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  • il y a 3 heures
À l'occasion du Sommet de la Mesure d'Impact 2026 qui s'est tenu le 13 avril au Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) à Paris, Fabrice Cousté a reçu Cédric Conrad, directeur du développement durable de Loxam.

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Transcription
00:08Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue sur ce sommet de la mesure d'impact édition 2026.
00:13Nous sommes en compagnie de Cédric Conrad. Bonjour Cédric.
00:16Bonjour.
00:16Vous êtes directeur du développement durable chez Loxam.
00:20Avec vous, on va voir justement quelles sont vos priorités, comment améliorer cette mesure d'impact.
00:24Mais tout d'abord, un petit mot de Loxam pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore.
00:27Bien sûr. Loxam, on est loueur de matériel, leader en Europe.
00:32On opère aujourd'hui dans 28 pays avec un peu plus de 11 500 collaborateurs.
00:37Notre modèle est très simple, c'est un modèle de service.
00:39On met à la disposition de clients du plus grand au plus petit, divers secteurs d'activité, le bon matériel
00:47au bon endroit.
00:49Très bien. Qu'est-ce qui compte vraiment pour vous, pour votre entreprise aujourd'hui ?
00:53Moi, je pense qu'aujourd'hui, face aux incertitudes qu'on est en train de vivre, ce qui compte pour
00:58nous, c'est cette capacité à rester pragmatique et avoir une vision de long terme.
01:03On est aujourd'hui sur des enjeux qui ne se prêtent pas au temps court.
01:06Et donc, même si nous devons conserver une agilité pour réagir, il faut qu'on reste fidèles à nos ambitions
01:13un peu plus lointaines.
01:14Très bien. En termes justement de développement durable, vous qui êtes directeur du développement durable chez Loxam, quelles sont les
01:19priorités ?
01:21Je dirais que la toute première priorité, c'est déjà d'oeuvrer à la reconnaissance de notre modèle.
01:27Loxam, on est loueur, on est au cœur de l'économie de la fonctionnalité.
01:30Et donc déjà, par essence, louer un matériel est plus bénéfique pour l'environnement que de l'acheter.
01:36Et donc, le premier enjeu aujourd'hui, c'est d'être capable de mesurer cet impact et de travailler à
01:42l'intensification de l'usage des matériels,
01:44c'est-à-dire utiliser le moins de matériel possible pour créer le maximum de valeur.
01:49C'est exactement ce que fait la location.
01:51Et donc, c'est ce qu'on doit faire au titre de Loxam pour justement travailler sur cette identification d
01:55'usage.
01:56Une fois qu'on a dit ça, il faut aussi qu'on ait la capacité à aller plus loin.
02:00Aller plus loin dans l'optimisation de nos modèles, notamment de nos modèles logistiques.
02:04Comment faire pour transporter finalement le matériel au mieux avec le moins de kilomètres parcourus et le moins d'émissions,
02:10donc en mutualisant au maximum le transport, la capacité qu'on a également à produire des matériels avec nos fournisseurs
02:16qui sont le moins carbonés
02:17et de travailler aussi avec nos clients pour avoir un usage des matériels qui soit plus efficace,
02:24c'est-à-dire moins de matériel, plus partagé, mais également décarboné avec des nouvelles gammes de matériels telles qu
02:30'on peut les proposer.
02:31Dans un contexte, on l'a vu, on le voit tous les jours, de plus en plus chahuté, crise multiple,
02:35défiance, institutionnelle.
02:37Comment on redéfinit justement ces priorités ?
02:42Moi, je dirais quand on est dans une crise comme celle ou ces crises telles qu'on est en train
02:47de les vivre,
02:48pour redéfinir ces priorités, il faut revenir à l'essentiel.
02:51C'est-à-dire qu'il faut revenir finalement sur quel effet le cœur du business model de l'entreprise.
02:56Et donc, c'est ce que je disais aujourd'hui.
