00:00On va continuer bien évidemment d'examiner les conséquences de ce cessez-le-feu qui pour le moment sur le
00:04terrain militaire n'en est pas vraiment un.
00:06Dans tous les cas, une espèce de détente quand même sur le marché pétrolier.
00:10Le gouvernement se dit attentif, enfin il veut veiller à ce que la baisse se voit rapidement aux stations.
00:18Lorsque la crise a démarré, les prix ont augmenté très très vite à la pompe, alors que les citernes avaient
00:24été achetées et remplies avant le début de la guerre.
00:27Donc autant que le gouvernement peut comprendre qu'il y ait 3 ou 4 jours de délai entre le début
00:33de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe,
00:37autant qu'il est évident que les effets devront se voir à la pompe à partir de la fin du
00:41week-end, début de semaine prochaine.
00:43Et le ministre Papin d'ailleurs aura l'occasion d'y revenir sur différentes initiatives de contrôle.
00:48Et demain les différents ministres discuteront avec les distributeurs pour s'assurer évidemment que les choses iront dans le bon
00:53sens.
00:53– Il y aura même des Guillaume Doré, des contrôles de la DGCCRF, la Direction Générale, la répression des fraudes.
00:58– Oui, il y en avait déjà eu effectivement il y a une quinzaine de jours, plus d'un millier,
01:01c'est ce qui avait été mis en avant.
01:02Mais on le disait, c'est le seul pouvoir finalement du gouvernement sur cette question du grand public.
01:06Parce qu'il y a des aides qui ont été débloquées, on le disait, pour des populations, pour des secteurs
01:09très ciblés.
01:10Une enveloppe de 70 millions d'euros.
01:12Mais pour ce qui est du prix des carburants, il n'y a qu'un seul, finalement, ressort de la
01:16part du gouvernement.
01:16C'est tenter de convaincre les distributeurs de le faire.
01:19Le problème, c'est que ça va prendre un peu de temps.
01:20Et quelques instants avant d'entrer en plateau avec vous, j'ai échangé avec Dominique Chechelcher,
01:24le patron de Système U, qui me disait, effectivement, ce ne sera pas avant la fin du week-end,
01:29voire le début de semaine prochaine.
01:31Parce qu'en fait, c'est au quotidien, en fonction effectivement de la bourse de Rotterdam,
01:35le prix du baril à Rotterdam, que quand ils remplissent les camions CITR,
01:39le temps que ça arrive, évidemment, dans les stations-service, c'est à ce moment-là que ça baissera.
01:43Donc, ce sont les prochaines CITR qui vont arriver ce week-end,
01:46qui potentiellement permettront de baisser de 10 ou 20 centimes au litre, me disait-il.
01:50Mais encore une fois, ça dépendra de la bonne volonté des distributeurs.
01:53Le gouvernement n'y peut pas grand-chose.
01:54Virginie Le Meilleur, bonsoir.
01:55Vous êtes membre de la direction confédérale de la CGT.
01:57Vous comprenez, ça va toujours plus lentement lorsqu'il s'agit de faire baisser les prix à la pompe
02:03que lorsqu'il, malheureusement, il y a ce qui s'est passé au Moyen-Orient.
02:07Et tout de suite, ça a augmenté en 24 heures.
02:09Pourtant, l'équipe était pleine également.
02:11Vous comprenez ça ?
02:12Nous comprenons surtout qu'il y a un effet spéculatif à chaque annonce de Trump
02:17ou d'autres interlocuteurs dans ce conflit.
02:20Nous, ce qu'on pose, c'est des mesures immédiates.
02:23Le gouvernement a la possibilité de le faire,
02:27c'est-à-dire par le blocage des prix et l'augmentation des salaires.
02:31Faut-il encore qu'il ait la volonté politique ?
02:33C'est parce que nous avons vérifié hier soir, quand nous avons rencontré le ministre...
02:36Le blocage des prix, vous demandez toujours à 1,70, c'est ça ?
02:39C'est ce que vous demandez, non ?
02:40Nous demandons le blocage du prix à la pompe du litre, effectivement, de carburant à 1,70.
02:48C'est possible.
02:50D'autres pays aussi, en Europe, le demandent.
02:53Et financé grâce au profit des grands groupes pétroliers.
