- il y a 4 mois
Mardi 16 septembre 2025, retrouvez Pierre-Emmanuel Saint-Esprit (Directeur économie circulaire, Manutan), Michel Salem-Sermanet (directeur général, EFFICACITY), Clément Chenut (Fondateur, Chistera Advisory), Jordaine Villaret (fondatrice, Susty) et Daniel Bour (président, Générale du Solaire et Enerplan) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:14Et voici le sommaire, c'est Daniel Bourg, fondateur et président de Général du Solaire, qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes,
00:21pour parler des énergies renouvelables et du retard français dans le déploiement du photovoltaïque.
00:25Mais d'abord, pour ouvrir cette émission, je reçois Michel Salem-Sermanet, le DG d'Efficacity, institut qui accompagne les collectivités dans leur transition.
00:35On va découvrir des quartiers bas carbone. Dans notre débat, on verra comment mieux intégrer l'économie circulaire dans la production.
00:42On va découvrir le concept d'homo circularus. Et puis dans notre rubrique consacrée aux start-up éco-responsables, je vous présenterai Susti,
00:50qui est une place de marché dédiée aux tissus d'ameublement haut de gamme. On est aussi dans l'économie circulaire, vous verrez.
00:57Voilà pour les titres. C'est parti pour une heure de Smart Impact tout de suite.
01:06L'invité de ce Smart Impact, c'est Michel Salem-Sermanet. Bonjour.
01:10Bonjour.
01:11Bienvenue. Vous êtes le directeur général d'Efficacity. C'est quoi, Efficacity ?
01:15Alors, Efficacity est l'Institut français de recherche et innovation dédié à la transition énergétique des villes.
01:20Elle a été créée il y a un peu plus de 10 ans à l'initiative de l'État.
01:24Alors, pourquoi c'est important d'avoir un institut dédié à cette problématique ?
01:27Je vais juste vous donner deux chiffres que je cite souvent.
01:29D'abord, pour atteindre les objectifs 2030, 40, 50, qu'on s'est fixé en termes de décarbonation à l'échelle du pays,
01:35il faut réduire de 5% par an les émissions de gaz à effet de serre chaque année,
01:39pendant encore 25 ans, jusqu'à la neutralité carbone en 2050.
01:43Et ça veut dire qu'il faut doubler l'effort. On est plutôt à moins 2, moins 3%.
01:46Le deuxième chiffre, c'est deux tiers.
01:49Deux tiers des émissions de gaz à effet de serre en France proviennent des villes.
01:52Donc, ça veut dire que décarboner la France nécessite de décarboner les villes.
01:55Ce n'est pas un problème parmi d'autres, c'est le problème central, ce qui nécessite de se doter de nouveaux outils,
02:00de nouvelles méthodes pour la conception des projets urbains.
02:03Et alors, comment vous les accompagnez, comment vous les conseillez, ces villes, avec quels outils ?
02:07Alors, justement, notre métier n'est pas tant comme un bureau d'études le ferait d'accompagner les villes,
02:13mais de créer les outils qui, demain, vont permettre aux collectivités et à leurs partenaires,
02:16que ce soit des aménageurs ou des ingénieries, d'optimiser tous les projets urbains,
02:22donc en particulier les projets d'aménagement à l'échelle d'un quartier.
02:26Et pour faire ça, nous sommes finalement un intégrateur de compétences
02:29parce qu'un acteur seul n'arriverait pas à inventer les outils dont on a besoin pour faire moins 5% par an.
02:34Donc, on intègre les compétences, finalement, de trois grandes catégories d'acteurs.
02:38La recherche publique, on travaille par exemple avec le CSTB, le CEREMA, l'Université Gustaveffel, l'École des points, etc.
02:44Les entreprises, on a des experts qui nous sont détachés, de grandes entreprises de l'énergie et de la ville, EDF, ENGIE, Veolia et beaucoup d'autres,
02:52des ingénieries également, comme CETEC, INGEROP, ABMI, Swiss Consulting.
02:56Vous voyez, on est un intégrateur de compétences, on prend le meilleur de la recherche publique et des entreprises,
03:01on mélange et avec ça, on travaille avec des collectivités pilotes et avec des aménageurs pilotes pour co-construire les outils de demain
03:10et en particulier d'outils dont on va parler de bilan carbone à l'échelle d'un quartier.
03:14Mais ça veut dire quoi ? Ce sont des logiciels ?
03:17Tout à fait, des outils d'aide à la décision.
03:19Que vous créez ou qui existaient déjà, que vous adaptez ?
03:22Alors justement, si on a créé un institut dédié à ça, c'est vraiment qu'on n'avait pas les outils.
03:27Parce qu'en fait, il y a dix ans, ce n'était pas un sujet comme aujourd'hui et surtout, on n'avait pas compris que pour faire moins 5% par an,
03:33il ne suffit plus de faire des bons projets, mais il faut optimiser chaque investissement urbain au regard de son impact énergétique et carbone.
03:39Et ça, il n'y a pas les outils pour faire ça.
03:41Donc, on a réuni toutes ces compétences pour co-construire des outils qui vont permettre en particulier d'évaluer l'impact carbone à l'échelle d'un quartier,
03:51à l'échelle d'un patrimoine ou à l'échelle d'une collectivité et surtout de considérer l'ensemble du champ des possibles
03:57parce qu'il y a énormément de solutions qui se font développer et pour que les collectivités choisissent les solutions qui soient vraiment optimales
04:05en termes carbone, énergie et bien sûr, en tenant compte de leurs coûts.
04:09Effectivement, on peut détailler. Il y a un de ces logiciels qui s'appelle Energy Mapper.
04:13Donc, on comprend bien à quoi il sert, comment les collectivités l'utilisent en fait ?
04:18Alors, Energy Mapper, un peu comme son nom l'indique en français, ça veut dire qu'on fait le mapping des énergies qui sont disponibles sur un territoire
04:25parce que ce n'est pas si simple, quand moi je travaille en collectivité au sein d'un âme nageur,
04:29ce n'est pas si simple de connaître de façon exhaustive et fine l'ensemble des gisements d'énergie qui sont à votre disposition.
04:34Il y a les énergies renouvelables dont on parle souvent, mais il y a aussi les énergies de récupération.
04:38On appelle ça également chaleur fatale. Tout ce qui provient des réseaux d'eau usée, des data centers, des entrepôts frigorifiques,
04:44bien sûr, des usines d'incinération, etc. Il faut aussi les connaître et les mobiliser.
04:49C'est largement sous-exploité. Ça fait très longtemps que l'ADEME le dit. Donc, première chose, identifier de manière vraiment précise les gisements disponibles
04:57et surtout, pour un quartier donné, trouver quel est le meilleur mix énergétique parce que ce n'est pas tout de savoir qu'est-ce qui est disponible.
05:04Ce n'est pas une chose à Perpignan ou à Brest.
05:05Exactement. Ça dépend des besoins du quartier. Ça dépend dans quelle zone climatique on est, etc.
05:09Et du coup, aider les collectivités à bien connaître les gisements disponibles et optimiser l'utilisation de ces gisements,
05:16ce qu'on appelle le mix énergétique, donc 33% de solaire thermique, 24% de récupération de data centers, par exemple,
05:28et puis après des énergies renouvelables diverses et variées. Ce n'est pas simple.
05:32Ce ne sont pas les calculettes habituels qui permettent d'optimiser ce mix, d'où l'intérêt d'avoir des outils de nouvelle génération.
05:38Avec une initiative que vous avez lancée avec le CSTB, le Centre scientifique et technique du bâtiment,
05:46c'est l'Observatoire National Quartier Énergie Carbone.
05:49Alors, double question, quand l'avez-vous lancé et puis est-ce qu'on est déjà à l'heure d'un premier bilan ?
05:55On l'a lancé récemment, début juillet, mais en fait, c'est le résultat de presque 10 ans de travail avec le CSTB,
06:02vous l'avez cité, également avec d'autres acteurs, sous l'égide de l'ADEME et du ministère de la Transition Énergétique,
06:07direction générale de l'aménagement.
06:0910 ans de travail déjà pour dire comment on compte le carbone à l'échelle d'un quartier.
06:12Parce qu'avant de faire un oxervatoire, il faut avoir déjà des données.
06:15Et historiquement, on ne savait pas, on savait le compter à l'échelle d'un bâtiment depuis longtemps,
06:19puisque la réglementation vous oblige à faire cette évaluation, mais pas à l'échelle d'un quartier.
06:24Alors, pourquoi c'est important ? Parce qu'un quartier, ce n'est pas seulement des bâtiments.
06:27Pour minimiser l'impact carbone à un quartier, il faut réfléchir aussi aux matériaux utilisés dans les espaces publics,
06:32il faut réfléchir aussi à l'énergie, aux réseaux d'énergie, au stockage, etc.
06:35Donc, on est vraiment, bien sûr, la mobilité, les réseaux d'eau, d'assainissement, du déchet, etc.
06:40Et donc, on a mis déjà quelques années pour définir de manière consensuelle avec tous les acteurs de cette filière,
06:45quelle est la bonne méthode.
06:46Donc, la méthode, elle est publique.
06:48Elle s'appelle, comme l'observatoire, la méthode quartier énergie carbone.
06:52Elle permet donc, non seulement d'évaluer de manière objective et transparente l'impact carbone d'un quartier,
06:57mais surtout de savoir comment réduire cet impact, quels sont les leviers les plus efficaces.
07:00Et du coup, cette méthode a été ensuite encapsulée dans un outil qui s'appelle Urban Print pour emprunter à l'échelle urbaine.
07:08C'est un logiciel que vous proposez ?
07:10Exactement, un logiciel d'aide à la conception de quartier carbone.
07:14Et depuis trois ans, avec, bien sûr, le soutien très fort de l'ADEME, du ministère de Transition écologique,
07:20mais également des deux grandes fédérations d'aménageurs, la fédération des EPL et l'UNAM,
07:24nous avons commencé à déployer à grande échelle cette méthode et ce logiciel.
07:28Il y a entre 100 et 150 projets dans toute la France qui ont fait leur bilan carbone
07:33selon cette méthode quartier énergie carbone promue par l'ADEME.
