Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:04Depuis le cessez-le-feu, les prix des carburants à la pompe ont baissé en moyenne d'à peine un
00:09centime.
00:09Et la tension dans le détroit d'Ormousse va faire sans doute remonter les prix.
00:13Regardez le prix moyen à la pompe.
00:15C'est pris aujourd'hui à 11 heures.
00:17On est à 2 euros le sans plomb 95, un peu plus de 2,98 le sans plomb 98.
00:25Quant au gasoil en moyenne, il est à 2,33.
00:28Bon nombre de pays européens ont pris des mesures pour soutenir les automobilistes.
00:32C'est ce qu'on va voir maintenant avec vous, Narji Sajji.
00:35En Europe, les réponses, c'est vrai, quand on regarde pays par pays, elles sont assez variables.
00:39Bonsoir.
00:40En effet, cette question évidemment que l'on se pose, la France va-t-elle finir par être l'un
00:44des derniers grands pays européens sans proposer de ristourne à la pompe ?
00:48L'Allemagne, c'est la dernière en date.
00:50Le chancelier allemand Friedrich Schmerz a annoncé aujourd'hui une ristourne.
00:55Le chancelier allemand, environ 17 centimes de moins par litre pour tous les automobilistes.
01:00Alors l'objectif, évidemment, soutenir les ménages mais aussi les entreprises fragilisées par cette flambée des prix.
01:06L'opération, attention, elle est temporaire.
01:08Elle ne devrait durer que deux mois.
01:09L'une des baisses les plus importantes en Europe nous vient de nos voisins espagnols.
01:13Le gouvernement de Pedro Sanchez a mis en place, il y a plusieurs semaines déjà, une baisse de la TVA
01:19sur les carburants jusqu'à 10% et l'effet, le voici, jusqu'à moins 30 centimes par litre à
01:25la pompe.
01:25En Italie, vous allez le voir, la réponse de Giorgia Meloni de son gouvernement est à peu près similaire.
01:30Une réduction d'environ 25 centimes par litre pour l'ensemble des consommateurs et ce sans condition de revenu.
01:36Et ailleurs, en Europe, la Pologne, il y a déjà plusieurs jours, a réduit la TVA et introduit un prix
01:42maximum à la pompe.
01:43La Grèce, de son côté, a opté pour quatre subventions ciblées.
01:47Chypre, enfin, a annoncé un plan de soutien de 200 millions d'euros.
01:51Merci Narji Sajji.
01:52Nous sommes avec le député Eren Gaëtan Dussosset, député des Vosges et porte-parole du Rassemblement national.
01:58Bonjour.
01:58Vous avez vu, les Espagnols, les Italiens et maintenant les Allemands avec une ristourne de 17 centimes par litre.
02:05Vous demandez la même chose en France ?
02:07Bien sûr et pas uniquement d'ailleurs que dans un contexte de superinflation des prix énergétiques du fait du contexte
02:12international.
02:13Ça fait depuis 2022 qu'avec Marine Le Pen, on défend cette proposition de baisse de la TVA de façon
02:18structurelle,
02:19le 20 à 5,5% sur l'intégralité des énergies.
02:22Le carburant est trop taxé en France ?
02:23Vous savez que quand un Français va faire le plein et remplit le réservoir de sa voiture,
02:28il a plus de 50% de ce qu'il paye à la fin qui correspondent à des taxes.
02:32Donc à un moment donné, ce n'est plus possible.
02:33Entre la TVA, l'ex-TICPE sur les produits pétroliers, plus la TVA sur la TICPE,
02:39plus maintenant les certificats d'économie d'énergie qui apportent aussi une charge d'environ 17 centimes par litre.
02:44Tout ça est une hyperfiscalité qui évidemment pénalise le pouvoir d'achat des Français qui ont besoin de leur véhicule.
02:49Et nous, on le redit encore une fois, le carburant n'est pas un produit de luxe, c'est un
02:52produit de première nécessité.
