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  • il y a 2 jours
Cette semaine dans "I-Média", retrouvez Floriane Jeannin et Jean-Yves Le Gallou

Au programme :

L’image de la semaine : Philippe, le nouveau candidat du système
En une semaine à peine, Edouard Philippe est passé de simple ancien premier ministre à "candidat naturel" de la droite et du centre. Comment expliquer cette accélération médiatique ? Rien de plus simple : un sondage publié par BFMTV et La Tribune Dimanche, largement relayé par l’ensemble des rédactions, le donne comme "le seul capable de battre le RN" au second tour. Ce scénario, répété en boucle sur les plateaux, remplit toutes les cases du “storytelling médiatique”.

Le dossier du jour : L’affaire Quentin relancée par BFMTV
De nouvelles images prises par les Renseignements Territoriaux ont été diffusées par BFMTV dans un reportage dont la formulation grammaticale, volontairement ambiguë, laissait entendre que les responsables pourraient être "des membres d’un groupe d’ultragauche"… sans jamais l’affirmer clairement. Une zone de flou dans laquelle se sont immédiatement engouffrés les députés LFI.
Face à la polémique, la chaîne a dû publier un second tweet pour "repréciser" son propos. Trop tard. Manipulation grossière ou erreur, Raphaël Arnault a saisi l’opportunité pour se relancer médiatiquement et politiquement dans une interview complaisante d’1h15 chez Blast, media d’extrême gauche arrosé d’argent public, transformant un possible complice, son ami et assistant parlementaire Jacques-Elie Favrot, en victime du "Système".

Les pastilles de l’info :
- CNC : des subventions militantes et idéologiques pour la gauche
- Emmanuel Grégoire et ses 36 adjoints : un adjoint aux “médias libres” ?
- Auditions parlementaires de Nagui entre salaire faramineux et leçon de morale
- Le Tasty Crousty de Valérie Hayer : une eurodéputée macroniste fait la pub de ce fast-food
- L’interview complaisante de Lavrov par Léa Salamé sur France 2

🔴 Conclusion

Portrait piquant : Léa Salamé, icône médiatique ou rouage du système ?

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Transcription
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00:22Bonjour, très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau numéro d'Immédiat.
00:27Bonjour Jean-Yves.
00:28Bonjour Foyan.
00:28Au programme aujourd'hui, nous allons revenir sur le nouveau candidat du système
00:34et c'est Édouard Philippe.
00:36Vous allez voir, il est tout désigné par la presse.
00:40Tenez-vous prêts, nous allons tout droit vers un an de propagande jusqu'au présidentiel.
00:45Et puis, notre dossier cette semaine sera consacré à l'affaire Quentin qui n'en finit plus,
00:51qui a été relancé par BFM TV et depuis hier par Blast,
00:57qui a réussi à faire une interview de Raphaël Arnaud,
01:02l'ancien porte-parole de la jeune garde et actuellement député,
01:06qui était absent du siège à l'Assemblée, de son siège.
01:10Si le programme vous plaît, d'ores et déjà, n'oubliez pas de l'agrémenter du petit pouce en l
01:15'air.
01:15Cela favorise l'algorithme de YouTube.
01:18Et puis, n'hésitez pas également à laisser un commentaire juste en dessous pour soutenir cette dynamique.
01:25Maintenant, si vous êtes prêts, eh bien, on va y aller.
01:27– Depuis la mi-mars, semble-t-il, il y a une petite musique qui voudrait nous vendre Édouard Philippe
01:37comme le candidat parfait pour les présidentielles de 2027.
01:44Nous sommes à un an du scrutin.
01:45Et pour appuyer mon propos, je vous propose cet article de BFM TV,
01:51présidentiel 2027 à un an du scrutin, un duel.
01:54Ce profil entre Édouard Philippe et Jordan Bardella.
01:57Donc, on a l'installation un peu de ce narratif qui se met en place.
02:02Et puis, il y a également dans la tribune du dimanche,
02:05une signature de 90 ministres et parlementaires.
02:10D'ailleurs, observez bien la formule, on a vraiment l'impression qu'il y a 90 ministres.
02:13Bon, non, il y a quand même quelques parlementaires qui sont partants
02:17pour avoir un candidat unique pour la droite et le centre.
02:22Dans le détail, on a 9 ministres seulement, 40 parlementaires Renaissance,
02:3021 parlementaires LR, 7 députés Horizon, 5 députés Modem,
02:365 sénateurs UDI et 3 députés Liottes.
02:40Jean-Yves, peut-être déjà un commentaire.
02:42On a BFM TV et la tribune du dimanche.
02:45Ça, c'est Saadé.
02:47Alors, je crois que cette affaire est intéressante parce qu'on est dans la fabrique de l'opinion.
02:50On dit à l'opinion, voilà, ce sera le candidat, ce sera Édouard Philippe.
02:55On le fait à coup de sondages où on explique que c'est lui qui sera le mieux placé pour
03:03battre Bardella.
03:04Donc, c'est lui pour lequel il faut voter au premier tour.
03:07C'est de la fabrique de l'opinion.
03:09Et ce n'est pas de la fabrique de l'opinion par n'importe qui.
03:11Parce que vous voyez, ça démarre de la tribune du dimanche et de BFM TV.
03:17La tribune du dimanche, BFM TV, c'est deux médias propriétés de Rodolphe Saadé,
03:22qui est donc le patron de la CGA-CGM d'origine libanaise
03:29et qui a beaucoup investi dans le port du Havre, dont Édouard Philippe et le maire.
03:37Donc, on est vraiment dans un système de fabrication de l'opinion par un oligarque, un grand oligarque.
03:45Et ensuite, c'est relayé par toute une série d'autres médias.
03:50puisque si c'est lui qui est le mieux placé pour battre Bardella, c'est le bon candidat, évidemment.
03:56C'est forcément le bon candidat, effectivement.
03:58Alors, France Info ne s'y trompe pas non plus.
