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Tous les matins, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et Renaud Dély.
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00:00Heureuse de vous retrouver, vous êtes dans Les Informés. Nous sommes ensemble jusqu'à 9h30 pour décrypter l'actualité.
00:06Bonjour Renaud-Démy. Bonjour Agathe.
00:07A la une ce matin, un plan ciblé, limité dans le temps pour les professionnels qui souffrent de la hausse
00:13des prix du carburant.
00:14C'est la réponse du gouvernement. Est-ce tenable ou insuffisant ?
00:19Et puis un candidat commun de la droite et du centre pour 2027.
00:23Réaliste, est-ce la condition pour ne pas disparaître ?
00:26Pour nous éclairer ce matin, nos informés, Stéphanie Despierre, journaliste politique à LCP. Bonjour Stéphanie.
00:31Bonjour.
00:32Et Louis Halter, journaliste politique au Figaro. Bonjour.
00:34Bonjour.
00:34On commence donc Renaud avec ces mesures débloquées par le gouvernement. Est-ce qu'elles sont à la hauteur de
00:40la situation ?
00:41Alors un plan d'aide à hauteur d'environ 70 millions d'euros a donc été annoncé vendredi.
00:46Un plan ciblé, vous le disiez, limité dans le temps pour le mois d'avril pour l'instant,
00:49qui concerne les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants,
00:53en particulier la pêche, l'agriculture et les transports.
00:57Certains considèrent justement que ce plan est à la fois trop limité et trop tardif.
01:01Les représentants de certaines filières ont même déploré ce qu'ils appellent des miettes.
01:05Il y a d'ailleurs une opération escargot en ce moment même,
01:08menée par des chauffeurs routiers ce matin à Paris,
01:11qui considèrent que le compte n'y est pas.
01:13Est-ce que ce dispositif peut être étendu à d'autres professions ?
01:16Est-ce qu'il est suffisamment ample ?
01:18Le problème c'est que l'État n'a pas beaucoup de moyens,
01:21c'est ce qui est venu expliquer ce matin sur l'antenne de France Info,
01:24Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités.
01:27– Il faut bien voir quand même la situation dans laquelle on est.
01:30Je veux dire, l'argent de l'État n'est pas extensible,
01:32il faut faire très attention à ça.
01:34D'ailleurs l'argent de l'État n'existe pas, on est en déficit,
01:37donc on emprunte un peu plus, c'est ça que ça veut dire.
01:39Chaque euro qu'on va dépenser, il faut savoir le faire.
01:42Pour aider les entreprises du secteur en difficulté,
01:44il faudra trouver des économies.
01:45En face, c'est un effort national,
01:47tout le monde doit faire des efforts pour aider le gouvernement,
01:50je veux dire à aider les secteurs en difficulté.
01:52– Tout le monde doit faire des efforts.
01:54– C'est intéressant.
01:54– Tout le monde doit faire des efforts.
01:55– Pour aider le gouvernement à faire des efforts.
01:57– Voilà, pour aider le gouvernement à soutenir le secteur en difficulté.
01:59C'est assez compliqué, comme logique peut-être à expliquer
02:02un certain nombre de secteurs qui se retrouvent aujourd'hui aux prises
02:06avec cette flambée des prix des carburants.
02:08Donc est-ce que finalement, faute de moyens,
02:10le gouvernement ne peut pas faire mieux ?
02:12Jean-Pierre Farandou a aussi évoqué ce matin sur l'antenne de France Info
02:15la possibilité d'envisager de financer des mesures de chômage partiel
02:19afin de maintenir en activité un certain nombre de salariés
02:22qui seraient menacés justement dans certains secteurs d'activité.
02:26Bref, est-ce que le gouvernement a finalement un peu les poches vides ?
02:30Et puis est-ce qu'il devra peut-être remettre justement la main à la poche,
02:34si j'ose dire, dans les semaines qui viennent,
02:36si jamais la crise dure ?
02:37Rappelons que ce plan ne vise que le mois d'avril.
02:39– Que le mois d'avril, des aides ciblées vis-à-vis de certains secteurs,
02:44l'OES-ALTER, est-ce que ce sont quoi ?
02:47Ce sont des rustines ou c'est un vrai effort substantiel pour le gouvernement ?
02:51– Compte tenu de l'état des caisses publiques, c'est quand même un effort.
02:53De toute façon, tout décaissement du moindre million d'euros
02:56est un effort pour les caisses publiques parce que ça risque d'aggraver le déficit.
03:00Déjà, il faut noter que ces mesures, elles ont été annoncées vendredi soir.