02:58Aujourd'hui, nous, notre entreprise, c'est cette capacité qu'elle a à mutualiser l'usage des matériels.
03:03Et donc, aujourd'hui, on doit finalement analyser ce modèle.
03:07Quand on analyse le modèle d'un loueur comme l'Otsam, finalement, il y a deux éléments qui sont pour
03:12moi essentiels à ce modèle.
03:14C'est le côté local, cette capacité à avoir un matériel disponible localement.
03:19Et ce côté souverain.
03:20On est propriétaire du matériel.
03:23Donc, on est propriétaire au titre de l'entreprise, mais on est aussi, le matériel est disponible sur le territoire.
03:27Or, aujourd'hui, finalement, on a un sujet de matière, de disponibilité de matière.
03:33On voit aujourd'hui que les crises actuelles viennent souvent chambouler les supply chain et chambouler l'accès aux matières
03:40premières.
03:40Ça a pu également vous pénaliser à un certain moment pour vos clients ?
03:45Bien sûr.
03:46On est aujourd'hui une entreprise qui achète du matériel, qui s'appuie sur des fournisseurs.
03:50Donc, quand les chaînes d'approvisionnement sont en crise, par certains égards, on en a certaines conséquences.
03:58Quelles qu'elles peuvent être ?
03:59Ça peut être une augmentation du coût de l'équipement à l'achat.
04:02Ça peut être un allongement de la durée d'approvisionnement du matériel.
04:07Par contre, on a aussi les bénéfices de notre modèle.
04:10C'est-à-dire que, comme je le disais, finalement, aujourd'hui, on est propriétaire d'un parc de matériel.
04:15Et donc, si on a des tensions qui apparaissent sur notre chaîne de valeur,
04:19à nous devrait encore plus pour allonger la durée de vie des matériels qui sont déjà disponibles en parc
04:23et finalement garder cette disponibilité pour nos clients et donc garder notre activité.
04:28Si on devait déterminer des indicateurs, quels seraient-ils selon vous pour guider les décisions,
04:35qu'elles soient publiques ou privées, généraient un impact plus significatif, plus durable ?
04:39Aujourd'hui, je dirais qu'il faudrait qu'on travaille sur deux indicateurs
04:43qui sont encore trop peu utilisés et trop peu reconnus.
04:46Le premier, c'est lié aux émissions de gaz à effet de serre.
04:49Donc, on parle beaucoup des bilans carbone et des émissions liées aux activités de l'entreprise.
04:54On ne parle pas encore assez de la notion d'émissions évitées.
04:57C'est finalement par l'allocation de matériel, combien d'émissions j'évite moi par rapport à l'achat de
05:03ce matériel.
05:03Et donc, si on parvenait à un référentiel accepté et reconnu autour de l'émission évité,
05:08on parviendrait finalement à mieux valoriser un certain nombre de modèles
05:11qui sont bénéfiques pour l'écosystème dans son ensemble.
05:15Le deuxième indicateur, il est plutôt lié à la fonctionnalité
05:17et finalement au problème que j'évoquais juste avant,
05:20c'est la disponibilité de la matière et l'empreinte matière.
05:22On doit pouvoir travailler aujourd'hui sur des indicateurs justement d'intensification de l'usage de la matière
05:28pour se dire, est-ce qu'aujourd'hui j'utilise à son optimum la matière première finalement
05:34pour créer le maximum de valeur ?
05:35Et donc, si on travaille sur ce type d'indicateur,
05:37on viendra à la fois reconnaître le principe de l'allocation
05:40et l'évitement du carbone lié à cette activité.
05:43Voilà, en tout cas, on retient l'allocation plutôt que l'achat.
05:46Première peut-être source d'économie et de protection aussi de la planète.
05:52Merci Cédric Conrad, je rappelle que vous êtes directeur du développement durable chez Loxam.
05:56A très bientôt sur Bsmart.
05:58Merci.
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