07:36Du coup, on peut commencer, puisque c'est la même méthode, vous voyez, c'est ça l'intérêt,
07:39parce qu'avant, il y avait autant de méthodes que de bureaux d'études.
07:41Comme c'est la même méthode, on peut commencer à faire des statistiques et des analyses.
07:45Et c'est ça le but de l'observatoire.
07:47Et à se comparer aussi, c'est-à-dire que pour une ville, ça peut permettre de mettre en avant un quartier particulièrement novateur et engagé.
07:54Vous parlez des aménageurs, c'est quoi le rôle des aménageurs et pourquoi ce rôle est important ?
07:58Alors, les aménageurs, ce sont ceux qui interviennent à l'échelle d'un quartier.
08:02Comme je vous l'ai dit, l'échelle du bâtiment est insuffisante pour mobiliser tous les leviers d'action.
08:07Donc, dès que vous voyez plusieurs grues à un même endroit, c'est qu'on intervient à une échelle un peu plus large.
08:12Et donc, ça s'appelle les projets d'aménagement ou de rénovation urbaine.
08:15Et depuis toujours en France, c'est un peu un modèle qu'on a en France comme dans d'autres pays.
08:19On a des organismes publics ou privés qui sont dédiés à cela, qui interviennent sous la supervision et en lien étroit avec la collectivité.
08:28Et c'est eux qui font ce travail d'aménagement et de vente ensuite des parcelles aménagées à des promoteurs.
08:33Et donc, ce qui est important de dire, je voudrais vraiment insister là-dessus, c'est qu'il y a beaucoup d'aménageurs en France, des publics, des privés, etc.
08:42Il y en a à peu près 300.
08:44Et ce dont on parle, en fait, c'est un changement de pratique qui est nécessaire.
08:48Il ne suffit pas de faire l'outil le plus efficace, encore faut-il qu'il soit utilisé de façon systématique.
08:54Et du coup, avec les deux grandes fédérations d'aménageurs, nous faisons beaucoup de pédagogie auprès de toute cette filière.
09:01Et la bonne nouvelle, c'est que de grands aménageurs déjà ont décidé de systématiser l'évaluation de leur projet d'aménagement selon cette méthode.
09:10Et je voudrais les citer parce qu'en fait, ce sont ceux qui sont des précurseurs et quelque part, qui prennent un petit risque.
09:15Parce que quand vous évaluez l'impact carbone de votre projet, vous n'avez pas toujours 20 sur 20.
09:20Alors, on se dit, bon, je vais peut-être être critique, etc.
09:22La réalité, c'est que ce sont ceux qui ne mesurent pas, qui ne veulent pas vraiment savoir de manière précise quel est l'impact carbone de leur projet.
09:29Alors, qui sont ces pionniers ?
09:32Les principaux aménageurs privés, et puis il y en a de nouveaux régulièrement, donc Nexity, Kaufmann & Broad,
09:38Effage Aménagement, Link City et Air Nouvelle, qui sont deux aménageurs du groupe WIG.
09:43Ça, c'est pour les privés.
09:45Depuis très peu de temps, Crédit Mutuel Aménagement également.
09:48Ensuite, vous avez parmi les entreprises publiques, vous avez celle de Toulouse, et donc on peut vraiment féliciter la métropole de Toulouse,
09:58mais aussi ses deux aménageurs Europolia, Opidia, qui vraiment étaient les tout premiers dans cette catégorie il y a trois ans déjà.
10:04Et puis parmi les aménageurs qui dépendent de l'État, il y a Epamarnes, Epamarnes et Pas France, l'aménageur de Marne-la-Vallée,
10:10qui est aussi le premier à montrer l'exemple.
10:11Donc vous voyez, on a les trois grandes catégories, les aménageurs privés, les aménageurs publics locaux, les SEM,
10:17et puis les établissements publics d'aménagement qui dépendent de l'État.
10:20Et donc vous avez dans chacune de ces catégories des aménageurs qui ont commencé à montrer l'exemple,
10:24et on espère qu'il y aura de plus en plus de bilans carbone.
10:27Alors pourquoi c'est important ? Pour chaque projet particulier, mais aussi pour l'Observatoire.
10:32Parce que pour que l'Observatoire réponde à ses missions, il faut qu'il y ait un volume significatif de bilans carbone
10:39pour pouvoir faire des analyses vraiment pertinentes.
10:41Alors je rappelle les deux missions d'Observatoire.
10:43Premièrement, évaluer si chaque année, les projets d'aménagement sont bien en France ou par région de moins en moins carbonée.
10:51On n'a pas cette boussole aujourd'hui, donc on mène plein d'actions, mais quel est l'impact ?
10:54Et deuxièmement, quelles sont les actions les plus efficaces ?
10:58Alors on commence à avoir des premiers enseignements, je vais vous les indiquer,
11:00mais il faudrait avoir des milliers de bilans carbone pour avoir des évaluations les plus efficaces.
11:04Pour justement dire les actions les plus efficaces ?
11:07Alors les actions les plus efficaces, c'est en général, il faut agir sur tous les leviers à l'échelle d'un quartier.
11:11Donc déjà sur l'énergie, souvent c'est mettre en place des réseaux thermiques, qui est efficace.
11:16Ça permet de mutualiser finalement les besoins d'énergie des bâtiments.
11:20Et le photovoltaïque pour l'électricité.
11:23Ensuite les matériaux, c'est très important, que ce soit pour les bâtiments ou les espaces publics,
11:26mais en particulier pour les bâtiments.
11:28Utiliser des matériaux biosourcés, c'est ce qu'on constate pour les projets les plus vertueux.
11:31Et ensuite la question de la mobilité, avec l'énergie et les matériaux, la mobilité est la troisième composante très importante sur laquelle il faut agir.
11:38Je vais juste donner un exemple, si on arrive à limiter la construction de parkings souterrains, là ça a un impact important au niveau du quartier.
11:46Merci beaucoup, vous parliez de photovoltaïque, ce sera le thème du grand entretien, puisqu'on sera avec le patron général du solaire.
11:53Merci beaucoup Michel Salem-Sermanné.
11:55Un tout dernier mot, très vite, il nous reste 20 secondes.
11:57Il faut aussi mobiliser et sensibiliser le grand public, c'est pourquoi avec Urban Print, on a créé un atelier pédagogique comme l'atelier d'automne,
12:05que vous connaissez sans doute, donc c'est l'atelier d'automne dédié à l'aménagement, ça s'appelle l'atelier des transitions urbaines.
12:10Et donc il y a beaucoup d'animateurs qui sont en ce moment formés, et donc ça se déploie dans toute la France, dans des écoles, dans des entreprises, dans des mairies.
12:17Donc vous voyez, ce n'est pas seulement les professionnels du secteur, mais aussi c'est le grand public qui doit comprendre qu'il est possible aujourd'hui,
12:24si on mesure l'impact carbone d'un quartier, de le réduire de manière significative.
12:27Merci beaucoup Michel Salem-Sermanné, et à bientôt sur Be Smart for Change.
12:31On passe à notre débat, l'économie circulaire au programme.
12:34C'est le débat de ce Smart Impact avec Pierre-Emmanuel Saint-Esprit, bonjour.
12:45Bonjour, merci de recevoir.
12:46Bienvenue, vous êtes directeur économie circulaire et décarbonation des clients chez Manutan.
12:50Clément Chonu, bonjour.
12:51Bonjour.
12:52Bienvenue à vous aussi, fondateur de Shistera Advisory et auteur de ce livre,
12:56Génération circulaire, publié aux éditions Content A.
13:01Vous parlez dans ce livre de recroissance, c'est un peu le cœur du livre.
13:04C'est quoi, la recroissance ?
13:06La recroissance, qui peut être perçue comme un terme galvaudé,
13:09on a parlé de la décroissance beaucoup, la croissance verte.
13:13Et finalement, il faut regarder le contexte actuel de l'économie,
13:15qui est qu'il y a des pans des secteurs qui vont disparaître et qui vont être remplacés par d'autres.
13:20Donc, cette recroissance, si on prend l'exemple du secteur automobile,
13:24la voiture thermique est remplacée par la voiture électrique,
13:26donc ça va de soi, il y a une décroissance d'une technologie vis-à-vis d'une autre.
13:29Et puis, ça va plus loin que ça, puisque derrière, on va aussi développer des nouveaux modèles d'affaires
13:33qui vont compléter les chaînes de valeur que nous connaissons.
13:36Donc, aujourd'hui, vous avez une voiture que vous vendez une fois,
13:38vous allez la vendre une deuxième fois, une troisième fois, une quatrième fois.
13:40Alors, c'était ma question, à quel point l'économie circulaire,
13:43parce que c'est le cœur de notre débat, participe ou est indispensable à cette recroissance ?
13:47Elle est indispensable parce qu'elle permet d'aller sur des chaînes de valeur
13:50qui sont efficientes et résilientes.
13:52Donc, on va arriver sur des produits qui sont extrêmement qualitatifs,
13:55on va rallonger la durée de vie et on va apporter de la satisfaction aux clients
14:00parce qu'on va certifier, ni plus ni moins, l'ensemble de ces produits
14:03qu'on va mettre à disposition et qui seront qualitatifs
14:05et liés à l'usage qu'on en fait proprement.
14:07Manu Tan, leader européen du e-commerce B2B, Pierre-Emmanuel Saint-Esprit,
14:11la place de l'économie circulaire dans ce modèle,
14:14depuis quand c'est devenu stratégique ou une évidence ?
14:18C'est marrant ce que vous avez dit, leader de l'économie circulaire,
14:21et puis vous êtes venu en arrière, mais potentiellement un jour, leader de l'économie circulaire.
14:24En réalité, en fait, nous n'avons pas le choix d'entamer cette transformation chez Manu Tan,
14:27on distribue des biens d'équipement pour les bureaux et les entrepôts.
14:30Si on prend la partie écologique, 99% de notre bilan carbone, c'est le scope 3,
14:35les produits que nous vendons, il faut absolument vendre des produits plus durables et des services.
14:39Il y a une question de souveraineté et de résilience de notre approvisionnement aussi,
14:43l'économie circulaire, c'est beaucoup plus local,
14:44on va collecter notamment des biens à côté, à côté de nos entrepôts pour pouvoir les reconditionner.