03:03En communication politique, quand vous annoncez quelque chose un vendredi soir,
03:06c'est que vous ne voulez pas qu'on en parle.
03:07C'est intéressant que ça ait été annoncé vendredi.
03:09C'est comme si le gouvernement ne voulait pas qu'on fasse trop de publicité
03:13sur le fait que, justement, ils dépensent de l'argent,
03:17comme à l'époque où on en dépensait beaucoup plus,
03:19c'est-à-dire au moment du quoi qu'il en coûte,
03:21pour aider, non pas là des secteurs ciblés en difficulté,
03:24mais pour aider n'importe quel automobiliste à faire le plein.
03:26Alors évidemment, et c'est très important de le souligner,
03:27on n'est pas du tout dans cet état d'esprit.
03:29Maintenant, comme l'a dit Renaud, c'est ciblé,
03:31le mot-clé est ciblé, ciblé au niveau des secteurs concernés.
03:34Et d'ailleurs, ceux qui ne sont pas concernés,
03:36on les a vus monter au créneau pour réclamer aussi des aides.
03:40Et puis c'est ciblé dans le temps, puisque limité au mois d'avril.
03:43Oui, l'État n'a plus le choix, bien évidemment,
03:45mais c'est quand même intéressant de voir qu'à la fois
03:47dans les réclamations qui ont été faites,
03:49dans les manifestations de ce week-end,
03:51de gros rouleurs qui estimaient que ça n'était pas assez,
03:55il y a quand même, du coup, une mentalité qui consiste à penser
03:59que si vous avez la moindre difficulté, l'État va venir vous aider.
04:02Évidemment que la difficulté est réelle.
04:03Évidemment que le prix du carburant a explosé
04:07en l'espace de quelques semaines seulement,
04:10mais pour des raisons exogènes.
04:12C'est-à-dire que ce n'est pas la faute de l'État,
04:13ce n'est pas la faute des Français,
04:14si le prix du carburant a augmenté.
04:16Mais rien que dans la mentalité de se dire que désormais,
04:21considérer qu'une aide de l'État est un dû,
04:23ça montre qu'en fait, on va avoir du mal à se désintoxiquer,
04:26non pas du quoi qu'il en coûte,
04:27mais de la mentalité qui a présidé au quoi qu'il en coûte.
04:29Encore une fois, il y a une évolution.
04:31On n'est plus dans l'état d'esprit d'arroser d'argent tout le monde.
04:38Je vous rappelle qu'à l'époque de la crise énergétique
04:40liée à la guerre en Ukraine,
04:42on aidait n'importe quel automobiliste,
04:44même celui qui partait en week-end dans sa réunion secondaire
04:46à faire le plein.
04:47Évidemment, il est salutaire qu'on n'en soit plus là,
04:49mais le changement des mentalités n'a pas encore eu lieu.
04:51Et en même temps, les oppositions,
04:52elles réclament toujours qu'on arrose, non, Stéphanie Despierre ?
04:56La France Insomnière réclame toujours un blocage des prix.
04:58Le gouvernement persiste à dire que...
05:00Le Rassemblement National demande une baisse de la TVA.
05:02Exactement.
05:02Et le gouvernement persiste à ne pas vouloir aller sur ces mesures
05:05qui sont beaucoup plus générales
05:06et qui coûteraient énormément d'argent à l'État.
05:09Donc, à un moment, le gouvernement avance pas à pas.
05:12Il sait que la situation est très volatile.
05:13Là, le baril de pétrole,
05:15qui s'était un peu calmé en début de semaine dernière,
05:17repart à l'Ausse.
05:18Donc, le gouvernement veut aller petit à petit
05:20pour pouvoir avoir de la marge.
05:22Ils savent que ça peut devenir encore plus compliqué.
05:24Là, des mesures ont été annoncées vendredi soir.
05:27Ce qu'il faut noter aussi,
05:27c'est qu'elles ont été annoncées
05:28après une grande réunion sur les finances publiques
05:30où toute la matinée, le gouvernement a martelé
05:33« Nous n'avons plus d'argent. »
05:34Même si les chiffres du déficit
05:36sont un peu moins pires que prévus en 2025,
05:38nous ne pouvons pas aller plus loin.
05:39Et le gouvernement a très peur de débloquer
05:42une mesure globale
05:43qui coûterait beaucoup d'argent à l'État
05:44et que la flambée continue.
05:46Et auquel cas, cette mesure-là aurait coûté de l'argent
05:49et ne permettrait pas d'aider tout le monde
05:51parce que la crise prendrait de l'ampleur.
05:54Donc, ils veulent vraiment aller pas à pas.