04:01Ils invitent donc le directeur du département politique Opinion, Ipsos,
04:06pour vendre cette fabrique de l'opinion
04:09en déclarant qu'Édouard Philippe occupe une position centrale
04:13et apparaît comme le candidat naturel du centre et de la droite.
04:17Vous voyez déjà un peu les terminologies qui sont utilisées.
04:20On a BFM TV qui relance, quelques jours après ce premier sondage,
04:26un nouveau sondage qui, cette fois-ci, donne Édouard Philippe gagnant
04:30face à Jordan Bardella au second tour.
04:32C'est-à-dire que, dans un premier temps, ça se profile pour un duel.
04:36Et ensuite, c'est Édouard Philippe qui est le gagnant.
04:38Le Figaro repartage l'information.
04:41Public Sénat, Édouard Philippe bondit.
04:44L'ex-premier ministre désormais favori pour 2027.
04:49Effectivement, les choses vont très vite.
04:50Et puis, le Parisien fait la même chose.
04:53Donc là, on est sur la presse mainstream régionale.
04:58Et Arnaud, présidentiel, seul Édouard Philippe serait en mesure de battre le RN au second tour d'après un sondage.
05:06Ça, c'est un article du 28 mars, à l'instar donc de BFM TV.
05:10Et le 31 mars, à l'instar de BFM TV, là encore, présidentiel 2027,
05:16Édouard Philippe devant Jordan Bardella au second tour d'après un nouveau sondage.
05:22Alors, on voit comment… c'est la cascade d'opinion qu'on fabrique.
05:25On parle d'Édouard Philippe.
05:27On fait un sondage sur Édouard Philippe qui est plutôt favorable.
05:30On reparle d'Édouard Philippe.
05:31On commente le sondage, on refait un sondage, on monte en sauce.
05:36On monte en sauce et il y a effectivement une convergence de médias,
05:40à la fois de l'oligarchie, des grands oligarques.
05:45On a Bernard Arnault, on a Saadé, on a Kretinsky, ça roule pour Édouard Philippe.
05:55Il y a des raisons à ça.
05:57Il est passé par la French American Foundation.
05:59Il a suivi à un an près à Davos et au Bilderberg Macron.
06:06Donc, il a l'onction du système, il a l'onction des oligarques.
06:12Et on va tenter de le vendre au peuple.
06:15Ce n'est pas sûr que ça marche d'ailleurs.
06:16Mais en tout cas, c'est bien tenté.
06:18– Disons que c'est après l'opération Glucksmann qui n'a pas pris, visiblement.
06:23Il faut quand même expliquer quelque chose.
06:25C'est que les sondages, ça a un certain prix.
06:27Donc, en fait, faire des cascades de sondages,
06:30c'est vraiment de l'argent investi par ces oligarques pour vendre ce candidat-là.
06:36Le tout sans rappeler, par ailleurs, le bilan de M. Édouard Philippe,
06:41qui est, on le rappelle, ex-premier ministre.
06:43On rappelle peut-être les ALBD, les Gilets jaunes.
06:47Il voulait fermer Fessenheim.
06:49C'est lui qui est responsable des 80 km heure.
06:53L'abandon du nucléaire, même au-delà de…
06:56– L'abandon du nucléaire à Fessenheim.
06:59La réforme des retraites à points qui, finalement, a sauté.
07:03Enfin, il y a quand même beaucoup de choses compliquées
07:04qui sont très écartées par la trace.
07:06– Le Rivotril dans les EHPAD.
07:08En fait, c'était un homme assez équilibré.
07:11Il y avait les LBD pour les jeunes qui manifestaient.
07:14et le Rivotril dans les EHPAD.
07:16C'est un homme tout à fait centriste, vous voyez.
07:19Voilà.
07:20Mais ça, ce qui est intéressant aussi,
07:22c'est qu'on ne parle jamais de bilan.
07:25Quand on voit le système,
07:27quand il engage un débat sur une élection présidentielle,
07:30il parle projet.
07:33Jamais.
07:34Jamais le bilan.
07:36Jamais le bilan.
07:37Pourquoi ferait-il demain ce qu'il n'a pas fait hier,
07:39ce cher Édouard Philippe ?
07:40Ce qu'il n'a ni voulu, ni pu, ni envisagé de faire hier.
07:46– Et on commence ce dossier du jour
07:48avec cette vidéo de BFM TV
07:51qui a pour le moins relancé l'affaire Quentin.
07:55Et je vous propose peut-être d'écouter
07:57parce que le mieux, c'est de voir
07:59comment est-ce que la journaliste lance le sujet
08:01et comment est-ce que le sujet est construit et écrit
08:04parce que vous allez voir,
08:05cela porte très clairement à confusion.
08:08On en reparle juste après.
08:09– Les équipes de BFM ont pu se procurer des photos inédites
08:13montrant les minutes qui ont précédé son lynchage.
08:18Elles ont été prises par des policiers
08:19du renseignement territorial.
08:21Ces photos le jour de l'ingression.
08:22Et elles montrent les déplacements des groupes radicaux,
08:26principalement de l'ultra-gauche.
08:28Explication avec Mathias Tesson,
08:30Paul Conge et Alexandra González.
08:31– Sur cette photo inédite,
08:34prise par des policiers du renseignement territorial
08:36à 17h59,
08:39Quentin Deranque, militant d'ultra-droite,
08:41se relève après avoir été lynché
08:43par un groupe d'ultra-gauche.
08:45Depuis près d'une heure,
08:46ces policiers surveillent leurs faits et gestes
08:49et les photographient en temps réel.
08:51À 17h51,
08:53ils les voient s'équiper de gants
08:54et cacher leur visage.
08:56Puis, une première rique s'éclate,
08:58il est 17h56.
09:00– Leur faits et gestes,
09:02ils les voient…
09:03Alors, on vient de parler de Quentin Deranque
09:05qui s'est fait, du coup,
09:09défoncer la tête par des militants d'ultra-gauche.
09:11Et donc, on ne sait plus très bien
09:13de qui on parle.
09:14Est-ce qu'on parle des militants d'ultra-gauche
09:16ou est-ce qu'on parle des militants d'ultra-droite ?
