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  • il y a 10 heures
Ce vendredi 27 mars, Audrey Maubert a reçu Éric Briones, directeur général du Journal du Luxe, Anna Goi, organisatrice de l'événement Hypersanté, Henri-Nicolas Olivier, cofondateur de Maison Epigenetic, ainsi que Clara Arnoulx de Pirey, directrice du département Luxe chez NellyRodi, dans l'émission Iconic Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le mardi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:02Générique
00:07Iconic Business, le luxe by BFM Business, Audrey Maubert.
00:12Iconic Business succombe au phénomène également.
00:14Une émission consacrée aujourd'hui à la longévité.
00:17Le luxe ne se possède plus, il se vit et se vit le plus longtemps possible.
00:21Des communautés d'ondes d'ail de la tech américaine au club extra-ultra exclusif de Paris.
00:26Et d'ailleurs, en passant par les nouvelles tendances de la beauté et de la cosmétique,
00:31c'est un changement structurel et culturel, une approche holistique.
00:34Le corps et l'esprit, cela obsède la clientèle la plus fortunée et toute l'industrie du luxe.
00:40Le segment où elle naît, c'est un marché à plus de 6 milliards de dollars aujourd'hui,
00:45plus 9% d'ici à 2028.
00:47Et on pourrait vous donner bien d'autres chiffres pour en parler aujourd'hui sur ce plateau.
00:52Clara Arnoux de Piret, directrice du département luxe de Nelly Rodi,
00:55Henri-Nicolas-Olivier, cofondateur de Maisons Éphigénétiques,
00:59Anna Goua, organisatrice de l'événement Hypersanté,
01:01et Éric Brion, directeur général du journal du luxe, c'est Iconic Business.
01:06Bienvenue.
01:10Et justement, merci à tous les quatre d'être présents.
01:14Bonjour à tous.
01:15Éric Brion, vous allez vous lancer avec une définition de la longévité.
01:20C'est quoi la longévité ?
01:21La longévité, c'est le nouveau statut social ici.
01:25Donc, il y a quelque chose d'extrêmement intéressant.
01:27Il y a un profond bouleversement, la définition psychologique du luxe,
01:31la recherche du luxe, et qu'à cause de la luxe fatigue qu'on a analysé,
01:36il y a un transfert vers l'expérientiel.
01:38Mais l'expérientiel, ça ne veut rien dire.
01:40Il faut qu'il ait un sens, cet expérientiel.
01:41Cet expérientiel, c'est la longévité.
01:43Ça donne un sens ici.
01:44Donc, vraiment, pour moi, la définition de la longévité,
01:47c'est vivre en bonne santé le plus longtemps possible.
01:50Ici, en bonne santé, ce n'est pas être à 120 ans, être grabataire, pas du tout.
01:54Mais surtout, ce que je vois, et là, par rapport à mes autres interlocuteurs,
01:59c'est là une pointe de vue business ici,
02:01c'est qu'on est face à une vraie interrogation des géants du luxe
02:04par rapport à ce nouveau luxe qui peut prendre des parts de marché
02:08sur le luxe matériel et qu'elle n'a pas besoin.
02:10– Évidemment, et justement, Clara Arnaud-Piré, un vrai changement dans le luxe.
02:14On parle maintenant d'intangible, d'invisible.
02:17– Exactement, et c'est ce que vous disiez, Eric.
02:20On voit bien que ces dernières années, c'est l'expérience qui a driveé la croissance du luxe.
02:24Donc, ça peut être l'hôtellerie, c'est le bien-être, c'est les croisières,
02:27puisqu'effectivement, les attentes sont vraiment sur ce qui fait du bien,
02:31ce qui est aussi intangible.
02:33Le luxe ne se possède plus qu'eux, mais se vit,
02:35parce qu'il y a effectivement un besoin de recentrage, de connexion
02:39dans un monde où il y a une forte saturation, même matérielle, cognitive.
02:45Donc, le besoin de se ressentir, d'avoir des espaces aussi qui le permettent,
02:49exactement, est en constante évolution.
02:52– Une approche holistique, une approche globale.
02:56Anna Goua, vous gérez cet événement de l'hypersanté.
03:01La santé, la science, le bien-être, où on se situe ? Tout à la fois ?
03:06– Alors, nous, on ne parle pas beaucoup et même très peu de bien-être.
03:10On est très focalisés plutôt sur l'aspect santé et longévité.