05:57On avait évoqué en fin de semaine dernière
05:58des mesures pour les gros rouleurs,
05:59notamment les infirmières, etc.
06:01Finalement, elles ne sont pas là.
06:02Il y a une nouvelle réunion interministérielle
06:05aujourd'hui pour parler de ces sujets-là.
06:07Donc, le gouvernement pilote a vu.
06:10Et pour l'instant, l'opposition martèle encore,
06:13et ce sera probablement encore le cas demain
06:14en question du gouvernement à l'Assemblée,
06:16un blocage des prix ou une baisse de la TVA.
06:18Et le gouvernement, pour l'instant, n'en veut pas.
06:20L'opposition, on parle du Rassemblement national
06:22et de la France insoumise
06:23parce que les socialistes étaient beaucoup plus mesurés.
06:26C'était un chèque énergique que réclamait...
06:27Un chèque ciblé.
06:28Un chèque énergie pour les plus précaires.
06:30Un chèque énergie pour les plus précaires,
06:31donc sous condition de ressources.
06:32C'est ce qu'avait évoqué Olivier Faure,
06:34le patron du PS, ici même d'ailleurs, sur ce plateau.
06:36Quand vous dites, Stéphanie Despierre,
06:37le gouvernement navigue à vue,
06:38c'était frappant dans l'interview de Jean-Pierre Farandou
06:40tout à l'heure,
06:41parce qu'il y a notamment deux questions
06:42qui lui ont été posées par Jérôme Cheply
06:44et auxquelles il n'a pas répondu.
06:45C'était l'extension éventuelle de ces mesures
06:48à nouveau secteur.
06:49Par exemple, celui des infirmières libérales
06:51qui, elles aussi, souffrent au premier chef
06:53de la flambée des prix des carburants.
06:55Et en gros, il a dit, évidemment,
06:57on va voir, on va regarder,
06:58on va voir, on va regarder, etc.
06:59Mais il n'a absolument pas annoncé que c'était acquis.
07:01Et l'autre, c'était l'éventuelle...
07:03D'autres questions, c'était l'éventuelle prolongation,
07:05évidemment, de ce plan au-delà du mois d'avril.
07:06Si la crise dure,
07:07si le détroit d'Hormouz est toujours bloqué, etc.
07:09Et là aussi, on entendait que Jean-Pierre Ferrandou
07:11n'osait pas dire que, oui, bien sûr,
07:14si la crise dure, etc., il faudrait prolonger.
07:16Donc là aussi, on verra.
07:17Donc ça, ça illustre ce que vous disiez.
07:19C'est lié à la situation des finances publiques.
07:22Et puis c'est vrai que le gouvernement n'a pas de chance,
07:25si j'ose dire.
07:25C'est qu'il y a une, entre guillemets,
07:28une bonne nouvelle,
07:28qu'il a été obligé quasiment de passer sous silence.
07:30Et que finalement, le déficit en 2025
07:32est moins profond qu'il ne le redoutait.
07:365,1% du PIB, ce qui est énorme.
07:38Ce qui est énorme, plutôt que 5,4%.
07:40Mais c'est amusant la façon dont, justement,
07:41l'exécutif a surtout évité de se réjouir
07:43du, finalement, de rentrée fiscale plus importante que prévu.
07:48Sur le fond, c'est vrai que cette désintoxication,
07:51en quelque sorte, de la dépense publique
07:52évoquée Louis Selter,
07:54elle a été attisée grandement
07:56par le fameux « quoi qu'il en coûte ».
07:58Mais elle est même antérieure à ce dispositif-là.
08:00C'est-à-dire que c'est quand même
08:02une, comment dirais-je,
08:04une culture politique entretenue, d'ailleurs,
08:07par tous les gouvernements, peu ou pro,
08:08quelque soit leur étiquette politique,
08:10depuis des décennies,
08:10d'inciter les Français
08:13à se retourner tout de suite vers l'État
08:15dès lors qu'il y a une crise,
08:16pour que l'État finance.
08:17Et l'État, en fait, c'est les Français.
08:18Donc les Français se retournent vers les Français
08:20pour financer les crises.
08:20– Ce n'est pas totalement français.
08:21En Espagne, la TVA a été baissée,
08:23a été divisée par deux.
08:24Enfin, il y avait de la grogne.
08:25En Italie, il y a des mesures aussi générales.
08:27– Sauf que la différence,
08:28c'est que la situation des finances publiques
08:29dans ces pays-là s'est considérablement améliorée
08:31ces dernières années au regard de la dégradation en Italie aussi.
