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  • il y a 11 heures
Tous les jours, Les Informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et de Paul Barcelonne.

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00:03Bonjour et bienvenue dans les informés, votre émission de décryptage de l'actualité jusqu'à 9h30.
00:09Bonjour Paul Barcelone. Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:11Vous êtes avec nous aujourd'hui et au sommaire, Donald Trump qui avait annoncé un accord imminent avec l'Iran,
00:18dit maintenant ne pas vouloir se précipiter. Le président américain est-il en train de bluffer ?
00:24Pourquoi ? Quelles conséquences ? Et puis, en deuxième partie, à l'approche de la présidentielle,
00:30les héritiers d'Emmanuel Macron se lancent dans un match à distance.
00:34Duel fratricide entre Gabriel Attal et Édouard Philippe en vue ou compétition apaisée,
00:40comme le dit l'ancien ministre de l'éducation.
00:42Pour nous éclairer ce matin, nos informés, Jean-Rémy Baudot, chef du service politique de France Info.
00:47Bonjour Jean-Rémy. Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:49Lou Frittel, journaliste politique à Paris Match, bonjour Lou.
00:52Bonjour. Et Nicolas Teilhard, notre spécialiste, journaliste à la rédaction internationale de Radio France.
00:57Bonjour Nicolas. Bonjour.
00:58On commence donc, Paul, avec ce flou, une fois de plus, autour d'un accord ou non entre les Etats
01:05-Unis et l'Iran.
01:05Puisque les Etats-Unis continuent d'affirmer ce matin, être sur le point de conclure un accord solide avec l
01:11'Iran,
01:11ce sont en tout cas les mots du secrétaire d'État Marco Rubio qui est en déplacement en Inde.
01:16Le protocole discuté évoquerait la reprise de la circulation, notamment dans le détroit d'Hormuz.
01:21Si les Iraniens enlevaient leurs mines.
01:22En revanche, cet accord ne semble pas, à ce stade, traiter la question du nucléaire iranien.
01:27Tout ce week-end, Donald Trump a laissé miroiter qu'une bonne nouvelle pourrait intervenir,
01:32avant finalement de faire machine arrière en disant qu'il ne voulait pas se précipiter.
01:36Les Européens ont, dans un premier temps, salué des avancées et la perspective d'une solution négociée.
01:42Mais pas forcément.
01:43François-Xavier Bellamy, eurodéputé Les Républicains, qui était votre invité, Agathe, il y a quelques instants sur ce plateau.
01:48Le fait est que la discussion se joue essentiellement entre les États-Unis et l'Iran, bien sûr,
01:53même si les conséquences sont partagées par le monde entier.
01:56Aujourd'hui, notre première responsabilité, c'est d'abord de rappeler, et de rappeler d'ailleurs aussi aux Français,
02:01la réalité du risque majeur que représente le régime iranien pour toute la région et pour le monde.
02:07Alors, Donald Trump, est-il en train de bluffer ? Est-ce le dernier revirement en date du président américain
02:13?
02:13Est-il soumis aussi à la pression de Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien,
02:17qui lui a dit hier soir que tout accord devrait entièrement éliminer la menace nucléaire iranienne ?
02:23Je précise bien sûr que le cessez-le-feu déclenché le 8 avril est toujours en vigueur,
02:27mais que l'économie mondiale, faut-il le rappeler, reste paralysée par le blocage du détroit d'Hormuz.
02:31Une fois de plus, Nicolas Teilhard, on a l'impression qu'Israël et les Etats-Unis ne disent pas tout
02:37à fait la même chose,
02:38et ça n'aide pas à y voir plus clair.
02:40Non, alors les divergences, elles existent, j'allais dire pratiquement depuis le début de cette guerre,
02:45et on savait, entre guillemets, qu'elles allaient, plus le temps passant, forcément se renforcer.
02:51C'est d'autant plus vrai depuis le cessez-le-feu de début avril.
02:55Le problème entre Israël et les Etats-Unis, là, ce n'est pas tellement l'objectif à terme,
02:59c'est le timing qui est en place, ce que comprend Benjamin Netanyahou et ce qu'on comprend à travers
03:04les différents signaux,
03:05c'est qu'on serait parti sur un protocole d'accord qui permettrait à la fois de prolonger de cessez
03:11-le-feu
03:11et de régler la question d'Hormuz, qui deviendrait une sorte de priorité absolue dans un premier temps,
03:17et qu'ensuite on rentrerait dans un nouveau ronde de négociations sur le nucléaire,
03:21qui est fatalement assez incertain, et c'est là qu'on voit une inquiétude israélienne.