14:49Il y a une pression réglementaire assez forte, on parle beaucoup d'un backlash écologique,
14:53alors c'est absolument pas ce qu'on voit, nous, notamment dans les ETI,
14:56ou au sein notamment du mouvement des entreprises de taille intermédiaire,
14:59aucun femme ou chef d'entreprise ou homme d'entreprise vous dira qu'il revient en arrière sur toute la trajectoire.
15:04Ce n'est pas parce que dans certains pays, ce backlash est à l'œuvre que les entreprises freinent elles aussi.
15:10Non, c'est peut-être vrai sur un, deux, trois secteurs, et puis tout très politique,
15:13et la réalité, c'est que quand on entame une transformation comme celle-là,
15:15avec tous les avantages et les bénéfices produits pour l'environnement,
15:19pour la société, pour l'aspect social évidemment, et pour l'aspect économique, on revient un peu en arrière.
15:22Et puis du coup, nos clients le demandent énormément, énormément de clients,
15:26et effectivement, vous avez nommé la décarbonation des clients, nous disent,
15:29désormais, nous ne passerons pas chez Manutan si vous n'êtes pas capables
15:32de nous apporter les données nécessaires à décarboner nos achats.
15:35On travaille main dans la main avec eux, c'est le principe du modèle d'alliance de Manutan.
15:40Donc cette transformation, effectivement, elle est engagée,
15:42il n'y a aucun retour en arrière, c'est un chemin aussi humble de très très très long terme,
15:46puisque ça ne se fait pas en un claquement de doigts,
15:48mais en tout cas, la stratégie est très claire à ce niveau-là.
15:50Comment on intègre, Clément Chenu, l'économie circulaire,
15:54ces principes d'économie circulaire dans le modèle de production ?
15:58C'est aussi ça l'enjeu.
15:59Oui, je pense que quand on reprend les mots de Pierre-Emmanuel,
16:02déjà, il y a un alignement sur la vision,
16:03même si je pense que l'ensemble des entreprises ont posé cette vision à 2050,
16:06c'est le temps de l'action aujourd'hui.
16:08Et dans un monde en guerre économique, il faut être capable d'être tactique,
16:12et donc ça veut dire développer les filiales, développer les usines
16:15qui vont transformer ce modèle.
16:17Quand on prend l'exemple de Manutent, c'est l'histoire,
16:19sans vouloir prendre l'intégralité du discours de Manutent,
16:23c'est une histoire magnifique où en fait, on part du principe que
16:27on est convaincu, alors on va développer toute une capacité industrielle,
16:31et c'est le même cas pour Renault, c'est le même cas pour plein d'acteurs,
16:34qui va répondre en brisant les dépendances avec une économie linéaire
16:38qui peut freiner le développement de ces produits.
16:40Mais donc, c'est ce que je disais, ça suppose d'adapter l'outil de production.
16:44Exactement, et donc c'est vraiment là où on accompagne les dirigeants avec Chistera
16:48sur le financement, avec des financements qui sont hybrides,
16:52qui sont publics et privés.
16:53Accompagner aussi les dirigeants dans la gestion de ces entreprises,
16:56c'est plus seulement les indicateurs qu'on connaît, opérationnels, financiers,
16:59parce que quand vous êtes dans l'économie circulaire, c'est une fabrique à ROI cachée.
17:03Vous allez faire des économies indirectes sur votre appareil de production,
17:07même linéaire, dans votre modèle de base.
17:09Donc, il faut intégrer tout ça dans le business plan,
17:11parce que c'est avec un business plan robuste
17:14qu'on va convaincre aussi les investisseurs et les dirigeants
17:15d'aller dans cette transformation.
17:17Donc, on est sur ces leviers de financement, de gestion et de transformation,
17:21puisqu'après, il faut des pilotes qui fonctionnent
17:23et qui font la fierté des collaborateurs.
17:25Et alors, on va prendre l'exemple de Manutin,
17:27et si vous voulez, je vous en parlais en détail.
17:29Il y a par exemple un entrepôt dédié, je crois, à l'économie circulaire.
17:33Alors, il existe depuis quand et comment il fonctionne ?
17:36Ce qui s'est passé, pour revenir sur la partie transformation,
17:39et puis, pour en arriver ensuite à l'entrepôt,
17:41c'est qu'une entreprise a besoin de temps aussi pour sa transport,
17:44et il faut un petit peu faire bouger les choses en interne.
17:46Donc, le groupe Manutin a décidé de racheter une entreprise
17:49qui était spécialiste de l'économie circulaire,
17:51qui s'appelle ESAC, de collecte et de renvoi des produits.
17:52Vous avez créé.
17:53Exactement.
17:54Et l'idée, c'est qu'on est une équipe,
17:55déjà, c'est extrêmement important.
17:56Il y avait de la structure juridique qui est restée,
17:57en travaillant avec toutes les filiales
17:59qui devaient, elles, vendre les produits et les services circulaires.
18:02C'est-à-dire qu'à la fois, on apporte la brique un petit peu disruptive,
18:05un petit peu, un peu sûr de tourner en rond,
18:07les nouvelles façons de faire,
18:08la nouvelle façon de parler aux clients,
18:09voire lever un petit peu toutes les barrières,
18:11parce que c'est de l'innovation économique,
18:12c'est de l'innovation comme n'importe quel type d'innovation.
18:15Et en revanche, on a gardé la marque Manutin pour nos clients,
18:17et l'ensemble de la vente se faisait via les filiales.
18:20Et après, effectivement, on a d'abord commencé,
18:22je l'évoquais, par donner une seconde vie aux produits usagers.
18:25On s'est concentré sur cette même catégorie de produits.
18:27Et là, on s'est dit, les produits que nous collectons,
18:29nous ne trouvons pas de partenaires pour les reconditionner suffisamment,
18:32de manière qualitative et de manière volumique.
18:35Et donc, Manutin a décidé d'embrasser un nouveau métier,
18:38un métier industriel.
18:39Nous sommes distributeurs, nous avons des entrepôts de distribution,
18:41on n'a jamais réalisé un produit nous-mêmes,
18:43manufacturé un bien.
18:44Et donc, on a, dans la chaîne de valeur,
18:46décidé d'investir pour lancer un entrepôt de reconditionnement,
18:49qui est en fait un entrepôt de production de biens reconditionnés.
18:51Ce n'est pas du tout la même chose,
18:53de distribuer des biens, d'en récupérer,
18:55de changer une pièce détachée,
18:56de le remettre à neuf, etc.
18:57Et on en a un autre aussi aux Pays-Bas,
18:59sur tout ce qui est produits d'entrepôt.
19:01Et maintenant, ces deux entrepôts nous ont permis de commencer,
19:04pratiquement un an et une maintenant,
19:05de commercialiser dans cinq pays,
19:07et en apprenant au jour le jour, petit à petit,
19:09en changeant le process.
19:11Hier, pas plus tard qu'hier,
19:12on faisait auditer notre chaîne de reconditionnement sur le mobilier
19:14pour la première fois par le FCBA.
19:15Il n'existe pas aujourd'hui de standard de reconditionnement de mobilier en France.
19:19Encore une fois, c'est très long.
19:20On fait ça humblement, ça prendra du temps.
19:22Mais la machine est lancée.
19:23Est-ce que, et je vais vous poser la même question à l'un et à l'autre,
19:25je commence avec vous,
19:26est-ce que ça coûte forcément plus cher pour vos clients ?
19:29Alors, ce n'est pas que ça coûte plus cher,
19:31ça coûte moins cher.
19:32Aujourd'hui, on a 30% effectivement moins cher sur ces produits-là.
19:36Il y a, j'adore l'idée de Clément,
19:38de ROI caché,
19:39parce qu'effectivement,
19:39c'est un process industriel efficace
19:41qui répond à tous les standards potentiels
19:44de l'efficacité dans une usine,
19:45tous les principes de ligne, par exemple.
19:47Donc, pour nos clients,
19:47il n'y a pas de raison que ce soit plus cher à la fin.
19:50En revanche,
19:51comme toute courbe d'innovation,
19:53comme on est encore au début d'un point de vue économie macro,
19:55il y a des choses qui coûtent encore beaucoup trop cher,
19:57mais qui, avec, on va dire,
19:58la massification des commissaires circulaires.
20:00Par exemple, la collecte,
20:01aujourd'hui, en B2C,
20:02on va très bien connaître le fait de pouvoir déposer pour Vinted
20:05son colis qu'on renvoie dans un bureau de tabac.
20:07C'est quelque chose qui est rentré dans le quotidien.
20:09Mais ce n'était pas du tout rentable au début,
20:10c'est parce qu'il y a une massification.
20:12En B2B, aujourd'hui,
20:13aller collecter des, par exemple,
20:15je dirais 500 tables usagées sur un client,
20:17le coût est stratosphérique,
20:19parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas du tout optimisé.
20:20Les grands leaders,
20:21Geo10, Sepner, etc.,
20:22avec lesquels on travaille,
20:23n'ont pas encore fait en sorte que ce soit optimisé.
20:25La question du coût, justement,
20:27c'est encore un frein
20:30au développement de l'économie circulaire.
20:32C'est un peu contre-intuitif, ce que je dis,
20:33parce qu'on est plutôt en train de réutiliser des produits
20:37plutôt que d'acheter un produit neuf.
20:38Mais est-ce que ça peut être un frein ?
20:39Déjà, pour rebondir sur ce que dit Pierre-Emmanuel,
20:41il y a deux cas de figure.
20:42Il y a l'entreprise qui n'est pas circulaire,
20:44qui veut se transformer et aller vers des modèles circulaires.
20:46Et il y a l'entreprise qui naît
20:48en étant naturellement circulaire.
20:50Donc, pour le deuxième cas,
20:51c'est des coûts de développement et d'innovation
20:53avec certaines technologies qui existent déjà,
20:55ce qui lui permet d'atteindre une performance qui est autre.
20:58Il y a beaucoup d'entreprises qui, du coup, fonctionnent très bien.
21:00Si vous prenez back market, ça fonctionne très bien,
21:02ce qu'ils font dans leur modèle.