08:33– Et ce que disait Roland-Lessur,
08:34c'est qu'ils n'étaient pas dans la même situation
08:36non plus de dépendance que nous
08:37vis-à-vis notamment du gaz.
08:41Donc c'est pour ça aussi que les mesures
08:42ne sont pas les mêmes.
08:44– C'est vrai que grâce au nucléaire d'une part
08:45et grâce aussi au développement
08:46à un degré moindre des énergies renouvelables,
08:48la France est beaucoup moins dépendante
08:49de l'évolution des prix du gaz.
08:51Par exemple, en Italie,
08:55le prix du gaz dépend de 40 à 45%,
08:58les prix d'électricité dépendent de 40 à 45%
09:00du prix du gaz.
09:01C'est le cas en Italie et aussi en Allemagne,
09:04voire en Grèce,
09:05ce qui rend d'ailleurs l'électricité
09:06deux fois plus chère qu'en France.
09:08Parce que grâce au nucléaire,
09:10effectivement, la France est beaucoup moins dépendante
09:12de ce point de vue-là, c'est vrai.
09:13– Est-ce qu'on pourrait dire, Louis Salter,
09:14que le gouvernement sous-estime l'impact de cette crise ?
09:17Ou c'est pas ça le sujet ?
09:18– Non, c'est plutôt que le gouvernement
09:20est incapable d'anticiper la suite de la crise,
09:23et ce qui est tout à fait normal.
09:25Je crois que la plupart des gouvernements européens
09:27sont dans la même situation.
09:29Il y a quand même eu au début,
09:31c'est-à-dire au début des bombardements,
09:33des frappes entre l'Iran, Israël
09:35et l'intervention de l'armée américaine,
09:37il y a eu la croyance que ça pourrait ne pas durer,
09:40que ce serait une guerre de quelques jours,
09:42que c'était plié parce que le déséquilibre
09:45des forces était très important.
09:47En réalité, non seulement l'Iran résiste militairement,
09:50mais en plus l'Iran a fait le choix
09:53de frapper des infrastructures énergétiques,
09:56tirant elle aussi des frappes
09:58sur ces infrastructures énergétiques à elle.
10:00Donc en fait, c'est devenu une guerre de l'énergie,
10:02c'est-à-dire que les belligérants ont très bien compris,
10:04et l'Iran au premier chef,
10:06qu'ils avaient un pouvoir de pression considérable,
10:08c'était celui de faire monter les prix du pétrole
10:09et du gaz très subitement.
10:11Donc c'est vraiment pas un hasard
10:12si cette crise est devenue une crise pétrolière et gazière,
10:17c'était la volonté de l'Iran en se défendant.
10:20Et aujourd'hui, le gouvernement,
10:21il est incapable de savoir quelle est l'évolution de la situation,
10:23d'autant que la stratégie de Donald Trump
10:25est assez peu claire,
10:26ses buts de guerre sont assez peu clairs,
10:28il annonce qu'il n'en a plus que pour quelques semaines,
10:30mais on n'est pas obligé de le croire,
10:31compte tenu du fait que ça dure déjà depuis un mois.
10:34Et surtout, il y a une grande incertitude
10:36sur le délai de remise en ordre,
10:39de remise en marge des infrastructures,
10:41à supposer qu'il y ait un cessez-le-feu,
10:43à supposer que le détroit d'Hormuz
10:45réouvre totalement à la circulation des bateaux.
10:47Donc là, le gouvernement, pour le coup,
10:49ne peut que naviguer à vue,
10:50comme le disait Stéphanie,
10:51parce qu'il n'est pas maître
10:52et il n'a quasiment aucune influence
10:53sur l'évolution de cette situation internationale.
10:55Stéphanie ?
10:56On a l'impression que la situation ne va pas s'arranger,
10:57le détroit d'Hormuz est quasiment bloqué,
10:59il y a les outils du Yémen
11:01qui commencent à frapper Israël
11:02et menacent de fermer un autre détroit
11:04sur la mer Rouge,
11:05qui est très important,
11:06il y a les infrastructures
11:07qui ont été touchées au Qatar,
11:08c'est là aussi que le gouvernement pilote a vu,
11:11mais c'est un peu normal,
11:12puisqu'il n'a pas la main sur ce conflit.
11:15Et puis, voilà,
11:16ils savent que, par exemple,
11:19telle entreprise d'aluminium
11:20touchée au Qatar,
11:23telle entreprise d'engrais azoté
11:24a un impact en France ou pas,
11:26ou un peu plus que sur les pays voisins,
11:28ou un peu moins selon les approvisionnements.
