- il y a 7 semaines
Ce mercredi 8 avril, François Sorel a reçu Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, Tristan Nitot, directeur associé Communs Numériques et Anthropocène chez OCTO Technology, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Et oui, et comme chaque soir, vous le savez, pour commencer, on ne déroge pas à cette règle.
00:10Une heure pour revenir sur l'actualité tech du jour, avec ce soir sur le plateau de Tech & Co,
00:15Isabelle Bordry.
00:16Bonsoir Isabelle.
00:17Bonsoir François.
00:18Fondatrice de Retency, il y a quelques années, tu étais aussi la patronne de Yahoo France.
00:23Absolument.
00:23Europe aussi, non ?
00:24Un peu européenne.
00:25Un peu Europe aussi.
00:27Lui aussi a eu des fonctions européennes.
00:29Absolument.
00:30Tristan Nitto, bonsoir.
00:31Bonsoir.
00:32Directeur associé commun numérique et anthropocène chez Autotechnologie.
00:35Et il y a aussi quelques années, tu étais le patron Europe de Mozilla, de la fondation Mozilla.
00:41Firefox, etc., etc., qu'on connaît, bien sûr.
00:44On continue à utiliser, d'ailleurs.
00:45Forcément.
00:45Absolument.
00:46Et Frédéric Simotel, mon binôme, comment ça va, Fred ?
00:50Eh bien, écoute, en pleine forme, en plus, avec cette actuelle, on se dit, parfois, on pourrait presque faire deux
00:53émissions.
00:54Mais bien sûr.
00:55Mais c'est pour ça qu'on a une quotidienne.
00:57Mais il nous faudrait deux, Léa Béné.
00:59Deux, Léa Béné.
01:00Ça ferait beaucoup, quand même.
01:02Parce qu'il baisse la tête, il dit, ça ferait beaucoup.
01:04Il ne faut pas exagérer, quand même.
01:06On lui fait un gros bisou.
01:07Allez, A.
01:08Alors, pour débuter, donc, je vous le disais, sujet très intéressant.
01:12Comment faire en sorte que l'Europe reste dans la course technologique face aux Américains et aux Chinois ?
01:17Ça fait longtemps qu'on se pose cette question.
01:19Pour Arthur Mench, patron de Mistraléa, la réponse se joue maintenant.
01:24La pépite française de Léa vient de publier 22 mesures d'urgence pour éviter que l'Europe ne devienne un
01:29simple état vassal des États-Unis et de la Chine.
01:33Anthony Morel nous en parlait ce matin dans Godbornic Business.
01:36On l'écoute.
01:37Et le message est d'autant plus fort qu'il vient d'un des seuls acteurs européens crédibles pour mener
01:43cette bataille mondiale de l'intelligence artificielle.
01:45Alors, parmi les mesures proposées, il y a, par exemple, l'instauration d'une préférence européenne dans les services numériques.
01:52En clair, quand une entreprise ou quand l'État ou une collectivité achète du cloud ou de l'intelligence artificielle,
01:57eh bien, elle devrait privilégier des acteurs européens.
02:00Alors, après, il faut encore le mettre en place.
02:02Un des leviers qui sont proposés, c'est, par exemple, un avantage fiscal pour les entreprises qui utilisent des infrastructures
02:08IA qui sont basées en Europe.
02:10Ça, c'est pour le premier volet.
02:11Le deuxième axe, c'est d'attirer les talents.
02:13La guerre de l'IA, c'est évidemment une guerre des cerveaux.
02:16Et donc, Mistral préconise notamment la mise en place d'une AI Blue Card.
02:20C'est une sorte de visa express européen pour les chercheurs et les ingénieurs en intelligence artificielle
02:26qui seraient délivrés en 15 jours maximum, qui auraient une validité de 4 ans.
02:30Il y a déjà une carte bleue européenne pour les travailleurs hautement qualifiés.
02:33Ça existe, sauf qu'aujourd'hui, c'est un dispositif qui est bureaucratiquement assez lourd,
02:37qui est surtout utilisé par l'Allemagne, pas vraiment par les autres pays.
02:40Donc, il s'agirait de dépoussiérer un petit peu tout ça.
02:42Et puis, le troisième axe, c'est la bataille de la data.
02:45C'est le carburant de l'intelligence artificielle.
02:47Le rapport préconise, par exemple, la mise en place d'une base de données européenne
02:50qui centraliserait toutes les œuvres tombées dans le domaine public pour qu'on puisse entraîner les modèles d'IA avec.
02:56Bon, sachant que tous les grands groupes européens d'IA siphonnent allègrement toutes les données possibles et imaginables,
03:01on peut se dire que cette mesure-là est peut-être un peu naïve.
03:03Mais l'idée de fond derrière tout ça, c'est de dire que le futur se joue maintenant.
03:07Soit on prend des mesures pour bâtir une souveraineté technologique durable,
03:10soit on se condamne à devenir encore plus dépendant des États-Unis et de la Chine.
03:16Voilà, caractère d'urgence de la part d'Arthur Mensch, avec toutes ces mesures.
03:21Anthony Morel a bien expliqué tout ça.
03:24On en parlait tout à l'heure avec Isabelle en préparant cette émission,
03:27mais c'est vrai que quand on voit les montants des financements aux États-Unis,
03:33si on compare ça à la France, à l'Europe, c'est fois 100, en fait.
03:37Ou c'est divisé par 100.
03:39Quand on va dire Mistral lève 1 milliard, de l'autre côté, OpenAI va enlever 112.
03:45C'est quand même assez impressionnant.
03:47Alors au-delà de l'argent, comment faire en sorte qu'on reste dans la course ?
03:52Après, on peut se poser la question du moment de cette communication.
03:56Est-ce que c'est arrivé au bon moment ?
03:58Parce qu'on peut dire en ce moment que l'actualité est quand même assez lourde, importante.
04:03Est-ce qu'il n'aurait pas fallu décaler cette tribune, en quelque sorte,
04:08à un moment un peu plus tranquille, pour qu'on puisse avoir un peu plus de visibilité ?
04:13Alors nous, on en parle, mais je ne suis pas persuadé que ce type d'informations
04:17fassent la une des grandes chaînes d'informations en continu en ce moment.
04:22Elles ont d'autres chats fouettés.
04:23Isabelle, peut-être pour commencer ?
04:24Je pense que déjà, c'est effectivement un cri d'alarme.
04:27Et un cri d'alarme, en fait, se joue quel que soit le moment.
04:31Il y a urgence aux États-Unis, ça va très très vite.
04:34Et donc, il est très important aujourd'hui de prendre position.
04:37Et ce qui est terrible, c'est que c'est toujours les mêmes sujets.
04:40C'est-à-dire que le sujet des talents, aujourd'hui, on est un pays,
04:44et en Europe, qui permet d'avoir une...
04:47Enfin, on a, je crois, la France, c'est le deuxième pays de médailles Fields.
04:52Donc, on a une académie d'excellence, des ingénieurs absolument excellents.
04:56Et donc, il faut qu'on soit capable de préserver ses talents.
04:59Alexandre Munch en est un parfait exemple.
05:01Arthur.
05:02Arthur.
05:03Pardon, Arthur Munch en est un parfait exemple.
05:04Il est issu de l'école polytechnique.
05:06Il est parti aux États-Unis.
05:07Et maintenant, il est revenu.
05:09Et il se confronte à la difficulté européenne.
05:11Donc, incapacité de financer de manière importante sa structure.
05:16Et effectivement, deuxième paradoxe.
05:18On a des talents, on n'arrive pas à les garder.
05:20Mais on a aussi de l'épargne.
05:21Les Européens investissent deux fois plus en épargne que les Américains.
05:26Et cette épargne, aujourd'hui, est fléchée vers les obligations d'État et les grandes entreprises.
05:31Donc, il faut absolument que l'Europe crée un marché du capital
05:35qui permette d'être investi vers de l'innovation.
05:38Et le cri d'alarme d'Arthur Munch est absolument essentiel.
05:41Vous voyez à quel point ça va vite.
05:43On a d'autres sujets tout à l'heure
05:45qui montrent à quel point il y a une prise de pouvoir aujourd'hui des Américains
05:49et l'Europe qui, malgré ses talents, n'arrive pas à garder la tête haute
05:54et à produire des produits efficaces.
05:57Christian ?
05:58Alors déjà, je suis complètement d'accord avec ça.
06:00Il y a un problème.
06:01C'est que l'écosystème financier pour investir, ça ne se décrète pas.
06:06On peut dire qu'on a envie.
06:07Il y a longtemps qu'on se dit qu'on a envie, il faudrait faire quelque chose.
06:10Et ça ne bouge pas beaucoup ou pas assez vite.
06:13Oui, parce que le terreau n'est pas...
06:16Voilà, c'est plein de choses.
06:17C'est la culture, la culture du risque, etc.
06:20C'est une chose.
06:21Et puis, il y a un contexte géopolitique qui a évolué énormément.
06:25C'est-à-dire qu'avant, on pouvait se reposer sur les Américains
06:27qui avaient l'air d'être nos alliés indéfectibles.
06:30Et ça fait un an, presque et demi,
06:32qu'on se rend compte qu'ils sont de moins en moins indéfectibles,
06:34voire totalement plus nos alliés.
06:36Et qu'on peut très bien...
06:39Que cette dépendance confortable, jusqu'à présent,
06:43elle n'était pas si grave parce que tout allait bien.
06:47Et aujourd'hui, ça va publier.
06:49On a un président américain qui est complètement incontrôlable,
06:55imprévisible, qui le fait exprès.
06:57Il est erratique dans ce qu'il dit et ce qu'il fait en Iran, par exemple.
07:04Un coup, il les traite de tous les noms
07:06et il va mettre une bombe nucléaire.
07:09Et le lendemain, on est à tout près des accords de paix.
07:13Et ça, il commence une guerre sans prévenir ses alliés ni rien.
07:17Il n'y a rien qui va.
07:18Donc, on s'est rendu compte qu'on avait confié aux États-Unis
07:26beaucoup de nos investissements.
07:28On se dit, c'est pas grave, ils sont gentils, etc.
07:30Et là, en fait, il faut bâtir notre autonomie stratégique.
07:35Et l'IA, évidemment, qui est le sujet du moment, c'est central.
07:40Mais ça ne va pas être simple.
07:41Donc, en fait, moi, si je suis un petit peu cynique,
07:44je dirais qu'Arthur Mensch a déroulé un discours,
07:49finalement classique, qu'on entend et qui est juste.
07:52Mais il n'est pas nouveau, il existe depuis longtemps.
07:55Et là, il en profite pour glisser, aidez-moi, en fait.
