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Éric Plat, président directeur général d'Atol, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mardi 14 avril. Il s'est penché sur les difficultés sur le marché de l'optique, l'innovation au cœur de l'entreprise, et le lancement des lunettes auto-focus, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business.
00:05Voilà le retour de Tech & Co, la quotidienne.
00:08Nous sommes toujours ici à Monaco à l'événement Switch organisé par Ressilor Luxottica.
00:12C'est passionnant de nous intéresser à tous les secteurs liés à la vision,
00:16évidemment l'optique, mais aussi les lunettes connectées.
00:19Gros plan maintenant sur une marque que vous connaissez.
00:22Peut-être que les lunettes que vous portez viennent d'un magasin Atoll.
00:26Eric Pla est notre invité ce soir.
00:28Bonsoir Eric.
00:28Eric, vous êtes donc le patron d'Atoll.
00:32Atoll qui est un grand réseau d'opticiens français.
00:35Intéressant de vous avoir ici.
00:37On avait pu échanger l'année dernière lors de l'événement organisé par Ressilor Luxottica Orlando.
00:42Et vous me disiez en préambule que beaucoup de choses se sont passées durant un an.
00:47Peut-être un mot déjà sur la force de frappe d'Atoll aujourd'hui dans le monde de l'optique
00:52et des opticiens.
00:55Est-ce que vous pouvez vous présenter ?
00:56Naturellement, Atoll est une coopérative qui est composée de 500 actionnaires opticiens qui sont propriétaires de cette marque.
01:05Un peu comme Leclerc.
01:06Un peu comme Leclerc, c'est exactement pareil. On fait partie du même monde.
01:09Et on a environ 900 points de vente, 800 magasins d'optique et une grosse centaine de magasins d'audition.
01:16Donc on est un acteur référent sur le marché français.
01:19Malgré tout, tout ne va pas super bien dans le monde des opticiens.
01:23Vous me disiez justement, avant de faire cette interview, que c'était un peu compliqué sur le marché des opticiens.
01:48Qu'ils en avaient besoin avec l'usage grandissant des écrans, des réunions connectées, etc.
01:53Et donc, les Français sont équipés.
01:55Là, on a connu de très, très belles années de croissance.
01:57Aujourd'hui, il faut le temps que ça se renouvelle.
02:01Justement, on garde combien de temps d'une paire de lunettes ?
02:03En moyenne, 2,8 ans en France.
02:062,8 ans. C'est assez précis.
02:08Oui, c'est assez précis.
02:10Comme toute moyenne, ça cache derrière des diversités.
02:14Si vous avez entre 45 et 55 ans, ça va être plutôt 2 ans.
02:18Parce que la presbytie évolue très vite dans cette range d'âge-là.
02:21Chez les enfants, si vous avez une myopie évolutive, ça va être environ 1 an.
02:25Et puis, ça va être un petit peu plus lent.
02:27Chez les personnes plus âgées, une personne de plus de 70 ans, elle va peu changer de correction.
02:30Donc pour vous, c'est un peu compliqué pour les opticiens en ce moment.
02:34Du fait, justement, du contexte économique,
02:36est-ce que la concurrence aussi du web et de l'industrie chinoise, vous la sentez passer ?
02:43Alors, du web, non. Pas tant que ça.
02:45Je pense que dans les grandes villes où certaines marques ou certaines enseignes se sont implantées,
02:50ça a pu faire un peu une tâche d'huile autour.
02:53Mais non, en fait, l'analyse que nous faisons du marché, c'est plutôt celle que j'évoquais tout à
02:57l'heure.
02:58C'est-à-dire un cycle qui est doublé d'une crise,
03:02qui fait qu'il y a un petit peu moins de consommation de lunettes pour l'instant.
03:04Sincèrement, alors, ce n'est pas pour gratter dans le mauvais sens du poil,
03:09mais est-ce que finalement, l'opticien ne doit pas aussi se remettre un peu en question
03:13et repenser son métier et le moderniser aussi ?
03:18On a l'impression que chez les opticiens, finalement, ça ne bouge pas beaucoup.
