- il y a 15 heures
Au programme de cette édition, retour sur le cessez-le-feu annoncé par Donald Trump. Alors que les combats entre l’Iran et les Etats-Unis doivent s’interrompre pour deux semaines dans le cadre de négociations de paix, des frappes ont été détectées tandis qu’Israël poursuit ses opérations sur le Liban.
JD Vance à l’aide de Viktor Orban. Le vice-président américain s’est exfiltré du bourbier d’Ormuz le temps de quelques jours pour apporter son soutien au premier ministre hongrois en pleine campagne électorale.
Retour en France avec l’école alors que le ministère de l’Education nationale prévoit une baisse du nombre d’élèves pour les années à venir. Un constat sans véritable leçon.
JD Vance à l’aide de Viktor Orban. Le vice-président américain s’est exfiltré du bourbier d’Ormuz le temps de quelques jours pour apporter son soutien au premier ministre hongrois en pleine campagne électorale.
Retour en France avec l’école alors que le ministère de l’Education nationale prévoit une baisse du nombre d’élèves pour les années à venir. Un constat sans véritable leçon.
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir.
00:16Au programme de cette édition, retour sur le cessez-le-feu annoncé par Donald Trump.
00:20Alors que le combat entre l'Iran et les Etats-Unis doit s'interrompre pour deux semaines dans le cadre
00:25des négociations de paix,
00:26des frappes ont été détectées, tandis qu'Israël poursuit ses opérations sur le Liban.
00:32L'actualité, c'est aussi GD Vance à l'aide de Victor Orban.
00:36Le vice-président américain s'est exfiltré du bourbier d'Hormuz le temps de quelques jours
00:41pour apporter son soutien au Premier ministre hongrois en pleine campagne électorale.
00:45Et puis en France, le ministère de l'Éducation nationale prévoit une baisse du nombre d'élèves pour les années
00:50à venir,
00:50une occasion probablement ratée d'améliorer les conditions d'enseignement.
00:58Vous payez des impôts sur le revenu ? Sur les sociétés ?
01:00Vous en avez assez de financer les choix désastreux de nos dirigeants politiques,
01:04de contribuer à des guerres qui nous affaiblissent,
01:06que votre argent soit détourné pour que des oligarques ukrainiens achètent des Bentley.
01:10Il y a une solution. Donnez à TV Liberté.
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01:21Votre don ne vous coûtera donc que 100 euros.
01:24Et vous aurez privé le pouvoir macroniste du double.
01:27Une équation séduisante, n'est-ce pas ?
01:28Alors, n'hésitez pas, soutenez TVL.
01:37Le Moyen-Orient officiellement en pause, mais pas en paix la nuit dernière.
01:42Après quantité de menaces sur l'Iran, Donald Trump a finalement annoncé un cessez-le-feu de deux semaines.
01:47Mais si Israël poursuit ses frappes sur le Liban,
01:50la trêve entre Washington et Téhéran semble elle-même assez précaire.
01:54Le point tout de suite.
01:54Il y a des reculades que l'on apprécie.
01:57Celle de Donald Trump en est un exemple.
02:00Après des menaces d'anéantir la civilisation perse en quelques heures,
02:03le président américain a finalement repoussé une nouvelle fois son ultimatum
02:07pour offrir 15 jours de respiration au marché en annonçant un cessez-le-feu avec l'Iran.
02:13Un arrêt des combats entre Washington et Téhéran
02:16qui peine toutefois à être perçu comme une stabilisation durable pour les Américains.
02:20Je pense que chaque fois que des gens ne meurent pas, c'est une bonne chose.
02:23Mais je pense qu'il est clair qu'il s'agit d'une manipulation du marché.
02:27Il y a autre chose qui se joue ici.
02:29Tant que Trump ne sera pas parti de la Maison-Blanche
02:32et que tout le régime ne sera pas parti,
02:35personne n'est en sécurité.
02:36Donc c'est bien d'apprendre que toute une civilisation ne sera pas éradiquée aujourd'hui,
02:41mais il nous reste beaucoup de travail à accomplir.
02:43Et c'est pour ça que nous sommes toujours là
02:45et que nous allons continuer à nous mobiliser.
02:49Je suis soulagé d'apprendre que le président Trump
02:52ne donnera pas l'ordre à l'armée américaine
02:54de commettre des crimes de guerre ce soir,
02:56au-delà du crime initial d'avoir déclenché cette guerre.