07:59Et tous les trucs qu'il aiderait sur la data, etc.,
08:02sur les investissements, c'est facilitez-moi la vie
08:05parce que finalement, l'IA en Europe, c'est Mistral.
08:10Enfin, et je ne sais pas si je jouerais une partition différente
08:13si j'étais à sa place, soyons clairs.
08:16Mais en fait, il est dit, regardez, on a un problème.
08:18Notre allié n'est plus notre allié.
08:20Pour moi, la vie n'est pas facile, ou pour nous, chez Mistral,
08:23la vie n'est pas facile, aidez-nous au niveau de l'argent,
08:27mais aussi sur des choses plus du niveau de l'ordre du réglementaire
08:31qui peuvent nous aider sur des visas, sur des investissements, etc.
08:37Aujourd'hui, il y a 1 400 milliards qui est investi par les grandes entreprises
08:40sur l'achat des logiciels, sur l'hébergement des données,
08:43sur la structure et la transformation du numérique.
08:46Sur ces 1 400 milliards, il y en a 80% qui vont aux Etats-Unis.
08:49Donc, en fait, tout le paradoxe de l'Europe, c'est ça.
08:52On a des talents, on a du financement,
08:54mais on n'arrive pas à organiser un marché
08:57pour flécher et aider nos talents à construire vraiment des pépites.
09:00Et c'est un enjeu majeur, et je trouve que, voilà,
09:03c'est important de le dire et de le crier fort.
09:06Moi, j'avais un chiffre sur les services IT,
09:08c'est environ 270 milliards qui partent aux Etats-Unis,
09:11on se dit, on prendrait juste 10%.
09:12C'est ça.
09:13C'est les 27 milliards qu'on peut investir en France, première chose.
09:15Deuxième chose, le problème en Europe,
09:17c'est qu'on est encore trop fragmenté.
09:19On se retrouve en Allemagne.
09:21Mistral, il se retrouve en concurrence en Allemagne.
09:23Enfin, pour plein de choses, il n'y a pas encore cette Union européenne.
09:26Et puis, l'autre chose que je regrette, c'est que...
09:28Il n'y a pas là qu'il y a de la compétition entre les pays alliés.
09:31Oui, elle existe aussi aux Etats-Unis.
09:32Oui, oui, bien sûr.
09:33Ce n'est pas tout d'un bloc et il y a une compétition aussi aux Etats-Unis.
09:38Mais nous, voilà, on a du mal à franchir.
09:40Alors, on essaie d'alléger un peu les liens quand on lance des logiciels
09:45et qu'on va le développer en Allemagne, en Italie ou en Europe de l'Est.
09:51On essaie de simplifier ça, mais ce n'est pas facile.
09:52Il y a plein de...
09:54On le voit...
09:55Tiens, pour un truc très physique, j'entendais hier quelque chose sur les...
10:00Enfin, qui n'a rien à voir avec l'IA et tout ça,
10:02mais c'est rien que les trains.
10:04Les trains, quand on a un train qui va de Paris à Europe de l'Est,
10:10il change quatre fois de système électrique.
10:13Aujourd'hui, on a des rails qui sont en même temps.
10:15Voilà, au niveau logiciel, c'est un peu ça.
10:17Ça doit être du numérique, il y a ça.
10:19Mais moi, il y a un truc que je regrette beaucoup par rapport à cet appel
10:22d'Arthur Menz, c'est qu'il y va tout seul.
10:25Mais pourquoi il n'est pas allé chercher les grosses...
10:29Alors, il y a des start-up un peu moins connues en France,
10:33il y en a des un peu moins connues en Allemagne,
10:35mais pourquoi il n'a pas fait un collectif ?
10:37Et puis même avec les patrons, c'est-à-dire, tu disais, François,
10:40c'est difficile, effectivement, de se faire entendre là,
10:41mais de toute façon, avec toute l'actualité,
10:44si on attend, on se signale en 2018.
10:46Non, mais on avoue qu'en ce moment, l'actualité est vraiment très dense.
10:50Mais elle le sera encore dans un mois et dans deux mois,
10:53il apprend à partir dans les présidentielles,
10:54et puis voilà, donc c'est peut-être un peu en amont de ces présidentielles
10:57qui veut faire bouger les choses.
10:58Mais je trouve que là, il aurait dû mobiliser...
11:00Il est chez Thalès, il est chez Total,
11:04il est chez Dassault Systèmes.
11:05Il aurait dû mobiliser tous ses patrons et dire, voilà,
11:08moi, je me mets en porte au drapeau,
11:10mais derrière, je veux que tous...
11:12Et là, quand tu commences à voir toute l'industrie,
11:14mais même aller chercher des Allemands,
11:16aller chercher des patrons italiens,
11:18enfin voilà, il aurait dû peut-être aller chercher un peu plus de...
11:23Tous ces gens-là pour faire un vrai collectif,
11:25pour que l'appel soit entendu, parce que là, voilà...
11:27Ça va peut-être venir,
11:28il est peut-être parti tout seul,
11:30en espérant que les autres...
11:31Il faudra voir qu'est-ce qu'on en dit à Vivatech,
11:33mais si tu veux,
11:35moi, je regardais la presse internationale ce matin,
11:39enfin, européenne ce matin,
11:41on n'en parle pas.
11:42Il y a un autre filet dans le FT,
11:45en disant à Arthur Mench, je voudrais une...
11:47Mais c'est tout, quoi, tu vois,
11:49alors qu'il y aurait eu un patron,
11:50il serait allé chercher les trois patrons
11:51qui pèsent un peu en Grande-Bretagne,
11:54même si ce n'est pas l'Europe,
11:55enfin, on s'est compris,
11:55mais voilà, s'il était...
11:57Et c'est un peu ça que je regrette.
11:58Mais après, je pense que les patrons ont un peu peur,
12:01c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:03s'exprimer et dire qu'ils veulent avoir des solutions souveraines,
12:07alors qu'aujourd'hui, la réalité,
12:09c'est que toutes les grandes entreprises
12:10donnent toutes leurs données à toutes les grandes entreprises américaines.
12:13Donc, c'est quand même extrêmement complexe
12:15et ce n'est pas évident.
12:16Par contre, effectivement...
12:17Il y a un collectif de start-up,
12:18ne serait-ce qu'un collectif de start-up ?
12:19C'est vrai, non, non, mais je suis d'accord,
12:20on est toujours beaucoup plus puissant
12:22quand on forme un collectif.
12:23Mais après, il y a effectivement ce timing qui est intéressant.
12:26Aujourd'hui, l'effet Trump aux États-Unis
12:28a quand même une conséquence
12:29sur les laboratoires de recherche,
12:32sur les subventions des professeurs, etc.
12:35Et donc, il y a aujourd'hui,
12:36quelques chercheurs qui partent.
12:37Et donc, il y a...
12:38Pas autant que ça, hein.
12:39Pas autant que ça, mais qui partent.
12:40Parce qu'on se souvient, justement,
12:42de la campagne de communication d'Emmanuel Macron
12:44qui...
12:45On vous accueille.
12:45On vous accueille.
12:46Il n'y en a pas eu autant que ça.
12:48Oui, oui, mais je pense qu'il y a un momentum
12:50où, effectivement, aujourd'hui,
12:53le côté un peu insatiable de Trump
12:55est en tous les cas très difficilement anticipable
12:58quand tout d'un coup, on vous coupe vos budgets.
13:00C'est un vrai sujet pour les chercheurs.
13:02Et donc, l'Europe devrait jouer beaucoup plus
13:04cette carte d'accueil
13:07avec une visa, comme c'était dit tout à l'heure,
13:09et une garantie de financement
13:11pour faire en sorte que ces gens puissent travailler.
13:13Plus que le financement,
13:14parce que le financement,
13:15on va ramener de l'argent,
13:16même si on ramène de l'argent américain,
13:18ce qu'a fait...
13:20Oui, Mistral.
13:20Mistral, ce qu'on fait d'autres aussi.
13:22Je pense que le nerf de la guerre,
13:23il est vraiment dans ses centres de calcul.
13:25Il faut qu'on ramène davantage de...
13:27Aujourd'hui, on a appris
13:28qu'Alibaba avait monté
13:31un immense centre de calcul
13:32de 100 000 composants
13:35en Chine avec des composants
13:36qui leur...
13:37Des TPU, sans doute,
13:38qui développent eux-mêmes.
13:39Mais voilà, ils sont à fond là-dessus.
13:40Les Américains, on en a parlé là.
13:42Et nous, là, il faut vraiment
13:44qu'on fasse...
13:46Création d'un écosystème.
13:47Création d'un écosystème.
13:48C'est ce qu'on est en train de faire
13:49Elon Musk,
13:50qu'on en parlera tout à l'heure
13:51en intégrant complètement
13:52la chaîne de valeur
13:54entre le GPU,
13:55le logiciel,
13:56le silice...
13:57Et puis moi, j'aurais chiffré.
13:58Moi, j'aurais dit, voilà,
13:59il nous faut une usine de composants,
14:01c'est 40 milliards.
14:02Voilà, il nous faut 40 milliards.
14:03Il nous faut 10 milliards pour ça.
14:04Mais on les a déjà, ces chiffres.
14:05On le sait déjà.
14:07Il faut chiffrer ça.
14:08Je te dis, moi, ce qui me manque,
14:09c'est qu'il aurait dû
14:09y aller à plusieurs,
14:11bien chiffrer,
14:12et puis voilà,
14:14mettre des jalons.
14:15Alors, ce sera peut-être
14:15la deuxième étape.
14:16Encore une fois,
14:17je trouve très bien
14:18que lui prenne la parole
14:20et qu'il monte au créneau.
14:21Peut-être qu'il a fait
14:22le tour des autres,
14:22personne n'a vraiment suivi.
14:23J'en doute.
14:26Mais voilà.
14:26Et puis, il faut mettre...
14:28Mais ça prend du temps.
14:29Je ne cherche pas des excuses,
14:30mais ça prend du temps
14:31de rassembler des gens
14:32qui ont des expériences,
14:34des habitudes,
14:34des âges différents.
14:35Tu vois, il est jeune.
14:37Tu parlais de Thalès ou de Dassault.
14:40C'est des gens
14:41qui n'ont pas la même inertie,
14:43forcément, que Mistral.
14:44Tu vois,
14:44alors se mettent d'accord...
14:45Mais tu vois,
14:45il serait allé chercher un économiste,
14:47il serait allé chercher
14:47d'autres personnes
14:48qui ont la voix qu'ils portent.
