00:00Je pense que dans le cadre de cette potentielle fin de cessez-le-feu qu'on pressent sans en être
00:05sûr,
00:06même si certains signaux nous poussent à croire qu'on va arriver certainement à un durcissement de ton
00:10et donc à un retour des armes comme mode de dialogue, on va dire ça comme ça,
00:15à mon sens, il fallait interpréter le détroit d'Hormuz comme un outil de dialogue et non un objectif en
00:22tant que tel.
00:22Même si effectivement, l'Iran, pendant un moment, et on l'a vu,
00:26s'est vu en fait avoir une part qui n'était pas le cas avant le conflit,
00:31à savoir un contrôle sur le détroit d'Hormuz qui n'existait pas avant.
00:35On pouvait y passer sans circulation.
00:37Aujourd'hui, on voit bien dans les différentes séquences, vous savez ce jeu où les Américains disent
00:42« je bloque, tu me bloques, je ne te bloque pas », bref.
00:44Les Iraniens disent « c'est nous qui passons ».
00:47Finalement, quand on décide que ça s'arrête, finalement le cessez-le-feu commence à perdre de la valeur ou
00:53plutôt du sens.
00:53Moi, ce qui m'intéresse, c'est aussi de comprendre pourquoi et en fait dans quel objectif.
00:57On l'a dit, on parlait, tu disais tout à l'heure effectivement que les tirs vont être forcément violents
01:03et durs pour l'Iran.
01:04Mais l'Iran, en fait, à mon sens, il faut retrouver peut-être une réponse dans l'histoire.
01:09L'histoire, c'est un peu la posture du Pakistan quand il voulait avoir l'arme nucléaire.
01:13Qu'avait dit Ali Bouteau ?
01:14Il a dit « si je fabriquerais l'arme, quitte à ce que ma population mange de l'herbe »,
01:20c'est-à-dire que les conditions économiques n'avaient pas d'intérêt pour lui.
01:23Et il mettait la survie du régime, donc je pense que c'est le cas iranien.
01:27Il considère que lâcher quoi que ce soit sur leur capacité ou la possibilité d'avoir l'arme nucléaire,
01:34dès lors qu'elles sanctuariseraient leur propre survie, ce qu'il considère comme étant une menace existentielle,
01:39ce serait en fait tout perdre. Parce que certes, on parle de finances, d'argent, mais pour eux, en fait,
01:45la survie, c'est un coût.
01:45Donc c'est l'uranien ou la mort.
01:47Voilà, c'est un coût, mais ça n'a pas de prix.
01:49Donc en fait, non seulement à la différence des Pakistanais, c'est pas une question d'herbe à manger pour
01:53la population,
01:54ils vont faire payer le prix à tout le monde, non seulement les voisins du Golfe,
01:59les cibles notamment, vous savez, sur les centrales d'assainissement, de dessalement des eaux.
02:04Mais c'est une vraie cible, et à mon sens, cette fois-ci, ils vont y aller.
02:08Donc je crois que tout le monde l'a bien en tête.
02:11J'espère personnellement qu'on n'ira pas à une confrontation militaire,
02:15parce que je crois que cette montée en crise, elle n'est encore pas à son terme,
02:20et qu'il y a encore quelques heures, et parfois, dans des escalades,
02:24une désescalade n'est pas non plus, alors pour une fois je suis optimiste,
02:27enfin j'essaye de l'être, n'est pas non plus impossible.
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