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  • il y a 9 heures
Ce vendredi 13 février, Audrey Maubert a reçu Laurence Lévy, directrice générale de Bompard, et Claire Viale, présidente de Callistorea dans l'émission Iconic Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le mardi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00...
00:07Iconic Business, le luxe by BFM Business, Audrey Maubert.
00:12Bompard fait partie de ces noms qui accompagnent depuis des décennies.
00:16Une expertise du cachemire développée en pleine industrialisation du textile,
00:20en pleine massification pourtant de la production dans les années 80.
00:23Une marque qui a résonné pour des générations et qui est à ce moment charnière
00:27où il faut se réinventer sans se dédire.
00:30C'est la feuille de route engagée par Laurence Lévy, directrice générale de Bompard.
00:34Elle est aujourd'hui dans Iconic Business.
00:36Dans un instant également, Claire Vial, présidente de Calistoria,
00:40un atelier de joaillerie fondé en 1975.
00:43Un atelier indépendant, une entreprise du patrimoine vivant et une histoire de famille.
00:48C'est Iconic Business, bienvenue.
00:50...
00:54Laurence Lévy, vous êtes directrice générale de Bompard.
00:58D'ailleurs, on ne dit plus Éric Bompard, mais Bompard.
01:01Bonjour.
01:01Bonjour Audrey, merci de me recevoir.
01:03C'est souvent par là que passe la mue d'une marque.
01:06On enlève, on se détache un peu du patrimoine
01:09et on reconstitue tout un storytelling autour.
01:13C'était important ?
01:14Alors, l'idée n'était pas de se détacher de l'histoire.
01:19Bien au contraire, on est une marque qui a un héritage qui est clé,
01:23qui est vraiment le socle fondateur de tout ce qu'on entreprend chez Bompard.
01:28L'idée derrière la nouvelle identité était d'être plus impactant
01:34et de chercher à recentrer le message aussi autour de l'usage,
01:39parce que l'usage c'est je t'offre un Bompard, je porte un Bompard.
01:42C'est le faire rentrer dans le langage commun et dans le quotidien du vestiaire.
01:47Après, répéto, quand vous arrivez chez Bompard, un héritage de 40 ans,
01:50qu'est-ce que vous avez en tête ?
01:53Dépoussiéré, préservé, relancé ou tout à la fois ?
01:55Alors, en effet, un peu tout à la fois,
01:57parce que tout le sujet chez Bompard,
02:00c'est vraiment ce fil à tirer entre héritage et désir,
02:05entre héritage et contemporanéité.
02:08Donc, évidemment, ça passe par repenser quels sont les piliers de toujours
02:14qui sont ceux qu'on doit préserver.
02:15Je pense notamment, évidemment, au savoir-faire d'exception.
02:18On est une marque qui est née d'une matière, le Cachemire,
02:22qu'on a d'ailleurs introduite en France.
02:24On est vraiment la marque pionnière du Cachemire en France.
02:27Je pense évidemment à la sensorialité qui accompagne tous les sujets
02:32autour de la qualité et de ce confort unique.
02:36Oui, il y a un rapport à la matière,
02:37le toucher qu'on n'a pas avec d'autres univers.
02:42Et donc, en fait, c'est comment, en 2026,
02:44rester une maison iconique du Cachemire ?
02:47C'est quoi ?
02:47C'est des collections entre tradition et nouveauté.
02:49Et vous le disiez, qualité et savoir-faire,
02:52toujours dans la chaîne de production ?
02:53Qualité et savoir-faire, c'est vraiment le socle
02:56de ce que fait Bompard et de notre proposition de valeur.
03:00On a aussi l'éclat et la proposition de valeur chromatique
03:03qui est essentielle dans notre offre aussi
03:06parce que c'est ce qui offre un angle de notre singularité.
03:10Aujourd'hui, le luxe et les maisons premium
03:13se déclinent beaucoup autour de teintes qui sont neutres.
03:16Très discrètes.
03:17Très discrètes, exactement.
03:18Et nous, bien au contraire, on valorise et on sublime
03:22l'éclat d'une palette de couleurs vibrante.
03:24Et ça, c'était déjà le cas ?
03:25Ça a toujours été un marqueur ou ça s'accentue
03:28et ça doit s'accentuer d'année après année pour se démarquer ?
03:32Alors, la couleur a toujours été dans la marque.
03:33Il y a plus de 1 600 couleurs qui ont été créées
03:36depuis l'origine chez Bompard.
