- il y a 2 jours
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00:00pour sa pelouse, cette fois 2 à 0 face au Dinamo Zagreb.
00:03En attendant, à partir de 21h, Lyon qui affronte le Macabit à l'Aviv
00:07sur la pelouse neutre du club serbe du Bakatopola.
00:10Et puis en Ligue Europa Conférence, cette fois la 3ème Coupe d'Europe.
00:14Strasbourg se mesurera à Crystal Palace et ce sera également à 21h.
00:18Pour l'heure, 20h04 sur France Info, les informés, Victor Maté et ses invités.
00:3020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:43Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16.
00:48De la TNT à la une, ce soir une génération prête à se lever pour la patrie.
00:53Ce sont les mots d'Emmanuel Macron au moment aujourd'hui d'annoncer la création d'un service militaire volontaire
00:59dès l'été prochain.
01:00Le président de la République en a livré les détails.
01:02Est-ce la bonne formule dans un contexte de tensions et de guerres à l'international ?
01:06Nous en débattons dans un instant.
01:08Il sera aussi question dans ces informés de ce vote à l'Assemblée
01:11pour nationaliser ou non ArcelorMittal, le géant de l'acier en crise,
01:16à l'image du secteur, division dans la classe politique.
01:18Alors que des objectifs européens, en matière écologique notamment, ont été fixés.
01:23Pour en parler ce soir, nos invités, Béatrice Mathieu, bonsoir.
01:26Bonsoir.
01:26Grand reporter à l'Express, spécialiste des questions économiques.
01:30Bonsoir Richard Verly.
01:31Bonsoir.
01:31Correspondant France et Europe pour le média suisse Blic.
01:34Patricia Allémonière est avec nous.
01:36Bonsoir et bienvenue Patricia, grand reporter spécialiste des questions internationales.
01:41Et Bruno Cotteres, bonsoir.
01:42Bonsoir.
01:42Bonsoir.
01:42Chercheur CNRS au Cébipof, le centre de recherche de la vie politique de Sciences Po Paris
01:47où vous enseignez également.
01:49C'est désormais officiel.
01:53Emmanuel Macron confirme le retour du service militaire en France mais sous la forme du volontariat.
01:58Et ce, dès l'été prochain, le chef de l'État qu'il a annoncé lors d'un déplacement sur le site militaire de Vars dans le département de l'Isère.
02:05Un nouveau service national va être institué progressivement dès l'été prochain.
02:14Notre nation n'a le droit ni à la peur, ni à la panique, ni à l'impréparation, ni à la division.
02:25La peur au demeurant n'évite jamais le danger.
02:31La seule façon de l'éviter, c'est de s'y préparer.
02:36Emmanuel Macron à la mi-journée.
02:37Richard Verlis, là, va aller très vite.
02:40La mise en place de ce nouveau service militaire volontaire dès l'été prochain, dès le chef de l'État.
02:45Oui, mais de manière quand même modeste.
02:46On parle de 3000 jeunes qui, à l'horizon 2026, rejoindraient ce service militaire sur la base du volontariat.
02:543000, c'est quand même relativement timide par rapport à l'objectif 2035 qui est de 50 000.
02:59Donc, je crois que la volonté, c'est d'y aller par étapes.
03:01D'abord parce qu'il y a des contraintes financières qui sont réelles.
03:04Ensuite, parce qu'il va falloir reformer des cadres militaires pour encadrer ces jeunes qui vont arriver.
03:09Il va sans doute falloir aussi réhabiliter des installations pour les loger, pour les accueillir, etc.
03:15Je crois que l'accent va être mis aussi sur cette journée de préparation,
03:19enfin cette journée diagnostique, on peut dire, par laquelle vont devoir passer tous les jeunes.
03:24Et c'est ce moment-là où on leur proposera.
03:26Ce que l'on appelait jusque-là la journée d'appel qui se formera, dit Emmanuel Macron, en journée de mobilisation.
03:31Voilà, donc je crois qu'on n'est pas encore, on ne sera pas en 2026 au schéma tel que le président de la République l'a en tête.
03:38L'idée, c'est d'y aller par étapes.
03:41Par contre, l'élément qui, pour moi, va être vraiment révélateur, c'est combien de vocations,
03:45combien de jeunes vont se présenter, vont taper à la porte en disant, on est volontaires.
03:50S'il y en a, par exemple, 10 000, qu'est-ce qu'on fait ?
03:52Comment on élimine ?
03:53Ou comment on met de côté les 7 000 pour n'en garder que 3 000 ?
03:56Il y a quand même déjà, à ce niveau-là, pas mal de questions qui vont se poser.
03:59C'est une bonne question, Patricia Alémonier.
04:00Comment ils vont être choisis, ces volontaires ?
04:02Ils ne seront pas tous pris, dans quelque sorte.
04:05Alors, on peut inspirer des modèles qui sont à l'international, dans les autres pays européens,
04:11où, en fait, dans les pays qui ont des services militaires définis comme obligatoires,
04:16en fait, il y a très peu de jeunes qui font leurs services militaires.
04:21Ils sont sélectionnés en fonction des critères.
04:23Et les critères, c'est les besoins de l'armée.
04:25Elle a besoin de quel type, de quel profil.
04:29Et, en fait, ils sont un peu tirés au sort en fonction, effectivement, de leurs profils
04:33et des besoins de l'armée.
04:34Et parce que l'armée, Dieu sait si elle a freiné sur le rétablissement d'un service militaire obligatoire,
04:42en n'en ayant ni les moyens.
04:43Enfin, il y a quand même eu une attrition de 50 000 personnels de l'armée,
04:47donc ce qui est quand même énorme.
04:48Donc, elle a freiné.
04:49Elle n'en avait pas les moyens.
04:50Elle n'avait plus les casernes.
04:51Elle n'avait plus les formateurs, comme vous le dites très justement.
04:53Enfin, bref, ce n'était pas possible.
04:55Elle est occupée.
04:55Elle ne peut pas faire professeure en même temps.
04:58Donc, c'est pour ça, d'abord, que tout va aller assez lentement.
05:01Parce qu'il faut d'abord reconstruire.
05:03On parle de construction, de bâtiment quand même.
05:06Après avoir détruit ou revendu, on parle de construction.
05:09Donc, tout ça va aller très lentement.
05:12Et à terme, effectivement, c'est pour répondre aux besoins,
05:15parce qu'il n'y a pas assez de masse.
05:17Parce que le problème de l'armée, ce n'est pas tant ces jeunes qui vont faire le service,
05:20c'est la réserve.
05:21Le jour où il pourrait y avoir un conflit.
05:24Et ces jeunes sont destinés, en fait, le but de ce service militaire,
05:28c'est de former des gens qui vont aller dans la réserve.
05:29Réserve qui compte actuellement, c'est quoi ?
05:31Un peu moins de 40 000 hommes.
05:33Et l'objectif, c'est 100 000.
05:34L'objectif, 100 000, effectivement.
05:36Béatrice Mathieu, je vois que vous vouliez réagir.
05:38Oui, oui, oui.
05:40Je pense que la séquence d'aujourd'hui, en fait, c'est l'aboutissement
05:42d'une séquence qui a commencé déjà avec les propos,
05:46il y a quelques jours, du général Mondon sur...
05:49Le chef d'état-major des armées.
05:50Le chef d'état-major des armées.
05:51Devant les maires de France.
05:52Devant les maires de France.
05:53Qui était, à mon avis, très...
05:56Donc, c'était piloté.
05:58Il n'a pas dit ça par hasard.
06:00Et donc, il y a une séquence.
06:01C'est l'aboutissement d'assez.
06:02On peut rappeler, même si on l'a beaucoup dit, ces propos ?
06:04Oui, en fait, que les jeunes, en fait, la France avait besoin de ses enfants.
06:11Et donc, il l'a dit au congrès des maires de France.
06:15On voit bien que c'est les élus qui sont les plus proches, en fait, du terrain
06:18et de la vie des gens.
06:20Avec ces propos un peu chocs, disant que la France va être prête à perdre ses enfants.
06:24Voilà, c'est ça.
06:24En cas de conflit.
06:25Et donc, c'est l'aboutissement d'une séquence très politique.
06:30Ce qui est vrai, c'est que ça, il va y avoir un coup
06:34qui est évalué à un peu plus de 2 milliards d'euros,
06:381,4 milliard sur la question des infrastructures.
06:41Il faut voir aussi qu'Emmanuel Macron ait cette question du service militaire obligatoire.
06:47Là, il est volontaire.
06:48Mais si on reprend en 2017, lors de la première...
06:50C'était dans son programme.
06:51C'était dans son programme.
06:52Il voulait faire donc un service militaire obligatoire d'un mois.
06:56A l'époque, c'est un autre monde.
06:58Les militaires s'y étaient opposés, invoquant d'abord le coût.
07:02On avait dit que ça coûte déjà pour remettre en place toutes ces infrastructures.
07:08C'était évalué entre 15 et 20 milliards d'euros.
07:10Et après, un coût en régime de croisière de 2 à 3 milliards.
07:14Il avait abandonné ça pour des raisons budgétaires à l'époque,
07:18pour basculer sur le CNU.
07:19Et on voit bien qu'il ne marche pas, qu'il coûte très cher,
07:23qu'il ne correspond pas d'ailleurs à ce dont on a besoin.
07:26Mais cette question budgétaire, on y reviendra,
07:30elle est très importante, déjà pour 2026,
07:35parce qu'il faut avoir un budget.
07:37Vous avez évoqué le SNU, le service national universel,
07:40effectivement mis en place par Emmanuel Macron,
07:42et qui est en quelque sorte de facto enterré
07:44avec ce retour du service militaire volontaire.
07:47Un nouveau service dont se réjouit sur France Info.
07:49On va l'écouter.
07:50Le général Patrick Dutartre qui explique, selon lui,
07:52l'un des intérêts de cette nouvelle base de volontaires.
07:54Quand vous avez 200 000 hommes d'armée professionnelle
07:58qui, pour certaines unités, peuvent être déployés très rapidement,
08:02il est important que vous ayez des personnes
08:03qui surveillent vos casernes, surveillent vos camps,
08:07protègent vos bases aériennes,
08:09fassent des missions de sentinelle
08:10que les gens d'actifs feraient moins éventuellement.
08:13C'est ça l'un des objectifs, Bruno Cotteret,
08:15soulager les militaires professionnels de certaines missions.
08:17C'est ça, des objectifs.
08:18Il y a un objectif, je pense, qui est effectivement
08:19de créer un vivier de gens qui vont après peut-être rentrer
08:23de manière permanente.