14:49Alors, on sait,
14:50Mario Draghi a déjà le levé,
14:53mais tu vas voir un Philippe Aguillon,
14:54tu vas voir,
14:55tu vois, même des intellectuels,
14:57tu vois, leur dire,
14:57écoutez, là,
14:58il faut qu'on bouge
14:58parce qu'il y a un gros souci
15:00de perte de leadership
15:02sur ces technologies
15:04qui sont des technologies d'avenir.
15:05Aujourd'hui,
15:06on en parlera,
15:06l'histoire de l'emploi.
15:08Enfin, tu vois,
15:08ça concerne tout ça.
15:10Il faut davantage jouer
15:11sur l'éducation,
15:12tu vois, c'est...
15:12Alors, je suis sûr
15:14qu'il nous écoute.
15:14Je suis sûr qu'il nous écoute
15:15et qu'il va améliorer
15:16cette mode d'emploi.
15:17Moi, vraiment,
15:18ce que j'espère
15:19à tout mon cœur,
15:19c'est que cet appel
15:21s'entendu
15:21et que, peu à peu,
15:22on entende, là,
15:24au fil des jours,
15:24des semaines à venir,
15:27tel patron,
15:28tel groupe de start-up
15:29qui dit,
15:29ben, nous, oui,
15:30on est à fond derrière Arthur
15:31et on pense qu'il faut y aller
15:33et que toutes ces voix
15:34commencent à se faire entendre.
15:36Et il y a un enjeu
15:36pour préserver nos valeurs.
15:38Il parlait de la data,
15:39de la privacy,
15:40de l'utilisation des modèles,
15:42de l'entraînement.
15:42Il y a un enjeu
15:43qui va bien au-delà
15:44du problématique
15:45de l'emploi et de les finances,
15:46c'est la préservation
15:47des valeurs européennes.
15:49Et donc, c'est pour ça
15:49qu'effectivement,
15:51partir en collectif
15:52et assumer
15:53cette prise de position
15:54qui est une prise de position
15:55courageuse
15:56dans un rapport de force
15:58avec les États-Unis
15:59qui n'est clairement pas
16:00en notre faveur en ce moment
16:01aurait été effectivement pertinente.
16:04Puisqu'on est dans l'IA,
16:05on y reste.
16:06Je vous propose
16:07d'aller du côté
16:07des États-Unis maintenant
16:09et nous intéresser
16:11eh bien
16:12au discours
16:13qu'a OpenAI,
16:14qu'a eu OpenAI aujourd'hui
16:16concernant
16:16les conséquences
16:17de l'intelligence artificielle
16:19sur notre société.
16:20C'est rigolo
16:21parce que là,
16:21on est à un autre niveau.
16:22C'est intéressant
16:23de faire le parallèle
16:24entre ces deux informations.
16:26Comment nous,
16:27gagner en souveraineté ?
16:29OpenAI se dit
16:30attention,
16:30l'IA va complètement
16:31bouleverser notre société.
16:32Voilà ce que nous,
16:33on imagine
16:34et humblement,
16:35parce que j'ai l'impression
16:36que c'est quand même assez hum
16:37ce qu'ils disent
16:37même si c'est quand même
16:39très marketing,
16:40tout ça,
16:40qu'est-ce qu'il faudrait faire
16:41pour essayer
16:42de limiter la casse
16:44en quelque sorte ?
16:45Et donc,
16:46il y a toute une série
16:46de mesures aussi
16:48que Samatman propose.
16:50Par exemple,
16:52la semaine des 32 heures
16:53de travail.
16:53Et là,
16:54on n'est pas en France,
16:54les amis.
16:55On est aux Etats-Unis.
16:57C'est dingue quand même.
16:58Et pire que Martine Aubry,
16:59tu veux dire ?
16:59Pire que ça !
17:00Je ne sais pas,
17:01il va plus loin.
17:03Et pire que ça.
17:04Je trouve ça
17:04très savoureux
17:05qu'un chef d'entreprise
17:07issu du marché
17:08le plus capitaliste
17:09aujourd'hui
17:10sur la planète
17:10ait finalement
17:12des propositions
17:13tout à fait progressistes.
17:15Et puis l'autre point,
17:16c'est que c'est assez pessimiste,
17:17je trouve.
17:18Mais effectivement,
17:20qu'un patron
17:20ne réclame
17:21les 32 heures
17:22et qu'un patron
17:23explique qu'il faut
17:24un minimum
17:24de revenus
17:26redistribués
17:27à toute la population
17:28pour pallier
17:29à la valeur ajoutée
17:30qui va être créée
17:31par les robots,
17:32c'est quand même
17:32assez surprenant.
17:34Oui,
17:34des taxes liées
17:34au travail automatisé.
17:36C'est ça ?
17:36Et redistribuer
17:37à ceux qui ne travaillent pas
17:39qui ont perdu leur travail.
17:40Des impôts plus élevés
17:41sur les plus-values
17:42pour les tranches supérieures
17:43sur les délits des sociétés.
17:44Le premier à parler de ça,
17:45c'est Bill Gates
17:45qui en a parlé en 2017.
17:47Mais même Elon Musk
17:49en a parlé,
17:50je ne sais pas si...
17:50Oui, mais plus tard.
17:51Mais le premier
17:52qui a mené ça,
17:532017,
17:54dans un entretien,
17:54je ne sais plus qui,
17:55Bill Gates avait dit
17:56qu'il va falloir taxer les robots
17:57parce que les robots
17:58vont prendre de plus en plus
17:59l'emploi et tout ça.
18:00Alors on était encore
18:01dans les prémices
18:02de l'IA générative.
18:03Il y a quasiment 10 ans.
18:04Mais là,
18:05on parle de redistribution
18:06vers les plus faibles.
18:07C'est ça qui est intéressant
18:08dans la démarche
18:09de Sam Allman,
18:09c'est qu'il a vraiment
18:10une position très progressiste
18:12et je trouve...
18:14Il y a cette histoire aussi...
18:15...finalement très pessimiste
18:16sur le rôle de l'humain.
18:17C'est-à-dire qu'on pourrait
18:18avoir une démarche
18:19en disant
18:19on va faire en sorte
18:21que l'humain fasse
18:21des choses différentes
18:23et dans son interaction
18:24avec l'IA
18:25soit finalement augmentée.
18:27Mais là, en fait,
18:28il est en train
18:28de nous expliquer
18:29que ça va être l'inverse.
18:30Je trouve ça
18:32très pessimiste
18:33et pas du tout marketing.
18:34Il y a aussi
18:34ce fonds de recherche publique.
18:35C'est compliqué.
18:36Déjà,
18:37une petite perspective
18:40historique,
18:40en fait,
18:40vous savez qu'à un moment
18:42dans l'histoire de l'humanité,
18:44encore,
18:44il n'y a pas si longtemps que ça,
18:46il y avait de l'esclavage.
18:47Et donc,
18:48pourquoi est-ce que
18:49l'esclavage s'est arrêté ?
18:50Ce n'est pas juste
18:51de la bonté d'âme
18:52en se disant
18:52les esclaves,
18:53on a été trop durs avec eux,
18:55il faudrait les libérer.
18:56Alors,
18:57moi,
18:57c'est ce que je croyais
18:58quand j'étais enfant.
18:59Malheureusement,
19:00les choses sont considérablement
19:01plus prosaïques
19:02et peut-être même cyniques.
19:03C'est qu'en fait...
19:04La machine à va pas.
19:05En fait,
19:09il fallait des clients
19:11pour acheter les choses.
19:13Et donc,
19:13il fallait que les gens
19:14aient de l'argent.
19:15Et donc,
19:15il valait mieux avoir
19:16des ouvriers
19:16que des esclaves.
19:18Et je vois un genre
19:20de reflet,
19:20en fait,
19:21de cette époque-là
19:22avec ce que raconte
19:24Sam Altman aujourd'hui.
19:25Il dit,
19:26écoutez,
19:26si on détruit massivement
19:27de l'emploi,
19:28qui va acheter
19:29nos services ?
19:31Et là,
19:32il dit,
19:33en fait,
19:33on est en train de faire
19:35une situation
19:35un peu en miroir
19:37de la fin
19:38de l'esclavage
19:38en disant,
19:39non,
19:39mais là,
19:40il faut un genre de...
19:42Il n'ose pas dire
19:43revenu universel,
19:44mais enfin,
19:44il est là,
19:44mais on va détruire
19:45de l'emploi.
19:46Comment est-ce qu'on maintient
19:47un équilibre ?
19:48Et peut-être que c'est
19:49la réduction du temps
19:50de travail.
19:52Je pense qu'il est assez,
19:54comment dire,
19:55pragmatique
19:57dans son approche
19:58en se disant,
19:58écoutez,
19:58là,
19:58en fait,
19:59on est en train
19:59de casser
20:00le système capitaliste
20:01si on casse
20:02complètement le travail.
20:03Donc ça,
20:03c'est un premier point.
20:04Et deuxième point,
20:05c'est une surprise.
20:06c'est la surprise
20:07de voir que,
20:08en fait,
20:08c'est Open Air
20:09qui tient ce discours
20:10alors que je l'attendais
20:11beaucoup plus d'entreprise.
20:13Je suis tout à fait d'accord.
20:14Et là,
20:15en fait,
20:15j'ai l'impression
20:15qu'il vient lui...
20:16On est dans une grosse
20:18guerre d'images.
20:19Exactement.
20:20Il vient lui couper
20:21l'herbe sous le pied
20:21en lui disant,
20:22tu vois,
20:22en fait,
20:23c'est moi le gentil,
20:24moi c'est Open Air.
20:25En tout cas,
20:25je fais croire aux gens
20:26que je suis gentil.
20:28je ne suis pas sûr
20:28qu'il y en ait un
20:29pour sauver l'autre.
20:30Enfin,
20:31en tout cas,
20:31il interinvertit
20:33les rôles
20:35et c'est assez smart
20:36au niveau de la communication.
20:37Je ne suis pas sûre
20:37que ça soit gentil
20:38d'avoir dit ça,
20:39en fait.
20:39Je trouve ça
20:40extrêmement pessimiste.
20:41Non,
20:42mais est-ce que
20:42ce n'est pas aussi,
20:43on va dire,
20:44une espèce
20:46de parallèle
20:47avec le côté aveugle
20:51des politiques
20:52aujourd'hui
20:52qui,
20:53finalement,
20:53ne réagissent pas
20:54énormément là-dessus ?
20:55Pour moi,
20:55l'appel,
20:56il a deux choses.
20:57C'est justement
20:59pousser,
21:00orienter les décisions publiques,
21:01c'est repousser
21:03les politiques
21:04à réfléchir à tout ça
21:05et anticiper
21:06une régulation.
