- il y a 2 jours
Les libertés en Europe sont en péril. Censure, surveillance, contrôle technologique et dictature bancaire : nos libertés fondamentales s’érodent sous nos yeux. Le treizième colloque de l'Institut Iliade se tiendra le samedi 11 avril 2026 à Paris et aura pour thème "Libertés. Pensée - Parole - Action". L’occasion pour TVL de recevoir Romain Petitjean, chargé du développement de l’Institut Iliade, qui reviens sur ce rendez-vous incontournable entre conférences, poésies et danses traditionnelles… Ouverture des portes à 9h30 !
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Générique
00:05Et on se retrouve aujourd'hui pour parler du colloque de l'Institut Iliade
00:09qui aura pour joli thème les libertés au pluriel.
00:12Ça vous rappellera quelque chose, chers téléspectateurs,
00:15pensée, parole, action.
00:17Et pour cela, mon invité, c'est Romain Petitjean,
00:20le directeur de la coordination de l'Institut pour la longue mémoire européenne
00:25qui fêtera ses 12 ans, ça y est.
00:27Alors Romain, rentrons dans le vif du sujet de ce colloque.
00:30Vous avez rassemblé une quinzaine d'intervenants pour cette grande journée
00:34pour le spectateur qui n'aurait pas encore pris son billet.
00:39Qu'est-ce qu'on peut espérer trouver dans cette journée qui ne s'invente pas ailleurs ?
00:43Ça ne s'invente pas, c'est le grand opéra européen à Paris
00:49qui permet d'approcher de très près la chose intellectuelle.
00:55Tout simplement, l'Institut Iliade est un think tank qui pense le monde
01:00et les grands thèmes d'actualité, le travail l'année dernière,
01:05le déclin anthropologique et cette année, les libertés au pluriel.
01:08On y reviendra, vous l'avez bien dit.
01:10Ça nous concerne tous les jours, au quotidien, en tant que peuple,
01:15en tant qu'individu, femme, père, fils.
01:18C'est un sujet qu'il fallait mettre sur la table,
01:20que l'Institut Iliade met sur la table à travers des conférences.
01:23Aussi un travail un peu plus approfondi à travers le cahier du Politude.
01:28Pendant un an, on travaille cette thématique.
01:30Les gens qui veulent prolonger la réflexion
01:33peuvent s'acheter ce cahier de type académique.
01:36Et l'Institut Iliade, depuis sa création, en 2013,
01:40a toujours pensé qu'un thème pouvait s'exprimer à travers aussi l'esthétique.
01:46Donc on ouvre une carte blanche aux artistes
01:49qui peuvent illustrer le thème des libertés.
01:51On retrouvera dans une exposition leurs œuvres.
01:54Mais il y a aussi des vidéos, des articles, des respirations artistiques.
01:57Tous les moyens de faire vivre cette thématique.
01:59L'esprit, l'âme et cette année, le corps.
02:02Parce que le colloque se prolonge, cette fois-ci, par un bal du soir,
02:06avec musique et initiation à la danse.
02:09À quoi est-ce que ce bal va ressembler ?
02:12Et puis, ma deuxième question, c'est est-ce que ces danses
02:15sont finalement la continuité politique de cette journée
02:19pour faire vivre les traditions européennes ?
02:21– Oui, on peut le dire.
02:22En fait, les danses trad se font toujours de façon collective.
02:25On danse en cercle, on danse en chaîne.
02:27Même quand on danse en couple,
02:29c'est un moyen de découvrir de nouveaux partenaires.
02:33Il y a des échanges.
02:34Pensez tout simplement au bal de village.
02:36Tout ça n'est pas fini.
02:37On peut danser de façon belle, noble.
02:41On s'habille bien.
02:42Il y a énormément de respect dans les danses.
02:45Beaucoup de tenues aussi, dans la façon d'inviter son partenaire.
02:50On retrouve tout ça.
02:52Et de la liberté, il y en a.
02:53Puisqu'en fait, c'est quand le groupe est souverain,
02:55quand le groupe est fort,
02:57quand on sent le plancher de danse qui vibre ensemble,
03:00on se sent ensemble.
03:02Et il y a tout simplement la liberté collective
03:05de la puissance d'être ensemble
03:07qui s'exprime.
03:08On retrouve ça dans les danses, tout à fait.
03:10– Alors, pour convaincre quelqu'un
03:12qui serait modérément attiré par la danse
03:14de quitter sa soirée de Netflix,
03:15est-ce que vous avez deux arguments à transmettre ?