03:22Alors, je suis à la fois d'accord avec vous et pas d'accord.
03:24D'accord dans le sens où le parcours client est un petit peu toujours le même.
03:28C'est-à-dire, je vais chez mon ophtalmo, j'ai une ordonnance, je vais ensuite chez l'opticien,
03:33j'ai une carte mutuelle qui me donne des droits, je consomme ma lunette en fonction de ses droits,
03:38et puis j'attends quelques jours, on me la livre.
03:41Effectivement, ça, c'est un parcours traditionnel que l'on retrouve dans toutes les boutiques.
03:46Simplement, il y a quand même beaucoup de choses qui ont évolué, en particulier chez Atoll.
03:50Nous avons, par exemple, dans nos outils informatiques introduits de l'intelligence artificielle,
03:56il y a des outils plus technologiques qui permettent, dans le parcours visuel,
04:00de mieux analyser la vision de nos clients.
04:04Et puis enfin, il y a les lunettes connectées.
04:07On est là dans le cœur du système.
04:12Nous, on a été précurseur dans ces lunettes connectées,
04:14avec des lunettes qu'on pouvait rechercher grâce à son smartphone,
04:18des lunettes qui permettaient de prédire une chute,
04:21ou récemment, des lunettes qui aident les dyslexiques à mieux lire.
04:24On va en parler, bien évidemment.
04:25Mais je reviens sur la concurrence.
04:27On voit qu'il y a des sites comme Blackship,
04:30alors je les cite eux parce qu'ils sont venus il n'y a pas longtemps dans Tech & Co,
04:33et qui proposent des lunettes connectées à 40 euros.
04:37C'est douloureux, non, quand même, d'avoir ces nouveaux concurrents
04:40qui vendent comme ça des lunettes à des prix défiants de toute concurrence, non ?
04:45Nous, on préfère l'offrir à 1 euro,
04:47parce que nous pensons que ça ne vaut pas plus.
04:50Donc nous, quand on vient chez un opticien à Toll,
04:52pour 1 euro de plus...
04:53Oui, mais parce que j'ai acheté une autre paire plein pot.
04:55Oui, mais ça ne vaut pas plus.
04:58Ça ne vaut pas plus parce que ce sont des lunettes simples,
05:01qui corrigent simplement la vue,
05:03mais qui, par ailleurs, ont des propriétés techniques, optiques...
05:08Non, mais là, 40 euros, c'est des lunettes connectées,
05:10avec donc des fonctionnalités de haut-parleurs, de micros, etc.
05:14Ils viennent de Chine.
05:15Oui, comme il existe des montres connectées à 30 euros,
05:18par rapport à la montre Apple, vous voyez bien la différence.
05:23Apple reste l'ultra-leader dans ce domaine.
05:26Reban Meta a été le premier à lancer cette lunette,
05:28et je pense qu'ils vont être ultra-leaders pour quelques années.
05:30J'aimerais qu'on revienne sur ce parcours que vous citiez tout à l'heure,
05:35entre l'ophtalmo et la livraison des lunettes.
05:37Est-ce qu'on peut, grâce à la technologie,
05:39le raccourcir, à votre avis, ce parcours ?
05:42Est-ce qu'on peut le rendre plus fluide, finalement ?
05:46Oui, on peut le rendre plus fluide,
05:47notamment, par exemple, dans les zones en tension,
05:49où il y a peu ou pas d'ophtalmologistes.
05:51Il y a maintenant un phénomène avec la télémédecine.
05:55Nous, nous allons lancer, au mois de juin,
05:56un grand plan pour les opticiens qui sont dans ces zones-là,
05:59puisque, nous, notre réseau, il est plutôt dans des villes
06:01de moins de 40 000 habitants, là où il y a moins d'ophtalmologistes.
06:04Eh bien, là, la technologie connectée va nous permettre
06:08d'apporter un service de très grande qualité,
06:11puisqu'il y a un ophtalmo au bout, en direct,
06:13qui va apporter ses compétences, ses connaissances
06:16pour analyser la vision de leurs patients.