03:26Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, après 37 jours de bombardement et pratiquement 3 mois
03:31depuis le début de l'intervention américaine et israélienne,
03:35si on sort de ce conflit sans garantie sur le nucléaire, sans garantie sur les missiles iraniens,
03:40dont on sait qu'une partie du stock est toujours en place et aux mains du régime de Téhéran,
03:45et qu'il n'y a pas de garantie sur la manière dont l'Iran finance des groupes armés alliés,
03:51comme le Hezbollah libanais, ça serait forcément un revers pour Benjamin Netanyahou,
03:55et ce serait un revers sur la stratégie de la force et du militaire comme réponse à cette menace,
04:01puisque la force est utilisée et qu'elle n'aurait pas permis jusqu'ici d'arriver aux objectifs
04:07qui étaient ceux du début de la guerre fin février.
04:09Et un revers aussi pour Donald Trump, on voit qu'il y a des républicains aux Etats-Unis
04:13qui disent attention à un accord qui renforcerait l'Iran, notamment sur le nucléaire.
04:18Il y a une obsession chez Donald Trump, c'est de dire l'accord de 2015 qui a été signé
04:22par Obama est mauvais,
04:24il ne protège pas ni les Etats-Unis ni Israël, et nous on obtiendra mieux.
04:29Pour l'instant ça reste à prouver, on n'a aucune certitude sur ce qu'il pourrait y avoir à
04:34la fois
04:34dans ce premier protocole et au bout de longues négociations, on parle de 30 à 60 jours, ça reste à
04:41voir,
04:42mais clairement on ne sait pas s'il obtiendra mieux.
04:44En revanche, il y a une capacité chez Donald Trump et dont il se vante régulièrement
04:48à tout transformer en victoire, dont il fera preuve sans aucun doute.
04:53Quelle que soit l'issue de cette situation, il présentera ça comme une victoire
04:58à la fois à l'électorat américain et puis à la planète entière d'une certaine manière.
05:03Maintenant la réalité c'est qu'il n'a rien sur la table.
05:06Et justement, est-il en position vraiment, Jean-Rémi, de revendiquer une victoire aujourd'hui,
05:10Donald Trump après cette guerre qui a abîmé son image et terni son influence ?
05:15C'est évident, et alors la question évidemment de ce qui sortira éventuellement de ces accords du jour,
05:20il faut rester évidemment extrêmement prudent parce que, prenez les dernières 24 heures,
05:24Donald Trump a publié notamment sur les réseaux sociaux, je parle de communication
05:27parce que c'est aussi ce qui ressort de l'attitude de Donald Trump.
05:32Il publie à la fois des images IA de l'armée américaine qui bombarde des bateaux iraniens.
05:39Ensuite il fait des tweets un petit peu plus diplomatiques.
05:42Ensuite il montre un peu plus d'agacement.
05:44Très clairement on comprend que, en fait c'est ce qu'on pourrait considérer de la fébrilité,
05:48je ne suis pas spécialiste de relations internationales, mais en politique c'est exactement ça.
05:52C'est-à-dire que quand on commence à s'agiter, au bout d'un moment c'est de la
05:55fébrilité.
05:56Il ouvre des contre-feux médiatiques à peu près partout.
05:58Et les Iraniens, eux, ils ont du temps devant eux et une position stratégique.
06:01Et finalement, ils tiennent tête à la première armée du monde.
06:04Et ça, effectivement, en termes de posture, c'est compliqué.
06:06Donald Trump, il a un calendrier devant lui.
06:09On pense souvent aux élections américaines.
06:11On parle souvent des midterms, les législatives américaines qui arrivent dans quelques mois.
06:15Mais beaucoup plus proche de nous, il y a le mondial de foot aux Etats-Unis.
06:18Il y a l'anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis.
06:21Et quelque chose me dit que ça va faire partie des éléments qui feront que Donald Trump,
06:24il va vouloir revendiquer quelque chose.
06:27Au mépris probablement d'ailleurs de la situation des Iraniens eux-mêmes.
06:30Parce que finalement, quid des Iraniens de savoir est-ce qu'ils sont libérés des Mola ou pas ?
06:34Je pense que cette question, finalement, n'est quasiment plus dans l'équation aujourd'hui.