03:19– Il y a une buvette.
03:19– Il y a une buvette.
03:21– Il y a une buvette.
03:21– Il y aurait des belles robes, nouvelles filles.
03:23– N'importe quelle fête de village.
03:25On peut regarder les bons danseurs.
03:29On peut regarder…
03:30On peut s'essayer à des danses.
03:31Il y aura des initiations dans la journée.
03:33C'est relativement accessible, les danses trad,
03:36par quels pieds on commence,
03:38comment on invite son partenaire,
03:41sur quels temps, 4, 8 ans, on danse,
03:43apprendre à écouter la musique.
03:44Ce sont des groupes live qui interpréteront.
03:47Ce ne sera pas de la musique enregistrée.
03:49Ça se fait assez simplement.
03:51Et en fait, la seule invitation qu'on peut faire,
03:54c'est celui de rentrer dans la danse.
03:56Voilà, donc peut-être aussi se dire que c'est broué,
04:00comme certains peuvent le faire en boîte de nuit, tout seul.
04:03Ce n'est pas la panacée et on ne vit pas la danse.
04:07On ne vit pas ce moment aussi fortement
04:12que celui qu'offrent les baltrades.
04:15Voilà.
04:15Et plus, effectivement, les gens se mettent sur leur 31.
04:17C'est toujours très agréable à voir.
04:18Oui, on a vraiment hâte, en tout cas.
04:21Alors, la journée alternera,
04:23donc on l'aura compris, avec les conférences.
04:26Il y aura aussi des récitations poétiques,
04:28des danses, des remises de prix.
04:30La buvette, vous l'avez mentionné.
04:32On a presque l'impression que finalement,
04:34cette journée, sur le thème des libertés,
04:38va pouvoir se vivre en communauté
04:41et que c'est une mini société libre, en fait, ce jour-là.
04:46Oui, on peut dire ça.
04:47On réunit les Européens debout,
04:50ceux qui ne baissent pas les yeux,
04:52ceux qui ne mettent pas genoux en terre.
04:54Les gens sont contents de se voir,
04:57de quitter le monde très anxiogène
04:59de la virtualité des réseaux sociaux
05:01pour se dire, mais à mes côtés,
05:03j'ai des sœurs, des frères qui pensent comme moi
05:06que le grand effacement culturel nous met en danger,
05:08que le grand remplacement nous met en danger,
05:10que le rouleau compresseur de la marchandise
05:12nous met en danger.
05:13Nous voulons, à l'Institut Iliad,
05:15de continuer la grande aventure française et européenne
05:18et pour ça, il faut des Français et des Européens.
05:21Ça ne se dégrède pas sur les réseaux sociaux.
05:23Ils font des gens qui se tiennent droits,
05:25qui peuvent faire des rencontres.
05:27L'Institut Iliad, si on peut dire,
05:29à la fois dans nos formations et dans les colloques,
05:31c'est l'endroit où on va rencontrer des bonnes personnes,
05:34des gens fiables, avec un code d'honneur,
05:37des gens engagés dans la cité
05:39et il y a effectivement un côté forum,
05:41petite communauté qu'on retrouve au colloque
05:44et communauté pas seulement française,
05:46puisque nous avons quasiment une quinzaine de nationalités européennes
05:51qui viennent au colloque.
05:53Déjà, il y a tous nos partenaires,
05:54puisque l'Institut Iliad est traduit dans sept langues différentes.
05:58Dans les jours qui précèdent le colloque,
06:00nous organisons une formation européenne
06:01avec des Irlandais, des Polonais, des Espagnols, des Italiens
06:05et donc tous se retrouveront là.
06:08C'est vraiment le cœur battant de l'Europe
06:10qui va être là, à la Maison de la Chimie, le 11 avril.
06:14Alors, si on revient sur cette thématique des libertés au pluriel,
06:17vraiment, j'insiste, c'est important.
06:19On avait auparavant l'habitude de faire des clivages en France,
06:24alors la gauche, la droite,
06:25il y avait les conservateurs, les progressistes.
06:28Est-ce que finalement,
06:29on ne découperait pas mieux le monde aujourd'hui
06:32en se concentrant sur ceux qui sont pour les libertés
06:36et ceux qui s'y opposent
06:38et provoquent toujours plus de contrôles et de répression ?
06:42– Alors, je ne pense pas, non.
06:44Je pense que la liberté, effectivement,
06:46c'est un principe qui est insécable,
06:49donc on ne peut pas s'amuser à détricoter
06:51s'il y a de la liberté d'expression, par exemple,
06:54qui fait partie de la tradition européenne.