03:04Mais je suis déçu que nous soyons en plein dans cette situation.
03:08Il se peut que nous devions tout revivre dans seulement deux semaines,
03:12voire plus tôt s'il change encore d'avis.
03:14C'est donc un soulagement à court terme pour un profond découragement à long terme.
03:21Une annonce de cessez-le-feu qui peine donc à rassurer une population américaine
03:25chamboulée par les revirements du président.
03:28Dans la journée, une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU
03:32proposant une intervention pour bloquer le Détroit,
03:35présentée par Bahreïn et soutenue par les pays du Golfe et les Etats-Unis,
03:38avait été rejetée avec les vétorusses et chinois.
03:41Les marchés ont donc particulièrement su apprécier les déclarations de Trump
03:45quant à la réouverture du Détroit d'Ormouz,
03:48faisant repasser le baril de pétrole en dessous des 100 dollars.
03:51Une baisse que les pompes à essence du monde entier
03:53ne devraient toutefois pas répercuter tout de suite.
03:56A ce titre, il est bon de rappeler que si Donald Trump a expliqué
03:59que la crise pétrolière engendrée par la zone ne touchait pas son pays,
04:02l'essence a augmenté de près de 40% et le diesel de 50% aux Etats-Unis.
04:08Des données très défavorables pour le président en place
04:11à huit mois des élections de mi-mandat.
04:14Par ailleurs, au-delà de l'effet d'annonce triomphaliste de Donald Trump
04:17qui s'est vanté d'une victoire totale et complète,
04:21il faut rappeler que le Détroit n'était pas réellement bloqué
04:23puisque les navires amis de l'Iran pouvaient déjà franchir le passage.
04:27Téhéran est donc parvenu à institutionnaliser les droits de passage
04:30à raison d'un dollar le baril, dans ce que certains appellent déjà le péage iranien,
04:35mais aussi une utilisation accrue du yuan dans les transactions
04:39au détriment de la monnaie américaine.
04:42Il n'en reste pas moins que plusieurs navires,
04:44notamment des pavillons grecs ou du Liberia, ont franchi le passage ce mercredi.
04:49On ignore toutefois dans quelle proportion les polices d'assurance auront baissé.
04:53Par ailleurs, l'un des dix points du plan de paix prévoit le droit pour l'Iran
04:58d'enrichir son uranium pour le nucléaire civil,
05:01mais interdit le nucléaire militaire,
05:04comme ce qui était précédemment prévu par les accords rompus par Donald Trump
05:08lors de son premier mandat.
05:09Le président américain a pourtant affirmé dans ses déclarations ce mercredi
05:13qu'il n'y aurait pas d'enrichissement nucléaire.
05:16Pitex-7, le secrétaire à la guerre, a quant à lui ajouté
05:19que les Etats-Unis prendraient l'uranium de Téhéran s'il n'était pas cédé.
05:23Le plan prévoit également la levée de toutes les sanctions américaines contre l'Iran.
05:28Supervisées par le Pakistan, les négociations doivent aussi enterriner
05:31la fin des opérations israéliennes sur le Liban.
05:34C'est ce qu'Emmanuel Macron, content de sa séquence de libération
05:37des deux otages français, Cécile Collère et Jacques Paris,
05:40a également réclamé lors du conseil de défense de ce mercredi matin.
05:44Notre souhait dans ce contexte, c'est de nous assurer que le cessez-le-feu inclut pleinement le Liban.
05:49C'est d'autre part de nous assurer que le mécanisme de coordination
05:54qui existe depuis plusieurs mois et qui inclut les Etats-Unis et la France
06:00soit pleinement réactivé.
06:02Et c'est de renforcer le soutien aux forces armées libanaises
06:07pour pleinement reprendre le contrôle de leur territoire
06:11et lutter efficacement contre le Hezbollah.
06:13Là aussi, nous aurons à y revenir et à coordonner la manœuvre
06:17pour permettre d'être utiles.
06:19Une bien bonne volonté qui n'aura visiblement pas le droit de citer
06:22puisque Tel Aviv a exclu son voisin du Nord du cessez-le-feu
06:26et continue donc ses frappes.
06:27En début d'après-midi, heure de Paris, le Koweït et les Émirats
06:31ont fait état de plusieurs salveux de drones iraniens
06:34sur leurs installations pétrolières.