06:18Alors, je vais mettre les pieds dans le plat,
06:19mais est-ce qu'on a besoin d'un ophtalmo
06:21pour mesurer la vision de quelqu'un, aujourd'hui ?
06:23Alors, l'opticien a une délégation de tâches
06:25qui lui permet de mesurer la correction,
06:27mais la réglementation encadre tout cela.
06:32Les enfants, par exemple, ont une séance.
06:32Est-ce que vous voulez que cette réglementation évolue, finalement ?
06:35Je pense qu'elle pourrait évoluer.
06:37Elle nous donne déjà pas mal de liberté.
06:39C'est très mécanique, finalement,
06:40mesurer la vision de quelqu'un.
06:42Alors, effectivement, quand on va chez l'ophtalmo,
06:44on regarde le fond de l'œil,
06:47il y a certains, on va dire, examens supplémentaires
06:51qui sont intéressants,
06:52mais malgré tout, pour renouveler des lunettes
06:55et voir si notre vue a évolué.
06:58Je ne vais pas me faire que des amis chez les ophtalmo.
07:00Non, le cadre légal existe déjà
07:02pour permettre à l'opticien de renouveler les lunettes
07:04dans un délai de 5 ans
07:06pour les gens qui ont moins de 42 ans, 3 ans.
07:08Oui, mais sans modification.
07:09Ah, si, si, on peut modifier la correction.
07:10Ah, vous pouvez modifier.
07:11Si, si, oui, on a cette délégation de tâches.
07:13C'est le renouvellement avec adaptation.
07:15Et donc, ça, on l'a déjà.
07:16Il faut simplement qu'on l'utilise peut-être un petit peu plus.
07:19Mais il y a malgré tout des zones
07:20où on va avoir des accès presbytes, par exemple.
07:24Des gens qui ont à 45 ans ont un début de presbytie.
07:26Bien sûr.
07:27Et là, il faut une première ordonnance.
07:28Et là, la télémédecine va intervenir
07:30parce qu'à ce moment-là,
07:32il y a quelque chose de fondamental
07:34dans la santé humaine
07:36qui est quand même de faire un check-up complet
07:39de l'œil, de le fond d'œil.
07:41Il a vieilli.
07:42La presbytie en est une des manifestations.
07:44Et donc, il est essentiel de passer
07:46par un ophtalmologiste à ce moment-là.
07:48Alors, l'Eldorado, c'est la lunette connectée ou pas ?
07:51Vous y croyez dur comme fer.
07:53Est-ce que vous pensez que ça va arriver
07:55et tout changer ?
07:57Ou est-ce que finalement,
07:58on va y aller tranquillement
08:00et on va voir un petit peu ce qui se passe ?
08:03Non, je pense que ça va être très, très violent.
08:06Pourquoi ?
08:07Parce que, violent dans le bon sens du terme.
08:08Oui, enfin, je veux dire, révolutionnaire.
08:10Oui, révolutionnaire.
08:12Dans le sens où,
08:13à partir du moment où ça correspond vraiment
08:15à un besoin, une attente des consommateurs,
08:18ceux-ci vont s'en emparer.
08:19Et on le voit avec les early adopters,
08:22on le voit dans leur comportement.
08:25Il y a vraiment une manifestation d'un désir
08:28qui est très, très fort.
08:29Et donc, quand les early adopters ont fini de s'équiper,
08:34ils rayonnent autour d'eux
08:35et les autres vont suivre.
08:37Ce n'est pas un gadget pour vous ?
08:38Pour moi, ce n'est pas un gadget
08:39parce qu'elles permettent de faire plein de choses.
08:41Mais par exemple, pour les malvoyants,
08:42nous, nous travaillons avec des jeunes ingénieurs
08:45sur des applications qui vont être très utiles
08:48avec les Ray-Ban Meta et le smartphone
08:50pour guider, par exemple,
08:51les malvoyants dans le métro, par exemple.
08:54Donc, il y a tout un tas de solutions
08:56qui vont arriver
08:57et qui vont être très, très utiles.
09:00On l'a vu ce matin en plénière.