21:03Et puis, il y a d'autres entreprises
21:05où, pour le coup, il faut les transformer.
21:06Et donc, là, pour le coup, c'est là où on se dit
21:08la compétitivité, elle est sur des leviers d'échelle.
21:11Et donc, il faut casser avec le système existant.
21:14Donc, si on est sur le consommateur, oui,
21:17les produits sont plus rentables.
21:18Si on est sur la transformation des entreprises,
21:20il peut y avoir encore des technologies qui freinent.
21:21Et c'est logique.
21:22Et c'est une transformation.
21:23Et on l'a vécu avec le digital.
21:25Voyez l'intelligence artificielle.
21:26Seulement 20% de tout ce qui a été lancé en termes de proto
21:29fonctionne aujourd'hui.
21:31Et ça existe depuis 1950.
21:32On a accepté cette courbe d'apprentissage.
21:34Aujourd'hui, il faut aller plus vite.
21:36Mais on va y arriver.
21:37Oui, mais je reste sur la question du coût.
21:39Il y a quand même...
21:40Ça arrive, je ne sais pas si c'est souvent ou parfois,
21:42mais bon, que le coût du recyclage et du réemploi
21:45soit plus important que celui de la matière vierge.
21:48Alors, il y a deux choses.
21:49Il y a la matière, certes.
21:51Et il y a aussi les infrastructures.
21:53Et c'est-à-dire que quand vous rentrez dans des boucles circulaires,
21:55vous allez devoir développer des nouvelles usines
21:57ou payer pour des usines qui font du lavage, du stockage.
22:00Donc ça, ça a forcément un coût.
22:02Et pour l'amortir, il faut qu'il y ait des volumes.
22:03Donc, il faut encourager.
22:04On revient à la massification dont on parlait tout à l'heure.
22:06Et donc, on a besoin d'arriver à ces leviers d'échelle.
22:08Et il faut encourager ces marchés-là.
22:09Donc, c'est là où il y a un point structurant.
22:11Et le deuxième, sur la matière, qui est très, très intéressant,
22:14c'est aujourd'hui, il y a des bonus-malus
22:16qui sont en train aussi d'être montés
22:17et qui permettent de favoriser ces matières-là.
22:20Et après, quand vous regardez filière par filière,
22:21notamment sur les métaux critiques,
22:23il va arriver un moment où on aura d'autres choix
22:26par des soucis d'approvisionnement
22:27que de passer par des matériaux recyclés.
22:29Allez-y.
22:30Je peux vous terminer là-dessus ?
22:31Il y a un truc un peu injuste, en fait,
22:32sur cette question-là.
22:33Pas la vôtre, mais la façon de traiter la rentabilité
22:35de l'économie circulaire.
22:36Amazon n'a pas gagné de pognon pendant 15 ans.
22:38C'est la même chose dans toutes les transformations.
22:40Aujourd'hui, se faire livrer, le cas échéant,
22:43un colis en un quart d'heure dans Paris,
22:45c'est devenu rentable.
22:45Ça ne l'a pas été pendant un gros paquet de temps.
22:47Ce n'est comme l'a dit Clément,
22:49le digital lié à toutes les innovations qu'on veut,
22:51juste il faut le temps de l'investissement
22:52pour qu'à un moment donné,
22:53ça puisse tenir toutes ses promesses.
22:55Je rajoute un point en plus sur la rentabilité
22:56côté entreprise.
22:58Toutes les boîtes, comme la nôtre par exemple,
22:59qui disent qu'on sera décarboné,
23:012-3 carbone en 2050.
23:02Si on ne l'est pas, ça veut dire compensation carbone
23:04en achetant des crédits carbone.
23:05Si on commence aujourd'hui, on n'aura pas à le faire
23:07et c'est des OPEX qui ne seront pas à être dépensés.
23:10En plus, quand on pense vraiment long terme
23:11aux rentabilités financières de l'entreprise,
23:13au-delà de la rentabilité des infrastructures,
23:15de la matière,
23:15on est dans une cohérence générale d'un P&L.
23:18Et des entreprises comme Kering
23:19ont déjà des environnementaux de P&L.
23:20Est-ce qu'il y a aussi un frein culturel ?
23:23C'est-à-dire la difficulté à se dire
23:25j'achète un produit qui est reconditionné
23:29et qui n'est pas neuf.
23:30Il y a deux choses là-dessus.
23:31Ça existe encore ?
23:31Alors complètement, il y a une crainte sur la qualité.
23:34Un produit reconditionné, c'est un produit un peu pourri, etc.
23:37D'où le fait qu'il faut collectivement
23:38qu'on se mette une énorme exigence
23:39sur nos standards de reconditionnement.
23:41Il y a aussi le côté normatif, etc.
23:43qui doit se mettre derrière.
23:44Ça, c'est un point important.
23:45Le produit reconditionné, c'est un petit produit d'occasion
23:47qui ne va pas marcher.
23:48J'achète mon téléphone, il ne marchait pas.
23:50Donc plus jamais, je le referai.
23:52Ça, c'est un point important.
23:53Après, il y a une deuxième chose
23:54beaucoup plus macroéconomique.
23:55C'est qu'on ne fait pas du tout assez le lien
23:57entre j'achète un produit neuf produit
23:59à l'autre bout du monde
24:00et la fermeture de l'usine à côté.
24:01Donc là, Clément a évoqué la récroissance.
24:04Moi, je vais évoquer un concept aussi
24:06de réindustrialisation, de remédie en France
24:07par l'économie circulaire.
24:09On ne fait pas le lien entre les deux
24:10lors de l'acte d'achat.
24:11Et ça, c'est un problème culturel.
24:13D'ailleurs, des politiques anti-écolo
24:15vont en jouer en disant
24:16que ce n'est pas normal que ce soit plus cher.
24:18En réalité, le pouvoir d'achat,
24:20c'est les cotisations sociales,
24:21c'est la différence entre le bout et le net.
24:22Ce n'est pas juste le prix de vente d'un produit.
24:23Et là, il y a un gros problème culturel.
24:25Un dernier mot, vous parlez dans votre livre
24:27d'homo circularus.
24:28On devrait tous le devenir, c'est ça,
24:30l'homo circularus ?
24:31Il le faudrait, mais bon,
24:33la route est encore longue, j'ai envie de dire.
24:34Mais l'homo circularus, c'est ni plus ni moins
24:36que quand vous êtes dans votre vie au quotidien,
24:40vous êtes confronté à des choix
24:41en tant que père de famille,
24:42en tant que salarié ou chef d'entreprise
24:44ou en tant que consommateur.
24:46Quotidiennement, vous êtes confronté
24:47à un choix A ou un choix B
24:48qui est plus ou moins écologiquement parlant favorable.
24:52Et ni plus ni moins, c'est de se poser
24:54et de dire que, ok,
24:55je n'aurai pas moi-même la capacité
24:57de faire tout parfaitement,
24:58mais j'aimerais bien m'améliorer
25:00là où je sais que j'ai des capacités.
25:02Ça peut être dans ma mobilité,
25:03ça peut être dans mon alimentation,
25:04ça peut être, par exemple,
25:06dans mes achats immobiliers.
25:07Et donc, c'est tout cet univers-là
25:09que j'appelle à repenser
25:11et même tous les jours au sein de son entreprise.
25:12Merci beaucoup à tous les deux.
25:14Je vais rappeler le titre de votre livre,
25:15Clément Chenu,
25:16Génération circulaire, publié chez Contente A.
25:19A bientôt sur notre antenne, sur Bici.
25:22Merci encore.
25:23On passe au grand entretien
25:24de ce Smart Impact.
25:26On va beaucoup parler
25:27d'énergie renouvelable
25:28et de photovoltaïque.
25:34Prêt pour l'impact,
25:35c'est le grand entretien
25:36de notre émission
25:37et j'accueille Daniel Bourg.
25:38Bonjour.
25:39Bonjour.
25:40Bienvenue.
25:40Vous êtes le fondateur,
25:41le président de Général du Solaire.
25:43Vous présidez également
25:44le syndicat Enerplan
25:45qui représente les professionnels
25:47de la filière photovoltaïque en France.
25:49Général du Solaire
25:51qui existe depuis 2008,
25:52plus de 100 millions d'euros
25:54de chiffre d'affaires l'an dernier.
25:55Je crois qu'il y a encore
25:56une croissance assez forte
25:57prévue cette année.
25:59Vous ambitionnez
26:00quelle croissance pour 2025 ?
26:03Écoutez, je vous dirais
26:04que quand on aura une PPE,
26:05je vous donnerai des ambitions
26:06plus fortes.
26:08Sur 2025,
26:09on aura une...
26:09Oui, on doit être
26:11entre 120 et 130 millions d'euros.
26:13C'est que l'entreprise fonctionne bien.
26:15C'est une ETI.
26:16C'est une ETI
26:17qui est dédiée au solaire.
26:21Donc, c'est ce qu'on appelle
26:23un IPP.
26:26D'ailleurs, ce cycle,
26:27ça veut dire quoi ?
26:28C'est dire qu'on développe,
26:30construit
26:31et exploitons nos centrales.
26:35Donc, on est un acteur,
26:38je dirais,
26:38un des plus importants
26:40parmi les indépendants.
26:42Donc, ce qui n'est pas indépendant,
26:43c'est ce qu'on appelle
26:44les grands énergéticiens
26:45qui sont EDF,
26:46l'énergie,
26:47l'ENGIE et Total.
26:49Et c'est juste
26:51pour donner quelques chiffres.
26:53C'est à près 150 collaborateurs.
26:56C'est une présence
26:57avant tout en France,
26:59mais qui se développe
27:00beaucoup en Italie.
27:01On pourra peut-être en parler.
27:03Aussi un peu en Afrique.
27:04C'est un sujet
27:05qui est pour nous important
27:07où on fait un peu du...
27:09je dirais,
27:10du développement
27:11d'électrification rurale.
27:12et donc,
27:13c'est ce qui est important
27:14puisqu'on sait
27:15que plus de 50%
27:16des Africains
27:16n'ont pas d'électricité.
27:18Donc,
27:19c'est un sujet
27:20qui tient à cœur,
27:22mais qui est difficile.