06:36Téhéran a indiqué avoir répliqué à des attaques similaires.
06:39Comme toujours, au Moyen-Orient, les cessez-le-feu sont bien précaires.
06:47Il faut sauver le soldat Orban.
06:49Le vice-président américain J.D. Venn s'est venu soutenir
06:52le Premier ministre hongrois à quelques jours des élections législatives.
06:56Un scrutin qui s'annonce aussi serré que décisif.
07:00Olivier Frère-Jacques.
07:07Monsieur le Président, vous êtes entouré de 5000 patriotes hongrois
07:12et je pense qu'ils vous aiment encore plus que Viktor Orban.
07:18Une mise en scène un peu cheap pour l'Empire américain et l'axe conservateur.
07:23De passage à Budapest, le vice-président américain J.D. Venn a soutenu
07:27le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban à cinq jours des élections législatives
07:31du 12 avril.
07:32Lors d'une conférence de presse conjointe, puis d'un meeting de campagne du parti
07:36Fidesz-KDNP, il a vanté les mérites de son bon ami Orban, dénonçant les interférences
07:42de Bruxelles qui, selon lui, tente de détruire l'économie hongroise.
07:46L'officiel états-unien a joué sur la fibre du soutien de la première puissance du monde.
07:51Les relations entre l'Amérique et la Hongrie ont atteint de nouveaux sommets,
07:55une ère passionnante de nouveaux liens dans tous les domaines, de la sécurité énergétique
08:00à la coopération commerciale et économique, en passant par des liens culturels plus étroits.
08:06Aux accusations d'ingérence habituelles de Bruxelles dans les affaires hongroises,
08:09les détracteurs d'Orban pourront donc désormais évoquer celle des Etats-Unis.
08:14Plus prosaïquement, l'UE, progressiste d'Ursula von der Leyen, soutient l'opposant
08:18au Premier ministre et Washington, soutient le sortant.
08:22Alors que l'on accuse souvent Budapest de connivence avec Moscou, c'est bien Washington
08:26qui a apporté son soutien à Orban, qui a su manœuvrer habilement pour s'attirer
08:30la sympathie de deux puissances relativement antagonistes.
08:34Pour Thibaut Giblin, auteur du livre « Pourquoi Victor Orban joue et gagne, résurgence
08:38de l'Europe centrale ». Ses soutiens divers reflètent un équilibre recherché
08:42par la diplomatie urbaine qui est en ménage avec ses voisins continentaux.
08:46En fait, il est en ménage avec les autres Européens.
08:49Il y a des conflits de voisinage et il cherche à équilibrer les dépendances domestiques,
08:54les dépendances en interne, par des partenariats les plus fonctionnels possibles avec du lointain.
09:01Ensuite, c'est toujours sur des aspects très conjoncturels.
09:03C'est-à-dire que la Russie, il n'est pas l'allié de la Russie, il est l'avocat
09:07de relations sur le plan énergétique
09:10qui permettent non seulement à la Hongrie mais à l'Union Européenne de survivre en tant que pôle industriel.
09:16Avec les États-Unis, il n'est pas allié avec les États-Unis en général.
09:20Par exemple, en termes de compétition économique, il souhaite une meilleure défense des intérêts européens
09:24par la Commission Européenne.
09:26En revanche, la ligne surtout portée par G.D. Vance au sein de l'administration républicaine,
09:31c'est de donner toute leur place au peuple, aux nations, pour défendre leur propre destin.
09:38Et sur ce segment-là, qui est assez idéologique, en fait, et qui est, je dirais, déterminé sur un certain
09:46nombre de dossiers,
09:47Victor Orban, en effet, est de concert avec G.D. Vance et, de façon générale, avec la Maison Blanche actuellement.
09:54Victor Orban, au pouvoir sans interruption depuis 2010, brille ainsi un cinquième mandat consécutif.
10:00Il fait face à une forte contestation dans un contexte de mécontentement économique et social
10:05marqué par des accusations de corruption et de contrôle des institutions.
10:10Des instituts de sondage le donnent perdant.
10:12Le parti Tissa de l'opposant Peter Maguiar y est crédité d'une avance confortable autour de 48% contre
10:1835 à 39% pour le Fides,
10:20selon les derniers relevés.