21:07Pour moi,
21:07c'est un peu...
21:08Au-delà de l'aspect
21:09communication,
21:09il y a un côté
21:11là-dessus,
21:12mais je pense
21:12qu'il se dit,
21:13alors évidemment,
21:14pareil que pour
21:15Arthur Mench,
21:15ça tombe à un moment.
21:16Alors,
21:16quoi qu'aux Etats-Unis,
21:17c'est un peu plus loin
21:19là-bas.
21:19C'est un peu plus loin
21:20et puis surtout
21:21comme il y a le soldat
21:22qui a été sauvé,
21:23tout va bien là-bas,
21:25la guerre est gagnée,
21:26donc on continue.
21:27D'ailleurs,
21:27tu vois la bourse américaine
21:28qui bat des records
21:29chaque jour un peu plus.
21:31Les Américains,
21:31quand on les interroge
21:32dans la rue,
21:33ce qui se passe là-bas,
21:35voilà, c'est loin.
21:36Oui,
21:36c'est assez loin,
21:39mais je pense que par contre,
21:40oui,
21:40il faut que les politiques
21:42puissent,
21:42parce que tout le monde
21:43se rend compte,
21:44il y a quand même
21:44des milliers d'emplois
21:45qui sont menacés,
21:46on voit les développeurs,
21:47on voit même
21:47des sociétés américaines
21:48de services
21:49qui commencent un peu
21:50à couper,
21:51on voit les administrations
21:52qui font moins appel
21:53aussi à des sociétés
21:55de services,
21:55on voit qu'il y a des choses
21:56qui sont en train de bouger.
21:57Donc là,
21:58c'est de dire
21:59attention aux décisions publiques
22:00que vous allez prendre,
22:01les gouverneurs,
22:02parce que là-bas,
22:02c'est un État fédéral,
22:04les gouverneurs,
22:04les politiques,
22:05et puis anticipons un peu
22:07tout ça.
22:07Donc il y a un peu ce,
22:09pour moi,
22:10il y a un peu un appel
22:12aussi de ce côté-là,
22:13mobilisez-vous un peu,
22:14c'est en train d'arriver.
22:15Alors sur les 32 heures,
22:17ce que ça évoque pour moi,
22:18c'est qu'en fait,
22:19ce que je vois moi
22:20dans mes collègues
22:20et qui utilisent de l'IA
22:22pour faire du développement
22:23de logiciels,
22:24c'est qu'ils sont,
22:25en fait,
22:26il y a une surcharge mentale
22:27qui est liée
22:28à l'utilisation
22:30d'agents IA,
22:31qui font développer
22:32par la machine,
22:32mais alors du coup,
22:34ils se retrouvent
22:34à gérer
22:35des dizaines d'agents
22:37et c'est vraiment,
22:40enfin,
22:40ils sont,
22:41mais épuisés,
22:43enfin,
22:44ils utilisent,
22:45en fait,
22:46leur temps
22:46de façon beaucoup
22:47plus intense
22:49et je peux vous assurer
22:52que ça serait bien
22:53qu'ils fassent
22:53que 32 heures,
22:54voire moins,
22:55parce qu'en fait,
22:56ils donnent tout,
22:56quoi,
22:57enfin,
22:57on est aujourd'hui,
22:57on est dans une période
22:58d'adaptation,
23:01d'apprendre,
23:02ou les apprentis sorciers,
23:03etc.,
23:03mais c'est objectivement
23:05épuisant
23:06en termes de charge mentale
23:08de gérer
23:09ces agents
23:09simultanément.
23:10Et donc,
23:12en fait,
23:12ces 32 heures,
23:13c'est peut-être
23:14une façon
23:15pour Sam Altman
23:16de dire,
23:17bon,
23:18ok,
23:18les développeurs
23:20ou les managers
23:21d'agents,
23:22parce qu'ils ont
23:23un travail mentalement
23:24épuisant,
23:24devraient travailler moins
23:26si on ne veut pas
23:26les tuer.
23:26Mais ce qui est intéressant
23:27sur les 32 heures,
23:28c'est que ce n'est même
23:29pas réservé
23:30aux ingénieurs
23:32ou aux professionnels
23:33de l'informatique,
23:34en fait.
23:35C'est toute la société.
23:36C'est-à-dire que
23:37c'est pas...
23:39Voilà,
23:40c'est vraiment
23:40toute la société.
23:41Il y a aussi
23:41une autre mesure
23:42qui est assez intéressante,
23:44c'est ce fonds
23:44de richesse publique.
23:45Je ne sais pas
23:46si vous avez suivi ça.
23:48C'est assez intéressant,
23:49c'est pour redistribuer
23:50derrière les gains
23:51de l'IA.
23:51Si je résume,
23:52ça c'est assez intéressant.
23:53Et donc cet argent,
23:55ce gain qui serait
23:56dans des fonds,
23:57serait redistribué
23:58aux citoyens américains ?
23:59En contrepartie
24:00de la valeur ajoutée
24:01créée par les robots
24:02et que les humains
24:03ne créeraient plus.
24:04Mais qui iraient acheter
24:05dans des...
24:06Mais c'est un genre
24:07de revenu universel.
24:08C'est un peu
24:08un revenu universel.
24:10Voilà.
24:11C'est-à-dire que
24:11les robots
24:11travailleraient pour toi,
24:12comme ils créent
24:13de la richesse,
24:14ils te restituent
24:15une partie de cette richesse.
24:16Benoît Hamon
24:16qui en avait parlé
24:17lors d'un des candidats
24:18à la présidentielle.
24:20Mais c'est intéressant.
24:21Il avait été bien moqué
24:21d'ailleurs par tout le monde.
24:22Parce que ça rend...
24:23Oui, mais là ça commence
24:23à prendre un petit peu
24:24de sens.
24:25En fait, ça rend
24:26le cri d'alarme
24:27d'Arthur Munch,
24:29dont on évoquait tout à l'heure,
24:30encore plus pressant.
24:32Parce que là,
24:32vous avez un autre patron
24:34qui explique
24:35que l'IA peut transformer
24:36complètement nos sociétés.
24:38Et donc,
24:38il est absolument,
24:41absolument important
24:42que l'Europe
24:43absolument préserve
24:44ses valeurs.
24:45C'est essentiel.
24:46Et la question que je me pose,
24:47c'est pourquoi...
24:49C'est un Arthur Munch.
24:50Alors, c'est des gens,
24:51évidemment,
24:51ils ont les mains dedans,
24:52les pieds dedans,
24:53la tête dedans et tout ça.
24:54Mais pourquoi ils ne réussissent
24:55pas à mobiliser,
24:56tu vois,
24:57des grands intellectuels,
24:59des grands économistes ?
25:00Moi, c'est la...
25:02Je pense que certains
25:03n'arrivent pas
25:03à se rendre compte
25:04de la notion d'urgence
25:05et à quel point ça va vite.
25:06C'est-à-dire que les patrons
25:07s'en rendent compte,
25:08mais je ne suis pas sûre
25:09que les intervenants extérieurs
25:11aient cette capacité
25:12à se projeter
25:13dans la rapidité
25:14des produits.
25:14Oui, c'est effrayant.
25:16Vraiment, très, très vite.
25:17Alors, on a évoqué Mistral,
25:19on a évoqué Open AI.
25:20Si on évoquait Anthropik,
25:21mais ce sera après
25:22la petite pause,
25:24est-ce que vous avez entendu
25:25parler de Mythos ?
25:26Mythos, c'est ce nouveau modèle
25:30qu'Anthropik a mis au point,
25:31mais qui ne veut pas
25:32rendre public.
25:33Pourquoi ?
25:34Parce que ses résultats
25:35sont tellement incroyables
25:37qu'Anthropik trouve
25:40que Mythos pourrait être dangereux.
25:42C'est dingue, quand même,
25:43cette histoire-là.
25:43Là, on est vraiment
25:44dans un film
25:45de science-fiction
25:45On va tout vous expliquer
25:47dans une minute
25:48avec ce soir Isabelle,
25:49Tristan et Frédéric,
25:50c'est Tech&Co,
25:51La Quotidienne.
25:51A tout de suite.
25:58Voilà le retour
25:59de Tech&Co,
26:00La Quotidienne,
26:00avec ce soir sur le plateau
26:01pour débriefer l'actu.
26:03Isabelle Baudry,
26:04Isabelle Baudry,
26:04Isabelle Baudry,
26:04Tristan Nitto,
26:05Frédéric Simotel.
26:07On est au cœur
26:08de notre débat hier,
26:09après avoir évoqué Mistral,
26:11les mesures aussi imaginées
26:14par OpenAI
26:16pour une société encore meilleure,
26:18avec moins de travail,
26:20avec plus d'argent,
26:21etc.
26:22Sur le papier,
26:23c'est pas mal,
26:23mais bon,
26:25est-ce qu'il n'y aura
26:25pas d'autres conséquences ?
26:26Ça, c'est pas sûr.
26:27Après tout cela,
26:28j'aimerais qu'on évoque
26:29Anthropik,
26:30parce qu'Anthropik,
26:32non seulement est en train
26:33de grappiller
26:33des parts de marché
26:34à tous ses concurrents,
26:35et notamment OpenAI,
26:37ça devient un problème,
26:38est très,
26:39on va dire,
26:40très à l'affût
26:41de nouveautés
26:42et de ses annonces.
26:43Et là,
26:44ils viennent de présenter
26:45en fait une mise à jour
26:48de leur IA Cloud
26:50qui s'appelle Mythos
26:51et qui est assez impressionnante
26:53visiblement,
26:54parce qu'en général,
26:55vous savez,
26:55quand on passe
26:55d'une IA 1 à 1.2,
26:58évidemment,
26:58il y a des évolutions
26:59mais qui sont plutôt
27:00incrémentales.
27:01Et là,
27:01visiblement,
27:02Mythos ferait un bond
27:05assez impressionnant
27:06en termes de performance
27:08dans énormément de domaines.
27:10Il résoudrait 19 problèmes
27:12d'ingénierie logicielle sur 20
27:15ou là où le meilleur modèle public
27:16aujourd'hui en résout 16
27:17et le truc le plus impressionnant,
27:20c'est la cybersécurité
27:22où là,
27:23il arrive à détecter
27:24des failles
27:24que personne n'arrivait
27:26à détecter.
27:28Et donc,
27:28cette IA s'appelle
27:29Claude Mythos,
27:30c'est assez rigolo d'ailleurs,
27:31pourquoi Mythos ?
27:33Je ne sais pas.
27:33Qu'est-ce que ça veut dire ?