11:30Et le gouvernement fait tout pour, du coup,
11:32piloter de manière la plus fine possible
11:34pour éviter d'ouvrir grandement
11:35les cordons de la bourse
11:36et de le payer après.
11:37Dans un instant,
11:38on parle de la droite et du centre.
11:40Parviendront-ils à se mettre d'accord
11:42sur un candidat commun pour 2027 ?
11:44Mais pour l'instant,
11:45il est 9h17
11:45et c'est l'Info en une minute
11:46avec Maureen Sunard.
11:48Le périscolaire est la priorité absolue
11:51de ce début de mandat,
11:52affirme sur France Info
11:53Emmanuel Grégoire,
11:54le nouveau maire de Paris.
11:55700 parents d'élèves
11:57lui ont écrit
11:57pour lui demander des mesures immédiates.
11:59Depuis l'année dernière,
12:01une soixantaine d'enquêtes
12:02ont été ouvertes
12:02pour des faits de violence
12:03et d'agression sexuelle
12:05dans le périscolaire parisien.
12:06Les parents demandent des sanctions
12:08également au sein de la mairie.
12:10Un casque bleu de la finule.
12:11La force des Nations Unies au Liban
12:13a été tuée hier soir
12:14dans une zone
12:15où l'armée israélienne
12:16et le Hezbollah s'affrontent.
12:17Le soldat de nationalité indonésienne
12:20est mort dans une explosion
12:21d'origine inconnue.
12:22La guerre se poursuit au Moyen-Orient
12:23avec des conséquences économiques
12:25dans le monde entier.
12:26La France réunit aujourd'hui
12:27un G7 à ce sujet,
12:29réunion des 7 plus grandes puissances
12:30industrielles du monde.
12:31La France qui refuse
12:33de baisser les taxes
12:34sur les carburants
12:35mais le gouvernement a annoncé
12:36des mesures ciblées
12:37notamment pour les transporteurs.
12:3920 centimes par litre de gazole.
12:42Ces derniers ne sont pas satisfaits
12:43et mènent ce matin
12:44une opération escargot
12:45sur le périphérique parisien.
12:47Un casque qui dure 3 minutes
12:49pour un butin
12:49de plusieurs millions d'euros.
12:513 tableaux de Renoir, Cézanne et Matisse
12:53ont été dérobés dans un musée
12:55en Italie près de Parme.
12:564 personnes sont recherchées en ce moment.
13:01France Info
13:04Les informés, Renaud Deli, Agathe Lambret.
13:11Les informés avec Louis Halter,
13:12journaliste politique au Figaro,
13:14Stéphanie Despierre, journaliste politique à LCP.
13:17Opération sauf qui peut
13:18dans ce qu'on appelait le socle commun.
13:20Renaud, va-t-on vers un candidat unique
13:22ou pas du tout ?
13:23La trouille est-elle bonne conseillère ?
13:25La grande peur de ce socle commun,
13:27c'est-à-dire LR et le bloc central macroniste,
13:29c'est de voir s'affronter au second tour
13:31de l'élection présidentielle l'année prochaine
13:32Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon.
13:34La qualification du premier
13:35selon les instituts de sondage
13:37de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen,
13:38si elle est candidate,
13:40semble presque assurée.
13:41Celle de Jean-Luc Mélenchon est possible.
13:44Et donc, pour contrecarrer cette hypothèse
13:46de l'élimination dès le premier tour,
13:47voilà donc que la droite et le centre,
13:49au sein de la droite et du centre,
13:51il commence à y avoir des voix qui s'élèvent
13:52pour présenter un seul candidat,
13:55un candidat commun, unique en 2027
13:57dès le premier tour.
13:58C'est notamment l'objet d'un appel
13:59qui a été publié hier par la tribune dimanche
14:01qui est signé par neuf ministres
14:03du gouvernement Le Cornu,
14:0481 parlementaires issus de Renaissance,
14:07des Républicains, d'Horizon ou encore du Modem.
14:09Parmi les ministres signataires,
14:11et elle a aussi été à la manœuvre d'ailleurs
14:13pour rassembler des signatures,
14:14des ministres de l'énergie et porte-parole
14:15du gouvernement Maude Bréjon
14:16qui était l'invité de France Info
14:19la semaine dernière et qui appelait déjà à l'Union.