06:37En tout cas, telle qu'on l'aperçoit.
06:40Mais évidemment, oui, la question qui se pose derrière, c'est est-ce qu'on peut faire confiance à Donald
06:44Trump ?
06:44Est-ce qu'on peut faire confiance à ses tergiversations et à ses gesticulations ?
06:48Il a certainement perdu beaucoup de crédit politique.
06:50Lou Frittel ?
06:51Oui, puis il faut bien avoir à l'esprit aussi que Donald Trump, quand il a été élu la dernière
06:54fois,
06:55c'était aussi sur une promesse qui n'était pas de belligérance.
06:58En l'occurrence, les personnes qui se sont réunies autour de lui,
07:01je pense au vice-président américain J.D. Evans,
07:03beaucoup viennent des anciens soldats américains
07:06qui avaient été envoyés en Irak et en Afghanistan.
07:09C'est une génération qui, finalement, a perdu un peu aussi...
07:12S'était engagée à l'époque, mais ne trouvait finalement pas de sens, en tout cas,
07:15dans ces guerres qui ont pu paraître vraiment sans but réel et en tout cas des échecs.
07:20Donc Donald Trump, il se met aussi à dos ses plus proches dans ce conflit.
07:25Et en l'occurrence, c'est vrai que quand on voit la fébrilité,
07:28moi je pense vraiment qu'il y a une fébrilité quand même,
07:29avec laquelle il a traité la guerre en Ukraine.
07:32Aujourd'hui, c'est la guerre en Iran.
07:34Il y a aussi une envie d'aller vite pour donner des victoires rapides,
07:38pour sortir justement de ce sujet-là,
07:40qui est un sujet hautement inflammable aux Etats-Unis.
07:43On est très loin de l'Amérique d'abord.
07:45C'est l'ancien chef de la diplomatie de Donald Trump qui l'a écrit hier
07:49en voyant apparaître l'esquisse d'un protocole d'accord
07:53qui ne garantirait pas un refus de l'Iran de prolonger son programme nucléaire
07:57et de se doter de la bombe.
07:58Et c'est pour ça que ça coince selon vous ?
08:01Principalement, mais ça coince sur beaucoup de choses,
08:03parce que l'Iran, fort de sa résistance,
08:05si on peut dire ça comme ça, depuis trois mois,
08:08en tout cas, le fait que le régime ne se soit pas effondré
08:11et d'avoir découvert sa capacité de nuisance avec le détroit d'Ormuz,
08:14se dit qu'il est en capacité de monnayer finalement une ouverture
08:18et donc d'obtenir des avoirs qui sont gelés à l'étranger.
08:22C'est une des questions qui semblent aujourd'hui déterminantes
08:25dans la fin de ces discussions pour un premier protocole,
08:28parce que l'économie iranienne est effectivement exsangue
08:32et qu'elle est fortement touchée par le blocus américain,
08:35mais pas suffisamment pour que le régime abandonne
08:38tout esprit aujourd'hui de résistance
08:41soit prêt à signer surtout.
08:43Et le problème de cette guerre, c'est qu'elle a conforté
08:46les plus durs du régime.
08:47Ce sont aujourd'hui la plupart des militaires
08:49qui sont au pouvoir à Téhéran
08:52et qu'elle les conforte presque dans l'idée
08:54qu'avec deux séries de bombardements
08:57en moins d'un an de la part d'Israël et des États-Unis,
08:59se doter à la fois d'un programme de missiles
09:02et pourquoi pas de la bombe atomique,
09:03ce serait utile tout simplement pour se protéger.
09:06Donc forcément, on n'a pas du tout les mêmes intérêts des deux côtés.
09:10En revanche, il y a sans doute le sentiment
09:11que là, arriver à une pause pour Donald Trump,
09:14ça permettrait d'apaiser les marchés au moins temporairement
09:18et pour l'Iran, peut-être de récupérer des fonds
09:21et de pouvoir reconstituer certaines forces.
09:23Non, d'un tout petit mot pour conclure là-dessus.
09:26Tout le monde a oublié les buts de guerre
09:28qui étaient affichés par Donald Trump
09:29quand il a déclenché, d'ailleurs sans prévenir les Européens,
09:31cette guerre aux côtés d'Israël face à l'Iran.
09:34On s'était décapité le régime iranien.
09:36Manifestement, on n'y est pas.
09:37On avait parlé des tentacules du régime iranien
09:39qui sont complètement à l'œuvre aujourd'hui.