09:17C'est bien des militants d'ultra-gauche.
09:19– On a bien l'impression
09:20qu'on parle des militants dits d'ultra-droite.
09:23– Et c'est un flou très dérangeant
09:26et très compliqué.
09:27– C'est un flou dont on peut difficilement imaginer
09:29qu'il ne soit pas volontaire.
09:31On peut aussi se poser la question,
09:32qui a donné les affiches ?
09:34Qui a donné les photos ?
09:35– Les images à BFM TV.
09:36– Le renseignement territorial,
09:38ça remonte directement sur le bureau
09:41du ministre de l'Intérieur.
09:43– Du préfet, etc.
09:44– Du préfet, du ministre de l'Intérieur.
09:47– Qui a donné les images ?
09:48– Qui a donné les images ?
09:49Et dans quel but ?
09:50– BFM TV, on retrouve M. Sade.
09:55C'est la presse, le média quand même du système,
10:00de la Macronie, peut-être de la Nuneiserie.
10:03– Oui, alors BFM TV a été obligé de faire un poste de précision
10:10parce qu'évidemment, tous les parlementaires ou presque de LFI
10:15se sont engouffrés dans la brèche, presque la fake news,
10:20on pourrait dire, qui est présentée par ce reportage du BFM TV
10:24en disant que ce sont des images du groupe de Quentin
10:27et que c'était scandaleux parce qu'on les voit bien s'armer,
10:31de gants coquets, etc.
10:32Non, non, non, non, c'est l'extrême gauche.
10:34Et donc, ils sont obligés de repréciser que ce sont des photos
10:37vraiment issus d'un reportage de suivi d'un groupe d'extrême gauche.
10:41Toujours est-il qu'il y a un point qui a été très critiqué,
10:46c'est qu'on a le sentiment qu'il y avait la police qui était présente.
10:52Le renseignement territorial, c'est évidemment la police,
10:54mais c'est une partie hors police judiciaire de la police.
10:59– C'est la partie renseignement, voilà.
11:02– Exactement.
11:02– Donc, effectivement, ils ne sont pas censés intervenir.
11:07– Sauf à vouloir faire sauter leur couverture.
11:09– Et ils filment, voilà.
11:11Mais évidemment, ça peut paraître choquant
11:13parce qu'on a l'impression qu'ils n'ont pas porté secours, c'est vrai.
11:18Mais ils sont deux cachés dans un sous-marin,
11:21enfin dans une voiture ou une camionnette,
11:25ce n'est pas leur mission, voilà.
11:27– Parce que les photos sont prises quand même très…
11:29enfin, ils sont en face de la scène, clairement.
11:32Mais a priori, ils étaient deux.
11:33Et j'ai appelé Patrick Ivarse, Jean-Yves, au téléphone.
11:37Alors, malheureusement, il ne peut pas être présent avec nous aujourd'hui.
11:39– Patrick Ivarse, un ancien commissaire de police
11:41qui est élu conseiller régional d'Ide-le-France.
11:45– Alors, il a fait de la police judiciaire toute sa vie.
11:49Donc, il s'y connaît assez bien.
11:50Et ce qu'il nous explique, c'est qu'en fait,
11:53ces photos du renseignement territorial,
11:55probablement, elles ne sont pas forcément encore rentrées
11:58dans le cadre assez étroit de la procédure pénale.
12:03Parce que si on fait rentrer des photos du renseignement territorial
12:06dans la procédure pénale, il faut presque faire sauter, en fait,
12:11les policiers du renseignement territorial
12:12qui ne sont pas forcément connus.
12:15et une fois que tout est dans la procédure pénale,
12:18ça passe auprès des avocats, des accusés, de la défense.
12:22Enfin, ça multiplie les possibilités de fuite.
12:28Et Dieu sait qu'il peut y avoir des fuites policières
12:30dans un premier temps, mais il y a aussi souvent des fuites juridiques.
12:33– Des fuites des avocats.
12:35– De la part des avocats qui passent les bons documents
12:38ensuite aux journalistes.
12:39Donc, c'est une affaire plus compliquée
12:42qu'on ne pourrait le croire de prime abord,
12:44mais ce sont bien les gens de l'extrême-gauche
12:47qui ont été pris en photo.
12:48– Alors, ce qui est quand même intéressant dans cette affaire,
12:50c'est une certaine connivence
12:54entre le centre médiatique, on va dire,
12:57qui a sorti ce reportage tronqué
13:00et l'exploitation par l'extrême-gauche
13:04qui a inversé le narratif.
13:06Parce que depuis un mois,
13:08il a fait peut-être un peu plus d'un mois maintenant,
13:10il y a une inversion, une tentative permanente
13:14d'inversion du narratif par l'extrême-gauche
13:16qui d'ailleurs réussit assez bien
13:18avec la complicité des médias d'extrême-centre
13:21et même du ministre de l'Intérieur d'extrême-centre.
13:25– Alors d'ailleurs, pour aller dans votre sens,
13:28Jean-Yves, il y a deux médias d'extrême-gauche
13:31qui, le 1er avril, ont sorti deux petites bombes
13:36et ce ne sont absolument pas des poissons d'avril.
13:38Street Press sort une enquête sur les liens
13:42avec la mouvance radicale d'extrême-droite
13:44des 13 des activistes présents avec Quentin ce jour-là,
13:49enfin le jour où il s'est fait massacrer,
13:51il meurt deux jours après.
13:52Et on a Blas, l'interview avec Raphaël Arnaud
13:57qui signe son retour en politique
13:59après un mois et demi d'absence totale
14:02de non-présence à l'Assemblée nationale.
14:05D'ailleurs, il faut le souligner,
14:06alors que son salaire continuait à tomber sans problème.
14:09Ça, ça ne sera pas revu.
14:11Et donc Raphaël Arnaud qui réussit à nous dire
14:16qu'en fait, il y a eu une instrumentalisation politique
14:20de l'affaire Quentin pour tenter d'éteindre la gauche.
14:23Je vous propose d'écouter d'ailleurs peut-être
14:25quelques-uns de ses propos.