03:14– Parce que le bien-être a l'air quoi ? Trop cosmétique, trop superficiel finalement ?
03:18– Superficiel, c'est plus le wellness et ce n'est pas exactement la même chose.
03:22Pour moi, le bien-être, c'est le spa, c'est le massage,
03:25c'est se faire du bien le temps d'une journée.
03:27– Est-ce qu'on peut posséder finalement encore ?
03:29Et donc, on est bien au-delà à présent ?
03:31– On est bien au-delà et je trouve que même avec la santé,
03:34l'hypersanté, la longévité en tout cas,
03:36on va plus aussi vers l'optimisation de soi-même.
03:39C'est l'expérience et l'optimisation de soi qui devient un luxe.
03:42Le temps de prendre soin de soi devient un luxe.
03:46– Henri-Nicolas-Olivier, vous êtes cofondateur de Maisons épigénétiques,
03:50un centre esthétique, un club de sport, un spa, un club ultra-exclusif.
03:56Comment vous vous présentez ?
03:58– Un centre de performance et de longévité.
04:00– Donc, on en revient à la meilleure version de soi.
04:03– On en revient à un style de vie.
04:07La longévité, c'est quelque chose que l'on pratique au quotidien.
04:11C'est une évolution de notre manière de vivre à 360.
04:17Et la maison épigénétique…
04:19– Et tout est dans le nom d'ailleurs.
04:20– Voilà.
04:21– Vous allez nous expliquer un peu justement le choix de ce nom
04:23qui est loin d'être anodin.
04:24– Absolument.
04:25Donc, l'épigénétique, c'est une science.
04:27On a l'habitude de l'organiser autour de cinq piliers.
04:30La nutrition, l'activité, les relations sociales et le cognitif.
04:35L'état d'esprit, comment notre cerveau pilote notre biologie.
04:38Et bien sûr, notre exposition à l'extérieur,
04:41c'est-à-dire éventuellement la pollution au stress ou non d'ailleurs.
04:44Et ces cinq piliers, en fait, régissent l'influence sur nos gènes
04:50qui vont s'exprimer d'une manière ou d'une autre,
04:52et donc sur notre vie, sur notre longévité.
04:55– Et donc, c'est cette action qu'on peut amener.
04:58Avant, on avait tendance à dire, bon, c'est génétique,
05:00passons, puis on gérera les effets.
05:03Là, c'est en amont.
05:04On a basculé dans la santé préventive.
05:09– Absolument.
05:09Alors, si je reviens juste sur l'analogie génétique-épigénétique.
05:13La génétique, c'est le jeu de cartes que vous avez reçu à la naissance
05:16et qui est issu de vos parents et des générations d'avant.
05:19L'épigénétique, c'est comment vous allez jouer ces cartes.
05:22Donc, si vous connaissez bien les règles du jeu,
05:25vous allez bien les jouer et vous allez mieux gagner
05:27et mieux gagner dans votre vie.
05:30Donc, on sait aujourd'hui que, bien sûr, on hérite de la génétique,
05:34mais on transmet aussi une partie de l'épigénétique.
05:37Et donc, ça nous crée une responsabilité pour les générations à suivre.
05:43Et c'est formidable parce que c'est dans nos mains.
05:46Donc, ça dépend de nous et c'est à nous de faire.
05:49Et c'est pour ça qu'on traite le sujet de performance et de longévité
05:53souvent avec un delta d'âge.
05:55À certains âges, on veut entendre performance.
05:59À mon âge, longévité, c'est tout à fait acceptable.
06:02– Dans tous les cas, il y a aussi une évolution.
06:04On parlait de changement structurel, culturel,
06:06mais il y a aussi un changement dans la rhétorique qui ruisselle
06:09sur le secteur beauté cosmétique.
06:11On ne parle plus de ralentissement du vieillissement.
06:14On ne parle plus de produits anti-âge, mais de préventifs
06:16et d'actions sur l'évolution.
06:18Toutes les actions qu'on peut mener, c'est ce que vous disiez.
06:21– Absolument, on a par exemple beaucoup d'activités dans le biohacking,
06:25la reproduction de phénomènes physiologiques naturels,
06:30mais en accéléré grâce à une meilleure compréhension scientifique médicale
06:34et à des technologies qui ont fait irruption dans le monde,
06:38disons, de la science et de la prévention santé au cours des dernières années.