09:41Et puis mettre fin à la menace nucléaire
09:43que pouvait représenter l'Iran,
09:45eu égard notamment aux demandes d'Israël sur ce dossier
09:47et on n'y est pas non plus.
09:48Donc effectivement, il y a le sujet
09:50de politique internationale pour Trump
09:52et il y a un sujet de politique intérieure
09:54que rappelait Jean-Rémy.
09:55La perspective des élections de mi-mandat,
09:57la perspective du mondial de foot
09:59et un affaiblissement certain
10:01de sa parole et de sa crédibilité
10:03sur la scène internationale.
10:04Et l'anéantissement du programme nucléaire,
10:06c'est quand même ce qui était quasiment proclamé
10:08en juin l'année dernière,
10:09à l'issue de la guerre des 12 jours
10:11qui avait été lancée par Israël.
10:13On avait des déclarations américaines
10:15qui disaient qu'on a totalement anéanti
10:16les capacités nucléaires iraniennes.
10:18La réalité, un an plus tard,
10:20c'est que ça n'est pas vrai.
10:21L'autre aspect de ce dossier,
10:23c'est que pour Benyamin Netanyahou,
10:24la manière de vendre à sa population
10:26cette offensive, c'était de dire
10:28« On a besoin de faire cette guerre
10:29parce que ce sera la dernière,
10:31celle qui garantira la sécurité d'Israël ».
10:33Benyamin Netanyahou, il a lui aussi
10:34des élections dans quelques mois
10:36et pour l'instant, cette promesse...
10:38Du coup, il va inverser le rapport de force
10:39et probablement dominer dans la négociation,
10:42dominer Donald Trump,
10:43prendre le dessus sur le président américain.
10:45Lui, il n'a pas tellement
10:46de sujets de politique intérieure,
10:47Benyamin Netanyahou,
10:48comparé à Donald Trump
10:49qui est aujourd'hui très affaibli
10:50dans l'opinion politique américaine.
10:52Ça veut dire qu'en six mois
10:53et en quelques semaines, en quelques mois,
10:54le basculement géopolitique
10:56de la région a été majeur.
10:58Ne serait-ce que, par exemple,
10:59un détail.
10:59On parle du détroit d'Hormuz
11:00qui, honnêtement, fonctionnait
11:02plutôt bien avant.
11:02Personne n'en parlait,
11:03personne ne pensait que c'était un sujet.
11:05Aujourd'hui, si à la fin,
11:06tout ça aboutit à ce qu'il y ait un péage
11:08alors qu'avant, les bateaux n'en avaient pas,
11:10on se rend compte que c'est quand même
11:11une folie stratégique.
11:13Et par ailleurs, dans cette région-là,
11:15les États du Golfe
11:16qui étaient basés sur la paix,
11:18sur une forme de protection américaine,
11:20se sont rendus compte
11:21que tout ça n'existait pas.
11:22Et tout le business,
11:23si vous me permettez l'expression,
11:24des pays du Golfe,
11:24à savoir le tourisme, le pétrole,
11:28tout ce luxe de Dubaï et compagnie,
11:31je schématise un petit peu,
11:32mais c'est vraiment ça.
11:33C'est-à-dire que tout ça vivait
11:34dans un écosystème
11:35qui était dans une forme de...
11:36Voilà, c'est un théâtre de paix.
11:39Relatif, mais vous voyez
11:40ce que je veux dire.
11:40Tout ça a évidemment volé en éclats
11:42et donc c'est un basculement géopolitique.
11:43Oui, et puis, pour aller dans le prolongement
11:45de ce que vient de dire Jean-Rémin,
11:46il y a aussi une question idéologique.
11:48C'est vrai que dans ces pays-là,
11:49je pense par exemple aux Émirats Arabes Unis,
11:51la question de la bataille
11:55contre les frères musulmans
11:57et contre l'islam chiite
11:58est quand même une des données fondamentales
12:00de la structure de cet État.
12:02Et en l'occurrence,
12:02eux sont en train de perdre complètement
12:04sur toute la ligne.
12:05Et la leçon aujourd'hui
12:06pour ces pays du Golfe,
12:07c'est que sans prendre à l'Iran
12:08d'une manière ou d'une autre,
12:09en soutenant les États-Unis
12:11ou en passant des accords avec l'Israël,
12:12comme ça a été le cas
12:13pour les Émirats Arabes Unis,
12:15c'est en payer le prix.
