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Angelo Arleo, vice-président en charge de la recherche médicale d'EssilorLuxottica, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mercredi 15 avril. Il s'est penché sur les lunettes, qui sont le futur de la santé connectée, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business.
00:05Tech & Co, la quotidienne en attaque notre dernière demi-heure depuis Monaco,
00:09depuis cet événement organisé par Essilor Luxottica, le Switch.
00:13Et j'accueille avec beaucoup de plaisir sur le plateau Angelo Arleo.
00:17Bonsoir Angelo, merci d'être là.
00:20Bonsoir.
00:20Vous êtes vice-président responsable des neurosciences et de la recherche médicale chez Essilor Luxottica.
00:25Avec vous, on va explorer ce sujet qui est fascinant.
00:27Comment Essilor Luxottica imagine pouvoir intégrer des données santé et de la prévention santé dans les lunettes.
00:37C'est formidable.
00:38Expliquez-nous déjà, première question, votre métier.
00:42Bien sûr.
00:42Bonsoir encore une fois.
00:44Au sein d'Essilor Luxottica, j'ai le privilège de diriger la recherche scientifique la plus amont du groupe.
00:52On a un centre de recherche qui s'appelle Neurosciences et Recherches Médicales
00:57qui est situé à Paris, dans le quartier de Bastille, dans un écosystème fantastique d'un point de vue à
01:03la fois scientifique et clinique.
01:05Parce qu'on est dans le campus de l'hôpital des 15-20.
01:08À côté de l'Institut de la Vision.
01:09Prestigieux, bien sûr.
01:10Prestigieux.
01:11À côté de l'Institut de la Vision, pour la recherche fondamentale dans, encore une fois, la vision et ses
01:16maladies et ses troubles.
01:17Et aussi à côté de l'Institut de l'Audition Pasteur.
01:21Donc c'est vraiment un écosystème parfait pour accueillir nos recherches.
01:25Et donc j'ai la chance de diriger une équipe d'une centaine de chercheurs passionnés dans des domaines pluridisciplinaires.
01:34Et donc on essaye justement, à l'aide des neurosciences, de transposer les connaissances scientifiques dans des solutions qui puissent
01:42aider nos patients et nos consommateurs aussi
01:45à mieux voir, à mieux interagir avec le monde, à mieux comprendre le monde.
01:50Et donc c'est passionnant.
01:51Et rendre de plus en plus intelligentes les lunettes qu'on porte.
01:54C'est ça l'idée en fait ?
01:56Alors l'idée c'est de rendre plus intelligentes les lunettes, mais surtout dans un but d'aider et de
02:03mettre le patient au centre de notre approche.
02:05Donc le but c'est pas de faire de la technologie pour de la technologie, mais pour aider, in fine,
02:11les utilisateurs, encore une fois, à mieux interagir avec le monde.
02:15Je vais faire un exemple très simple, dans le cas par exemple d'une amétropie.
02:19On veut aller au-delà de corriger simplement la vision.
02:22On veut, comme on dit, aider la personne à voir mieux, mais aussi à comprendre mieux l'information visuelle qui
02:32est perçue par les yeux,
02:34qui sont évidemment une fenêtre vers le monde, mais qui sont surtout une fenêtre vers la perception, vers la cognition
02:40et vers le cerveau.
02:41Et c'est là que les neurosciences deviennent importantes.
02:44Donc, ce qu'on essaie de faire, c'est de comprendre l'interface entre l'optique et le cerveau.
02:52Parce que, in fine, c'est le cerveau qui voit, c'est le cerveau qui interprète les informations visuelles,
02:57et donc qui nous aide et nous guide dans tous nos comportements et dans nos prises de décisions pour interagir
03:02justement au mieux avec le monde.
03:03Donc ça va au-delà de la vision, excusez-moi.
03:05Oui, mais alors, évidemment, tout ça est passionnant quand vous dites que l'œil est un reflet, une entrée dans
03:12notre intime biologique, finalement.
