:33on ira chez l'opticien
13:34et on achètera
13:35des lunettes
13:36qui auront forcément
13:36des fonctionnalités
13:37connectées à votre avis ?
13:38Sûrement.
13:39C'est pour ça
13:39qu'on est ici à Switch.
13:40Pour passer ce message-là
13:42que les marchés
13:42des lunettes,
13:43les métiers aussi,
13:44ça va changer.
13:45Parce que...
13:47Après,
13:47il faut qu'il y ait
13:47une vraie transformation aussi.
13:49Exactement.
13:49Des canals de vente,
13:50des boutiques,
13:51des opticiens,
13:52et même des ophtalmos
13:53finalement aussi.
13:54Exactement.
13:55Et surtout aussi
13:56être capable
13:57d'y aller les données
13:58qu'on analyse et qu'on extrait.
13:59Par exemple,
14:00un médecin
14:01ou quelqu'un
14:03qui est capable
14:03d'interpréter
14:04et nous donner
14:05par exemple
14:06une thérapie
14:06ou quelque chose.
14:07Est-ce que vous pensez aussi
14:08que ça peut se combiner
14:09à d'autres produits connectés ?
14:12La montre connectée ?
14:14Est-ce que ça peut être
14:15complémentaire
14:16ou est-ce que ça va...
14:17Ça peut remplacer
14:18la montre connectée
14:19si on a une paire
14:19de lunettes par exemple ?
14:20Remplacer,
14:21c'est un terme compliqué.
14:23On peut créer
14:24un écosystème sûrement.
14:25Il y a beaucoup
14:26d'objets connectés
14:27qu'on peut mettre sur nous
14:28peut-être mieux placés
14:30par ce type d'application.
14:32Du coup,
14:32peut-être créer
14:33un écosystème,
14:34c'est peut-être
14:35une réponse.
14:36Pourquoi pas.
14:37Et à votre avis,
14:38la miniaturisation
14:39de ces composants,
14:40c'est une course
14:40qui est très compliquée
14:42à mettre en place
14:43parce que,
14:44voilà,
14:45il faut aussi
14:46qu'on puisse physiquement
14:47aujourd'hui graver...
14:49Là, on parle,
14:50on est dans du nanomètre.
14:51Exactement.
14:51Finalement,
14:54vous êtes assez confiant
14:55sur l'avenir ?
14:55On va arriver
14:56à encore
14:58miniaturiser tout ça ?
14:59Le vrai défi,
15:00c'est de réussir
15:01à intégrer
15:01par exemple
15:02l'intelligence artificielle
15:03directement
15:04dans les microcontrôleurs,
15:05dans les microprocesseurs
15:07parce que c'est grâce
15:08à ça qu'on pourra
15:09avoir un système
15:09par exemple
15:10complètement embarqué.
15:11Sans smartphone ?
15:12Sans smartphone.
15:13Est-ce que c'est ça
15:13l'objectif ?
15:14Par exemple,
15:15il y a certains types
15:16de données
15:16qui sont très sensibles,
15:17par exemple,
15:17c'est lié à notre santé
15:19et la possibilité
15:20de les garder
15:20les plus possibles
15:21proches de l'utilisateur
15:22et de l'appareil,
15:23c'est ce qu'on veut
15:25pour éviter
15:26des problèmes
15:26de sécurité,
15:27de privacy.
15:28Évidemment.
15:30En tout cas,
15:30merci d'avoir partagé
15:32un petit peu
15:32vos travaux
15:33et votre recherche
15:34sur ce sujet
15:35qui est passionnant.
15:36Merci beaucoup,
15:36Thomas Songarello.
15:37Merci à vous.
15:38Vous êtes responsable
15:38du Smart Ayer Lab
15:40chez Cylor Luxotica.
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