02:53Il faut donc une fiscalité adaptée à cette nécessité.
02:56Les mesures annoncées en Allemagne vont coûter 1,6 milliard d'euros pour deux mois seulement.
03:01On n'a pas les moyens de dépenser ça en France ?
03:03Vous savez, il y a un petit mensonge de la part de la Macronie, c'est de faire croire qu
03:06'on n'aurait pas ces 10 milliards d'euros.
03:08Ces 10 milliards d'euros, en réalité, ils existent.
03:10Il n'y a pas besoin, moi je ne suis pas un socialiste ou un macroniste qui va vous dire
03:12qu'on va trouver ces 10 milliards d'euros
03:13en créant de nouvelles taxes ou de nouveaux impôts.
03:15Ces 10 milliards d'euros, c'est par exemple la différence nette qu'il y a entre ce que l
03:19'on donne chaque année
03:19et ce que l'on reçoit à l'Union européenne.
03:22C'est exactement, par exemple, une partie...
03:23C'est toujours leur main, on dit qu'on ne donne plus l'argent à l'Union européenne, on le
03:26récupère pour le carburant.
03:27On récupère déjà au moins la différence de ce que l'on donne chaque année.
03:30Il y a 10 milliards d'euros que l'on perd entre ce que l'on donne à l'Union
03:32européenne et ce qu'on reçoit,
03:34y compris quand on prend en compte les aides agricoles.
03:36Même chose sur les aides sociales non contributives.
03:37C'est en partie réduit, on se rappelle, il y a quelques mois...
03:40Et pas dernièrement, puisqu'ils ont encore augmenté notre contribution de 5 milliards d'euros.
03:43Mais vous prenez, par exemple, sur le coût de l'immigration, aujourd'hui, on a 18 milliards d'euros chaque
03:47année
03:47qui permettent de payer des aides sociales à des étrangers sans aucune contribution, en contrepartie.
03:52Donc ces 10 milliards d'euros, il faut aller les chercher.
03:54Nous avions, au moment des débats budgétaires qui ont duré plusieurs semaines et plusieurs mois,
03:58on s'en souvient, défendu un certain nombre de mesures.
04:00Ça, c'est pas quelque chose qu'on peut débloquer dans trois jours.
04:02Mais, si vous voulez, quand on fait un budget, quand on cherche de quoi financer des mesures,
04:06et nous, on assume de vouloir avoir des mesures pour défendre et protéger le pouvoir de l'achat des Français,
04:09Mais là, il y a une urgence.
04:10Eh bien, c'est des choix politiques.
04:11Il y a une urgence. S'il y a une mesure à prendre, il faut la prendre tout de suite.
04:14Eh bien sûr. Dans ce cas-là, on fera aussitôt, comme on le réclamera d'ici quelques semaines,
04:18un projet de loi de finances rectificative pour, justement, permettre le financement de ces mesures pour le pouvoir d'achat.
04:23On voit bien qu'aujourd'hui, il y a urgence avec ces records à la pompe.
04:25On va aller à l'Assemblée nationale retrouver Hugo Capelli en direct pour BFM TV
04:28parce que le Premier ministre Sébastien Lecornu se retrouve véritablement sous la pression des députés,
04:35et presque quel que soit le bord, d'ailleurs.
04:37Au regard de ce qui se passe dans certains pays européens, notamment en Allemagne,
04:40avec cette baisse de la taxe sur les carburants,
04:42eh bien, les députés français, eux aussi, ont des attentes.
04:45Pour notre pays, à l'image d'Éric Ciotti, qui a écrit un message sur ses réseaux sociaux,
04:50« Baissons les taxes maintenant », a-t-il dit.
04:54Message quasi similaire aussi du président du Rassemblement national, Jordan Bardella,
04:58qui dit la chose suivante.
04:59Qu'attend le gouvernement ?
05:01Eh bien, le gouvernement, il espérait en ce début de semaine que les prix à la pompe baissent un peu
05:06plus,
05:06finalement, que ça n'est le cas en ce moment où je vous parle.