10:22Mais attention, d'importants écarts avaient déjà été ainsi avancés lors du précédent scrutin dans un jeu de poker menteur
10:30où l'on ne sait pas si les études d'opinion sont là pour informer ou favoriser des dynamiques plus
10:36ou moins existantes.
10:37Il s'agit donc de prendre ces sondages avec des pincettes.
10:40En fait, il faut bien saisir que les deux forces politiques qui sont en confrontation, Tissa et le Fides, ne
10:49dialoguent pas.
10:50Chacune ont leurs médias et donc chacune font un récit complètement décorrélé de ce que dit l'autre.
10:55Et dans ce brouillard de guerre informationnel, les sondages prétendent anticiper ce qui va arriver.
11:03Et donc ils ont un rôle déterminant psychologiquement.
11:06Si bien que les sondages n'ont rien à voir.
11:08En effet, les sondages qui sont publiés en faveur de Tissa font montre d'un énorme écart de points, parfois
11:1420 points d'avance pour Tissa.
11:16Les sondages qui sont produits par des institutions proches du gouvernement mettent toujours le Fides devant, mais de peu.
11:24Et il faut bien se rappeler que dans toutes les élections antérieures, jamais le Fides n'avait, à travers les
11:31sondages qui lui étaient favorables, surjoué sa cote de popularité.
11:35Il a toujours fait mieux que ce que les sondages indiquaient.
11:37Donc les jeux sont en fait extrêmement ouverts.
11:39L'opposant à Viktor Orban, Peter Maguiar, 45 ans, ancien membre du Fides, a construit en moins de deux ans
11:46un mouvement d'opposition conservateur pro-européen.
11:48Il promet un changement de système avec la lutte contre la corruption en ligne de mire, mais aussi des promesses
11:53de services publics peu compatibles avec les finances du pays.
11:56Il insiste également sur le dégel des fonds européens, environ 17 milliards d'euros sur 27 alloués, et sur une
12:03politique plus coopérative avec Bruxelles,
12:05tout en maintenant des positions nuancées sur l'Ukraine et la dépendance énergétique russe.
12:09Un changement de couleur politique n'est cependant pas acquis, et les scénarios électoraux sont multiples.
12:15Alors il faut prendre l'hypothèse de la défaite en compte, puisque c'est une démocratie, donc la défaite est
12:20possible.
12:21Ensuite évidemment il y a plusieurs échelons de défaite, soit le Fides par exemple est juste en dessous des 100
12:30députés qui seraient la majorité absolue.
12:32Auquel cas il lui faut une coalition avec le parti Miyazank, qui est le parti de droite radicale, qui s
12:38'alliera plus volontiers avec le Fides qu'avec le Tissat.
12:41S'il y avait une défaite encore plus large, telle que même les sièges cumulés du Fides et du Miyazank
12:49ne pouvaient pas constituer une majorité, c'est extrêmement improbable,
12:52et bien dans ce cas il y aurait une majorité absolue pour le Tissat qui lui permettrait de gouverner, mais
12:59pas de revenir sur les dispositions constitutionnelles mises en œuvre par le Fides avec la majorité des deux tiers.
13:04Et enfin le cas absolument improbable, même selon les cartes électorales prévues par l'opposition, majorité des deux tiers pour
13:14le Tissat à lui seul,
13:15et auquel cas il pourrait en effet tout détricoter.
13:18Magar évite soigneusement tout soutien visible de dirigeants étrangers afin de contrer les accusations d'ingérence lancées par le camp
13:24Orban qui le présente comme une marionnette de Bruxelles et de Kiev.
13:28Son parti, Tissat, siège au sein du Parti populaire européen, le PPE, famille politique d'Ursula von der Leyen,
13:34mais ses eurodéputés ont été sanctionnés par le PPE en janvier 2026 pour ne pas avoir soutenu la présidente de
13:40la commission lors d'une motion de censure.
13:42Si Orban joue son vatou dimanche, son adversaire marche, lui, sur une ligne de crête.
13:51Moins d'élèves français dans les écoles.
13:54Le déclin démographique frappe l'éducation nationale et le ministère avance des solutions comptables sans grande perspective.
14:00Renaud Bourloff.
14:01Avec l'effondrement de la démographie française, nos politiques découvrent que les écoles se vident.
