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  • il y a 11 heures
Ce vendredi 10 avril, Audrey Maubert a reçu Aymeric de Gironde, président du directoire du château Troplong Mondot, et Olivier Perruchot, président de la Fédération de Horlogerie, dans l'émission Iconic Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le mardi et réécoutez la en podcast.

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00:03Générique
00:07Iconic Business, le luxe by BFM Business, Audrey Maubert.
00:12Piloter un business exposé aux risques, aux aléas climatiques, entre autres pour certains, géopolitique pour d'autres,
00:18c'est cela qu'ils ont en commun aujourd'hui dans Iconic Business, tout comme le sens du luxe.
00:22Émeric de Gironde, président du directoire du château Tropelon-Mondeau, premier grand cru classé Saint-Emilion, 37 hectares, 3 cépages,
00:31une histoire depuis 1700,
00:33une obligation de transformation et de diversification sur fond de crise de la filière bordelaise.
00:39Olivier Perruchot vient lui de prendre la tête de la fédération de l'horlogerie.
00:44Le volume des ventes de montres a reculé en 2025, la seconde main à elle le vent dans le dos,
00:50passée par Piaget.
00:50Quelle est aujourd'hui sa feuille de route ? Il nous en parle dans un instant.
00:55C'est Iconic Business, bienvenue.
01:01En plateau aujourd'hui, Émeric de Gironde, président du directoire du château Tropelon-Mondeau, bonjour.
01:06Bonjour Audrey.
01:07Pour qu'on situe, pour qu'on visualise, où est-on exactement lorsqu'on évoque le château Tropelon-Mondeau ?
01:14On est à Saint-Emilion, qui est un lieu absolument incroyable au monde,
01:19d'une ville médiévale qui est une icône dans le monde du vin.
01:25Et Tropelon-Mondeau est situé au point culminant de l'appellation, sur une butte,
01:30et c'est un endroit qui est absolument magique.
01:3337 hectares, 3 types de sol, 3 cépages, 85% de Merlot pour avoir le tableau complet.
01:39Vous maîtrisez aussi, vous, ce que vous êtes, la musique du vin.
01:44Une famille de vignerons passés par Cognac, Ennessy, cru que vous aviez tout le tableau.
01:50Voilà, exactement.
01:51Moi, je suis né à l'étranger, mais j'ai passé toute ma vie à Cognac.
01:55Ma famille, depuis huit générations, travaille à la fois à la vigne et également à l'élaboration des plus grands
02:02Cognac.
02:03J'ai passé le début de ma carrière aux États-Unis à vendre des grands champagnes, des grands Cognacs.
02:08Et tout au fond de moi, j'ai toujours voulu faire du vin.
02:11Et en 2006, je suis revenu à Bordeaux, travailler au sein d'un château très prestigieux à Poyac,
02:19qui s'appelle le château Pichon-Longueville-Baron et quelques autres propriétés.
02:24Et puis ensuite, j'ai eu la chance de m'occuper du château Côte d'Estournelle à Saint-Estef.
02:29Et depuis 2017, je gère le château Trolomondo, qui appartient à Scor, un des leaders de la réassurance mondiale.
02:38Est-ce que le fait d'avoir aussi cet avantage naturel, d'avoir trois types de sols,
02:44ça donne une empreinte aussi à ce vin, une histoire à ce vin ? En quoi c'est si particulier
02:49?
02:51Nous, tout va dépendre du lieu où vous êtes, le terroir.
02:54Dans notre métier, l'aristocratie du vin, c'est le terroir.
02:57Alors, soit vous avez un grand terroir, soit vous ne l'avez pas.
03:01Moi, mon métier, c'est de faire en sorte d'exprimer ce terroir le plus fidèlement possible,
03:08en essayant de faire en sorte que tout ce que vous allez retrouver,
03:11les spécificités des différents sols que vous avez nommés,
03:13puissent se retrouver derrière dans le vin.
03:15Et face à un vin qui va, j'espère, apporter beaucoup d'émotions,
03:20et on va un petit peu voyager en goûtant notre vin.
03:22Et une de nos particularités, c'est qu'on n'est pas seulement une propriété viticole,
03:26comme vous pouvez le voir sur les images derrière vous.
03:29Nous avons une activité eunotouristique très développée.
03:33Justement, on va y revenir en détail, parce qu'il y a, dans votre parcours aussi,
03:37ce que vous avez accumulé au fur et à mesure, au fil des années de votre expérience,
03:42c'est les codes du luxe aussi, ce que vous avez appris, appréhendé avec LVMH,
03:47l'histoire à raconter, et donc les codes aussi de la diversification.
03:50C'est ça que vous amenez aujourd'hui, et que vous avez fait évoluer sur ce domaine ?
03:55Oui, je pense qu'aujourd'hui, techniquement, beaucoup dans la région,
04:02on maîtrise les techniques, on sait faire, on sait faire du vin, etc.
