Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Ce soir, on va continuer évidemment à parler, parler d'Hormuz notamment.
00:03Regardez ce qu'il se dit sur les médias iraniens ce soir, comment les choses sont présentées.
00:10Les journalistes iraniens expliquent que les Iraniens maîtrisent totalement la situation et gèrent le détroit et font passer les bateaux
00:16qu'ils veulent.
00:18Les navires qui ont demandé l'autorisation des gardiens de la révolution pour franchir le détroit d'Hormuz l'ont
00:24obtenu.
00:25Il y en a eu 23 au total durant les dernières 24 heures.
00:28En revanche, les navires des pays ennemis n'ont toujours pas le droit de traverser.
00:33Seuls ceux coopérant avec les gardiens de la révolution en auront le droit.
00:40Et on accueille Sergei Gironov. Bonsoir Sergei.
00:43Ulysse Goss et Elsa Vidal de retour sur ce plateau.
00:45Elsa, juste une chose sur le détroit d'Hormuz et on reviendra quand même parce que je ne vais pas
00:49vous lâcher sur ce que disait le général Saul à l'instant
00:51qui était de dire peut-être que les Européens, à un moment donné, vont devoir rentrer réellement dans le conflit
00:56autour du détroit d'Hormuz
00:57parce que c'est quelque chose d'important évidemment.
00:59Mais les Iraniens aujourd'hui, et c'est une des informations importantes de cette journée, de ce mercredi Elsa Vidal,
01:05disent maintenant on gère pleinement le détroit d'Hormuz, on est en train de s'entendre avec nos voisins omanés
01:11en face
01:11pour voir comment on met en place le péage etc.
01:14Et les omanés répondent en disant on est en train de voir comment on peut augmenter le commerce avec l
01:20'Iran.
01:20Il y a quelque chose qui est en train d'échapper complètement dans cette histoire, de nous échapper complètement.
01:25Oui, alors nous collectivement et peut-être avec une forme de tolérance de la part de Donald Trump
01:30puisque finalement ces frais de service qui sont revendiqués par l'Iran, vous pourrez vous exprimer Serguez si vous n
01:36'êtes pas d'accord,
01:37ça fera vivre notre débat.
01:40Moi je pense très sincèrement que Donald Trump n'exclut pas du tout que dans ses négociations,
01:44eh bien l'Iran puisse en ressortir ainsi que les omanés avec la possibilité non pas d'un péage
01:50mais d'une facturation de frais de service à l'image de ce qui se pratique déjà pour le détroit
01:56des Dardanelles.
01:57Alors bien sûr le détroit des Dardanelles est contrôlé sur les deux rives par la Turquie,
02:03ce n'est pas le cas de l'Iran mais ça pourrait être un fait accompli.
02:06Et d'ailleurs pour les Etats-Unis, qu'est-ce que cela aurait comme effet ?
02:09Peut-être la capacité de vendre plus de pétrole américain puisque le pétrole iranien continuera d'être un peu plus
02:17cher
02:17et il se passe quoi aux Etats-Unis en ce moment ? On renforce le phénomène de forage.
02:23Mais vous savez quoi ? C'est un peu ce que dit Donald Trump ce soir à la Maison-Blanche.
02:27Regardez.
02:29Nous produisons donc actuellement deux fois plus de pétrole que la Russie et l'Arabie Saoudite réunis.
02:34C'est du jamais vu.
02:37Nous n'avons pas besoin de pétrole, nous n'avons pas besoin du détroit, nous n'avons besoin de rien.
02:42Mais nous produisons maintenant deux fois plus de pétrole que la Russie et l'Arabie Saoudite réunis.
02:48Et Sergei Ghernav dit je vous l'ai toujours dit. Alors certes Sergei, mais Trump dit ce soir,
02:53je vais caricaturer, votre pétrole je m'en fous et Hormuz je m'en fous.
02:58Mais il a raison, les Etats-Unis s'en foutent complètement de ça, comme l'Israël aussi.
03:02Vous voyez que vous êtes d'accord ?
03:03Là-dessus il n'y a aucun problème, tout à fait.
03:06Non, par rapport à Oman, parce qu'en fait il a parlé aussi de Oman, il a dit que si
03:11cette taxe était instaurée, il allait faire exploser Oman.
03:16Et donc quand vous avez dit une tolérance de la part de Trump, c'est une jolie tolérance quand même.
03:23– Moi j'ai dit tolérance, moi ?
03:25– Non, moi j'ai dû dire tolérance.
03:26– Ah oui, pardon, vous avez dû dire tolérance.
03:27– Non mais je pense pas qu'il est plus que ça, indulgent.
03:30– On revient à ce qu'on disait avec le général Solé à l'instant, c'est-à-dire qu
03:34'à partir du moment où vous avez Trump qui dit
03:36le Détroit à Hormuz, c'est pas mon problème, c'est pas forcément mon problème, ça va le devenir réellement
03:41pour l'Europe.