14:27L'interview dure plus d'une heure.
14:29C'est très lacrymal.
14:30Et vous allez voir, la journaliste est particulièrement maternante.
14:34Et le fait qu'aujourd'hui, je décide de prendre la parole,
14:36c'est très simple, c'est pour une raison évidente,
14:40c'est-à-dire de poursuivre mon mandat de député.
14:42J'ai reçu d'ailleurs énormément de messages.
14:45Alors, au milieu des menaces de mort, évidemment.
14:47À ce moment-même, certains de vos camarades antifascistes
14:50sont donc mis en examen.
14:51Deux de vos collaborateurs, est-ce que vous avez des nouvelles d'eux ?
14:54Est-ce que vous gardez relation ?
14:56Est-ce que vous gardez des liens avec eux ?
14:59J'ai pu avoir des nouvelles, notamment à travers un avocat.
15:02Alors forcément pas sur l'enquête en elle-même,
15:04juste sur demander des nouvelles.
15:06Ouais, c'est dur.
15:07C'est dur forcément, d'autant plus que...
15:12Notamment pour Jacques-Élie Favreau, en l'occurrence,
15:14un qui a été très médiatisé, je le connais bien.
15:18Je sais qu'il n'aurait jamais voulu ça, quoi.
15:22Il n'aurait jamais voulu qu'il y ait un mort.
15:24Il n'aurait jamais voulu qu'il y ait une telle violence
15:25qui se déchaîne sur la fin, justement, de cet affrontement, etc.
15:29Je ne sais toujours pas pourquoi il s'est retrouvé là, exactement.
15:35– Vous, vous étiez à Paris, en tout cas.
15:37– Moi, j'étais à l'Assemblée nationale.
15:39– Vous voyez carrément la journaliste qui le sauve d'un mauvais pain,
15:43lui disant, mais vous, vous n'étiez pas là d'office.
15:45Ça permet d'aller dans le sens du narratif souhaité
15:49pour défendre l'extrême-gauche.
15:51C'est très lacrymal.
15:52On sent qu'il a presque des gros sanglots dans la voix,
15:55parce que vous comprenez, c'est dur pour ses amis qui sont en prison.
15:57– C'est la technique classique.
16:02L'assassin devient la victime ou le complice des assassins
16:05ou l'organisateur du groupe dont sont issus les assassins
16:10est la victime.
16:11C'est l'inversion du narratif, c'est l'inversion accusatoire
16:16avec la complicité.
16:18Alors, vous avez cité Blast, vous avez cité…
16:22– Street Press.
16:23– Street Press, ce sont des médias subventionnés.
16:25C'est vous qui payez les contribuables.
16:28N'oubliez pas d'aider TV Liberté,
16:30parce que nous, on n'est pas aidés par les contribuables.
16:33Alors que Blast, ils ont reçu combien ?
16:371 800 000 euros en 4 ans d'aide à la presse,
16:46plus le CNC Talent, 80 000 euros en 2022,
16:51on va en parler après.
16:52Ils vivent d'argent public.
16:54– Ils vivent d'argent public pour désinformer,
16:58pour inverser le narratif.
17:00– Et alors, à noter quand même cette triste information,
17:03Jean-Yves, dont vous allez nous parler,
17:05on a un militant nationaliste qui lui aussi se trouve
17:09en détention provisoire actuellement,
17:12à l'instar de Jacques-Éli Favreau,
17:13sauf que lui ne s'est pas rendu coupable de violence.
17:17Il s'est rendu à l'hommage pour Quentin,
17:21parce que c'est le mari de l'organisatrice de cet hommage à Lyon,
17:26le mari d'Aliette Espieux,
17:30qui était victime de menaces de mort,
17:34alors même qu'elle est enceinte.
17:35Du coup, il ne l'a pas laissée seule.
17:38Et comme cela contrevenait à son contrôle judiciaire,
17:41là, ni une ni deux, les juges ont jugé qu'il était bon
17:45qu'il aille en détention provisoire.
17:49Vous avez peut-être un mot à faire sur ce deux poids de mesure ?
17:52D'ailleurs, je rappelle qu'on dit qu'il y a deux mises en cause
17:55dans les assistants parlementaires de M. Arnault.
17:57Il y en a trois qui ont été mises en cause,
17:59et il y en a deux qui sont mises en examen actuellement.
18:02Jacques-Éli Favreau, évidemment.
18:04Adrien Besser, qui était également un assistant parlementaire de M. Arnault.
18:08Et le troisième des assistants de Raphaël Arnault,
18:12qui s'appelle Robin Michel, son pseudo,
18:14et Robin Chalandard, à la ville.
18:16Voilà. Jean-Yves, vous laisse faire le commentaire
18:18sur le militant nationaliste.
18:19Alors, Elliot Bertin, effectivement,
18:21a vu son contrôle judiciaire supprimé
18:24puisqu'il a assisté à l'hommage à son camarade.
18:29Alors, là où ça pose un problème,
18:31c'est que, très fréquemment,
18:34les juges autorisent des sorties de détention
18:40pour participer à des enterrements de proches.
18:42Ce qu'on peut parfaitement comprendre,
18:47c'est un élément d'humanité.
18:48Alors, si on admet qu'on puisse sortir un détenu de détention
18:52pour lui permettre d'assister à l'enterrement d'un proche,
18:56c'est choquant de mettre en détention,
19:00en levant un contrôle judiciaire,
19:02quelqu'un qui est venu rendre hommage à un proche
19:05et soutenir sa femme,
19:10qui était en l'occurrence menacée.
19:12Je crois qu'il y a vraiment un deux poids de mesures judiciaires
19:16qui apparaît une fois de plus dans cette affaire.
19:20Et il faut bien reconnaître que le parquet,
19:23la police, les autorités municipales à Lyon,
19:26c'est tout un petit monde tout à fait antifa,
19:31sous des formes différentes,
19:33et c'est quand même extrêmement préoccupant.
19:35– C'est ce que vous avez appelé la narcotyrannie, Jean-Yves ?