06:46– Éric Brionne, c'est ce qu'on disait, il y a vraiment un changement
06:49dans la rhétorique et dans la manière de communiquer des marques
06:53autour de cette santé préventive.
06:55Et encore une fois, il ne faut surtout plus parler de produits anti-âge.
06:58– Il y a un désir profond, on le sent, c'est de prendre contrôle sur son corps
07:02et sa santé, être le CEO de son corps.
07:05C'est un insight extrêmement profond.
07:07Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, le système de santé médicale occidental
07:11est en crise, plus qu'en crise.
07:13Donc finalement, c'est une réponse à ce système médical qui part à volo, entre guillemets.
07:17Et là, en effet, la notion du mot, de la sémantique, elle est fondamentale.
07:21Mais il n'y a pas qu'une langue de la longévité, en fait.
07:23Et on voit qu'il y a des comportements extrêmement différents.
07:27Quand vous passez en Chine, on va être adepte dès la genesie du biohacking.
07:32En Occident, avec un discours différent.
07:34Donc le discours, il est vraiment très différent, très singulier.
07:39Mais par contre, ce qui est très intéressant en termes de marques,
07:42c'est qu'on commence à voir une bataille business
07:44entre des acteurs du luxe traditionnels de la mode, de l'hôtellerie
07:49et d'autres acteurs qui sont en ordre du premium.
07:52Donc il y a luxe contre premium qui s'attaquent.
07:54Et aujourd'hui, l'interrogation du luxe, il va être plus sur les business models.
07:58Quels sont les business models qui sont associés à la longévité ?
08:01Et ça, on est vraiment en phase d'écoute et d'apprendre.
08:05On parlait de système de santé à Nagua.
08:07On s'inquiète une fois qu'on a dit cela, surtout en France.
08:10On est dans un cadre très réglementé.
08:12Est-ce qu'à côté, on a l'impression que la longévité
08:16et tout ce qui se développe, c'est que du marketing ?
08:18Quelle efficacité ? Est-ce que vous devez répondre à ça ?
08:21Et votre positionnement aussi avec Hypersenté,
08:23c'est aussi une part de la réponse ?
08:25Oui, tout à fait.
08:26Et effectivement, il y a une part réglementaire
08:28qui est très importante en France.
08:30Nous, pour l'événement, pour l'hypersenté,
08:32pour éviter justement le longevity washing qui commence à apparaître,
08:37on s'est entouré aussi d'un comité scientifique qui nous guide.
08:40Et nous-mêmes, on se forme énormément pour savoir sur les marques
08:43qui viennent à notre événement, par exemple,
08:44est-ce que c'est vraiment tangible ?
08:46Est-ce que c'est vraiment scientifique ?
08:47Et est-ce que c'est sérieux ?
08:48Donc, on fait beaucoup d'un travail de due diligence, finalement,
08:51pour se renseigner énormément,
08:52et plus notre comité scientifique qui nous accompagne sur ces questions-là.
08:56Et par rapport à l'étranger, où ce type d'événement existe déjà,
09:00nous, en France, on a fait le choix, mais c'était nécessaire,
09:04d'avoir ce comité scientifique.
09:06À l'étranger, il y a moins cette question qui se pose.
09:08Oui, c'est ça, parce que c'est un peu la carte de visite
09:09et c'est ce qui donne de la crédibilité à l'événement,
09:11parce qu'on sait que la France a quand même une relation très particulière
09:15avec son système de santé.
09:17Et encore une fois, c'est très réglementé.
09:18Ça veut dire, on croise quel type d'acteurs sur un événement comme celui-ci ?
09:22Alors, on est au croisement de cinq industries.
09:25On a effectivement l'industrie anti-âge ou ancienne anti-âge qui vient.
09:30On a aussi des sportifs qui viennent, eux, chercher plutôt la performance.
09:33On va avoir des entrepreneurs qui veulent aussi chercher la performance,
09:38mais au quotidien.
09:39Et puis, on va aussi avoir des professionnels de santé,
09:42ce qui représente pour nous, l'année dernière, 85% quand même de nos participants.
09:46Donc, c'est des professionnels qui viennent chercher aussi des nouvelles tendances
09:49et savoir comment mieux accompagner justement leurs patients au quotidien.
09:52Et puis, on a aussi une petite partie de participants
09:54qui correspond plus à des patients « experts », entre guillemets.