03:38Mais on remet vraiment la couleur au centre.
03:41Déjà avec la création, le renforcement, je dirais,
03:44plutôt de couleurs iconiques.
03:45Je pense notamment au rouge iconique
03:46qui a été le centre de tout ce qu'on a fait
03:48autour des 40 ans de Bompard.
03:49mais aussi autour d'une palette qui se veut harmonieuse,
03:52qui se veut forte et audacieuse
03:55et qui doit permettre à nos clients et à nos clientes
03:57d'oser porter la couleur et de leur donner envie.
03:59On voit aujourd'hui que la couleur est vraiment synonyme de désir chez Bompard.
04:02Vous avez fait entrer le Cachemire,
04:04donc il y a 40 ans, dans les foyers.
04:08C'est une matière haut de gamme qui s'est développée,
04:11qui s'est démocratisée.
04:13Aujourd'hui, est-ce que l'enjeu est la capacité
04:17de pouvoir rester une marque vraiment haut de gamme
04:20et d'avoir toujours cette qualité de produit
04:22où c'est devenu beaucoup plus difficile
04:24et la concurrence aussi est beaucoup plus dense ?
04:26Alors oui, en effet, on est la marque
04:29qui a introduit de manière très large en France.
04:33En effet, aujourd'hui, le Cachemire,
04:35on peut en trouver partout.
04:37Il se décline du luxe à la fast fashion.
04:39Moi, je trouve que c'est très intéressant
04:41de travailler sur un marché aussi dynamique et concurrentiel.
04:44Ça passe évidemment d'une part par le fait
04:48d'affirmer notre proposition de valeur.
04:52Et c'est vrai qu'aujourd'hui, Bompard,
04:53c'est vraiment cette élégance chic à la française.
04:56Ça passe par le fait de faire évoluer notre offre
05:00qui était très centrée autour du pull
05:02et aujourd'hui qui se décline autour d'une allure.
05:04Donc c'est à la fois continuer sur l'intemporalité,
05:07mais c'est aussi élargir le vestiaire
05:10autour de nouvelles propositions
05:11qui sont très justes et cohérentes
05:12parce qu'elles sont basées sur des matières d'exception
05:16qui est le point de départ, je dirais,
05:18de l'histoire de la marque.
05:19Et aussi pour vous, être moins dépendant d'un produit
05:22ou d'une saison, notamment autour de l'hiver
05:28où on a un achat justement presque compulsif
05:31à cette période-là d'acheter du Cachemire
05:34et d'avoir des pièces qui puissent se retrouver
05:37tout au long de l'année dans le vestiaire.
05:38Tout à fait.
05:39C'est vraiment l'idée de la constitution de ce vestiaire.
05:41Ce vestiaire, il passe évidemment toujours
05:43par notre offre 100% Cachemire.
05:45Et là, on aura un travail de revisite des formes
05:48pour être vraiment dans l'air du temps
05:49et toujours évidemment avec tous nos intemporels
05:52qui constituent encore plus de la moitié de notre business.
05:57Ce travail passe aussi par tous les mélanges matières
06:00sur lesquels qu'on développe.
06:02Donc c'est du Cachemire et de la soie,
06:03du Cachemire et du coton,
06:04du Cachemire et de l'alpaga par exemple.
06:08Mais c'est aussi vraiment le développement
06:09de nouvelles pièces qui peuvent être sur de nouvelles matières
06:12à partir du moment où ce sont des matières d'exception.
06:13Je pense par exemple à des pièces en cuir.
06:15Mais aussi l'élargissement du vestiaire.
06:17Donc ce sont des manteaux sur l'hiver.
06:20Ça peut être aussi toute une offre
06:22autour d'autres points de tricot en été
06:25pour vraiment arriver à avoir une offre
06:28au fil des saisons.
06:29Et c'est aussi comme ça que vous arrivez
06:30à séduire une nouvelle génération
06:31sans perturber la clientèle fidèle
06:33parce qu'avec ces marques,
06:34on sait qu'il y a une clientèle
06:36qui reste attachée justement
06:38à ce qu'elle va chercher depuis des années.
06:40Mais l'enjeu, c'est d'aller séduire
06:41une nouvelle génération.
06:42Tout à fait.
06:43On a la chance d'être vraiment
06:47une marque qui est extrêmement
06:50aimée par plusieurs générations.
06:52Oui, c'est patrimonial presque.
06:53C'est patrimonial, exactement.