08:26Parce que ce qui n'est pas clair,
08:27c'est la durée des contrats qu'on va proposer aux gens.
08:30Est-ce que ça recrute, au fond,
08:34pendant une seule durée de dix mois
08:35et après, dans la réserve ?
08:38C'est ce qui a été dit pour l'instant,
08:39un mois de formation, neuf mois au point de l'armée.
08:41Après, est-ce que c'est un vivier pour aller recruter
08:43des militaires, au fond, permanents ?
08:46Et puis, effectivement, la question du coût
08:49et puis de la philosophie générale.
08:51C'est sans aucun doute, effectivement,
08:53pour aider, au fond, c'est un peu le rôle
08:54qu'avaient les militaires du contingent.
08:56Au fond, c'est un peu ce qu'on faisait
08:58quand on faisait son service militaire.
09:00On aidait très largement sur des missions
09:02comme des missions de garde,
09:05de surveillance, de fonctionnement
09:07de la caserne où on était,
09:08de participation aux services généraux,
09:10de participation aux services techniques,
09:11aux services administratifs.
09:13En tout cas, moi, c'est le souvenir
09:15que j'ai demandé à des services militaires
09:17et qui était en même temps
09:19quelque chose qui faisait connaître
09:21l'armée de l'intérieur.
09:22C'est vrai qu'un an, dans l'armée,
09:24on connaissait vraiment l'armée de l'intérieur,
09:26comment ça fonctionne,
09:28la rencontre avec les galons,
09:29le sens de la hiérarchie.
09:30Voilà, donc je pense qu'il y a aussi
09:31tout ça qui est de préparer des gens,
09:34effectivement, lorsqu'ils sont mis dans la réserve,
09:36à être un peu plus affûtés
09:38sur comment ça fonctionne
09:41et qu'est-ce qu'il faut faire.
09:42Et les missions, effectivement,
09:42ce sont largement,
09:44on l'entendait tout à l'heure,
09:45des missions d'appui,
09:46d'assistance logistique, technique.
09:49Pour le moment,
09:50on ne parle pas vraiment
09:50de le chef de l'État,
09:52là, me semble-t-il exçu,
09:53de combattant.
09:54Ce n'est pas de ça dont il s'agit.
09:56Il a même voulu rassurer
09:56sur ce point.
09:57Richard Verdi,
09:58vous vous êtes interrogé
09:59pour votre média blic
10:01sur la nécessité
10:02de ce nouveau service militaire.
10:04Vous dites pourquoi vouloir grossir
10:05les effectifs
10:06alors que l'enjeu militaire
10:07est avant tout, selon vous,
10:08celui des équipements.
10:10Est-ce que vous avez la réponse, désormais ?
10:11Oui, alors, d'autant qu'il est
10:12l'enjeu des équipements
10:13sur deux plans.
10:14D'abord, ces jeunes,
10:16au début 3 000,
10:17et ça doit rentrer
10:18à 50 000,
10:19il va falloir les équiper.
10:20Déjà, eux,
10:21il va falloir les équiper.
10:22C'est-à-dire, en gros,
10:23comme le disait un général
10:24à qui j'ai parlé,
10:25il faudra deux treillis,
10:26deux paires de chaussures,
10:27deux casques,
10:28enfin, voilà.
10:29Ce n'est pas rien,
10:29mine de rien,
10:30cet équipement,
10:31surtout quand ils seront 50 000.
10:333 000, ça va encore.
10:34Puis, la deuxième chose,
10:35c'est qu'il faudra,
10:35et là, Patricia l'a dit,
10:37s'assurer que dans les domaines
10:38où on va les affecter,
10:40il y aura de l'encadrement,
10:42il y aura une mission à faire
10:43et qu'il y aura l'équipement
10:44pour effectuer cette mission.
10:46Ça aussi, ça demande
10:47une montée en gamme
10:48assez importante.
10:49Moi, je le vois bien
10:50puisque je connais l'exemple suisse
10:51où vous avez toujours une armée
10:52assez particulière,
10:53je ne vais pas m'étendre,
10:54qui est l'armée de milices,
10:55c'est-à-dire que vous faites
10:56des périodes dans l'armée
10:57quand vous êtes jeune en Suisse,
10:59mais quand vous arrivez,
11:00vous êtes complètement pris en charge,
11:02vous avez votre fusil d'assaut
11:03qui vous attend,
11:04vous l'avez même à la maison
11:06mais on enlève le chargeur,
11:07vous avez un certain nombre
11:09d'infrastructures
11:09qu'il va falloir recréer.
11:11Et puis, dernière question
11:12qui est quand même importante,
11:14c'est comment vous gérez
11:15ces jeunes pendant cette période ?
11:16Parce que le service militaire
11:18de l'époque,
11:19on y était habitué,
11:20l'armée avait l'habitude,
11:21elle avait l'habitude
11:22des récalcitrants,
11:23des pas récalcitrants,
11:24des gentils,
11:24des pas gentils,
11:25elle savait faire.
11:26Là, aujourd'hui,
11:28l'armée française
11:28sait-elle encore faire ça ?
11:30Alors, c'est pour ça aussi
11:31qu'on va y aller par étapes.
11:32Et sur l'efficacité
11:33de ces troupes supplémentaires,
11:34Patricia Lémoniard,
11:35pourquoi est-ce qu'on ne recrute pas
11:36directement dans l'armée professionnelle
11:38ou chez les réservistes
11:39dont on parlait tout à l'heure ?
11:41Parce que, justement,
11:42on a un problème aussi.
11:44Un, le recrutement,
11:45alors on dit,
11:45les armées disent
11:46qu'il n'y a pas de problème.
11:46Mais enfin, si,
11:47il y a surtout un problème
11:48pour garder.
11:49Parce que moi,
11:50quand j'ai accompagné
11:51plusieurs fois
11:52et régulièrement
11:53des militaires sur le terrain,
11:55en fait,
11:56alors ces jeunes qui,
11:57pour les plus jeunes,
11:58venaient là, en fait,
11:59pour l'aventure,
12:00pour l'international,
12:01pour partir en Afghanistan,
12:03pour partir en Afrique,
12:04galvaniser, etc.
12:05Tout ça.
12:05Ce qu'ils découvraient,
12:06c'est quand même
12:07quelque chose d'essentiel
12:08qui leur apprenait
12:09quelque chose
12:10qui n'existe plus
12:11dans notre société,
12:12c'est la cohésion.
12:13C'est le groupe.
12:14Ça, je vais vous dire,
12:15moi, ça m'a énormément marquée.
12:17Les premières fois
12:17où j'ai participé
12:18à des opérations
12:20donc de terrain
12:20longtemps avec l'armée,
12:22de voir quelque chose
12:23qui n'existe plus
12:24dans notre monde
12:24où c'est l'individualité
12:25qui est primée,
12:26en plus avec les réseaux sociaux.
12:28Et là, non,
12:29le groupe fonctionne.
12:30Même avec les détestations,
12:32j'embellis pas,
12:33mais le groupe fonctionne
12:34au-delà de la détestation.
12:35Donc, effectivement,
12:36il y a un esprit de cohésion,
12:38mais néanmoins,
12:40ils restent gardés.
12:42Parce que ces jeunes
12:43qui passent au bout de 5 ans,
12:45bon nombre s'en vont.
12:46Et là, l'armée,
12:47elle a un problème.
12:48Donc, c'est pas tant
12:49de les recruter là
12:51et peut-être
12:52de les amener à l'armée.
12:53Je crois que le vrai problème
12:54de l'armée française aujourd'hui,
12:56c'est de garder
12:57ces soldats formés,
12:59efficaces,
12:59et même ces jeunes
13:00qui seront un peu formés,
13:02s'ils passent dans l'armée,
13:03de les garder après
13:04parce qu'il faut leur offrir
13:05des possibilités d'évolution.
13:08Et la hiérarchie
13:08entre ceux
13:09qui ont fait
13:09les grandes écoles
13:10et ceux qui n'ont pas fait
13:11les grandes écoles,
13:12je peux vous dire
13:12au sein de l'armée,
13:13ça existe.
13:14Sur la question de la cohésion,
13:15justement,
13:16Béatrice Mathieu,
13:16elle existe peut-être
13:17au sein de l'armée
13:18et des soldats eux-mêmes.
13:20L'historienne spécialiste
13:21des questions militaires,
13:22Bénédicte Chéron,
13:23qu'on entendait
13:24il y a quelques jours
13:24sur France Info.
13:25Elle dit que le rapport
13:26entre engagement militaire
13:27et patriotisme
13:28au sein de la société,
13:29il a disparu finalement.
13:30Il existait peut-être
13:31entre 1870 et 1918,
13:33mais ça fait un siècle
13:34que finalement,
13:35ça ne pèse plus vraiment
13:36sur la société entière.
13:37Oui, oui.
13:38C'est le vrai problème
13:39de la France d'ailleurs.
13:41C'est d'ailleurs
13:43le rapport de la France
13:44très particulier
13:45avec son drapeau
13:46et ça renvoie
13:47à des questions politiques.
13:50Et je pense
13:52qu'une des vertus
13:53quand même
13:54du service militaire
13:55à l'ancienne
13:56que vous avez vécu,
13:57qu'on n'a pas vécu, nous.
13:58On précise
13:59que ce nouveau service
14:00est ouvert aux femmes.
14:01Est ouvert aux femmes.
14:02Mais qui était
14:03que tout le monde,
14:05c'était quand même
14:06de faire corps,
14:07c'était de réunir
14:07pendant un certain temps
14:09des jeunes d'univers
14:10et sociaux
14:11de régions
14:13très différents
14:14quand même
14:15et d'arriver
14:17pendant un moment
14:19de faire corps.
14:21et c'est quand même
14:24peut-être aussi
14:25l'objectif
14:26de ce nouveau
14:28service militaire
14:29volontaire
14:30dans une société
14:31qui est extrêmement
14:32fragmentée
14:33et extrêmement
14:34individualiste.
14:36Bruno Cotteres,
14:37le chef de l'État
14:37qui a aussi dit
14:38que la jeunesse
14:39avait soif d'engagement
14:40aujourd'hui,
14:41que la nation
14:41était prête,
14:42qu'une génération
14:43était prête
14:44à se lever
14:44pour la patrie.
14:45Est-ce qu'elle a soif
14:46d'engagement
14:47uniquement militaire
14:47cette jeunesse ?
14:48Non, elle n'a pas
14:49que soif d'engagement
14:50militaire.