03:15C'est un peu ça.
03:16Finalement, qu'est-ce qu'on voit dans l'œil, en fait ?
03:18Qu'est-ce qu'on arrive aujourd'hui à déceler ?
03:20Et j'imagine en plus qu'on n'en est qu'au début de l'histoire.
03:22C'est exactement ça.
03:23Voilà, donc on a la chance d'avoir un véritable bout de cerveau à portée d'imagerie.
03:34Donc pour la première fois, on a la possibilité d'imager de manière non invasive un bout de cerveau
03:41qui nous renseigne sur toutes les problématiques qu'on peut trouver évidemment aussi dans le cerveau
03:47avec des méthodes un peu plus compliquées à mettre en œuvre.
03:49Donc, en faisant un fond d'œil, l'ophtalmologiste aujourd'hui...
03:54Qui existe depuis...
03:55Qui existe depuis...
03:56Depuis très longtemps, en fait.
03:57Et c'est l'association de ces techniques d'imagerie...
04:00L'attention aussi, l'attention de l'œil.
04:01Voilà, l'attention.
04:02Qui fait à chaque rendez-vous...
04:04Exactement.
04:04Donc on peut se concentrer exactement sur à la fois la surface oculaire et la partie postérieure, si vous voulez,
04:11de l'œil.
04:11Et les deux sont très très riches en informations qu'on ne pensait pas pouvoir avoir auparavant.
04:17Notamment sur des maladies qui vont bien au-delà des maladies oculaires et qui nous enseignent des maladies systémiques, comme
04:22on dit.
04:23Donc la maladie, par exemple, neurodégénérative, si on veut rester dans le système nerveux central,
04:28mais aussi des maladies systémiques, métaboliques, cardiovasculaires, des maladies rénales et d'autres.
04:34Donc c'est vraiment une source hyper riche d'informations dans laquelle on peut trouver ce qu'on appelle des
04:40biomarqueurs,
04:40qui sont des indicateurs biologiques, des signatures, si vous voulez, biologiques,
04:44qui sont en mesure de nous renseigner sur des anomalies qui peuvent être soit anatomiques, soit fonctionnelles.
04:52Angelo, mais toutes ces recherches sont liées aux lunettes,
04:57c'est-à-dire qu'on aura des capteurs dans les lunettes qui vont analyser le comportement de nos yeux
05:02pour déceler peut-être des débuts de pathologie.
05:06Ou est-ce que malgré tout, il faudra aller chez l'ophtalmo, poser son menton sur une machine,
05:10ou là, faire des examens toujours d'observation de l'œil, mais plus poussés,
05:15qui seront plus perfectionnés, on va dire.
05:18Vous êtes sur les deux...
05:19Ça, c'est une très très bonne question.
05:21Donc aujourd'hui, le domaine de l'oculomique, comme on l'appelle aujourd'hui,
05:26donc la capacité de lire dans les yeux ces biomarqueurs dont je vous ai parlé,
05:30est surtout un domaine qui relève de l'imagerie de haute précision
05:36qu'on doit donc effectuer chez les spécialistes.
05:39Avec un matériel spécial.
05:41Spécial.
05:42Mais nos recherches, et ça c'est vraiment super intéressant,
05:46essayent de transposer ces connaissances dans la vie de tous les jours
05:50et donc d'intégrer dans nos lunettes des capteurs
05:55qui pourront dans pas longtemps, de manière continue,
05:59et surtout dans la vie de tous les jours,
06:03détecter le même type ou des types différents de marqueurs.
06:07Et donc là, on est plutôt dans les marqueurs fonctionnels.
06:10Par exemple, je fais un exemple très clair.
06:12Nos mouvements des yeux, quand je vous observe ou j'observe une scène,
06:16sont aussi très très riches en informations sur des potentiels troubles neurocognitifs.
06:23Prenons l'exemple de la maladie d'Alzheimer.