04:05Je pense qu'il n'y a pas de grande révolution à apporter là-dedans.
04:09L'offre est dense, elle est installée.
04:10Voilà, c'est installé.
04:11Aujourd'hui, ce qui va faire la différence, c'est votre capacité à parler à vos clients,
04:15à vos consommateurs, et bien entendu, mon expérience sur LVMH m'a permis d'appréhender ça.
04:22L'aiment le plus important, c'est qu'il faut travailler sur la demande.
04:25La demande, c'est la clé, il faut séduire vos consommateurs,
04:29mais pas de façon superficielle.
04:32Ce qui est important, c'est que le consommateur d'aujourd'hui,
04:35il décrypte très facilement si vous lui racontez des histoires.
04:39Et puis d'avoir une clientèle qui reste sur site, finalement.
04:41Ça ne passe pas par juste le fait d'aller visiter une cave, acheter une bouteille de vin,
04:46c'est le restaurant, l'hôtel, la boulangerie, c'est toute l'expérience.
04:51Comment on rend captive cette clientèle ?
04:52C'est exactement ça.
04:54Ils vont passer, vous avez dit le mot, c'est l'expérience.
04:58Aujourd'hui, je pense que le luxe est en train d'évoluer.
05:00Il est en train d'évoluer vers des moments d'expérience.
05:02Vous voulez vivre quelque chose.
05:05Tout le monde peut tout s'acheter, quelque part.
05:07L'argent peut tout acheter.
05:08Par contre, l'expérience, le moment, l'échange que vous allez avoir,
05:12c'est ce qui fait la différence.
05:14Et c'est ça qui va créer le lien avec votre consommateur.
05:16Et surtout, créer la fidélité.
05:18Ce sont les investissements que vous avez portés, la stratégie que vous avez amenée ?
05:23Oui, je ne suis pas tout seul, bien entendu.
05:25Mais oui, c'est fondamental.
05:28Parce qu'aujourd'hui, si vous voulez vous différencier,
05:30il faut qu'il se passe quelque chose chez vous.
05:32Aujourd'hui, on est le seul restaurant gastronomique dans Saint-Emilion,
05:37sur notre appellation Saint-Emilion, qui est vraiment au cœur du vignoble.
05:40Ça fait une différence incroyable.
05:43Avec d'ailleurs, une parenthèse, un meilleur pâtissier de France.
05:46Exactement.
05:47Adrien Salavert, notre chef pâtissier, a obtenu la semaine dernière
05:51le titre de champion de France des desserts.
05:54Et nous sommes très fiers.
05:55Et donc, au-delà du vin, il s'agit de réduire,
05:58évidemment, c'est l'offre prioritaire,
06:01mais il s'agit de réduire cette dépendance,
06:03et donc aux variations aussi, à cette baisse de consommation du vin,
06:07pour pouvoir amener la clientèle vers...
06:11C'est une destination touristique comme une autre.
06:14Oui, oui, donc je pense que c'est important.
06:17Après, je me méfie des notions de déconsommation du vin.
06:20Aujourd'hui, il faut...
06:21Voilà, il y a beaucoup de choses qui sont dites à droite, à gauche.
06:24Nous, ce qu'on voit, c'est que nous, les grands consommateurs de vin dans le monde,
06:27ils n'ont pas vraiment levé le pied.
06:29En revanche, ils ont une offre qui est de plus en plus grandissante.
06:34Beaucoup de vignobles dans le monde font des très grands vins.
06:37Tout le monde réussit à, aujourd'hui, je pense,
06:39proposer quelque chose d'excellent sur le marché.
06:42À l'intérieur de cet univers, il faut se différencier.
06:46Il faut savoir raconter des histoires.
06:47Et je me répète, mais c'est l'émotion.
06:49Quand vous avez quelqu'un qui va rester...
06:52On a des chambres également.
06:53On a, comme vous l'avez dit, notre boulangerie dans le village.
06:55Ça, c'est notre ancrage local.
06:58Quand vous avez un de vos clients, vos consommateurs qui passent une semaine,
07:01qui, au jour le jour, est à notre contact, au contact des équipes,
07:05il y a le chien qui passe, il y a le machin, on a des animaux, on a notre petite
07:09ferme,
07:10il se crée quelque chose, il se crée un sentiment.
07:12Et après, aujourd'hui, avec une approche un peu plus moderne du marketing,
07:17pour ne pas le nommer le CRM,
07:18on essaie de garder contact avec nos consommateurs,
07:23créer ce lien, leur donner l'impression,
07:25enfin, pas leur donner l'impression,
07:26faire en sorte qu'ils se sentent faisant partie de notre famille, de notre propriété.
07:32On sait que le Bordeaux a eu le vent en poupe.
07:35Aujourd'hui, vous avez l'air de dire le contraire,
07:38mais il y a quand même une baisse continue de la consommation,
07:41il y a eu une surproduction chronique,
07:42des prix qui se sont envolés.