06:56Depuis, voilà, la liberté de la libre parole,
07:00le disputatio, la controverse,
07:02tout ça a permis à l'Europe de se développer.
07:06On voit qu'on est un peu en train de perdre ça
07:09avec tout un arsenal législatif de censure,
07:13de répression de la parole, des idées, des représentations.
07:17C'est assez terrible.
07:19Donc oui, il y a le fait d'être attaché à la liberté d'expression,
07:22c'est se dire que c'est pour tout le monde,
07:24mais la liberté, ce n'est pas non plus un absolu.
07:27Ça doit être contraint, c'est toujours attaché
07:30à des réalités concrètes.
07:33Donc qu'on soit un territoire, un peuple,
07:36une corporation, de métiers, que sais-je,
07:38la liberté, pour la vivre pleinement,
07:41il faut qu'elle soit attachée à quelque chose de concret,
07:43mais il faut aussi qu'elle soit limitée.
07:45Donc ça ne sera pas un plaidoyer libertarien
07:49à une liberté absolue.
07:51Et d'ailleurs, c'est assez paradoxal,
07:53parce qu'aujourd'hui, on parle tout le temps
07:54de liberté, de liberté, justement comme un absolu,
07:57mais à un moment où les réalités
08:00des libertés concrètes diminuent.
08:03C'est Guillaume Travers qui a très bien démontré
08:06dans un petit essai que la société libérale,
08:10qui a la liberté comme principe quasiment à Dieu,
08:15enfante une société de contrôle,
08:16une société de surveillance de tous
08:18et de chacun au quotidien.
08:20Donc il faut rompre avec cette logique.
08:23Les libertés ne sont possibles,
08:26elles ne s'exercent à se défendre
08:27que quand elles sont attachées à des choses concrètes
08:30et pas justement quand c'est simplement
08:32un espèce de principe philosophique.
08:34– Alors Thibaut Mercier,
08:35l'un des invités que vous avez dévoilés,
08:38déjà on peut découvrir le programme au fur et à mesure,
08:41notamment sur vos réseaux sociaux.
08:43Thibaut Mercier, brillant avocat
08:44et auteur d'Athéna,
08:45à la borne discriminée ou disparaître,
08:47je vous le rappelle,
08:49reviendra lui sur le crépuscule des libertés.
08:53Comme c'est un avocat,
08:54on peut se poser la question suivante.
08:56Est-ce que le droit nous permet réellement
08:58d'être plus libre aujourd'hui
08:59alors qu'il est plutôt vécu
09:01de façon assez contraignante aujourd'hui ?
09:04– Alors effectivement,
09:05le droit est aujourd'hui un des outils de la contrainte
09:09au lieu d'être celui de la liberté.
09:11Les hommes, qu'est-ce qu'il fait de nous des hommes ?
09:13C'est que nous avons des institutions
09:14et le long développement culturel
09:17et historique des sociétés
09:18permet d'avoir un code.
09:20On ne se fait pas la guerre pour tout et pour rien.
09:24On ne gêne pas son voisin.
09:27Donc le droit permet de respecter ce code
09:29mais ça fonctionne dans des sociétés homogènes,
09:32un minimum.
09:33Ça fonctionne dans des sociétés
09:35qui ont un destin commun,
09:36qui ont des aspirations communes.
09:38Aujourd'hui, nous sommes malheureusement
09:39dans une société hétérogène
09:41avec trop d'aspirations différentes,
09:43des peuples entiers afro-asiatiques
09:45qui se reconstituent,
09:47qui n'ont pas les mêmes mœurs que nous,
09:48qui n'ont pas le même rapport à la liberté que nous.
09:51Et le droit perd un peu finalement de son…
09:55– De sa substance.
09:56– De sa substance
09:57et est confisqué au profit de ces gens
10:01qui veulent faire du contrôle et de la surveillance
10:04plutôt que le droit soit au service des peuples.
10:06Chose que dit parfaitement Mercier
10:09et qu'il va plus loin, il dit le droit doit être
10:12au service de la discrimination
10:13qui n'est pas un gros mot.
10:15On discrimine pour mieux protéger
10:18ce qui est en propre.
10:20– Alors, les dernières lois les plus liberticides
10:24ont été promues récemment
10:27sous des prétextes de sécurité.