14:50D'abord sur la question
14:51du patriotisme,
14:53je suis prudent,
14:54on a tendance
14:54à un peu exagérer
14:55l'idée,
14:56mais en fait,
14:57on le mesure
14:57dans plein d'enquêtes
14:58d'opinions,
14:59on voit que le niveau
14:59de patriotisme
15:00est élevé.
15:01Les gens déclarent
15:02qu'on doit être
15:03à des taux
15:03de 90%
15:04fierté d'être français,
15:05par exemple.
15:07C'est quand même
15:07un élément important
15:08du patriotisme,
15:09d'être fier de son pays.
15:10Il y a très peu
15:11de personnes
15:11qui disent
15:12j'ai honte
15:12d'être français.
15:13Il y en a évidemment,
15:13mais ce n'est pas vraiment,
15:14c'est très minoritaire.
15:17Quand on rentre
15:17dans le détail,
15:18qu'on demande aux gens
15:19alors être français
15:20c'est quoi ?
15:21Les gens disent
15:22c'est respecter
15:22les règles du jeu.
15:23Alors c'est peut-être
15:24là où il y a
15:24un effort à faire
15:25dans le pays,
15:27de redonner ce sens
15:28au fond
15:29si on respecte
15:30les règles du jeu.
15:31Mais du coup,
15:32ça pose une autre question.
15:33Si on respecte
15:33les règles du jeu,
15:34est-ce qu'on en est payé
15:35de retour
15:35par le système
15:36économique,
15:38social ?
15:39Peut-être que c'est ça
15:39aussi un des problèmes
15:40du pays.
15:42Alors est-ce qu'un service
15:43militaire
15:45peut redonner
15:46ce sens
15:47de l'engagement
15:48au service
15:49effectivement
15:49du collectif,
15:51au service de la nation ?
15:52Notamment chez les plus jeunes ?
15:53Chez les plus jeunes,
15:54peut-être que ça peut
15:55ne pas faire de mal,
15:56mais c'est vrai
15:57qu'il n'y a pas
15:57qu'une soif
15:57d'engagement militaire,
15:58il y a une soif
15:59d'engagement dans le pays.
16:00Il faut bien distinguer
16:01la vision négative
16:02qu'a le pays
16:03de la politique.
16:04Là, c'est vraiment terrible.
16:06Terrible,
16:06notamment en ce moment,
16:07la vision de la politique,
16:09c'est que
16:09il faut vraiment
16:11prendre ses jambes
16:12à son coup
16:12et fuir
16:13l'univers de la politique.
16:15Par contre,
16:15il y a des talents cachés
16:17dans la société française,
16:18des réservoirs possibles
16:19d'engagement citoyen.
16:20Il y a plein de gens
16:21qui ont envie
16:21de faire des choses
16:22pour les autres,
16:23d'être utiles
16:24pour les autres.
16:25Le sens du bien collectif
16:26n'a pas disparu.
16:27Il y a beaucoup de gens
16:28qui, dans leur vie
16:29de tous les jours,
16:30font du bien aux autres,
16:31s'occuper des siens,
16:32s'occuper de ses voisins,
16:34prendre soin des autres.
16:35C'est le dynamisme
16:36du secteur associatif.
16:37Ça existe.
16:38Ça existe.
16:38Et donc,
16:40je ne suis pas sûr
16:40qu'on ne se raconte pas
16:41en même temps
16:41une grosse histoire
16:42sur l'idée
16:43qu'il n'y a plus de civisme,
16:45tout s'effondre
16:46et qu'il faut vite,
16:48vite, vite
16:49retourner dans les casernes.
16:51Béatrice Mathieu.
16:52En même temps,
16:53la jeunesse a quand même été,
16:57a grandi dans un monde
16:58d'illusions,
16:59d'illusions d'un côté
17:02de la mondialisation heureuse
17:03et on voit bien
17:04que ça,
17:06on en revient
17:06et que c'est très difficile,
17:08et d'illusions
17:09de la démocratie éternelle
17:12en Europe,
17:13qu'il n'y aurait plus
17:14jamais de guerre en Europe.
17:15Donc,
17:16on vit aujourd'hui
17:17une crise aussi
17:19de désillusions,
17:21de retour au réel
17:22qui est extrêmement difficile
17:23à vivre
17:23pour des jeunes
17:25qui ont été élevés
17:26dans ce monde-là aussi.
17:27Oui, moi je me pose
17:28quand même quelques questions.
17:29Alors, pardonnez-moi
17:30de prendre peut-être
17:30une casquette un peu helvétique,
17:32mais d'abord celle
17:32de la rémunération.
17:34800 euros,
17:34ça me paraît quand même
17:35assez bas,
17:38notamment pour attirer
17:39des jeunes diplômés,
17:41des jeunes qui ont déjà...
17:43Alors, oui,
17:44si on compare justement
17:45vu que vous avez
17:45votre casquette helvétique,
17:46si on compare avec
17:47la Suisse,
17:48c'est le deuxième élément...
17:49C'est obligatoire
17:49de 4 mois,
17:50c'est ça actuellement ?
17:51Oui, mais alors en Suisse,
17:52si vous venez par exemple
17:53d'une entreprise,
17:54si vous êtes déjà employé,
17:55l'État va rembourser
17:57l'entreprise.
17:57Donc, vous continuez
17:58à percevoir votre salaire
17:59normalement,
18:00mais c'est l'État.
18:00Est-ce que ce genre
18:01de dispositif
18:02va entrer en France ?
18:03Je trouve que ce serait bon
18:04que des jeunes
18:05qui sont déjà en entreprise
18:06puissent se porter volontaire.
18:08Bref, et puis l'autre...
18:09Avec l'idée, on le rappelle,
18:10Emmanuel Macron a insisté dessus
18:12que ce service
18:13était destiné
18:13aux jeunes de 18 à 19 ans,
18:15donc très jeunes
18:16après la sortie du lycée,
18:19comme il y en a de césure,
18:20même a-t-il précisé.
18:20D'accord, mais est-ce que c'est ça
18:21qu'on veut dans une armée ?
18:22Voilà, tout ça,
18:22c'est les interrogations
18:23que je me pose.
18:24J'en ajoute une
18:25qui me paraît quand même
18:26importante,
18:27c'est que comment vous gérez
18:28les désillusions,
18:30je l'ai dit tout à l'heure,
18:30de ceux qui se porteront volontaires
18:32et qui ne seront pas retenus ?
18:33Parce que ça aussi,
18:34il va falloir le gérer.
18:35Si vous dites à des jeunes
18:36qui se sentent motivés
18:37« Non, c'est niet »,
18:39ben comment vous faites ?
18:40Donc, ce sont beaucoup
18:41de questions qui sont posées,
18:43ça ne veut pas dire
18:43qu'elles sont mauvaises,
18:44c'est peut-être bien
18:45de se les poser,
18:46mais encore faut-il
18:46pouvoir y répondre.
18:47On a entendu tout à l'heure
18:48l'analyse de Général Patrick Dutarte
18:52dont terre tout le monde
18:53n'est pas d'accord au sein
18:54cette fois de la classe politique.
18:56Le Rassemblement National
18:57milite toujours
18:58pour le retour
18:58d'un service obligatoire.
18:59Quant à Mathilde Panot,
19:00chef de file des députés insoumis
19:02ce matin sur France Info
19:03et Hervé Marseille de l'UDI,
19:05ce n'est pas ni le bon combat
19:07ni le bon moment.
19:08Ce qu'est en train de faire
19:09Emmanuel Macron,
19:10c'est de concentrer le pays
19:12sur des menaces
19:13qui sont incertaines
19:14et de détourner le pays
19:16de menaces qui sont certaines,
19:17notamment celles
19:18du dérèglement climatique.
19:20Ça prend du temps
19:20et ça coûte cher.
19:21Or, on n'a ni temps
19:23ni argent.
19:25Donc, l'intention,
19:27pourquoi pas ?
19:28Mais ça suppose,
19:28si on ne veut pas faire d'erreur,
19:30de ne pas se précipiter.
19:31Bon, si on résume,
19:32Patricia Alimonière,
19:33ce n'est pas le bon moment,
19:34ce n'est pas le bon combat.
19:34Il faudrait, par exemple,
19:36diriger cet argent
19:36pour des combats climatiques
19:37ou autre.
19:38Bon, alors,
19:39effectivement,
19:40Mathilde Panot,
19:41on ne s'attendait pas
19:42à ce qu'elle applaudisse.
19:43C'est attendu
19:45comme réponse
19:46vu tant les positions
19:48anti-gouvernementales
19:50que les positions
19:51à l'international.
19:52On ne va surtout pas
19:53aller ulcérer
19:55Vladimir Poutine.
19:56Donc,
19:57ça,
19:57la réponse a été attendue.
19:59Bon,
19:59l'UDI,
20:00voilà.
20:01Mais je crois
20:02que les propositions
20:04du chef de l'État,
20:05c'est quand même
20:05très ouvert.
20:06Justement,
20:07tout ce dont Richard
20:08vient de parler,
20:09ça va rentrer
20:10en discussion.
20:11Comment on va sélectionner,
20:12comment on va faire ?
20:13On n'en est quand même
20:14qu'au balbutiement,
20:15même si,
20:16dès l'automne 2026,
20:19on doit en avoir
20:193000 sur le terrain.
20:22Quant au sentiment national
20:24qui anime notre jeunesse,
20:26là-dessus,
20:27ou ce désir d'engagement,
20:29de se porter au sein des nations,
20:30les sondages montrent
20:31que ceux qui sont concernés,
20:33qui ont en dessous de 40 ans,
20:35les trentenaires,
20:37ne sont pas du tout
20:38prêts à s'engager demain.
20:41C'est autour de 34-40%.
20:43Ce sentiment d'appartenance
20:47et d'engagement
20:47tant vanté,
20:49c'est surtout les anciens.
20:50Et quand notre amour
20:52pour le prochain,
20:54là encore,
20:54toutes nos ONG,
20:56les associations
20:59dont vous parlez,
21:00etc.,
21:01c'est souvent les plus anciens.
21:02Tout à fait.
21:03Ce n'est pas les jeunes.
21:06Ce service national,
21:09volontaire,
21:10peut peut-être apporter
21:11à une jeunesse
21:12qui n'est quand même
21:12pas biberonnée
21:13à l'associatif,
21:14à l'inverse des anciens
21:15qui se retrouvent.
21:16Mais ce sera purement
21:17militaire après
21:17le chef de l'État.