03:42Quand on sait que nos armées sont là-bas, que notre porte-avions est là-bas,
03:46qu'Emmanuel Macron a toujours dit, on est dans une posture vraiment défensive,
03:51et même plus que ça, et qu'on interviendra quand la guerre sera terminée, ça va peut-être devenir plus
03:55compliqué.
03:55– C'est bien pour ça d'ailleurs que Marco Rubio et je crois que Peter Hicks disaient la même
03:59chose,
04:00mais les Européens c'est à vous, c'est votre problème, plus que le nôtre.
04:04De fait, eux, les Américains que je disais tout à l'heure, c'est le pétrole vendu aux Chinois,
04:11ça c'est leur sujet, mais pour le reste, ils n'ont pas besoin du pétrole qui est extrait
04:15et qui sort du Détroit d'Hormuz, ils produisent plus de barils de pétrole que l'Arabie Saoudite,
04:21et donc, comme disait El Zavidane, ils le vendront plus cher,
04:26donc pour eux, c'est pas leur problème en réalité.
04:29Le problème c'est le nucléaire iranien, ça c'est le premier objectif,
04:33peut-être le seul, après ils accompagnaient Netanyahou dans le fait de casser le régime iranien,
04:39mais voilà, c'est ça.
04:41– Pardon, vous dites que c'est le premier objectif,
04:43c'est peut-être le plus compliqué à résoudre aussi,
04:45le plus long, on était tout à l'heure avec Jacques Olibert,
04:47qui a négocié pendant 5 ou 6 ans avec les Iraniens,
04:49et qui nous disait ça va prendre des années pour renégocier sur le nucléaire,
04:53Or Mous, c'est pas possible, ça peut pas prendre des années.
04:56– Pour l'économie mondiale, ça n'est pas possible.
04:58C'est pour ça que, de mon point de vue, la Chine doit rentrer,
05:01les Européens doivent discuter avec les Chinois,
05:03parce que ça gêne la Chine en même temps,
05:05puisque 15% des besoins en pétrole chinois
05:09arrivent du détroit d'Hormuz.
05:12Donc oui, la Chine est partie prenante,
05:13beaucoup plus en réalité que les Américains.
05:15Donc je pense qu'il est important pour les Européens
05:17de discuter avec les Chinois
05:19pour arriver à mettre la pression sur l'Iran.
05:22– Sergueï ?
05:22– C'est vrai et c'est pas vrai en même temps,
05:25parce que c'est vrai que la Chine dépendait de ce pétrole,
05:29c'est vrai qu'ils en ont profité,
05:32mais le problème, vous savez actuellement ce qui se passe en Chine,
05:34ils remplissent les réserves stratégiques.
05:36Ils ont trouvé d'autres moyens pour avoir le pétrole,
05:41je n'ai pas exactement d'où ça sort,
05:43ça représente beaucoup plus de dépendance au Japon
05:46et à la Corée du Sud,
05:48parce que le Japon et la Corée du Sud,
05:49c'est 95% de dépendance de détroit d'Hormuz.
05:52Mais pour rajouter encore ce que vous avez dit Christophe,
05:55par rapport à s'en foutage des Etats-Unis,
05:59d'Hormuz et de Golfe Persique,
06:03l'Arabie Saoudite était le troisième fournisseur d'engrais pour les Etats-Unis.
06:07Et bien les Etats-Unis ont enlevé les sanctions
06:10sur les engrais vénézuéliens.
06:12Et maintenant ils disent,
06:13on s'en fout aussi des engrais d'Arabie Saoudite.
06:16Et donc c'est vrai qu'ils n'ont économiquement,
06:20ils ne dépendent pas du tout,
06:22et en plus ils en profitent parce que le pétrole monte
06:24et donc ils produisent 25 millions de barils par jour.
06:28C'est le plus grand producteur mondial.
06:30Et vous savez ce que Trump a dit ?
06:31Il a dit, actuellement c'est 25 millions,
06:33l'année prochaine ce sera le double.
06:34– C'est bien possible.
06:35– Général Sido, on a bien compris là
06:39que ça changera totalement d'aspect,
06:40que la guerre changerait d'aspect pour nous, Européens,
06:42si on devait y aller plus frontalement,
06:45d'une certaine manière pour aller débloquer Hormuz,
06:47est-ce qu'on est armés aujourd'hui ?
06:49Nous, alors Français, Européens,
06:51on sait qu'il y a une coalition d'une quarantaine de pays
06:53qui s'est formée, etc.
06:54Mais est-ce que concrètement,
06:55on la voit aller là la coalition,
06:57et j'allais dire prête à l'emploi ?
06:59– Moi je reviendrai également sur le fait
07:00que les Américains ne peuvent pas quand même
07:02abandonner tous les pays du Golfe.
07:04Ils n'ont peut-être rien à faire du détroit d'Hormuz,
07:06mais enfin toute l'alliance qui existait dans la zone,
07:09ils ne peuvent pas totalement l'abandonner.
07:10Après, faire intervenir les Chinois,
07:13bon les Chinois, effectivement,
07:14ils ont rempli leur cuve et ils sont en train d'observer
07:16les Américains qui s'en faire un petit peu.