19:39– C'est la narcotyrannie.
19:40– Voilà.
19:40– C'est la narcotyrannie où l'État réprime
19:43ce qu'il ne devrait pas réprimer,
19:45tout en laissant filer ce qu'il devrait réprimer.
19:49– Place maintenant au postil de l'information.
19:53– Des internautes sur X se sont penchés récemment sur le CNC,
19:59on l'évoquait dans notre dossier,
20:01puisqu'il finance des médias comme Blast,
20:04mais aussi des streamers comme Usul.
20:08– Alors, le CNC, c'est le Centre National du Cinéma.
20:11– Exactement.
20:11– Qui est financé par un petit taxe que vous payez
20:14quand vous allez au cinéma.
20:15– Voilà, tout à fait.
20:16– Voilà, le tout pour financer du gauchisme.
20:18– Oui, c'est ce qui est expliqué d'ailleurs brillamment,
20:21Camille Cotin, lors de la cérémonie des Césars.
20:24Ça s'appelle l'exception culturelle française.
20:27Et donc, ils se sont retrouvés sous le feu de la rampe,
20:30là récemment, parce qu'il y a une streameuse
20:34qui siégeait avec eux pour un comité d'attribution,
20:39de soutien financier.
20:41Et cette streameuse, elle a dit ceci,
20:45qu'elle donnait l'argent à ses petits camarades, globalement.
20:51Et ses petits camarades d'extrême-gauche.
20:53Sauf que ça s'appelle prise illégale d'intérêt, évidemment,
20:56et détournement de fonds publics, mais également influence,
21:00trafic d'influence.
21:01Il y a quand même trois chefs d'accusation,
21:03juste pour une brave petite dame,
21:05qui s'appelle, comment s'appelle-t-elle ?
21:07C'est la streameuse…
21:09– Ultia.
21:09– Ultia.
21:10– Voilà, passons.
21:11– Alors, le CNC s'est emparé de cette affaire
21:16et il l'a viré de son poste,
21:18parce que ça a fait quand même grand bruit sur les réseaux sociaux,
21:20qui encore une fois, on le rappelle, sont très utiles
21:22pour ce genre de raisons.
21:24– Parce qu'elle a dit tout haut ce qu'ils pratiquent en summa.
21:26– Ce qu'ils pratiquent, tout à fait.
21:27– Voilà, il ne faut pas le dire, ils le font, évidemment.
21:30– Bref, donc ils ont cessé leur partenariat
21:32avec cette brave petite jeune femme,
21:36qui ensuite a eu l'outrecuidance de dire que ses propos étaient maladroits,
21:41mais quand même de là à la destituer sans sommation,
21:44sans avoir la chance de parler ou de se défendre,
21:47c'était quand même un type fort de café.
21:49Alors, on a découvert ensuite, en se penchant un petit peu sur le CNC,
21:54qu'il y a quand même beaucoup de financements,
21:58globalement quasiment tout, par vers la gauche.
22:00On le rappelle, 80 000 euros à Blast qui ont été distribués en 2020,
22:05mais également, Street Press a été arrosé par 116 000 euros.
22:10Off Investigation a reçu 50 000 euros.
22:13Évidemment, aucun média ou streamer à droite n'a eu le moindre centime,
22:20rassurez-vous, rassurez-vous.
22:23Alors, par exemple, il y a aussi des Usul et Ragnar Le Breton
22:28qui ont eu des subventions par le CNC.
22:31On a notamment, entre 2019 et 2025, peut-être un exemple,
22:35moi qui m'a particulièrement plu,
22:38c'est 160 000 euros d'argent public du CNC
22:41au streamer d'extrême-gauche Jean Massiet,
22:44qui est connu pour faire des émissions politiques,
22:46mais également pour se curer les crottes de nez en plein stream.
22:50Voilà.
22:50Donc, je vous affiche les images.
22:52J'ai trouvé ça vraiment bien à vous partager.
22:56Et il y a tout un tas de fonds et d'aides et de financements,
23:03en fait, dans le CNC,
23:04parce qu'il y a, par exemple, aussi des fonds d'aide aux jeux vidéo.
23:07Enfin, beaucoup de choses sont financées sans vraiment qu'on ne le sache.
23:11Mais sachez que, par exemple, pour ce fonds d'aide aux jeux vidéo du CNC,
23:15eh bien, il est présidé par Thomas Joly,
23:19donc le metteur en scène de la cérémonie, des jeux olympiques.
23:24Donc, c'est wokisme à tous les étages pour le CNC.
23:30Emmanuel Grégoire et ses 36 adjoints.
23:33Nous allons nous intéresser à un seul des adjoints de notre côté dans Immédiat,
23:40parce que, figurez-vous que l'adjoint à la culture,
23:43à la souveraineté culturelle,
23:45a aussi, dans l'intitulé de son titre,
23:48le fait d'être adjoint aux médias libres.
23:51C'est extraordinaire, ça.
23:53– Alors, les médias libres,
23:54ça veut dire, les médias de gauche et d'extrême-gauche,
23:58que la mairie de Paris va se subventionner.
24:00Parce que le problème des subventions,
24:02on a les subventions d'État, on les connaît à peu près,
24:05mais les subventions des collectivités territoriales,
24:09c'est beaucoup plus compliqué à l'avoir,
24:11parce que c'est disséminé dans les mairies,
24:13dans les départements, dans les régions,
24:15et ça crée une masse tout à fait importante.
24:19– Il n'y a qu'à voir les résumés des procès-verbaux de conseils municipaux,
24:24en principe, et je pense qu'à la ville de Paris, c'est quand même ça,
24:26ça peut faire cette taille-là pour un seul conseil.
24:29Donc, avant de trouver l'information…
24:30– Ils ne sont pas tous accessibles sur Internet.
24:33– Oui, parfois, il faut les faire en mairie.
24:34– Parce qu'il y a énormément de mairies qui refusent cela.
24:40– Et pour cause, avec l'intelligence artificielle,
24:43vous imaginez, ça ferait quand même sacrément des dégâts,
24:46parce que ça permet de lire des documents de façon extrêmement rapide
24:50et de faire des synthèses.