12:16C'est ce qu'ils ont payé
12:17depuis trois mois.
12:18Merci beaucoup Nicolas Théliard,
12:19journaliste à la rédaction internationale
12:21de Radio France,
12:21de nous avoir éclairé sur ce sujet.
12:23Au Moyen-Orient,
12:24on suivra bien sûr
12:25la situation heure par heure
12:27sur France Info.
12:28Et dans un instant,
12:29on va parler de la course
12:30des petits chevaux.
12:31Je parle de la présidentielle,
12:33bien sûr,
12:33mais pour l'instant,
12:349h18 et c'est l'info
12:35en une minute
12:36avec Maxime Glorieux.
12:38Le pic de chaleur
12:39est attendu d'ici demain.
12:4118 départements
12:42en vigilance jaune,
12:43canicule,
12:44c'est du jamais vu
12:45aussitôt dans l'année.
12:46De la Charente au Finistère,
12:47ainsi que Paris
12:48et sa petite couronne.
12:49Dans ce contexte
12:50de forte chaleur,
12:51deux baigneurs
12:52sont morts noyés hier,
12:54emportés par des baïnes
12:55en Gironde.
12:56À Rennes,
12:57le corps d'un garçon
12:58de 12 ans
12:58retrouvé dans une serviette
13:00de bain serrée
13:00autour du cou
13:01en plein centre-ville.
13:02Les pompiers n'ont pas réussi
13:04à la ranimer.
13:04Une enquête pour meurtre
13:05est ouverte.
13:07Il l'annonçait déjà
13:07pour la journée d'hier,
13:08mais un accord avec l'Iran
13:10reste possible aujourd'hui,
13:11assure le secrétaire
13:12d'État américain
13:13Marco Rubio.
13:14Un accord qui garantirait
13:15à Israël le droit
13:16de se défendre,
13:17notamment au Liban
13:18où l'armée israélienne
13:19vise le Hezbollah
13:20pro-iranien.
13:21Les suites
13:22des affrontements violents
13:23impliquant des supporters
13:24de l'OGC Nice
13:25à Paris
13:26avant la finale
13:26de Coupe de France.
13:27Sur les 65 personnes
13:29placées en garde à vue,
13:3115 sont mises en examen,
13:32laissées libres
13:33sous contrôle judiciaire.
13:38France Info
13:39Le 8.30 France Info
13:41Agathe Lambret
13:42Paul Barcelone
13:44Les informés
13:45avec Lou Frittel,
13:46journaliste politique
13:47à Paris Match
13:47et Jean-Rémi Baudot,
13:48chef du service politique
13:50de France Info.
13:52Paul Barcelone,
13:52on passe à notre
13:53deuxième débat,
13:55à l'approche
13:56de la présidentielle,
13:57le match
13:57des héritiers
13:58du macronisme
13:59qui ne veulent pas
14:00d'ailleurs être qualifiés
14:01d'héritiers.
14:02Vous allez nous expliquer.
14:02Oui, Gabriel Attal
14:04et Edouard Philippe,
14:04les deux ex-premiers ministres
14:06dans une opposition
14:07de style
14:08puisque Gabriel Attal
14:09s'est lancé ce week-end
14:10dans une campagne permanente
14:11à Ligue aux saucisses,
14:12marché de Rodez,
14:13photo viaduc de Millau
14:14au départ de la transhumance
14:15ce week-end
14:16pour annoncer sa candidature
14:17à l'Elysée.
14:18En revanche,
14:19du côté d'Edouard Philippe,
14:20on est plutôt sur
14:20de la sobriété,
14:21de la discrétion,
14:22peut-être d'ailleurs
14:22un peu trop.
14:23Mais alors,
14:24comment départager
14:25ces deux ex-premiers ministres
14:27d'Emmanuel Macron ?
14:27Un rassemblement ?
14:28Est-il vraiment possible
14:29après une campagne
14:30qui sera forcément
14:31à couteau tirée ?
14:32Écoutez,
14:32Gabriel Attal
14:33qui a de nouveau évoqué
14:35l'idée d'une primaire
14:36c'était hier soir
14:37sur le Média en ligne brut.
14:39Si début 2027,
14:40il y a un risque
14:41de ce deuxième tour
14:42à LFIRN,
14:43évidemment qu'il faudra
14:44un rassemblement.
14:44Est-ce que c'est des désistements ?