21:18Mais oui, mais ça donne
21:19un sentiment d'appartenance
21:21à un pays,
21:22à une nation
21:23et un sentiment
21:23que collectif,
21:25on est plus fort
21:26qu'un individu.
21:28Et ça,
21:28c'est très important.
21:29L'idée qu'à jouer,
21:30grouper,
21:31on est plus fort.
21:32C'est ce qu'essaye
21:33de nous dire
21:33sur un plan international
21:34aussi le président Macron.
21:36Mais je dois dire
21:36qu'il n'est pas très écouté
21:37en ce moment
21:38vu ses réussites en France.
21:40Pour revenir à certains
21:41de ses propos,
21:41on l'a entendu tout à l'heure
21:42le chef de l'État
21:43dire pour éviter le danger,
21:45il faut s'y préparer
21:46plutôt qu'alimenter la peur.
21:47C'est l'un des messages
21:48aussi, Bruno Cotteres,
21:49qu'il a voulu faire passer
21:50pour essayer de convaincre
21:51avec ce service militaire
21:52volontaire.
21:53Oui, c'est même le cœur
21:55de son argument
21:56qui est de dire
21:57que je pense que
21:58le chef de l'État
21:59essaye de jouer aussi
22:00sur la mémoire collective
22:01du pays.
22:04Cette idée
22:05qu'il a pu nous arriver
22:07de peut-être pas être
22:08complètement prêts
22:08au moment de grandes échanges
22:10militaires.
22:13Donc, il joue aussi
22:13sur cet effet de mémoire.
22:15On voit que le chef de l'État
22:16mise beaucoup en ce moment
22:18sur les questions internationales,
22:20sur l'Ukraine,
22:21à un moment donné,
22:21vraiment critique
22:22dans les jours qui arrivent
22:23de la situation en Ukraine
22:25et que le chef de l'État
22:26semble avoir un peu
22:29au fond passé
22:31à côté
22:32la vie politique nationale.
22:34Il voit que c'est devenu
22:35très compliqué,
22:36qu'il n'a plus vraiment
22:37le manche
22:38au niveau de la vie politique
22:40nationale.
22:41Donc, il investit
22:41très lourdement
22:42la fonction présidentielle
22:44sur chef des armées,
22:46garant de l'intégrité
22:49territoriale,
22:51garant de notre sécurité
22:52souveraineté nationale.
22:53Et donc, on voit
22:54qu'il veut sans doute
22:54finir son deuxième mandat
22:55sur ces questions,
22:56c'est-à-dire celui
22:57qui aura préparé
22:58le pays un jour
22:59ou qui aura beaucoup
23:00investi la question
23:01de la sécurité.
23:02Le chef d'État
23:03n'abandonne pas
23:04pour autant toujours
23:05ces thématiques européennes,
23:07c'est toujours chez lui
23:07corrélé avec une dimension
23:09européenne
23:10et on retrouve toujours
23:11chez lui l'idée
23:12que la souveraineté nationale
23:13est d'autant plus forte
23:14qu'elle s'exprime
23:15au niveau européen.
23:16Béatrice Mathieu ?
23:17Non, moi, je pense
23:17que la dissuasion,
23:20elle est crédible
23:21quand elle est efficace.
23:24Or...
23:24Est-ce qu'elle l'est,
23:25justement ?
23:25Là, tous les militaires
23:28disent que la France
23:29n'est pas prête
23:30à un conflit
23:33de haute intensité.
23:35Donc, c'est comme si
23:36on disait sur la dissuasion
23:38nucléaire,
23:38c'est pour répondre
23:38à Mathilde Bannot,
23:39mais c'est comme si
23:40on disait sur la dissuasion
23:40nucléaire,
23:41on va réfléchir
23:43à peut-être mettre
23:44en place des ogives.
23:45Ben non, on a des ogives,
23:46on a des sous-marins
23:48nucléaires,
23:48on a des rafales
23:49qui peuvent emporter
23:50des armes nucléaires.
23:52On a une dissuasion
23:54nucléaire crédible.
23:56Voilà.
23:57Donc là,
23:57peut-être il est question
23:58de mettre en place
24:00une dissuasion
24:01militaire
24:02crédible.
24:04On parlait,
24:04Richard Verly,
24:05effectivement,
24:06de la Suisse
24:06tout à l'heure,
24:07votre pays.
24:08On voit que le mouvement
24:09sur ce retour
24:10du service militaire,
24:11qu'il soit obligatoire
24:12ou non,
24:12ne concerne pas
24:13que la France.
24:14Beaucoup de pays
24:15en Europe s'y mettent.
24:16Alors,
24:16la Suède,
24:17il y a des pays
24:18qui ne l'avaient jamais
24:19abandonné,
24:19comme la Finlande,
24:21l'Autriche,
24:21notamment,
24:22l'Autriche pays neutre
24:23comme la Suisse.
24:24Et puis,
24:24il y a des pays
24:25qui reviennent
24:25au service militaire,
24:27mais la raison
24:28est partout la même.
24:29D'abord,
24:29il faut avoir
24:30plus d'effectifs,
24:31il faut avoir
24:31des armées
24:32plus nombreuses,
24:33il faut avoir
24:33un lien plus fort
24:34entre l'armée
24:35et la nation
24:35en prévision peut-être
24:37d'une mobilisation
24:38qui pourrait arriver
24:39dans des circonstances
24:39tragiques.
24:42C'est aussi l'enjeu européen
24:43parce qu'il faut
24:45le front de demain
24:46s'il y en a un
24:46qui s'ouvre
24:47pour l'armée française,
24:49y compris pour les
24:49tout jeunes recrues,
24:50même si on a compris
24:51qu'elle ne serait pas
24:52déployée à l'extérieur,
24:53le front,
24:54ce ne sera pas
24:54la frontière française.
24:56Le front,
24:56ce sera peut-être
24:56la frontière estonienne,
24:57ce sera peut-être
24:58la frontière polonaise.
24:59Donc,
24:59pour qu'une armée
25:00professionnelle puisse
25:01se déployer,
25:02il y a en ce moment
25:03un programme
25:03Schengen militaire
25:05qui consiste à créer
25:06des infrastructures
25:07pour que les troupes
25:08puissent aller
25:08d'un endroit
25:09à l'autre de l'Europe,
25:10pour que ces armées
25:11puissent se déployer,
25:12il en faut d'autres
25:13qui gardent les installations.
25:15Donc,
25:15tout ça procède
25:15de la même logique,
25:16ce qui m'amène à penser
25:17que peut-être,
25:18demain,
25:19il faudrait se poser
25:19la question
25:20d'un service militaire
25:21européen
25:22à la manière
25:23d'un Erasmus
25:24pour les étudiants.
25:25Est-ce qu'il n'y aurait pas
25:26sur la base du volontariat
25:27à créer quelque chose
25:28comme ça ?
25:28Armée professionnelle
25:29en France,
25:29on peut le rappeler aussi,
25:30qui compte pour l'instant
25:31un peu plus de 200 000 hommes.
25:32Patricia Lémonia.
25:33Oui,
25:34alors,
25:34je crois que c'est aussi
25:35cette annonce
25:38rentre effectivement
25:39dans les annonces globales
25:40qui sont de réarmement
25:41au niveau français,
25:42mais aussi
25:43au niveau européen.
25:44Et tout ça,
25:45ce sont des messages
25:47dirigés à Vladimir Poutine.
25:49C'est-à-dire qu'il n'est plus
25:49vraiment utilisé
25:50dans la communication,
25:51le réarmement,
25:51ces derniers temps.
25:52Néanmoins,
25:53c'est de ça
25:53dont il s'agit.
25:55Et donc,
25:56aussi bien
25:57on renforce
25:58nos armées,
25:59et aussi bien
26:00on renforce
26:01les armées
26:01en matériel
26:02et en homme.
26:03Et c'est le seul message,
26:05et je pense que le président Macron
26:06l'a compris
26:07après avoir fait,
26:08après avoir voulu dialoguer
26:09avec Vladimir Poutine,
26:11c'est le seul message
26:12effectivement
26:12que peut comprendre
26:13le président russe,
26:15c'est le rapport de force.
26:16Et donc,
26:16on se réarme
26:18en homme
26:19et en matériel
26:19très tard,
26:21mais bon,
26:21c'est un début.
26:22Vladimir Poutine,
26:23que l'on entendra
26:24dans la seconde partie
26:25des informés.
26:26Restez bien
26:26avec nous,
26:2720h30 sur France Info.
26:31L'info,
26:34Emmanuel Langlois.
26:34Ils ont eu raison
26:35des barreaux
26:36de leurs cellules
26:37avec une simple lame
26:38de scie à métaux
26:39puis ont utilisé
26:39des draps
26:40pour s'enfuir.
26:41Les deux détenus
26:41qui se sont évadés
26:42la nuit dernière
26:43de la vétuste prison
26:44de Dijon
26:44sont toujours en fuite
26:46ce soir.
26:47D'après le procureur,
26:48l'un d'eux est un homme
26:48de 19 ans
26:49au profil dangereux,
26:50déjà incarcéré
26:52à de très nombreuses reprises.
26:53Près d'une centaine
26:54de policiers
26:55ont été mobilisés
26:56pour tenter
26:56de retrouver
26:57les fugitifs.
26:58Environ 200 militants
27:00de la CGT,
27:01dont sa numéro 1,
27:02Sophie Binet
27:03et plusieurs élus de gauche
27:04rassemblés tout à l'heure
27:05devant l'Assemblée
27:06appelant les députés
27:07à voter en faveur
27:08de la nationalisation
27:09d'ArcelorMittal.
27:11Mais avec près
27:12de 300 amendements déposés,
27:14les débats pourraient
27:14s'éterniser.
27:15Le vote doit être organisé
27:17avant minuit ce soir,
27:19heure limite
27:19d'examen des textes.
27:21Elle avait été mise en place
27:22par l'ex-premier ministre
27:23Michel Barnier.
27:24La grande cause nationale
27:252025 dédiée
27:26à la santé mentale
27:28va être prolongée
27:29l'an prochain.
27:29Annonce Matignon,
27:31cette nouvelle phase
27:31doit se traduire
27:32par des actions
27:33plus concrètes
27:34et plus visibles
27:35pour les Français
27:35d'après le communiqué.
27:38Et puis le Louvre
27:38augmente de 45%
27:41le prix du billet d'entrée
27:42pour ses visiteurs étrangers
27:43hors espace économique européen.