24:52Oui, on les comprend bien, quelque part,
24:54mais figurez-vous que nous n'avons pas fini d'entendre parler
24:58de subventions à des médias de gauche,
25:00globalement, parce que TV Liberté ne touchera pas un centime,
25:02rassurez-vous.
25:05Les auditions pour l'audiovisuel public
25:08sont en train de se terminer avec Charles à l'oncle.
25:12Il y a quelques gros pontes de la télévision qui sont passées,
25:16notamment Patrick Sébastien, Michel Drucker,
25:20mais aussi Nagui, et nous allons nous intéresser particulièrement
25:24à ce personnage, parce que c'est peut-être celui
25:27qui s'est le plus enrichi sur l'argent public
25:30de France Télévisions.
25:33Et je vous propose justement d'écouter un peu Charles à l'oncle,
25:36d'écrire quelles sont ses marges et ses tarifs,
25:39et comment est-ce que ce monsieur se paye,
25:42et pourquoi, d'ailleurs, il n'arrive pas trop à répondre.
25:44On l'écoute.
25:45Dans les documents que France Télévisions m'a transmis,
25:47l'émission, n'oubliez pas les paroles,
25:49c'est 25% de marge pour vous.
25:51C'est une rémunération de 2 500 euros pour 30 000 d'émissions,
25:54ce qui fait une rémunération totale pour cette seule émission
25:57du service public d'un million 500 000 par an.
25:59Je n'invente rien, encore une fois.
26:01Encore une fois, je pourrais vous fournir,
26:03parce que visiblement, vous n'avez pas les éléments,
26:05tous ces éléments m'ont été fournis par France Télévisions,
26:08et tout est factuel.
26:09Et vous ne m'avez pas répondu sur une question qui était clé,
26:11pourquoi un écart de 378 000 euros sur une seule saison,
26:15n'oubliez pas les paroles,
26:16entre la rémunération qui a été initialement prévue
26:18avec France Télévisions,
26:19et ce que vous avez finalement empoché au titre de votre rémunération ?
26:23Pourquoi un tel écart aussi important,
26:25qui correspond d'ailleurs au salaire annuel de Delphine Ardèche ?
26:27Déjà, pourquoi le rapporteur dit 25,
26:28vous nous dites entre 5 et 10 ?
26:30Je ne sais absolument pas à quoi correspond la somme dont vous parlez,
26:34je veux bien voir le document et vous répondre ultérieurement.
26:36Merci beaucoup, très bien.
26:37C'est étonnant ces gens quand même,
26:39qui ne savent pas de quoi on parle,
26:41alors que ce sont des documents France Télévisions.
26:44Et qu'ils reçoivent, ils voient son compte en banque fourni tout de même.
26:50Et puis par ailleurs, me semble-t-il que France Télévisions prépare ses animateurs,
26:56ses journalistes à ce genre de commission d'enquête parlementaire.
27:00Donc là, Nagui joue à l'idiot et il ne l'est vraiment pas.
27:04D'ailleurs, il avait préparé d'une certaine façon cet entretien
27:07en lançant le narratif de
27:10« Monsieur Aloncle me met une cible dans le dos et me cyberharcèle ».
27:14D'ailleurs, Charles Aloncle lui a répondu et je vous propose qu'on écoute.
27:17Je trouve ça assez fort, d'ailleurs, déjà de m'accuser de cyberharcèlement.
27:21Pourquoi ? Parce que vous m'avez jeté en pâture,
27:24sur un poste aussi mensonger qu'indigne, devant un demi-million de vos abonnés,
27:29expliquant que vous étiez convoqué dans cette commission d'enquête
27:31parce que vous seriez végane et d'origine égyptienne,
27:33m'accusant ouvertement de racisme.
27:35Vous l'avez fait alors que vous êtes suivi par une telle communauté
27:38qui n'a pas tardé à m'envoyer des milliers de messages,
27:42dont certaines menaces de mort,
27:44que vous avez proprement orchestrées par ces accusations mensongères.
27:49Je trouve ça fort de parler de fausses informations de fake news
27:52quand, dans mon rôle de rapporteur, et c'est une commission d'enquête,
27:55notre rôle c'est d'enquêter,
27:56je n'ai fait que reléguer une enquête de Mediapart.
27:58Que vous n'avez pas contesté, vous n'avez pas accusé Mediapart
28:01d'être raciste ou anti-vegane,
28:02ils l'ont sorti en 2020 sur le contrat que vous avez passé
28:05avec France Tévision entre 2017 et 2020.
28:07Et ils révélaient que vous aviez passé un contrat de 100 millions d'euros
28:10avec France Tévision pour seulement 3 ans.
28:13Jean-Yves, je ne sais pas si je vous cède la parole maintenant,
28:15parce qu'il y a une petite archive de Nagui,
28:18justement sur son rapport à l'argent,
28:21quand il était interrogé par Maït Téna,
28:24vous savez, c'était l'ancienne journaliste de Quotidien.
28:28C'est quand Nagui avait encore les cheveux colorés, bruns,
28:31donc je vous propose qu'on écoute, vous allez voir.
28:34J'ai eu une espèce de grosse baignoire en plein air, oui.
28:37– Top, cool !
28:38– Ouais, c'est tout meule, ça.
28:40– Et t'as les seriades de bain, il y a le guépard dessus ?
28:42– Et ça, c'est le service public.
28:43– Ouais, ouais, ouais, ouais.
28:44– Ça, c'est le service public qui m'a permis ça.
28:45– Tu sais, le service public.
28:46– Il m'a permis beaucoup de choses, le service public.
28:48– Il est en train de vous dire, madame le monsieur,
28:49qu'il est devenu très riche grâce au service public.
28:51– Et il n'était pas le seul.
28:52– Là, l'archive est quand même bombesque, quoi.
28:55– Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il y a une espèce,
28:57on dit, le service public, c'est formidable, il faut le garder.
29:00Et il y a une infraprivatisation au sein du service public
29:05en faveur d'un certain nombre d'animateurs ou de copains.