14:06Mardi, le service statistique du ministère de l'Éducation nationale a publié des estimations
14:10sur les effectifs d'élèves dans les premiers et seconds degrés à l'horizon 2035.
14:14Concrètement, en dix ans, les écoles, collèges et lycées devraient avoir perdu 1,7 million d'élèves.
14:19Une baisse de 14% par rapport à la population scolaire actuelle.
14:22Des questions déjà évoquées fin mars par le ministre de l'Éducation, Édouard Geoffray, lors de questions à l'Assemblée
14:27nationale.
14:27Je partage évidemment votre inquiétude devant le vertige démographique et devant le déchirement que constituent les fermetures de classes singulièrement
14:35au milieu rural.
14:37Je repartage avec vous, oui c'est un déchirement.
14:40Je repartage quelques données avec vous avant de vous répondre sur le fond.
14:45Ces données démographiques, c'est que nous perdons actuellement, par rapport à il y a dix ans, une génération tous
14:49les quatre ans.
14:49Avec les données publiées mardi, le ministre l'affirme, il n'y aura pas de fermeture d'écoles l'année
14:53prochaine sans l'accord du maire.
14:55Reste qu'Édouard Geoffray évoque maintenant l'idée de repenser l'offre scolaire sur le territoire à long terme.
15:00Mais la question qui revient sur le devant de la scène est la suivante.
15:03Combien de fermetures de classes et de suppressions de postes ?
15:06Un sujet au cœur des manifestations d'enseignants de la semaine dernière,
15:09alors que 4000 suppressions de postes d'enseignants, publics et privés confondus, sont attendues pour la rentrée 2026.
15:15On en est quasiment à 600 fermetures en quatre ans.
15:18Les écoles publiques parisiennes ne peuvent plus se permettre ce genre de suppression de postes,
15:23d'autant qu'on manque de postes de remplaçants et remplaçantes.
15:26Le remplacement dans l'académie est vraiment très dégradé.
15:30On manque d'enseignants et d'enseignantes spécialisées pour les élèves à besoins éducatifs particuliers.
15:34Et au lieu de profiter de la baisse démographique à Paris, puisqu'elle est réelle,
15:39le rectorat préfère supprimer des postes.
15:41Là, on est sur une logique comptable qui ne regarde pas les projets d'école,
15:46qui ne regarde pas tout ce qu'on peut offrir dans les écoles publiques parisiennes
15:50et tout ce qu'il y a déjà, toutes les richesses des programmes de langue, des programmes de sport,
15:54des programmes numériques.
15:56Nos écoles regorgent de ressources.
15:59Et donc là, les fermetures viennent de façon totalement comptable
16:02en regardant des chiffres sur une colonne Excel.
16:04Aujourd'hui, si vous voulez fermer une classe chez nous,
16:07ce serait un nouveau coup porté au groupe scolaire.
16:10Et aujourd'hui, je suis là pour défendre 394 familles
16:14qui ont juste besoin de retrouver la sérénité, l'apaisement,
16:18la confiance dans le périscolaire
16:20et qui n'ont certainement pas besoin de la fermeture d'une classe.
16:23On enlève des moyens aux établissements, aux écoles,
16:26on supprime des postes, alors qu'on aurait pu profiter de la baisse démographique,
16:30sous prétexte de baisse démographique, c'est-à-dire qu'il y a moins d'élèves,
16:33donc du coup, on enlève des postes,
16:34alors qu'on aurait pu profiter de cette baisse démographique
16:36pour laisser les moyens tels quels
16:38et à ce moment-là, de pouvoir avoir des meilleures conditions d'enseignement pour les élèves.
16:43Dans notre école, ça veut dire beaucoup plus d'élèves par classe.
16:46Ça veut dire aussi, déjà, qu'on n'a pas assez d'AESH pour compléter les heures,
16:51donc ça veut dire des enfants porteurs de handicap qui n'ont pas d'AESH.
16:54Ça veut dire des enseignants qui sont malades, qui ne seront pas remplacés.
16:58C'est le cas dans l'école d'en face, par exemple,
17:00une enseignante qui est en arrêt maladie depuis un mois en CP et qui n'est pas remplacée.
17:05Voilà, ça veut dire moins de moyens pour l'éducation
17:07et moins de moyens pour les enfants de notre pays.
17:10Ce qui est en jeu, c'est les enfants.