06:55Et c'est vrai que ce lien
06:56très émotionnel à nos clients,
06:57on le sent parce qu'ils nous le disent.
07:00Donc on a une clientèle très fidèle
07:01depuis plusieurs générations.
07:02On a aussi cette clientèle
07:03qui parle à d'autres générations,
07:05qui nous offre.
07:06Et c'est vrai qu'on est une valeur sûre
07:07en tant que cadeau.
07:08Ce qui est quelque chose
07:09qui est extrêmement valorisant
07:11et important pour nous.
07:13Et à côté de ça,
07:14c'est vrai que toute cette clientèle-là,
07:15évidemment, on veut la chouchouter.
07:17Et donc on repense
07:17toute notre expérience,
07:18par exemple, en boutique ou en ligne
07:20pour être au plus près
07:21de leurs attentes
07:22et offrir vraiment du service.
07:24Donc c'est vraiment très expérientiel
07:25sur notre clientèle existante.
07:27Et sur notre nouvelle cible,
07:29c'est à la fois un travail,
07:30évidemment, sur des nouveaux produits,
07:32mais aussi, évidemment,
07:33une clientèle plus jeune,
07:35plus mode, plus internationale
07:36aujourd'hui,
07:36qui vient chercher
07:37l'élégance durable
07:38et intemporelle
07:39qu'offre Bonpart.
07:40Le choix de Charlotte Lebon répondait
07:42aussi à cela
07:43pour cette campagne
07:44des 40 ans.
07:45C'était un marqueur
07:46à la fois international,
07:47mais aussi très identifié
07:49dans le style français
07:52et en même temps
07:52dans des codes à cheval
07:54entre plusieurs générations.
07:55C'est tout à fait ça.
07:56C'est vrai que moi,
07:57j'ai vu les 40 ans
07:58comme un moment,
07:58comme une chance,
07:59finalement,
07:59de célébrer les 40 ans
08:01pour remettre un coup
08:02de projecteur sur la marque,
08:03pour relancer un élan très fort
08:06et montrer finalement
08:07tout ce qui se passe
08:08chez Bonpart actuellement.
08:10Et quoi de mieux
08:11que d'avoir justement
08:12une ambassadrice
08:13pour incarner ce moment charnière
08:16dans l'histoire de la marque.
08:17Et le choix de Charlotte Lebon
08:18a été une évidence pour nous,
08:21parce qu'en effet,
08:22elle a à la fois cette joie
08:22et cette pétillance
08:23qui sont très importants
08:25aussi au cœur de la marque.
08:25On n'est pas une marque
08:26gaie et joyeuse depuis toujours
08:28et donc on voulait
08:28quelqu'un qui représente
08:30ces valeurs-là.
08:30Et en effet,
08:32internationale,
08:33très moderne.
08:34Et donc,
08:35elle a été une ambassadrice
08:37de choix.
08:38On parlait à l'instant
08:39de la concurrence
08:41autour de la matière
08:42et du Cachemire,
08:43que ce soit démocratisé,
08:45c'est-à-dire qu'il y a
08:46différents niveaux de prix
08:47par rapport à votre positionnement.
08:49Est-ce que vous arrivez
08:50à avoir la même adéquation
08:51de qualité en termes
08:52de fabrication
08:53et de sourcing ?
08:54Comment vous fabriquez ?
08:55Où est-ce que vous fabriquez ?
08:56Alors,
08:57il faut savoir qu'en fait,
08:58Bompard,
08:59l'aventure de Bompard
08:59est née d'un fondateur,
09:03en fait,
09:03M. Éric Bompard,
09:04qui est tombé amoureux
09:07d'une région
09:08et d'une matière,
09:09la région étant
09:09la Mongolie intérieure,
09:11et donc,
09:11il a travaillé,
09:14il a noué un partenariat
09:15très fort
09:16avec un partenaire
09:18qui est aujourd'hui
09:19toujours notre partenaire
09:20de référence
09:20en Mongolie intérieure.
09:22Donc,
09:22c'est vrai qu'aujourd'hui,
09:23on accorde
09:24une importance
09:26primordiale
09:26à la qualité
09:27de notre sourcing,
09:28à la traçabilité
09:29de tout ce qu'on fait,
09:30évidemment,
09:30et c'est vraiment
09:32une relation historique
09:33qu'on maintient.
09:34Aujourd'hui,
09:34il reste notre fournisseur
09:36principal,
09:36même si, évidemment,
09:37on a d'autres fournisseurs
09:39en parallèle.