07:18Maintenant, au niveau des Européens,
07:20un jour j'ai dit, je ne crois pas qu'un Européen
07:22ira mourir pour le détroit d'Hormuz,
07:24pas plus qu'il voulait mourir pour le Danzig.
07:28Ensuite, quels sont nos moyens ?
07:29Quelle est notre volonté ?
07:30Bon, nous, on y est allé, bravo,
07:32on a mis des bateaux dans l'océan Indien.
07:34Bon, par rapport déjà à la puissance militaire américaine,
07:37au niveau militaire, j'aimais quand même de lourds doutes.
07:41Ensuite, on rattraperait une guerre lancée par des Américains,
07:43avec des Israéliens.
07:45Je ne suis pas sûr que le capital de sympathie d'Israël en Europe
07:48soit au top niveau.
07:49Déjà, il y a ça.
07:51J'ai vu que les Espagnols négocient avec les Iraniens,
07:55économiquement, accessoirement.
07:57L'Italie, je ne l'ai pas vue faire partie de la coalition des bateaux,
08:01ni l'Espagne d'ailleurs, ni la Grèce.
08:03Donc c'est un peu, bon, c'est quand même trois pays
08:05avec une petite puissance navale.
08:07Donc voilà, il y a cet aspect de la volonté, tout simplement.
08:10Ensuite, bon, débloquer le détroit d'Hormuz
08:12pour faire sortir des bateaux,
08:14très bien, pour notre économie, très bien,
08:16mais ces bateaux, ils battent quel pavillon ?
08:18Il y a ça aussi, quelque part.
08:20Donc, il faut quand même donner des objectifs concrets,
08:24pratiques, pour faire le même travail
08:25qu'ont essayé de faire les Américains.
08:27Moi, je ne crois pas vraiment à ça.
08:28D'autant que les Iraniens démontrent quand même
08:31des sacrées capacités opérationnelles.
08:33Je ne suis pas certain que toutes nos frégates
08:35aient les capacités opérationnelles des destroyers américains,
08:39encore moins des porte-avions,
08:41encore moins de la capacité d'un déploiement.
08:43Vous imaginez, une coalition européenne pour,
08:45je crois plutôt, oui, des aspects diplomatiques,
08:48des arrangements faits avec les Iraniens,
08:50en trouvant les faiblesses des Iraniens,
08:51les faiblesses financières,
08:53puisque là, ils sont précipités au Qatar,
08:55tentés de récupérer de l'argent.
08:57Oui, ça, ça peut être une vraie faiblesse
08:58qui peut être exploitée.
08:59Les avoirs contre, les avoirs gelés,
09:02contre Hormuz, c'est peut-être la négociation
09:05qui se fera.
09:05Je poserai la question dans un instant
09:06à Ulysse Gosset.
09:07D'abord, regardez comment la propagande iranienne
09:09met tout ça en scène,
09:11avec Netanyahou et Trump en mignon,
09:15le dessin animé, vous allez les reconnaître.
09:18Donc peut-être que le détroit d'Hormuz
09:19pourrait nous appartenir à tous les deux.
09:21Et qu'est-ce que j'y gagne exactement ?
09:32Regarde, nous pourrions tous en bénéficier.
09:36Oui, mais cela ne nous aidera pas du tout.
09:42Nous parlerons juste de logistique.
09:50Un golf, vous dites ?
09:57Nous appelons ça...
10:00le golf persique.
10:02Oui, oui, vous avez raison.
10:04Vous avez totalement raison.
10:06Vous, ce qui vous frappe, Sergueï,
10:08c'est le message aux pays arabes.
10:10Là, c'est l'Empire perse de trois millénaires
10:14qui avait toujours une médisance
10:17et un mépris pour les Arabes,
10:20dont ils ont pris quand même la religion.
10:22Mais bien évidemment, une forme différente
10:25de ce qui est pratiqué dans les pays sunnites.
10:31Mais les codes, celui qui a fait ça,
10:35bien évidemment, c'est dégueulasse.
10:37Mais techniquement, c'est très bien fait.
10:39Parce qu'il y a le grand, beau iranien
10:41qui est là, en uniforme.
10:44Et puis, il y a les deux petits.
10:46Tout en sachant que l'Iran, militairement,
10:48par rapport aux États-Unis,
10:50c'est un nain.
10:51C'est l'inverse, en fait.
10:53Lui, il serait même plus petit
10:55que l'Arabie saoudite,
10:57militairement face aux États-Unis.
10:59Mais ce code, cette mise en scène,
11:03elle est quand même très bien pensée.
11:05Et donc, bien évidemment,
11:07c'est d'abord et avant tout pour les Iraniens.
11:10D'ailleurs, je ne comprends toujours pas
11:11pourquoi les Américains et les Israéliens
11:13n'ont pas bombardé la télévision iranienne.
11:16Il l'avait fait en partie au début de la guerre.
11:19Et en juin de 2025.
11:22Ulysse Gosset, c'est comme ça que ça va se résoudre.