14:45Est-ce que c'est une primaire
14:46à ce moment-là
14:47pour décider qui est le candidat
14:49qui sera le représentant
14:50de cet espace ?
14:51Ça, c'est pas encore décidé.
14:52Et d'en fait,
14:52il n'y a pas de primaire.
14:53Peut-être que ce ne sera pas la primaire,
14:54peut-être que ce sera des sondages,
14:55peut-être que ce sera des désistements,
14:56mais l'important,
14:57c'est qu'il n'y a pas de primaire.
14:58Alors, primaire ou pas,
14:59un risque que cette campagne
15:01ne les rende complètement irréconciliables.
15:03Édouard Philippe,
15:04faut-il le rappeler,
15:05est en avance dans les sondages
15:06le mieux placé aujourd'hui
15:07pour battre le RN au second tour.
15:09Le maire du Havre
15:09qui ne croit pas à une primaire,
15:10il l'a dit samedi soir,
15:12invité de l'émission
15:13C'est à vous sur France 5.
15:15Il n'y a pas de place
15:16pour cette primaire
15:17parce que le champ politique
15:18est beaucoup trop large
15:20et la confiance entre les partis
15:21est beaucoup trop faible.
15:22Et donc,
15:24si Gabriel Attal
15:25gagnait cette primaire,
15:26je ne crois pas du tout
15:26que M. Zemmour
15:28ou que M. Lysnard
15:30ou que M. Retailleau
15:32considéraient que
15:33il a gagné
15:33donc on va le soutenir.
15:36Édouard Philippe
15:37qui ne plie pas le match.
15:38Le maire du Havre
15:39résultat,
15:40un troisième homme
15:40arrive en embuscade.
15:42Il s'agit de Gérald Darmanin
15:43qui fait monter sa cote,
15:44fait monter les enchères.
15:45Il veut peser lourd dans la balance.
15:47Son soutien en tout cas
15:48pèse lourd dans la balance.
15:49Le ministre de la Justice
15:50qui a proposé
15:51ce week-end dans le JDD
15:52un moratoire
15:53pour mettre sur pause
15:54l'immigration légale
15:55pendant trois ans.
15:57Alors pour l'instant,
15:58est-ce qu'on peut vraiment
15:58parler de différences
16:00de fond
16:00ou alors on est vraiment
16:02Lou Frittel
16:03dans les différences
16:03de style ?
16:04Chacun la joue
16:07à sa façon
16:08et avec Gabriel Attal
16:09notamment
16:09qui a essayé
16:10d'imiter Jacques Chirac
16:11dans sa déclaration
16:12de candidature.
16:13Alors entre Attal
16:14et Philippe,
16:15pour l'instant
16:15dans les propositions
16:16je ne vois pas énormément
16:17de différences de fond.
16:18En revanche,
16:19quand on parlait
16:21plus d'une idée
16:22d'une primaire
16:22à un moment donné
16:23notamment sur droite
16:25et centre,
16:26c'est vrai qu'un nom
16:27revenait pour dire
16:29qu'il ne devait pas
16:29en faire partie
16:30en tout cas par
16:31mes interlocuteurs de droite
16:32c'était Gabriel Attal
16:32parce que Gabriel Attal
16:33il le veuille ou non
16:34il incarne plutôt
16:35dans l'esprit
16:36des gens
16:37et des politiques
16:37une sorte de
16:38sociale démocratie
16:39en fait un héritier
16:40du PS
16:40à l'époque
16:41François Hollande
16:42et puis ensuite
16:43du macronisme
16:44façon Emmanuel Macron.
16:46Alors ça c'est ce que disait
16:47François
16:47que vous aviez
16:48bel ami sur ce plateau
16:49mais il est plus à droite
16:50encore qu'Edouard Philippe.
16:52Alors ça dépend sur quoi
16:53parce que par exemple
16:54j'en parlais
16:55avec
16:58un membre du gouvernement
16:59plutôt
16:59bien à droite
17:01la question
17:02de faire campagne
17:03pour la gestation
17:03pour autrui
17:04c'est vrai que ça
17:05pour le coup
17:05c'est plutôt un thème de gauche
17:06est-ce que vous allez avoir
17:08la droite LR
17:09ou même la droite
17:10Gérald Darmanin
17:10qui pourrait suivre
17:12sur ce sujet-là ?