09:40Et c'est vrai
09:41que c'est évidemment
09:43beaucoup plus compliqué
09:44qu'avant,
09:44pour plein de raisons
09:45qui sont aussi liées
09:46à la façon
09:46dont on récolte la fibre,
09:48d'assurer une qualité.
09:50mais en tout cas,
09:50pour nous,
09:51c'est un travail
09:52qui est vraiment fondamental
09:55et qui passe notamment
09:56par le fait
09:56qu'aujourd'hui,
09:57toute la fibre bonpart
09:58est une fibre de grade A,
10:00ce qui veut dire
10:01qu'en fait,
10:01on travaille à la fois
10:02sur le diamètre
10:03de la fibre récoltée
10:05et sur sa longueur.
10:05Le diamètre doit être fin
10:06et il doit y avoir
10:08une certaine longueur
10:08et c'est un témoignage
10:09à la fois
10:10d'un gage,
10:11je dirais,
10:12de qualité
10:13par le confort,
10:14la durabilité
10:15et de la fibre.
10:16Est-ce que votre clientèle
10:17reste très française
10:18ou elle est devenue
10:19très internationale
10:20au fil des années ?
10:21Alors,
10:22notre clientèle
10:23est en forte évolution
10:24et c'est vrai
10:24que c'est très intéressant
10:26de voir justement
10:27une marque pionnière
10:30et iconique
10:31et patrimoniale
10:32évoluer de cette façon
10:33parce qu'encore une fois,
10:34il y a vraiment
10:34tout le socle
10:35de clientèle existant
10:36qui nous redonne
10:39de plus en plus
10:40d'amour,
10:41je dirais,
10:41qui nous témoigne
10:41de l'amour
10:42et en même temps,
10:43on séduit
10:43cette nouvelle clientèle
10:44plus internationale,
10:46plus jeune
10:47et en effet,
10:48la clientèle internationale
10:48est en très forte progression,
10:49on fait plus de 40%
10:51sur notre clientèle internationale
10:52cette année,
10:53à la fois portée
10:53par une clientèle internationale
10:55qui visite
10:55nos flagships
10:57en France,
10:57donc on a des flagships
10:59à Paris
10:59qui sont très internationaux,
11:01on a ouvert récemment
11:01à Saint-Tropez
11:02mais aussi par nos ouvertures
11:03à l'étranger,
11:04on a ouvert cette année
11:05une boutique à Madrid,
11:07on va ouvrir
11:08d'ici quelques mois
11:09une troisième boutique
11:10à Londres,
11:11donc aujourd'hui,
11:11on compte
11:12à peu près
11:1314 boutiques
11:14à l'étranger,
11:15évidemment,
11:16c'est un de nos chevaux
11:17de bataille essentiels
11:18pour les années à venir.
11:19Oui,
11:19la stratégie retail
11:20a elle aussi été repensée,
11:22elle fait partie
11:22de cette évolution
11:23avec des marchés
11:23en priorité,
11:24est-ce que le marché américain
11:26peut être une priorité
11:26ou pas du tout ?
11:27Alors,
11:28c'est évidemment
11:28un marché
11:29qu'on regarde beaucoup
11:29parce que la clientèle américaine
11:31est de plus en plus forte
11:32aujourd'hui,
11:33on le voit
11:34par le chiffre e-commerce
11:35qu'on fait
11:35auprès des Américains,
11:36on le voit
11:38par le poids
11:39de la clientèle américaine
11:40sur par exemple
11:41une boutique comme
11:42Saint-Tropez
11:42ou comme celle
11:43de la rue François 1er.
11:43Et un pouvoir d'achat
11:45très important.
11:46Exactement.
11:46Et un vrai,
11:47je pense,
11:49un alignement de valeur
11:50et une adéquation
11:51entre ce que nous offrons
11:52et ce qu'ils recherchent
11:53de la qualité,
11:54de la durabilité,
11:55de l'élégance française.
11:56Et c'est vrai
11:57qu'ils perçoivent
11:58tout de suite
11:58cette élégance
11:59très néo-bourgeoise
12:00à la française
12:00qui nous caractérise
12:01et qui leur donne envie.
12:03Avec toujours,
12:04est-ce que vous avez toujours,
12:05alors on parlait
12:06de saisonnalité,
12:06est-ce qu'il y a toujours
12:07cette dépendance
12:08au segment femme
12:09ou ça s'est un peu déployé ?
12:11Vous faites de l'homme,
12:11vous faites de l'enfant,
12:12est-ce que ça s'est
12:13un peu plus équilibré ?