07:45C'est votre manière de répondre à la crise,
07:46ou alors vous n'êtes pas touché par cette crise,
07:48parce que votre positionnement vous a garanti une clientèle fidèle ?
07:53Alors, il y a beaucoup, beaucoup de questions,
07:54ce que vous avez dit, beaucoup d'informations,
07:56à plusieurs choses.
07:57D'abord, à Bordeaux, il y a plusieurs Bordeaux.
07:59Exactement.
07:59Vous parlez de crise,
08:01il y a une crise aujourd'hui, on va dire,
08:03sur la partie plus entrée de gamme de ce que propose Bordeaux,
08:08où il y a d'abord beaucoup, beaucoup de drame humain aujourd'hui,
08:11beaucoup de personnes qui sont puissent se séparer de propriétés,
08:14qui ont souvent...
08:14Oui, il y a des plans d'arrachage,
08:16on a quasiment arraché 20 000 hectares sur les dernières années,
08:19il y en a 10 000 de prévus cette année.
08:21Moi, là-dessus, je m'oppose totalement en opposition
08:24avec la façon dont on approche cette crise d'aujourd'hui,
08:28puisque, et vous l'avez exprimé comme ça,
08:30une crise de surproduction.
08:32Pour moi, c'est une crise de sous-demande.
08:34Et notre travail, la vision française,
08:36est plutôt de dire, on arrache, il y aura moins de 20,
08:39les cours vont se maintenir et ça ira bien.
08:41Moi, je ne suis pas d'accord là-dessus,
08:42je pense qu'il faut, au contraire, investir et créer la demande,
08:48raconter ce qui fait la diversité...
08:49Et maintenir la valeur.
08:50Et maintenir la valeur.
08:52Et maintenir la valeur, et faire venir des gens à nous,
08:54plutôt que d'arracher, parce que ça ne marchera pas.
08:57Il n'y a aucune...
08:58Dans l'histoire, il n'y a aucun exemple qui a marché comme ça.
09:01Je prends l'exemple de l'Italie.
09:03Oui.
09:03On vient d'arracher 20 000 hectares.
09:05Nos amis Italiens viennent d'en planter 14 000.
09:07Voilà.
09:08C'est une autre manière de répondre.
09:10Les Italiens investissent sur l'image,
09:14ils envoient des sommeliers partout dans le monde,
09:16ils aident leurs vignerons dans les salons, etc.
09:18Voilà.
09:19Donc, c'est deux visions séparées.
09:21Néanmoins, il y a une crise, on vend moins de 20.
09:24Les grands châteaux sont touchés aussi par cette crise,
09:27comme tout le monde.
09:29Pour moi, c'est un peu plus une crise organisationnelle de structure
09:31qu'une crise réellement de consommation.
09:33Mais forcément, il y a un peu moins de monde,
09:35il y a la concurrence des no ou sans alcool,
09:38ou low alcool, etc.
09:40Une clientèle parfois américaine
09:42qui regarde un peu la Bourgogne
09:44et un peu moins le Bordelais ?
09:46Oui, après, moi je suis ravi qu'ils boivent de la Bourgogne aussi.
09:49Et moi j'en bois aussi, il faut boire de tout dans la vie.
09:52Avec modération, je le précise.
09:53En revanche, vous avez raison,
09:54aujourd'hui, notre arme pour vivre et évoluer dans ce système,
09:59c'est ce qu'on propose aujourd'hui.
10:02Créer ce lien, les faire venir chez nous
10:04et faire en sorte que quand ils ouvrent une bouteille de vin
10:08de Grand Bordeaux, ce soit la nôtre.
10:10Il y a tout le storytelling autour
10:12et puis les réponses qu'on donne à l'expérience aussi.
10:15Vous vous êtes positionné, et on l'a évoqué à demi-mot,
10:18sur un vin plus durable, une récolte précoce,
10:21moins interventionniste possible.
10:24Il y a aussi les conditions de travail,
10:25parce que ça contribue à l'expérience de ce que vous racontez aussi
10:28sur le vignoble.
10:29C'est pour répondre aux consommateurs
10:31ou c'est quelque chose que vous portiez ?
10:33Non, je pense que si vous le faites pour répondre aux consommateurs,
10:37je pense que c'était la mauvaise raison pour le faire.
10:38Je pense qu'il faut vraiment avoir une envie,
10:41avoir une vision là-dessus.
10:42Pour moi, c'est essentiel d'avoir des collaborateurs
10:45qui soient totalement impliqués,
10:47qui aient une raison pour laquelle ils viennent travailler avec nous tous les jours,
10:51ils soient passionnés.
10:52Et c'est à nous de leur donner les raisons de le faire.
10:56Nous, on s'est engagés très fort là-dessus.