10:29Je repense donc au pass sanitaire
10:32pendant la guerre, entre gros guillemets,
10:35contre le Covid,
10:35mais également à l'expérimentation des caméras
10:38de vidéosurveillance algorithmiques, on dit,
10:41c'est-à-dire donc surveillance faciale
10:44par intelligence artificielle
10:45pendant les JO dernièrement.
10:47Est-ce qu'on doit renoncer à notre sécurité
10:50pour remettre un peu de la liberté
10:54dans notre mode de vie ?
10:56– Alors, notre sécurité, est-ce qu'elle doit être…
11:00Non, je ne pense pas.
11:03Alors, il y a effectivement eu dans les exemples…
11:06– Est-ce qu'il faudrait mettre plus de caméras,
11:07plus de policiers…
11:09– Non, non, non, Renaud Camus le dit très bien,
11:12il est hors de question de sécuriser notre enfer.
11:15Donc, il faut au contraire rompre
11:17avec les causes profondes de notre malheur,
11:20c'est-à-dire de notre déclassement économique,
11:22sociologique, spirituelle, et non pas créer les conditions
11:27d'un contrôle de ce qui reste.
11:29Donc, voilà, sécuriser l'enfer,
11:30je trouve que c'est une très bonne expression,
11:32il faut tout faire pour lutter contre ça.
11:34Le Covid, les caméras sont d'excellents moments,
11:38on a vu la société d'ailleurs,
11:40quelle que soit la classe sociale,
11:41quel que soit le bord politique,
11:43se fracturer entre ceux qui finalement jouaient petits bras
11:48et étaient prêts à faire le contrôle de tous.
11:50La société libérale, c'est un peu ça,
11:52c'est un peu la guerre de tous contre tous,
11:54de chacun contre chacun.
11:56Quand on veut avoir un destin collectif,
11:59quand on veut avoir un peuple,
12:01la surveillance se fait plutôt sur les frontières extérieures
12:03qu'intérieures.
12:05On voit bien que plus nos frontières naturelles,
12:10spirituelles, anthropologiques s'abaisse,
12:12plus on va recréer des frontières à l'intérieur du pays
12:16et se surveiller les uns les autres par des fausses élites.
12:21– Alors, pas de liberté, pas de droit sans devoir,
12:26un concept qui n'est pas très à la mode et qui sera peu ou prou
12:30la thématique de l'intervention de Jean-Luc de Ghana,
12:34le prix des libertés politiques.
12:36Mais comment est-ce qu'on fait avec tous ces petits groupes d'individus
12:42qui réclament tous plus de droits les uns que les autres,
12:44alors même qu'il faudrait remettre ces devoirs à l'ordre du jour ?
12:48– Alors, on est effectivement, il y a une espèce de tyrannie des minorités.
12:52Chacun veut lever son petit drapeau.
12:55Ça, c'est assez spectaculaire, mais je pense que dans l'ensemble,
12:58les gens en ont quand même soupé.
13:00C'est peut-être la fin de ces minorités agissantes.
13:04Il y a quelque chose d'un petit peu plus dangereux et plus larvé
13:07dans ce que sont les libertés individuelles.
13:09C'est la liberté de se déplacer quand on veut, partout où on veut sur la planète,
13:15de la même façon pouvoir acheter n'importe quoi, n'importe quand, très rapidement,
13:20sans imaginer les conséquences, le prix social, économique, anthropologique
13:28que ça a sur la société.
13:30Donc, c'est un petit peu comme les abattoirs, les gens sont choqués par la chasse,
13:37mais pas par la nourriture industrielle, parce que l'abattage industriel des animaux
13:43est bien loin de ce que l'on voit, de ce que l'on peut voir.
13:49Et donc, on est un petit peu sur le même principe.
13:53Toutes ces petites libertés individuelles de consommateur, de l'homme consommateur,
13:58se font au détriment des libertés collectives et donc politiques.
14:03C'est ce que va montrer Jean-Hudgena.
14:05– Alors, l'Institut Iliade se réclame d'une certaine aristocratie de l'esprit.
14:11Est-ce que c'est une formule qui est viable,
14:13étant donné le nivellement par le bas de la société ?
14:17Je pense aux écoles, aux marchés, aux droits,
14:20à toute forme de choses qui nous gouvernent.
14:23Et surtout, étant donné la destruction de toute forme de hiérarchie traditionnelle dans notre société.
14:29– On fait face à ça, effectivement.
14:31L'Institut Iliade s'est fixé comme objectif de remettre un petit peu de verticalité,
14:36de permanence.
