00:00Merci beaucoup.
00:01Voilà, vous venez d'entendre le chef du gouvernement, enfin à 0%, on est quand même dans une croissance qui
00:05est en panne là aujourd'hui.
00:08On est quand même dans un moment économique qui est délicat, qui est difficile, on est d'accord ?
00:11Oui, le Premier ministre dit qu'il n'y a pas de panne quand vous faites 0.t au premier
00:15trimestre,
00:16donc vous n'avez pas produit plus de richesse que le précédent trimestre.
00:20Bah si, on est quand même en panne, on voit que la consommation s'est ralentie,
00:24on voit que nos exportations, donc notre capacité à vendre à l'étranger se replie,
00:28donc s'il y a une panne, on attendait 0,3%, c'était la prévision de la Banque de France,
00:32on est à 0.
00:33À la fin, on devrait arriver autour du pourcent, c'était ce qui est prévu, 1% à la fin
00:37de l'année,
00:37mais quand vous commencez avec un premier trimestre à 0, si vous les accumulez, les 0, vous ne ferez pas
00:411 à la fin de l'année.
00:42Donc ça s'appelle, oui, une panne.
00:43Non, il faut dire les choses, on a un pays avec une dette abyssale et une fiscalité au plus haut.
00:48Monsieur Vacheron, vous avez raison sur un point, vous êtes chez vous, vous êtes aide-infirmière,
00:54comme celle qui m'a appelée ce matin, qui se dépasse à 4h du matin pour soigner nos aidés.
00:57Vous êtes agriculteur, vous êtes routier et vous voyez Total, avec 1 milliard de bénéfices supplémentaires,
01:04vous avez envie de vous dire, mais comment ? Il s'enrichit sur notre dos.
01:07Moi, j'aimerais qu'on ait un vrai débat.
01:08Et je trouve quand même, parce que je commence à avoir des retours,
01:11il y a des gens qui me disent qu'ils commencent à réfléchir autrement comment se déplacer.
01:15Mais moi, je vais dire les choses, le quoi qu'il en coûte, rappelez-vous, 500 milliards d'euros,
01:19là, il faut qu'il y ait des aides pour ceux qui méritent de l'avoir.
01:23Autoroutier, taxi, agriculteur, ça va coûter de l'argent.
01:26C'est pour ça qu'on a une proposition qui coûte zéro, c'est bloquer les profits.
01:30Je vais finir, s'il vous plaît. L'État ne sait pas faire sur mesure, il faut qu'on le
01:34fasse sur mesure.
01:35Et puis la crise, elle s'arrête quand ? Vous le savez, vous ?
01:37C'est quand on débranche Trump, c'est quand que l'Ira, là, vous avez raison, monsieur.
01:41Bientôt, quand Trump, il va voir que les Américains sont contre lui,
01:44parce que c'est un politique, peut-être qu'il va arrêter.
01:47Pas sûr.
01:48Alors, attendez, monsieur Vacheron, parce qu'on est en ligne avec Patrick Raison.
01:52Il est président de l'Association nationale des actionnaires de France.
01:56Bonjour, monsieur Raison. Merci d'être avec nous.
01:59Les actionnaires total a une partie de ses salariés qui sont actionnaires, je crois que c'est 9-10%.
02:04Et puis il y a tous ceux qui achètent des actions totales.
02:06Les bénéfices totales, c'est une bonne nouvelle pour les actionnaires ou petits actionnaires ?
02:10Alors, c'est une bonne nouvelle pour les actionnaires, mais c'est une bonne nouvelle également pour le pays,
02:13puisqu'en fin de compte, on devrait être fier d'avoir une compagnie pétrolière
02:16qui fait partie des leaders mondiaux, qui se bat avec des concurrents anglo-saxons, américains notamment,
02:23sachant que Total Energy est à la pointe en termes de transition énergétique.
02:27Ce n'est pas le cas des Américains, puisqu'ils ont complètement abandonné.
02:30Donc c'est quand même malheureux que l'on tape toujours sur une compagnie qui est leader.
02:35Et puis on devrait être fier d'avoir un fleuron en France.
02:38La hausse des prix de l'énergie, ce n'est pas de la faute de Total,
02:40c'est de la faute de la guerre, donc c'est un événement exceptionnel.
02:43– Oui, mais l'action qui a quasiment doublé, M. Raison,
02:46donc on peut dire quand même « merci la guerre, merci Total ».
02:49– L'action, elle a quasiment doublé, mais là, c'est le jeu de la cotation sur les marchés.
02:54Quand on a un prix du pétrole qui est bas, l'action baisse.
02:56Quand une entreprise fait de mauvais résultats, le titre se foule.