27:34On en parlait pendant la pub
27:35mais Mythos,
27:36en grec,
27:36ça veut dire
27:37plein de choses différentes.
27:38dont le mythe,
27:39ce en quoi on croit,
27:41tous ensemble,
27:44si tu traduis,
27:45c'est intelligence narrative.
27:46Intelligence narrative,
27:47oui.
27:47Ça veut dire...
27:48D'où les jeunes
27:49qui disent aujourd'hui
27:50le mytho.
27:51Parce que,
27:52il a de l'intelligence narrative
27:54et il raconte
27:55beaucoup de mensonges.
27:57Ce qu'il y a d'intéressant
27:58là,
27:59c'est que
28:01Anthropique a dit
28:02on ne sortira pas
28:03cette IA
28:05actuellement
28:05parce qu'on la juge
28:06trop dangereuse.
28:08Ils vont la sortir
28:09mais ils vont la sortir
28:10avec des partenaires
28:11qui les appellent
28:11de confiance.
28:12Oui.
28:13C'est un genre
28:13de bêta privé.
28:15Ils sont privés
28:15sur le vol.
28:16Est-ce qu'ils sont allés
28:16chercher les Microsoft
28:17CrowdStrike,
28:17Palo Octo
28:18qui sont les trois
28:19des plus gros acteurs
28:20de cybersécurité
28:20parce qu'effectivement
28:21tu l'as dit,
28:22le problème c'est que
28:23cette IA
28:24elle est tellement puissante
28:24qu'elle peut aller
28:25déceler les failles.
28:26Or aujourd'hui
28:27le gros souci,
28:28tous les logiciels
28:29ont des failles,
28:30il y a jour des failles,
28:32le souci c'est que
28:33quand ces failles
28:34avaient été mises à jour,
28:35enfin étaient mises
28:37ou dévoilées,
28:38il fallait,
28:39voilà les gens
28:40ont patché,
28:41je souviens,
28:42enfin Microsoft
28:43c'était tous les mardis
28:43ils fournissaient un patch,
28:44enfin voilà,
28:45on s'affolait pas plus que ça
28:47parce que les pirates
28:48mettaient un peu de temps
28:49aussi à les exploiter.
28:50Le problème c'est qu'aujourd'hui
28:50les pirates
28:51ils foncent dessus
28:52parce qu'eux aussi
28:53ils utilisent les IA,
28:54ils vont beaucoup plus vite,
28:55ça veut dire que
28:55si on ne colle pas
28:56tout de suite ces brèches,
28:58ça y est c'est fichu,
28:59en quelques heures
28:59ils ont déjà accès à tout ça.
29:01Donc voilà,
29:02le logiciel,
29:03la difficulté c'est aujourd'hui
29:05si on met ce logiciel là
29:06il faut tout de suite
29:07être prêt à patcher
29:08parce que les éditeurs
29:09ils travaillent comme ça
29:10il y a une grande collaboration
29:11de la part des éditeurs
29:12de logiciels de cyber
29:14et là ça allait tellement vite
29:16qu'ils se sont dit
29:17bon on va prendre le temps.
29:19Plusieurs choses là-dessus,
29:20la première c'est
29:21une certaine
29:24enfin sagesse,
29:25une certaine conscience
29:27en tout cas
29:27de cette cyber
29:28de la part de Claude
29:29mais quand même
29:30on est encore dans notre message
29:32nous on est l'acteur de confiance
29:34on a sorti un truc tellement puissant
29:36les gars qu'on ne va pas
29:36vous le donner tout de suite.
29:37Non seulement il est puissant
29:38mais en plus
29:39on est l'acteur de confiance
29:40voilà on ne va pas le donner
29:41parce que justement
29:42ça peut créer des failles de sécurité
29:43on va en discuter
29:44avec les plus grands acteurs
29:45bon il y a aussi
29:46cette partie communication
29:47quand même
29:47mais quand même
29:48il y a quand même
29:48cette partie technique
29:49et les entreprises
29:50derrière s'affolent
29:51parce que les entreprises
29:52se disent
29:52mais le jour où ça va arriver
29:53si on patche pas assez vite
29:54parce que quand t'es un grand groupe
29:56t'as toute une équipe
29:56de responsables de sécurité
29:58qui vont patcher
29:59et qui vont tout ça
30:00mais quand t'es des plus petites entreprises
30:01quand t'es un sous-traitant
30:02t'es vraiment vulnérable
30:04et là
30:05ça pose vraiment un souci.
30:06Et puis il y a eu
30:07un deuxième sujet
30:08c'est que Mythos
30:09a publié
30:10et sorti de son bac à sable
30:12et a publié
30:13en fait
30:13les difficultés
30:14sur le net
30:15donc il y a eu
30:17de la part en fait
30:18des développeurs
30:19qui surveillaient Mythos
30:21une espèce d'incompréhension
30:23il est sorti en fait
30:24de son bac à sable
30:25et donc Mythos
30:26peut devenir
30:26effectivement très dangereux
30:28donc il y a deux choses
30:29il y a une hyper-efficacité
30:30pour trouver la faille
30:31la résoudre
30:32mais aussi
30:33une incapacité
30:34des développeurs
30:35de vraiment gérer
30:36la réaction de l'IA
30:37et ça c'est un vrai sujet
30:39extrêmement préoccupant
30:41et puis alors après
30:42la prise de position
30:43d'Entropique
30:44de dire
30:45j'ai 40 ou 50
30:46partenaires de confiance
30:47quand vous regardez
30:48les partenaires de confiance
30:49ils sont tous
30:50américains
30:51donc ça veut dire
30:53de nouveau
30:54donc il y a les GAFA
30:56et puis Kroatschak
30:56et Palo Alto
30:57sur les micros
30:58voilà
30:58donc c'est que des américains
31:00et donc ça pose
31:01pour reprendre
31:02notre discussion
31:03du début de l'émission
31:04un vrai sujet
31:05de souveraineté
31:06moi je suis RSSI
31:07d'un hôpital
31:07je m'affole
31:09non mais ça
31:10ça en est
31:11je vois ça sortir
31:12ça va sortir
31:14à une telle vitesse
31:14parce qu'on ne pourra pas
31:15pâcher tous les logiciels
31:16à la vitesse à laquelle
31:17donc évidemment
31:18que ça pose
31:20un vrai souci
31:20de ce côté-là
31:21et juste un mot
31:23ce qui est là
31:24en deux sujets
31:24on a parlé des sujets
31:25vraiment de 2026
31:26sur l'IA
31:27oui bien sûr
31:28un l'emploi
31:29parce qu'on ne pouvait pas
31:30éluder
31:30on voit les suppressions
31:31de l'emploi
31:31et deux la cyber
31:32et puis même
31:33Mistral
31:34la souveraineté
31:34finalement qui va être aussi
31:35on va dire le fil rouge
31:36de cette année 2026
31:38Tristan
31:38moi ce que je vois
31:39c'est qu'en fait
31:42ça change
31:43en fait ça ne change
31:44pas grand chose
31:45ça ne change que la vitesse
31:47c'est-à-dire que
31:47des trous de sécurité
31:48il y en a toujours eu
31:49mais on mettait longtemps
31:50à les trouver
31:51parce que c'était des humains
31:52qui cherchaient
31:53et alors donc
31:54on en trouvait
31:55de temps en temps
31:55et donc on les corrigait
31:57il fallait être
31:59faire ce qu'on appelle
31:59du responsible disclosure
32:01c'est-à-dire
32:02de la publication
32:03de trous de sécu
32:04qui est responsable
32:06c'est-à-dire que
32:06vous trouvez un trou de sécu
32:07vous ne l'affichez pas
32:08sur internet
32:09vous allez voir l'éditeur
32:10et vous lui dites
32:11attends
32:11là j'ai trouvé un truc
32:14soyons raisonnable
32:15je te donne 30 jours
32:16pour corriger
32:17le trou de sécurité
32:18que je viens de te donner
32:20éventuellement
32:20tu me donnes un peu d'argent
32:21parce que je suis un garçon
32:22sympathique
32:22qui a travaillé pour toi
32:25et il corrige
32:26le trou de sécurité
32:27il déploie le patch
32:29les utilisateurs
32:30peuvent installer
32:31le patch
32:31sur leur machine
32:32et à ce moment-là
32:33en tant que chercheur
32:34en sécurité
32:35je peux leur dire
32:37je peux publier
32:38en fait
32:38et dire
32:39regardez
32:39c'est moi
32:39qui ai trouvé
32:40ce trou de sécurité
32:40ça c'est
32:41le responsible disclosure
32:43et c'est important
32:44c'est une façon
32:45intelligente de faire
32:46sauf que là
32:47en fait
32:48on retrouve
32:49un énième fil rouge
32:50avec l'IA
32:51c'est l'accélération
32:53phénoménale
32:54de tout ce qui se passe
32:56au niveau du numérique
32:57où maintenant
32:58il y a une machine
32:59qui travaille
33:02comme plusieurs humains
33:03et qui est complètement
33:05infatigable
33:06qui ne dort pas
33:07qui travaille
33:0924 heures par jour
33:107 jours sur 7
33:11avec une puissance décuplée
33:13et qui sort
33:15qui trouve
33:15des trous de sécurité
33:16qui ne sont pas toujours
33:19importants
33:19mais
33:20qui peut en trouver
33:21plusieurs
33:22et voir comment les aligner
33:23pour arriver
33:24à faire quelque chose
33:25de puissant
33:25quand tu dis
33:26les trous de sécurité
33:26c'est pas le trou de la sécu
33:27non non non
33:28les trous de sécurité
33:29on parle de cybersécurité
33:32c'était une précision
33:34ça serait formidable
33:35si on avait un cloud
33:36pour réparer
33:38il faudrait des clouds
33:39un peu pour tout
33:40finalement
33:40ça me rappelle
33:42en fait
33:42dans les années 2000
33:43il y avait ce sujet
33:44des développeurs
33:45qui en fait
33:46tentaient de hacker
33:47les grandes plateformes
33:48pour se faire repérer
33:49et pour être embauchés
33:51par les grandes plateformes
33:52et c'est comme ça
33:52que je me souviens
33:53qu'on avait des développeurs
33:54qui arrivaient parfois
33:55dans les bureaux
33:56à Paris
33:57chez Yahoo
33:57qui en fait
33:58étaient des hackers
33:59et qui s'étaient fait repérer
34:01de cette manière-là
34:01il y a une chose
34:04où ça peut peut-être aussi
34:06faire un peu
34:07bousculer un peu
34:08cette population
34:09des codeurs
34:09c'est de coder
34:12comment on dit
34:13secure by design
34:14c'est-à-dire aujourd'hui
34:15on demande toujours
34:16à les codeurs
34:16de mettre des garde-fous
34:18mais parfois
34:19ils s'en fichent un peu
34:20ils testent pas
34:21ils mettent les codes
34:22surtout en open source
34:22ils les mettent assez vite
34:23et là
34:24c'est peut-être
34:25un moyen
34:26un moment aussi
34:26pour eux
34:27quand il y a des
34:28d'être un petit peu
34:29plus concentrés