05:11Sébastien Lecornu, qui, avec la situation au Moyen-Orient, il a cessé le feu,
05:15pensait que ça pouvait baisser davantage.
05:17Alors désormais, il y a plusieurs possibilités, plusieurs scénarios pour Sébastien Lecornu.
05:22Celui qui est privilégié par le gouvernement, ce n'est pas une baisse des taxes,
05:25mais c'est plutôt une aide ciblée pour les travailleurs qui utiliseraient beaucoup leurs véhicules
05:31et dont le portefeuille a été touché par cette crise énergétique.
05:34A voir donc si cette aide ciblée est activée dans les prochains jours.
05:38Tout cela, évidemment, dépendra de la situation à la pompe.
05:42Voilà, Hugo Capelli, en direct de l'Assemblée nationale, Adrien Fache.
05:45Oui, c'est vrai que le pari du gouvernement, c'était avec le cessez-le-feu, ça va baisser.
05:49D'ailleurs, Sébastien Lecornu nous avait rendez-vous aujourd'hui en disant,
05:52vous allez voir, à partir de lundi, on verra des baisses.
05:55Malheureusement, il y a le bloc du Détroit d'Ormouz, le pétrole est toujours à plus de 100 dollars le
05:59baril,
05:59donc il y a peu de chances de voir dans les jours qui viennent de fortes baisses.
06:03Oui, mais il est vrai que la semaine dernière, l'Union française des industries pétrolières
06:07avait expliqué que si et seulement si le prix du baril de pétrole restait aux alentours de 95 dollars,
06:14on pouvait espérer une baisse des prix du carburant de 5 à 10 centimes au début de cette semaine.
06:20Le problème, c'est que très rapidement, le prix du baril de pétrole est reparti à la hausse.
06:26Actuellement, il se stabilise à 100 dollars, ce qui explique qu'aujourd'hui, on ait une baisse de seulement 1
06:31centime.
06:32Le problème, c'est que personne autour de cette table, ce soit ni nulle part ailleurs dans le pays,
06:38n'est capable de prédire quels seront les prix des carburants. Pourquoi ? Parce que la situation évolue en permanence.
06:46On est aujourd'hui sur un détroit d'Ormouz, que l'on dit bloqué par les Américains et par les
06:53Iraniens.
06:53Que va-t-il se passer ? Ils vont se taper dessus ? Il va y avoir des pétroliers qui
06:57vont exploser ?
06:59Personne n'est en mesure de dire ce qui va se passer. Donc forcément, il y a une très grande
07:03volatilité sur le prix des marchés.
07:05Donc en attendant, à la pompe, ça ne va pas bouger.
07:07Comment voulez-vous que ça bouge ?
07:09Ça peut bouger à l'inverse.
07:11Ça peut effectivement évoluer à la hausse comme à la baisse si la tension retombe dans le détroit d'Ormouz.
07:18On peut effectivement espérer une petite baisse des prix du baril de pétrole,
07:21comme on peut envisager aussi une très nette progression de ces prix dans les prochaines semaines, dans les prochains mois.
07:28L'entourage du Premier ministre, qui j'ai changé tout à l'heure, qui clairement en coulisses disait qu'il
07:32n'était,
07:32je vais me dire, c'est peut-être un coup de gueule, un coup d'épée dans l'eau,
07:35mais pas content effectivement du fait qu'il n'y ait qu'un centime de baisse en moyenne,
07:38là où il avait parlé de 5 à 10 centimes, et qu'effectivement, il avait demandé une analyse approfondie des
07:42ministres
07:42pour voir pourquoi est-ce que ça ne baissait pas davantage.
07:45Ce que disent les spécialistes, c'est la théorie, je crois que ça s'appelle de la plume et de
07:48la fusée.
07:49Non, c'est ça, c'est qu'effectivement, on constate une nouvelle fois que les prix, quand ça augmente,
07:52ça part comme une fusée, et quand ça redescend, pour avoir l'image, vous voyez la plume...