12:14Alors, on a à peu près
12:1550% de notre business
12:16qui est sur la femme,
12:1725 sur l'homme
12:18et 25 sur l'accessoire.
12:20Aujourd'hui,
12:21on est en forte croissance
12:22sur l'homme.
12:23Je dirais que l'enfant
12:24reste encore relativement,
12:25enfin, assez anecdotique
12:27pour l'instant
12:28dans notre chiffre.
12:29Pour autant,
12:29de manière tactique,
12:31on va prendre la parole
12:31par exemple sur une capsule
12:33mini-mi entre la femme
12:34et l'enfant.
12:35L'homme est en forte croissance.
12:37L'accessoire aussi,
12:39parce qu'on a développé
12:39des nouveaux produits
12:40qui sont très forts
12:41comme le mini-caré tartan
12:43ou le triangle torsade
12:44qui, dès leur introduction,
12:46dès leur lancement,
12:47ont été des best-sellers.
12:48Ce sont des points d'entrée
12:49dans les marques à chaque fois.
12:49Exactement.
12:50Et c'est comme ça
12:50qu'on travaille aujourd'hui
12:51nos collections,
12:52avec des points d'entrée
12:52et évidemment aussi
12:54avec un segment de prix
12:57plus premium.
12:58Et on a par exemple
12:58la catégorie veste et manteau
13:00qui est une très bonne surprise
13:03et sur laquelle on va continuer
13:04parce qu'on a des résultats
13:05absolument incroyables
13:06avec notamment le bon bourse
13:07qui a été tout de suite
13:08dans notre top de vente.
13:10Donc voilà.
13:11Et justement,
13:12vous parliez des collaborations.
13:13C'est une manière
13:13de faire évoluer aussi
13:15la marque et sa visibilité.
13:17Vous parlez des manteaux
13:19et de ce vestiaire
13:20qui évolue.
13:20À l'origine,
13:21c'était démocratiser
13:21une fibre d'exception.
13:23Est-ce que c'est le contraire
13:24aujourd'hui ?
13:24Est-ce qu'il faut la rendre
13:25plus exclusive ?
13:26Alors je pense que déjà
13:27l'exclusivité
13:28n'est pas forcément synonyme
13:30de prix.
13:30C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
13:31on travaille vraiment
13:31sur le fait que
13:33toute la partie
13:34cœur d'intemporel,
13:35je dirais,
13:36est un juste prix.
13:39Et c'est la raison
13:40d'ailleurs pour laquelle
13:40il n'y a pas eu
13:41de mouvement
13:42et d'évolution de prix
13:42depuis mon arrivée
13:43sur ce segment-là.
13:44L'idée étant
13:45d'avoir des prix références,
13:47je dirais,
13:47sur un certain nombre
13:48de produits
13:50intemporels et forts.
13:51En revanche,
13:51à côté,
13:52et c'est ça ce qui est
13:52extrêmement intéressant,
13:54c'est de travailler
13:55l'échelle de prix.
13:56Et on voit aujourd'hui
13:57qu'aussi bien on arrive
13:58à créer des produits
13:59très forts et à volume
14:00en dessous de 150 euros,
14:02ça peut être des cagoules,
14:03ça peut être des tours de cou,
14:04ça peut être des triangles
14:05ou des accessoires,
14:06mais aussi notre capacité
14:07à stretcher,
14:08je dirais,
14:08la marque de manière
14:09très haute
14:10avec la collection absolue
14:11par exemple,
14:11avec la capsule des 40 ans.
14:12On avait un pull
14:14torsade extrêmement
14:16impressionnant
14:17de savoir-faire
14:18qui était à 750 euros
14:19ou également les manteaux.
14:22Là,
14:22c'est une opportunité
14:23pour nous d'aller tirer,
14:24je dirais,
14:24vers le haut.
14:24On a des clients
14:25qui peuvent acheter de tout,
14:27tout comme on a des clients
14:27évidemment qui rentrent
14:28dans la marque
14:29par les produits accessibles
14:31et on a une clientèle
14:33d'exception aujourd'hui
14:34qui boude un petit peu
14:35les parcs de haut luxe
14:37qui ont énormément
14:38augmenté les prix.
14:38Et des prix qui ont augmenté
14:39et la valeur perçue
14:42et qui viennent chez nous
14:43parce qu'on dégage
14:44de qualité,
14:44d'intemporalité
14:45et qui trouvent
14:46des pièces de vestiaire,
14:47des pièces valeurs sûres.