10:59On a signé les accords de Paris
11:01en rejoignant un groupe qui s'appelle IWCA.
11:04C'est de l'anglais, c'est International Wineries for Climate Action,
11:07créé par la famille Torres et la famille Jackson aux Etats-Unis.
11:12On s'est engagés à être zéro carbone en 2050.
11:16Et ça, c'est une vision qui touche tous les aspects de la production
11:19et qui nous oblige au jour le jour
11:21à faire attention à notre développement durable,
11:24mais aussi à notre développement social et sociétal.
11:28Obligation de se transformer aussi
11:30face aux effets du dérèglement climatique.
11:33Ça rejoint un peu ce qu'on disait à l'instant.
11:35Est-ce que ça demande de lourds investissements ?
11:37Des arbitrages dans la gestion de l'entreprise ?
11:42Et à côté, plusieurs questions encore une fois,
11:44toujours une montée en gamme.
11:46Réduire le volume, être plus exclusif ?
11:51Réduire le volume plus exclusif, je ne suis pas certain.
11:54Je pense que ça, par exemple, à Trollomondo,
11:57réduire le volume de production par hectare,
11:58ce serait une bêtise.
12:00On fait des moins bons vins en faisant moins de vins à Trollomondo.
12:02Par contre, il y a d'autres parties de la région
12:05où c'est le contraire.
12:06Ils ont besoin de réduire les productions pour faire des plus grands vins.
12:09Nous, c'est le contraire.
12:09On a un terroir qui est très particulier.
12:11Quand on est sur une butte,
12:12on est les seuls à avoir ce terroir-là.
12:14On est seuls où ce n'est pas encore érodé.
12:18110 mètres.
12:19110 mètres, exactement.
12:20Mais surtout, on a des argiles qui sont très particulières,
12:23qui sont là depuis la création géologique de la région,
12:25et qui font que nos vins ont une empreinte,
12:28une touche, un style qui est très particulier,
12:30et qui a besoin de produire beaucoup.
12:32Donc, vous voyez, vraiment, ça dépend d'où vous êtes.
12:34En revanche, vous avez raison,
12:37le dérèglement climatique,
12:38plus que le réchauffement climatique,
12:40fait qu'aujourd'hui, on ne peut plus rien prévoir.
12:43Il y a encore 25 ans, 20 ans,
12:45vous saviez qu'à tel mois, il pleuvait,
12:46tel mois, il faisait sec, etc.
12:48Aujourd'hui, c'est fini.
12:49Vous pouvez vous retrouver avec des situations avec...
12:52On a eu un début d'hiver très pluvieux, très froid.
12:55Et ensuite, on a eu 15 jours
12:57totalement au-dessus des normales de ses dents,
12:59qui ont fait que la vigne s'est dit
13:01« Tiens, il fait chaud, c'est bon,
13:02je vais commencer à sortir mes bourbons. »
13:04Et cette semaine, il fait froid,
13:05il y a du gel potentiel.
13:06Donc, en fait, vous ne pouvez plus rien prévoir,
13:08aujourd'hui, en termes de gestion de votre viticulture.
13:12Donc, il faut être extrêmement réactif,
13:14mais aussi extrêmement prudent.
13:16Parce que si vous anticipez,
13:18pour telle et telle raison,
13:19une action dans la vigne,
13:21à l'instant T, c'est super,
13:22vous avez réglé votre problème,
13:23mais vous pouvez vous mettre en danger
13:25sur un coup de chaud un peu plus tard dans l'été.
13:28Donc, la difficulté du pilotage de l'entreprise, clairement.
13:31Exactement.
13:31Ah oui, c'est très...
13:33Exactement.
13:33C'est très difficile,
13:34c'est très aléatoire.
13:37Et là, il faut, heureusement,
13:40la technologie se développe.
13:41Et on a beaucoup d'aide à la décision.
13:44Voilà.
13:44Nous, on a entamé depuis plusieurs années
13:46un travail où on analyse très, très, très finement
13:49la relation entre l'environnement,
13:52l'humidité, notre plante,
13:54ce dont elle a besoin,
13:55pour essayer de piloter notre vignoble
13:57et naviguer à l'intérieur de ce changement climatique.
14:00Et de se rendre compte à peu près
14:01d'avoir une fenêtre de tir, entre guillemets,
14:04sur le moment parfait pour récolter.
14:07Exactement.
14:08Donc, c'est le but qu'il y a.
14:09Les deux plus grosses décisions de l'année,
14:11c'est la date de vendange.
14:13Pour moi, c'est ce qui va déterminer le style.
14:15Votre vision, c'est un vrai engagement,
14:17une vraie décision.
14:18La deuxième, c'est au moment de l'assemblage
14:20où on va...
14:22Si on a bien fait notre travail au départ,
14:25on aura plein de parcelles différentes
14:27avec des caractéristiques très propres,
14:29très, très, très uniques.