27:24Et pour d'autres chiffres,
27:27on investit
27:28un peu plus de 100 millions
27:29d'euros par an.
27:30et c'est un chiffre
27:32qui augmente
27:33dans toutes ces nouvelles centrales.
27:37Nous sommes avant tout
27:38au sol.
27:39Donc,
27:40avec tous les débats
27:41et tout ce qu'il y a
27:42dans le développement
27:44qu'on voit en France
27:45ou en Italie,
27:45j'ai une vision un peu européenne
27:47de ce qui se passe.
27:50Et bon,
27:51c'est une entreprise
27:52qui effectivement...
27:53Qui se porte bien.
27:54Qui se développe bien.
27:55Et qui se porte bien.
27:56C'est le sentiment
27:56qu'on a.
27:57Alors,
27:57vous avez employé
27:58le mot qui fâche,
27:59la PPE,
27:59la programmation pluriannuelle
28:01de l'énergie.
28:02C'est une loi
28:02que vous attendez
28:02depuis combien de temps, là ?
28:04Bon,
28:04ça fait plus de 2-3 ans
28:05qu'on en parle.
28:06Oui.
28:08C'est une loi un peu fantôme,
28:09une loi un peu...
28:10une art lésienne.
28:12Puisqu'on en parle,
28:13je veux dire quelque chose
28:14qui est un peu choquant.
28:16L'énergie est quand même
28:17dans le domaine
28:18du régalien en France.
28:21Et c'est soudain
28:23politisé
28:24de manière
28:25non rationnelle.
28:28C'est-à-dire
28:29que chacun
28:29a pris une position
28:30pour les énergies,
28:32pour le nucléaire,
28:33pour tout ça.
28:34Mais in fine,
28:35c'est pas ça le débat.
28:36Le débat,
28:37il doit être économique.
28:38Le débat,
28:39il doit dire
28:39qu'est-ce qu'on veut
28:40sur l'OTAN.
28:41C'est un temps long,
28:41l'énergie.
28:43Et c'est pour ça
28:43que l'État
28:44doit intervenir
28:44parce qu'on ne joue pas
28:45sur l'année,
28:46on ne joue pas ça,
28:47on joue sur
28:47de nombreuses années.
28:49Et ce qui est agréable,
28:50c'est quand on voit
28:51ce qui s'est passé
28:52il y a 3 ans
28:52quand il y a eu
28:53soudain
28:54cette hausse énorme
28:56du coup
28:56de l'électricité
28:57de l'énergie,
28:593 ans après,
29:00on a une situation
29:00un peu inverse
29:01et on a le sentiment
29:03que ça affole un peu
29:04tout le monde
29:04et qu'on est dans
29:05des schémas
29:05de stop and go
29:07qui étaient compliqués.
29:08Mais cette loi
29:10de programmation,
29:11à quel point
29:12elle est indispensable
29:13parce que finalement
29:14la filière,
29:14elle avance
29:15sans cette loi
29:16depuis 3-4 ans.
29:17Elle est indispensable
29:19d'abord
29:20parce que je pense
29:20que ce que je disais
29:21c'est qu'il faut une vision.
29:24Donc on a besoin
29:25de cette visibilité
29:26et cette loi
29:27donne la visibilité.
29:28Le deuxième aspect
29:29qui est important
29:30c'est que ça donne aussi
29:31les moyens
29:33et l'État
29:33d'intervenir
29:34pour aider
29:35les filières
29:35ou pas.
29:36S'il n'y a pas de plan
29:37vis-à-vis de l'Europe
29:38on ne peut plus faire.
29:40Donc là
29:40on est dans une situation
29:41qui peut durer
29:43éventuellement
29:44parce qu'il y a
29:45l'ancienne
29:45qui court encore
29:46jusqu'à 2028.
29:48Mais tout ça
29:49est bâtard
29:50et la vraie question
29:51qui est posée
29:52c'est
29:52est-ce que c'est
29:53du ressort
29:53de l'État
29:54donc vraiment
29:55de régalien
29:56ou est-ce qu'on en fait
29:57une sorte
29:57de débat politique
30:00qui dans le contexte
30:00actuel
30:01honnêtement
30:02bloque tout.
30:04Malheureusement
30:05on en est là.
30:06C'est-à-dire
30:06qu'on a le sentiment
30:08que les politiques
30:11vont hésiter
30:11par exemple
30:12à dire
30:12allez on met le paquet
30:13sur l'éolien
30:14parce que c'est devenu
30:15un enjeu
30:15politique
30:16dont s'est emparé
30:17une partie
30:18de l'échiquier
30:19qui va dire
30:20ah non l'éolien
30:21c'est nouveau
30:21vous voyez ce que je veux dire
30:22donc
30:23c'est ça qui freine
30:25les diffusions
30:26d'après vous ?
30:27Attendez
30:27la peur de s'engager
30:28mais ce qui est assez étonnant
30:32c'est quand on questionne le français
30:33il y a eu
30:34un sondage
30:35important
30:36qui a été fait
30:36sur les ENR
30:38il y a
30:38il y a 2-3 mois
30:40qui montre
30:40qu'ils sont plébiscités.
30:42Oui c'est un sondage
30:42je l'ai d'ailleurs
30:43c'est Eliphobe
30:44qui a fait ce sondage
30:45au mois de mai
30:46pour ENGIE
30:4784% des français
30:48ont une bonne image
30:49des énergies renouvelables
30:50et le solaire d'ailleurs
30:51arrive encore un peu plus haut
30:53à 89%
30:54donc ça pose des questions
30:56comment est-ce qu'on peut avoir
30:57des débats comme ça
30:59je ne vais pas dire haineux
31:01tellement conflictuels
31:03avec des contre-vérités
31:05qui sortent tout le temps
31:05alors que le débat
31:07il doit être
31:07avant tout
31:08économique
31:09mais en se projetant
31:10dans le temps
31:11et pas avec un débat
31:12de dire
31:13aujourd'hui il se fait ça
31:14non
31:14quand on investit
31:15dans une centrale
31:16nous c'est 40 ans
31:17donc
31:18c'est là
31:20où il y a un débat
31:20qui fonctionne
31:22pas du tout
31:23mais est-ce que ça veut dire
31:24que ce sont des filières
31:26qui dépendent
31:27des subventions de l'Etat
31:29alors c'est plus compliqué
31:30que ça
31:30parce qu'on est passé
31:32d'un système
31:33où c'est l'Etat
31:33effectivement qui décidait
31:34là je reviens sur le régalien
31:36un peu
31:37du niveau de prix
31:38et
31:39le
31:40j'allais dire
31:41la libéralisation
31:42de l'énergie
31:44en Europe
31:45qui peut poser à elle
31:47une question politique
31:48mais qui est
31:49un fait
31:50actuellement
31:51aboutit
31:53à ce qu'il y ait
31:54des hauts et des bas
31:54donc il y a des années
31:55où on va rapporter
31:57beaucoup d'argent
31:57à l'Etat
31:58parce qu'il nous fixe
32:00un système d'appel d'offres
32:02il va nous comparer
32:03au prix de marché
32:04c'était le cas
32:05il y a 3-4 ans
32:05puis il y a des moments
32:06où effectivement
32:07l'Etat
32:07doit débourser
32:08notamment
32:09c'est ce qui se passe
32:10actuellement
32:11où il y a manifestement
32:13trop d'électricité
32:14qui n'est pas forcément
32:15bien
32:16bien gérée
32:17donc
32:17il y a des multiples questions
32:19qui sont posées
32:20mais moi j'insiste
32:21tout ça doit être
32:22avec une vision économique
32:25rationnelle
32:26dans le temps
32:26donc il y a des scénarios
32:28qui sont faits
32:29par RTE
32:29qui sont des scénarios
32:32qui sont ce qu'ils sont
32:33qui doivent être réactualisés
32:35régulièrement
32:36parce que
32:36la réalité
32:37n'est pas toujours
32:38celle des scénarios
32:39mais ça ne change pas
32:40c'est une vision
32:41à long terme
32:42qu'on doit avoir
32:42quand vous lisez
32:44je crois que c'était
32:44il y a trois semaines
32:45cette tribune
32:46d'un certain nombre
32:47d'élus
32:48de personnalités
32:49je vais citer
32:49François-Xavier Bellamy
32:50Robert Ménard
32:51Alexandre Jardin
32:51ils disent
32:52la priorité
32:53de la donnée
32:53aux renouvelables
32:54au détriment du nucléaire
32:55pourrait faire doubler
32:56les factures d'électricité
32:57des français
32:58ils parlent
32:58de bombes à retardement
32:59etc
32:59c'est ce qu'on appelle
33:01les fake news
33:02sorties purement
33:04par du politique
33:05c'est là où je vous dis
33:05le problème
33:06on revient à un problème initial
33:07c'est du politique
33:09c'est même pas
33:11ce que veulent forcément
33:13leurs électeurs
33:14mais c'est du politique
33:15une sorte de position
33:17qui se met à gauche
33:18à droite
33:19et qui a honnêtement
33:21pour nous
33:21pas beaucoup d'intérêt
33:22mais il y a quand même
33:24une question
33:24d'acceptabilité
33:26par les riverains
33:27alors c'est assez
33:29pour parler tout à l'heure
33:30du sondage
33:32qui a été fait
33:33ce qui est intéressant
33:34c'est que les riverains
33:35sont encore ceux
33:35qui en demandent le plus
33:36c'est pas toujours vrai
33:38par exemple
33:39sur les projets
33:39de parcs éoliens
33:40il y a quand même
33:41je veux pas parler
33:42de l'éolien
33:43je connais moi
33:44non mais
33:45l'acceptabilité
33:47honnêtement
33:47dans le solaire
33:48elle est a priori
33:49très bonne
33:49il peut se poser
33:50des questions
33:51quand il y a
33:51des très très grandes
33:52centrales
33:55qui se font
33:55et qui prennent
33:56un espace important
33:57mais globalement
33:58il n'y a pas de rejet
34:00on a un bon soutien
34:01des élus
34:02de toute façon
34:02toutes nos centrales
34:04et je reviens dessus
34:05on est lié au territoire
34:07on n'est pas
34:08quelque chose
34:09qui est national
34:10c'est quelque chose
34:10qui est vraiment
34:11proche du territoire
34:12et il n'y a pas
34:12de centrale
34:13qui peut se faire