14:38Le but ultime de l'Institut Iliade, c'est dans les soubresauts que nous connaissons,
14:42c'est rester ce que nous sommes.
14:44Voilà.
14:46Que dans notre culture, mais aussi dans notre germaine,
14:50dans ce qui fait que nous sommes des Français, des Européens, des Bretons, des Bourguignons,
14:54ça soit maintenu.
14:55C'est maintenir dans les soubresauts que nous connaissons actuellement.
15:00Donc, ça passe par de la verticalité,
15:02ça passe par les humanités qui ont largement été abandonnées par l'école.
15:07Les humanités, c'est ce que nous faisons dans nos formations Iliade.
15:11C'est une plongée dans l'héritage de la civilisation européenne,
15:15donc depuis la Grèce antique jusqu'à la géopolitique,
15:19jusqu'aux grandes idées non conformes que les philosophes nous ont léguées.
15:24Tout ce qui fait une culture générale qui, à mon avis,
15:27c'est un bon pari que fait l'Institut Iliade,
15:30fera la différence plus tard.
15:31Avec l'intelligence artificielle, avec le revenu universel,
15:34avec le déclin anthropologique,
15:37les gens qui s'abaissent, qui se transforment physiquement à la baisse,
15:41tous ceux qui continueront à avoir une forme de colonne vertébrale,
15:45physique et intellectuelle,
15:47ils pourront faire la différence.
15:49C'est tout le principe de l'aristocratie,
15:51donc c'est un grand mot de s'en réclamer,
15:53mais c'est celui d'essayer d'avoir une hauteur de vue,
15:56une certaine verticalité,
15:58et sortir de soi, finalement.
16:01Sortir de son petit besoin personnel,
16:03de sa petite liberté de consommateur
16:07pour imaginer le destin que l'on peut proposer
16:11collectivement à notre peuple et sur sa terre.
16:13– Alors on parle beaucoup de liberté
16:15depuis le début de cet entretien,
16:17mais nous sommes globalement dans une société très liberticide.
16:20Et d'ailleurs, un certain nombre d'intervenants de ce colloque
16:23en ont été victimes.
16:24Je pense à Jean-Hudde Gana,
16:27je pense à Martine Sellner,
16:29à Pierre Larty,
16:30Laurent Oberton aussi,
16:32dans une certaine mesure.
16:33– L'Institut, il y a d'elle-même d'ailleurs,
16:35plusieurs revers bancaires,
16:38des interdictions de tenue de conférences,
16:42donc c'est le délit de pensée maintenant.
16:44N'y a-t-il pas néanmoins un piège possible
16:49à faire de la persécution subie,
16:53une certaine forme de titre de noblesse, pensez-vous ?
16:56– Alors tout à fait,
16:57ce qui doit présider c'est l'honneur,
17:00c'est ce qui nous a été légué par nos ancêtres,
17:02c'est le code d'honneur,
17:03c'est ce qui a disparu justement dans notre société.
17:05On doit penser droit, on doit penser fort,
17:08et au contraire, là on est aujourd'hui dans la société
17:11de la victimisation, de la faiblesse,
17:14chacun veut son petit drapeau pour sa petite minorité,
17:17ce n'est pas comme ça qu'on fait un peuple,
17:18et surtout un peuple qui tienne droit.
17:21Donc non, non, là-dessus c'est une grave dérive,
17:24ceci dit, il faut tout simplement partir des faits
17:28et regarder dans tous les domaines,
17:31qui sont la débancarisation,
17:33qui sont les sleeping giants qui empêchent
17:36les médias alternatifs de pouvoir s'exprimer,
17:39qui sont l'embastillement qu'on peut voir
17:41de gaves de militants, de causes tout à fait nobles,
17:45de causes identitaires, etc.
17:46– De garde à vue pour ceux qui ne se met pas.
17:47– De garde à vue, etc.
17:48– Paroles qu'on n'a pas le droit ou de mots
17:53qu'on n'a pas le droit de prononcer,
17:54effectivement tout ça fait une espèce de prison mentale
17:58et physique et concrète pour nos libertés,
18:02pour le peuple historique, c'est-à-dire pour nous,
18:04les autochtones, les indigènes de France et d'Europe,
18:07nous n'avons plus le droit de nous exprimer,
18:10de nous déplacer, et donc ça,
18:12ça doit être méthodiquement renseigné
18:15pour montrer tous les coins sur lesquels il faut appuyer
18:21pour mettre à bas ce système.