27:45À compter de l'an prochain,
27:47ils devront donc
27:47débourser 32 euros,
27:49soit 10 euros de plus
27:49pour déambuler
27:50dans le musée
27:51le plus visité du monde.
27:53La mesure concerne aussi
27:54le château de Versailles,
27:55la Sainte-Chapelle,
27:56l'Opéra de Paris
27:56et le château de Chambord.
27:58Et puis la suite
27:59des prix littéraires
28:01après le Fémina
28:02au début du mois,
28:02Natacha Apana
28:04décroche cette fois
28:04le Goncourt des lycéens
28:06pour la nuit au cœur
28:07chez Gallimard.
28:08Son livre qui raconte
28:09le destin de trois femmes
28:10prises dans la spirale
28:11des violences masculines.
28:12Un mot de football,
28:13la Ligue Europa
28:14et Porto
28:15qui mènent 3 à 0
28:16face à l'équipe de Nice.
28:17On est à quelques instants
28:18de la fin de la partie.
28:19Lille de son côté
28:20mène 4 à 0
28:21à domicile
28:22face au Dynamo Zagreb.
28:25France Info
28:2620h, 21h
28:29France Info
28:31Les informés
28:31Victor Maté
28:33Avec ce soir
28:34Béatrice Mathieu-Grand-Reporter
28:35à l'Express
28:36spécialiste des questions économiques
28:38Richard Verli
28:39correspondant France
28:40et Europe
28:41pour le Média Suisse
28:42Blic
28:42Patricia Lémonière
28:43Grand-Reporter
28:44spécialiste des questions internationales
28:46et Bruno Cotteres
28:47chercheur CNRS
28:48au Cevipov
28:49le centre de recherche
28:50de la vie politique
28:51de Sciences Po
28:53Nous parlions
28:53d'Emmanuel Macron
28:54et de l'annonce
28:55de ce service militaire volontaire
28:57le chef de l'Etat
28:57qui n'a pas prononcé
28:58dans son discours
28:59le nom de la Russie
29:01mais il était bien sûr
29:02dans toutes les têtes
29:02au même moment
29:03où presque
29:04Vladimir Poutine
29:05s'exprimait
29:06lors d'une conférence
29:07de presse
29:07au Kyrgyzstan
29:08le président russe
29:09qui assure
29:10qu'il ne compte pas
29:10attaquer l'Europe
29:11Il faut le croire
29:12Patricia Lémonière ?
29:14Alors s'il y a bien
29:14un homme
29:15qu'il ne faut pas croire
29:16d'ailleurs
29:16entre Gela Merkel
29:17et le président Hollande
29:19peuvent en parler
29:19c'est avec eux
29:20qu'ils avaient tenté
29:21de négocier
29:22le premier arrangement
29:23sur l'Ukraine
29:24souvenez-vous
29:24de 2015
29:25ils savent
29:25qu'il ment
29:26comme il respire
29:27donc s'il y a bien
29:27quelque chose
29:28qu'il ne faut pas croire
29:29c'est le président russe
29:31ce qui est beaucoup
29:31plus inquiétant
29:32dans cette conférence de presse
29:34et j'en serai brève
29:35là-dessus
29:35c'est qu'il a envoyé
29:36il a dit
29:37ok on va discuter
29:38avec les américains
29:39ils sont formidables
29:40et Trump est merveilleux
29:41il a compris la leçon
29:42comme tout le monde
29:42mais ce qu'il a dit
29:44et qui est beaucoup plus
29:45contextualisons peut-être
29:46c'est à propos du plan de paix
29:47c'est du fameux plan de paix
29:48proposé d'abord par les américains
29:50par les américains
29:50le plan en 28 points
29:51en 29 points ou 28
29:53et qui est devenu
29:5418 ou 19 je ne sais plus
29:55remanié par les européens
29:57donc il veut bien discuter
29:59avec les américains
30:00mais ne veut pas discuter
30:01avec les européens
30:02qui sont quantités négligeables
30:04il a déclaré Vladimir Poutine
30:05sur ce point
30:06et après je reprendrai
30:07derrière si vous voulez
30:08je vous laisse reprendre
30:09on va l'écouter
30:09écoutons-le
30:11nous continuons de recevoir
30:14des propositions
30:16visant à mettre fin
30:17aux opérations militaires
30:18ici, là-bas
30:19et partout ailleurs
30:20si les troupes ukrainiennes
30:21quittent les territoires occupés
30:23nous cesserons les hostilités
30:24si elles ne partent pas
30:26nous les chasserons
30:27par la force militaire
30:28je vous laisse reprendre
30:33il ne change pas son propos
30:35il veut conquérir ces oblastes
30:37on le sait
30:37il l'a toujours dit
30:38ce qu'il ajoute
30:40après dans cette conférence de presse
30:42il dit très précisément
30:43le régime ukrainien est illégal
30:46il l'a toujours dit
30:47bon d'accord
30:48ça ne change pas
30:49mais il dit
30:50donc tout accord
30:51est impossible
30:53avec l'Ukraine
30:54puisque le régime est illégal
30:55donc il nous dit
30:57on peut discuter
30:58mais ça serait illégal
30:59ce qui va dans le sens
31:00d'une demande à nouveau d'élection
31:02pour en quelque sorte
31:02chasser vos légumes
31:03oui mais c'est surtout
31:03de dire que tout accord
31:04est impossible
31:05parce qu'il est légal
31:06et donc là
31:07il clôt la discussion
31:08donc il va amuser
31:09les américains
31:10il va nous faire traîner en longueur
31:11et pendant ce temps
31:12la guerre continue sur le terrain
31:13ce qui veut dire
31:13Richard Verlick
31:14tout accord
31:14maintenant
31:15ou même dans les jours
31:16ou les semaines
31:17qui arrivent
31:18semble impossible
31:18sauf si Donald Trump
31:21à un moment donné
31:22véritablement
31:24décide de mettre
31:25la fameuse pression
31:26qui obligerait Poutine
31:28à devenir sérieux
31:29dans une éventuelle négociation
31:31et c'est ce que Donald Trump
31:32refuse à faire
31:33et il s'y refuse tellement
31:34que ces derniers jours
31:35son administration
31:37ou plus exactement
31:38son émissaire spécial
31:39M. Witkoff
31:40a produit 28 points
31:41qui étaient très largement
31:42dictés par Moscou
31:43donc je crois que
31:45Vladimir Poutine
31:46l'expression est mal placée
31:48mais fanfaronne
31:50plastronne
31:51parce qu'il se sent
31:51en position de force
31:52c'est ça la morale
31:53de l'histoire
31:54il a compris
31:55que pour l'instant
31:56Donald Trump
31:57ne lui chercherait pas
31:58des noises
31:58au-delà des sanctions
31:59contre Yukos
32:00et Rosneff
32:01les deux compagnies pétrolières
32:02des sanctions
32:03qui sont entrées en vigueur
32:04il y a quelques jours
32:05première sanction américaine
32:06depuis le début
32:07de la conflit
32:07contre la Russie
32:08et que par conséquent
32:09il peut lui pousser les feux
32:10donc à nouveau
32:12c'est la question
32:12de Donald Trump
32:13qui est très fort
32:14pour fixer des ultimatums
32:16aux Ukrainiens
32:17mais beaucoup moins
32:17pour en fixer en Russe
32:18et on a du mal
32:19à imaginer
32:20Béatrice Mathieu
32:21Donald Trump
32:22poussait justement
32:23Vladimir Poutine
32:24il ne l'a pas fait
32:25depuis bientôt 4 ans
32:26il n'est pas au pouvoir
32:26ça depuis 4 ans
32:27mais même depuis janvier
32:28qu'il est de retour
32:28à la Maison Blanche
32:29il ne l'a pas fait
32:30et de fait
32:31l'homme fort du tandem
32:33Poutine-Trump
32:34et bien plus Poutine
32:35aujourd'hui
32:36on voit bien
32:36dans la relation
32:37entre les deux hommes
32:39et donc
32:39d'une certaine façon
32:41si on revient
32:42sur la question
32:42des sanctions
32:43vous parlez
32:43des sanctions américaines
32:45même si on pense
32:48que l'Europe
32:48aujourd'hui
32:49n'a pas eu son mot à dire
32:50et c'est vrai
32:51dans l'établissement
32:53de ce plan
32:53de paix
32:55elle a toujours
32:57la carte
32:57des sanctions
32:58et notamment
32:58du gel
32:59et de la saisie
33:01des actifs russes
33:03même s'il n'y a pas
33:03accord au sein
33:04de l'UE
33:05c'est une carte
33:06en fait
33:06qu'il doit être
33:07retravaillé
33:08au niveau
33:09du Conseil européen
33:11parce que ça
33:12c'est quelque chose
33:13qui peut
33:14faire
33:15réagir
33:17Poutine
33:18pour accélérer
33:19peut-être
33:20sur un plan de paix
33:20sur le pouvoir
33:21qu'ont ou non
33:22les Européens
33:23et Emmanuel Macron
33:24c'est vrai
33:25que c'est un peu
33:25un des paradoxes
33:27au fond
33:28on n'est pas content
33:29du plan que Trump
33:30met sur la table
33:31mais les Européens
33:32n'ont pas mis
33:32de plan sur la table
33:33et ça c'est un point
33:34vraiment
33:35si on veut compter
33:37davantage
33:37il faut qu'on soit
33:38davantage
33:39dans l'initiative
33:40qu'on montre nous-mêmes
33:41qu'on veut
33:42qu'on veut nous-mêmes
33:43cette paix
33:45qu'on arrive
33:45à concevoir
33:47quelque chose
33:48avec les Ukrainiens
33:49et donc je pense
33:50de ce point de vue-là
33:51l'Europe a un temps
33:53de retard
33:53et c'est vrai
33:54que ça laisse
33:54la possibilité
33:55à la fois à Poutine
33:56de toujours continuer
33:58à avancer vers son objectif
33:59son fameux prix Nobel
34:00de la paix
34:01il n'a pas renoncé
34:02je pense
34:02il n'a pas eu cette année
34:03mais voilà
34:04et puis aussi
34:05ça permet
34:06côté Poutine
34:08de faire traîner
34:09les choses
34:09parce qu'eux pensent
34:10que sur le terrain
34:11ils commencent à prendre
34:11des avantages
34:12et donc pour lui
34:13tout avantage qui est pris
34:14toute ville
34:15ils ont fait des progrès
34:17toute ville
34:18ou toute conquête
34:18et quelque chose
34:20qui est bon à prendre
34:20dans la perspective
34:21d'imposer le rapport de force
34:22et de dire
34:23de toute façon