14:21Moi j'appelle dans un premier temps
14:23l'ensemble des candidats déclarés potentiels,
14:27l'ensemble des chefs de parti du socle commun
14:29à se réunir, à se mettre dans une même pièce,
14:31à se mettre autour de la table
14:33de Gabriel Attal à Bruyau-Rotaillot
14:35en passant par évidemment
14:37Edouard Philippe, par le Modem,
14:39par François Bayrou,
14:40par les chefs de groupe éventuellement
14:41à l'Assemblée et au Sénat
14:42pour discuter,
14:45s'accorder d'abord sur cette nécessité
14:48d'avoir une candidature unique
14:49dès le premier tour.
14:51– Alors est-ce que ça peut marcher,
14:53cet appel aux bonnes volontés justement ?
14:54Est-ce que tout le monde peut y mettre du sien ?
14:56Est-ce qu'on peut imaginer que tout le monde
14:57s'enferme dans une pièce
14:57et que finalement la fumée blanche
14:59accouche d'un candidat commun ?
15:01Il faut préciser que dans l'appel
15:03publié hier et que j'évoquais à l'instant,
15:05il n'y a aucune mention
15:06d'une quelconque procédure
15:08justement pour désigner ce candidat unique.
15:11Peut-être parce que déjà,
15:12pas seulement sur le nom,
15:14avant même de s'entendre sur un nom,
15:15déjà sur la procédure,
15:16personne n'est d'accord,
15:17tout le monde se déchire déjà.
15:18Donc est-ce qu'on peut imaginer
15:19que la droite et le centre
15:21finissent par présenter un candidat unique
15:22à la présidentielle l'année prochaine ?
15:24– Ce n'est pas très bien parti Stéphanie Despierre.
15:27Et en même temps,
15:28il y a quand même une conscience,
15:30un an avant la présidentielle,
15:31une conscience aiguë
15:32que ce rassemblement est important.
15:34– Conscience aiguë
15:35que ce rassemblement est important
15:36et que c'est le seul moyen
15:36pour le centre et la droite
15:38de figurer au second tour.
15:40Mais c'est vrai que
15:41quel candidat ?
15:42Alors ça, c'est très compliqué.
15:44Quelle modalité ?
15:45Renaud l'a dit,
15:46tout le monde n'est pas d'accord.
15:47Gérald Darmanin veut une primaire
15:48mais il est à peu près tout seul.
15:49Les autres,
15:50Édouard Philippe,
15:51Gabriel Attal n'en veulent pas.
15:52La tribune dont on parle,
15:53en effet,
15:54ne va pas plus loin
15:55parce que c'est là que le bas blesse.
15:56En fait,
15:56c'est comment on départage
15:58tous ces candidats.
15:59Gabriel Attal,
16:00la semaine dernière,
16:00a fait une proposition
16:01de sorte de comité de liaison.
16:03Édouard Philippe lui a répliqué
16:03qu'en fait,
16:04ça existait déjà
16:04donc ce n'était pas la peine.
16:05Donc pour l'instant,
16:06on ne voit pas très bien
16:07comment il se tire un peu
16:08dans les pattes
16:08même sur la procédure.
16:09Et on voit qu'en plus là,
16:11il y a des hésitations.
16:13Édouard Philippe devait faire
16:13un énorme meeting mi-avril.
16:15Finalement,
16:15il s'est dit
16:16qu'il allait temporiser un petit peu.
16:17Gabriel Attal,
16:18lui,
16:18essaye d'accélérer.
16:19Donc on sent que tout ça
16:21bouge encore
16:22et on ne voit pour l'instant
16:23pas très bien
16:24comment on arrive
16:24à une candidature unique.
16:25Vous voyez,
16:26vous,
16:26le chemin
16:27vous alter.
16:28Je crois que cette tribune,
16:29c'était l'une des pires manières
16:30de rentrer dans la campagne présidentielle.
16:32Ce qui m'a frappé
16:32dans ce texte,
16:33c'est sa vacuité programmatique.
16:35Il commence par
16:36quelques grandes banalités,
16:37quelques grandes généralités
16:38disant
16:39qu'il faut assurer
16:40l'indépendance
16:41et la souveraineté
16:42de la France.
16:43Donc ils sont
16:43pour la paix
16:44et contre la guerre,
16:45c'est très bien.
16:46Mais il n'y a pas de...
16:47En fait,
16:47ça ne parle pas de projet.
16:49L'aborder par le thème
16:50du rassemblement
16:51comme si on pouvait
16:52de manière artificielle
16:53mettre d'accord
16:54Gabriel Attal
16:55et Bruno Retailleau
16:55parce que c'est ça
16:56le périmètre envisagé.