17:13Donc ça dépend
17:13sur quel sujet on va
17:14Emmanuel Macron
17:15souvenez-vous
17:15le dépassement macroniste
17:17c'était aussi ça
17:17il y avait quand même
17:18une part régalienne
17:19qui était importante
17:19mais il y avait
17:20une vraie libéralisation
17:21des mœurs
17:22et sur les questions sociétales
17:25Gabriel Attal
17:25finalement c'est peut-être
17:26celui qui incarne plus
17:27ses deux jambes
17:28mais Edouard Philippe
17:30c'est plutôt un élu
17:31enfin c'est quelqu'un
17:32qui se présente
17:32comme un élu
17:33des élus locaux
17:34qui est beaucoup plus
17:36finalement sénatorial
17:38moi je ne pense pas
17:39que ce soit une mauvaise idée
17:40honnêtement
17:40qui prenne son temps
17:41il faut séquencer une campagne
17:43une campagne c'est long
17:44un an c'est long
17:44Donc vous vous trouvez
17:45qu'Edouard Philippe
17:46il a le bon rythme ?
17:47Je pense qu'Edouard Philippe
17:48peut se permettre
17:49d'avoir ce rythme
17:50dans la mesure
17:50où il est toujours
17:52dans le haut du panier
17:53des sondages
17:55mais c'est vrai que par exemple
17:56quand on prend
17:56un Bruno Rotaillot
17:57lui c'est l'inverse
17:58il est sévèrement distancé
18:00lui doit au contraire
18:02faire feu de tout bois
18:03donc ce sont des stratégies
18:05différentes
18:05mais qui vont aussi
18:06avec des parcours différents
18:07pour l'instant en tout cas
18:08c'est vrai que sur le fond
18:09je ne vois pas de grande différence
18:10entre Gabriel Attal
18:11et Edouard Philippe
18:12d'ailleurs ils se sont donné le point
18:14par exemple sur la question
18:14de quotas migratoires
18:16dans les différentes interviews
18:17qu'ils ont faites
18:18Jean-Rémi Baudot
18:19Gabriel Attal
18:20aujourd'hui il parle
18:20d'une primaire
18:21il s'est lancé
18:22dans ce qu'il appelle
18:23une compétition apaisée
18:25avec Edouard Philippe
18:27est-ce que
18:27ça peut mal se terminer
18:29cette histoire
18:30ou alors ça va forcément
18:31bien se passer
18:32dans une bonne entente
18:35cordiale ?
18:36il est probable
18:37que les deux têtes d'affiches
18:38ne vont pas se taper dessus
18:40s'ils sont un peu malins
18:41ils ne vont pas se taper dessus
18:42par interview interposées
18:44on sait qu'ils se parlent
18:45qu'ils se sont parlés
18:46on sait qu'ils se sont vus
18:47le risque ça peut venir
18:48de ce qu'on appelle
18:49les états-majors
18:50c'est-à-dire les conseillers
18:51l'entourage
18:52qui va commencer à distiller
18:53dans la presse
18:54des petites phrases
18:54des petites pots de bananes
18:55à droite à gauche
18:56ça c'est le vrai risque
18:57et finalement ça abîme
18:58une relation
18:59la réalité très concrète
19:00c'est que depuis plusieurs semaines
19:01depuis plusieurs mois
19:02tout ce petit monde se parle
19:04et finalement c'est aussi ça
19:05peut-être la première étape
19:06du rassemblement
19:07c'est que ce ne sont pas
19:08des écuries qui sont chacun
19:09dans leur coin
19:10les états-majors se parlent
19:11se voient régulièrement
19:12il y a ce que Gabriel Attal
19:13appelle un comité de liaison
19:15mais plus globalement
19:16il y a des échanges
19:17et ça fait que les uns
19:18et les autres se préparent
19:20à un jour ou l'autre
19:21se rapprocher
19:22évidemment c'est intéressant
19:24que Gabriel Attal
19:25parle d'une primaire
19:26mais on imagine bien
19:27enfin la primaire pose
19:28la question du périmètre
19:29et comme le disait
19:31Edouard Philippe
19:31dans l'émission
19:33c'est à vous
19:33on imagine mal
19:34une primaire
19:35qui irait jusqu'à Éric Zemmour
19:36enfin ça n'a pas de sens
19:37quand même
19:37Gabriel Attal d'ailleurs
19:38il parle d'une primaire
19:39des macronistes
19:40ça pourrait être une primaire
19:41entre Edouard Philippe et lui
19:42évidemment
19:43mais ça veut dire que