34:23on est obligé
34:24d'accepter nos conditions
34:25puisque déjà
34:26on occupe en partie
34:27ou en large partie
34:28ces oblastes
34:28qu'on demande
34:29donc c'est ça
34:30l'objectif réel des rues
34:31je pense que
34:32du côté des américains
34:34et de Trump
34:34ça fait partie
34:37de son deal
34:37donc voilà
34:39je pense que
34:39la faiblesse
34:39de l'Europe
34:40c'est son incapacité
34:42pour le moment
34:43à vraiment
34:43à forger
34:44mettre sur la table
34:45imposer un plan de paix
34:47et rappelons que
34:47les discussions
34:48et négociations
34:49continuent
34:49avec une rencontre
34:50prévue normalement
34:51la semaine prochaine
34:52entre justement
34:53l'émissaire américain
34:54Steve Whitkoff
34:54et le président russe
34:56Vladimir Poutine
34:57passons maintenant
34:58si vous le voulez bien
34:59à un autre débat
35:00dans les informés
35:01les débats qui eux
35:02sont toujours en cours
35:03à l'Assemblée nationale
35:03y aura-t-il ou non
35:04une nationalisation
35:06des activités françaises
35:07d'ArcelorMittal
35:08le géant de l'acier
35:09en proie
35:09à de très grandes difficultés
35:11le secteur entier
35:11est en crise
35:12le groupe avait annoncé
35:13au printemps dernier
35:14plus de 600 suppressions
35:15de postes
35:16la proposition de loi
35:17a été débattue
35:18et soumise au vote
35:19à l'Assemblée nationale
35:20cet après-midi
35:21on vote toujours ce soir
35:22texte défendu
35:23par la députée
35:24de la France insoumise
35:25Aurélie Trouvé
35:26Aujourd'hui vous allez choisir
35:28entre la famille Mittal
35:30et l'acier français
35:31Aujourd'hui
35:33vous allez choisir
35:37entre les actionnaires
35:38et les travailleurs
35:40de notre pays
35:40qui veulent le servir
35:42L'insoumise Aurélie Trouvé
35:43les députés
35:44qui ont jusqu'à minuit
35:45pour voter
35:45avant la fin
35:46de ce que l'on appelle
35:47la niche parlementaire
35:48qui était réservée
35:49ce jeudi
35:50à la France insoumise
35:51le Rassemblement National
35:52pourrait faire basculer
35:54ce vote d'un côté
35:54ou de l'autre
35:55qu'ils se sont abstenus
35:56lors du vote
35:57déjà en commission
35:58ils pourraient faire de même
35:59ce qui illustre
36:00en quelque sorte
36:01le double discours
36:02pourrait-on dire
36:03Béatrice Mathieu
36:03du Rassemblement National
36:04dans ce dossier
36:05Alors
36:05la sidérurgie a toujours été
36:08un piège politique
36:09en fait
36:10c'est un piège politique
36:10depuis des décennies
36:12alors si on se rappelle
36:13de Nicolas Sarkozy
36:16et Gandange
36:16et des fausses promesses
36:18de 2012
36:19de François Hollande
36:21à Florange
36:22de nos fausses promesses
36:25aussi
36:25et là
36:25aujourd'hui
36:26le piège
36:26il n'est pas
36:27pour Emmanuel Macron
36:28qui est sur d'autres soucis
36:29il est aujourd'hui
36:30sur le Rassemblement National
36:31qui est en train de faire
36:32ce en même temps
36:34c'est le nouveau
36:35en même temps
36:36c'est celui
36:37du Rassemblement National
36:38qui
36:38avec une forme
36:42d'aile gauche
36:43du Rassemblement National
36:44c'est
36:44on soutient
36:46la souveraineté industrielle
36:47la réindustrialisation
36:48les ouvriers
36:49etc
36:49qui serait plus la ligne
36:51Marine Le Pen
36:52Marine Le Pen
36:53et
36:53Jean-Philippe Tanguy
36:55et une ligne plus
36:57Bardella
36:57plus
36:58libérale
37:00je vais voir
37:00les grands patrons
37:01et je m'assume
37:02pro-business
37:03pro-libéral
37:04et donc de fait
37:05très gros piège politique
37:08et on va bien voir
37:09ce que va faire
37:10le RN ce soir
37:11ce qui est clair
37:12c'est qu'en commission
37:13des finances
37:14le RN
37:16s'est absolu
37:17parce qu'il a
37:18sa propre proposition
37:20en disant
37:20nous on ne veut pas
37:21une nationalisation
37:22mais on veut
37:22une golden share
37:23c'est à dire
37:24un droit de veto
37:25de l'état
37:27et donc une part
37:29sur les décisions stratégiques
37:33sans avoir
37:33de gestion directe
37:34voilà
37:34sans avoir de gestion directe
37:35ce qui est différent
37:36d'une nationalisation
37:37parce que ça
37:38derrière aussi
37:39il y a le coût
37:40de la nationalisation
37:41alors là
37:42les estimations
37:43sont entre
37:441, 2
37:45et 5 milliards
37:46ça dépend du champ
37:48de la nationalisation
37:50mais ça
37:50ça ne couvre pas
37:51les pertes futures
37:52en fait
37:523 milliards
37:53que vous avez
37:54de l'entreprise
37:55parce que le problème
37:56si vous nationalisez
37:57l'entreprise
37:57ça ne résout pas
37:58le problème
37:58d'un carnet de commandes
38:00qui est vide
38:00et donc vous pouvez
38:01nationaliser tout ce que vous voulez
38:02l'entreprise va très mal
38:04parce que
38:04et on y reviendra
38:05c'est assez chinois
38:07et là on peut
38:08voilà
38:08mais il y a un problème
38:09de carnet de commandes
38:10que l'entreprise soit publique
38:11ou soit privée
38:12le gouvernement
38:13qui n'est pas favorable
38:14à cette nationalisation
38:15le ministre de l'économie
38:16Roland Lescure l'a dit
38:17notamment hier
38:19en disant
38:19ce n'est pas parce que
38:20l'on va faire un chèque
38:21de 3 milliards d'euros
38:22que l'on va changer
38:22la compétitivité
38:24sans surprise
38:25le patron d'ArcelorMittal
38:26en France
38:26n'est pas non plus favorable
38:27à cette proposition
38:28Alain Legris de la salle
38:29invité ce matin
38:30de France Info
38:32nos sites sont exposés
38:33aujourd'hui
38:34aux surcapacités mondiales
38:36et aux importations
38:37destructrices
38:38des marchés européens
38:39donc nous sommes face
38:41à une concurrence déloyale
38:42et la nationalisation
38:43ne règle en rien
38:45ce problème
38:46cela ne changerait rien
38:47Richard Verly
38:47dit-il
38:48les problèmes structurels
38:49notamment de l'entreprise
38:51et puis du secteur aussi
38:52d'abord
38:53est-ce que l'état français
38:54dans la situation
38:55où il est aujourd'hui
38:56serait le bon manager
38:57et le bon redresseur
38:59d'ArcelorMittal
38:59honnêtement j'ai des doutes
39:00il me semble que l'état français
39:02n'est quand même
39:02pas tellement en position
39:04aujourd'hui
39:05d'être un acteur industriel
39:06affûté et performant
39:08ça c'est la première remarque
39:10la deuxième remarque
39:10c'est que l'enjeu
39:11il est européen
39:12et là il y a une faillite
39:13de l'Europe
39:13il est absolument anormal
39:16on peut relire
39:17le drapeau Draghi
39:18on peut relire
39:19les appels
39:20d'Emmanuel Macron
39:20à une Europe souveraine
39:21tout ça a du sens
39:22il est absolument anormal
39:24que l'Europe
39:25ne se mobilise pas
39:26au chevet
39:27d'une filière
39:27sidérurgique européenne
39:29il le faut
39:30est-ce que ça passe
39:31par cette usine là
39:32ou par une autre usine
39:33dans un autre pays
39:34je ne suis pas assez expert
39:35pour le dire
39:36mais il faut qu'il y ait
39:37une mobilisation européenne
39:38très loin de nous
39:39il y a trois usines
39:41de nickel
39:41en Nouvelle-Calédonie
39:42le nickel
39:43c'est une denrée
39:44absolument essentielle
39:45pour tout ce qu'on utilise
39:47pour les technologies performantes
39:49on est en train
39:49de les laisser mourir
39:51parce que l'état français
39:52n'a plus les moyens
39:52et on n'y arrive pas
39:53toujours à cause
39:54de la même chose
39:55c'est le dumping
39:56des chinois
39:56qui est organisé
39:57les chinois avec un certain nombre
39:59de pays émergents
40:00ils ont la main
40:01sur le minerai
40:01ils produisent de l'acier
40:03à des prix
40:04qui sont trop bas
40:05pour que l'Europe
40:06puisse s'aligner
40:07et par conséquent
40:08ils tuent le marché
40:09donc là
40:10il faudrait
40:10Emmanuel Macron
40:11va aller en Chine
40:12ces jours prochains
40:14je suis très curieux
40:14de savoir
40:15s'il va en parler
40:15avec le président Xi Jinping
40:17et s'il y a une chose
40:18et un endroit
40:19où il devrait se rendre
40:19tout de suite
40:20c'est aller à Bruxelles
40:21et convoquer une réunion d'urgence
40:23sur l'acier européen
40:24c'est un enjeu stratégique
40:25je ne comprends pas
40:27que l'Europe ne s'en soucie pas
40:28je rappelle quand même
40:29que le commissaire
40:30au marché intérieur
40:31c'est un français
40:31monsieur séjourné
40:33sauf erreur
40:33je ne l'ai pas entendu
40:34parler d'ArcelorMittal
40:35mais il l'a peut-être fait
40:36et ça m'a peut-être échappé
40:37peut-être pas
40:37ces derniers jours
40:38la production européenne
40:39qui a baissé de 20%
40:41et les importations chinoises
40:42qui elles ont augmenté
40:42dans le même temps
40:43de 20%
40:44ça dit beaucoup de choses
40:44Béatrice Mathieu
40:45peut-être juste rappeler
40:46pour ceux qui nous regardaient
40:47et nous écoutent
40:48de quoi est-ce que l'on parle
40:49exactement avec Arcelor
40:50les enjeux peut-être aussi
40:52nationaux
40:53pour les ouvriers
40:53etc
40:54oui et puis la question chinoise
40:56aussi