17:12Et que là, ça a touché vraiment les enfants
17:14et que ça va aussi faire une surcharge pour le personnel des écoles,
17:18tout ce qui est ATCM, directrice et enseignante.
17:21Et moi, je trouve que ce n'est pas normal.
17:22Voir la baisse du nombre d'élèves comme une opportunité pour des classes à plus petits effectifs
17:26avec des professeurs davantage disponibles pour leurs élèves,
17:29une solution qui paraît évidente à première vue.
17:31Anne Cofinier, présidente de l'association Créer son école,
17:33pense que le ministère peut aller plus loin.
17:35Quelle est la bonne manière de réagir face à ça ?
17:37On voit qu'aujourd'hui, le gouvernement ne fait preuve d'aucune espèce de créativité.
17:43Il raisonne à règles du jeu tout à fait constantes.
17:47Donc, ils ont un ratio d'élèves par classe qui leur paraît être normal.
17:51Et dès lors que ce ratio baisse, ils ferment la classe.
17:55Donc, ils restent sur un modèle, finalement, du 19e siècle, un modèle militaire, j'ai l'air, un modèle ouvrier,
18:01avec un ratio qui est d'ailleurs le même, quel que soit le niveau de la classe, pour tout le
18:05primaire,
18:05puis après pour le secondaire.
18:07Donc, ce n'est pas très simple.
18:08C'est le même ratio, quel que soit l'endroit du territoire, même si on est en ruralité.
18:13Donc, c'est un ratio, une approche budgétaire des réalités, une approche systématique,
18:19comme si, finalement, il s'agissait avant tout de gérer des masses.
18:22Bon, normalement, cette manière me paraît tout à fait inadaptée.
18:25Il est temps d'innover.
18:26On a plusieurs chocs qui nous poussent à innover, à repenser complètement l'organisation scolaire.
18:32On a le choc, bien sûr, de la démographie.
18:34On a aussi le choc tout bêtement du niveau, parce qu'on constate que le niveau s'effondre.
18:37On a aussi le choc d'apports démographiques issus de l'immigration,
18:41qui sont de plus en plus forts et de plus en plus difficiles à intégrer.
18:43Et on a enfin le choc de l'IA.
18:45Et donc, avec tout ça, ça paraît absurde de continuer à raisonner à droit constant, si j'ose dire.
18:51Il faut absolument changer les paramètres pour repenser le sujet.
18:55L'État aurait les clés pour refondre totalement l'école.
18:58Anne Coffinier donne quelques exemples concrets.
19:01Dans certains cas, vous prenez des enfants atteints de surdité
19:04ou atteints d'un certain nombre de handicaps.
19:06Le simple fait de les mettre dans une petite école avec des classes à effectif réduit
19:10règle quasiment le problème qu'ils veulent rencontrer pour étudier,
19:13sans avoir, à faire appel, des AESH ou des classes spécialisées.
19:17Ce type de solution de bon sens n'est jamais abordée par l'éducation nationale
19:22parce qu'elle résonne en grande masse.
19:23Elle résonne en solutions qui doivent convenir pour à peu près tout le monde.
19:27De la même manière, certains groupes peuvent être très bien dispensés
19:31à 500 élèves à la fois et d'autres, au contraire,
19:33gagneraient à être dispensés par un groupe de cinq.
19:35Là encore, le fait de passer à des grands groupes,
19:37à des petits groupes selon les matières et selon les moments de la journée,
19:40c'est quelque chose auquel l'éducation nationale n'a jamais réfléchi.
19:43Reste au ministère à agir avec une vraie vision
19:45et non plus avec des données chiffrées et des bilans comptables.
19:52Et à présent, restons aux côtés de Renaud de Bourloff
19:54pour l'actualité en bref en France.
19:58Sarkozy lâche les copains.
20:00Au procès en appel de l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007,
20:03l'ancien président a passé 8h à la barre mardi au palais de justice de Paris.
20:07Nicolas Sarkozy s'est montré calme et solennel,
20:09répondant uniquement aux questions du président de la Cour.
20:11Il affirmait n'avoir jamais été informé
20:14des déplacements de Claude Guéant et Brice Hortefeux en Libye,
20:16ni de leur rencontre avec Abdallah Al-Sénoussi en 2005.