19:44mettez-vous dans le contexte
19:46de décembre-janvier prochain
19:48où les uns et les autres
19:48vont être largement en campagne
19:50et eux et vont être en campagne
19:51pour savoir
19:51qui sera le meilleur des deux
19:53enfin vous voyez
19:53il y a aussi un moment
19:54où finalement
19:55c'est une espèce de campagne
19:56un peu sur le côté
19:57qui se mettrait en place
19:59au milieu de la campagne
20:00de tous les autres
20:00d'un Jean-Luc Mélenchon
20:01qui va être un rouleau compresseur
20:03sur la gauche
20:04de Marine Le Pen
20:05ou Jordan Bardella
20:05qui va être un rouleau compresseur
20:06sur la droite
20:07et au centre
20:07il sera en train de se demander
20:09qui est le meilleur
20:09jusqu'à la dernière minute
20:10il y a un moment
20:10en fait vous savez
20:11pour moi la question
20:12c'est la question
20:12de la responsabilité
20:13si les uns et les autres
20:15imaginent que
20:16le risque c'est d'avoir
20:17puisque c'est ce qu'ils disent
20:19un deuxième tour
20:20entre le Rassemblement National
20:21et la France Insoumise
20:22la question de la responsabilité
20:23de qui prendra le risque
20:24ou pas
20:25d'être la candidature de trop
20:27c'est ça qui va se jouer
20:29Paul Barcelone
20:30moi je pense qu'Edouard Philippe
20:31a fait une erreur stratégique
20:32et que ce débat-là
20:33sur la primaire
20:34sur Attal fait la campagne permanente
20:36se lance avec cette image
20:37d'épinal
20:38la France rurale
20:39alors même qu'on dit
20:40que Renaissance n'a pas d'ancrage
20:42etc
20:42tout le battage médiatique
20:44aussi qui a été fait ce week-end
20:45la caravane des journalistes
20:46emmenée dans l'Aveyron
20:47etc
20:48la déclaration au milieu des Français
20:50ce débat-là
20:50cette séquence politique-là
20:52on ne l'aurait pas
20:52si Edouard Philippe
20:53avait plié le match
20:55au lendemain des municipales
20:56il aurait pu se servir
20:57de sa réélection au Havre
20:59comme d'un tremplin
21:00pour dire
21:00je suis en tête dans les sondages
21:01j'ai de l'avance
21:02je suis l'ancien premier ministre
21:03du Covid
21:04des gilets jaunes
21:05j'ai un fief au Havre
21:06je me structure
21:07je suis lancé depuis septembre 2024
21:09maintenant on se rassemble
21:11je fais œuvre de rassemblement
21:13derrière moi
21:13je suis le candidat
21:14de la droite et du centre
21:15ça fermait le banc
21:16en quelque sorte
21:16ce débat-là on l'a
21:17parce qu'il a laissé
21:18la porte ouverte
21:19forcément Gabriel Attal
21:20s'est senti pousser des ailes
21:21se dit que
21:22en campagne
21:23il peut inverser
21:24la tendance
21:25que les courbes peuvent se croiser
21:26et je parlais tout à l'heure
21:27de Gérald Darmanin
21:28il y en a d'autres aussi
21:29forcément quand vous parlez de primaire
21:30c'est la piste
21:31c'est la porte ouverte
21:32c'est la possibilité
21:33pour des outsiders
21:34des gens qui n'ont rien à perdre
21:35de faire parler d'eux
21:36et peut-être
21:37d'emporter la mise
21:38au bout du compte
21:38mais en tout cas
21:39on va avoir une campagne
21:40à couteau tiré
21:41et on verra
21:42si la stratégie de Gabriel Attal
21:43d'aller mordre les mollets
21:44d'Edouard Philippe
21:45fonctionne
21:46merci beaucoup
21:47les informés
21:48merci Jean-Rémi Baudot
21:49chef du service politique
21:50de France Info
21:50merci Lou Frittel
21:52j'en ai eu
21:52politique à Paris Match
21:53vous avez la une de Paris Match
21:55oui cette fois je l'ai
21:56j'ai eu peur de vous piéger
21:57non je l'ai
21:58c'est Ket
21:59la nouvelle Diana
22:00merci beaucoup Lou Frittel
22:02merci Paul
22:03toujours un plaisir Ket
22:05toujours un plaisir
22:06partagé
22:06vous les informés
22:08reviennent ce soir à 20h
22:09avec Victor Mathais
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