02:57Vous ne croyez pas à la baisse, parce qu'on va peut-être y arriver, là, si c'est à
03:00la baisse ?
03:00La baisse, on va tous accorder, y compris le Premier ministre,
03:04qu'elle va, effectivement, mettre du temps pour intervenir.
03:08Pendant ce temps, les travailleurs les plus précaires souffrent de cette crise,
03:12y compris il faut choisir entre travailler,
03:15notamment pour un certain nombre de professions qui utilisent leur véhicule,
03:17et ceux, globalement, qui n'ont pas le choix pour utiliser leur véhicule.
03:21Et puis, pour certains, c'est aussi la double peine,
03:23parce que, dans le nombre d'entreprises, la question énergétique, ça fait partie des entrants,
03:28que ce soit les hydrocarbures ou les questions de gaz,
03:31et plus, globalement, aussi, l'énergie et l'électricité.
03:34Avant de continuer notre discussion, on va aller à Villeurbanne.
03:37Nous sommes dans le département du Rôle.
03:38On va retrouver Romain Etuin en direct pour BFMTV,
03:40parce qu'il s'est mis à une station-service.
03:42Bon, il est peut-être trop tôt, Romain, pour constater une baisse, comme ça.
03:46On a les prix derrière, là.
03:50Ben oui, on vous entendait parler de prix à 1,70€ le litre.
03:55Je peux vous dire qu'ici, les automobilistes, ils l'espèrent,
03:57parce que, regardez les prix qui sont affichés aujourd'hui.
04:00On est à 2,43€ le litre de gazole,
04:042,09€ le litre de sans-plomb 95.
04:07Ce sont des prix qui sont extrêmement chers.
04:10On est à plus de 70 centimes au-dessus du prix moyen qui était en cours
04:15avant cette guerre en Iran.
04:17Et donc, forcément, on le disait, les automobilistes, vous le voyez derrière nous,
04:20ils sont un peu résignés.
04:22Ils n'ont pas d'autre choix que de venir faire le plein.
04:24Et pas seulement, puisque certains ne font pas forcément le plein.
04:28Et ils oscillent entre faire le plein, prendre un petit peu pour pouvoir attendre ces réductions.
04:33Je vous propose de les écouter.
04:36Malheureusement, on fait le plein.
04:38Le baisser, ça va baisser de combien ?
04:405, 10 centimes ? On ne sait pas.
04:42Et puis, il faut rouler quand même.
04:44Moi, là, pour le coup, je fais le plein.
04:46Après, si on n'aurait pas les stratégies, j'aurais attendu peut-être 48 heures.
04:51Là, je devais le faire aujourd'hui.
04:53Donc, la question ne se posait pas.
04:54Je vais mettre 20 euros, 15, 20 euros, mais max.
04:57Pourquoi ?
04:58Parce que j'attends voir comment les choses vont évoluer,
05:00ce qui va se passer.
05:01Peut-être que ça risque de grimper ou de descendre.
05:03Donc, j'attends.
05:04Voilà.
05:04Donc, on a entendu ces automobilistes qui sont en vacances,
05:07qui n'ont donc pas d'autre choix que de faire le plein.
05:10Mais ils espèrent, en tout cas, à leur retour des vacances,
05:13que cette baisse sera effective.
05:15Vous avez entendu le Premier ministre qui espère que ça arrivera dans les tous prochains jours.
05:19Et je peux vous dire que cette demande, elle est vraiment partagée par les automobilistes ici à Villeurbanne.
05:24Romain Etuin avec Raphaël, blanc d'amour à Villeurbanne.
05:26Le député Karl-Olivre, député de la majorité, enfin, du bloc central,
05:30je ne sais pas si on peut parler de majorité,
05:31député ensemble pour la République des Yvelines.
05:33Karl-Olivre, effectivement, l'automobiliste malin,
05:36c'est celui qui peut attendre quelques jours avant de faire le plein,
05:39parce que ça va baisser d'ici lundi.
05:41C'est ce que promet Sébastien Lecornu.
05:43Alors, moi, pour le coup, je suis dans une grande frustration,
05:45parce que je pense que, pour le coup, on devrait être dans une solidarité nationale,
05:48parce que tout le monde est concerné.
05:50Tout le monde est concerné.