09:57C'est-à-dire, c'est des patients qui ont traversé des parcours de soins parfois très longs,
10:02qui ont été accompagnés justement par le système médical très longtemps
10:05et qui, à force, sont devenus experts de leurs propres maladies.
10:08Voilà des personnes qu'on a.
10:09Henri Nicolas, Olivier, est-ce que vous vous êtes confronté justement
10:12en lançant votre business à cette image, à ces difficultés d'un cadre très réglementé, j'imagine ?
10:18Surtout que ça vient alimenter le fait que ça concerne une population très privilégiée.
10:24Vous vous adressez à une clientèle ultra premium ?
10:29Alors, on s'adresse aujourd'hui à la Maison épigénétique, à une clientèle de…
10:32On les appelle les corporate-athlètes.
10:34C'est-à-dire, en fait, les athlètes du quotidien, dans leur vie professionnelle ou leur vie personnelle,
10:40et qui ont besoin de gérer leur santé comme un atout compétitif pour être les meilleurs dans ce qu'ils
10:47font.
10:48Donc, il y a un niveau d'exigence.
10:51Corollairement, ils mettent des moyens, du temps pour gérer leur santé.
10:58Néanmoins, on peut se poser la question si la longévité est un luxe.
11:05Peut-être que c'est aussi ouvert à tout le monde,
11:07et il ne vous aura pas échappé que le leaderboard de longévité aux États-Unis,
11:11ce n'est pas forcément ceux qui dépensent le plus, qui sont en haut du classement.
11:16Je voudrais quand même dire que ce n'est pas forcément un monde qui s'oppose au monde médical.
11:22Pour moi, c'est un monde qui travaille main dans la main avec le monde médical, qui est très réglementé.
11:27Mais il serait temps maintenant de réconcilier ce qui est, encore une fois, art de vivre, style de vie,
11:34avec la partie purement médicale.
11:38Et ça n'est qu'en faisant ça qu'on pourra répondre aux enjeux économiques que l'on a sur
11:44ce sujet,
11:45où, de toute manière, dans tous les pays développés, les populations vieillissent, le coût des soins de santé augmente.
11:50Le seul moyen de faire face à nos systèmes de financement qui sont sous tension ou en faillite,
11:59c'est de créer de la prévention santé, de la responsabilisation individuelle.
12:04Et donc, il faut pouvoir donner des outils, des mesures régulières,
12:08et un cadre pédagogique sur ce qu'est la santé pour tout le monde au quotidien.
12:13Alors ça, c'est la finalité, c'est le vœu pieux.
12:18On se rend bien compte qu'avoir la possibilité de se saisir sur tout ce qui est un aspect préventif,
12:24ça touche, et des établissements comme le vôtre, à une clientèle d'abord plus aisée,
12:29avant que cela devienne un vrai art de vivre, finalement.
12:34Pour chaque marché, il faut des leaders d'opinion, il faut des exemples, on en est encore à ce stade.
12:39Mais, encore une fois, la longévité peut se pratiquer de manière très simple au quotidien,
12:44sans forcément de très grands moyens.
12:46Clara Arnoux, est-ce qu'on peut dire que longévité, c'est le culte de la performance ?
12:52Et puis, j'aimerais qu'on vienne ensuite sur l'aspect s'offrir un check-up complet.
12:56C'est le cas aussi dans vos établissements, c'est un parcours personnalisé.
12:59Et donc, l'importance derrière de tout ce qu'est la tech pour porter cette industrie.
13:06Tout à fait. Je suis tout à fait d'accord avec ça.
13:08C'est synonyme de performance, synonyme de prendre soin de soi et de ralentir.
13:13Et c'est ce que vous disiez, quand les personnes viennent chez vous, elles prennent le temps.
13:17Et le temps, ça a de la valeur.
13:18Et sur toutes ces attentes des ultra-riches, nous, on discute beaucoup avec ces clients des maisons,
13:23ils ont vraiment des attentes sur, d'une part, la sérénité.
13:28Apporter de la sérénité, c'est apporter de la sécurité.
13:30Donc, c'est aussi anticiper, justement, les risques, la prévention.
13:34Et ça, c'est aussi lié à la santé, c'est lié à la performance aussi.
13:37Pour ça, l'IA, évidemment, elle a un rôle majeur pour aider dans ce cycle d'anticipation.