06:25En regardant les mouvements des yeux d'une personne,
06:28et combien, par exemple, de temps je passe pour vous fixer,
06:31ou pour déporter mon attention visuelle sur une autre partie de l'espace,
06:35je peux détecter des anomalies qui, elles, sont en corrélation.
06:42Des signes.
06:43Des signes, des symptômes, encore une fois, des biomarqueurs.
06:46Mais des symptômes qui sont très très faibles.
06:49Très fins.
06:49Voilà.
06:50Qui sont au tout début, en fait,
06:51c'est presque les premiers symptômes de la maladie
06:54qui sont invisibles pour la plupart des gens.
06:57C'est exactement ça.
06:58En fait, on dit qu'on est asymptomatique vis-à-vis d'une maladie,
07:02mais on porte déjà des signes précurseurs,
07:04donc ces biomarqueurs,
07:05que nous, on doit détecter suffisamment à l'avance.
07:08C'est incroyable, en fait.
07:09Et puis, c'est une excellente nouvelle, surtout.
07:11C'est une excellente nouvelle, parce que...
07:13Parce que si on arrive à prévenir des maladies,
07:15alors, Alzheimer, on n'arrive pas à soigner cette maladie,
07:18mais peut-être qu'on pourra ralentir son évolution
07:20si on détecte, en fait, les premiers signes chez un sujet.
07:24C'est exactement ça.
07:26Et ça vaut pour toutes les maladies,
07:28pas seulement Alzheimer.
07:28Ça vaut aussi pour les maladies strictement oculaires,
07:31comme la démélagme, comme le glaucome.
07:34Là aussi, l'œil nous permet d'accéder à ces marqueurs précoces
07:37et donc d'agir.
07:39Évidemment, on va dire à cette personne,
07:41il faut aller voir le spécialiste de cette maladie
07:44pour soigner ou pour éviter le début de la maladie.
07:49Est-ce qu'on peut faire l'analogie avec les montres connectées,
07:51finalement, qui ont été des...
07:53On va dire un terrain de recherche incroyable,
07:57notamment pour tout ce qui est problèmes cardiovasculaires.
08:01Au début, les montres connectées,
08:03c'était simplement une prise de fréquence cardiaque.
08:06Et puis, après, il y a eu les algorithmes,
08:07l'intelligence artificielle.
08:08On a pu faire des électrocardiogrammes.
08:11Aujourd'hui, on arrive à détecter des pathologies, etc.
08:13Est-ce que, finalement, on peut faire l'analogie
08:15entre les montres connectées
08:16et cette miniaturisation et les algorithmes
08:20qui arrivent, en fait, sur les lunettes
08:22pour détecter d'autres maladies ?
08:23Absolument.
08:25L'analogie est plus que correcte.
08:28Il y a une différence, ou plutôt, j'ai envie de dire,
08:31l'avantage d'avoir l'objet, en l'occurrence connecté,
08:35sur notre nez.
08:37Parce qu'on est à l'interface de tout ce qu'il faut
08:40pour capturer beaucoup plus...
08:42On est au carrefour de notre biométrie.
08:44C'est un point de vue sensoriel.
08:46On a les yeux, mais aussi les oreilles.
08:48Et les oreilles aussi sont très riches en information.
08:50Et on peut agir, d'ailleurs, sur la vision et sur l'audition,
08:53comme vous savez, on a nos solutions pour les deux.
08:55Et surtout, avec nos lunettes, on peut accéder au cerveau.
09:00C'est-à-dire, on peut aujourd'hui enregistrer
09:02nos réponses cérébrales, donc nos activités cérébrales,
09:06à l'aide de nos lunettes.
09:08Et donc là, on rentre dans quelque chose
09:09que n'importe quel autre système ne pourrait pas avoir.
09:13Donc, le sensoriel et aussi la partie purement cérébrale.
09:18Est-ce qu'on peut aller plus loin et détecter d'autres pathologies
09:22de notre organisme, qui ne sont pas dans le cerveau, par exemple ?