40:56c'est-à-dire que
40:57la Chine
40:58aujourd'hui
40:58c'est entre 55 et 60%
41:00de la production mondiale
41:01d'acier
41:02en Chine
41:03ralentissement économique
41:04assez fort
41:06ils ont des surcapacités
41:07considérables
41:08qui sont évaluées
41:09entre 400 et 500 millions
41:11de tonnes
41:12ça représente
41:15le double
41:15de la demande intérieure
41:17de l'ensemble de l'acier
41:18en Europe
41:19donc ils envoient
41:22leur acier
41:22hyper compétitif
41:24totalement subventionné
41:25il y a
41:26donc en Europe
41:28et là où je ne suis pas
41:29du tout d'accord avec vous
41:30c'est quand vous dites
41:31l'Europe ne s'en soucie pas
41:32c'est pas vrai
41:33non
41:33il y a un plan
41:34il y avait déjà eu
41:36un plan de sauvegarde
41:37des mesures de sauvegarde
41:38qui avaient été
41:39mis en place
41:41et qui arrivent
41:41en fin d'année
41:43il y a un plan acier
41:44qui a été proposé
41:46par la commission
41:46avec un doublement
41:49des droits de douane
41:51qui passerait
41:52à 50%
41:52sur les aciers
41:53venant hors
41:54Union Européenne
41:54et une réduction
41:55des quotas
41:56d'importation
41:58pareil
41:58d'aciers
41:59non européens
42:01le problème
42:02c'est que
42:02il a
42:03donc on ne peut pas dire
42:05qu'il ne s'en soucie pas
42:05ça a été présenté
42:07par Stéphane Séjourné
42:08le problème après
42:09c'est dans la fabrique
42:11de la loi
42:11et de la fabrique
42:12de la décision
42:13en Europe
42:13parce que vous avez
42:15quelque chose
42:15qui est présenté
42:16par la commission
42:16qui doit être saisi
42:17ensuite par le Parlement
42:19Européen
42:19qui doit étudier ça
42:21qui doit repasser
42:22ensuite par le Conseil
42:23Européen
42:23vous savez le fonctionnement
42:24du fameux trilogue
42:26européen
42:26et même
42:27c'est les équipes
42:28de ces journées
42:29qui me disaient ça
42:30il y a une semaine
42:30on a proposé ça
42:32le Parlement Européen
42:34n'a pas voulu faire
42:35une procédure
42:36qui s'appelle
42:36une procédure
42:36de fast track
42:37c'est à dire
42:38de rapide
42:41pour se saisir
42:41de ce sujet là
42:43les députés européens
42:45et donc
42:47dans le meilleur des cas
42:48ce plan acier
42:50ne sera vraiment
42:52mis en place
42:52donc avec
42:53ces droits de douane
42:54et ces baisses
42:55de quotas d'importation
42:56que dans le meilleur des cas
42:58à l'été
42:59ou à l'automne prochain
43:00donc
43:01c'est un problème
43:03on ne peut pas dire
43:04que l'Europe
43:04ne s'en soucie pas
43:05c'est un problème
43:06de la fabrication
43:07et de la loi
43:09et du règlement
43:10européen
43:11je corrige
43:12effectivement
43:12c'est tout à fait vrai
43:13parce que
43:13j'avais ça en tête
43:15et j'ai parlé trop vite
43:16donc
43:17toutes mes excuses
43:18pour ça
43:19néanmoins
43:19il y a des moments
43:20où il faut décréter
43:22des urgences
43:23et comment voulez-vous
43:25convaincre
43:26un certain nombre
43:26d'électeurs
43:27que la méthode Trump
43:28n'est pas la bonne
43:29parce que Trump
43:30lui
43:30quand il y a une urgence
43:32il la gère
43:32c'est le problème
43:34du fonctionnement
43:35de l'Europe
43:35je ne suis pas sûr
43:36je suis quelquefois
43:37la politique
43:37au niveau européen
43:38ça peut jouer aussi
43:39et Emmanuel Macron
43:40là il pourrait faire preuve
43:41de davantage de détermination
43:43Emmanuel Macron
43:43n'a plus de voix en Europe
43:44Emmanuel Macron
43:45est extrêmement affaibli
43:46en Europe
43:47on est focalisé
43:49on a parlé
43:51de plus de 600
43:52siffressions de poste
43:53annoncées par Arcelor
43:54au printemps dernier
43:55et de comprendre un peu
43:56les enjeux
43:56pour la France
43:57mais je ne sais pas Patricia
43:58si vous voulez revenir là-dessus
43:59sinon on y reviendra après
44:00oui il y a 600 emplois
44:02qui vont être
44:03effectivement supprimés
44:04au printemps
44:06donc voilà
44:07Arcelor s'est engagé
44:09à en mettre
44:10plutôt
44:11au chômage
44:12enfin
44:12en faire partir
44:13plutôt les plus anciens
44:14voilà
44:15il y a tout
44:16un processus
44:17qui est en cours
44:18mais pour revenir juste
44:20on est obsédé
44:21en France
44:22par la Chine
44:23on dit la Chine
44:24la Chine
44:25la Chine
44:25oui effectivement
44:26il y a une surproduction chinoise
44:27oui effectivement
44:28il nous inonde
44:30enfin il n'y a pas que la Chine
44:31il y a les 50%
44:32de droits de douane
44:33mis par Trump
44:34sur notre acier
44:35et sur nos aciers
44:36en plus
44:36parce que les Européens
44:37ils ont bien compris
44:38on n'est pas compétitif
44:40par rapport à l'acier chinois
44:41et à l'acier qui se fabrique
44:42dans ce qu'on appelle
44:44le fameux sud global
44:45indien ou autre
44:46mais
44:47on a des spécificités
44:48on a des aciers
44:49qui sont très utiles
44:51par exemple
44:51à l'industrie aéronautique américaine
44:53donc
44:54au lieu de
44:55soit de se coucher
44:56devant les américains
44:57et de dire
44:57on accepte les 50%
44:59puisqu'ils veulent tant
45:00faire la guerre à la Chine
45:01pourquoi ne peut-on pas aussi
45:03un peu négocier
45:03certaines choses
45:04avec les américains
45:05alors il y a des gens
45:06qui en Europe
45:06pensent effectivement
45:08à l'espèce de reconstruire
45:09un lien
45:10acier
45:11avec
45:12les Etats-Unis
45:13vis-à-vis
45:13sur ce domaine là
45:15mais
45:16tout ça effectivement
45:17prend du temps
45:17parce que c'est l'Europe
45:18comme on l'a dit
45:19très justement
45:20et donc
45:21effectivement
45:21mais il y a donc
45:22cette crise
45:23qui est effectivement
45:25sur
45:26sur notre production
45:27mais on a
45:28on a des aciers spécifiques
45:29et puis il n'y a pas
45:30que la Chine
45:31il y a aussi
45:31la crise de l'énergie
45:33l'énergie coûte très cher
45:34donc fabriquer en Europe
45:35avec une énergie chère
45:36c'est difficile
45:37il y a la crise
45:38de l'automobile
45:39on achète beaucoup moins
45:40d'automobiles
45:41donc on ne va pas
45:42on est dans la surproduction
45:44totale
45:44donc c'est une multiplication
45:46de facteurs
45:48il n'y a pas que la Chine
45:49On entend d'ailleurs
45:49Sajor Mittal
45:50son patron en France
45:51Bruno Cotres
45:52tout à l'heure
45:53parler de la concurrence chinoise
45:55il y a aussi le fait
45:56que le groupe lui-même
45:56exporte la plupart
45:57de ses activités
45:58aujourd'hui
45:58que ce soit aux Etats-Unis
46:00au Brésil
46:01en Inde
46:01Ben oui
46:01au même moment
46:02où ils annonçaient
46:03qu'ils stoppaient
46:04un certain nombre de projets
46:05ils annonçaient
46:06le développement
46:07d'un site
46:07je crois en Alabama
46:08aux Etats-Unis
46:09donc effectivement
46:10c'est
46:10cette question
46:14de
46:14au fond
46:15l'acier d'hérogie
46:16l'acier
46:16c'est d'abord
46:17c'est un des fondamentaux
46:18de la construction européenne
46:19à l'origine
46:20rappelons-nous
46:21et puis
46:22c'est dans
46:22le CK
46:23et oui
46:23et dans notre imagination
46:25c'est comme une blessure
46:26qui ne s'est jamais refermée
46:28ça a été
46:29des piliers
46:30du modèle
46:32industriel
46:33européen
46:34ça représente
46:35encore pas mal
46:36d'emplois
46:36je crois qu'en France
46:37c'est l'ordre de 30 000 emplois
46:39il y a 400 sites
46:40qui produisent de l'acier
46:41il nous reste 4
46:41hauts fourneaux
46:42ils sont tous
46:42la propriété
46:43d'ArcelorMittal
46:44à Dunkerque
46:45à France-sur-Mer
46:46donc c'est
46:47quelque chose
46:48de lourd
46:48et là où
46:50c'est quelque chose
46:53de très très très important
46:54c'est comme si c'était un symbole
46:56de tout un tas de choses
46:58sur lesquelles
46:58la France est un peu en panne
47:00ou elle est un peu en difficulté
47:01la question
47:02de la souveraineté
47:04de la souveraineté économique
47:05à un moment donné
47:06où on veut relancer
47:07le service militaire
47:08relancer le patriotisme
47:09mais le patriotisme
47:11c'est aussi défendre les emplois
47:12défendre le patriotisme
47:14économique
47:15donc ça
47:15c'est à la fois
47:16un symbole
47:17et symptomatique
47:17des difficultés
47:18de nos pays
47:20face à la mondialisation
47:23face au rouleau compresseur
47:25de l'interdépendance économique
47:27face aux dynamiques
47:28de l'économie chinoise
47:30qui à la fois
47:31est la plus consommatrice
47:32d'acier
47:33et celle qui en produit
47:34maintenant
47:35et on voit
47:36toute la difficulté
47:37et tout le paradoxe
47:39du monde dans lequel on vit
47:40jamais le monde
47:40a été aussi compétitif
47:42ouvert, interdépendant
47:43et jamais du coup
47:45la question
47:45des frontières
47:46des protections
47:47ne s'est posée
47:48de manière assez aiguë
47:50et ceux qui vont
47:50perdre leur emploi
47:51ils sont
47:52ils se disent
47:53qu'est-ce qu'on fait
47:55qu'est-ce qui se passe
47:55est-ce qu'il y a quelqu'un
47:57qui peut tenir le manche
47:58et s'opposer à tout ça
47:59ça réveille