07:55— Attendez, M. Chilansky va peut-être expliquer au Premier ministre pourquoi ça ne baisse pas, alors, parce que...
08:00— Non, mais ça a baissé, mais le problème, c'est que le brut est reparti tout de suite à
08:05la hausse.
08:06Aujourd'hui, on est à 100 dollars le baril.
08:08On est à 110, on est descendu à 95, aujourd'hui, on est à 100 dollars le baril.
08:12Je crois néanmoins que la probabilité de hausse est plus forte que la probabilité de baisse.
08:18Ce qui se passe aujourd'hui dans le détroit d'Hormuz ne tend pas à faire croire que le prix
08:23du baril va baisser.
08:25Pour plusieurs raisons.
08:26D'abord, parce qu'on va se priver, entre guillemets, ou le monde va se priver du pétrole iranien.
08:332 millions de barils par jour, qui étaient exportés par l'Iran le mois dernier,
08:38ce qui leur apportait 200 millions de dollars par jour aux Iraniens.
08:41— 200 millions de dollars par jour.
08:43— 200 millions de dollars par jour.
08:44Donc ça, ça va cesser.
08:45Et d'autre part, la tension géopolitique qu'il va y avoir autour de cette affaire-là
08:51va faire que, possiblement, le pétrole va augmenter.
08:55— Oui, parce qu'il faut rappeler que...
08:56— Pardon, mais ça veut dire que...
08:58Est-ce que nos voisins ont raison de jouer sur des mesures fiscales,
09:04sur des ristournes, pour alléger le porte-monnaie des automobilistes ?
09:09Alors, il y avait les Espagnols, très vite, les Italiens, puis maintenant les Allemands,
09:13avec, pourtant, leur orthodoxie budgétaire.
09:16Mais ils n'hésitent pas à mettre 1,6 milliard sur la table pour aider les automobilistes allemands.
09:21— Parce qu'ils les ont.
09:22Ils ont cette flexibilité budgétaire que la France n'a pas, malheureusement.
09:26— Nous, on est coincés, en fait, à cause de...
09:27— On est coincés.
09:29— Enfin bon, c'est ce que dit le gouvernement.
09:30— Mais bien sûr...
09:30— Je voudrais simplement dire une chose, simplement pour...
09:33Non pas pour vous répondre, mais pour apporter quelque chose à ce que vous avez dit.
09:36Ce qu'ils font, c'est une diminution de la taxe intérieure sur une période.
09:42— Oui, 2 mois.
09:43— 2 mois, pour les Allemands.
09:44Ça n'est pas une diminution de la TVA.
09:47Parce que diminuer la TVA, c'est plus compliqué, et c'est surtout très difficile à remonter.
09:53— Mais on est sûr qu'ils auront 10 centimes, 17 centimes de moins à la pompe, genre de mesure,
09:58oui, immédiat ?
09:59— À partir du moment où vous baissez la taxe, c'est automatique.
10:01— D'accord.
10:02— Est-ce qu'on peut le faire en France ?
10:05— Bien sûr. On peut le faire demain matin.
10:07— Demain matin, on peut le faire.
10:09Ça coûte 1,6 milliard, et on rend 17 centimes aux automobiles.
10:12— En jouant sur quel levier ?
10:14— La taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques, l'ancienne TIPP.
10:20— Ah d'accord.
10:21— C'est une ristourne sur la TIPP, qui s'appelle la TICPE maintenant.
10:25C'est tout simple. C'est ce qui a été fait il y a quelques années.
10:28Et à partir du moment où vous baissez cette taxe, c'est automatique.
10:32Il n'y a pas de délai, il n'y a pas de...
10:35— On va en parler avec Daniel Guillerme, qui est le président de la Fédération nationale des infirmiers.
10:39Bonsoir, M. Guillerme.
10:40Parce que votre secteur d'activité, les professionnels de la route, que sont aussi les infirmiers,
10:47c'est dur pour eux quand ils font leur plein.