09:02Et donc, ça va apporter de réels...
09:05Mais quel est le rôle d'Atoll dans tout ça ?
09:07C'est de distribuer ces lunettes
09:09qui sont déjà fabriquées par des tierces ?
09:11Meta, Isilor, Luxottica, etc.
09:14Ou est-ce que vous voulez être dans le jeu
09:17et fabriquer vous-même des fonctionnalités,
09:20des lunettes, apporter votre savoir-faire
09:22ou pas, d'ailleurs, dans ce domaine ?
09:24Je pense que ces lunettes connectées
09:26vont agir un peu comme des plateformes,
09:28un peu comme le smartphone.
09:29Et il y a des applications sur le smartphone
09:32comme il y en aura pour ces lunettes.
09:34Et donc, les acteurs comme nous,
09:36on pourra mettre au point ces applications.
09:38Pas du hardware, plutôt du soft, c'est ça ?
09:39Plutôt du soft,
09:40parce que le hard, c'est quand même
09:42un accès très, très coûteux.
09:45Bien sûr.
09:45Alors, ce qu'on est en train de faire,
09:47c'est signer des accords de partenariat.
09:49Par exemple, avec la start-up finlandaise XI
09:52qui a inventé la première lunette
09:54à verre autofocus
09:55qui vient de lever 32 millions d'euros
09:59et qui a mis au point cette lunette.
10:00Moi, je l'ai essayée, je l'ai testée.
10:02Elle est bourrée de technologie.
10:03Alors, racontez-nous ce que c'est.
10:04C'est une lunette qui, tout simplement,
10:06remplace le verre progressif
10:08puisqu'il y a un autofocus
10:09comme dans un smartphone.
10:11C'est-à-dire qu'en fait,
10:11une fois qu'on a mis la correction
10:13pour voir de loin de la personne,
10:14pour la vision de près,
10:16eh bien, elle fait la netteté
10:18d'une façon automatique.
10:19C'est une impression sur le verre
10:22d'une fine couche nanométrique
10:24de particules qui réagissent
10:28et qui permettent de faire
10:30cette mise au point automatique.
10:32C'est incroyable.
10:33C'est extraordinaire.
10:34La lunette est plus fin que la mienne.
10:36Et le résultat ?
10:36Et le résultat, c'est que vous voyez
10:37à toutes les distances nettes
10:39sans vous contorsionner
10:40comme avec un verre progressif parfois.
10:42Mais c'est une révolution.
10:43C'est une révolution.
10:44C'est-à-dire que si tout se passe bien,
10:46demain, on aura tous ce type de verre.
10:48Je pense.
10:49D'autant plus que celle-ci
10:50est dotée d'eye trackers
10:52qui permettent,
10:53avec une application,
10:55en plus d'avoir une fonction
10:58sur la détection de sécheresse oculaire.
11:01Par exemple, 60% des Français
11:03souffrent de sécheresse oculaire.
11:04Eh bien, avec cet eye tracker
11:06qui permet de mesurer
11:08les mouvements de la tête,
11:09les mouvements des paupières,
11:09les mouvements des yeux,
11:10on peut déterminer
11:11si cette personne a une sécheresse oculaire.
11:13Et donc, derrière, la traiter.
11:15Par exemple, par l'huminothérapie,
11:16comme nous propose le groupe
11:17Essiloroxotica.
11:18Donc, cette lunette,
11:19elle est dotée d'une multitude de fonctions
11:21qui vont être très, très utiles.
11:23Et donc, nous allons lancer
11:24les premiers proof of concept
11:26sur le marché français
11:27de l'optique
11:28dès l'an prochain.
11:29Nous travaillons activement
11:30avec cette start-up.
11:32Et je me réjouis d'avance
11:33de pouvoir proposer ça
11:34dans nos magasins.
11:36Incroyable !
11:36Mais ça a un coût,
11:38tout ça, j'imagine.
11:39Est-ce que ça va être remboursé
11:41par la Sécu ?
11:42Donc, par les mutuelles ?
11:43J'imagine que c'est un combat aussi
11:45que vous devez mener, non ?