48:00quelque chose
48:00un souvenir traumatisant
48:02assez douloureux
48:02de la société française
48:04ont d'ailleurs manifesté
48:04aujourd'hui à Paris
48:06à l'appel de la CGT
48:07place des invalides
48:08on a parlé
48:09effectivement
48:10de cette situation
48:10de ce secteur en crise
48:11Béatrice Mathieu
48:12il y a aussi
48:12un double enjeu
48:13au-delà de l'emploi
48:15au-delà des exportations
48:16en jeu écologique
48:17également
48:18notamment avec cette
48:18décarbonation de l'acier
48:20qui est en cours
48:21mais qui est très difficile
48:22à faire accélérer
48:23oui oui
48:24et d'ailleurs
48:25en fait
48:25les projets d'Arcelor
48:26pour
48:27décarboner
48:30une partie
48:31des fourneaux
48:32et notamment
48:34ceux de Dunkerque
48:35ont été mis à l'arrêt
48:36parce que
48:37le marché
48:38c'est aussi
48:40littéralement
48:40alors que l'Union Européenne
48:41a fixé un objectif
48:42très précis
48:42alors que l'Union Européenne
48:43a fixé un objectif précis
48:44et d'ailleurs
48:46aujourd'hui
48:47sur cette question-là
48:48les syndicats
48:48autant la CGT
48:49demande une nationalisation
48:51les FO
48:54et la CFDT
48:55dit
48:55c'est peut-être aussi
48:56les objectifs
48:58en fait
48:59de décarbonation
49:01qu'il faut peut-être
49:02un tout petit peu
49:03repousser
49:04ou être un tout petit peu
49:05moins strict
49:05et ça renvoie aussi
49:07à ce qui va être annoncé
49:08parce qu'on parle beaucoup
49:09de l'acier
49:09mais il y a
49:10l'auto
49:11et il va y avoir
49:11un plan auto
49:12qui va être annoncé
49:13très prochainement
49:14à la commission
49:16et on verra
49:17ce que va être fait
49:18ce fameux 2035
49:19vous savez
49:19qui est l'interdiction
49:20de vente
49:21des véhicules thermiques
49:22et il est possible
49:23que là aussi
49:24il y ait quelque chose
49:25qui soit
49:25des barrières
49:26qui soit un peu
49:28assouplie
49:28de façon à ce que
49:29les constructeurs
49:30on est un peu
49:31dans la même solution
49:32dans la même situation
49:33pour les constructeurs
49:34automobiles
49:35européens
49:36face aux chinois
49:37que l'acier
49:38aujourd'hui
49:39face aux chinois
49:40Richard Verdi
49:41oui alors maintenant
49:42ayant fait cette erreur
49:44sur le plan acier
49:45je suis complètement
49:45pétanisé
49:46pour parler
49:46d'Europe
49:48et d'enjeux économiques
49:48parce que j'aurais pas dû
49:49faire cette erreur
49:50moi ce qui m'inquiète
49:51c'est effectivement
49:53ce sont deux choses
49:54d'abord
49:55s'il y a des urgences
49:56il faut les traiter
49:57comme des urgences
49:58et si un plan
50:00a été présenté
50:01et qu'il n'arrive pas
50:03à déclencher une urgence
50:04c'est quand même
50:04qu'il y a un problème
50:05sérieux
50:06dans les mécanismes
50:07de décision européen
50:08aujourd'hui
50:08ça c'est la première chose
50:10la deuxième chose
50:11c'est qu'on est quand même
50:12dans une industrie
50:13de défense
50:13ça nous ramène
50:14au service militaire
50:15or l'acier
50:16par définition
50:17est un élément
50:18absolument décisif
50:20de notre défense
50:21future
50:22et donc
50:22y a-t-il
50:24et devrions-nous
50:25véritablement
50:26l'intégrer
50:27non plus
50:27à une stratégie industrielle
50:28là je parle de l'acier
50:29je mets de côté
50:30les voitures
50:31mais l'intégrer
50:32à une stratégie
50:32de défense
50:33or on sait
50:34quand on parle de défense
50:35on peut brûler des étapes
50:36c'est d'ailleurs
50:37souvent utilisé
50:37parce que ça concerne
50:38la défense
50:39donc voilà
50:39je crois qu'il y a
50:40une
50:40on pense mal
50:42les échéances
50:43aujourd'hui
50:44au niveau européen
50:45on continue
50:45de trop les penser
50:46avec les mécanismes
50:47qui existent
50:48et surtout
50:49on n'est toujours
50:50pas résolu
50:51à utiliser cet argument
50:52dont Donald Trump
50:53démontre
50:54au quotidien
50:54qu'il fonctionne
50:55mais il est vrai
50:56qu'il est président
50:56des Etats-Unis
50:57c'est la brutalité
50:58et je crois
50:59que dans un certain
51:00nombre de domaines
51:00peut-être faut-il
51:01qu'on se résolve
51:02à agir
51:02avec une certaine
51:03brutalité
51:04on parlait d'ailleurs
51:05du commissaire français
51:05et rapidité
51:07mais le problème
51:08c'est que la rapidité
51:09et la brutalité
51:10ça n'est pas
51:11dans le fonctionnement
51:13et l'ADN de l'Europe
51:15donc
51:16Patricia
51:18oui
51:18je ne peux qu'approuver
51:21c'est pas du tout
51:21dans l'ADN de l'Europe
51:22on voit le temps
51:23mis pour prendre
51:24des décisions
51:25qui durent
51:26parfois des années
51:27mais il n'y a pas
51:27que l'Europe
51:28la France aussi
51:29quand il faut prendre
51:29une décision
51:30à un niveau municipal
51:31de déclencher
51:32des chantiers
51:33ou des travaux
51:34ça prend aussi
51:35un an
51:35voire deux
51:36voire trois
51:36pour revenir
51:37à ce que disait Richard
51:38la France a quand même
51:40à ces aciers
51:41on a une spécialisation
51:42assez forte
51:43sur les fameux aciers
51:44très particuliers
51:45et très spécifiques
51:46dont ont besoin
51:47les américains
51:47enfin l'industrie aéronautique
51:48j'ai envie de dire
51:49mondiale
51:50donc on a un savoir-faire
51:52et je crois
51:53que dans ces manifestations
51:54d'aujourd'hui
51:55aussi il y avait
51:55le déchirement
51:57de perdre notre savoir-faire
51:58et le savoir-faire
51:59il est précieux
52:00parce que
52:01surtout sur les
52:02en fait
52:02notre spécificité
52:03c'est toujours faire du luxe
52:05donc du luxe
52:06dans l'acier
52:06et on voit très bien
52:08que quand on perd
52:09notre savoir-faire
52:10comme on l'a perdu
52:11dans le nucléaire
52:12le temps que ça remet
52:13à reformer des gens
52:14pour relancer
52:15notre industrie nucléaire
52:17alors ne peut-on pas
52:18faire tout
52:19pour sauvegarder
52:20cet acier européen
52:21et se regrouper
52:22effectivement
52:22en faisant
52:23un acier de luxe
52:25mais pour des besoins
52:26très précis
52:26qu'ils soient militaires
52:27ou autres
52:28et qu'ils soient protégés
52:30parce que le monde
52:31entier se protège
52:32et il n'y a que l'Europe
52:33qui reste
52:34alors malgré ces plans
52:35annoncés
52:35qu'il reste encore
52:36un monde de bisounous
52:37pour le libre-échange
52:38le libre-échange
52:39aujourd'hui dans le monde
52:40il est de plus en plus
52:42pris par des droits de douane
52:44pour revenir à la situation française
52:46Béatrice Mathieu
52:46est-ce que finalement
52:47toute l'histoire de la France
52:49des gouvernements successifs
52:50comme vous le disiez tout à l'heure
52:51avec la sidérurgie
52:53avec l'acier
52:53c'est une histoire
52:54effectivement de promesses
52:55d'avancer
52:56et puis de recul
52:56à chaque fois d'abandon
52:57des projets
52:58bien sûr
52:58c'est pour ça
52:59que c'est si
53:00éruptif
53:02en fait
53:02dans l'histoire sociale
53:03et politique française
53:05et on voit bien que
53:06hélas
53:07si la nationalisation
53:09était
53:10le remède
53:12miracle
53:14on a nationalisé
53:16Usinor
53:17et
53:18en 81
53:19et nous en sommes
53:21en 2025
53:22et on est en train
53:23de reparler
53:23de la nationalisation
53:24d'Arcelor
53:26qui est
53:26l'enfant
53:28d'Usinor
53:29en amour
53:29Bruno Cotteres
53:30nationalisation
53:31ça nous ramène aussi
53:32aux années 80
53:33et puis au débat
53:34qui a eu
53:34pendant toute cette décennie
53:35le sens de nationalisation
53:36a sans doute un peu
53:37un peu évolué
53:38c'est peut-être plus
53:38l'idée
53:39de 81
53:40c'est-à-dire
53:41que l'État
53:42prenne le contrôle
53:43on avait nationalisé
53:44aussi
53:45les banques
53:46aujourd'hui
53:47c'est des
53:48nationalisations
53:49temporelles
53:50défensives
53:51pour aider
53:52une entreprise
53:53à passer un mauvais cap
53:54et pour éventuellement
53:55consolider
53:56un projet
53:57d'autre développement
53:58donc c'est plus
53:59je pense
53:59le même imaginaire
54:00et dans le pion public
54:01je pense que le mot
54:02nationalisation
54:03il conserve évidemment
54:04une certaine aura
54:05de l'État
54:06qui protège
54:07mais sans doute
54:07là aussi
54:08il a perdu
54:08sa force symbolique
54:09allez c'est la fin
54:10de notre débat ce soir
54:11qu'est-ce qu'on lit
54:11à la une du Cevipov
54:13cette semaine
54:13de recherche
54:14sur que peut l'État
54:15justement
54:15passe aux cyberattaques
54:17et à l'intelligence artificielle
54:19voilà on n'a pas fini
54:19de se demander
54:20que peut faire l'État
54:21Béatrice Mathieu
54:21est-ce que vous avez
54:22la une de l'Express
54:23et bien
54:24elle est en train
54:26d'être choisie
54:27voilà
54:28le suspense
54:29est total
54:30merci à vous
54:31merci Patricia
54:32merci Richard Verly
54:33merci à tous
54:34d'avoir été avec nous
54:35ce soir dans
54:35Les Informés
54:36qui reviennent
54:37demain matin
54:37à 9h
54:38très bonne soirée
54:39sur France
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