14:48Et l'exercice d'équilibriste
14:49pour préserver
14:50l'ensemble de cette clientèle.
14:51Merci beaucoup
14:52Laurence Lévy,
14:52directrice générale de Bompard
14:53d'avoir été aujourd'hui
14:55dans Iconic Business.
14:56Tout de suite,
14:56une histoire de famille,
14:58un atelier de joaillerie
15:00qui est resté indépendant
15:01et c'est assez rare
15:02pour le signaler.
15:07Je le disais il y a un instant
15:08parce que c'est assez rare
15:09pour le souligner,
15:10indépendant
15:11dans les années 70.
15:12Claire Vial,
15:13votre père devient négociant
15:14en pierre.
15:15L'histoire,
15:15quelle historéa,
15:17comment,
15:17c'est un atelier
15:18de joaillerie
15:19complètement indépendant.
15:20C'est presque
15:23un positionnement
15:24à part entière
15:25d'être restée indépendante
15:26dans cette histoire familiale.
15:27Bonjour.
15:28Bonjour.
15:29Exactement,
15:29c'est un positionnement
15:31qu'on a choisi.
15:34Déjà,
15:35on a une originalité,
15:37c'est qu'on est basé
15:38à Nice
15:39et que les grandes places
15:40de joaillerie
15:41sont plutôt basées
15:42à Paris ou à Lyon.
15:43Et en fait,
15:44nous,
15:45on a commencé
15:46dans cette région niçoise,
15:47on s'est étendu
15:50progressivement
15:50dans toute la France
15:51sur un réseau
15:52de joailliers détaillants.
15:54et puis,
15:58au fur et à mesure,
15:59on a fait grandir
16:00l'entreprise.
16:01Vous avez fait grandir
16:01l'entreprise,
16:02donc votre père
16:03négociant en pierre,
16:04un peu un hasard ?
16:05Tout à fait.
16:06En fait,
16:06mon père,
16:07rien ne le destinait
16:08au métier d'entrepreneur.
16:10Il était prof de lettres.
16:11Il a été engagé
16:13par un diamantaire
16:14pour écrire ses mémoires.
16:16En fait,
16:16le livre n'a jamais vu le jour.
16:18En revanche,
16:19la vocation,
16:19si.
16:20La vocation,
16:21si,
16:21exactement.
16:23Et en fait,
16:24mon père avait le business
16:26chevillé au corps
16:27et donc,
16:27c'est comme ça
16:28que ça a démarré.
16:29Il a laissé les lettres.
16:30Aujourd'hui,
16:30avec votre frère Alexandre,
16:32vous dirigez cet atelier.
16:33Tout à fait.
16:33C'était évident pour vous
16:34de reprendre l'activité ?
16:35Alors,
16:36on ne l'a fait pas tout de suite,
16:37pas au sortir de l'école.
16:38On a eu 10 ans d'expérience
16:40chacun dans des groupes internationaux.
16:42Moi,
16:42en cosmétique
16:43et Alexandre
16:44en finance.
16:46Enfin,
16:46moi,
16:46en marketing,
16:47cosmétique,
16:47Alexandre en finance.
16:48Et en fait,
16:49c'est un vrai choix.
16:51On a dépensé une belle énergie
16:53pour des entreprises
16:54qui n'étaient pas les nôtres.
16:55Et donc,
16:57on a décidé
16:57de mettre toute notre énergie
16:59au service
17:00de l'entreprise familiale.
17:02Et bon,
17:02on ne va pas se mentir,
17:03c'est quand même plus sympa
17:04de travailler pour des bijoux
17:06que pour quelque chose
17:07qui est un petit peu moins glamour
17:09et moins féminin.
17:10Un atelier indépendant,
17:11une entreprise
17:12du patrimoine vivant.
17:13Vous êtes quoi ?
17:14Un sous-traitant
17:14de la joaillerie aujourd'hui,
17:15c'est ça ?
17:16Quels sont vos clients ?
17:17Alors,
17:17on a deux types de clients.
17:19On a des joaillers détaillants français
17:21et on a aussi des marques
17:23qui sont des grandes marques
17:25connues et internationales
17:27et on sous-traite pour eux.
17:29Alors,
17:29on a deux parties,
17:32en fait,
17:32dans notre atelier.
17:34On a une partie
17:35qui est vraiment
17:35de la création
17:36et du développement
17:37de nouveaux produits.