14:31Et on va créer cet assemblage, ce lien
14:33qui, finalement, va magnifier l'ensemble des éléments.
14:36On évoquait le dérèglement climatique.
14:39Je voudrais finir là-dessus
14:42avec cette instabilité géopolitique.
14:44Au Moyen-Orient, on met d'autres poches de difficultés.
14:48L'impact sur l'export, il est réel pour vous ?
14:51Ça fait partie aussi des difficultés ?
14:53Une partie de la production pour les salons des aéroports
14:55quand elle concerne l'offre du Bordelais ?
14:58Est-ce que, là aussi, c'est un pilotage
15:00un peu semaine après semaine, mois après mois ?
15:03Oui, oui, alors, bon, juste...
15:06Oui, oui, tout à fait, c'est compliqué.
15:08On aimerait avoir quelque chose d'un peu plus stable.
15:11Mais, bon, moi, j'ai appris qu'il fallait se concentrer
15:13sur les combats qu'on pouvait gagner.
15:17Celui-ci, je pense que personne n'arrivera
15:19à contrôler M. le Président des États-Unis aujourd'hui.
15:23Donc, un coup, on a 15% de taxes qui arrivent.
15:26La semaine d'après, ça repasse à 10.
15:29Voilà, donc, il faut s'adapter, il faut être solide.
15:31Le travail, il est surtout de travailler en cohérence
15:34avec vos partenaires et s'adapter.
15:36Et éviter d'avoir des chocs de plus 15% d'augmentation
15:40à droite à gauche.
15:41C'est compliqué, oui.
15:42Quel frange est consacré, quel pourcentage est consacré
15:44à l'export pour vous aujourd'hui ?
15:4880%.
15:4880% est plutôt une clientèle américaine,
15:51plutôt une des chocs de plus d'économie.
15:52On est assez bien répartis dans le monde entier.
15:54On doit avoir une...
15:56Non, non, on a une quarantaine de pourcents en Europe.
15:58Donc, un marché se fragilise, l'autre en relais.
16:00Un peu moins de 20% en U.S., 20% en Asie.
16:01Non, on a la chance.
16:02Troulement d'eau, on a une distribution
16:03qui est très bien répartie.
16:06Et c'est quelque chose qu'on essaie de mener.
16:08Le travail de développement durable
16:11qu'on mène, donc, avec les différentes initiatives,
16:14mais au sein du château,
16:15enfin, vous voyez, nous, c'est les chevaux
16:16qui s'occupent des vignobles.
16:19On n'a plus de tracteurs, etc.
16:22Et on est en train d'essayer d'avoir le label Bicorp,
16:25par exemple.
16:25C'est des choses qui sont importantes.
16:27Aujourd'hui, je pense que le consommateur
16:28est en recherche de sens.
16:30Il veut savoir d'où vient son produit.
16:32Il veut savoir quelle est l'implication
16:34des gens qui le font.
16:35Donc ça, ce sont des éléments
16:37qui nous permettent de garder une certaine stabilité,
16:40une certaine cohérence avec nos consommateurs.
16:43et essayer un peu de piloter les extrêmes du monde.
16:47Et de jouer sur le rayonnement de ce château.
16:51Emmerich de Gironde, président du directoire
16:53du château Tropland-Mondeau.
16:55Merci d'avoir été dans Iconic Business.
16:57Je rappelle que c'est à consommer avec modération.
16:59Tout de suite, le nouveau président
17:01de la fédération de l'horlogerie
17:03dans Iconic Business.
17:08Olivier Perruche,
17:09nouveau président de la fédération
17:11de l'horlogerie, est aujourd'hui
17:13dans Iconic Business.
17:14Bonjour.
17:14Bonjour.
17:15Je le disais dans le sommaire
17:17avec cet autre invité
17:18dans le domaine du vin
17:20et dans le bordelais.
17:22Vous avez ce point commun
17:23et cette particularité aujourd'hui
17:25de piloter un business
17:26exposé aux risques,
17:28aux aléas géopolitiques notamment.
17:30Vous avez pris vos fonctions
17:31à la tête de cette fédération
17:33de l'horlogerie.
17:35Comment on emprunte
17:37ce poste et cette fonction
17:39sur une phase d'instabilité
17:41pour un secteur si important
17:42pour les maisons de luxe ?
17:44Alors, tout d'abord,
17:46cette prise de fonction
17:47est là pour but quand même
17:48d'être là sur une période longue.
17:51Ces problèmes d'instabilité politique,
17:53on a pu voir,
17:55ont commencé bien avant
17:56celles que nous avons
17:57sur le Moyen-Orient,
17:58celles qui se passent actuellement
18:00aussi sur l'Ukraine
18:00qu'il ne faut quand même pas
18:01non plus oublier,
18:03ainsi que la Russie.
18:04Donc, cela fait partie totalement
18:06de notre business
18:08vu que c'est un business
18:10qui, par essence,
18:10par définition,
18:11est global, mondial.