34:30des ESN
34:31et tout ça
34:31de dire aux codeurs
34:33attention les gars
34:33faites un peu plus attention
34:34à votre code
34:35parce que là
34:35enfin toi
34:36tu connais ça
34:37enfin vous avez dit
34:38que tu connais ça aussi
34:38c'est
34:40parfois oui
34:40on veut aller vite
34:41on veut développer une appli
34:42tout ça
34:44mais alors ça tu vois
34:45au niveau du vibe coding
34:47tous les gens
34:47qui disent
34:48ça y est maintenant
34:48avec de l'IA
34:49je n'ai plus besoin
34:50de développeurs
34:51je peux coder moi-même
34:52mais alors là
34:53là ils vont avoir
34:54mais chaud aux fesses
34:55parce que
34:56le code
34:57s'ils ne l'ont pas relu
34:58parce qu'ils n'ont pas
34:59l'expertise
35:00etc
35:00et que
35:02ça va leur revenir
35:05en plein visage
35:07dès lors que
35:08que des outils
35:10très performants
35:10en cybersécurité
35:11sont disponibles
35:12librement
35:13et c'est pour ça
35:14que c'est intéressant
35:15de la part d'Anthropic
35:16de dire
35:17je fais ça
35:18de façon
35:20limitée
35:20ça va permettre
35:21de sécuriser
35:22la plupart
35:23des grands logiciels
35:25des grands fournisseurs
35:26de logiciels
35:26de ces 50
35:27boîtes américaines
35:29souvenons-nous
35:29qu'il y a quelques semaines
35:30ils ont publié
35:32une expérimentation
35:33qu'ils avaient fait
35:33avec Mozilla
35:35où ils avaient
35:37analysé
35:37tout le code
35:38de Firefox
35:38alors je ne sais pas
35:39si c'était Mythos
35:40en tout cas
35:40on ne parlait pas
35:40de Mythos
35:41à l'époque
35:41mais c'était une expérimentation
35:44sur le code
35:45de Firefox
35:46où effectivement
35:47ils ont trouvé
35:49un certain nombre
35:50de failles de sécurité
35:52qu'ils ont donc
35:55partagées
35:55avec Mozilla
35:56etc
35:57et que ça a été
35:57très utile
35:58et donc Firefox
35:59c'est une meilleure qualité
36:00a posteriori
36:01parce que c'est des gens
36:02bien intentionnés
36:03qui ont dit
36:03on a trouvé ça
36:05corrigez-le
36:05et une fois que ça a été
36:06corrigé
36:06on dit
36:07voilà les trous de sécu
36:08qu'on a étruth
36:08mais Fred
36:09alors toi qui suis ça de près
36:10mais ça va être le cauchemar
36:11pour toutes ces boîtes
36:12de cybersécurité justement
36:13parce que là
36:14ils se retrouvent
36:14avec un concurrent
36:15qui est d'une d'extrême
36:17efficacité
36:18alors on est dans la détection
36:19des vulnérabilités
36:20donc c'est vrai
36:21que les boîtes de sécurité
36:23elles vont utiliser
36:23aussi ces outils
36:25elles vont intégrer aussi
36:27ces technologies
36:27pour protéger davantage
36:29mais c'est vrai
36:29qu'il y a certaines
36:30elles perdent quand même
36:31une certaine valeur ajoutée
36:33c'est bien pour ça
36:33qu'ils s'allient
36:34avec les grosses plateformes
36:35les CrowdStrike
36:36Ado Alto
36:36Microsoft
36:37sont les plus gros
36:37plateformes en vue
36:40mais c'est vrai
36:40que pour certains éditeurs
36:42ça va être un petit peu
36:43plus compliqué
36:43enfin il faut vite
36:44se mettre à jour
36:45de tout cet aspect-là
36:48les chercheurs en sécurité
36:49ils vont se faire
36:51ubériser
36:51à leur tour
36:52ils vont passer aux 32 heures
36:53voilà
36:54comme les développeurs
36:55aujourd'hui
36:57qui sans IA
36:59sont en voie d'obsolescence
37:00et l'enjeu
37:01c'est la maîtrise du code
37:02c'est-à-dire qu'un jour
37:04on ne connaîtra plus
37:06véritablement
37:06ce qu'il y a dans le code
37:07et s'il y a
37:08décide d'en faire
37:09qu'à sa tête
37:10ce qui a été un peu le cas
37:11en l'occurrence
37:11cette fois-ci
37:12ça va être très très compliqué
37:18c'est bien que ce soit
37:20quelqu'un comme Anthropie
37:21qui sonne sérieusement
37:23même s'il y a
37:23tout cet effet com
37:24évidemment
37:24on n'est pas du pas
37:26le coup de
37:26c'est secret
37:27c'est dangereux
37:28c'est magnifique
37:29mais au moins
37:30de tirer cette sonnette d'alarme
37:33de dire attention
37:34voilà
37:35c'est quand même
37:35de dire
37:36on est vraiment
37:37dans ces tendances
37:38de lier en ce moment
37:39de cette IA
37:40où il faut sécuriser
37:41l'infrastructure
37:41et ça montre
37:42qu'ils ont peur
37:42d'être dépassés aussi
37:43c'est ça qui est inquiétant
37:44est-ce que vous voulez
37:45qu'on évoque
37:46la dernière petite aventure
37:48d'Elon Musk
37:49une aventure
37:50à 25 milliards
37:51on en a déjà parlé
37:53excusez-nous
37:53c'est pas des petites aventures
37:55comme ça
37:55non c'est 25 milliards
37:57tout de suite
37:57c'est ce fameux projet
37:59TerraFab
37:59on en a parlé
38:00déjà dans Tech&Co
38:01l'idée c'est de créer
38:03une méga usine
38:04qui fabriquerait
38:05des processeurs
38:07à la fois pour les voitures
38:08mais aussi pour SpaceX
38:09pour Starlink
38:10etc
38:11enfin pour tout
38:12tout l'écosystème
38:13d'Elon Musk
38:14voire même plus
38:15peut-être les vendre
38:16aussi
38:17ces puces
38:1925 milliards
38:20c'est ce qu'il met sur la table
38:22pour construire
38:23cette usine
38:24qui est gigantesque
38:25bien sûr
38:25la nouveauté
38:26c'est que
38:27eh bien
38:28un partenaire de choix
38:29s'associe
38:30à ce projet
38:30il s'agit d'Intel
38:32ça a été signé
38:33ce week-end
38:35Intel va participer
38:36va être partenaire
38:37en fait
38:37de ce TerraFab
38:38et ce qui est intéressant
38:39si on lit entre les lignes
38:41Fred
38:41d'après ce que j'ai compris
38:42c'est que
38:44il y a même une réflexion
38:45sur la manière
38:46dont les processeurs
38:47vont être faits à l'avenir
38:48c'est-à-dire que
38:49c'est même pas
38:49le fait de prendre
38:50déjà des modèles
38:51qui existent
38:52mais il y a une espèce
38:53de réflexion
38:54sur la manière
38:55comment on pourrait
38:56rendre encore plus efficients
38:57les processeurs
39:00et repenser
39:01la manière
39:01dont ils sont designés
39:02Clairement
39:03Intel joue sa relance
39:05sa relance
39:06à la fois
39:06dans le monde du processeur
39:07c'est une belle opportunité
39:09et puis sa relance
39:10dans l'IA
39:10évidemment
39:10on a bien vu
39:11dépassé par NVIDIA
39:13on a vu les Broadcom
39:14tout le monde est venu
39:15un peu
39:17plus que les chatouillers
39:18sérieusement bousculer
39:19Intel
39:19on le rappelle
39:20ils sont très peu au monde
39:22à avoir toute cette chaîne verticale
39:24il y a Intel
39:24il y a Samsung
39:24et puis il y a
39:25des Asiatiques
39:27et donc là
39:27aujourd'hui
39:28Intel va
39:30alors bénéficier aussi
39:31vous savez
39:32enfin c'est un peu long
39:33on ne va pas tout décrire
39:34mais
39:35Donald Trump
39:36avait voulu que
39:37l'état américain
39:39a mis 10 milliards
39:39c'est ça
39:40a investi 10 milliards
39:41dans les Intel
39:42pour que justement
39:42Intel reste aux Etats-Unis
39:45voilà
39:45donc il y a tout cet aspect là
39:46mais du coup
39:47c'est vrai que
39:49Elon Musk
39:49il vient là aussi
39:50pour bousculer tout ça
39:51alors la fonderie
39:52ça restera de la fonderie
39:53et donc ça va faire vivre
39:54la partie
39:55Intel fonderie
39:56on se rappelle
39:57qu'un des présidents d'Intel
39:58voulait à un moment
39:59séparer la partie design
40:00la partie fonderie
40:01bon là
40:01on garde le tout
40:02mais évidemment
40:03Elon Musk
40:04qui a vu
40:04une façon autre
40:06de fabriquer des voitures
40:07une façon autre
40:08d'aller dans l'espace
40:10et bien là
40:11il peut avoir les outils
40:1225 milliards
40:13c'est le coût
40:14après ce qui est compliqué
40:15dans tout cet univers
40:16des fonderies
40:17c'est qu'on ne fait pas ça
40:18tout seul
40:18alors il faut
40:20l'écosystème autour
40:22Intel
40:22là un peu
40:23aux Etats-Unis
40:24parce qu'il a déjà
40:24des usines là-bas
40:26mais le coût d'accélérateur
40:27voilà
40:28c'est pas Taïwan
40:29moi j'ai un peu peur
40:31du choc des cultures
40:32quand même
40:32parce que
40:33tu vois
40:34ce qui fait la force
40:36de Musk
40:37c'est
40:39son hyper-agressivité
40:41le fait
40:42de pousser
40:43un peu
40:44ses ingénieurs
40:45à bout
40:46en les challengeant
40:47en permanence
40:48il faut faire pour moins cher
40:50enfin voilà
40:51etc
40:52face à un Intel
40:54qui est quand même
40:55beaucoup plus
40:56plan plan
40:56et c'est leur problème
40:57aujourd'hui
40:59j'ai un peu peur
41:00que s'ils nous fassent
41:00un mélange d'huile et d'eau
41:02et que l'émulsion
41:02ne prenne pas
41:04ça va se couler
41:05ça va dépendre
41:06de l'exécution opérationnelle
41:08ça va dépendre
41:09ça va dépendre
41:10de ça à mon avis
41:10une chose est sûre
41:11c'est qu'Elon Musk
41:11est quand même extrêmement fort
41:13pour déceler les talents
41:14et que chez Inted
41:15il y a des talents
41:16et là aujourd'hui
41:17ce qu'il fait
41:18c'est créer un écosystème
41:19on en parlait tout à l'heure
41:20il va rechercher les talents
41:22là où ils sont
41:23il se crée une indépendance
41:25par rapport au marché
41:26qui est absolument fondamentale
41:27surtout pour l'aérospatiale
41:29et donc il finance
41:31et il a repéré des talents
41:32il finance
41:33il crée un écosystème
41:34vertical
41:35pour être complètement souverain
41:37et indépendant
41:38du reste du monde
41:39ce qui est quand même
41:39extrêmement fort
41:40rappelons que l'échelle de temps
41:41elle est importante là
41:42à partir du moment
41:44où on pense
41:44une usine comme ça
41:45avant qu'elle tourne
41:46à plein régime
41:47il faut quoi 5 ans ?