09:26Oui. Vous avez déjà mentionné la partie cardiovasculaire.
09:28Donc, on peut la faire.
09:30D'accord. Comme la montre ?
09:30Comme la montre.
09:31Avec tout autant de précision, plus de précision ?
09:34Autant de précision, aujourd'hui.
09:35D'accord.
09:35Voilà. On a déjà un système qui permet de détecter des arrhythmies,
09:41des anomalies au niveau du rythme cardiaque, etc., sur notre lunette.
09:46D'accord.
09:46Autant que la montre.
09:48Pareil pour d'autres maladies.
09:50J'ai mentionné des maladies rénales, des insuffisances rénales.
09:54On arrive à détecter des insuffisances rénales ?
09:56Oui.
09:56Alors, par quoi, là ? Par les yeux ?
09:59Par des marqueurs dans les yeux, toujours.
10:00Comme on disait tout à l'heure, il y a vraiment une richesse incroyable.
10:04C'est incroyable.
10:05Mais c'est vrai que, par exemple, les personnes qui ont des problèmes au foie
10:08ont des yeux qui changent de couleur.
10:09On pourrait imaginer aussi avoir, peut-être, au tout début d'une pathologie,
10:15avoir aussi des marqueurs ou des détecteurs.
10:18Exactement.
10:19Là, justement, c'est ce qu'on disait auparavant, c'est la surface de l'œil
10:22qui est aussi très riche en marqueurs.
10:25Un autre exemple, la concentration de glucose dans notre sang, donc le diabète.
10:31Là aussi, on peut, en regardant la surface de l'œil, détecter une concentration de glucose
10:37trop importante et donc prévenir la personne et donc aller voir un spécialiste en l'occurrence
10:43de diabète.
10:44Mais Angelo, tout ça, c'est formidable, c'est incroyable.
10:46Mais est-ce que ça va arriver un jour ? Parce qu'on se rend compte que malgré tout,
10:50on demande beaucoup à des lunettes qui sont, somme toute, assez fines.
10:55Il faut qu'elles restent belles, d'accord ? On ne peut pas avoir une multitude de capteurs
11:00et quelque chose qui ressemble à un masque de ski.
11:02Il faut une autonomie, il faut placer des capteurs dans tout ça.
11:07Est-ce que, finalement, vos rêves vont pouvoir un jour se traduire par une réalité technologique
11:14et technique ?
11:15Alors, très bonne question aussi.
11:18Alors, figurez-vous que, d'un point de vue technologique, la miniaturisation et l'intégration,
11:23comme on dit, de tous ces capteurs dans nos lunettes est déjà là.
11:28Dans nos laboratoires de recherche et développement, notamment à Milan, on a déjà tout ça intégré
11:34dans nos lunettes et de manière très esthétique.
11:36Ce n'est pas des gros trucs horribles ?
11:38Non, non, non.
11:38D'accord.
11:41La difficulté, ou plutôt la chose importante aujourd'hui, c'est de valider cliniquement
11:48l'utilisation de ces capteurs.
11:50C'est-à-dire qu'il vous faut des certifications, c'est ça ?
11:52Alors, il faut une étude clinique pour chacune des maladies qu'on aille.
11:56Et ça, c'est notre travail.
11:57Ça marche ?
11:57Voilà.
11:58C'est parce qu'on veut vraiment ancrer toutes nos innovations dans la science et dans
12:04la validation clinique.
12:05Donc, c'est important que chacune de ces innovations technologiques soient validées
12:09sur deux, trois ans, sur une population importante de personnes saines versus, par exemple, des personnes
12:17souffrant de nébètes.
12:18Bien sûr.
12:19Et ça, ça prend du temps.
12:20Un temps qui est nécessaire pour donner à cette innovation technologique la crédibilité
12:28scientifico-clinique pour qu'on puisse dire que c'est utile pour les patients.