18:13Donc, nous sommes habitués
18:14à avoir constamment,
18:16de temps à autre,
18:17des périodes d'instabilité,
18:19qu'elles soient de guerre,
18:19qu'elles soient de crise,
18:20autres,
18:22comme on a pu connaître
18:22aussi avec le Covid,
18:24comme avec d'autres crises.
18:26Donc, voilà,
18:26ça fait partie, je dirais,
18:28pas de ma fonction,
18:29mais en tout cas,
18:30du secteur d'activité
18:31dans lequel je travaille.
18:32Oui,
18:32de pouvoir anticiper
18:34les évolutions
18:34et les modifications
18:36du secteur,
18:37de pouvoir appréhender
18:38les diversités,
18:40les particularités
18:40des marchés.
18:41Alors,
18:42le terme que vous employez
18:43d'anticipation
18:44est, je dirais,
18:46le terme exact
18:48parce que nous travaillons
18:50sur un temps long.
18:52Beaucoup de nos décisions
18:53vont prendre ses fruits
18:54dans les années
18:55qui vont venir.
18:56Donc, forcément,
18:57nous devons toujours,
18:58toujours travailler
18:58avec le maximum
18:59d'anticipation.
19:01Donc là,
19:02il est vrai que,
19:02sur un terme plus court,
19:04nous avons des problèmes
19:05aujourd'hui
19:06sur la zone
19:07du Moyen-Orient.
19:08il est clair
19:09que je ne peux pas vous dire
19:10que le business là-bas
19:11se passe au mieux.
19:14Nous ne pouvions pas
19:15anticiper
19:16que les événements
19:17se dérouleraient là,
19:18mais effectivement,
19:19nous travaillons toujours
19:20avec un maximum
19:21d'anticipation,
19:22notamment en termes
19:23de livraison
19:24sur les produits.
19:26La Fédération
19:27de l'horlogerie
19:28agrège 103 marques
19:29de l'entrée de gamme
19:30à la haute horlogerie
19:31qui portent la tendance
19:33en termes de valeur
19:34aujourd'hui.
19:34Est-ce que c'est
19:34la haute horlogerie
19:36ou ce sont les volumes
19:37avec l'entrée de gamme ?
19:39Alors,
19:39je dirais que
19:41le marché
19:42est tellement large,
19:43vous disiez,
19:44cela va de montres
19:45à, je dirais,
19:46200 euros
19:47à des montres
19:47à plus de centaines
19:49de milliers d'euros.
19:49Oui,
19:50Rolex,
19:50Patek Philippe,
19:51Tiger,
19:51Cartier,
19:52Breton.
19:52Et tout un tas
19:53de marques aussi
19:53qui sont,
19:54entre guillemets,
19:55moins connues
19:55parfois du grand public,
19:56mais qui ont effectivement
19:58leur part de marché
19:59très intéressante,
20:00notamment sur celles
20:01qui ont de la forte valeur
20:02ajoutée,
20:03qui continuent
20:03à toujours attirer.
20:04Et puis,
20:06il y a aussi
20:07le marché,
20:08je dirais,
20:08notamment des montres
20:10de 1 000 à 3 000,
20:12y compris des marques françaises
20:14qui aujourd'hui...
20:14Un marché qui s'est d'ailleurs
20:15beaucoup renouvelé.
20:16Renouvelé,
20:17tout à fait.
20:17Et j'ai notamment,
20:18avec ma prise de fonction,
20:19j'ai eu un certain nombre
20:20d'appels
20:21de personnes
20:22qui souhaitent faire revivre
20:23des marques françaises
20:25qui ont existé.
20:26Et je dois dire
20:27que personnellement,
20:28ça me fait plaisir
20:29qu'il y ait aujourd'hui
20:30des Français
20:31qui souhaitent
20:31raviver
20:32des belles endormies.
20:34Et on a vu l'exemple
20:35notamment avec Pékinier
20:36qui a renouvelé,
20:40repris une marque
20:40et réemprunté
20:41le chemin de l'innovation.
20:43Voilà,
20:43et pas que,
20:43vous voyez,
20:43une marque aussi
20:44comme Trilob aujourd'hui
20:46qui souhaite avoir
20:47l'ensemble
20:48de sa fabrication
20:49en France.
20:50Et je trouve
20:51que ce genre d'initiative
20:52nous conforte
20:53pour l'avenir.
20:54Votre mandat,
20:55c'est d'un côté
20:56défendre les intérêts
20:57des marques
20:58distribuées en France.
20:59On verra pour le reste
21:01ensuite parce qu'il y a
21:01le fait de susciter
21:02les vocations
21:03et ça va avec ce que
21:03vous disiez.
21:04Il y a ce sujet global.
21:07Il y a eu,
21:07au niveau mondial,
21:08une baisse du volume
21:09de vente.