41:48oui enfin
41:49maintenant il peut
41:50avec Elon Musk
41:51à l'échelle de Musk
41:53il va dire
41:53il faut le faire en 3 ans
41:54ça peut être plus rapide
41:54non mais c'est ça
41:55d'un côté
41:57tout ça c'est stratégiquement
42:00pertinent
42:00ça répond à un vrai besoin
42:02en calcul
42:02c'est cohérent
42:04avec la stratégie
42:05d'Elon Musk
42:05c'est utile
42:06pour le repositionnement
42:07d'Intel
42:07on l'a dit
42:08bon les risques à côté
42:09c'est ça
42:09c'est qu'il faut une capacité
42:10d'exécution
42:11est-ce que Intel
42:11là aujourd'hui
42:12alors on pourra peut-être
42:14mettre des tisons
42:15des tisons sous les pieds
42:17pour qu'ils avancent plus vite
42:18ça dépend de cette capacité
42:20d'exécution
42:20la complexité industrielle
42:22elle est quand même
42:24même si on a l'expertise d'Intel
42:25il faut aller plus vite
42:26il faut construire peut-être
42:27différemment
42:28tu le disais François
42:28et puis la dernière chose
42:30c'est que
42:30Elon Musk
42:31c'est quand même
42:31le roi des promesses
42:34non exécuté
42:35pas encore tenu
42:37pas encore tenu
42:38il a réussi beaucoup de choses
42:39quand même
42:40il faut voir
42:40il fait SpaceX
42:41etc
42:42et avec Tesla
42:43et avec d'autres
42:45mais voilà
42:45il faut faire attention
42:46aussi à ce genre de choses
42:47mais voilà
42:48on est dans les puces
42:50on y reste
42:51mais cette fois-ci
42:52on revient ici en Europe
42:53avec notre pépite
42:54ASML
42:55entreprise très discrète
42:57que le grand public
42:58ne connaît pas
42:58et pourtant
42:59qui est indispensable
43:00à la fabrication de 99,9%
43:03des processeurs
43:04qui existent dans le monde
43:05aujourd'hui
43:05c'est en gros
43:07pour expliquer ce que c'est
43:08une espèce de gigantesque imprimante
43:11qui arrive à imprimer
43:12des microprocesseurs
43:14en fait
43:15oui c'est ça
43:16extrêmement petit
43:17extrêmement petit
43:18et de plus en plus petit
43:19ça demande une ingénierie
43:21avec des technologies
43:22la machine c'est 100 000 composants
43:24c'est ça
43:24c'est 5 000 fournisseurs autour
43:26et c'est immense en fait
43:27la machine ne rentre pas
43:28dans cette pièce
43:29on met 6 mois
43:30à aller l'installer
43:32dans l'usine
43:32on met 6 ou 7 mois
43:34à la paramétrer
43:35il y a beaucoup de déchets
43:36au départ
43:38quand ça commence à produire
43:39au départ
43:40il y a pas mal de déchets
43:41donc voilà
43:41c'est d'une complexité
43:43assez incroyable
43:44mais voilà
43:45c'est ASML
43:45c'est une ancienne spin-up
43:46de Philips
43:47de l'époque
43:48et cette
43:49on va dire
43:50cette pépite
43:51elle est européenne
43:51voilà
43:52et aujourd'hui
43:53les plus grands
43:55on va dire
43:55fabricants de puces
43:56dépendent d'ASML
43:57ce qu'il y a d'intéressant
43:59c'est que
43:59eh bien
44:01les Etats-Unis
44:02ne veulent plus
44:02qu'ASML travaille pour la Chine
44:04alors vous vous dites
44:05mais
44:06si c'est une boîte européenne
44:07en tous les cas
44:09voilà
44:09qui n'est pas américaine
44:10pourquoi
44:11les Américains
44:12ont-ils une influence
44:13sur cette boîte-là ?
44:15bah c'est les brevets
44:15parce que
44:16la plupart
44:17de ces processeurs
44:18intègrent des brevets
44:19américains
44:20et à partir de ce moment-là
44:23eh bien
44:24sans l'autorisation
44:25des Américains
44:26on ne peut plus
44:27ASML ne peut pas fabriquer
44:29c'est
44:30c'est
44:3020-25%
44:31de son chiffre d'affaires
44:32et voilà
44:32ils perdent leur liberté commerciale
44:34ils perdent leur liberté commerciale
44:35alors que c'est une boîte
44:37qui n'a rien à voir
44:38au départ
44:38avec les Etats-Unis
44:40c'est une extraterritorialité
44:42américaine
44:43donc
44:43il y avait
44:44précédemment
44:45le pétrole
44:46et le dollar
44:47où à partir du moment
44:48où vous faisiez des transactions
44:49en dollars
44:49vous êtes sous la surveillance
44:51des Américains
44:52ce qui a coûté très très cher
44:53à BNP Paribas
44:54à une époque
44:54et là
44:55ils remettent en place
44:57le même principe
44:58avec la technologie
44:59ils font la guerre
45:00commerciale
45:01aux Chinois
45:02ils ne veulent plus
45:03ils veulent assécher le marché
45:04ils ne veulent plus
45:05que les Chinois
45:06aient accès
45:07aux meilleures technologies
45:08et l'Europe
45:09face à ça
45:10n'arrive pas à se défendre
45:11on a besoin de financement
45:12on a besoin
45:13de vendre
45:14notre excellence
45:15et aujourd'hui
45:16les Pays-Bas
45:17se sont vaguement rebellés
45:18mais il n'y a pas
45:19de réponse ferme
45:20de la part
45:22des Européens
45:23et je trouve ça
45:23très grave
45:24et cette loi
45:26qui est en train
45:27de passer aux Etats-Unis
45:28qui s'appelle
45:28Match Act
45:29est totalement
45:31poussée
45:32par les démocrates
45:33et les républicains
45:34va clairement passer
45:35et va
45:36en fait
45:37restreindre
45:38énormément
45:39la liberté commerciale
45:40de nos sociétés
45:42technologiques
45:42pour vous donner
45:43un ordre d'idée
45:44tu l'as dit
45:44mais pour être plus précis
45:45la Chine représentait
45:4733% du chiffre d'affaires
45:48d'ASML en 2025
45:49et là
45:50pour 2026
45:51ils
45:53estiment une baisse
45:54de 20%
45:55en fait
45:55ah oui c'est ça
45:56c'est quand même impressionnant
45:57et ils assèchent
45:57le marché chinois
45:58et donc ça va faire
46:00le marché chinois
46:01mais ils affaiblissent
46:02aussi
46:02cette pépite européenne
46:04voilà
46:04absolument
46:05et après Fred
46:06c'est là qu'on voit
46:08qu'en fait
46:09on parle
46:10de souveraineté
46:12qui n'est pas un mot
46:13que j'aime beaucoup
46:13moi je préfère parler
46:14d'autonomie stratégique
46:15et qui me paraît
46:17plus adaptée
46:18ici
46:20et
46:21enfin on est en train
46:22de reboucler
46:23avec
46:24ce qu'on disait
46:25au début
46:25avec les propos
46:26d'Arthur Mensch
46:28qui disait
46:28écoutez en Europe
46:29il faut qu'on soit indépendant
46:30et en fait
46:31on se retrouve
46:32dans la même situation
46:34avec
46:35ASML
46:35mais complètement
46:36à l'autre bout
46:36de la chaîne
46:36puisque là
46:38on parle de la fabrication
46:39des processeurs
46:40mais la problématique
46:41c'est d'être résilient
46:43quand il se passe
46:44des choses
46:45c'est d'être autonome
46:47et résilient
46:47quand il y a des changements
46:48et ça
46:49je pense qu'on est encore
46:51en Europe
46:51au début
46:53de
46:55l'intégration
46:56de ce problème
46:57on est en train
46:58d'apprendre
46:59durement
47:00mais
47:00on apprend
47:02à réagir
47:03face à tout ça
47:04comment
47:05est-ce que
47:05on mesure
47:07notre résilience
47:08et comment
47:09est-ce qu'on met
47:10en place
47:10des plans B
47:11etc
47:11et c'est pour ça
47:12à mon avis
47:13excusez-moi
47:14je reviens encore
47:14sur le début
47:15avec Arthur Mensch
47:16mais pourquoi
47:16est-ce qu'il est allé
47:17tout seul
47:18et que derrière
47:19ça tardait à suivre
47:19parce que je pense
47:20que beaucoup d'entreprises
47:21n'ont pas encore bien
47:22compris cette importance
47:23d'autonomie stratégique
47:25et de résilience numérique
47:26mais que c'est en train
47:27de prendre
47:28face à la difficulté
47:30des événements
47:30et de la géopolitique
47:31je pense qu'on est en train
47:32d'apprendre
47:33très très vite
47:34et ASML
47:35et c'est une leçon de plus
47:36en fait
47:36qu'on est en train de prendre
47:39elle est douloureuse
47:40enfin surtout
47:40pour les actionnaires
47:41d'ASML
47:42mais à un moment
47:43l'Europe aura appris
47:45sa leçon
47:45et va devenir
47:46plus autonome
47:47et saura mieux mesurer
47:49sa résilience
47:50et on sera plus près
47:52mais c'est juste
47:53que là
47:53tout est rapport de force
47:55et l'Europe aujourd'hui
47:56n'arrive pas
47:57à rentrer dans
47:57ces rapports de force
47:58et c'est ça l'enjeu
47:59les Chinois
48:01et les Américains
48:02sont vraiment
48:03dans une guerre
48:03commerciale
48:04extrêmement forte
48:04je pense que
48:05le prochain sujet
48:06ça va être
48:07les terres rares
48:07c'est à dire que
48:08si les Américains
48:10assèchent
48:10le savoir-faire
48:12l'accès aux puces
48:13l'accès aux bas-chines
48:14qui leur permettraient
48:15d'accéder aux puces
48:16à un moment donné
48:17ils vont arrêter
48:18les matières premières
48:18et l'Europe