10:50Est-ce que vous souhaitez autre chose que les aides civiles ?
10:53Est-ce que vous souhaitez une baisse des taxes ?
10:55— Le carburant, pour nous, ce n'est pas un choix.
10:59C'est une obligation.
11:00Et une obligation d'autant plus qu'on ne peut pas, en fait, nous répercuter ces hausses sur nos tarifs,
11:05sur le coût de nos soins.
11:08Donc nous, on a entendu Sébastien Lecornu sur sa proposition, effectivement, de plan,
11:16qui consistait à avoir, en fait, un accès au leasing social.
11:21Pour nous, en fait, ça s'inscrit dans le sens de la transition.
11:24Mais il est aujourd'hui, pour nous, en tout cas, déconnecté de l'urgence actuelle.
11:29On a des mesures proposées qui sont trop éloignées de la réalité quotidienne des infirmières et des infirmiers libéraux.
11:35C'est un plan qui est un plan à long terme qu'on nous propose.
11:38Et nous, nous avons aujourd'hui un problème à court terme.
11:40– On vous propose, finalement, de passer à la voiture électrique.
11:44C'est le message de M. Lecornu depuis le début de cette crise.
11:47Mais enfin bon, ça ne se fait pas du jour au lendemain.
11:49– Ça prend une véhicule supplémentaire à partir du 1er juin.
11:52– Voilà.
11:53Ça ne se fait pas du jour au lendemain.
11:54On n'a aucune précision sur le plan, en fait, qui nous est proposé.
11:58Donc aujourd'hui, on est un petit peu dans le chou.
12:00Nous, ce qu'on demande, c'est une exonération partielle de la TICPE,
12:05ciblée sur les infirmiers libéraux.
12:08On sait qu'on a d'autres secteurs qui ont des mécanismes d'adaptation.
12:13Nous demandons, nous, de rentrer dans la même logique.
12:16– Mais racontez-nous les conséquences de cette crise pour votre profession.
12:20Est-ce que concrètement, il y a des soins qui ne sont pas faits à cause du prix à la
12:25pompe ?
12:25– Alors aujourd'hui, on a déjà des professionnels qui nous disent,
12:29on a des remontées de terrain en ce sens,
12:30de professionnels qui sélectionnent leurs patients
12:35au regard de la distance qu'il y a entre leur cabinet et le domicile des patients.
12:40Et ça, c'est surtout vrai en sortie d'hospitalisation.
12:43Alors nous, on essaye de faire comprendre au gouvernement
12:46qu'il risque d'y avoir un problème d'accès aux soins à court et moyen terme
12:51et qu'effectivement, on risque d'avoir des patients qui vont rester plus longtemps à l'hôpital,
12:56donc avec un surcoût pour la collectivité,
12:59qui pourraient être compensés aujourd'hui ou en tout cas effacés
13:02par des aides spécifiques sur notre secteur.
13:07– Mais ce que je ne comprends pas, Guillaume Darès,
13:08c'est que le gouvernement avait promis d'aider notamment les libéraux
13:12et les infirmiers avec des annonces qui devaient être faites.
13:14– Pour l'instant, rien de neuf, effectivement.
13:17Le gouvernement a dit simplement par la voix du ministre des Comptes publics,
13:21David Amiel, que les aides qui ont été décidées jusqu'à maintenant
13:23pourraient être reconduites dans les mois à venir
13:26si le conflit durait des mois, avec deux conditions toujours,
13:30notamment la condition effectivement du sérieux budgétaire.
13:32On l'a vu sur l'enveloppe qui a été débloquée de 70 millions d'euros,
13:35ce n'est pas de l'argent dépensé en plus,
13:36c'est de l'argent qu'on a coupé par ailleurs,
13:39donc toujours avec cette règle de rigueur budgétaire.