34:14sans le soutien
34:15des élus locaux
34:16donc il peut y avoir
34:18des tas de raisons locales
34:19pour que de temps en temps
34:20il y ait des gens
34:20qui bloquent
34:21etc
34:22honnêtement
34:23je les exhorte
34:25plutôt
34:26à discuter
34:27avec les porteurs
34:29de projets
34:29et à permettre
34:31effectivement
34:31de voir
34:32comment améliorer
34:33le projet
34:33pour qu'il n'y ait
34:34pas d'impact
34:34nous l'impact
34:35on le connait
34:36c'est un impact
34:37qui est éventuellement
34:38visuel
34:38donc un impact
34:40sur le
34:41comment bien
34:43cacher ça
34:43honnêtement
34:44c'est pas difficile
34:45à idéer
34:46pour cacher
34:47des centrales solaires
34:48vous pouvez passer à côté
34:49vous l'averez pas
34:50un dernier mot
34:51de ce contexte politique
34:53puisque Sébastien Lecornu
34:55il a été secrétaire d'état
34:56à la transition écologique
34:58bon
34:58il a pas forcément
34:59marqué les esprits à l'époque
35:00mais il y a eu ce programme
35:02Place au Soleil
35:02qui a été présenté
35:03en juin 2018
35:05pendant qu'il était
35:06en poste
35:07est-ce que vous vous dites
35:08tiens
35:08peut-être qu'il s'en souviendra
35:10ça vous rassure ça
35:12ou alors
35:12à priori
35:13j'ose espérer
35:14qu'il s'en souviendra
35:15et qu'il y aura
35:17une certaine logique
35:18mais on revient un peu
35:18c'est ce que je vous ai dit
35:19il y a pas longtemps
35:20on votait
35:21une loi d'accélération
35:23et un an après
35:26on est toujours
35:26dans l'attente
35:27de la PPE
35:28etc
35:28donc
35:28j'insiste dessus
35:30la visibilité
35:33et la consistance
35:34sont indispensables
35:36quel que soit
35:37le secteur concerné
35:38c'est pareil pour le nucléaire
35:39c'est pareil pour nous
35:40nous avons besoin
35:41d'avoir des choses précises
35:42devant nous
35:43c'est quoi les grands projets
35:44là
35:45des projets de central
35:47peut-être important
35:48que Général du Solaire
35:49est en train de développer
35:50il y en a en France
35:51là en cours
35:52ou c'est plutôt
35:53ailleurs en Europe
35:54non non
35:54il y en a
35:55beaucoup en cours
35:57en France
35:57on est très dynamique
36:00en France
36:01c'est vrai
36:03que les gros projets
36:05il y a deux types
36:06de questions
36:06l'acceptabilité locale
36:08donc c'est le travail
36:09avec les élus locaux
36:11qui fait que
36:11c'est possible
36:12ou c'est pas possible
36:13il y a quand même
36:14quelque chose
36:15que nous privilégions
36:16nous
36:16Général du Solaire
36:18et c'est peut-être
36:18une de nos spécificités
36:19on cherche beaucoup
36:21à être sur les terrains
36:22dits dégradés
36:23dans ce cas là
36:24où il n'y a pas réellement
36:25de compétition
36:27avec d'autres activités
36:28ça peut être
36:29des délaissés d'autoroutes
36:30ou des délaissés
36:31de vières
36:31autour des aéroports
36:33tout ce qui concerne
36:36les carrières
36:38les mines
36:39les vieilles zones
36:40et il y en a beaucoup
36:41des terrains dégradés
36:42on découvre toujours
36:44ce qui est rassurant
36:45il faut savoir
36:46que plus de la moitié
36:47des centrales
36:47au sol actuel
36:48se font sur ces terrains
36:49et c'est très bien
36:51actuellement
36:52il y a quelque chose
36:52de neuf
36:53et sur lequel
36:54on se développe
36:55beaucoup
36:55mais qui pose
36:56quand même
36:56d'autres questions
36:58c'est le développement
36:58de ce qu'on appelle
36:59l'agrivoltaïsme
37:00je ne sais pas
37:01si on peut
37:01on en a souvent
37:02parlé ici
37:03il faut réexpliquer
37:05ce que c'est
37:05c'est sur une
37:06sur une exploitation
37:08agricole
37:08on va mettre
37:09des panneaux
37:10qui vont s'adapter
37:13s'associer
37:14à l'activité
37:15agricole
37:16tout à fait
37:16c'est vraiment
37:17de prendre
37:17sur une parcelle
37:18et de s'assurer
37:20que à la fois
37:21l'agriculture
37:23reste prédominante
37:25mais en même temps
37:26en mettant
37:26des panneaux solaires
37:28l'avantage de ça
37:29c'est qu'on est
37:30sur des terrains
37:31où il n'y a
37:31pas d'enjeu
37:32en général
37:33d'ordre
37:35de biodiversité
37:37ou environnemental
37:38il y en a beaucoup moins
37:38parce qu'il y a déjà
37:39de l'agriculture
37:40et c'est aussi
37:41quelque chose
37:41qui peut permettre
37:42de participer
37:43au bien-être
37:44des animaux
37:45par exemple
37:46ou voir
37:47avec ce qu'on a
37:48actuellement
37:49comme température
37:51extrême
37:51être des vraies
37:53sombrières
37:53exactement
37:55pour l'activité
37:56donc il faut
37:56trouver un dosage
37:57il faut qu'on y arrive
37:58c'est complexe
38:01et c'est
38:02alors ce qui est
38:02un peu compliqué
38:02actuellement
38:03c'est qu'on a
38:04un peu trop ouvert
38:05sans doute
38:05les vannes
38:07sur toute possibilité
38:08de faire ça
38:09un peu n'importe où
38:10alors que nous
38:11on a toujours
38:11préconisé
38:12de dire
38:12qu'il fallait un peu
38:13le diriger
38:14vers des exploitations
38:16agricoles
38:16parce qu'on sait
38:18qu'on a
38:18dans le monde rural
38:19il y a des endroits
38:20où l'agriculture
38:21a vraiment besoin
38:22de soutien
38:23et que c'est un des moyens
38:24de permettre
38:25d'activer ça
38:26notamment dans l'élevage
38:28et notamment dans les zones
38:29un petit peu montagneuses
38:30je voudrais quand même
38:31qu'on parle d'autoconsommation
38:32il y a plus d'un million
38:33de sites de production solaire
38:35en France
38:35dont plus de 600 000
38:37617 000
38:37en autoconsommation
38:38soit des particuliers
38:39soit des entreprises
38:40est-ce que ça fait partie
38:42des projets
38:44de général du solaire
38:45ou est-ce que
38:46quand on dit
38:47autoconsommation
38:48c'est trop petit
38:49et ça ne vous concerne pas
38:50vous voyez ce que je veux dire
38:51alors
38:52je vais répondre
38:53d'abord
38:53de manière plus générale
38:54pour bien comprendre
38:55de quoi on parle
38:56de quoi on parle
38:57le solaire
38:58on l'imagine tous
38:59ça peut être aussi bien
39:00sur un toit
39:01des petites centrales
39:03ça peut être sur des ombrières
39:04ça peut être sur un lac
39:06ça peut être sur ça
39:08donc c'est multiforme
39:10quand on parle
39:11de
39:12le rôle du solaire
39:14finalement
39:15il doit se diriger
39:16mais
39:16il a bien évidemment
39:18un côté économique
39:19et c'est joliens
39:20sur ce que je vous disais
39:20tout à l'heure
39:21et nous
39:21on a vraiment deux visions
39:23qui sont claires
39:23c'est que tu as tout un côté
39:25pour gérer les petites centrales
39:26on doit vraiment s'orienter
39:28vers l'autoconsommation
39:29parce que
39:29ça permettra
39:30d'aller directement
39:31près du site
39:33et n'aura pas supporté
39:34tous les coûts
39:35qu'il y a à côté
39:35d'aller sur le marché
39:37et ainsi de suite
39:38et les plus grandes
39:39se doivent d'être
39:39les plus compétitifs possibles
39:41on parlera peut-être
39:42après du stockage
39:42parce que c'est un élément
39:44complémentaire
39:45indispensable
39:46au développement
39:48du solaire
39:49sur l'autoconsommation
39:51on est sur quelque chose
39:52je dirais
39:53qui est parfait
39:55qui correspond vraiment
39:56à une volonté
39:57ça coûte
39:58effectivement
39:58le principe est simple
40:00vous êtes un particulier
40:01vous êtes un entrepreneur
40:02vous avez un toit
40:04qui permet de recevoir
40:05du salaire
40:06vous allez prendre
40:07directement la production
40:09de ce que vous avez là
40:11et vous allez
40:12entre guillemets
40:13l'utiliser
40:14pour vous
40:14donc
40:15quand on fait ça
40:17on voit bien le mérite
40:18c'est beaucoup plus rapide
40:19c'est effectivement
40:20beaucoup moins cher
40:21que si
40:22vous achetez ça
40:23à un fournisseur
40:25et donc
40:26c'est quelque chose
40:26qui fonctionne
40:27ceci étant dit
40:28c'est vrai aussi
40:29qu'à travers
40:31l'autoconsommation
40:32on a aussi besoin
40:33de vendre
40:34le surplus
40:35parce qu'on n'est pas
40:37toujours
40:37le bon moment
40:39où on a de l'électricité
40:40et celui où on consomme
40:41ce qui veut dire quoi
40:42c'est que maintenant
40:43derrière l'autoconsommation
40:45qui je vous dis
40:46est destiné
40:48à un développement
40:49fort
40:49j'allais dire
40:50inévitable
40:51il y a aussi maintenant
40:52des systèmes de pilotage
40:54qui est de dire
40:54quand ça produit
40:55à 12h
40:56je vais mettre
40:57ma machine à laver
40:59mon chauffe-eau
41:00mon véhicule électrique
41:02etc
41:02parce que je sais
41:03que je produis
41:04et là j'ai envie
41:05de l'utiliser
41:05etc
41:06c'est tout ce travail-là
41:07qui va se faire
41:08y compris avec des petites batteries