11:25On dégèle une partie des avoirs iraniens
11:27contre la réouverture du détroit d'Hormuz.
11:29Parce qu'il y a deux urgences.
11:30L'urgence de l'argent côté iranien
11:32et l'urgence du détroit d'Hormuz
11:34pour les Européens et les Asiatiques, notamment.
11:37C'est ce que demandent les Iraniens.
11:39C'est ce que refuse Donald Trump.
11:41Alors, comment faire ?
11:42Parce qu'effectivement, ces milliards de dollars,
11:44ils sont gelés depuis le début
11:45que les États-Unis appliquent des sanctions.
11:47Et donc, au total, ça représente 120 à 140 milliards de dollars.
11:52C'est assez considérable.
11:53L'enjeu aujourd'hui, c'est 25 milliards de dollars.
11:57Les Iraniens exigent 12 milliards tout de suite.
11:59C'est-à-dire à peu près la moitié
12:00à la signature d'un éventuel mémorandum.
12:02Comme Trump refuse,
12:04il y a un pays qui sert finalement de médiateur
12:07et qui peut jouer les bons offices.
12:09C'est le Qatar.
12:10D'où la présence à Doha, au Qatar,
12:13du président du Parlement iranien,
12:14accompagné du patron de la Banque centrale du Qatar
12:16et de l'Iran,
12:18pour négocier justement une forme de don du Qatar
12:22qui permettrait de résoudre le problème.
12:24Trump ne donnerait pas l'argent,
12:26donc il satisfait sa base,
12:27et les Iraniens touchent le magot.
12:30C'est important pour l'Iran d'avoir cet argent
12:32parce qu'on sait que l'économie est asphyxiée
12:34et qu'ils ont vraiment besoin
12:36de monnaies sonnantes et trébuchantes
12:38pour notamment payer leurs fonctionnaires,
12:41mais aussi pour faire repartir l'économie.
12:42Alors on se dit que s'il y a 12 milliards de dollars
12:45qui arrivent, c'est pas grand-chose
12:46pour un pays comme l'Iran,
12:4792 millions d'habitants,
12:49mais dans le contexte actuel,
12:51ça peut évidemment,
12:52d'abord c'est une victoire symbolique,
12:53importante,
12:54mais aussi ça peut quand même mettre un peu d'oxygène.
12:57Et je relis ça au fait que le régime
12:59ait décidé de réouvrir progressivement Internet.
13:01Alors évidemment,
13:02on peut utiliser Internet de toutes les manières,
13:04on peut espionner les opposants,
13:06on peut s'assurer qu'effectivement
13:09personne ne diffame le régime,
13:11mais on peut s'en servir comme outil de propagande aussi
13:13et surtout,
13:14on peut relancer une partie de l'économie.
13:16Ce n'est pas négligeable
13:17quand on part,
13:18je ne dirais pas de zéro,
13:19mais en tout cas d'un pays
13:20qui est en pleine souffrance économique.
13:23On réentendra Donald Trump
13:25dans un instant autour des négociations.
13:26Juste une remarque,
13:27Elsa Vidal,
13:28sur la situation d'aujourd'hui.
13:30On est au 89e jour de guerre,
13:31ça fait 49 jours
13:32qu'il y a cessé le feu
13:34ou quelque chose comme ça.
13:35Et donc,
13:36prétendument des négociations,
13:37est-ce qu'on a avancé
13:38d'un quart de centimètre ?
13:39Parce que quand on regarde les déclarations
13:40des uns et des autres aujourd'hui,
13:42Trump explique qu'il y a eu un accord,
13:43mais à ses conditions.
13:44C'est-à-dire qu'il n'y a pas de gel des avoirs,
13:46c'est-à-dire qu'il faut rouvrir
13:47le détroit d'Hormuz côté iranien.
13:49Ça veut dire que les Iraniens
13:50doivent renoncer à la bombe nucléaire.
13:52Quand on écoute les Iraniens,
13:54ils ont fait fuiter aujourd'hui
13:56un projet d'accord,
13:57selon eux,
13:57qui leur est totalement favorable.
13:59En réalité,
14:00c'est-à-dire qu'on a l'impression
14:00que les deux parties
14:01ne se sont pas rapprochées
14:02en quelques semaines de négociations.
14:04Alors moi, je pense que
14:05ce n'est pas du tout
14:06ce qui est en train de se passer.
14:07Je pense qu'il y a effectivement
14:08eu des progrès dans les négociations.
14:11Des progrès dont témoignent
14:13les informations qu'on a eues
14:15petit à petit,
14:15disant que le nucléaire
14:17serait repoussé au-delà de 60 jours,
14:19au-delà d'un cessez-le-feu
14:20prolongé de 60 jours,
14:21qu'il y aurait une levée progressive
14:23à la fois du blocus du Détroit,
14:26mais aussi du blocage du blocus
14:28par les États-Unis.
14:30Donc progressivement,
14:31l'emprise que les deux protagonistes
14:32tiennent sur ce passage
14:34serait levée.
14:35Mais les deux sont dans l'obligation,
14:37étant donné qu'il s'agit
14:38d'un compromis
14:39et pas d'une victoire nette
14:41de l'un ou de l'autre,
14:42ni d'une défaite nette
14:43de l'un ou de l'autre,
14:44de se tourner vers
14:46leur société civile,
14:48même si l'Iran est bien sûr
14:49dans un rapport
14:49beaucoup plus dur avec elles,
14:51et de leur dire
14:52« Mais en fait, j'ai gagné ! »
14:53Et ils sont obligés
14:54de tirer la couverture à eux
14:55quand l'adversaire
14:57prétend avoir gagné
14:58au même moment.
14:59Et l'enfer, en quelque sorte,
15:00c'est que nous sommes maintenant
15:01dans un monde intégralement
15:03connecté
15:04où ce qui se dit
15:05à Washington
15:06est répercuté tout de suite
15:07à Téhéran
15:07et vice-versa.
15:08Et ça entraîne
15:09des dénégations continues,
15:10beaucoup de bruit,
15:11beaucoup de poussière.
15:12Mais il faut attendre
15:13encore un tout petit peu
15:14et suivre sur le terrain
15:15le fait que
15:16les hostilités,
15:18par exemple,
15:18n'ont pas repli
15:19dans le Détroit.
15:20Il y a eu des visites
15:21très importantes hier
15:22au Qatar,
15:23d'autres en Chine.
15:24Donc, on progresse
15:25très doucement,
15:28très lentement,
15:29avec beaucoup d'incertitudes.
15:30Mais encore une fois,
15:30un cycle de négociations,
15:32ça peut durer quatre ans.
15:33Oui, Trump était plus,
15:34comment dire,
15:35cash ce soir
15:36à la Maison-Blanche.
15:38Encore une fois,
15:39Conseil des ministres
15:39ce soir pour le président
15:41des États-Unis,
15:42avec, vous allez le voir,
15:43notamment à sa gauche,
15:45me semble-t-il,
15:46son secrétaire à la guerre.
15:48Voilà comment Trump
15:48résume la situation ce soir.
15:51Ils commencent à nous donner
15:52ce qu'ils doivent nous donner.
15:53S'ils le font,
15:54tant mieux.
15:55Et s'ils ne le font pas,
15:57alors,
15:57il fait que Zed les achèvera.
15:59Voilà.
16:00Soit il signe un accord,
16:01soit Zed,
16:02mon secrétaire à la guerre,
16:02les achèvera.
16:03Bonsoir Michel Polacco.
16:04Merci d'être en direct avec nous.
16:06Je sais Michel,
16:07et j'en excuse par avance
16:08que je vous ai déjà posé
16:09la question qui vient.
16:10Mais c'est une question
16:11qui revient sans arrêt
16:12dans cette guerre.
16:13Au vu des déclarations
16:14de Trump ce soir,
16:15qu'est-ce que vous faites
16:16de l'hypothèse militaire ?
16:18Elle s'est complètement évanouie
16:19ou pas ?
16:20Non, pas du tout.
16:22La guerre,
16:23c'est la diplomatie.
16:25Et la guerre,
16:25c'est l'usage de la force.
16:28Donc, on utilise les deux.
16:29Pour l'instant,
16:30on est dans la partie
16:31plutôt diplomatique.
16:33On dirait que c'est plutôt
16:34les diplomates
16:34qui ont la parole.
16:35Mais ce n'est pas pour ça
16:37que ça va continuer.
16:38En revanche,
16:39les trois,
16:39les Israéliens,
16:40les Américains,
16:41les Iraniens,
16:42ne veulent pas céder.
16:43Ils ont chacun
16:44ce qu'on pourrait appeler
16:44leur but de guerre.
16:45Les Iraniens ont quand même
16:47pris une forte dégelée
16:49en termes de moyens
16:51militaires
16:51et logistiques.
16:53Et je pense que,
16:54bon,
16:55maintenant,
16:56les Américains
16:56sont en train
16:57d'essayer
16:57de traîner
16:59pour conduire
17:01le gouvernement
17:02iranien actuel
17:02à l'épuisement.
17:04Ils ne sont pas
17:05arrivés encore
17:06à la certitude
17:07que les Iraniens
17:08abandonneront
17:09les projets nucléaires.
17:10Donc,
17:10ça,
17:11ce n'est pas gagné.
17:12le nucléaire
17:13du BIS,
17:14c'est-à-dire
17:14Hormuz,
17:15il y a toujours
17:16une pression iranienne
17:17qui peut durer longtemps
17:18et ça,
17:19ce n'est pas gagné
17:19non plus.
17:20En revanche,
17:21on ne voit plus
17:21de missiles
17:21ou pour ainsi dire
17:23plus.
17:23On ne voit plus
17:24de drones
17:24iraniens
17:25ou pour ainsi dire
17:26plus.