05:50Et pour le coup, je rejoins ce que dit madame.
05:53Pourquoi ? Aujourd'hui, il y a encore 7 Français.
05:54Vous la rejoignez, vous voulez, 1,70 le blocage ?
05:57Je vais vous expliquer un petit peu, moi, ce que j'aimerais attendre,
06:00qui n'est pas forcément, d'ailleurs, sur ce que propose le gouvernement.
06:04La première chose, c'est qu'on a 7 Français sur 10,
06:06aujourd'hui, qui utilisent leur voiture, pas pour se faire plaisir,
06:08qui utilisent leur voiture.
06:10Juste avant de venir, pour le coup, j'ai appelé une exploitation fermière,
06:14en Bretagne, à Spézette, Finistère Sud,
06:16qui m'expliquait qu'au mois de janvier,
06:18le coût du GNR, le gaz non routier, était à 0,73 centimes le litre.
06:24Il est aujourd'hui à 1,49 euros.
06:27Le différentiel, il est du double, et donc de 3 000 euros.
06:303 000 euros dans une exploitation fermière, c'est quasiment 3 salaires.
06:33Ces gens-là vivent à perte, en long, en large, en travers.
06:36Et pourquoi je parle de frustration, M. Marchand, M. Truchot ?
06:39Moi, j'aimerais plutôt que d'avoir une multiplication de zones ciblées,
06:44qu'on ait effectivement, comme ça se passe en Espagne,
06:47peut-être un effort à faire sur les taxes,
06:50et qu'on aille taxer les super profiteurs,
06:54et que les pétroliers...
06:56Vous pouvez prendre votre carte à la CGT, là ?
06:58Non, mais vous voyez, ça, c'est un truc de politicien.
07:01Moi, je ne fais pas le truc de politicien.
07:03Moi, je vais vous faire remonter ce que les administrés,
07:05notamment la 12e circonscription des Yvelines, me font remonter.
07:09Donc, vous reprochez au gouvernement d'avoir été trop timide,
07:11de ne pas voir comme en Espagne ?
07:13Je ne reproche rien au gouvernement, je dis simplement que...
07:15Sauf que nous, on n'a plus d'argent.
07:16C'est tout chaud.
07:17Non, mais pardon, mais les Espagnols peuvent s'appuyer
07:18sur une croissance assez dynamique,
07:21sur des efforts qu'ils ont fait budgétaires, nous.
07:23Et d'ailleurs, le gouvernement le dit en toute transparence,
07:25on a cramé la caisse, on n'a plus d'argent.
07:27Non, mais en Espagne, je suis président du groupe
07:29d'Amitiers France-Espagne, M. Truchot,
07:31il y a plus de 1 000 milliards de dettes.
07:32À un moment donné, quand on veut faire les choses...
07:34Il y a plus de 2% de croissance.
07:35Oui, mais quand on veut faire les choses...
07:36On est quoi, 0,9 en ce moment ?
07:37On est capable de les faire.
07:39Et comme d'habitude, on va être à la remorque
07:41de ce que vont proposer les Européens.
07:43Peut-être juste un dernier exemple.
07:44La taxation européenne des compagnies pétrolières
07:46pour financer les aides.
07:48Voilà quelque chose qui peut être dans le bon sens.
07:50On n'est pas dedans pour l'instant.
07:51L'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et l'Autriche...
07:54Où est la France ?
07:55On va peut-être enfin s'y mettre.
07:57Et pourquoi je dis ça ?
07:58Vous voyez, on est dans la réaction.
08:00Moi, j'aimerais qu'on soit dans l'anticipation.
08:01Pourquoi, à votre avis, il n'y a pas plus d'ambition ?
08:04Parce qu'on est toujours en train de vouloir
08:06laver plus blanc que blanc.
08:07Et on est toujours en train de se poser 50 000 questions.
08:09Et que demain, on va se rendre compte
08:10que comme Total, Total a réussi à bloquer ses prix.
08:13On est suffisamment rentrés dedans,
08:14dans la figure de Total, à un moment donné,
08:16il y a quelques années,
08:17pour aujourd'hui pouvoir saluer...
08:19Ça va en allier, Mme de Maillère.
08:20Vous avez un député proche du Président de la République
08:22qui est avec vous, là.
08:24Alors, bien évidemment que la représentation parlementaire
08:27est importante dans la période
08:29et qu'elle peut aussi faire des propositions de loi.
08:32Et notamment, on propose, nous, d'encadrer les prix
08:34comme ça se faisait jusqu'en 1983
08:36sur le territoire national
08:37et comme il se fait également
08:40dans les pays d'outre-mer.
08:42Donc, vous avez aussi un levier, bien évidemment,
08:46dans la période...
08:47Vous avez trop j'alloué.
08:48Oui, cinq États membres,
08:49vous les avez cités,
08:50non émoins, d'Autriche, Allemagne, Portugal,
08:52ont demandé à la Commission européenne
08:54de taxer les super-profits
08:56des grands groupes pétroliers.
08:58Donc, il y a bien quelque chose qui se passe
09:00et le seul gouvernement français
09:02paraît très isolé aujourd'hui.
09:04Mais Mme Région, M. Lecornu
09:05vont dans ce sens-là
09:06puisqu'ils ont demandé
09:07à ce que ce soit instruit dans les prochains jours.
09:09Excusez-moi.
09:10Il ne faut quand même pas prendre les Français
09:11pour des imbéciles.
09:12On se souvient que le Premier ministre a dit
09:15« Nous veillerons à ce qu'il n'y ait pas de hausse. »
09:17Non, nous veillerons à ce que les hausses soient raisonnables.
09:19Oui, parce que, juste pour dire...
09:21Il y a des endroits où ça a plus de 40, 50, 60 %.
09:23Ce n'est pas de la hausse raisonnable.
09:25Donc, ils n'ont veillé à rien du tout.
09:26Là, maintenant, vous pouvez dire...
09:28Vous pouvez dire, effectivement,
09:29on attend des gestes, etc.
09:31Il n'y en aura pas.
09:31Ils vont laisser le marché faire
09:33en s'appuyant sur les quelques aides
09:35et puis tout le monde s'épongera le front
09:38lundi ou mardi en disant
09:38« Ouf, ça a baissé de 20 %, quoi ! »
09:40M. Carlolib, ne prenez pas les Français
09:42pour des imbéciles.
09:43Mais je vais dans votre sens, M. Marshall.
09:46Oui, mais il n'y aura pas d'aide.
09:47Il n'y aura rien de plus.
09:48Enfin, vous n'êtes pas Mme Soleil.
09:49Ne dites pas ça.
09:50On va attendre passer quelques heures.
09:52Et moi, j'enjoins le gouvernement
09:54et pourquoi pas l'ensemble des parlementaires
09:57effectivement de se mettre autour de la table
09:58pour dire qu'à situation exceptionnelle,
10:00il faut des décisions exceptionnelles.
10:02Mais la situation exceptionnelle,
10:03elle est derrière nous, là.
10:04Oui, mais une fois qu'on a dit ça, M. Marshall,
10:06on va laisser les prix baisser.
10:08Il faut réactiver le « Quoi qu'il en coûte ».
10:09C'était plutôt une bonne idée, à l'époque.
10:11Moi, je serais pour réactiver, effectivement,
10:13de façon encadrée, de façon encadrée et bornée,
10:16de façon encadrée et bornée,
10:19effectivement, ce « Quoi qu'il en coûte ».
10:20Pourquoi ?
10:20Mais ça ne se fera pas.
10:21Pourquoi vous dites ça, M. Marshall ?
10:23Parce que si ça ne s'est pas fait,
10:24ça ne s'est pris ça.
10:25Je vais vous dire.
10:26Ce qui est intéressant,
10:27c'est que vous êtes le seul député macroniste
10:30à dire ça,
10:30puisque aujourd'hui, la position,
10:33c'est terminer le « Quoi qu'il en coûte ».
10:35Il n'y a plus d'argent dans les caisses.
10:36Il faut des aides ciblées.
10:39C'est modéré, ces aides.
10:40D'ailleurs, les gens qui touchent ces aides
10:43ne sont pas contents.
10:43Je trouve que ce n'est pas assez,
10:44notamment les agriculteurs ou les marins-pêcheurs.
10:46C'est ça, pour l'instant, le leitmotiv.
10:47Je suis, vous savez, l'écho du terrain.
10:50Et moi, sur le terrain,
10:51on ne me parle pas ni de décision,
10:54ni de gauche, ni de droite.
10:54On me parle de bonnes décisions pragmatiques.
10:57Et je pense qu'aujourd'hui, encore une fois,
10:58il nous faut une solidarité nationale.
11:00Parce qu'il y a 7 personnes sur 10
11:01qui utilisent leur voiture.
11:02Est-ce qu'il fallait baisser les taxes
11:04sur le carburant,
11:05comme l'ont fait les Israéliens ?
11:06Alors, on peut tenter de baisser les taxes.
11:08Ça fait moins de recettes de l'État.
11:10Ce n'est pas pour autant qu'en baissant les taxes,
11:12on va baisser le coût du litre d'essence
11:15de façon drastique.
11:17Et je pense qu'aujourd'hui,
11:18on a un grand message à faire passer.
11:20Pourquoi ?
11:20Je vais vous parler des collectivités.
11:22Collectivités locales que je connais bien.
11:23Vous avez des collectivités locales,
11:25et notamment dans les Yvelines,
11:26où vous avez des agents
11:27qui viennent en voiture
11:30travailler dans les mairies
11:31et aujourd'hui demandent à faire du télétravail
11:33parce que ça vient impacter le pouvoir d'achat.
11:36Tout le monde est concerné.
11:37Ce qui est important de dire,
11:38c'est que quand le gouvernement dit
11:39contrôle et peut-être menace de sanctions,
11:41ce n'est pas sur une hausse
11:42qui serait jugée trop importante.
11:44C'est juste le fait
11:45que l'affichage des prix sur Internet
11:47doit être le même qu'en station.
11:48C'est juste un contrôle, finalement,
11:50de la transparence.
11:50Ce n'est pas de dire,
11:51attention, vous avez augmenté le 20 centimes,
11:52vous n'avez pas le droit.
11:53– Non, parce que le commerce est libre en France,
11:55jusqu'à preuve du contraire.
11:56Néanmoins, j'ai l'impression
11:57que le gouvernement va surtout espérer
12:00que le cessez-le-feu au Moyen-Orient tienne
12:04pour que les prix baissent
12:06et que les autonomies soient un peu soulagées.
12:07– Oui, parce qu'on n'a pas les moyens, effectivement.
12:09– Donc, on n'espère pas à la CGT
12:11qu'on va organiser les salariés
12:12pour qu'ils en soient autrement.
12:13Le litre, aujourd'hui, le coût de revient,
12:15il est à 0,60 euros le litre.
12:18Donc, il y a de la marge.
12:20On estime que Total a engrangé
12:22environ 1 milliard de bénéfices
12:24sur le mois de mars.
12:25– L'État aussi a engrangé
12:27des recettes supplémentaires ?
12:29– Pour moitié, alors, dans la hausse,
12:31il y a pour moitié les bénéfices
12:32pour les grands pétroliers
12:33et pour moitié aussi des taxes.
12:35Donc, oui, il a été question
12:36de toute la transparence soit faite
12:38et nous l'attendons sur les grands groupes,
12:41mais il y a surtout urgence
12:42à répondre à la situation.
12:44Les automilistes, ce sont aussi des travailleurs
12:46qui ont besoin de faire le plein
12:48pour venir travailler.
12:49La question des salaires, elle est centrale
12:52parce que depuis le Covid,
12:53même avant le Covid,
12:54il y a eu un affaiblissement
12:56des revenus salarieux dans notre pays.
12:58On a de plus en plus de salariés pauvres,
13:00de salariés qui ont du mal à boucler
13:02les fins de mois.
13:03À partir du 15, c'est très dur
13:04de remplir son frigo.
13:05On a lancé la pétition au niveau de la CGT
13:09en solidarité, notamment avec les assistances,
13:12les auxiliaires de vie et à domicile
13:16pour justement leur permettre
13:19d'assurer ce rôle fondamental
13:21de cohésion sociale sur nos territoires.
13:23Aujourd'hui, on demande bien sûr
13:25des mesures pour tous les travailleurs
13:27et de relever aussi les plus faibles revenus
13:30parce que c'est vital de pouvoir vivre
13:32et travailler dignement dans ce pays.
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