13:41Mais c'est vrai que pour l'instant, les aides qui étaient attendues
13:43pour les professions libérales, et en particulier les médecins libéraux
13:47ou les infirmières libérales, ne sont pas arrivées.
13:49– Ça, monsieur le député, vous comprenez que finalement,
13:52le gouvernement joue un peu la montre.
13:56Il n'a pas envie de dépenser de l'argent qu'il n'a pas.
13:59– Oui, le problème, si vous voulez, c'est qu'on commence à avoir
14:01énormément de doutes aussi sur la véracité de ce que nous dit le gouvernement,
14:05parce que plusieurs fois d'ailleurs, depuis plusieurs semaines,
14:08on a vu le gouvernement nous assurer qu'on ne devait pas s'inquiéter,
14:10qu'il n'y aurait pas une explosion des prix.
14:12Oui, aujourd'hui, on atteint des niveaux records au prix à la pompe.
14:15Nous dire qu'il n'y aurait pas d'enrichissement pour l'État.
14:18Par la suite, monsieur Sébastien Lecornu lui-même a remarqué
14:21qu'il y avait en effet un surplus fiscal de 270 millions d'euros,
14:24mais qui a été annoncé par le Premier ministre lui-même.
14:27On nous avait expliqué que les certificats d'économie d'énergie
14:29et le fait que monsieur le Premier ministre, en début d'année,
14:31par décret, ait décidé d'en augmenter la charge de 2 milliards d'euros,
14:35n'aurait pas d'impact sur le consommateur.
14:36C'est aujourd'hui 17 centimes à la pompe par litre.
14:39Donc comprenez qu'on a du mal à avoir confiance dans ce gouvernement.
14:43Maintenant, il y a un levier, si on veut agir directement,
14:46c'est celui de la fiscalité.
14:47Vous aviez parlé des différents pays européens qui agissent.
14:50Oui, il y a l'Allemagne qui agit sur la TICPE,
14:53l'Italie agit sur la TICPE aussi, l'Autriche, la Serbie.
14:56L'Espagne a fait le choix d'agir sur les deux TICPE,
14:59mais aussi TVA, sortant même d'ailleurs des injonctions
15:02de la Commission européenne, puisqu'elle a fixé un seuil de TVA
15:05qui est en deçà des obligations européennes.
15:08Donc si l'Espagne peut le faire, je ne vois pas pourquoi
15:10la France, deuxième contributrice au budget de l'Union européenne,
15:13serait plus faite dans la matière de gâtière.
15:13Peut-être parce que l'Espagne a mieux géré,
15:16parce que l'Espagne a une meilleure croissance,
15:18peut-être parce que l'Espagne n'a pas fait un quoi qu'il en coûte
15:20que nous payons aujourd'hui.
15:22C'est ça qui a été admis là.
15:23La raison aussi, c'est qu'on n'a pas de gras, comme on dit.
15:26On n'a pas de gras, on a sorti le carnet chèque un peu vite en 2022 et 2023.
15:31Du coup, on ne peut pas le sortir là, mais c'est vrai que c'est incompréhensible.
15:34Regardez, il y a aussi une autre situation à laquelle on est confronté aujourd'hui.
15:39On a une remontée des taux.
15:41Aujourd'hui, on est en train d'emprunter à des taux qui sont considérablement élevés.
15:47Résultat, la charge de la dette en France aujourd'hui,
15:49c'est le premier poste de dépense budgétaire.
15:54C'est d'ailleurs pour cela que le gouvernement veut réserver ces mesures
15:59pour des secteurs en particulier qu'il attend aussi peut-être.
16:04Il oublie les infirmières libérales.
16:05Mais non, pas du tout, il ne les oublie pas.
16:07Puisque dans le plan d'électrification, pardon Olivier,
16:10il leur dit d'acheter des voitures électriques.
16:12Oui, 50 000 voitures supplémentaires à partir du 1er juin
16:15pour les secteurs qui sont les plus en difficulté.