18:23Mais effectivement, il ne faut pas s'en gargariser,
18:26il ne faut pas se gargariser d'être une victime,
18:28il y a toujours pire que soi,
18:30et ce qui inspire les gens, c'est évidemment,
18:33c'est la hauteur de vue,
18:34c'est le fait d'être fort dans l'adversité.
18:37Voilà, c'est quelque chose qu'on va retrouver,
18:38notamment dans l'intervention de Laurent Oberton,
18:41qui va faire une sorte de comparaison des mentalités
18:45avec l'homme médiéval,
18:47il nous invite à retrouver cette pensée médiévale,
18:52avec, vous disiez, on perd des libertés.
18:54On en a gagné aussi, quelques-unes.
18:56On en a gagné, on en a perdu.
18:58Je vais vous en donner une qu'on a perdue,
19:00c'est celle, par exemple, moi, en tant que père de famille,
19:03de tout simplement et tout naturellement
19:05défendre ma famille et mon foyer,
19:07qui était une liberté au Moyen-Âge,
19:08que je n'ai plus aujourd'hui.
19:10Je n'ai plus le droit de me défendre,
19:12je vais tout de suite être embastillé,
19:14il y a des tribunaux qui vont me courir après
19:18en disant que ma défense n'était pas proportionnée
19:21ou toute une série d'arguments fallacieux.
19:24C'est une liberté qui a disparu.
19:26J'ai d'autres libertés qui sont nées,
19:28donc tout n'était pas mieux avant,
19:30tout n'est pas noir et blanc.
19:32Au contraire, le colloque de l'Institut Iliade
19:35est l'occasion d'essayer de prendre la température
19:38de la réalité de nos libertés.
19:40– Oui, justement, je vais vous poser cette question
19:42de « est-ce que c'était mieux avant ? »
19:45On aurait compris, l'Iliade est attachée
19:47à une certaine forme de tradition,
19:49à la longue mémoire européenne.
19:52Toujours est-il qu'effectivement,
19:53cette modernité, elle pose question aujourd'hui.
19:57– La tradition, ce n'est pas un musée,
20:01ce n'est pas quelque chose de passé.
20:03D'ailleurs, c'est une erreur que beaucoup font.
20:05Il y en a qui font l'erreur de se victimiser
20:08et il y en a qui font l'erreur de penser
20:11que parce qu'ils ont eu un passé glorieux,
20:13ça leur suffit pour avancer dans la vie.
20:16Au contraire, c'est tout le contraire.
20:17C'est parce que nous avons eu un passé glorieux
20:19qu'il faut se montrer dignes.
20:20Et donc, on est des nains par rapport aux géants
20:23qui nous ont précédés.
20:24Donc, la tradition, c'est ce qui ne passe pas.
20:28C'est ce que disait Dominique Vénère.
20:29Et donc, dans la modernité, dans ces affres,
20:32il y a des endroits,
20:34on peut gratter finalement le vernis de la modernité
20:37et se ressourcer à des choses qui sont de tout temps
20:41et qui sont en nous.
20:42Et c'est ce souffle-là, ce souffle de la tradition
20:44qu'on doit retrouver.
20:46Mais c'est un élan, c'est une dynamique.
20:48Il ne s'agit pas de mimer le passé,
20:49ça n'aurait absolument aucun sens.
20:51Il faut au contraire utiliser les nouveaux outils,
20:55les nouveaux moyens de puissance,
20:57mais avec ce souffle et finalement cet esprit,
21:00cette spiritualité qu'on doit avoir en nous
21:03pour se projeter dans le futur.
21:04– Pour continuer à avancer dans l'histoire,
21:06on l'aura compris,
21:07et continuer d'être des Européens droits et fiers.
21:10Merci beaucoup Romain Petitjean
21:12pour cet entretien passionnant
21:14sur le colloque de l'Institut Iliade.
21:15On espère vous y voir nombreux,
21:17chers téléspectateurs.
21:18D'ici là, je vous rappelle que vous pouvez
21:21cliquer sur le pouce en l'air
21:22pour propulser cette vidéo dans l'algorithme.
21:25Et puis, pourquoi pas, écoutez,
21:27n'hésitez pas à l'envoyer à l'ami
21:29avec qui vous voudriez vous rendre ce colloque
21:31ou à la partager à quelqu'un
21:33qui a besoin de découvrir des journées
21:35comme celle-ci, celles qui vous attendent.
21:37Merci à tous de nous avoir suivis
21:39et on se dit à très vite sur TV Liberté.
21:41Sous-titrage Société Radio-Canada
21:43Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires