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  • il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va revenir un instant sur le plateau de BFMTV.
00:02On retournera en Pologne écouter d'autres questions,
00:06notamment au président Macron et d'autres réponses.
00:08Une question de BFMTV qui est attendue,
00:10notamment sur ce qui se passe en ce moment même au Moyen-Orient.
00:13Merci de nous être fidèles.
00:15On reviendra bien sûr sur la situation entre les États-Unis et l'Iran.
00:18Mais restons un instant, Élise Gosset, sur ce qui se passe en Pologne.
00:21C'est important, cette rencontre franco-polonaise
00:24sur des questions de dissuasion nucléaire,
00:27de sécurité européenne et de la volonté, on l'a entendu, du président
00:30d'affirmer une souveraineté européenne toujours.
00:33Oui, c'est important parce que la Pologne est un pays qui va bien,
00:37qui a une forte croissance, dont l'économie se porte bien,
00:40qui est attractive et c'est un pays avec lequel
00:42on a des relations de défense très importantes
00:44compte tenu de la guerre en Ukraine dont on parle moins
00:47mais qui est toujours là.
00:48Et le fait que le président ait rappelé le soutien de la Pologne
00:50pour un plan de prêt à l'Ukraine de 90 milliards d'euros
00:55qui était bloqué jusqu'à présent par la Hongrie.
00:58Il y a eu un changement de pouvoir en Hongrie
01:01à la suite des élections qui ont vu l'échec de Viktor Orban.
01:05Et donc, ça ouvre des perspectives.
01:07Et donc, cette coopération est très importante
01:09en matière de défense à l'égard de l'Ukraine
01:11mais plus généralement pour la mise en œuvre
01:14d'une défense européenne
01:16dans laquelle la Pologne aura incontestablement un rôle à jouer.
01:20Avec un traité qui a été signé, rappelons-le,
01:22et d'ailleurs le président l'a mentionné,
01:25c'était le 9 mai 2025,
01:27traité d'amitié entre les deux pays.
01:29La coopération n'a jamais été aussi forte
01:31entre la France et la Pologne ?
01:32C'est le traité de Nancy
01:33et c'est effectivement un traité important.
01:35C'est la première fois...
01:35Notamment face à la Russie.
01:36C'est la première fois que les deux pays
01:38se voient de façon aussi symbolique en Pologne.
01:42Agdansk, qui est une ville, le président l'a rappelé,
01:43qui est importante pour les Polonais
01:44comme pour les Européens
01:45puisque c'est la naissance du syndicat Solidarnosc,
01:49de l'ex-Falessa,
01:49qui avait donc précipité la chute du régime communiste.
01:53Et donc, oui, c'est un partenaire,
01:56alors que l'Europe cherche justement
01:59à trouver une parade,
02:00je dirais,
02:02au décalage qui existe maintenant
02:04très clairement avec Donald Trump sur l'Ukraine
02:06et au possible remise en cause
02:09de la présence américaine en Europe
02:11sur le plan militaire.
02:12C'est très important de reconstituer un noyau dur.
02:15Alors, il y a évidemment l'Albagne,
02:17il y a l'Italie,
02:18il y a la France
02:20et il y a la Pologne qui peut jouer un rôle.
02:22Et donc, dans le contexte ukrainien,
02:24la Pologne est en première ligne,
02:25il faut le rappeler,
02:26elle a une frontière avec l'Ukraine
02:30et elle est, en cas d'intervention plus importante
02:34de la Russie en Europe,
02:35elle est en première ligne,
02:36d'où l'importance de cette alliance.
02:38Nicolas Tenzer est avec nous.
02:39Bonsoir Nicolas.
02:41Pour une Europe plus forte,
02:42plus souveraine face à la Russie,
02:44face aux Etats-Unis,
02:45mais la Pologne est très pro-américaine, non ?
02:47Alors, justement,
02:48elle l'était traditionnellement,
02:49vous avez tout à fait raison de le rappeler,
02:51mais aujourd'hui,
02:52les Polonais sont réalistes
02:54et en particulier Donald Trump,
02:55le Premier ministre,
02:56qui se rend bien contre
02:58que les Etats-Unis
02:59ne sont plus une puissance crédible,
03:01y compris dans la défense
03:03du continent européen.
03:04Et je ne parle pas de leur aide maintenant
03:06équivalente à zéro donnée à l'Ukraine.
03:09Donc, les Polonais sont pragmatiques,
03:11mais quel que soit le gouvernement,
03:13il faut voir que les Polonais
03:14sont parfaitement résolus
03:15à se défendre eux-mêmes.
03:16Ils ont porté le PIB,
03:18la part du PIB consacrée à la défense
03:20à plus de 4,5%,
03:22avec un objet de pourcent
03:23qui va être atteint
03:24en principe l'année prochaine.
03:25Donc, c'est pour dire
03:26que l'effort polonais
03:27est absolument considérable.
03:29Les Polonais sont aussi
03:30en première ligne, évidemment,
03:31dans la défense,
03:32évidemment, de l'Ukraine,
03:34parce que, d'abord,
03:35ce serait le pays européen
03:36qui a accueilli
03:37le plus de réfugiés ukrainiens,
03:39il ne faut jamais l'oublier,
03:40qui sont évidemment
03:41très directement menacés
03:43par la Russie.
03:44Je rappellerai qu'il y a quelques mois,
03:46vous avez eu des sabotages
03:48de chemin de fer
03:48qui ont atteint
03:50directement la Pologne,
03:51que vous avez eu
03:52des incendies criminels
03:53tous attribués à des Russes
03:55qui ont également détruit
03:56plusieurs magasins.
03:57Donc, c'est pour vous dire
03:58que le renforcement
03:59de cette alliance
04:00est évidemment
04:01une chose excellente.
04:02Ce sommet franco-polonais,
04:04c'est aussi l'occasion
04:05de rappeler
04:05qu'il y a une autre guerre.
04:07C'est la guerre oubliée,
04:08maintenant,
04:08la guerre en Ukraine ?
04:09C'est une guerre oubliée,
04:10peut-être pas,
04:11mais effectivement,
04:12c'est une guerre
04:12dont on parle beaucoup moins,
04:14effectivement,
04:14à cause de ce qui se passe
04:15au Moyen-Orient.
04:16Et ici, la Pologne,
04:16d'un point de vue industriel,
04:18et je pense notamment
04:18au volet énergétique
04:20et au volet pétrochimique,
04:21a un rôle majeur
04:22à jouer pour l'Union européenne.
04:24Il y a deux enjeux ici.
04:25On l'a vu avec l'Ukraine
04:26et avec le détroit d'Ormouz,
04:28on a perdu
04:29les deux principales
04:31zones de production
04:32et donc d'exportation
04:33vers l'Europe
04:34des matériaux chimiques
04:36dont on a besoin.
04:36Je pense notamment
04:37aux engrais, par exemple,
04:38mais pas que.
04:39Et de fait,
04:40en Pologne,
04:41le fait d'avoir
04:41un grand secteur du charbon
04:43pour transformer ce charbon
04:45en produits pétrochimiques
04:47ou en tout cas
04:48des substituts,
04:49ça, c'est un élément
04:50qui est relativement important
04:51de résilience.
04:52Et l'autre élément
04:52de résilience,
04:53là aussi,
04:53qu'on va retrouver,
04:54c'est avec le développement
04:55en Europe,
04:56des enjeux
04:57de capture de carbone.
04:58Là aussi,
04:59la Pologne se voit
05:00comme un potentiel
05:01grand producteur
05:02de matériaux,
05:03par exemple,
05:04des carburants de synthèse
05:05ou d'autres choses
05:05comme cela,
05:06à partir notamment
05:07d'hydrogène,
05:08fait avec cette capture
05:09de carbone
05:10issue de charbon,
05:11mais aussi,
05:11en complément
05:12de toute la façade
05:13baltique sur laquelle,
05:14évidemment,
05:15la Pologne est là aussi
05:16l'un des leaders européens
05:17en matière
05:17d'éolien offshore,
05:19par exemple.
05:20En tout cas,
05:21on voit qu'Emmanuel Macron
05:22est dans son univers,
05:23dans ce qu'il aime,
05:24c'est-à-dire
05:24parler de cette Europe
05:25souveraine
05:26qui se veut
05:27maintenant indépendante
05:28vis-à-vis,
05:29bien sûr,
05:29de la Russie,
05:29mais aussi des États-Unis
05:30qui doit donc créer
05:32cette puissance militaire
05:34qu'on attend.
05:34On va donc parler
05:36avec la Pologne
05:37de dissuasion nucléaire,
05:38d'armement.
05:38de cette élite militaire,
05:40d'industrie de la défense,
05:41toujours en défendant,
05:42en effet,
05:43la souveraineté
05:43de la France,
05:44du produire également
05:45en Europe.
05:47Le président français
05:48qui,
05:48sur le plan diplomatique,
05:50a finalement
05:51l'intention
05:51de se démultiplier.
05:53Il y a cette rencontre
05:54aujourd'hui en Pologne,
05:55vous parliez du front
05:56et de la question
05:57de la guerre en Iran.
05:58Il en sera question
05:59dans quelques instants,
06:00grâce notamment
06:01à la question
06:01de notre confrère
06:02Léopold de Debert.
06:03Il recevra d'ailleurs
06:04demain à l'Élysée
06:05le Premier ministre
06:06Libané,
06:06le chef de l'État.
06:07Mais là,
06:08encore une fois,
06:09il défend finalement
06:10ce que sont
06:11les piliers aussi
06:12de la défense française
06:14avec ce produire
06:16en Europe
06:16qu'il a encore rappelé
06:18à l'occasion
06:18de son propos liminaire.
06:20Ce qui est important
06:21pour l'Ukraine,
06:22c'est qu'avec
06:23le changement
06:23de régime
06:24en Hongrie,
06:25avec l'accord
06:26de la Pologne,
06:27de la France,
06:27de l'Allemagne
06:28et des autres pays
06:29européens,
06:30le prêt à l'Ukraine
06:32de 90 milliards
06:32va être débloqué.
06:34Et ça veut dire
06:35que pour le président
06:36Zelensky,
06:37c'est,
06:38je dirais,
06:38une bouffée d'oxygène
06:39alors qu'il n'y a plus
06:41d'aide américaine,
06:43clairement.
06:43Et que Trump
06:44veut qu'on achète...
06:45Les Américains
06:45ne donnent plus rien
06:46à l'Ukraine ?
06:47ils ne donnent plus rien.
06:47Alors, peut-être quand même
06:48qu'ils partagent encore
06:49du renseignement,
06:50mais en termes d'armement,
06:51il faut l'acheter.
06:52Donc, pour l'Ukraine,
06:53il faut des moyens.
06:54Et c'est pour cela
06:54que l'aide européenne
06:56concrète va,
06:57je ne dirais pas changer
06:58complètement la donne,
06:59mais va permettre
06:59de poursuivre l'effort
07:00qui est fait.
07:01Il s'est dit
07:03raisonnablement optimiste,
07:03le président français
07:04qui, en langage diplomatique,
07:06veut sans doute dire
07:07que des discussions
07:08plus que poussées
07:10ont lieu
07:10et tendraient à aboutir
07:12au déblocage
07:13de ce près de 90 milliards.
07:14Je rajoute un point
07:15d'ailleurs à ce que vient
07:16de dire Ulysse,
07:16c'est que non seulement
07:17effectivement les Américains
07:18ne donnent plus d'aide,
07:20mais avec la guerre
07:21en Iran,
07:22ils n'ont quasiment plus rien
07:23effectivement à donner.
07:24Ils ont quasiment
07:25épuisé tout leur stock
07:26de missiles
07:27pour les batteries patriotes
07:29et de Tomahos
07:29qui d'ailleurs,
07:30ils ne voulaient pas donner
07:31à l'Ukraine.
07:32Donc, effectivement,
07:33il est très important
07:34que les Européens
07:35aujourd'hui
07:35se mettent en position
07:37de remplacer
07:37cette aide américaine.
07:38D'accord, mais ces armes
07:39vont venir d'où alors ?
07:40C'est les armes
07:41qu'on va donner à l'Ukraine
07:42via ses prêts ?
07:42Alors, ce sont des armes
07:44qui vont venir essentiellement
07:46je dirais des pays européens.
07:47Certains nombres
07:48peuvent être achetés
07:49également à d'autres pays
07:50comme par exemple
07:50la Corée du Sud.
07:51Mais surtout,
07:52il va falloir très très vite
07:54et d'ailleurs,
07:54il y a un certain nombre
07:55d'accords qui ont été conclus
07:56entre l'Ukraine
07:57et plusieurs pays européens
07:59pour fabriquer ensemble
08:00un certain nombre
08:01d'armements.
08:03Et ce qui est très intéressant,
08:03c'est que dans la déclaration
08:04d'Emmanuel Macron,
08:05il a évoqué
08:06ce qui est essentiel
08:07pour l'Europe
08:08parce que c'est quelque chose
08:09qui manque sur les étagères,
08:10un programme de missiles
08:11à longue portée.
08:12Parce que là aussi,
08:13nous ne pouvons absolument
08:14plus dépendre des Américains.
08:16La dissuasion nucléaire,
08:17lorsque le président Macron
08:19dit qu'il faut bâtir
08:19des solutions d'avenir,
08:20c'est quoi ?
08:21C'est le partage de la dissuasion ?
08:23Ça veut dire quoi précisément ?
08:24Alors, vous savez,
08:25c'est le grand débat
08:25sur l'extension
08:26de la protection nucléaire
08:29plus seulement aux frontières
08:30de la France
08:31mais aux frontières européennes.
08:33Donc, c'est l'élargissement
08:34de la protection
08:35du parapluie nucléaire,
08:37de la dissuasion nucléaire
08:38à d'autres pays européens
08:39qui pourraient être menacés
08:42sachant que la principale menace
08:43aujourd'hui,
08:43c'est la Russie
08:44qui est identifiée
08:45comme telle en tout cas.
08:46Donc, l'idée du président
08:46de la République,
08:47c'est de dire
08:48si on est des vrais alliés,
08:49on peut partager cet outil
08:50et pour cela,
08:52ça voudrait dire
08:52que ces pays
08:53pourraient par exemple
08:55accueillir sur leur sol
08:56des moyens
08:56qui permettraient
08:58de mettre en œuvre
08:59cette dissuasion
09:00sans partager la décision.
09:03– C'est contesté
09:04parce que certains disent
09:05« Ah ben non,
09:05pas question
09:06de partager le bouton nucléaire
09:07en quelque sorte.
09:08Le bouton reste en France
09:10et la décision de l'utiliser. »
09:12– Le chef de l'État
09:13a été très clair là-dessus.
09:14C'est la France
09:15qui garde
09:16la souveraineté totale
09:17et qui exerce
09:19sa souveraineté en la matière.
09:20Mais le fait de dire
09:21à des alliés européens
09:23en cas de menace…
09:25– On vous protégera.
09:27– On peut utiliser
09:28l'arme nucléaire
09:29si nous jugeons
09:30que ça peut aussi
09:31porter atteinte
09:31à nos intérêts.
09:33Eh bien,
09:33c'est un changement,
09:34en tout cas une évolution
09:36très importante
09:37de la stratégie
09:38et de la doctrine nucléaire.
09:40– Amiral,
09:40vous vouliez ajouter
09:41quelque chose ?
09:41– Oui, oui.
09:43En domaine nucléaire,
09:44j'ai beaucoup pratiqué
09:47quand j'étais à l'Élysée
09:48et on en a beaucoup parlé
09:50avec Jacques Chirac
09:51à l'époque
09:51de se dire
09:53comment faire
09:53pour que la dissuasion
09:55nucléaire française
09:56puisse couvrir
09:57plus que l'exagone.
09:59Et c'était toujours
10:00été une discussion
10:01extrêmement compliquée
10:02parce que
10:03vous engagez
10:05d'autres pays
10:06que le vôtre
10:07alors que c'est vous
10:09qui allez effectuer le geste,
10:12c'est quelque chose
10:13qui ne pourra avoir lieu
10:14que le jour
10:15où il y aura
10:16quasiment un gouvernement européen,
10:17c'est-à-dire
10:18une autorité politique européenne.
10:21alors c'est bien
10:21de faire des avancées,
10:23c'est bien de réfléchir,
10:24mais on ne voit vraiment pas
10:25comment on pourrait
10:26mettre en œuvre
10:28cet armement nucléaire
10:29qui est entre les mains
10:30d'un seul homme.
10:31N'oublions pas
10:31que c'est le président
10:32de la République
10:33qui le décide.
10:34C'est la même chose
10:35dans les autres pays.
10:37C'est Kennedy
10:37qui a décidé
10:38de menacer
10:40l'URSS.
10:41Donc,
10:42on essaye d'avancer,
10:44c'est compliqué
10:45d'associer
10:46les autres pays,
10:48mais ce qui est intéressant
10:49c'est qu'on en parle.
10:50Oui,
10:51on en parle ouvertement.
10:52Alors non seulement
10:52on en parle,
10:53mais il y a aussi
10:53des précédents
10:54depuis le discours
10:55de l'île longue.
10:55Et là,
10:56le précédent auquel
10:56je pense spontanément
10:57c'est le Danemark
10:58parce qu'effectivement
10:59ce qui a aussi précipité
11:00tout ce dont on parle là,
11:01c'est le sujet
11:02évidemment du Groenland.
11:03Donc,
11:04par rapport effectivement
11:05à l'allié,
11:05peut-être plus si allié
11:07états-unien.
11:08Et fondamentalement ici,
11:09ce qui est important
11:09avec la Pologne,
11:10c'est que là aussi
11:11il y a un lien très important
11:12avec la dimension transatlantique
11:14parce que fondamentalement,
11:15à part le Danemark,
11:16c'est fondamentalement
11:16la Pologne ici
11:17qui est peut-être
11:18l'un des alliés
11:18les plus transatlantiques,
11:20en tout cas américanophiles
11:21parmi la sphère européenne.
11:22Donc,
11:22venir parler de cette dimension
11:24du parapluie nucléaire étendu,
11:26si je peux me parler
11:26de cette expression,
11:27en Pologne,
11:28après l'avoir fait,
11:28bien sûr,
11:29avec le Danemark,
11:29ici c'est vraiment
11:30significatif
11:31d'un point de vue stratégique
11:32sur la phase transatlantique.
11:33Comment les Américains
11:34observent cela ?
11:37Les Américains
11:38n'ont jamais voulu
11:38entendre parler
11:39de souveraineté européenne.
11:41Et ils ont toujours...
11:42C'est un gros mot pour eux.
11:43C'est un...
11:44Oui, absolument.
11:45Mais Trump a tout changé.
11:46C'est en cela que,
11:47si vous voulez,
11:48les menaces de Trump
11:49sur l'OTAN,
11:50par exemple,
11:51sur l'Europe en général,
11:53continent faible,
11:55ont obligé les Européens
11:57à se remettre en question
11:58et à réfléchir
11:59à de nouvelles stratégies,
12:01pas simplement
12:02en matière de défense,
12:03mais aussi
12:03en matière économique.
12:05Et évidemment,
12:06ce qui se passe
12:07avec la Polonaise
12:08est important
12:08parce que c'est une discussion
12:09qui a lieu maintenant
12:10avec les Polonais
12:11à l'occasion de ce sommet...
12:12Alors attendez,
12:13Ulysse,
12:13question de notre confrère
12:15Léopold Odebert
12:15pour BFM TV.
12:16Sur l'extrême
12:17qui a repris depuis quelques heures
12:18maintenant dans le détroit
12:19d'Ormouz au Moyen-Orient.
12:21Alors d'abord,
12:21au Moyen-Orient,
12:22on a appris samedi
12:23le décès
12:24du sergent-chef
12:25de la finule
12:26Florian Montorio
12:27tué dans le sud-Liban,
12:29a priori,
12:30comme vous l'avez exprimé,
12:33visé par le Hezbollah.
12:36Concrètement,
12:37de quelle manière
12:38la France va-t-elle répondre
12:40et est-ce que c'est la France
12:41qui a été délibérément visée
12:43lors de cette attaque ?
12:44Ces dernières heures également,
12:46dans le détroit d'Ormouz,
12:47un navire français
12:49qui a été visé,
12:50qui a fait l'objet
12:51de tir,
12:51je cite,
12:52de semons.
12:52Qu'est-ce qu'on sait précisément
12:54et est-ce que la France
12:56désormais doit intervenir
12:58dans ce détroit d'Ormouz ?
12:59Je termine en quelques mots
13:00par une question d'actualité.
13:01L'Agence nationale
13:02des titres de sécurité,
13:03puisqu'on parle
13:05de sécurité,
13:05des titres sécurisés
13:07qui a été visé
13:08par une attaque informatique,
13:09des données potentiellement
13:11divulguées,
13:11que sait-on
13:12et doit-on être inquiet ?
13:13Merci beaucoup.
13:15Sur la troisième question,
13:16je ne répondrai pas ici
13:17à les autorités compétentes
13:19de vous apporter
13:19tous les détails.
13:22Laissez-moi d'abord
13:23m'incliner avec respect
13:26et affection
13:27devant la mémoire
13:29de l'adjudant Florian Montorio,
13:32sa famille
13:33et ses frères d'armes.
13:36Vous l'avez rappelé,
13:38il est mort
13:42samedi au Liban
13:43alors qu'il opérait
13:46dans le cadre
13:46de la finule
13:47et donc la mission
13:49dans laquelle
13:49nous sommes présents
13:51en soutien
13:52des forces armées
13:52libanaises
13:53et des populations
13:54civiles libanaises.
13:58Je veux ici dire
13:59de manière très simple
14:00qu'il a été visé
14:03avec ses frères d'armes
14:04dans le cadre
14:04d'une mission
14:05qui correspond
14:06au mandat
14:06donné à la finule
14:07par la résolution
14:08des Nations Unies
14:11que c'est le Hezbollah
14:12qui en effet
14:13a visé
14:14nos soldats.
14:15Ils ne les ont pas visés
14:16parce qu'ils étaient français,
14:17ils les ont visés
14:18parce qu'ils
14:20tenaient la mission.
14:21Être aux côtés
14:22des populations civiles,
14:24aller
14:25déterrer
14:28une mine,
14:29en tout cas
14:31un instrument
14:31qui aurait
14:32très clairement
14:34conduit
14:35à des pertes civiles
14:36et ils ont été
14:37pris à partie
14:38et visés
14:38par le Hezbollah.
14:40Les autorités
14:41libanaises
14:41ont condamné
14:44cette attaque
14:44du Hezbollah
14:45et vont procéder
14:46aux diligences
14:47requises
14:48pour pouvoir
14:49arrêter les coupables
14:50et qu'ils soient sanctionnés.
14:52La mission de la France
14:53dans le cadre
14:53de la finule
14:54se poursuit
14:55et ce que nous
14:57tenons
14:57c'est que la justice
14:58soit faite.
14:59C'est aussi
15:00que le cessez-le-feu
15:02soit tenu
15:03et qu'une paix durable
15:04soit construite
15:04qui permette
15:06de rétablir
15:06la souveraineté
15:09territoriale
15:10libanaise
15:11mais qui conduise
15:12aussi le Liban
15:12à prendre
15:13toutes ses responsabilités
15:14pour lutter
15:15efficacement
15:15contre le Hezbollah
15:16et mettre en vigueur
15:18ce qu'il s'est engagé
15:19à faire
15:19c'est-à-dire
15:19le monopole
15:20de la détention
15:21des armes
15:21et de toutes les armes.
15:24C'est ainsi
15:25que nous devons avancer.
15:27Sur ce qui s'est passé
15:29ces dernières heures
15:30dans le détroit d'Hormuz
15:31la France n'a pas été
15:33prise à partie
15:33ou visée
15:34spécifiquement
15:36suite
15:37à des échanges
15:38qui se sont tenus
15:39entre les autorités
15:40iraniennes
15:41et les compagnies
15:42et entre
15:43les services
15:45iraniens
15:45et des différents
15:46pays concernés
15:47parce qu'il y avait
15:48aussi Malte
15:49l'Inde
15:49et plusieurs autres pays
15:51plusieurs tankers
15:52et portes-containers
15:53ont engagé
15:54une sortie
15:54du détroit d'Hormuz
15:56comme d'ailleurs
15:57cela avait été fait
15:57ces dernières semaines.
15:59Il est vraisemblable
16:01que suite
16:02à la décision
16:02américaine
16:03de maintenir
16:04un blocus
16:05ciblé
16:06sur Hormuz
16:07en particulier
16:08pour tout ce
16:08qui touchait
16:09l'Iran
16:10les autorités
16:11iraniennes
16:12ont changé
16:13leur position
16:13initiale.
16:15Je pense
16:16que c'est une erreur
16:17des deux côtés.
16:19Ils ont ensuite
16:20procédé
16:21à des alertes
16:22et des tirs
16:23de sommation
16:23qui ont conduit
16:24les équipages
16:25à revenir en arrière
16:25et ils ont eu raison.
16:27Et il n'y a pas eu
16:29dommages
16:29et de blessés
16:30du côté français.
16:31Tout ça ne doit pas
16:32nous conduire
16:32à l'escalade.
16:33Tout ça doit nous conduire
16:34plutôt
16:35à consolider
16:36ce qui avait été
16:37obtenu vendredi.
16:38La réouverture
16:40inconditionnelle
16:41sans sélection
16:43sans péage
16:44du détroit d'Hormuz.
16:47C'est ce que nous
16:48défendons
16:48ce que nous plaidons.
16:50Et derrière celle-ci
16:51nous avons mis ensuite
16:52en place
16:53une mission ad hoc
16:56avec 49 gouvernements
16:58qui étaient présents
16:59autour de nous
17:00vendredi.
17:01L'Organisation
17:02maritime internationale
17:03et l'Union européenne
17:04s'est mobilisée
17:05pour bâtir
17:06une solution
17:07diplomatique,
17:08militaire,
17:08défensive
17:09et technique
17:11financière
17:12pour permettre
17:12à la reprise
17:13durable
17:14du commerce
17:14international
17:15par Hormuz.
17:16C'est l'initiative
17:17que nous avons prise
17:17avec nos partenaires
17:18britanniques
17:18et qui a permis
17:19cette avancée.
17:20Et donc il faut
17:21continuer
17:22de calmer
17:23les esprits
17:25d'avancer
17:25vers la réouverture
17:27de cette voie
17:27qui est importante
17:28pour le commerce
17:29international,
17:30la sécurité énergétique
17:31internationale
17:32et aussi parce que
17:33ce sont les conséquences
17:34directes
17:34pour la vie
17:36de nos compatriotes
17:37en Pologne,
17:38en France,
17:38à travers l'Europe
17:39et même au-delà
17:40à travers le monde.
17:41Voilà.
17:42Donc nous nous restons
17:42sur cette ligne
17:43qui consiste à dire
17:45les choses se règlent
17:46par la voie diplomatique,
17:47tout le monde doit
17:47revenir au calme,
17:49on doit revenir
17:50aux décisions
17:50qui avaient été actées
17:51vendredi,
17:52on doit maintenir
17:53le cessez-le-faire
17:53prévu en Liban
17:54le plus longtemps possible
17:55et construire
17:57une solution de paix
17:57durable
17:58par la négociation
17:59sur le nucléaire,
18:00le balistique,
18:01Hormuz et le reste.
18:06La question n'était pas adressée.
18:08Voilà la réponse
18:09d'Emmanuel Macron
18:10en question
18:11de notre confrère
18:12de BFM TV
18:12Léopold Audemère.
18:13Tout d'abord,
18:14question sur
18:16Florian Montorio,
18:17ce soldat français
18:18qui a été tué
18:19dans le sud du Liban
18:19samedi
18:20âgé de 40 ans.
18:22Emmanuel Macron dit
18:23il faut que justice
18:24soit faite
18:24et il vise
18:25le Hezbollah.
18:26C'est le Hezbollah
18:27qui a tué notre soldat.
18:28Et il l'a visé
18:29dans les premières minutes
18:30après avoir dévoilé
18:31la mort de ce soldat français
18:33de la finule.
18:35Vraisemblablement
18:36le Hezbollah
18:37est impliqué.
18:38Très vite,
18:39en effet,
18:40la France a été claire
18:41sur la participation
18:42de cette organisation.
18:44La question
18:44ces dernières heures
18:45qu'il se posait
18:46était de savoir
18:47si la France
18:48était directement visée.
18:50Vous savez que
18:50ces soldats de la finule,
18:52on les a beaucoup vus
18:53sur nos images
18:54que nous n'avons pu tourner
18:55sur le terrain avec eux,
18:56sont habillés
18:57avec une tenue de militaire,
18:59un écusson
19:00de la finule
19:00sur le bras droit,
19:01je crois,
19:02et un écusson
19:03de leur pays d'appartenance
19:04sur le bras gauche.
19:05Le fait qu'ils soient
19:06soldats français
19:07n'est pas forcément visible
19:08de très loin.
19:10Et là,
19:11le président français
19:12clarifie les choses
19:13en disant
19:13qu'ils n'ont pas été tués,
19:15pris à partie
19:15parce qu'ils étaient français,
19:17mais parce qu'ils participaient,
19:19notamment là,
19:20en l'espèce,
19:21à une opération
19:21de déminage.
19:23Tout comme,
19:24d'ailleurs,
19:24pardonnez-moi,
19:25en écho et en miroir,
19:26à ce navire français
19:28CMA-CGM,
19:31détenteur de BFMTV,
19:33il est important
19:33de le rappeler,
19:34visé par des tirs
19:35de semences
19:36dans le détroit d'Hormuz
19:37par les Iraniens.
19:38Là,
19:38encore une fois,
19:39le président l'affirme,
19:41tout cela ne doit pas
19:42nous conduire
19:42à l'escalade.
19:43Ce n'est pas la France
19:44qui est visée.
19:45Absolument.
19:46Et finalement,
19:47en miroir
19:48aux deux cas d'espèce,
19:49aux deux événements
19:50que nous avons vécu
19:50ce week-end,
19:51le président est très clair,
19:53ce n'est pas la France
19:54qui a été visée.
19:55Michel Elou,
19:56vous qui êtes Libanais,
19:57secrétaire général
19:58du parti libanais,
19:59laïc et réformiste
20:00Bloc National,
20:01ancien directeur
20:02de l'Orient Le Jour,
20:03aucun doute,
20:04c'est bien le Hezbollah
20:05qui est responsable
20:06de la mort
20:07du sergent-chef Montorio ?
20:09Il paraît clair
20:10que c'est le Hezbollah.
20:10Je n'ai pas les éléments
20:12exacts de l'enquête.
20:13J'espère qu'ils seront
20:14publiés un jour.
20:15Mais je ne pense pas
20:16que le président français,
20:17Emmanuel Macron,
20:18aurait pris le risque
20:19d'accuser le Hezbollah
20:20si ce n'était pas clair
20:22que c'était le Hezbollah.
20:22Quand il dit
20:23qu'il faut que justice soit faite
20:24et c'est aux autorités libanaises
20:26de faire justice,
20:28est-ce que c'est possible
20:28de retrouver précisément
20:31les auteurs de ce crime ?
20:33C'est tout le problème.
20:34Je pense qu'il a bien mis
20:35les points sur les i
20:37et les mots qu'il fallait.
20:38C'est-à-dire qu'il s'agit
20:40plus que la justice.
20:41Il faut aller plus loin.
20:42Il faut que l'État
20:43rétablisse sa souveraineté
20:43sur l'intégralité du territoire.
20:45Pour nous,
20:46pour le Liban,
20:47c'est une question existentielle
20:49qui se joue là.
20:49Ce n'est pas juste une question
20:50de est-ce qu'on a fait justice
20:54sur la mort,
20:55l'assassinat,
20:56le meurtre de soldats.
20:57Évidemment,
20:57il faut s'incliner
20:58devant la mort
20:59du sergent-chef Montorio.
21:00mais c'est bien plus que ça
21:02parce qu'en fait,
21:03il s'agit de mettre fin
21:05à 40 ans d'impunité
21:07dont bénéficie le Hezbollah au Liban,
21:0940 ans d'assassinat politique,
21:1240 ans de coups d'État
21:13contre les autorités libanaises,
21:1540 ans d'une milice
21:18qui en fait vit en dehors de la loi.
21:20Et donc,
21:21il faut que la France ici
21:23vienne soutenir les autorités libanaises.
21:25C'est pour ça que c'est une très bonne chose
21:26qu'Emmanuel Macron,
21:27président français,
21:28reçoive Nawaf Salam demain.
21:29Nawaf Salam a des positions
21:30qui sont claires
21:31quand il s'agit du Hezbollah
21:32et donc,
21:33il va falloir soutenir
21:35et je pense même aussi
21:37faire un peu pression
21:38sur les autorités libanaises
21:39pour qu'on accélère
21:40sur la question
21:41du désarmement du Hezbollah
21:42qui est la seule
21:43qui nous permettra
21:44un jour
21:44de faire justice.
21:46Il ne faut pas oublier
21:46que le Premier ministre libanais
21:48Rafi Kariri lui-même
21:49avait été assassiné
21:50par le Hezbollah
21:51le 14 février 2005
21:52dans un énorme attentat
21:53en plein cœur du centre-ville
21:54et s'en était suivi
21:57l'assassinat
21:58de toute une série
21:59de leaders politiques
22:00d'opposition à l'époque
22:01et le dernier meurtre
22:03attribué à Hezbollah
22:04date de 2021.
22:06Donc,
22:06voilà,
22:06pour nous,
22:07c'est une cause nationale,
22:08une cause existentielle
22:09qu'il faut mener à bien.
22:11J'espère que la France
22:12sera au niveau
22:13du soutien
22:14qu'elle doit
22:14et rien que pour
22:16en rendre hommage
22:17aux soldats Montorio,
22:18je pense qu'il est essentiel
22:19que la France nous aide
22:20dans cette mission.
22:21vous avez posé la question
22:23est-ce qu'il est possible
22:24que les coupables,
22:25ceux qui ont tué
22:27le soldat français,
22:27soient arrêtés
22:28ou condamnés ?
22:29La réponse est oui
22:30si le gouvernement
22:31libanais
22:32prend tous les moyens.
22:33Il y a un précédent,
22:35il y a un jeune
22:36militaire
22:36de la Finule
22:38irlandais
22:39qui a été tué
22:40avec des échanges
22:40de tir
22:41dans un convoi
22:42de la Finule.
22:446 membres du Hezbollah
22:45ont été effectivement
22:46condamnés
22:47dont le principal
22:48auteur du crime
22:49qui a été condamné
22:50à mort
22:51par Contumas.
22:52Donc si vous voulez,
22:53si la justice libanaise
22:54fait son travail,
22:55si l'armée libanaise
22:56fait son travail
22:57et elle fait l'enquête
22:58actuellement,
22:58le président de la République
23:00a dit hier
23:00qu'il avait l'assurance
23:01que l'État libanais
23:03faisait tout ce qu'il faut
23:04pour connaître la vérité
23:05sur la mort du sergent-chef.
23:07Et donc on peut
23:08effectivement attendre
23:08qu'il y ait des résultats,
23:09on verra combien de temps
23:10ça prend.
23:11En tout cas,
23:11c'est une question
23:12qui sera abordée
23:13demain à l'Élysée
23:14puisque le Premier ministre
23:15libanais est attendu
23:16demain à l'Élysée
23:17où il sera reçu
23:18par le président de la République.
23:19On retourne en Pologne
23:20puisque le président Macron
23:21évoque le détroit d'Orbouz.
23:23Nous sommes
23:25aux côtés
23:26de nos ressortissants
23:27et de nos intérêts
23:28dans la région.
23:29Nous sommes des partenaires
23:30et des alliés fiables
23:31pour tous les pays
23:32de la région
23:32qui sont nos amis
23:33avec lesquels nous avons
23:34des accords de défense
23:35et nous les avons aidés
23:36de manière prête
23:37et immédiate
23:38pour les protéger.
23:40Et nous sommes
23:41pour la désescalade
23:42et la reprise
23:42des négociations
23:44sur le nucléaire,
23:45le balistique,
23:46les déstabilisations régionales
23:47et la question
23:49de la liberté de navigation.
23:51Nous avons d'ailleurs
23:52les moyens
23:52d'assurer cette mission
23:53sur le plan défensif
23:54en déconflictant
23:55avec toutes les parties prenantes
23:57et c'est ce que nous disons
23:58depuis le premier jour.
23:59Voilà.
24:00Pour le reste,
24:01on fait ce qui dépend de nous
24:04et on avance.
24:08On avance
24:09et du côté de la France
24:10on attend des discussions.
24:12Alors justement,
24:12c'est l'autre question
24:13de cette fin d'après-midi.
24:1552e jour de guerre,
24:16rappelons-le tout d'abord.
24:17Les pourparlers
24:18entre les Etats-Unis
24:19et l'Iran
24:19vont-ils pouvoir reprendre
24:21après ce qui s'est passé
24:21dans le détroit d'Hormuz
24:23après le fait que
24:24notamment
24:24les Américains
24:26aient pris le contrôle
24:26d'un cargo iranien.
24:28Nous allons tout de suite
24:29au Pakistan
24:30retrouver David Hunal
24:32qui est dans la capitale
24:34Islamabad
24:35qui se prépare
24:36à accueillir
24:36si tout va bien
24:37la reprise des négociations.
24:39David,
24:40mais les Américains
24:41ne sont pas encore sur place.
24:46Non, a priori
24:47ils ne sont pas encore
24:48sur place
24:48et Islamabad
24:50s'est bien préparé
24:51depuis hier.
24:52On est sur ce
24:53checkpoint
24:53c'est assez intéressant
24:54sur ce checkpoint
24:55parce que vous voyez
24:56à la fois
24:57on va se déplacer
24:57vous voyez à la fois
24:59les mesures
25:00de sécurité importantes
25:01avec des policiers
25:02qui ont été déployés
25:0310 000 policiers
25:04dans toute la capitale.
25:05Les policiers que vous voyez ici
25:06ils sont venus du sud du Pakistan
25:07ils ont fait 5 heures de route
25:08pour être ici.
25:09Vous avez 400
25:11commandos d'élite
25:11100 snipers
25:12qui se trouvent un peu partout
25:13et on s'est mis ici
25:14parce qu'en fait
25:15derrière ces barbelés
25:16là-bas
25:16et derrière ce portail
25:17vous avez l'hôtel Marriott
25:19qui a été réquisitionné
25:20hier
25:20avec un autre hôtel
25:21le Serena Hotel
25:22ce sont deux hôtels
25:24majeurs ici
25:24pour que ces pourparlers
25:26puissent se tenir
25:27et ces hôtels
25:27ils ont dû en quelques heures
25:30libérer les chambres
25:30expulser en quelque sorte
25:32les clients qui s'y trouvaient
25:33et donc on voit
25:34depuis tout à l'heure
25:34ici à la fois
25:35des véhicules de police
25:37des véhicules de l'antiterrorisme
25:38mais aussi
25:39des véhicules officiels
25:40aller et venir
25:41il y a beaucoup de passages
25:42ici
25:43à Islamabad
25:44d'ailleurs
25:44dans les rues
25:45qui sont quasi vides
25:46les seuls véhicules qu'on voit
25:47c'est des véhicules de police
25:48et des véhicules officiels.
25:50Merci David Hunal
25:52avec Nils Miller
25:53au Pakistan
25:54alors est-ce qu'on peut y croire
25:55à cette reprise
25:56des pourparlers
25:57sachant que les Iraniens
25:59semblent dire
26:00finalement
26:01on n'est pas prêt
26:02après ce qui s'est passé
26:04notamment
26:04par rapport à notre cargo ?
26:06Alors je pense qu'on peut
26:07toujours avoir une reprise
26:08des pourparlers
26:09la vraie question
26:09c'est de savoir
26:10s'ils vont être conclusifs
26:11ou non
26:12reprise des pourparlers
26:13c'est effectivement possible
26:15mais pour l'instant
26:16il y a quand même
26:17à mon avis
26:17plusieurs éléments de blocage
26:19le premier
26:19c'est que d'abord
26:20les Iraniens
26:21ne veulent absolument pas
26:22entendre parler
26:24de l'abandon
26:25de leur stock
26:26d'uranium enrichi
26:27les 440 kilos environ
26:29qui sont aujourd'hui
26:30en possession
26:31ils ne veulent pas
26:32en négocier
26:32et ça je veux dire
26:34c'est une position
26:35vraiment constante
26:36de l'Iran
26:37là-dessus
26:38ils ne veulent absolument pas
26:39en entendre parler
26:41de quoi que ce soit
26:41que deuxièmement
26:42ils s'aperçoivent
26:43que Trump
26:43est dans une position
26:45aujourd'hui
26:45où il a vraiment
26:47envie d'en finir
26:48avec cette guerre
26:49ce qui le met
26:50évidemment
26:50surtout qu'il a donné
26:51quand même
26:51beaucoup de signaux
26:52en ce sens
26:52dans une position
26:54de relative faiblesse
26:55troisièmement
26:56je renoterai
26:57parce que le président
26:58de la république
26:58en a parlé tout à l'heure
26:59il a parlé
27:01notamment du programme
27:02je dirais
27:03de missiles balistiques
27:04de l'Iran
27:05qui est atteint
27:05mais qui n'est certainement
27:06pas arrêté
27:07il n'est jamais question
27:08il n'a jamais été question
27:09du côté américain
27:11évidemment iranien non plus
27:13de ce programme
27:14dans les négociations
27:15les américains
27:16se focalisent sur deux points
27:17l'uranium enrichi
27:18et le détroit d'Hormuz
27:19et puis il y a
27:20le quatrième élément
27:21d'ailleurs qui manque
27:21je dirais
27:22alors que c'est un élément majeur
27:23qui est précisément
27:24celui auquel vous faisiez allusion
27:26c'est-à-dire
27:26le désarmement
27:27et la mise hors d'état
27:28de nuire
27:29de l'ensemble des proxys
27:30alors bien sûr
27:30le Hezbollah
27:31mais on pourrait parler
27:32également des milices
27:33en Irak
27:34on pourrait parler
27:34des outils
27:35même si le lien
27:35est un tout petit peu
27:36plus distant
27:37malgré tout
27:37que les deux premiers
27:38et ça il n'en est pas
27:39du tout question
27:39donc on peut très bien
27:41avoir des discussions
27:42est-ce que ça va aboutir
27:44à quelque chose
27:44ou bien est-ce que Trump
27:45à un certain moment
27:46aura une sorte d'accord
27:47qui sera un accord
27:48très en dessous
27:49du JCPOE
27:50vous savez l'accord nucléaire
27:51du 14 juillet 2015
27:52et il dira
27:53d'ailleurs je vais signer
27:54parce que je veux partir
27:55mais dans ce cas-là
27:56ça voudra dire
27:56qu'il aura dépensé
27:57des dizaines de millions
27:58de dollars
27:59pour aboutir à quoi ?
28:00Aboutir finalement
28:01à une situation
28:02qui est encore plus
28:02dangereuse qu'avant
28:03Mais là nous sommes
28:04à moins de 48 heures
28:05de la fin du cessez-le-feu
28:07c'est dans la nuit
28:07de mardi à mercredi
28:08donc il y a quand même
28:09urgence
28:10à trouver une solution
28:12est-ce qu'on peut imaginer
28:13une prolongation
28:13du cessez-le-feu
28:14puisqu'on voit bien
28:15que les pourparlers
28:15vont peut-être reprendre
28:17mais assez timidement
28:17Ulysse Gosset
28:18Effectivement
28:19il y a urgence
28:20et d'ailleurs
28:21le président français
28:22tout à l'heure
28:22a dit
28:23il faut revenir au calme
28:24c'est l'appel
28:24qu'il a lancé depuis
28:25la Pologne
28:26en disant que les tirs
28:28contre le navire français
28:30en particulier
28:30mais pas seulement
28:31avaient été une erreur
28:33et donc
28:34il faut revenir au cessez-le-feu
28:35dit-il
28:36il faut rétablir
28:37la liberté de navigation
28:38dans le détroit d'Hormuz
28:40D'ailleurs il dénonce
28:41une erreur
28:41des deux côtés
28:42Donc il met quand même
28:43sur le même plan
28:44américain-iranien
28:45les deux bloquant
28:46le détroit d'Hormuz
28:46Il y a deux aspects
28:47parce qu'il a été interrogé
28:49sur le navire français
28:50qui avait été visé
28:52il y a eu
28:52effectivement
28:53coup de semence
28:54l'équipage
28:55n'a pas eu de problème
28:55mais le bateau
28:56a dû revenir en arrière
28:57ça c'est le côté iranien
28:58alors quand il parle
28:59des deux côtés
28:59il fait évidemment allusion
29:01au cargo
29:01iranien
29:02au tanker
29:04transporteur
29:04de
29:06de
29:07cantenaire
29:08iranien
29:08qui a été bloqué
29:09hier
29:10et surtout
29:10qui a suscité
29:12qui a provoqué
29:12un arraisonnement
29:13c'est-à-dire que
29:13le navire est sous contrôle
29:15des marines
29:15ce qui est un fait
29:16sans précédent
29:17depuis le début de la guerre
29:18donc il critique
29:19effectivement les deux côtés
29:20et il dit surtout
29:21il faut rétablir
29:22la navigation
29:22sans péage
29:24donc ça veut dire
29:25mettez-vous d'accord
29:26sans sélection
29:27des bateaux
29:28de toute nationalité
29:29liberté de navigation
29:30pas seulement
29:31les amis iranien
29:32de Guéran
29:33revenir au cessez-le-feu
29:35tout le monde
29:35doit revenir au calme
29:36nous sommes
29:37dans la désescalade
29:39dit-il
29:39donc c'est une façon
29:40d'essayer de pousser
29:41à la négociation
29:41la réalité
29:42c'est que pour l'instant
29:43on dit à Washington
29:45que la délégation
29:46du vice-président
29:47des Etats-Unis
29:48pourrait partir
29:49dans les heures
29:49qui viennent
29:50pour Islamabad
29:50ce n'est pas confirmé
29:52ce n'est pas confirmé
29:53par contre
29:54côté iranien
29:55c'est toujours
29:55pour l'instant
29:56un blocage
29:57officiel
29:58c'est-à-dire
29:58pas question d'y aller
29:59il est clair
30:00qu'il va falloir
30:01qu'il y ait un geste
30:02des deux côtés
30:03sur le détroit d'Hormuz
30:04et sur le golfe
30:06d'Arabie
30:07pour savoir
30:07sur la mer d'Arabie
30:08pour savoir
30:09s'il y a
30:09ou non
30:10une possibilité
30:10que les deux parties
30:11se retrouvent
30:12à Islamabad
30:13Amiral
30:13ce qui s'est passé
30:14là ce week-end
30:15avec l'histoire
30:15de ces deux navires
30:16côté iranien
30:18et côté français
30:20même si ce n'est pas
30:20forcément la France
30:21qui a été visée
30:22mais en tout cas
30:22les Iraniens
30:23ne voulaient pas
30:23laisser passer
30:25ce navire
30:26est-ce qu'on peut
30:26parler encore
30:27de cesser le feu
30:29ou est-ce que
30:30c'est une reprise
30:31du conflit
30:32en fait
30:32c'est compliqué
30:33parce que
30:34c'est un peu déconnecté
30:35du cesser le feu
30:37parce que c'est
30:37une affaire maritime
30:39et donc
30:40ce n'est pas tout à fait
30:40dans le même registre
30:44simplement
30:44bien évidemment
30:45quand on décrète
30:46un blocus
30:47on est
30:48complètement
30:50en dehors
30:51du droit international
30:52donc
30:54ce que font
30:55les américains
30:56et ce que font
30:57les iraniens
30:58c'est en dehors
30:59du droit international
31:00maritime
31:00qui ouvre
31:02bien sûr
31:02les détroits
31:03à tout le monde
31:04même les bâtiments
31:05de guerre
31:06peuvent passer
31:07dans les détroits
31:08à partir du moment
31:09où ils n'ont pas
31:10une présence hostile
31:12donc on est
31:13très loin
31:14de cette situation là
31:16alors
31:16Gini Vance
31:17n'est pas dans l'avion
31:17c'est ce que va nous
31:18confirmer Axel Meunier
31:19notre correspondant
31:20à Washington
31:21bonsoir Axel
31:22le vice-président
31:23se prépare
31:25à prendre l'avion
31:26ou pas
31:29alors oui
31:30d'après la maison blanche
31:31la délégation américaine
31:33va se mettre en route
31:33très prochainement
31:35mais il n'y a pas
31:35d'heure de départ précis
31:36alors c'est vrai
31:37que hier
31:38Donald Trump
31:38avait annoncé
31:39que le vol
31:40partirait ce soir
31:41mais d'après les médias
31:43ce serait plutôt
31:43demain
31:44notamment CNN
31:45qui annonce un départ
31:46demain matin
31:47pour J.D. Vance
31:47et sa délégation
31:48composée de Jared Kushner
31:50le gendre de Donald Trump
31:52et de Steve Witkoff
31:53qui est l'un des émissaires
31:54sur les questions internationales
31:55alors effectivement
31:56on peut se demander
31:56si les américains
31:57sont en train de gagner du temps
31:59d'essayer de voir
31:59si l'Iran
32:01va bien participer
32:02à ces négociations
32:03ou pas
32:04et en même temps
32:05Donald Trump
32:05met un peu la pression
32:07sur les iraniens
32:08il estime que les
32:09pourparlers
32:10sont censés avoir lieu
32:11que les Etats-Unis
32:13y seront
32:13et Donald Trump
32:15dit en somme
32:16je n'imagine pas
32:17que les iraniens
32:18puissent jouer ce jeu là
32:19sous-entendu
32:20de renoncer
32:21à ces négociations
32:22alors c'est un jeu
32:23effectivement
32:24de dupe
32:25un peu
32:25entre les deux pays
32:26pour le moment
32:27mais Donald Trump
32:28continue à manier
32:29la chèvre et le chou
32:31puisqu'on le voit
32:32d'un côté
32:32qui dit
32:33si les dirigeants iraniens
32:34sont intelligents
32:35ils peuvent offrir
32:35un avenir formidable
32:37et prospère
32:38à leur pays
32:38et en même temps
32:39dans un entretien
32:40à la chaîne publique
32:41PBS
32:41qu'il a eu ce matin
32:43par téléphone
32:43il explique
32:44que si le cessez-le-feu
32:46n'est pas prolongé
32:47et bien à ce moment là
32:48il est prêt
32:49à bombarder
32:50de nouveau
32:51l'Iran
32:51bref
32:51Donald Trump
32:52qui encore une fois
32:53comme depuis
32:54toujours
32:54depuis le début du conflit
32:56souffle le chaud
32:57et le froid
32:57mais en tout cas
32:58ce qui est sûr
32:59c'est que pour l'instant
32:59la Maison-Blanche
33:00confirme que
33:01J.D. Vance
33:01et sa délégation
33:03partiront bien
33:03très prochainement
33:04pour Islamabad
33:06Merci Axel Monnier
33:07On est sûr que les Iraniens
33:08seront au Pakistan
33:09c'est la question
33:12parce qu'on a
33:12J.D. Vance
33:13qui part
33:15avec l'assurance
33:16qu'il trouvera
33:16quelqu'un sur place
33:18Non mais on ne peut pas
33:19imaginer qu'il y ait un accord
33:20même s'il y a
33:21beaucoup de
33:23propagande des deux côtés
33:24l'action spectaculaire
33:25côté américain
33:26comme côté iranien
33:26On fait monter les enchères
33:27avant de reprendre
33:28la discussion
33:28Il y a des conversations secrètes
33:31et il y a aussi
33:32la médiation très importante
33:33du Pakistan
33:34et donc
33:34si J.D. Vance
33:36décolle de Washington
33:37c'est qu'il a l'accord
33:39que la délégation iranienne
33:41va décoller demain
33:41Il y a une différence
33:42de timing
33:43parce qu'il faut
33:43à peu près 20 heures
33:44de Washington
33:45à Islamabad
33:46c'est un vol très long
33:4717 heures de vol
33:48plus
33:49les Iraniens
33:50ont moins de vols
33:51en Europe
33:51les Iraniens
33:52c'est 3h30
33:52donc il y en a
33:53forcément un
33:54qui part avant l'autre
33:55mais on ne peut pas
33:56imaginer qu'il parte
33:57sans avoir la garantie
33:58que les Iraniens
33:59seront au rendez-vous
33:59sauf s'il y avait
34:01un coup d'Etat
34:01intérieur
34:02et que le ministre
34:03des Affaires étrangères
34:04soit renversé
34:05soit démis de ses fonctions
34:06que le président
34:07du Parlement
34:08soit renversé
34:09par les durs
34:10des durs
34:10des gardiens de la Révolution
34:11parce qu'il y a
34:12des tiraillements
34:13ça c'est quelque chose
34:13qui apparaît maintenant
34:14clairement
34:14d'après les informations
34:16de l'opposition iranienne
34:17il y a effectivement
34:18beaucoup de critiques
34:19contre le président du Parlement
34:20qui est accusé
34:21de porter atteinte
34:23à la souveraineté de l'Iran
34:25et par ailleurs
34:26lui-même accuse
34:27ceux qui sont
34:28contre les négociations
34:30finalement de provoquer
34:31la fin de l'Iran
34:32la mort de l'Iran
34:32parce que l'Iran
34:33a quand même été bombardé
34:34pendant 40 et quelques jours
34:37il est dans une crise économique
34:39sans place
34:40le blocage
34:40le blocage
34:41des Trois-Dormous
34:41n'arrange pas la situation
34:42et s'il y avait
34:43une reprise de la guerre
34:44on peut imaginer
34:45les conséquences catastrophiques
34:46que ça aurait
34:47pour le pays
34:48et pour sa population
34:49on va revenir maintenant
34:50sur ce qui s'est passé
34:51parce que c'est quand même
34:52assez spectaculaire
34:53et puis on a maintenant
34:53du son et des images
34:55je veux parler
34:55de la prise de contrôle
34:56par la marine américaine
34:58de ce cargo iranien
34:59et c'est avec vous
35:00Nargis
35:01Hadji
35:01bonsoir Nargis
35:02on va revoir donc
35:04ce moment
35:05qui pourrait être
35:06un tournant
35:06dans cette guerre
35:07on le verra
35:08et vous allez décrypter
35:10ces images
35:10de cette prise de contrôle
35:12de ce navire
35:12oui on va le voir
35:13on va le voir ensemble
35:13des images
35:14dignes d'un film
35:15d'action américain
35:16ça s'est passé
35:17dans la nuit
35:18de dimanche
35:19à lundi
35:20un hélicoptère
35:21juste ici
35:22qui décolle
35:22donc en pleine nuit
35:24avant
35:24et bien
35:25vous allez le voir
35:26à son bord
35:27des marines américaines
35:28qui descendent
35:30donc sur des cargaisons
35:32il s'agit
35:33du Tuscar
35:34un immense porte-conteneur
35:36iranien
35:36et les images
35:37elles ont été publiées
35:38par le commandement
35:39central américain
35:40sur X
35:41le Tuscar
35:42effectuerait
35:43depuis plusieurs semaines
35:44des allers-retours
35:46entre la Chine
35:47et l'Iran
35:47et selon les américains
35:49le navire
35:49aurait tenté
35:51de forcer
35:52le blocus
35:52du détroit d'Hormuz
35:54comme on le voit
35:54juste ici
35:55le Tuscar
35:55est juste là
35:56le détroit d'Hormuz
35:57juste ici
35:58et donc
35:59il s'arrête
36:00au niveau
36:01du point rouge
36:02où il a été immobilisé
36:03écoutez
36:06«Motor Vesel Tosca
36:08Motor Vesel Tosca
36:10vacate votre ronde
36:11vacate votre ronde
36:12nous sommes préparés
36:13à vous présenter
36:14à la feu
36:15de décembre
36:34des avertissements
36:36puis des tirs
36:37six heures d'avertissement
36:38selon Washington
36:39avant ces tirs
36:41ces tirs
36:41en direction
36:42donc de ce cargo
36:43bateau
36:43pavillon iranien
36:44mais surtout
36:45ils ont visé
36:45un point stratégique
36:46la salle des machines
36:48depuis le Tosca
36:49a disparu des radars
36:50d'ailleurs son signal
36:51a été coupé hier soir
36:52au moment de l'interception
36:53et il y a quelques minutes
36:55Washington précisait
36:56que depuis le début
36:56du blocus
36:57les forces armées américaines
36:58ont ordonné
36:59à au moins
37:0027 navires
37:01de faire demi-tour
37:01alors qu'ils tentaient
37:02d'entrer
37:03ou de sortir
37:03de zone côtière iranienne
37:04Merci Nargis
37:06Amiral
37:06quel est votre regard
37:07sur ce qui s'est passé
37:09sur ce Tosca
37:09on ne sait pas où il est
37:10le Tosca
37:10il pourrait être où
37:11dans un port
37:12caché
37:15Le problème
37:15c'est qu'on ne sait pas
37:16s'il peut naviguer
37:17seul ou pas
37:17parce qu'il a été impacté
37:19dans la zone
37:21des machines
37:21alors est-ce qu'il lui reste
37:23une propulsion
37:24ou il n'a pas de propulsion
37:25s'il n'a pas de propulsion
37:26il est à la dérive
37:27l'hélicoptère
37:28qu'on a vu se poser
37:29sur ce bateau
37:30c'est un hélicoptère
37:31donc de Marines
37:32qui est venu
37:34occuper le bateau
37:34parce que ce n'est pas eux
37:35qui vont le mettre
37:36en service
37:37donc il faut
37:38savoir
37:39je crois qu'on n'a pas
37:39beaucoup d'éléments
37:40là-dessus
37:40s'il n'est pas capable
37:41de se déplacer
37:43il faut envoyer un remorqueur
37:44de grande dimension
37:45parce que c'est un bateau
37:46de 300 mètres de long
37:48donc c'est un type abeille
37:50ce que nous avons en France
37:51donc il faut qu'il apparaît
37:53il faut qu'il aille remorquer le bateau
37:55ensuite où va-t-on le mettre
37:56parce que bien évidemment
37:58on va regarder
37:59avec intérêt
38:00sa cargaison
38:01puisqu'on est en train
38:02de parler de chimie
38:04de produits chimiques
38:05etc
38:05donc il va falloir regarder
38:07il y a un nombre
38:08de containers
38:08absolument considérables
38:09donc ça va pas se passer
38:11en deux minutes
38:12mais la première chose
38:14est-ce qu'il est capable
38:15de se déplacer ?
38:15Mais pourquoi le Tuska
38:16a voulu forcer
38:17le blocus ?
38:18C'est une provocation iranienne
38:20ou comment l'expliquer ça ?
38:22Très bonne question Olivier
38:24Merci Ulisse
38:25Merci d'avoir posé
38:26Non c'est incontestablement
38:27un test
38:28ça a duré 6 heures
38:29on peut pas imaginer
38:30que le capitaine
38:31de ce bateau
38:32qui est iranien
38:33qui arrive de Chine
38:34qui transporte
38:35depuis la Malaisie
38:36ensuite
38:37probablement une cargaison sensible
38:38on parle de possibles
38:39produits chimiques
38:40les marines
38:41qui sont en train
38:41de l'inspecter
38:42vont nous le dire
38:42mais l'idée
38:43c'est que le capitaine
38:44a résisté
38:45bon clairement
38:46il voulait pas être arraisonné
38:476 heures
38:486 heures de l'appel
38:49il a dû prendre contact
38:50avec son armateur
38:51d'abord
38:52qui lui-même
38:52a dû contacter
38:54le pouvoir
38:55à Téhéran
38:56et la société chinoise
38:57aussi
38:58qui lui ont donné
38:59l'ordre de continuer
39:00et c'est là
39:00qu'il a été arraisonné
39:01donc si vous voulez
39:02c'était un test aussi
39:03du blocus américain
39:04qui s'est révélé
39:06perdant pour les Iraniens
39:07et gagnant pour Trump
39:08qui lui
39:09en joue
39:10évidemment
39:11pour dire aux Iraniens
39:12vous voyez
39:12je suis très sérieux
39:13et si ça continue
39:14et bien le blocus
39:15va continuer
39:16et c'est vrai
39:16qu'aujourd'hui
39:17par exemple
39:17il y a eu 3 bateaux
39:18il y a eu au total
39:1925 navires
39:20qui ont été
39:22bloqués par
39:22les forces américaines
39:24donc ça fonctionne
39:25c'est vraiment
39:26un moyen de pression
39:27Trump
39:28là on peut le dire
39:29a réussi à prendre
39:30à leur propre jeu
39:31les Iraniens
39:32ce qui fait qu'on est maintenant
39:33je ne dirais pas
39:33à égalité
39:34mais ils ont chacun
39:35une monnaie d'échange
39:36et il faudra peut-être
39:37pour que la négociation
39:38aboutisse
39:39que chacun revienne en arrière
39:40pour dire
39:41vous voyez
39:41on s'est mis d'accord
39:42et on va rétablir
39:43la liberté de circulation
39:44ce qui a été intéressant
39:45c'est que les images
39:46que les américains
39:48nous offrent
39:49montrent qu'ils ont été
39:51parfaitement
39:52je dirais
39:55corrects
39:55ou en tout cas
39:56ils ont respecté
39:56la procédure
39:57ils ont respecté
39:58la procédure
39:58on voit que
39:59avant de tirer
40:00sur le bateau
40:01ils ont donc défini
40:03la zone
40:03dans laquelle
40:04ça allait se passer
40:04pour qu'effectivement
40:05s'il y avait
40:05des mécaniciens
40:08à cet ordre là
40:09ils aient le temps
40:10de partir
40:11donc ils veulent nous montrer
40:12les américains
40:13que même si
40:14c'est un acte
40:15qui est bien sûr
40:17représentable
40:17puisque ça ne fait pas partie
40:19du droit international maritime
40:20ils ont tout fait
40:22pour que
40:23minimiser
40:24quand même
40:24les conséquences
40:26oui ici
40:26ce qu'il faut dire
40:27sur ce navire
40:27le Tuska
40:27c'est qu'effectivement
40:28donc ce n'est pas un tanker
40:29qui transporte du pétrole
40:30qui transporte du gaz
40:31ici on est sur un porte-container
40:33et c'est un porte-container
40:34on le sait
40:35il est parti
40:35le 29 mars
40:37de Chine
40:37et il est parti
40:38d'une localité
40:39qui est bien connue
40:40pour ceux qui s'intéressent
40:41justement
40:41donc aux matières chimiques
40:43aux produits chimiques
40:43sensibles
40:44il est parti
40:44de Zhuhai
40:45Zhuhai
40:46c'est une localité chinoise
40:47qui est au sud de la Chine
40:48entre Macao et Hong Kong
40:49pour la faire simple
40:50et dans cette localité
40:52vous avez
40:53un terminal
40:54portuaire
40:55pardon
40:55donc spécialisé
40:57notamment dans la question
40:58des matériaux sensibles
40:59qui est le terminal
41:00de Garolin
41:00et donc Garolin
41:02effectivement
41:02quand vous partez de là-bas
41:03vous êtes un navire iranien
41:05dans un temps de guerre
41:07où on sait
41:08où on sait
41:08qu'il peut y avoir
41:09du perchlorate de sodium
41:10qui peut sortir
41:11de ce port-là
41:12qu'on sait
41:12que le perchlorate de sodium
41:13rentre dans la composition
41:14chimique
41:15des carburants solides
41:18pour la propulsion
41:20de missiles
41:20que vous avez
41:21donc un bâtiment iranien
41:22sous pavillon iranien
41:23avec un équipage
41:25et un capitaine iranien
41:26qui en plus
41:27évidemment
41:28fait silence radio
41:29pendant 6 heures
41:29de sommation radio
41:31on comprend effectivement
41:32pourquoi Ulysse
41:33ici parlait de test
41:34Alors l'autre enjeu
41:34du détroit d'Hormuz
41:35ce sont aussi ces mines
41:38les autorités iraniennes
41:40annoncent qu'ils ont
41:41miné le détroit d'Hormuz
41:42alors est-ce que c'est vrai
41:43est-ce que c'est une façon
41:44de faire peur à tout le monde
41:46Thomas Couvin est avec nous
41:47c'est un ancien plongeur
41:48des mineurs
41:48de la marine nationale
41:50bonsoir
41:51ces mines selon vous
41:52elles existent ou pas ?
41:55C'est difficile à dire
41:57comme ça
41:58il y aura toujours
41:59le doute qui va persister
42:00et quand il y a doute
42:02il faut aller le lever
42:03ce doute
42:03et donc il faut
42:04faire des recherches
42:05pour s'assurer
42:05qu'il n'y a rien
42:06ou qu'il y ait quelque chose
42:07Alors comment fait-on
42:08pour mener cette opération
42:10de déminage
42:11voulue par Donald Trump
42:12expliquez-nous
42:13racontez-nous
42:14comment ça se passe
42:15Dans un premier temps
42:17il y a une phase de recherche
42:18via des sonars
42:20des sonars
42:21qui sont soit embarqués
42:22à bord de chasseurs de mines
42:25soit à bord
42:26de drones sous-marins
42:28des AUV
42:28qui vont permettre
42:30de faire cette recherche
42:32des fonds marins
42:33et cette cartographie
42:34afin de pouvoir détecter
42:36toute anomalie
42:38au fond de l'eau
42:39Mais c'est dangereux
42:42il faut de nombreux hommes
42:46pour faire ce type d'opération ?
42:49Alors lorsqu'on est sur des systèmes
42:51de drones sous-marins
42:54la capacité humaine
42:56est quand même limitée
42:58je pense qu'une dizaine
43:00de personnes suffisent
43:01pour mettre en œuvre
43:02et analyser
43:03un drone sous-marin
43:04par contre
43:05lorsqu'on est sur
43:06de la recherche
43:08via un chasseur de mines
43:09les équipages
43:10sont beaucoup plus conséquents
43:12on est sur une cinquantaine
43:13de personnes
43:14pour un chasseur de mines
43:17Thomas Couvin
43:18il y a différents types de mines
43:20on l'avait expliqué
43:21d'ailleurs sur BFM TV
43:23à votre avis
43:24quelles sont les mines
43:25qui ont été utilisées
43:26par les Iraniens ?
43:28À mon sens
43:29il y aura
43:30des mines à Orin
43:32donc les mines à Orin
43:33qu'est-ce que c'est ?
43:34il y a un lest
43:35qui va être posé
43:36sur le fond
43:37un câble
43:38et après
43:39il va y avoir
43:39une espèce de sphère
43:41avec des petits picots
43:42et ces petits picots
43:43vont être en contact
43:45de la coque
43:46et c'est ça
43:46qui va faire déclencher
43:48la munition
43:49on appelle ça
43:49des mines à contact
43:51et des mines à Orin
43:52et après
43:52il peut y avoir aussi
43:53ils doivent en avoir
43:55dans leur capacité
43:57dans leur stock
43:57des mines de fond
43:58elles
43:59elles sont beaucoup plus
44:00à influence
44:01c'est-à-dire
44:02à influence magnétique
44:03ou à influence acoustique
44:05et elle va se déclencher
44:06en fonction
44:07du paramétrage
44:08qu'il y aurait eu avant
44:10Mika ?
44:11L'enjeu premier
44:12c'est de voir
44:13où était la zone
44:14que les Iraniens
44:15avaient dit avoir minée
44:16c'est la zone
44:16qu'ils disaient avoir minée
44:17et donc qui a été interdite
44:19sur la navigation
44:19par cette notion de doute
44:20c'est la zone
44:21du côté Omane
44:22du Détroit
44:23c'est-à-dire
44:24au large de la péninsule
44:24du Moussandam
44:25et ce qui a été très intéressant
44:27c'est mon deuxième élément
44:28c'est de voir
44:28comment ce week-end
44:29samedi et dimanche
44:31on a 5 navires de croisière
44:33qui sont passés
44:33précisément dans la zone
44:35que les Iraniens
44:36ont dit avoir miné
44:37dont 4 qui sont passés
44:39quasiment
44:39qu'on voit en réalité
44:40dans la matinée de samedi
44:41et ce qui est très intéressant
44:43de voir ici
44:43c'est un
44:44que évidemment
44:45aucun de ces navires de croisière
44:46n'a touché une mine
44:47ou n'a déclenché une mine
44:49tant mieux
44:49mais le deuxième élément
44:50qui est ici très intéressant
44:52c'est de voir que
44:52ça ne lève pas pour autant
44:53le doute
44:54vis-à-vis du reste du trafic
44:56donc de fait
44:57il y a des navires
44:58qui sont passés par la zone
44:59avec des mines
44:59on pourrait se dire
45:00que les mines du coup
45:00ne sont pas là
45:01mais de fait
45:02tant qu'il y a un doute
45:03le moindre petit doute
45:04on ne passe pas
45:05ou alors
45:05à grand renfort de risque
45:07Thomas Couvin
45:07on prend un risque quand même
45:09de faire passer
45:10ces navires
45:11dans une zone
45:12potentiellement minée
45:14bien sûr
45:16le risque de rentrer en contact
45:18avec une mine
45:18est présent
45:19après pourquoi
45:20certains bateaux
45:21ont réussi à passer
45:22il y a forcément
45:23des questions
45:24à se poser
45:24par rapport à ça
45:25est-ce que
45:26les mines à contact
45:28ont été mal mouillées
45:29ou alors
45:30est-ce que tout simplement
45:31il n'y a pas de mine
45:31ou alors il y a aussi le fait
45:33qu'ils ont peut-être eu de la chance
45:35Merci Thomas Couvin
45:36d'avoir été quelques minutes
45:37avec nous
45:37on va aller justement
45:38à Abu Dhabi
45:39retrouver l'un de nos envoyés spéciaux
45:41c'est Igor Saheri
45:42qui est sur place
45:42pour BFM TV
45:43bonsoir Igor
45:44alors le calme
45:45est-il revenu
45:46dans le détroit d'Hormuz
45:48après ce qui s'est passé
45:49ce week-end ?
45:52Le calme est revenu
45:54Olivier
45:54c'est certain
45:56il y a très peu
45:57de passages de navires
45:59en tout cas
45:59on est loin
46:00du rythme
46:01de 100 à 130 navires
46:03quotidiens d'avant-guerre
46:04qui pouvaient traverser
46:05ce détroit d'Hormuz
46:07dans le sens
46:08Golfe Persique
46:08Golfe d'Omane
46:09et dans le sens inverse
46:11bien évidemment
46:11il y a énormément
46:12de bateaux
46:13en attente
46:14de traverser ce détroit
46:15que ce soit
46:16dans le Golfe Persique
46:16dans le port
46:17notamment de Dubaï
46:19ou tout autour
46:20dans les eaux manaises
46:21ou évidemment
46:22dans les eaux iraniennes
46:24ce que l'on peut dire
46:25en revanche
46:25c'est que certains
46:26arrivent à passer
46:27on ne sait pas encore
46:28trop comment
46:29peut-être parce qu'ils ont eu
46:30l'autorisation
46:31des gardiens
46:32de la Révolution
46:33puisque vous le savez
46:34depuis maintenant
46:34samedi
46:35la Marine
46:36des gardiens
46:37de la Révolution
46:37a repris
46:38la gestion
46:39et le contrôle strict
46:40de ce détroit
46:42et qu'il faut donc
46:42demander l'autorisation
46:43mais une autorisation
46:44au compte-gouttes
46:45puisqu'on le voit
46:47clairement
46:47sur les informations
46:48et les analyses
46:50maritimes
46:51que l'on voit
46:52sur les différents sites
46:53officiels
46:53il y a extrêmement peu
46:55de passages aujourd'hui
46:56non
46:56ce que l'on retient
46:57c'est que ce bras de fer
46:58continue
46:59bel et bien
46:59vous avez évoqué
47:00l'opération
47:01anti-mines
47:01américaine
47:02dans le détroit
47:03mais il faut aussi
47:04noter l'opération
47:05d'attaque
47:06samedi après-midi
47:07contre trois navires
47:08de marchandises
47:09avec des coups de feu
47:10des tirs de sommation
47:11qui ont été tirés
47:12sur plusieurs navires
47:14donc on voit
47:14que ce bras de fer
47:15tient bel et bien
47:16que ce soit du côté iranien
47:17ou du côté américain
47:19et ce à quelques heures
47:20de nouvelles négociations
47:21à Islamabad
47:21et à quelques heures
47:22maintenant
47:22de la fin
47:23du cessez-le-feu
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