11:46Alors, c'est un double combat,
11:47en effet.
11:49Le premier,
11:49c'est avec le législateur.
11:51Et le deuxième,
11:52c'est en effet
11:52avec ceux qui financent.
11:54Le législateur
11:55est assez hermétique
11:56à tout cela.
11:57Quand j'entends
11:58ce que nous présente
11:59le groupe Essiloroxotica,
12:00on voit que dans les autres
12:01pays du monde,
12:02ces innovations
12:03sont plus facilement accessibles
12:05parce que l'encadrement
12:06réglementaire
12:07est beaucoup plus light.
12:08Nous, on voit bien
12:09qu'en France,
12:10tout est sectorisé.
12:11La lunette
12:12qui permet de mieux entendre,
12:14c'est une lunette
12:14qui est remboursée
12:15en tant que lunette
12:16et c'est une lunette
12:17qui va marcher
12:18sur les plates-bandes
12:19d'un appareil auditif.
12:20Donc, comment est-ce
12:21qu'on la rembourse ?
12:22Eh bien là,
12:22on n'a pas encore
12:23de réponse.
12:24Et là, ça bug.
12:25Et chacun,
12:27l'ORL,
12:28l'ophtalmo,
12:29l'audioprothésiste,
12:30l'opticien,
12:30chacun prêche
12:31pour sa paroisse
12:32et creuse des tranchées
12:34autour de son petit château fort.
12:35Et ça, c'est terrible.
12:36Mais alors,
12:37qu'est-ce qu'il faut faire là ?
12:38Il faudrait que vous
12:39vous réunissiez tous ?
12:40Il faut donner un grand coup de pied
12:42dans la fourmilière
12:43et il faut absolument
12:44que le législateur...
12:44Mais au niveau européen,
12:45j'imagine ?
12:46Oh non,
12:46parce qu'au niveau européen,
12:47en Angleterre,
12:48en Suisse,
12:49en Espagne,
12:50Il y a des pays qui sont en avance
12:51par rapport à nous ?
12:51Il y a des pays qui sont en avance.
12:52Nous, en France,
12:53il faut vraiment
12:54qu'on arrête
12:56de construire tout en silo.
12:57La société française
12:58est construite en silo
12:59et ça nuit
13:00à l'arrivée des innovations.
13:02Après,
13:03c'est vrai
13:03que quand on voit
13:05l'état financier
13:05de la sécurité sociale,
13:07je pense qu'il doit avoir
13:08aussi de bonnes raisons
13:09d'être réticents
13:10à rembourser plus cher
13:12parce que ça coûterait plus cher
13:13ou finalement
13:15pas tant que ça ?
13:17Au début,
13:17un produit innovant
13:18coûte plus cher.
13:19Mais ensuite,
13:19quand il se démocratise,
13:21le prix baisse.
13:22C'est la fameuse loi de Moore.
13:24Soit les capacités augmentent
13:26et le prix reste le même,
13:27soit les prix s'effondrent.
13:29La loi de Moore,
13:30c'est les deux.
13:31C'est doublement,
13:32triplement tous les ans
13:33et puis baisse du prix
13:34des chipsets.
13:35Bon, nous,
13:36c'est ce qui va se passer
13:36dans la lunette.
13:37Aujourd'hui,
13:38une lunette connectée,
13:39c'est 300-400 euros.
13:41Demain,
13:41ça sera peut-être
13:42plus que 100 euros.
13:43Et d'ailleurs,
13:44on voit bien
13:44les entreprises chinoises
13:46sont prêtes
13:47à faire des tas de propositions.
13:48Très bien.
13:49Et bien voilà
13:49le point de vue
13:51du patron d'Atoll
13:52dans Tech & Co.
13:53La quotidienne.
13:54Merci beaucoup,
13:54Éry Plat.
13:55C'est moi qui vous remercie.
13:56Merci.
13:56A très bientôt.
13:57Et on salue évidemment
13:58tous vos adhérents
13:59qui sont nombreux
14:00et qui regardent
14:01ou écoutent peut-être
14:02Tech & Co.
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