29:10Et ça, c'est ce qui a fait émerger la commission d'enquête.
29:14– Tout à fait.
29:15– Qu'on ignorait, en fait.
29:16– Tout à fait.
29:17– Ça, c'est vraiment un travail tout à fait remarquable.
29:19– Après, pendant ce temps-là, monsieur Nagui,
29:22avec sa grosse baignoire à l'extérieur et ses serviettes léopards,
29:26fait des leçons de morale et d'écologie aux candidats
29:30qui passent dans ses émissions.
29:31Est-ce que vous vous souvenez de cette femme qui disait
29:34qu'avec l'argent qu'elle avait gagné grâce à l'émission,
29:36elle allait s'acheter un van ?
29:37Il lui disait, mais c'est horrible, un van carbone,
29:39vous n'y pensez pas, prenez l'électrique,
29:41pendant que lui se paye des vacances sur des yachts.
29:43Bon, bref.
29:44Évidemment, ça lui a été rappelé par Charles Lalonde.
29:46N'hésitez pas à aller voir l'extrait, c'est savoureux.
29:48– Sous-titrage.
29:49– Le Tasty Crousty est un phénomène,
29:52même dans les plus hautes sphères de la politique,
29:55parce que cette fois-ci, c'est Valérie Ayer
29:57qui s'est filmée en train d'en manger un.
30:01Et je vous propose qu'on regarde ça rapidement.
30:03– En plus, elle a l'outre-cudence de dire
30:14que c'est plutôt vraiment très bon.
30:17On imagine que la cantine du Parlement européen doit quand même être meilleure
30:21que le Tasty Crousty, mais passons.
30:25Jean-Yves, un petit mot peut-être sur ce phénomène
30:26où on se passe de commentaires.
30:28– On se passe de commentaires, oui.
30:30– La Nouvelle France.
30:34– Et nous concluons ces pastiches de l'information
30:37avec une interview assez lunaire, j'ai trouvé,
30:42de Sergeï Lavrov sur France 2 par Léa Salamé
30:48qui est passée aux 20 heures.
30:50Enfin, du moins, 10 minutes de cet entretien sont passées aux 20 heures.
30:54L'entretien entier dure une heure et est disponible sur France Info.
30:58Peut-être le mieux, c'est qu'on écoute quelques minutes avec Léa Salamé.
31:02– Jusqu'où va votre soutien à l'Iran ?
31:05Est-ce que la Russie livre des armes à l'Iran en ce moment,
31:08à l'heure où nous parlons ?
31:09– En fait, ce n'est pas seulement l'Iran que nous avons défendu,
31:15même si c'est un partenaire stratégique.
31:18Pas un allié, mais un partenaire avec qui nous avons un accord.
31:23Ce que nous défendons, c'est en premier lieu le droit international.
31:27Et je ne peux pas imaginer que les Français,
31:29qui traditionnellement mettent en avant leur attachement au droit international,
31:33ne voient pas ce qui est en train de se passer.
31:34– Le président Poutine et son porte-parole, Dmitry Peshkov,
31:41ont répondu à ces bruits qui courent et qui sont amplifiés par les médias,
31:45selon lesquels la Russie fournirait des renseignements.
31:49Je l'ai déjà dit, nous avons des relations très étroites avec l'Iran,
31:53notamment un accord en matière d'armement.
31:56Nous avons fourni à l'Iran du matériel militaire.
32:00Mais nous ne pouvons pas accepter ces accusations qui nous sont faites
32:03de transmettre à l'Iran du renseignement.
32:13– Sérielle Avrov, on vous entend ce matin nous dire
32:15que les États-Unis et Israël violent le droit international en Iran.
32:20Ne pourrions-nous pas vous retourner la question en vous disant,
32:24est-ce que vous ne faites pas la même chose, la Russie en Ukraine,
32:27violer le droit international ?
32:30– Alors là, ce qui est assez fou, c'est qu'on a une interview
32:32qu'on appelle « fleuve » dans le métier, c'est-à-dire que
32:35Sergueï Lavrov fait des réponses extrêmement longues.
32:38Et les questions de Léa Salamé, quoiqu'offensive,
32:43ne permettent pas réellement la reprise d'antenne qui serait attendue,
32:47d'ailleurs et par son positionnement politique à elle.
32:50On rappelle que c'est quand même Madame Glucksmann en ville,
32:53qui ne sont pas tout à fait favorables à la Russie, me semble-t-il.
32:57– Et aussi par juste aller sur le 20h de France Télévisions.
33:02– Alors la question, c'est de savoir pourquoi France Télévisions
33:05a décidé de donner la parole à Lavrov.
33:09Il y a une raison politique pour cela.
33:12Ce n'est pas un hasard.
33:14Après, c'est Madame Salamé qui s'y est collée, si je puis dire,
33:17puisque c'est son créneau.
33:19Alors évidemment, il y a une contradiction entre la vision
33:24qu'on peut avoir d'interview assez punchy,
33:27le décalage, parce qu'il est en visio d'une part,
33:31il y a la traduction, et puis il emploie un langage diplomatique.
33:36Lavrov, c'est un peu un diplomate, c'est le ministre des Affaires étrangères de Poutine.
33:40Il emploie un langage diplomatique à l'ancienne,
33:43ce qui est un petit peu contraire aux codes de communication actuels
33:48qui sont beaucoup plus brutaux.
33:50Donc elle s'est trouvée, cette malheureuse Léa Salamé,
33:57s'est trouvée coincée, mais manifestement,
34:01il y a eu un ordre de donner, d'organiser cette interview.
34:04Ce n'est pas elle qui a pris l'initiative de le faire.
34:07Après, moi je ne sais pas qui est derrière.
34:09– Oui, alors, elle fait plutôt du divertissement d'ailleurs,
34:12sur ce créneau-là du 20h, on s'en souvient,
34:16vous savez, Léa Salamé, elle aime faire des moments de télévision.
34:19Bon, elle a eu son moment avec Marion Cotillard, ça va ?