41:09si on veut augmenter
41:10le niveau de l'autoconsommation
41:11et alors
41:11il y a eu cet été
41:13un certain nombre
41:14de cas
41:15d'incendies
41:16dans des maisons
41:17équipées de panneaux solaires
41:18c'est des défauts
41:19d'installation ça
41:20ou alors il y a
41:20parce qu'évidemment
41:22il y a eu
41:22des très fortes chaleurs
41:23des épisodes
41:23de canicule
41:24comment vous réagissez
41:26ma connaissance
41:27il n'y a pas eu
41:27beaucoup
41:28c'est pas
41:29disant cet été
41:30la question
41:31qu'il peut se poser
41:32c'est quand il y a
41:32des incendies
41:33je dirais
41:33de forêt
41:34il y a des centrales
41:35à côté
41:35qu'est-ce qui se passe là
41:37par rapport
41:38à ce qui est dit
41:39sur
41:39c'est une question
41:40d'image aussi
41:41qui est liée à ça
41:42c'est avec les trains
41:43qu'on peut avoir
41:44mais j'allais dire
41:45quand il est légitime
41:46l'électricité
41:47c'est quelque chose
41:48de sérieux
41:48c'est pas quelque chose
41:49qu'on s'amuse
41:49à bricoler tout seul
41:50donc il faut des spécialistes
41:52il faut des spécialistes
41:54qualifiés
41:55et nous c'est quelque chose
41:57qu'on demande
41:58et sur lequel un syndicat
41:59comme Inter & Plan
41:59travaille beaucoup
42:00c'est la qualification
42:01et s'assurer
42:02que tous les installateurs
42:04ont les bonnes qualifications
42:05et que
42:05je le dis toujours
42:06à tous ceux
42:07qui veulent le faire
42:08assurez-vous bien
42:09que votre installateur
42:11a les bonnes qualifications
42:12pour faire ça
42:14donc il y a des labels
42:15il y a des choses
42:16qui sont claires
42:17et qui
42:17Cali-PV par exemple
42:19est un label
42:20qu'on a mis en place
42:23avec un autre syndicat
42:24le SER
42:25pour beaucoup d'installateurs
42:26l'ont
42:26on pense qu'il faut
42:27que tout le monde
42:28ait Cali-PV
42:29ou l'équivalent
42:31ne pas s'assurer
42:32à avoir un peu
42:33n'importe quoi
42:34Cali-PV
42:35Cali-PV
42:35pour photovoltaïque
42:36évidemment
42:37donc ce syndicat
42:39des professionnels
42:39de l'énergie solaire
42:40que vous présidez
42:41Enerplan
42:42soutient
42:43l'idée
42:44d'une réindustrialisation
42:45de la France
42:46vous dites
42:47l'idéal
42:47ce serait de viser
42:47les 50%
42:48de panneaux
42:49d'origine européenne
42:50pour nos projets
42:51aujourd'hui
42:52on en est
42:53très très loin
42:54on en est très très loin
42:56mais vous savez
42:56quand il n'y a pas
42:57de PPE
42:57quand il n'y a pas
42:58d'objet
42:58on n'aide pas
43:00forcément
43:01à se dire
43:01qu'on va faire
43:02des gigafactories
43:03en France
43:03alors que d'autres
43:04pays européens
43:06eux
43:07ont des programmes
43:08qui sont bien
43:09visibles
43:10on prend pas
43:11l'Italie par exemple
43:12qui se développent
43:14très rapidement
43:15mais les panneaux
43:17eux-mêmes
43:17ils ne sont pas
43:19fabriqués en Europe
43:20ça commence
43:21il y a une grande usine
43:22italienne
43:23qui est en train
43:23de se faire
43:23pourquoi ?
43:24parce qu'il y a un programme
43:25derrière
43:25et qu'ils ont en train
43:26de faire en Sicile
43:28une usine
43:29de plusieurs gigawatts
43:31là-dedans
43:31donc je pense
43:33qu'il faut bien comprendre
43:34c'est-à-dire que le match
43:35pardon de vous interrompre
43:36mais le match
43:37n'est pas perdu
43:38avec les pays asiatiques
43:40et notamment la Chine
43:40en la matière
43:41c'est clair
43:42que les pays asiatiques
43:43ont pris de l'avance
43:43c'est clair aussi
43:45qu'on est un grand marché
43:46on est alors
43:48on prend peut-être
43:50du marché global
43:52du solaire dans le monde
43:53mais l'Europe
43:54est un des secteurs
43:55importants
43:56qui est devenu
43:57honnêtement moins important
43:58dans le temps
43:58que même la Chine
43:59plus de 50%
44:01des nouvelles centrales
44:03se font en Chine
44:04donc ça vous donne déjà
44:05une idée
44:06de ce qui se fait là-bas
44:07mais
44:08quand on est nous là
44:11on peut le faire
44:12parce qu'on peut avoir
44:13de la résilience
44:14ça fait partie
44:15des logiques
44:16pour permettre
44:17progressivement
44:18à ces gigafactoriques
44:19à une gigafactorique
44:20à la taille suffisante
44:21pour être au niveau
44:23de ce que veulent être
44:24les Chinois
44:24est-ce que ça veut dire
44:25qu'on ne travaillera pas
44:26avec les Chinois
44:27parce qu'ils ont pris
44:29de l'avance
44:29peut-être qu'il faudra regarder
44:31un peu
44:31où est-ce qu'ils en sont
44:32actuellement
44:33et s'assurer d'avoir
44:34des techniques
44:35qui soient aussi
44:36compétitives
44:37avec les leurs
44:38Je vais m'appuyer
44:39sur une de vos citations
44:40le solaire est soumis
44:41à trois codes
44:42environnement
44:43énergie
44:44urbanisme
44:45qui peuvent se contredire
44:46entre eux
44:47il y a de telles couches
44:48d'obligations
44:48que cela aboutit
44:49à des blocages
44:50il y avait une loi
44:52sur la simplification
44:53de la vie économique
44:54qui était dans les tuyaux
44:55évidemment
44:56la chute du gouvernement
44:56Bayrou
44:57la met en suspens
44:59est-ce que vous
44:59avez perdu tout espoir
45:01ou est-ce que vous dites
45:02qu'un jour
45:03parce que moi j'ai l'impression
45:03que ça fait plus de 30 ans
45:05que je fais ce métier
45:05heureusement ou malheureusement
45:06et d'avoir entendu
45:07tous les gouvernements
45:08nous annoncer
45:09un choc de simplification
45:10est-ce que vous y croyez
45:12encore
45:12alors on va être
45:14un peu ironique
45:14mais chaque fois
45:15qu'un moment de simplification
45:17on est tout de suite
45:17en alerte
45:18en disant
45:18qu'est-ce qui va nous sortir
45:19qui va compliquer
45:22exactement
45:22c'est une maladie française
45:25parce que je peux le comparer
45:27avec d'autres pays européens
45:28pour développer une centrale solaire
45:31on met plus du double de temps
45:33de ce qu'on fait en Italie
45:34il y a même
45:35pour des centrales plus petites
45:36on est à 3 ou 4 fois plus petits
45:38on en perd
45:40tout bon sens
45:42je dirais juste un chiffre
45:43on dit toujours
45:44ça va regarder
45:45des panneaux solaires partout
45:46actuellement
45:47tout ce qu'on a
45:48en France
45:49c'est 0,005%
45:58du territoire français
45:59en panneaux solaires
46:00en panneaux solaires
46:01donc il y a de la marge
46:02c'est effectivement
46:04pas zéro
46:05mais si je le dis
46:06chaque année
46:07on a besoin
46:07de peut-être 3000 hectares
46:09c'est 30 hectares
46:09par département
46:10donc je ne dis pas
46:12qu'il n'y a pas
46:12d'enjeu zéro
46:14mais d'ici
46:15à bloquer tout ça
46:16et de mettre
46:16autant de commissions
46:18qui se répètent
46:19les unes les autres
46:20qui se contredire
46:21il y a un moment donné
46:22où c'est impossible
46:23mais c'est le bas le français
46:24c'est-à-dire que
46:25dès qu'on fait
46:26une simplification
46:27on va tout de suite
46:28la canaliser
46:29de peur
46:29qu'il y en a
46:30qui en profitent
46:31avant même
46:33qu'on ait ça
46:33on met déjà
46:34les barrières
46:35pour s'assurer de ça
46:36et in fine
46:37ça fait toujours
46:37des textes
46:38qui sont impossibles
46:39le parlement
46:40est incroyablement
46:42créatif
46:42dans ce domaine là
46:44mais on en perd
46:45tout bon sens
46:46je veux dire
46:46le côté pragmatique
46:48de nos voisins
46:49visiblement
46:51n'est pas
46:51quelque chose
46:52qui existe en France
46:53donc on a un cumul
46:54de lois
46:55qui se rajoutent
46:56les unes les autres
46:57avec des bonnes volontés
46:58des politiques
46:59qui n'arrêtent pas
47:00de nous dire
47:00qu'il faut faire
47:01de la simplification
47:02c'est même
47:03un de leur dada
47:04permanent
47:05simplifiant
47:06simplifiant
47:06simplifiant
47:07la réalité
47:08c'est que
47:08malheureusement
47:09il n'y a pas grand chose
47:09qui sort
47:10bon on est toujours
47:11en attente de simplification
47:12et en même temps
47:12vous lui dites
47:13il nous faut
47:13des gigafactories
47:14est-ce qu'il y a
47:14des projets
47:15quand même
47:15de gigafactories
47:16solaires
47:17qui avancent
47:18écoutez
47:18on a
47:19deux
47:20beaux projets
47:21qui sont
47:22bien connus
47:23qui sont
47:23le projet carbone
47:24et le projet
47:25holosolis
47:26qui sont
47:27des projets
47:28de gigafactories
47:29qui avancent
47:29malgré tout
47:30malgré ces sociétés
47:32où la profession
47:33est franchement
47:34en soutien
47:34même à titre
47:37d'entreprise
47:38la filière
47:39les soutiens
47:40investis dedans
47:41parce qu'on pense
47:42que c'est vrai
47:43que si on a une logique
47:44si on va jusqu'au bout
47:45de l'indépendance