17:27Et donc,
17:27on voit bien quand même
17:29que les Iraniens
17:29sont fatigués,
17:31si je puis dire,
17:32et que les opérations
17:33qu'ils mènent
17:34sont des opérations
17:35extrêmement ponctuelles,
17:36comme les Américains
17:37d'ailleurs,
17:37qui font des opérations
17:39d'opportunités
17:40quand ils arrivent
17:41à détecter
17:41des cibles intéressantes,
17:43mais ils ont à peu près
17:43détruit toutes les cibles
17:44qu'ils avaient réussi
17:45à collationner
17:47et à préparer
17:48avant les opérations
17:49il y a maintenant
17:5189 jours.
17:53Oui,
17:53mais ça veut dire,
17:54Michel,
17:54quand vous parlez
17:56des missiles
17:56et des drones iraniens,
17:57ça veut dire que pour vous,
17:58les infos qui ont pu sortir
18:00ces dernières heures
18:00ou ces derniers jours
18:01sur les Iraniens
18:04se sont refaits
18:04une santé,
18:05etc.,
18:05ils ont remis à flot
18:06un certain nombre
18:08de lanceurs de missiles,
18:09de sites comme ça
18:10balistiques,
18:11c'est quoi ?
18:11Pardon pour l'expression,
18:12c'est du flan ?
18:14Écoutez,
18:15j'y crois pas,
18:15je pense que c'est
18:16évidemment probable
18:17pour une très faible quantité
18:19parce que c'est bien évident
18:21que personne ne peut avoir
18:23détruit tous les sites,
18:25tous les lanceurs,
18:25tous les missiles,
18:26tous les stocks,
18:27etc.
18:28Mais je pense qu'ils sont
18:29arrivés quand même
18:30à épuisement du gros
18:32de leur capacité
18:33et qu'on le voit
18:34parce qu'aujourd'hui
18:35leur capacité de nuisance
18:37elle est quand même
18:38terriblement réduite.
18:39elle n'existe
18:40qu'à travers la menace
18:41mais elle n'existe pas
18:42véritablement
18:43à travers la réalité
18:44de frappe
18:45ni dans le détroit
18:46d'Hormuz
18:47ni chez les voisins
18:49des pays du Golfe.
18:50ils arrivent à faire jouer
18:51quelques proxys
18:52au Liban,
18:53en Irak,
18:54ça fait des effets politiques,
18:56médiatiques,
18:57ça n'a pas d'effet militaire.
18:59Je vous vois,
19:01je ne veux pas dire,
19:02d'autres lignes de la tête
19:03général Thinos.
19:04Si c'était si bien que ça,
19:06pourquoi l'état-major
19:07de la 5ème flotte
19:08à Bahreïn
19:09n'est pas fréquenté
19:12tous les jours
19:12par des destroyers américains ?
19:13Pourquoi des destroyers américains
19:15ne patrouillent pas
19:16dans le Golfe Persique,
19:17le détroit d'Hormuz
19:19et puis le Golfe d'Hormuz ?
19:21J'ai envie de dire,
19:22si la menace
19:22s'est autant réduite,
19:25j'aimerais bien avoir
19:25des effets concrets
19:26du côté de la main américaine.
19:28Ils craignent encore
19:28ce qui pourrait se passer
19:29en termes de répliques
19:30ou de menaces.
19:30Il me semble bien, oui,
19:31puisque Project Freedom 2, 3,
19:33enfin déjà,
19:33on n'est pas arrivé au 2,
19:34n'est pas en œuvre
19:35et que ce sont les Iraniens
19:36qui décident
19:37de laisser passer des navires.
19:39Général Gommard,
19:39il y a une crainte américaine,
19:41forcément ?
19:42Ça, quand on est à la guerre,
19:44oui, il y a toujours une crainte
19:44parce qu'on ne sait pas
19:45tout de l'adversaire.
19:48Maintenant,
19:48je suis un peu surpris quand même
19:49par ce que dit Michel Polacco
19:52qui trouve les Iraniens
19:53très affaiblis.
19:54Ça, c'est vrai,
19:54ils ont pris beaucoup
19:55de choc sur la tête.
19:56Une dégelée,
19:56a dit Michel Polacco.
19:57Une dégelée,
19:58ça, je suis vraiment
19:58d'accord avec lui.
19:59En revanche,
20:00je ne sais pas du tout
20:01quels sont les stocks réels
20:04iraniens.
20:06Quelles sont les estimations
20:07de nos services de renseignement ?
20:08Ça, je n'en sais rien
20:09parce que, tout à l'heure,
20:11on disait que les tunnels
20:13avaient pu être bouchés
20:14effectivement par des destructions
20:15mais qu'ils avaient sans doute
20:16été débouchés depuis
20:16grâce au bulldozer
20:17et profitant du cessez-le-feu.
20:19Donc, j'avoue,
20:20je ne sais pas vraiment
20:22quelles sont les capacités
20:23encore iraniennes
20:24et je pense que les Américains
20:26ont raison de rester prudents
20:27parce qu'à la guerre,
20:29il ne faut jamais
20:30sous-estimer son adversaire
20:31et les Américains
20:32ont eu trop tendance
20:33à sous-estimer les Iraniens,
20:35les capacités iraniennes
20:35depuis le début.