34:21Oui, ça va, et vous ?
34:23Elle a eu son moment, alors elle invite parfois des politiques,
34:27mais là, c'était quand même un très très gros poisson,
34:29ça a été très critiqué.
34:31Beaucoup de médias l'ont accusé de complaisance quand même.
34:35L'ambassadeur d'Ukraine s'en est ému.
34:37Il y a même eu deux tweets quand même de France diplomatie,
34:41ça veut dire que jusqu'aux très hautes sphères,
34:44on s'est émus de cet entretien.
34:46Jean-Noël Barraud a dit qu'il était important de faire une mise au point,
34:49car répéter des mensonges à une heure de grande écoute
34:51n'en faisait pas une vérité.
34:54– Oui, mais alors, si vous voulez, ça c'est le problème de la pluralité.
34:57– Il n'est pas choquant, dans un conflit, d'entendre des points de vue différents.
35:05Voilà.
35:06L'idée qu'il y aurait une vérité absolue,
35:09qui serait décidée d'ailleurs par M. Jean-Noël Barraud,
35:13il peut y avoir quelques doutes.
35:15Bon, ben là, on entend le point de vue,
35:17on sait, si vous voulez, on sait qui parle.
35:19C'est le ministre des Affaires étrangères de Poutine.
35:22Ben, il donne le point de vue du ministre des Affaires étrangères de la Russie.
35:26« Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ? »
35:30C'est du langage diplomatique.
35:31Voilà.
35:32C'est un élément, en tout cas, c'est un élément d'information.
35:34Voilà.
35:35On peut partager ou pas, bien entendu.
35:37– En tout cas, vous pouvez retrouver un très bon article sur cette interview
35:42sur le site de Logim.
35:43Il s'intitule « L'Avrof sur France Télévisions,
35:46le moment Kremlin » de Léa Salamé.
35:50Bien sûr, on vous invite à aller le lire.
35:52– Et voilà, on est arrivés à la fin de cette émission.
35:58Merci à tous de nous avoir suivis.
35:59Je vous rappelle le petit pouce en l'air,
36:01les deux même si vous voulez.
36:03Vous pouvez laisser un commentaire juste en dessous.
36:05Et bien sûr, il y a le portrait piquant.
36:08On vous propose une rediffusion du portrait piquant de Mme Salamé.
36:11Ça me paraissait tout à fait actuel,
36:14vu qu'on vient de parler d'elle.
36:15et on se dit à très vite sur TV Liberté.
36:20Merci à tous.
36:23Journaliste franco-libanaise, Léa Salamé,
36:26de son vrai nom Ala Salamé,
36:27est une étoile de l'information
36:29depuis qu'elle a arbitré les débats
36:31entre Éric Zemmour et Nicolas Domenac sur e-télé.
36:36Issue de la haute bourgeoisie affairiste libanaise,
36:40elle ne cache pas, malgré son image d'objectivité,
36:44une idéologie libérale, libertaire,
36:47cosmopolite et mondialiste.
36:50Née en octobre 1979 à Beyrouth,
36:53elle est la fille du franco-libanais Ghassan Salamé,
36:56ancien ministre de la Culture,
36:58professeur à Sciences Po
36:59et soutien de l'Open Society de Georges Soros.
37:03Arrivée à 5 ans en France,
37:06elle a été naturalisée en 1988.
37:09Très bonnes études à Paris,
37:11à Saint-Louis-de-Gonzague
37:12et à l'école alsacienne.
37:14New York University,
37:15puis Sciences Po,
37:16le parcours doré des bons éléments de la bourgeoisie.
37:20Elle est lancée en 2004,
37:21à la télévision par Jean-Pierre Elkabach
37:24sur LCP Public Sénat.
37:26Puis c'est France 24,
37:28un petit tour à France 3,
37:29ITV, France 2,
37:31l'émission On n'est pas couché,
37:33enfin France Inter.
37:34Patrick Cohen quittant la matinale de France Inter pour Europe 1,
37:39Laurence Bloch impose le duo Demorand-Salamé
37:43à la tête de la matinale.
37:45Avec Demorand, venu de Libération,
37:47la symbiose professionnelle et politique est réussie.
37:51Comme elle le déclare au point avec Nicolas,
37:53« C'est un mariage vraiment réussi,
37:56nous sommes un couple qui fonctionne bien ».
37:59Fin de citation.
38:00En 2021-2022,
38:03en plus de France Inter,
38:04elle est sur France 2,
38:05à la fois présentatrice d'Élysée 2022
38:08et bras droit de Laurent Ruquier
38:10sur On est en direct.
38:13Certains commentaires s'émeuvent de sa partialité
38:16lorsqu'elle se retrouve face à Éric Zemmour,
38:19d'abord dans On est en direct,
38:21puis sur le plateau d'Élysée 2022.
38:24Il y avait du monde,
38:25vous avez raison de le dire,
38:26mais il y avait aussi des Macron assassins,
38:28ce que, bon, ça restera, c'est resté.
38:32Elle ne parvient pas à réprimer une attitude hostile
38:35à l'endroit du candidat.
38:37Elle sera ovationnée à France Inter
38:39pour son esprit agressif lors de cet épisode.
38:42Son compagnon, Raphaël Glucksmann,
38:45père de son enfant,
38:47est élue tête de liste socialiste
38:48en vue des élections européennes de 2019.
38:52En mai 2019,
38:54elle anime le prix,
38:55ouvrez les guillemets,
38:56« rôle modèle LGBT »
38:58qui récompense les personnes LGBT+,
39:01dont le succès professionnel,
39:03le parcours de vie,
39:04les valeurs ou le rôle social
39:07sont considérés comme un modèle à suivre.
39:10Amen.
39:11Laissons le mot de la fin à Grégory Rose.
39:14Je cite,
39:14« Celle qui partage sa vie
39:16avec un député progressiste
39:18peut-elle vraiment animer
39:20un débat politique
39:22en toute impartialité
39:24sur une chaîne de services public ? »
39:28À nos auditeurs de donner leurs réponses.
39:30« Celle qui partage sa vie
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