17:38Il faut savoir quand même
17:39qu'en joaillerie,
17:40c'est encore le seul métier
17:43et le seul univers du luxe
17:45où la cliente peut choisir
17:47et peut faire un truc,
17:48vraiment un bijou
17:49qui lui ressemble
17:50et un bijou à la demande.
17:52Et puis,
17:53donc,
17:54on a vraiment
17:56ces deux pans.
17:58On a la création
17:59et aussi la fabrication
18:00et un savoir-faire
18:02qui est rare,
18:03un savoir-faire
18:04qui est traditionnel
18:05qui nous a permis
18:06d'avoir
18:07ce label entreprise
18:09du patrimoine vivant.
18:10Donc,
18:11vous avez divers métiers,
18:12vous intervenez
18:12sur l'ensemble
18:14de la chaîne de valeur,
18:14finalement.
18:15On intervient
18:17sur la création
18:18et le développement
18:19et puis également
18:21toutes les phases
18:22de tous les métiers
18:23de fabrication du bijou,
18:25que ce soit
18:26la joaillerie,
18:27le certissage,
18:28le polissage.
18:30C'est vraiment
18:33un savoir-faire
18:35complet qu'on a.
18:36Et ça se dit
18:36pour quels clients
18:38vous travaillez
18:39ou alors
18:39ils n'aiment pas
18:40du tout
18:40que ce soit donné ?
18:41En général,
18:42on tait nos clients
18:43mais il y a un client
18:45qui a pris
18:46une participation
18:47dans notre capital
18:49qui est la maison Gemio
18:50que vous avez déjà
18:52reçue sur ce plateau.
18:54Vous avez développé
18:55l'atelier
18:55avec votre frère.
18:56Quelle est votre ambition
18:57aujourd'hui ?
18:57Justement,
18:58l'entrée de Gemio
18:59au capital
18:59change quoi pour vous ?
19:00C'est une image,
19:03c'est de la visibilité
19:04mais ce sont aussi
19:06des projets à venir ?
19:07Exactement.
19:08Alors en fait,
19:08Gemio et nous
19:10collaborons depuis déjà
19:11une dizaine d'années.
19:13Les deux entreprises
19:14ont grossi
19:15simultanément.
19:18L'idée,
19:18en fait,
19:19ça change,
19:20ça renforce
19:21nos savoir-faire,
19:23ça renforce
19:25notre solidité,
19:27notre pérennité
19:28et on travaille
19:30plus en amont
19:31avec eux maintenant,
19:32notamment sur des problématiques
19:34de création,
19:35mettre en produit
19:38les idées créatives
19:39de Pauline Légnot
19:40qui est la fondatrice
19:41et qui est la responsable
19:43de création.
19:44On anticipe aussi
19:46des problématiques opérationnelles
19:48en développant en amont
19:49les produits avec eux
19:51donc en fait,
19:51c'est que du bonus.
19:52Des savoir-faire
19:54avec aussi
19:55des formations
19:56que vous avez intégrées.
19:57Est-ce que vous avez
19:57des difficultés
19:58de recrutement
19:58face à des grands groupes
19:59qui ont souvent
20:00des ateliers intégrés
20:01en fait en ça ?
20:02C'est important
20:03de préciser
20:04que vous êtes indépendant
20:04mais ça veut dire aussi
20:05que vous avez la même,
20:07vous bataillez
20:08sur les mêmes savoir-faire.
20:09Exactement.
20:10Alors en fait,
20:11on a un avantage
20:12et un inconvénient
20:13c'est d'être basé à Nice.
20:14Donc l'inconvénient
20:15c'est qu'on ne peut pas
20:16aller piquer les employés
20:18des copains.
20:19Donc ce qu'on fait nous
20:20c'est qu'on a des,
20:21on est un petit atelier
20:23avec des grands savoir-faire.
20:25Donc en fait,
20:26on a créé carrément
20:27une école de formation
20:28si on peut...
20:29Combien de collaborateurs ?
20:30On est 25.
20:32On a créé
20:33une mini-école de formation
20:35et c'est ce qui a bluffé
20:37d'ailleurs les auditeurs
20:38de l'entreprise
20:39du patrimoine vivant.
20:41C'est-à-dire qu'en fait,
20:42le seigneur va donner
20:44son savoir-faire
20:45à un plus junior
20:46qui va donner
20:48son savoir-faire
20:48à un plus junior.