20:36Donc, s'ils, pour une fois,
20:38ils ne les sous-estiment pas,
20:39eh bien, c'est un vrai progrès.
20:41Il y a un élément,
20:42regarde tout le monde,
20:43Michel Polacco reste avec tout,
20:44il y a un élément
20:44à prendre en considération
20:45pour Trump,
20:46c'est qu'il est critiqué
20:47en ce moment, évidemment,
20:48sur cette guerre en Iran-Lisaadeff,
20:50notamment parce qu'il doit
20:51convaincre
20:52convaincre que sa stratégie
20:53est la bonne.
20:54Oui, ce qu'on appelle
20:55les faucons des républicains
20:56partisans d'une ligne dure
20:58en matière de défense
20:59et ils ne sont pas du tout fans
21:00des progrès réalisés
21:01dans les négociations de paix
21:02et ils le clament haut et fort.
21:03Regardez par exemple
21:04l'Instagram,
21:05sénateur de Caroline du Sud,
21:06il dit
21:07« Si un accord est conclu
21:08pour mettre fin au conflit iranien,
21:10alors l'Iran sera perçu
21:11comme une force dominante.
21:12Je suis sceptique, dit-il,
21:14c'est à se demander
21:14pourquoi la guerre a démarré. »
21:16Il y a aussi Ted Cruz,
21:17sénateur républicain du Texas,
21:18dit qu'un accord
21:19serait une erreur désastreuse.
21:21La décision de Trump
21:22de frapper l'Iran
21:22a été la décision
21:23la plus importante
21:24de son second mandat.
21:25Il avait raison de le faire
21:26et nous avons obtenu
21:27des résultats militaires extraordinaires.
21:29Donald Trump devrait continuer
21:30à tenir la ligne,
21:32défendre l'Amérique
21:32et faire respecter
21:33les lignes rouges
21:34qu'il a maintes fois tracées.
21:35Il y en a encore,
21:36il y a John Bolton,
21:37ancien conseiller
21:37à la Sécurité Nationale de Trump.
21:39Si les infos concernant
21:40l'accord imminent
21:41avec l'Iran sont exactes,
21:42les ayatollahs auront remporté
21:43une victoire significative.
21:45Mike Pompeo,
21:46secrétaire d'État
21:47pendant le premier mandat de Trump
21:49pour qui les négociations
21:50ne sont en rien conformes
21:51à la doctrine
21:52« America First »,
21:53Donald Trump a répondu
21:54à tous ces faux cons.
21:56« Si je conclue
21:57un accord avec l'Iran,
21:58ce sera un accord juste
21:59et équitable.
21:59Personne ne l'a vu
22:00ni n'en connaît les détails.
22:02Alors n'écoutez pas
22:03les incapables
22:03qui critiquent
22:04sans rien ni connaître
22:06le tout dans un contexte
22:07très particulier
22:07que nous avons évoqué
22:08avec les mi-terms
22:09des élections demi-mandats
22:10qui arrivent en novembre
22:11et un Donald Trump
22:12au plus bas dans les sondages. »
22:13Il y a toujours eu
22:14des faucons,
22:14merci Lysanne,
22:15il y a toujours des faucons
22:16Michel Polacco
22:17aux États-Unis.
22:18Dans toutes les guerres américaines
22:19à chaque fois,
22:20les faucons ressurgissent
22:21d'une certaine manière.
22:22Est-ce qu'ils ont un poids,
22:23ceux-là ?
22:24Et est-ce qu'ils comptent
22:25dans la décision prise par Trump ?
22:28Non, je ne crois pas.
22:29Je pense que Trump
22:31fait le tri
22:33entre ses conseils
22:34et ses conseillers.
22:36Il est dans une affaire complexe,
22:38beaucoup plus complexe
22:39que prévu au départ.
22:41Je suis d'ailleurs
22:41entièrement d'accord
22:42avec le général Gomard.
22:43Les services de renseignement
22:46ne sont pas capables
22:47de nous dire aujourd'hui
22:47combien il reste
22:48de missiles balistiques
22:49ou combien il reste de drones.
22:51Et ils n'ont pas été capables
22:52de le dire au président Trump
22:53avant que les opérations commencent.
22:55Et manifestement,
22:56il y en avait quand même
22:57certainement beaucoup,
22:58beaucoup, beaucoup plus
22:59que les Israéliens
23:01et les Américains
23:01ne le pensaient.
23:02Donc voilà.
23:03Maintenant, je pense
23:03que le président Trump
23:05suit son chemin,
23:06je dirais,
23:07tranquillement
23:08et sûrement
23:09avec un discours
23:10qui est tout le temps
23:11un petit coup brutal
23:12puis très lénifiant.
23:13Puis un petit coup brutal
23:14puis très lénifiant.
23:16En fait,
23:16il veut donner à boire
23:17et à manger un peu
23:17à tout le monde
23:18et il continue son affaire.
23:21Contrairement à ce qu'on dit,
23:21à mon avis,
23:22il n'est pas pressé.