02:59– On a l'impression qu'on ne peut pas critiquer Total, en fait, aujourd'hui.
03:03– On peut critiquer Total, mais il faut être réaliste.
03:06Il faut dire de toute façon Total, on en aura besoin,
03:07puisque si Total demain disait « on ne vend plus de pétrole en France »,
03:10on serait quand même bien embêtés.
03:13Donc voilà, il faut être réaliste, il ne faut pas toujours taper sur tout ça.
03:16– Donc vous, vous regardez votre portefeuille d'action,
03:18mais vous ne regardez pas les Français qui passent à la pompe, quoi, en fait.
03:21– Attendez, moi, je suis actionnaire, mais je suis consommateur.
03:24Je fais le plat à la pompe, je vois le prix à la pompe,
03:26mais en fin de compte, je suis réaliste en disant « voilà,
03:28ce n'est pas de la faute de Total s'il y a la guerre dans le Golfe,
03:30si on a un événement exceptionnel et que le prix du pétrole atteint les sommets ».
03:35Donc il faut bien faire la part des choses.
03:36C'est vrai que le consommateur, lui, il paie à la pompe,
03:41effectivement, ça peut peser sur son pouvoir d'achat.
03:44– Mais il ne peut pas y avoir un autre geste ?
03:45Il ne peut pas y avoir une taxe, quelque chose qui bénéficie à l'automobiliste ?
03:49Patrick, raison.
03:49– Alors la taxe, en fin de compte, on a des règles fiscales dans notre pays,
03:53donc en fin de compte, on ne peut pas, sans arrêt, dire
03:55une entreprise fait de bons résultats, on met une taxe supplémentaire,
03:59on change les règles du jeu au niveau de la fiscalité,
04:01et puis quand l'entreprise ne va pas bien, en fin de compte,
04:03on l'aide en disant « elle ne va pas bien ».
04:05Non, ça, ce n'est pas normal.
04:07On est sur un marché avec une concurrence mondiale,
04:10et il faut respecter les choses.
04:11Sinon, on n'aura plus de grandes compagnies internationales
04:14qui viendront en France.
04:16– Merci Patrick Crézon, merci d'avoir été avec nous.
04:19– Le slogan total, c'est le bon, on n'y va pas par hasard aujourd'hui,
04:22on y va parce que c'est moins cher.
04:23– J'ai bien compris la campagne de promotion.
04:26– Non, c'est une réalité des prix à la pompe, c'est tout.
04:29– On va être très sérieux.
04:30Aujourd'hui, l'ultra minorité des salariés sont actionnaires.
04:34Parce que quand on est salarié actionnaire, je vais vous dire quelque chose.
04:36Non, mais quand on est salarié actionnaire,
04:38qu'est-ce qu'on fait ?
04:39Il faut baisser son salaire pour augmenter l'action.
04:41Les vrais bénéficiaires des actionnaires, ce n'est pas monsieur,
04:43moi je n'ai rien contre monsieur,
04:43c'est ceux qui ont des actions par millions et qui sont riches par milliards.
04:46C'est ça la discussion, soyons sérieux deux minutes.
04:48– Ceux qui touchent tous 1500 euros à la fin de l'année chez Total,
04:51il y comprend aussi.
04:51– Aujourd'hui, écoutez, moi le truc est très simple.
04:54Aujourd'hui dans ce pays, il y a des millions de gens qui n'arrivent pas à travailler,
04:56qui n'arrivent pas à vivre de leur travail, c'est les deux problèmes.
04:58On en a marre de payer pour aller travailler, première chose,
05:00et on en a marre de ne pas pouvoir vivre de notre travail.
05:02La politique aujourd'hui de l'offre, c'est l'austérité généralisée
05:06qui va nous amener à la récession.
05:08Pour relancer l'économie, dans l'économie spécifique qu'est la France,
05:11il faut augmenter les salaires pour relancer l'économie
05:14puisque 55% du PIB est directement lié à la consommation.
05:17C'est un élément essentiel.
05:19Si on ne comprend pas ça, si on reste en disant finalement il ne faut rien faire
05:22parce que tout le monde dit ça, le gouvernement en particulier,
05:24on ne solutionne pas les problèmes des gens et on va vers la récession
05:27pour ces deux raisons, nous on dit que c'est l'inverse,
05:29pour sauver notre industrie, pour sauver l'économie,
05:32pour que la France a un avenir, l'Europe aussi.
05:34Il faut un peu écouter, écouter à chaque fois ce qui est possible en Espagne
05:37n'est pas possible en France et à chaque fois on propose des solutions,
05:40elles ne sont pas entendues.
05:40Merci de cette discussion.
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