20:20Nicolas Sarkozy a pris ses distances avec ses coprévenus,
20:22qualifiant certaines initiatives de guet-apens
20:24et minimisant l'importance des documents en tête de l'Élysée
20:27retrouvés chez Alexandre Djouri.
20:29Il a notamment imputé à Claude Guéant, absent pour raisons de santé,
20:32une imprudence sans gravité.
20:34Ses réponses, parfois jugées un peu étonnantes par le magistrat,
20:37ont laissé la Cour dubitative sur sa réelle ignorance des faits.
20:41Le procès doit se terminer le 3 juin prochain.
20:47La proposition visant à criminaliser la critique d'Israël
20:49en considérant qu'il s'agit d'une nouvelle forme d'antisémitisme,
20:52censée être examinée par les députés les 16 et 17 avril,
20:55connaît déjà une vive opposition.
20:56En effet, à l'image de l'opération contre la loi Duplan,
20:59une pétition soutenue par El-Efi a déjà réuni 500 000 signatures
21:02pour s'opposer au texte de la macroniste représentant des Français de l'étranger
21:06sur la zone englobant Israël, Caroline Yadant.
21:08Le texte vise à combattre les actes antisémites
21:11en sanctionnant notamment l'antisionisme,
21:13considéré par la députée comme un fauné de l'antisémitisme.
21:16Le texte, soutenu par Horizon, les Républicains et le Rassemblement National,
21:21met toutefois mal à l'aise un bon nombre d'élus
21:22qui envisagent de sécher l'école le jour du vote,
21:25estimant que la situation géopolitique,
21:27la politique israélienne de Benjamin Netanyahou est particulièrement virulente
21:29aussi bien sur Gaza que sur la Cisjordanie et le Liban,
21:33compliquée considérablement cet agenda.
21:36J-1 avant la déclaration de revenus.
21:38Demain jeudi, la campagne des impôts va s'ouvrir,
21:40notons un changement concernant les couples mariés ou paxés.
21:42Chaque membre du couple se voit appliquer un taux correspondant à ses revenus propres,
21:45soit le taux individualisé,
21:47sauf option contraire de leur part dans les déclarations de revenus.
21:50Notons aussi que le prélèvement forfaitaire unique,
21:51communément appelé flat tax,
21:53est fixé à 31,4% contre 30% auparavant.
21:57Accident mortel de TGV dans le Pas-de-Calais.
21:59Et mardi matin, une collision entre un poids lourd et un TGV a eu lieu
22:02sur un passage à niveau de Bully-les-Mines près de Lens.
22:04Le conducteur du train est mort.
22:05Il y a eu au moins 16 blessés, dont deux ont été, dans un premier temps,
22:09hospitalisés pour urgence absolue.
22:11Une enquête a été ouverte du chef d'homicide routier.
22:13Le chauffeur, un Polonais de 30 ans,
22:15a été placé en garde à vue pour homicide involontaire aggravé
22:18par la mise en danger délibérée d'une obligation de sécurité.
22:20L'enquête va forcément prendre du temps.
22:23Il y a des investigations techniques sur le matériel ferroviaire,
22:26sur le poids lourd et le convoi exceptionnel qui a été percuté.
22:33Vous savez que dans notre pays, il y a environ 15 000 passages à niveau,
22:36qu'il y a 1% de ces passages à niveau qui sont dissensibles,
22:40qu'on surveille très régulièrement,
22:43que ce soit localement ou les équipes de la SNCF.
22:46Celui-là n'était pas dans le 1% des passages à niveau sensibles.
22:52Donc l'enquête nous montrera s'il a bien fonctionné ou non.
22:55Notons que le trafic ferroviaire est interrompu,
22:57au moins jusqu'à jeudi, sur l'axe Béthune-Lance.
23:03Et l'on poursuit avec l'actualité internationale, avec Olivier Frère-Jacques.
23:10Une horde de médecins complices d'Epstein.
23:13Avortement, pose d'un plan mammaire,
23:14opération clandestine sur la table de la salle à manger.
23:17Les interventions médicales en dehors de tous les cadres sanitaires
23:21étaient légion autour du pédocriminel.
23:24Grâce à une ex-compagne médecin, Eva Dubin,
23:27officiant dans le très sélect hôpital Munt-Sinai,
23:30de nombreux praticiens se pliaient aux demandes d'Epstein,
23:33notamment pour les filles dont ils abusaient.