20:49Donc les employés
20:51sont formés à nos méthodes
20:52avec nos standards
20:53et on a très très peu
20:55de turnover
20:56parce qu'une fois
20:56qu'ils sont installés
20:57à Nice...
20:58Ils font leur carrière.
20:58Ils font leur carrière
20:59chez nous.
20:59Ils transmettent à leur tour.
21:01Voilà.
21:02Vous avez,
21:03vous êtes sur un segment
21:04la joaillerie
21:05qui résiste encore
21:06à peu près
21:07au soubresaut
21:09du marché du luxe
21:10sachant qu'on arrive
21:11à sentir,
21:12à voir en fait
21:12le savoir-faire
21:13et à saisir
21:15la valeur du produit.
21:17Est-ce que vous avez
21:17des marchés
21:18qui se développent
21:19davantage
21:19via certaines marques ?
21:22Est-ce que les Etats-Unis
21:23tirent encore
21:23la dynamique ?
21:25Est-ce que le Moyen-Orient
21:26est un relais de croissance ?
21:27Est-ce que la Chine
21:28reste une zone
21:29plus difficile ?
21:30Alors, pour l'instant,
21:32j'avoue que nous,
21:33on travaille sur un marché
21:36majoritairement européen.
21:37On s'est ouvert
21:39à la Chine
21:41via...
21:41N'importe quoi.
21:43Au Japon
21:43via la maison Gémyo.
21:45Mais on est sur une joaillerie,
21:47nous,
21:47qui est plus une joaillerie
21:48qui célèbre
21:49les moments de la vie.
21:51On fait beaucoup
21:52de bacs de fiançailles.
21:54On fait beaucoup
21:54de bijoux
21:56pour des anniversaires,
21:57des naissances.
21:58Comme un Tiffany.
22:00Voilà, exactement.
22:01Et en ce sens,
22:03la marque a une importance,
22:04mais c'est le savoir-faire
22:05qu'il y a derrière la marque
22:06qui a une importance.
22:08Et donc,
22:09en France,
22:09on a vu des croissances
22:11encore cette année,
22:12alors que tout le monde
22:12dit que le marché français,
22:14c'est difficile, etc.
22:15On a fait des belles croissances.
22:16Nous, en tant que Calistorea,
22:18avec nos détaillants,
22:19et Gémyo aussi
22:20avec son circuit
22:25de distribution actuel.
22:27Je sais que les clients
22:28cherchent de la personnalisation,
22:30du savoir-faire,
22:31et pour l'instant,
22:33on a encore beaucoup
22:34à faire en France
22:34et en Europe.
22:35Et de la proximité,
22:36finalement,
22:36avec un marché
22:37qui, selon vous,
22:38est encore assez dynamique.
22:40Exactement.
22:41Votre frère,
22:42à vos côtés,
22:43est-ce que vous visualisez
22:45est-ce qu'il y a quelque chose,
22:46une ambition,
22:46un projet
22:47que vous portez particulièrement,
22:49outre le fait
22:49d'avoir développé,
22:51pérennisé cet atelier ?
22:53Est-ce qu'après votre père,
22:55vous avez quelque chose
22:56en tête qui marquerait
22:57votre passage
22:58pour Calistorea ?
22:59Je pense que notre passage,
23:01déjà,
23:02il a été marqué
23:03par la grosse croissance
23:05qu'on a fait
23:07sur l'atelier.
23:09Quand on l'a racheté,
23:10ils étaient 7,
23:11aujourd'hui,
23:12on est 25,
23:12on a triplé
23:13le chiffre d'affaires,
23:14on a installé,
23:16on a solidifié
23:18la structure,
23:20on a installé
23:21des savoir-faire pérennes
23:22qu'on n'avait pas forcément.
23:25Aujourd'hui,
23:25nous,
23:26ce qu'on aime,
23:26c'est les savoir-faire,
23:28on aime rendre des services,
23:33faire des beaux projets créatifs,
23:35et je pense qu'on a réussi,
23:37on espère continuer encore comme ça
23:39une dizaine d'années.
23:39Et c'est encore une bonne feuille de route.
23:41Merci beaucoup,
23:41Claire Vial,
23:42présidente de Calistorea,
23:43d'avoir été dans
23:44Iconic Business,
23:45Iconic Business,
23:46le luxe,
23:47par BFM Business,
23:49en replay,
23:49en podcast,
23:50dès à présent,
23:51chaque vendredi à 21h,
23:52en TV et radio.
23:53A la semaine prochaine.
23:55Iconic Business,
23:56le luxe,
23:57par BFM Business.
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