12:32Et ça peut arriver dans combien de temps, ça, à votre avis ?
12:34Quand on suit le calendrier ?
12:36Sûrement dans les cinq ans.
12:38Dans les cinq ans ?
12:39Ah oui, oui.
12:39Donc, dans les cinq ans, je pourrais aller chez mon opticien et acheter des lunettes
12:43qui auront des capteurs qui pourront de temps en temps vérifier ma santé au quotidien
12:48et m'alerter dès qu'il y a, on va dire, une anomalie.
12:52Exactement.
12:53Et quand vous parlez de tous ces diagnostics vraiment préventifs, est-ce qu'on peut imaginer
12:59une seule paire de lunettes avoir tous ces marqueurs, en fait, toutes ces détections ?
13:04Alors, la réponse est encore une fois oui.
13:06L'idée, c'est de ne pas activer tous ces capteurs en même temps, parce que sinon,
13:11il y a une problématique d'autonomie de batterie.
13:15Mais on pourra les activer de manière...
13:16Parce qu'on n'est peut-être pas obligé d'avoir tous les jours un check-up spécifique.
13:18Exactement.
13:19Spécifique.
13:19Exactement.
13:20Donc, on peut les intégrer, après les activer en fonction du besoin, de la fréquence.
13:26Et si je vais plus loin encore, est-ce qu'on peut imaginer avoir des...
13:28On va dire, là, aller chez un médecin ou un personnel de santé qui, nous mettant un masque
13:35ou quelque chose de beaucoup plus sophistiqué, on puisse aller encore plus loin sur des diagnostics
13:42et sur des pathologies naissantes, à votre avis ?
13:45Alors, la réponse est oui.
13:47Faire un check-up, finalement, quasi global, simplement, sans être vraiment très embêtant,
13:55finalement, simplement avec...
13:56Vous avez une intuition parfaite, parce qu'une de nos ambitions, c'est d'avoir justement
14:02une plateforme, comme on dit, là pour le coup, non pas sur les lunettes, mais chez
14:08un spécialiste et un professionnel de santé, qui pourra de manière beaucoup plus précise
14:13et beaucoup plus... avec un large spectre de maladies, mais en temps très réduit et
14:19de manière non-invasive, surtout ça, c'est important, détecter bien plus que la vision.
14:25Faire un check-up, finalement, peut-être une fois par an.
14:27On n'est pas obligé, peut-être, de le faire tous les mois.
14:29C'est vraiment un de nos projets phares et j'espère que là aussi, on pourra le mettre
14:34à disposition des professionnels de santé dans pas longtemps.
14:37Là, vous en êtes où ? Ça marche ?
14:41Alors, on est au niveau du prototype.
14:43D'accord.
14:44Et ça pourra arriver là aussi, dans quelques années ?
14:46Ah oui, oui, bien sûr.
14:47L'idée, c'est d'accélérer, comme on dit, la mise sur le marché de nos innovations.
14:53Donc oui, l'idée est toujours d'aller vite, mais surtout, encore une fois, j'insiste,
14:57avec une validation et une crédibilité scientifique à la carte.
15:02D'où mon rôle, c'est ça mon rôle à la fin, je vais répondre à votre question.
15:05Mon rôle, c'est vraiment de donner de la caution scientifique à toutes nos innovations.
15:10Je tiens parce que c'est mon monde aussi, c'est la recherche scientifique.
15:13Je viens d'un monde de la recherche académique et donc je tiens à garder ce cap bien clair.
15:20Voilà, on est à l'aube d'une vraie révolution, mine de rien.
15:23J'espère.
15:23De diagnostic de maladie, de manière beaucoup plus rapide, fluide, finalement,
15:28et qui pourrait intéresser un plus grand nombre.
15:31Merci beaucoup Angelo, c'est passionnant.
15:33Merci à vous.
15:33Vous êtes vice-président responsable des neurosciences et de la recherche médicale
15:38chez Silor Luxottica.
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