23:23Il joue l'épuisement
23:25des Iraniens.
23:26Il se repose aussi un peu.
23:28Il repose ses troupes.
23:28Il recomplète ses moyens.
23:31Il repère des cibles nouvelles
23:33et quand il y en a
23:33comme Mandarabas hier,
23:36on tape dessus.
23:37Voilà.
23:38Je crois que les choses
23:38se déroulent
23:39à un rythme
23:39qui n'est évidemment
23:40n'est pas le rythme des médias,
23:42n'est pas le rythme politique
23:44que souhaiteraient
23:44les grandes nations
23:46dans le monde.
23:47Mais ils n'ont pas le choix.
23:48Ils sont bien obligés.
23:49Ils ne peuvent pas foncer
23:50dans le tas.
23:51Ça n'aurait aucun sens.
23:52Ils ne peuvent pas se retirer
23:53parce qu'il n'est pas imaginable
23:54que les États-Unis
23:55se retirent
23:56de cette affaire
23:57la queue basse,
23:58que ce soit Trump
23:59qui soit président
24:00ou un autre.
24:02Et donc, voilà,
24:02ils continuent jusqu'au moment
24:04où ils sont arrivés
24:05à épuisement
24:06de l'adversaire
24:07en phase 2.
24:09Sergueil,
24:09les faucons vous intéressent ?
24:10Oui, parce qu'il y a
24:12des temps qui sont différents
24:13pour le président Donald Trump
24:16et pour ses faucons.
24:18Parce que lui,
24:19il a dit qu'ils sont foutés
24:21du Golfe Persique,
24:22mais il a dit aussi
24:23qu'ils sont foutés
24:23des midterms.
24:25Il a dit
24:26que ce n'est absolument pas
24:26mon truc.
24:27Je ne suis pas concerné.
24:28J'ai tout mon temps.
24:29Et il a raison
24:30parce que lui,
24:31il a été élu
24:32pour encore deux ans et demi
24:34et donc il restera
24:35quoi qu'il arrive.
24:36Enfin, sauf s'il y a,
24:37je ne sais pas,
24:37les martiens qui débarquent
24:39et à ce moment-là,
24:40c'est la situation...
24:41Il y a peut-être
24:41d'autres hypothèses,
24:42l'impeachment,
24:42ce genre de choses.
24:43Ou l'impeachment, etc.
24:44Mais c'est vrai que
24:45pour ces messieurs-là,
24:48dont l'Instagram,
24:49pour eux,
24:50c'est capital
24:50parce que pour eux,
24:51ils vont se faire réélire
24:52au mois de novembre.
24:53Et donc pour eux,
24:54c'est capital
24:55de s'investir,
24:56aussi de présenter
24:57un certain visage d'eux.
25:00C'est pour ça d'ailleurs,
25:00ils critiquent Trump
25:02mais en critiquant
25:03très doucement,
25:03en disant
25:04il a bien fait
25:05d'attaquer
25:06et maintenant,
25:07il faut qu'il continue
25:08en fait.
25:11On le caresse
25:12dans le sens du poil.
25:14Mais en même temps,
25:15on dit
25:15écoute,
25:16toi Coco,
25:17tu restes
25:18à la Maison Blanche
25:18tranquillement.
25:19Nous,
25:19on a notre siège
25:20qui est éjectable
25:21au mois de novembre.
25:22Et donc nous,
25:23il faudra
25:23qu'on réactive
25:26les choses.
25:26Par rapport à l'accord,
25:28vous avez posé la question
25:29est-ce que l'accord est prêt,
25:31est-ce qu'on avance,
25:32est-ce qu'on a avancé,
25:33etc.
25:33Vous savez,
25:34il y a un parallèle
25:35qui bien évidemment
25:36n'est pas à 100%.
25:37Le parallèle
25:38sur la guerre
25:39en Ukraine,
25:39ça fait 4 ans
25:41qu'on négocie
25:42en Ukraine,
25:43ça a évolué
25:45parce qu'il y a
25:46un certain nombre
25:46de questions
25:46sur lesquelles
25:47les Ukrainiens,
25:48par exemple,
25:48n'étaient absolument
25:49pas d'accord au début,
25:50sur lesquelles maintenant
25:51ils disent pourquoi pas,
25:52mais l'accord n'est pas conclu
25:54et tant qu'il n'est pas conclu,
25:55il n'y a pas d'accord.
25:56Et ça fait les années.
25:57Et ça fait 4 ans
25:58bientôt 5ème année
26:00et sur les rangs
26:01ça risque d'être
26:02la même chose
26:02et malheureusement
26:03les rangs
26:05dans sa tête
26:06en fait,
26:07le régime aranien
26:08dans sa tête
26:09l'impression
26:10d'avoir
26:11gagné
26:12cette première manche
26:13et donc du coup
26:14à mon avis
26:15s'il n'y a pas
26:16une autre frappe
26:17pour le ramener
26:19un tout petit peu
26:19à la terre,
26:21l'accord
26:21ne pourra pas se faire.
Commentaires

Recommandations