23:35Pour tous ces actes illégaux,
23:37les médecins touchaient de coquettes sommes du milliardaire.
23:40Une nouvelle démonstration des réseaux qui agissaient aux côtés d'Epstein,
23:43et se rendaient complices de ces crimes.
23:46On est loin du serment d'Hippocrate.
23:49La liberté de circulation supprimée en Allemagne.
23:52Depuis le 1er janvier 2026,
23:53les hommes allemands âgés de 17 à 45 ans
23:55doivent déclarer à la Bundeswehr
23:57tous ses jours à l'étranger supérieur à trois mois.
24:00Cette mesure, héritée de la guerre froide,
24:02était jusqu'ici réservée aux périodes de situations tendues
24:05ou de menaces imminentes.
24:07Elle s'applique désormais en temps normal,
24:09y compris pour un étudiant Erasmus,
24:11un voyage ou une expatriation,
24:13et cela même au sein de l'UE.
24:15Le ministre de la Défense a confirmé l'information,
24:17précisant que l'autorisation serait accordée automatiquement
24:20et sans valeur de visa.
24:22Plusieurs voix se sont élevées contre cette mesure,
24:24dont celle de l'égérie de gauche souverainiste,
24:26Sarah Wagenknecht,
24:27qui voit une étape cachée vers la militarisation.
24:31Le gouvernement assure qu'il s'agit seulement
24:33de disposer d'une base de données en cas de crise.
24:37L'Algérie se prépare à une visite historique.
24:39Pour la première fois,
24:40un pape va se rendre dans le pays du Maghreb
24:42les 13 et 14 avril.
24:44La ville portuaire d'Anaba
24:45est en plein travaux pour l'occasion,
24:48alors que le pape Léon XIV viendra dire
24:50la messe dans la basilique.
24:52En effet, Anaba, quatrième ville la plus peuplée d'Algérie,
24:55a été connue dans l'Antiquité sous le nom d'Hippone
24:57et a eu pour évêque Saint-Augustin,
25:00un des plus célèbres théologiens des premiers siècles.
25:03Le pape poursuivra son voyage africain au Cameroun,
25:05en Angola et en Guinée équatoriale.
25:09Objectif Terre,
25:10les quatre astronautes de la mission Artémy
25:12sont remis le cap vers le plancher des vaches
25:14mardi après avoir survolé la Lune.
25:17Ils sont devenus les premiers humains
25:19à s'être rendus au point le plus éloigné
25:21de notre planète atteignant plus de 406 000 kilomètres.
25:25dépassant le record d'Apollo 13 en 1970.
25:28Durant leur passage derrière la Lune,
25:30ils ont observé un lever et un coucher de terre
25:33ainsi qu'une éclipse solaire.
25:34L'équipage n'a pas à l'Uni,
25:36mais a survolé l'astre à 6 500 kilomètres d'altitude,
25:39offrant une vue inédite de régions
25:41jamais observées directement.
25:43Le retour sur Terre est prévu dans les prochains jours.
26:14Et voilà, nous approchons de la fin de cette édition.
26:16une femme riche de la planète qui vient dire
26:18« Oh non, mais vous comprenez, voilà,
26:20j'ai pas dit ça, le montage était mauvais. »
26:23Et en fait, c'est la femme qui recycle
26:26tous les plans pourris de la planète.
26:29L'ancien Carlos Ghosn qui dit
26:31« Pour tous les enfants, vous êtes l'homme
26:32qui a voyagé dans une malle.
26:35Racontez-nous comment ça se passe. »
26:37Elle est formidable.
26:39Bonne nuit de tous les mères.
26:41Également au programme de votre soirée
26:42Passé-présent, Guillaume Fiquet reçoit
26:44le journaliste Francis Bergeron
26:46pour évoquer la figure d'Antoine Augustin Parmentier,
26:49le père de la pomme de terre.
26:51Demain dès 7h, retrouvez un nouveau Zoom
26:53avec le philosophe Xavier Coquille.
26:55Il dénonce la politique de la Commission européenne
26:57sur les communes françaises et le logement.
27:00C'est à présent la fin de cette édition.
27:02Merci à tous pour votre fidélité.
27:03Rendez-vous demain même lieu même heure
27:05aux côtés d'Olivier Frère Jacques.
27:07En attendant, portez-vous bien.
27:09Bonsoir.
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