48:19sera effectivement
48:21au milieu
48:21le spectateur
48:22sans avoir vraiment
48:23la capacité
48:24de se défendre
48:24pour ASML
48:25en tout cas
48:26c'est une perte
48:26de marché immédiate
48:27c'est une dépendance
48:28accrue aux décisions politiques
48:29ça c'est quand même
48:30un point important
48:31et puis moi
48:32ce qui me fait craindre aussi
48:35c'est parce que
48:35les Chinois ont déjà démontré
48:36ils ont un projet
48:36qui s'appelle
48:37Manhattan Project
48:38qui est un peu
48:39créer le concurrent
48:40de ASML
48:41et là ils vont accélérer
48:42et ils ont les moyens
48:43alors on sait
48:43qu'ils ont déjà fait
48:44du reverse engineering
48:45mais comme je l'ai dit
48:45100 000 composants
48:46on sait qu'ils ont déjà
48:47démonté la machine
48:48c'est fait
48:49mais la remontée
48:51correctement
48:51ils ont encore
48:52un peu de mal
48:53ils ont du mal
48:53à imprimer
48:54moins de 10 nanomètres
48:55donc voilà
48:56alors que
48:57ASML
48:583
48:59VRA 2
49:00donc il y a quand même
49:01un retard
49:02d'une dizaine d'années
49:03mais on les a déjà vus
49:05rattraper
49:06je rappelle les voitures électriques
49:07bien sûr
49:082015 on lance le projet
49:09aujourd'hui c'est les numéros mondiaux
49:112015 c'était il y a 11 ans
49:12alors ça c'est plus complexe
49:13que faire des voitures électriques
49:14mais moi je crains
49:16un petit peu ça
49:18ça va pousser les Chinois
49:20à accélérer sur ce projet
49:21de créer le ASML chinois
49:23évidemment
49:25après avoir démonté
49:26bien sûr
49:27toutes ces grosses machines
49:28pour apprendre
49:29et voir comment c'est fait
49:30parce que c'est
49:31c'est souvent ça
49:32le reverse engineering
49:33on démonte
49:34on regarde
49:34on copie
49:35ils ont mis à peu près 20 ans
49:37sur cette technologie ultraviolet
49:39maîtriser
49:40la source lumineuse
49:42c'est
49:43c'est très complexe
49:45c'est que c'est des industries
49:46et des entreprises
49:47qui sont très difficilement
49:50mises dans d'autres univers
49:51parce qu'ils sont tellement
49:52soumises à des contraintes
49:55géographiques
49:55d'air
49:57de capacité
49:58etc
49:59que même
50:00TSMC
50:01qui essaye
50:02de s'investir
50:03et de s'installer
50:04en fait aux Etats-Unis
50:05n'y arrive pas
50:06parce qu'ils n'arrivent pas
50:07à reconstituer
50:08l'écosystème
50:09extrêmement fin
50:10qu'ils ont à Taïwan
50:11il nous reste trois minutes
50:12on évoque ce dernier titre d'actu
50:14concernant Apple
50:16vous le savez
50:17on a parlé
50:18et on l'avait présenté ici
50:20il y a quelques semaines
50:21de ce nouveau
50:22MacBook Neo
50:23ce MacBook low cost
50:26à 699 euros
50:27alors bon
50:28évidemment
50:28c'est pas le low cost
50:29mais pour Apple
50:29avoir un Mac fonctionnel
50:33à 700 euros
50:34c'est quand même
50:37assez nouveau
50:39et ça marche
50:40évidemment
50:40Tim Cook s'en est félicité
50:41il y a quelques jours
50:42de cela
50:43en disant
50:43que c'était
50:44la meilleure semaine
50:45de lancement
50:45jamais enregistrée
50:46auprès des nouveaux
50:47utilisateurs de Mac
50:48donc voilà
50:49tout va bien
50:49pour le MacBook Neo
50:50sauf que
50:51en fait
50:51tout va peut-être
50:52trop bien
50:53pour ce MacBook Neo
50:54parce que
50:55c'est là quand même
50:56qu'on se rend compte
50:57qu'Apple est vraiment
50:58très malin
50:59parce qu'à l'intérieur
51:00du MacBook
51:01la puce
51:02qui fait fonctionner
51:04en fait ce Mac
51:04c'est une puce
51:05qui est issue
51:06d'un iPhone
51:07qui a deux ans
51:07qui est l'iPhone 16 Pro
51:09qui était sorti
51:10donc en 2024
51:12et cet iPhone
51:13en fait
51:14si vous voulez
51:15ils avaient fait
51:15beaucoup plus de puces
51:16que prévu
51:17pour le téléphone
51:18et Tim Cook s'est dit
51:19mais tiens ces puces
51:19au lieu de les mettre
51:20à la poubelle
51:21on ne sait pas quoi en faire
51:21on va les mettre
51:22dans ce MacBook Neo
51:23d'autant que ces puces là
51:24pour certaines
51:25sont déclassifiées
51:27c'est à dire
51:27qu'elles auraient
51:28un petit défaut
51:29mais rien du tout
51:31qui fait qu'elles sont
51:31totalement fonctionnelles
51:32mais elles n'auraient pas
51:33été éligibles
51:34dans la carcasse
51:35d'un iPhone
51:36et donc il les a mis
51:37dans ce Neo
51:37le seul truc
51:38c'est que ça se vend
51:39tellement bien
51:39qu'il n'a presque plus
51:40de puces
51:41si tu veux
51:41en stock
51:42de la précédente génération
51:44et donc là
51:45il se retrouve un peu coincé
51:46c'est dingue cette histoire là
51:47franchement
51:48je trouve que
51:49de la part d'Apple
51:50c'est hyper malin
51:51hyper smart
51:53de recycler en fait
51:54des processeurs
51:55qui n'ont plus
51:56d'existence véritablement
51:58et de les mettre
51:59dans une machine
51:59parce que ces processeurs
52:00malgré tout
52:00s'ils ont deux ans
52:01ils sont tellement puissants
52:02qui font fonctionner
52:03un max sans aucun problème
52:05mais ça témoigne aussi
52:06de la difficulté aujourd'hui
52:07de sourcer sur le marché
52:08des puces rapidement
52:09d'une qualité performante
52:11et pas chère
52:12c'est à dire
52:13qu'il y a une inflation
52:15énorme des prix
52:16qui font qu'aujourd'hui
52:17on est obligé
52:18de recycler
52:19à cause de l'IA
52:20on est obligé
52:20de recycler des puces
52:22et ce qui est très bien
52:22et ce qu'a fait Tim Cook
52:23est parfait
52:24pour pouvoir sortir
52:25un produit
52:25qui soit acceptable
52:26sur le marché
52:27en termes de prix
52:27et il va mettre
52:28la pression
52:29sur ses développeurs
52:29parce qu'il va leur demander
52:30d'optimiser macOS
52:32il va leur demander
52:33intégrer-moi davantage
52:34d'IA là-dedans
52:35parce que je veux quand même
52:35qu'il y ait de l'IA
52:36et puis vous mettez bien
52:37des liens vers les services cloud
52:38alors qu'ils soient
52:39parce que c'est là
52:40où je vais gagner de l'argent
52:40parce que c'est là
52:41où je vais gagner de l'argent
52:42donc là maintenant
52:42la pression
52:43elle est sur les développeurs
52:45donc c'est plutôt
52:45c'est plutôt intelligent
52:46ils ont appris une nouvelle cible
52:47une nouvelle cible
52:48moins haut de gamme
52:49que sur les autres produits Apple
52:50tout en gardant des marges
52:52très confortables
52:53puisque évidemment
52:53quand tu ne connais pas
52:56vraiment
52:59le coeur
52:59enfin le composant le plus cher
53:01parce que c'est un système
53:02ono-chip
53:02il y a tout dedans
53:03le processeur
53:04la mémoire
53:04tout à part le disque dur
53:06tout est dedans
53:06donc après
53:08et c'est ça
53:09c'est un truc tout petit
53:11il vient jouer sur le terrain
53:12des Chromebooks
53:13oui oui
53:14mais enfin
53:15et sauf qu'en termes d'expérience
53:16c'est autre chose
53:17ah oui
53:18c'est un vrai Mac
53:19qui fait tourner tous les logiciels
53:21et qui marche bien
53:22donc recycler et innover
53:24voilà une touche optimiste
53:25et sauf que là
53:26bon ça se vend tellement bien
53:27qu'il gratte ses stocks
53:28et dans ses tiroirs
53:29il n'a plus ses anciens
53:30on arrive au bout du tiroir
53:32on est vraiment dans l'ADN d'Apple
53:34qui est toujours de changer
53:37il a fallu changer l'ordinateur
53:38ils ont créé le Mac
53:39il a fallu changer l'écosystème de musique
53:41ils ont créé l'iPod, l'iTune
53:43il a fallu changer la mobilité
53:44ils ont créé l'iPhone
53:46et là dans le monde du PC
53:48ils sont en train de changer ça
53:49et après ils ont ces ruptures
53:51et puis derrière
53:51ils vont creuser en profondeur
53:52exploiter tout ça
53:53et optimiser
53:54et là c'est exactement ce qu'ils font
53:55dans le monde de l'ordinateur
53:56donc je trouve
53:57on est vraiment dans leur
53:58on parle des 50 ans d'Apple
53:59et ils ont tout leur ADN
54:01et ils sont toujours là
54:01toute leur jeunesse
54:02et l'agilité
54:04et bien voilà
54:05ça sera le mot de la fin
54:05pour ce débrief
54:07de l'actualité
54:08de ce mercredi soir
54:09merci beaucoup Isabelle
54:10merci beaucoup
54:11Isabelle Bordry
54:12fondatrice de Retency
54:13merci à Tristan Neto
54:14directeur associé
54:16commun numérique
54:16et entrepôts
54:17chez Octo Technologie
54:18à bientôt Tristan
54:19à bientôt
54:20et Fred
54:20à très vite
54:21bien sûr journaliste
54:23à BFM Business
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