16:16L'infirmière qui gagne 2 000 euros par mois,
16:18qui veut savoir comment cette semaine la faire,
16:20elle ne va pas acheter une voiture électrique demain.
16:21Vous ne pouvez pas dire que rien n'est fait ?
16:23Il y a des mesures qui ne sont peut-être pas insuffisantes.
16:26Si Emmanuel Macron devait se représenter dans 3 mois,
16:28peut-être qu'il débloquerait plus facilement des aides.
16:29Que ferait-on dans 2 mois lorsqu'on aura un prix du carburant à 3 euros liés ?
16:32Non mais pardon, Gaëtan.
16:33Non mais Gaëtan, on fait de la politique.
16:35Non mais très bien.
16:36Et je parle sous la responsabilité de Guillaume Daré.
16:39Emmanuel Macron ne se représente pas.
16:40Il n'y a pas d'échéance électorale à venir.
16:42Et donc on dépense l'argent n'importe comment.
16:43C'est si sûr que si Emmanuel Macron avait une présidentielle à préparer,
16:47on l'est dit peut-être qu'il débloquerait de l'argent.
16:48Rappelez-vous, les 6 mois précédant l'élection présidentielle de 2022,
16:51il y avait eu des critiques y compris dans son camp.
16:54Et c'était peut-être un peu facile,
16:55mais postérieurement aussi par exemple par quelqu'un comme Bruno Le Maire
16:59qui avait dit, à chaque sortie, c'était un chèque.
17:01Ça a cramé la caisse.
17:02Tout à fait.
17:02Ça c'était Valérie Pécresse effectivement qui avait recruté.
17:04Ça a commencé avec les gilets jaunes.
17:06Tout à fait.
17:06D'une manière, par rapport à ce qui se passe en ce moment,
17:09au détroit d'Hormuz, à la tension.
17:12Admettons que demain, l'Iran et les Etats-Unis signent un autre,
17:16un cessez-le-feu un petit peu, un accord de paix provisoire.
17:18Mais combien de temps les prix descendraient ?
17:21Très rapide là.
17:22D'accord.
17:23Donc il faudrait vraiment la paix pour que ça redescende.
17:24Il faudrait que ça soit rapide.
17:26Si demain matin, il y a un accord avec le détroit d'Hormuz,
17:29et réouvert, et il y a libre circulation des pétroliers,
17:32le brut redescend dans quelques jours.
17:35Et dans les stations ?
17:3670 dollars le baril.
17:37Et dans les stations ?
17:3770 dollars le baril.
17:39Et dans les stations, ce sera quelques jours, je n'en sais rien,
17:41une semaine peut-être.
17:43Mais ça ira très vite.
17:44Non, parce que le mouvement sera très brutal et très important.
17:49Mais on ne retrouvera jamais les prix d'avant la crise.
17:51C'est ce que dit Leclerc.
17:52On ne retrouvera jamais les prix d'avant la crise.
17:5370 dollars le baril.
17:54Non, Leclerc, il dit qu'on ne retrouvera jamais ces prix-là.
17:56Non, mais à la pompe.
17:57À la pompe, on redescendra en dessous de 2 euros du litre.
18:00En 90, à 70.
18:02Oui, mais on restera haut.
18:03On restera quand même assez haut.
18:05Oui, on restera assez haut.
18:05Donc ça, il faut quand même l'entendre.
18:07Jusqu'à il n'y a pas si longtemps,
18:08il n'y avait des prix qui n'avaient jamais été aussi bas
18:09depuis plusieurs mois et plusieurs années.
18:11Je voudrais juste ajouter une chose.
18:1520 centimes du litre de carburant,
18:18c'est 10 milliards par an.
18:19Et donc, c'est considérable.
18:22Ce n'est pas une petite mesure.
18:25Ça montre aussi l'entendre des taxes.
18:26On va refaire le tour de la situation internationale
18:29en focalisant, en regardant précisément
18:31aujourd'hui où se concentre la tension.
18:33on restera le tour de la situation injuste
Commentaires

Recommandations