21:10Les prix n'ont cessé
21:12d'augmenter.
21:12Quelles sont les réponses
21:13de la filière aujourd'hui ?
21:15Alors,
21:18l'impact des prix
21:20effectivement
21:20a été pour certains
21:22un élément important.
21:24Je ne peux pas le nier.
21:27À cela,
21:28on peut rajouter
21:28un autre phénomène
21:29qui est très important
21:30qui est celui
21:31du marché vintage
21:32qui n'arrête pas
21:33de grossir.
21:33Tout à fait.
21:34La seconde main,
21:35elle vend dans le dos.
21:36Tout à fait.
21:36C'est à la fois lié
21:38à une pénurie de l'offre
21:39versus la demande
21:40mais c'est aussi
21:41des personnes
21:42qui souhaitent pouvoir acquérir
21:43avec un budget
21:44un peu plus constreint
21:46de pouvoir faire
21:47l'acquisition
21:47de très belles montres
21:48et de pouvoir
21:49s'en acheter plusieurs,
21:50d'échanger, etc.
21:51C'est un marché aussi
21:52qu'il faut bien prendre en compte
21:53et qui montre en tout cas
21:54l'appétence des Français
21:56sur, et pas que,
21:57mais en tout cas
21:57pour ce qui est de la France,
21:58l'appétence des Français
21:59sur ce marché-là.
22:00Mais justement,
22:01sur le succès
22:01de l'horlogerie de seconde main,
22:03ça ne concerne pas
22:04l'ensemble des segments
22:04évidemment,
22:05mais est-ce que la filière
22:06a la possibilité
22:07de capter ce marché ?
22:09Est-ce que les maisons
22:09ont la possibilité
22:10de s'arroger ce marché ?
22:12Parce qu'on sait
22:12que ça se passe
22:13un petit peu
22:13en dehors des circuits classiques
22:15et est-ce que là,
22:16il n'y aurait pas
22:16tout intérêt justement
22:17à venir emprunter,
22:19épouser cette...
22:20Alors, c'est déjà le cas,
22:23malgré tout.
22:23Pour certains, oui.
22:24Pour certains.
22:25Notamment pour,
22:26dans la notion
22:28de sécurisation
22:29des achats
22:30de nos clients,
22:33un certain nombre
22:33de maisons
22:35aujourd'hui
22:36réalisent
22:39ce qu'on appelle
22:40des pre-owned certificates,
22:41c'est-à-dire
22:42des sortes
22:44de garanties
22:45supplémentaires
22:46accordées
22:46et qui garantissent
22:48la...
22:49Comment dirais-je
22:50que la montre
22:51est bien
22:51une vraie montre
22:52ici de la marque,
22:52etc.
22:53Donc, tout ceci
22:55aujourd'hui
22:55fait que
22:55les différents groupes,
22:58y compris
22:58Richemont aujourd'hui,
22:59au travers
23:00de Watchfinder par exemple,
23:01pour ne pas le nommer,
23:02mais il y en a d'autres,
23:04réalisent effectivement
23:05et captent
23:06ce marché
23:07aussi en interne.
23:09Défendre les intérêts
23:10des marques distribuées
23:11en France,
23:12les positionner
23:12évidemment,
23:14susciter les vocations
23:15aussi,
23:16mettre en lumière
23:16c'est quoi ?
23:17Des formations
23:18d'excellence
23:18en France notamment,
23:20c'est ça votre rôle aussi ?
23:22j'ai effectivement annoncé
23:23que j'avais un projet
23:24très important
23:25qui va couvrir
23:26les activités
23:27de la Fédération
23:28qui concerne
23:28la partie formation.
23:30Nous avons en France
23:31déjà
23:32de nombreuses écoles
23:33dont nous pouvons
23:34nous enorgueillir
23:35puisqu'un certain nombre
23:36de pays étrangers
23:36qui fabriquent
23:38de l'horlogerie
23:38bien connus,
23:40la Suisse
23:41pour ne pas la nommer,
23:42vient chercher
23:43nombre de nos personnes
23:45formées dans nos écoles
23:46ce qui prouve
23:47la renommée
23:48comme nos écoles
23:49et puis il y a aussi
23:50les écoles d'ingénieurs
23:51qui font un travail
23:52absolument extraordinaire
23:53notamment en recherche
23:54et développement
23:55qui est un point
23:55très important
23:56dans la partie horlogerie
23:57et je souhaite
23:58pouvoir encore aller plus loin
23:59diversifier d'autres activités
24:01notamment au travers
24:02de la vente
24:04du secteur
24:05de l'horlogerie
24:05il y a développé
24:06encore plus d'écoles
24:08dans d'autres domaines
24:09qui sont
24:09je dirais
24:10connexes à l'horlogerie
24:11pour créer
24:12un véritable écosystème
24:14et faire que la France
24:15aujourd'hui
24:16puisse s'enorgueillir
24:16d'être un des pays
24:17les plus en avance
24:18sur les termes
24:19de la formation.