16:57Si vous allez de Renaissance
16:59de la Macronie,
17:00y compris ceux
17:01qui sont plus sur l'aile gauche
17:02jusqu'aux Républicains
17:03et à ceux qui sont
17:04sur l'aile droite
17:05des Républicains,
17:07en fait,
17:07vous essayez de rassembler
17:08des gens
17:09qui n'ont très peu
17:10d'idées en commun
17:11en réalité.
17:11Et je pense que
17:12c'est là en fait
17:13le non-dit
17:14de ces appels
17:14au rassemblement
17:15et que par ailleurs,
17:16Renaud parlait
17:17de la peur bonne
17:18ou mauvaise conseillère.
17:20En effet,
17:20on a l'impression
17:21que le programme,
17:21c'est simplement
17:22de lutter contre les extrêmes
17:23et d'éviter
17:24un casting de second tour
17:25qui serait entre
17:26la France insoumise
17:26et le rassemblement national.
17:28Donc,
17:29il n'y a aucun projet
17:30de fond qui préside
17:31à ces appels.
17:32On a l'impression
17:32qu'il s'agit uniquement
17:34de se maintenir au pouvoir,
17:35d'assurer coûte que coûte
17:37une présence
17:37au second tour
17:38de l'élection présidentielle
17:39alors même que moi,
17:40je ne sais pas
17:41comment va se passer
17:42cette campagne.
17:42Je ne sais même pas
17:43si Jordan Bardella
17:43sera au second tour.
17:44D'accord,
17:44tous les sondages le disent
17:45mais on est à plus
17:46d'un an de l'échéance
17:47et on ne sait pas
17:48à quoi ressemble
17:48une campagne présidentielle
17:49de Jordan Bardella.
17:50On ne sait pas
17:50ce qui va se passer à gauche
17:51si Jean-Luc Mélenchon
17:52sera aussi puissant
17:53que lors des derniers scrutins.
17:55Donc,
17:55voilà,
17:56la méthode même
17:57et sans même parler
17:58du mode de désignation
17:59et de toutes les tambours
18:01et les combines
18:01qui seront discutées
18:03pour essayer d'aboutir,
18:05le fait qu'il n'y ait pas
18:06de projet qui préside à ça
18:07me paraît frappant
18:08et ne me paraît pas
18:09la bonne manière
18:10d'entrer dans une campagne
18:11où on aura vraiment
18:13un besoin d'un débat d'idées.
18:14Je rappelle qu'en 2022,
18:16avec la guerre en Ukraine,
18:17il y a eu très peu
18:18de débats d'idées
18:18pendant la campagne présidentielle
18:21qu'Emmanuel Macron
18:21a été rélu un petit peu
18:22par défaut.
18:23Donc,
18:23ce sera pour la première fois
18:24depuis dix ans,
18:25quelque part,
18:25qu'on aura une élection présidentielle
18:28avec un petit peu
18:28de débat de fond.
18:29Je trouve dommage
18:29de s'en priver
18:30d'entrée de jeu.
18:31Mais peut-être aussi
18:31que le débat d'idées
18:32passe au second plan,
18:33Renaud,
18:33parce qu'ils se disent
18:34que s'ils sont désunis,
18:35de toute façon,
18:36ils sont éliminés.
18:37Oui,
18:37c'est pour ça que cette tribune
18:38est intéressante
18:39de ce point de vue-là
18:39parce que je pense qu'elle,
18:47vraiment avant l'automne
18:48ou la fin de l'année.
18:50C'est-à-dire que
18:51le moteur essentiel
18:53de cette tribune,
18:54c'est la peur.
18:55C'est la peur
18:55d'un duel
18:56entre l'extrême droite
18:58portée,
18:59incarnée par Jordan Bardella
19:00et l'extrême gauche
19:01incarnée par Jean-Luc Mélenchon
19:02au second tour
19:03de la présidentielle
19:03avec,
19:04selon les sondages
19:05d'intention de vote,
19:06un résultat,
19:06et on est loin
19:07de l'élection présidentielle,
19:08il a raison de le rappeler,
19:09Louis Salter,
19:09mais qui aujourd'hui
19:10semble courir d'avance
19:11si jamais ce duel
19:12se produisait.
19:14Au-delà,
19:14il n'y a rien
19:15sur le contenu,
19:16sur le fond.
19:17Le seul moteur,
19:18encore une fois,
19:19c'est la peur.
19:20Et on peut imaginer
19:22que c'est simplement
19:23à l'automne,
19:24à la fin de l'année,
19:24peut-être même
19:25en janvier prochain,
19:25que si les sondages
19:26n'ont pas bougé
19:27et s'il y a toujours
19:27cette incertitude,
19:28peut-être que certains
19:29seront amenés
19:30à en rallier d'autres
19:31pour éviter justement
19:32cette perspective
19:33qui les inquiète tous.