13:44Après, ce qu'il faut savoir, c'est que plus l'IA est utilisé, plus on peut avoir des parcours
13:48hyper personnalisés.
13:49Et que le cadre éthique et dans toute cette gestion aussi de confidentialité des données est extrêmement important.
13:56Parce que le client doit se sentir aussi en sécurité par rapport à ses propres données.
14:01Donc, d'avoir un vrai cadre, ça permet effectivement de pousser encore plus l'innovation.
14:06Donc, l'innovation technologique.
14:08Et puis aussi, ça permet malgré tout de mettre en avant l'humain.
14:12parce que la longévité, la santé, c'est prendre soin.
14:16Donc, on parle d'humain en soi.
14:18Oui, puis on revient finalement à ce qu'au départ, on voyait comme une expérience de l'ultra-personnalisation.
14:23C'est là où il faut faire la différence en termes d'investissement et d'innovation technologique.
14:29Oui, puis vous voyez bien les cycles de la technologie.
14:32Au départ, c'est très très cher.
14:33Et puis, ça se réduit et c'est accessible plus facilement.
14:37On n'échappe pas à la règle.
14:38C'est exactement ce qu'on est en train de vivre.
14:40Anna Goua, dans l'hypersanté, sur l'événement, est-ce que là aussi, il faut avoir, pour avoir des profils
14:47crédibles,
14:48des profils dans l'innovation, dans la tech, justement sur les données, la préservation, c'est important aussi, des données,
14:57et sur l'IA ?
14:58Oui, tout à fait.
14:59Donc, on va avoir justement une table ronde sur le futur de la santé et on aura justement quelqu'un
15:03qui viendra parler d'IA parce que c'est une nécessité aujourd'hui.
15:06C'est majeur.
15:08Donc, oui, pour ces sujets-là, après, la longévité, comme Henri-Nicolas l'a dit, c'est aussi, mine de
15:13rien, avoir ces certains basiques, de pouvoir bien dormir, de pouvoir bien manger, de pouvoir bouger aussi.
15:20Donc, c'est important pour nous de revenir sur ces basiques et on y reviendra pendant ce week-end-là.
15:25Et aussi, pour compléter et rebondir, je pense qu'effectivement, la longévité, ce n'est pas que du luxe, ça
15:31peut être aussi accessible.
15:33Et nous, notre volonté avec l'hypersanté, c'est justement de démocratiser la longévité en donnant accès à des experts
15:39de haut niveau, de pouvoir leur parler facilement.
15:41Ils ne sont pas toujours accessibles.
15:43Et puis aussi, donner l'accès à des technologies qui sont réservées d'habitude à certaines élites.
15:47Je pense à des caissons d'oxygène hyperbar, par exemple, à des caissons de photobiomodulation corps entier, des choses comme
15:54ça.
15:55Donc, finalement, il y a à la fois le point d'entrée avec le luxe par excellence parce qu'on
16:00accède à des technologies très particulières
16:03et l'enjeu, comme c'est une philosophie et une manière de vivre, est de la prévention, de démocratisation.
16:10Oui, tout à fait. Et je pense que la démocratisation, elle passe aussi par rendre la longévité aspirationnelle.
16:15Parce que l'image de Brian Johnson aux États-Unis, elle ne donne pas très envie à tout le monde.
16:20Donc, la longévité, c'est aussi prendre soin de soi pour vivre plus longtemps en bonne santé.
16:25Ce n'est pas non plus que de la performance.
16:27On a deux types de personnalités, ceux qui sont pour la performance et ceux qui sont justement plus pour le
16:32lifestyle,
16:33le prendre soin de soi et vivre en bonne santé.
16:35Éric Brionne, vous vouliez réagir.
16:37Et puis, je voudrais vous entendre aussi sur le fait de vous en parler tout à l'heure.
16:40Est-ce que ça y est, toute l'industrie s'en empare ?
16:45Justement, je réponds à la réponse.
16:47C'était l'idée, en fait.
16:48C'est intéressant de voir les blocages aujourd'hui de l'industrie du luxe traditionnelle.
16:52Je dis bien qu'il a parfaitement ciblé.
16:54On voit, il y a deux freins.
16:57Le premier fin, en effet, il est administratif, il est législatif.
17:00Et aujourd'hui, clairement, on peut faire beaucoup plus de choses en Suisse qu'en France.