24:20Garder ces métiers
24:21d'excellence
24:22les avoir en France
24:23ça veut dire
24:24qu'il y a aujourd'hui
24:25de réels besoins
24:26on a vu
24:26les difficultés
24:27pour la Suisse
24:29un cas particulier aussi
24:31des tarifs douaniers
24:32américains
24:33ça a contribué
24:34est-ce qu'aujourd'hui
24:36les besoins sont tels
24:37qu'on a besoin
24:37de développer
24:38une filière
24:39si particulière
24:40en France ?
24:40Alors c'est une bonne question
24:41mais je rejoins
24:42votre première question
24:43qui était celle
24:44de l'anticipation
24:45voilà
24:47si on regardait
24:48les chiffres
24:48à l'heure actuelle
24:49je vous dirais
24:49que non
24:50il n'y a peut-être
24:51pas d'un besoin
24:52aussi urgent
24:53et impérieux
24:53de faire ces formations
24:55mais le circuit
24:56de formation
24:56il est prévu
24:57pour les années
24:58qui vont venir
24:59donc fort heureusement
25:00même si nous traversons
25:01actuellement une crise
25:03cette crise aura forcément
25:04une fin
25:04et il faut déjà
25:05commencer à préparer
25:06les générations
25:07de demain
25:08et d'après-demain
25:08et d'après-après-demain
25:09pour l'avenir
25:11de cette filière
25:11pour avoir une vision
25:12d'ensemble
25:13on l'a vu
25:13dans de récentes études
25:15qu'est-ce qui soutient
25:17aujourd'hui la filière ?
25:18L'export d'une part
25:19le premium d'autre part
25:21les deux ensemble ?
25:22Alors il est évident
25:23que la France
25:25a ceci de particulier
25:26que nous accueillons
25:27plus de 90 millions
25:28de visiteurs
25:30chaque année
25:31le nombre
25:32ne cesse
25:32d'augmenter
25:33on peut s'en réjouir
25:34il est évident
25:36que parmi tous
25:36ces visiteurs
25:37il y a aussi
25:37de nombreux acheteurs
25:38pour le secteur
25:40horloger
25:41donc nous bénéficions
25:42d'une grande
25:43grande partie
25:44d'export
25:45sur 3 milliards
25:465 à peu près
25:47de montres
25:483 milliards
25:48de montres
25:49aujourd'hui
25:50d'euros
25:52importés
25:52il y en a à peu près
25:532 milliards 2
25:54qui sont exportés
25:55donc c'est une partie
25:56énorme
25:56et très importante
25:57mais qui fait partie
25:58de façon intrinsèque
26:00à notre écosystème
26:01français
26:03avec cela
26:04il y a aussi
26:04comme vous le disiez
26:06une montée
26:07en gamme
26:08de plus en plus
26:09importante
26:09sur les achats
26:11des clients
26:12mais cela
26:13ne va pas
26:13non plus occulter
26:14aujourd'hui
26:15le marché
26:16d'entrée de gamme
26:17qui aujourd'hui
26:17a aussi un avenir
26:18comme on l'a dit
26:19tout à l'heure
26:19avec des marques
26:20qui renouvellent
26:21leur offre
26:22sur des prix
26:22beaucoup plus raisonnables
26:23et justement
26:24il y a aussi
26:24cette dynamique
26:26on l'a vu
26:26avec des lancements
26:27de marques
26:27un renouveau
26:28c'est un secteur
26:30avec toujours plus
26:31d'innovation
26:32d'une part
26:32et toujours plus
26:33de technicité
26:34d'autre part
26:35c'est pour ça
26:36que les formations
26:37d'ingénieurs
26:38sont pour nous
26:38extrêmement importantes
26:39il y a beaucoup
26:40beaucoup de collaboration
26:41entre des maisons
26:42des marques
26:43et des écoles
26:43d'ingénieurs
26:44parce que la partie
26:44innovation technologique
26:46reste toujours
26:47au coeur
26:47de nos métiers
26:48que ce soit
26:49sur les mouvements
26:50mais que ce soit
26:51aussi sur l'utilisation
26:52de nouveaux matériaux
26:54sur les 20 dernières années
26:55on a pu observer
26:56énormément de nouveaux matériaux
26:58qui ont été ajoutés
26:59dans la fabrication
27:00de nos montres
27:01merci Olivier Perruchot
27:03nouveau président
27:04de la fédération
27:05de l'horlogerie
27:06d'avoir été
27:06dans Iconic Business
27:07le luxe par BFM Business
27:08tous les vendredis
27:09à 21h en télé et radio
27:11évidemment dès à présent
27:12en podcast
27:13et replay sur le site
27:14et là
27:15de BFM Business
27:16à la semaine prochaine
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