19:34Le problème,
19:35c'est que sur le fond
19:36et sur le plan
19:37des positionnements,
19:39des programmes,
19:40des projets,
19:41etc.,
19:41il y a certes
19:41une grande diversité,
19:42mais il pourrait y avoir
19:45une alliance
19:45un peu plus...
19:46Elle peut sembler
19:47un peu plus logique,
19:48un peu plus naturelle
19:48dès lors que,
19:49par exemple,
19:49les élections municipales,
19:50ces mêmes forces
19:51étaient unies
19:52dans la plupart
19:52des grandes villes,
19:54qu'elles ont parfois
19:55gagnées ensemble,
19:56souvent perdues ensemble.
19:58Qu'elles sont,
19:59côte à côte,
19:59au sein du gouvernement
20:00Lecornu,
20:01même si Bruno Retailleau
20:02a suspendu
20:03des élus LR
20:04qui étaient ministres
20:05tout en soutenant
20:06d'ailleurs
20:06Achille Adhati
20:07pour la mairie de Paris
20:08dès lors qu'elle est sortie
20:08du gouvernement
20:0915 jours avant l'élection.
20:10On n'a pas bien compris,
20:11mais en tout cas,
20:12on voit bien que,
20:12grosso modo,
20:13il y a une forme
20:13quand même de cohérence
20:15depuis qu'en clair,
20:16le parti Renaissance
20:17et les macronistes,
20:18on va dire,
20:18se sont rangés à droite.
20:19Ils en ont fini
20:20avec l'illusion
20:21du dépassement droite.
20:22Gouache,
20:22ça a été aussi illustré
20:23d'ailleurs par le soutien
20:24fervent d'Emmanuel Macron
20:25à Achille Adhati à Paris.
20:27Le problème,
20:28c'est que dans le même temps,
20:29la droite,
20:29les républicains,
20:30penchent de plus en plus
20:31à droite aussi.
20:32Il y a une influence
20:33évidemment du Rationement
20:33national qui joue,
20:35notamment par l'intermédiaire
20:36d'Éric Ciotti
20:36et de son succès.
20:37Le succès d'Éric Ciotti
20:42en forme de fusion
20:43on va dire
20:43des électorats de droite
20:44et d'extrême droite
20:45qui s'est produite
20:46lors des élections municipales.
20:47Donc comme tout se déporte
20:48de plus en plus
20:49vers la droite,
20:50évidemment,
20:51cette alliance programmatique
20:53sur le fond,
20:54elle semble extrêmement fragile
20:56voire impossible.
20:57Lui aux Alters ?
20:57Je suis assez d'accord
20:59notamment sur le fait
21:00que confronté
21:01à la réalité du pouvoir,
21:02une grande partie
21:02de la macronie
21:03est en effet glissée
21:04vers la droite.
21:05Mais pour moi,
21:06ça ne met pas d'accord,
21:07ça ne crée pas un projet
21:08entre Gabriel Attal
21:09et Bruno Retailleau,
21:10entre Edouard Philippe
21:12ou Gabriel Attal précisément.
21:14Mais après tout,
21:15il est assez sain finalement.
21:16Là, on va avoir des mois
21:17où effectivement,
21:17sans doute que rien ne va se passer.
21:19Chacun, j'espère,
21:20va dérouler son projet.
21:21Et là, les Français
21:21pourront voir
21:22qui pense quoi,
21:23ce qui est quand même
21:24un petit peu la première étape
21:25avant ce que t'en est électoral,
21:27me semble-t-il.
21:27Et c'est peut-être un peu...
21:28On espérait peut-être
21:29qu'on va avoir des mois
21:30pour parler d'idées,
21:31de petites idées,
21:32de prendre un grand drame.
21:33Ce serait bien.
21:34Peut-être que ceux qui avancent
21:35leur pion vont revenir à la raison
21:36et vont se désister aussi.
21:38qui pourraient arriver
21:39en bouteillage en ce moment.
21:40Quelle est la une du Figaro,
21:42Louis-Alter ?
21:42Un mois de guerre en Iran.
21:44Le service étranger du Figaro
21:46décrypte l'alternative
21:47entre la diplomatie
21:48ou l'escalade.
21:49Merci beaucoup,
21:49Louis-Alter.
21:50Merci Stéphanie Despierre,
21:52journaliste politique à LCP.
21:53Et merci, Renaud.
21:54Merci, Agathe.
21:55Les informés reviennent
21:55ce soir à 20h
21:56avec Victor Maté.
21:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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