17:04Et les géants du luxe étant français, il y a cette interrogation de ne pas être fort dans son territoire.
17:11Ça, c'est le premier point.
17:12Le deuxième point, en effet, il est technologique.
17:14En fait, et on le voit à la maison épigénétique, l'IA est omniprésente.
17:20En fait, pourquoi l'IA est omniprésente ?
17:23Passer une semaine en Suisse va vous changer la vie, l'espace d'une semaine.
17:28Puis après, on revient à un style de vie classique.
17:30L'IA est là pour vous conseiller, être un vrai compagnon pour vous guider.
17:34Oui, pour avoir ce côté ultra personnalisé.
17:36On attend une réponse individuelle.
17:37On n'attend pas une réponse, la réponse de massification du luxe.
17:43On attend justement ce qui me correspond.
17:46Individuel et contextualisé.
17:48La réponse qu'on va vous donner va dépendre de comment vous avez dormi hier,
17:53quelles sont vos échéances professionnelles,
17:55si vous avez du jet lag parce que vous revenez de voyage, etc.
17:59Donc, on s'attend à une contextualisation d'une réponse extrêmement individualisée.
18:04Il n'y a que la technologie qui peut industrialiser l'individualisation de ces données
18:10et reconnecter les données lifestyle qui viennent, par exemple, de wearable
18:14avec des données médicales structurées pour que ce soit consistant.
18:18Notre opportunité technologique, elle est juste incroyable.
18:22C'est qu'on peut reassembler des données qui, aujourd'hui, sont en silo par spécialité médicale
18:29parce qu'on a tellement appris sur les dernières décennies
18:31qu'on a été obligé de l'organiser par spécialité.
18:34Mais maintenant, la technologie nous permet de repartir et de revenir à quelque chose de très 360.
18:41Et comme le disait Clara, tout l'aspect mental et l'aspect paramédical aussi
18:47est devenu un élément absolument essentiel de cette approche holistique.
18:52C'est un peu la même confrontation qu'on a pu avoir sur des décennies précédentes
18:56entre le paramédical, une médecine douce qui nous enveloppe
19:00et la médecine traditionnelle, finalement.
19:03Oui, mais vous savez, on n'a qu'une vie.
19:05Alors, on a des approches qui sont différentes.
19:07C'est un continuum.
19:08On ne peut pas attendre l'aspect symptomatique.
19:11Aujourd'hui, pour dire les choses clairement, on meurt de maladies chroniques.
19:15Il y a quatre grandes maladies chroniques.
19:17La plupart de ces maladies, elles démarrent 10 ans, 20 ans, 30 ans avant d'être symptomatiques.
19:21Et donc, en fait, ça veut dire quoi ?
19:23Il faut améliorer nos diagnostics et suivre nos données le plus possible.
19:27Il nous faut donc des outils.
19:29Il faut des outils individuels, des outils très sophistiqués.
19:32Il y a des outils plus simples.
19:34Et puis, il y a le phénomène de l'industrialisation,
19:36de la mise à disposition du plus grand nombre qui va nous aider.
19:39On en reviendra toujours à ce fameux accès aux soins.
19:41Mais néanmoins, la longévité, en fait, il y a une vie d'asset derrière.
19:45Il faut avoir une vraie philosophie de vie, mais le luxe est un raccourci, si vous voulez.
19:49Et pour répondre aujourd'hui, concrètement, il y a un groupe qui veut être à l'avant-garde du sujet,
19:55c'est Kering.
19:56Vous voyez, aucun autre président, enfin, Lucas Dimeo, pour ne pas le citer,
20:01qui dit clairement, les moteurs de croissance pour Kering, c'est wellness, longévité, ici.
20:07Et si je fais un...
20:08Parce que lui-même n'a pas une approche du luxe traditionnel.
20:10Exactement, d'outsider.
20:12Donc, il voit cette diagonale, entre guillemets.
20:15Mais il y a tellement de choses à faire.
20:17Là, on revient deux secondes sur le wellness, qui est quand même extrêmement intéressant.
20:21Quand on voit, confirmé, le business du wellness dans l'univers hôtelier,
20:27ça représente 10% du chiffre d'affaires.
20:29En fait, ça représente exactement ce que représentait la restauration il y a 20 ans.
20:34Donc, il y a un pipeline vraiment de croissance pour l'hôtellerie de luxe sur wellness et longévité.
20:41Mais aujourd'hui, longévité étant le désir absolu,
20:43il faut connecter forcément la wellness avec la question de longévité.
20:46Et Clara Ardoux, c'est aussi générationnel ?
20:49Alors, c'est générationnel, mais pas que, parce que je pense que ça parle à plusieurs générations.
20:53Et c'est ça qui est hyper fort.
20:55Et en fait, dans cet esprit d'apporter une réponse très individualisée,
20:59parce que c'est sur son propre parcours de santé,
21:01ça a une notion aussi très communautaire.
21:03Ça rassemble aussi les gens, ça peut rassembler des générations.
21:06Et du coup, ça connecte.
21:07Et ça, vraiment, se sentir faire partie d'eux aussi quelque chose,
21:10ce sentiment d'union, c'est aussi clairement dans les attentes des clients du luxe.
21:14Et une égalité des sexes aussi.
21:16C'est extrêmement intéressant sur la longévité féminine qui devient un vrai sujet ici.
21:20Oui, alors que ça a souvent été sous-traitée.
21:22Alors que la biologie féminine a été sous-traitée.
21:24Donc, les femmes vivent plus longtemps, mais en moins bonne santé, entre guillemets, ici.
21:28Et donc là, on voit vraiment un rapport au biohacking féminin qui est en train d'être autant de femmes
21:35que d'hommes
21:35qui viennent biohackers, en particulier Gen Z.
21:37Mais justement, est-ce que ce n'est pas là que pour l'industrie du luxe traditionnel, c'est un
21:43point d'entrée ?
21:44On a la difficulté d'aller chercher la Gen Z ou alors d'avoir un discours convaincant.
21:49Et là, le fait d'être dans la santé préventive, de la prendre le plus tôt possible
21:53et d'être porté par cette idée de longévité, c'est un point d'entrée.
21:57Alors, c'est un point d'entrée, mais pas pour toutes les marques.
21:59Parce qu'il faut quand même une légitimité, un ancrage.
22:03Oui, là, il faut que la greffe, elle soit crédible.
22:05Parce que sinon, il n'y a plus de crédibilité, parce qu'on parle d'une science.
22:08Donc, il y a vraiment cet aspect de crédibilité.
22:10C'est la grosse difficulté d'avoir crédibilité et rêve.
22:13Tout à fait, parce que pour les marques de luxe, c'est plutôt un axe qui vise l'ultra, les
22:18ultra-riches.
22:18Donc, c'est 2% de la clientèle qui représente à peu près 40% des dépenses.
22:22Donc, c'est là aussi où le point d'entrée n'est pas toujours évident dans les business models.
22:27Alors que l'enjeu, et vous le disiez, Anna Goua, c'est d'amener la crédibilité,
22:31l'expertise scientifique, médicale, etc., la rencontre, la transmission de l'ensemble
22:37et la rencontre entre tous les segments, mais de démocratiser, de prêcher presque.
22:43De prêcher, alors oui.
22:44D'évangéliser.
22:45Évangéliser, c'est un grand mot, mais en tout cas, effectivement, de le rendre sexy, en fait, ce sujet.
22:51On a la chance pour revenir sur les jeunes Z aussi, mine de rien,
22:53que c'est forcément des générations qui sont beaucoup plus à l'aise avec les technologies aussi,
22:57avec les objets connectés.
22:59Donc, je pense que la porte d'entrée pour eux, elle commence déjà là.
23:02Ils ont une Apple Watch.
23:04Il y en a qui portent des montres connectées.
23:06Donc, c'est une manière déjà de mettre le pied, finalement, dans cette question-là.
23:10Bon, on aura l'occasion largement d'y revenir et de faire les bilans au fur et à mesure
23:15de ce que prend comme place la longévité et dans le discours des maisons de luxe traditionnelles,
23:20mais pas que.
23:21On l'a vu, c'est plus global et voué à se démocratiser.
23:25Il y a derrière, en toile de fond, le vrai sujet de l'accès aux soins
23:27et du rapport à la santé aussi en France, mais pas que.
23:31Merci à tous les quatre d'avoir été dans Iconic Business.
23:33C'est une émission, bien sûr, à retrouver dès à présent en podcast et en replay
23:49sur la bfmbusiness.com.
23:50Et on se retrouve tous les vendredis en télé et radio à 21h.
23:56Iconic Business, le luxe by BFM Business.
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