47:46de ce qui peut être fait
47:47au niveau
47:48de toute une filière énergétique
47:50on a aussi besoin
47:51de maîtriser
47:52l'énergie
47:52et de l'avoir
47:53chez nous
47:54donc ça fait partie
47:55des
47:56effectivement
47:57des dossiers
47:58importants
47:59dans les
48:00moins
48:00il y a gigafactories
48:02de fabrication
48:03de panneaux
48:03photovoltaïques
48:04alors
48:05avec une question
48:06de compétitivité
48:07forcément
48:08ça doit être
48:09la première obsession
48:09par rapport
48:11aux concurrents
48:11asiatiques
48:12et chinois
48:12il faut de la masse
48:13forcément
48:14pour réussir
48:15à être à peu près
48:15compétitif
48:15il faut de la masse
48:16il leur faudra
48:17du temps
48:18pour
48:18objectivement
48:19arriver à baisser
48:21totalement compétitif
48:22avec
48:23la Chine
48:24mais s'ils le font
48:25avec une masse
48:26suffisante
48:27et un bon soutien
48:27de la filière
48:28en quelques années
48:29ils doivent y arriver
48:30vous avez évoqué
48:31la question du stockage
48:32il nous reste 2-3 minutes
48:33et je voudrais
48:34qu'on en parle
48:35pourquoi c'est aussi
48:36un enjeu majeur
48:37pour que cette filière
48:39des énergies
48:40en général
48:41et du photovoltaïque
48:42en particulier
48:42se développe
48:44un exemple simple
48:45qui permet
48:45de faire comprendre
48:47à tout le monde
48:47quand en été
48:49toutes les centrales solaires
48:51fonctionnent
48:52en plein mois d'août
48:52notamment
48:53un 15 août
48:54par exemple
48:54qui fasse très beau
48:55tout le monde
48:56est à la plage
48:56nos centrales
48:57elles produisent
48:59elles peuvent
48:59entre guillemets
49:01inonder le marché
49:02et s'il n'y a pas
49:03justement
49:04un peu de stockage
49:05qui est en face
49:06et qui permet
49:06de lisser
49:07toute cette production
49:09on arrive
49:10à une surproduction
49:11je ne parle même pas
49:12des prix négatifs
49:13mais sur l'électricité
49:15on arrive
49:16à des éparations
49:17plus on va développer
49:18le solaire
49:18plus c'est logique
49:20de mettre aussi
49:21en face
49:21du stockage
49:22et on en a besoin
49:23pour le réseau
49:24parce que ça permet aussi
49:25de lisser sur le réseau
49:27et de coûter moins cher
49:28sur toute
49:29la modernisation
49:31les solutions techniques
49:32elles existent
49:33ou alors
49:34il faut encore en inventer
49:35en matière de stockage
49:36alors le stockage
49:37il faut savoir
49:37que tous les systèmes
49:39de batterie
49:40parce que c'est celles
49:41qui se développent
49:41plus vite
49:41on fait des progrès
49:43énormes
49:43en peu de temps
49:44donc on arrive
49:46à des niveaux
49:47et à des coûts
49:47qui sont tout à fait
49:48compatibles
49:50et qui rend le solaire
49:51production plus
49:52stockage
49:54tout à fait compétitif
49:56il nous reste
49:56une minute trente
49:57un peu moins
49:57je voudrais quand même
49:58qu'on parle de vos projets
49:59en Afrique
50:00parce que vous l'avez évoqué
50:00mais très rapidement
50:01c'est un engagement
50:03si je comprends bien
50:04de Général du Solaire
50:05c'est un engagement
50:05d'un Général du Solaire
50:06effectivement
50:07alors l'engagement
50:08il a deux formes
50:09il a vraiment
50:09de l'engagement
50:10par rapport à une association
50:11qui s'appelle
50:12Puy du Désert
50:13et qui
50:14comme son nom l'indique
50:16dans le Sahara
50:17et même
50:17dans le haut du Niger
50:19avec les Touareg
50:20c'est un système
50:22de puits
50:22qu'on fait un peu partout
50:24avec une pompe
50:25pour aller chercher l'eau
50:26et surtout
50:27des panneaux solaires
50:27pour donner
50:28l'électricité
50:29et qui permet
50:30à cette eau de monter
50:31il y en a déjà
50:32une vingtaine
50:33qui sont installées
50:34et pour être honnête
50:34c'est quelque chose
50:35qui marche très bien
50:36il faut aider
50:36ce genre d'associations
50:39qui sont proches du terrain
50:40et c'est les Touareg
50:41eux-mêmes
50:41qui gèrent l'ensemble
50:42donc c'est un bel exemple
50:44sinon dans le reste
50:45de l'Afrique
50:45pour voir ça
50:46le gros enjeu
50:47c'est l'électrification rurale
50:48on y travaille
50:50avec des mini-grids
50:51mais j'ajouterai
50:51c'est très compliqué
50:53merci beaucoup
50:55Daniel Bourg
50:56et à bientôt
50:56sur Be Smart for Change
50:58on passe tout de suite
50:58à notre rubrique
50:59start-up
51:00C'est Smart Ideas
51:07notre rubrique
51:08start-up et innovation
51:09avec Jordan de Villaret
51:10bonjour
51:10bonjour
51:11bienvenue
51:12vous êtes la fondatrice
51:13de Susti
51:14vous l'avez créée
51:14en novembre 2024
51:15c'est quoi Susti ?
51:17Ah Susti
51:18Susti c'est une solution
51:19qu'on essaie de proposer
51:20aux éditeurs
51:21de la décoration
51:22pour revaloriser
51:24recycler
51:25et redonner
51:26une deuxième vie
51:26à leur matière
51:27il y a tous les ans
51:28à peu près 20%
51:29de leurs collections
51:30qui sont renouvelées
51:31donc des stocks
51:32très importants
51:33parce que des productions
51:33qui sont souvent
51:34qui anticipent
51:36un certain nombre
51:36de besoins
51:36mais qui ne sont pas
51:37forcément calés
51:38sur la réalité
51:38et donc on essaie
51:40de leur donner
51:40une deuxième vie
51:41alors on parle de quoi
51:42de tissu
51:43de tissu haut de gamme
51:44c'est ça ?
51:44on parle d'éditeurs
51:46oui
51:46de grandes marques
51:47de la décoration
51:48voilà
51:49qui ont depuis toujours
51:51travaillé je dirais
51:52de façon
51:53en partenariat
51:57avec les architectes
51:58et les grands éditeurs
51:59de meubles
52:00mais aujourd'hui
52:01on a des nouvelles
52:01contraintes environnementales
52:03et voilà
52:04on a un planning
52:05jusqu'à 2030
52:05à tenir
52:06on a un DPP
52:08qui est un passeport
52:08digital
52:09à mettre en place
52:10sur les produits
52:11on a des réglementations
52:12qui leur demandent
52:14de changer un petit peu
52:15leur mode de production
52:16il y a un gisement
52:18très important
52:19moi je ne me rends pas compte
52:20de ce que ça représente
52:21ces tissus
52:23haut de gamme
52:24il est difficile
52:25à te donner
52:28des chiffres
52:29très précis
52:29cela dit
52:30on a déjà
52:31la possibilité
52:32de se dire
52:32qu'on a à peu près
52:33sur chaque marque
52:34à peu près entre 15 et 20 000 mètres
52:36de tissus
52:37on ne parle pas
52:38de chute de tissus
52:39on parle de rouleaux de tissus
52:40donc neuf
52:41prêts à l'emploi
52:42là aujourd'hui
52:43on a à peu près
52:4420 marques
52:44et déjà 20 grands groupes
52:46avec lesquels on a signé
52:47donc on peut
52:48se donner déjà
52:49une petite idée
52:49de centaines
52:50de 200
52:51de 300 000 mètres
52:52de tissus
52:52à l'échelle
52:54d'un marché
52:55qu'on a identifié
52:56d'à peu près
52:5660 grands groupes
52:57on pourrait arriver
52:58à plus d'un million
52:59de mètres de tissus
53:00revalorisés
53:02et mis sur le marché
53:03c'est quoi votre modèle économique
53:05à qui vous vous adressez ensuite ?
53:08on est une marketplace
53:09le modèle il est assez simple
53:10nous on est metteur sur marché
53:12on ne porte pas les stocks
53:13on ne porte pas la logistique
53:14on est là pour valoriser
53:16et mettre en place ces matières
53:17donc on va s'appuyer
53:20sur la notoriété des marques
53:21on va s'appuyer sur nos prescripteurs
53:23qui sont les architectes
53:25les décorateurs
53:26les designers
53:26tous ces grands je dirais
53:28voilà ces créatifs
53:30qui nous permettent
53:30à nous de vivre
53:31et de revaloriser
53:32toutes ces maisons
53:33donc vous mettez en relation
53:35les éditeurs
53:37c'est ça ?
53:38c'est le terme que vous employez
53:38de tissus haut de gamme
53:40et ceux qui vont pouvoir
53:41l'utiliser
53:42et qui n'avaient pas
53:42dans leur logiciel
53:44en quelque sorte
53:45le fait de pouvoir
53:46utiliser les tissus
53:48qui n'étaient plus vraiment
53:49proposés sur le marché
53:50les modes de consommation
53:51ils changent
53:52on a toutes ces nouvelles
53:53contraintes environnementales
53:55les architectes
53:56notamment dans le tertiaire
53:58tous les cabinets d'archies
54:00qui travaillent
54:00avec ces grandes foncières
54:02ont des nouveaux besoins
54:04et surtout de justifier
54:05d'un impact environnemental
54:06qui est un peu inférieur
54:08à celui qu'ils avaient avant
54:09donc on va leur permettre
54:10grâce à notre modèle
54:11de leur délivrer
54:13un certificat
54:14d'impact environnemental
54:15et de diminuer
54:16cette empreinte
54:16et ça c'était
54:17la première démarche
54:19de ce type
54:19parce que c'est pas
54:19qu'une marketplace
54:20pour vendre du tissu
54:21l'idée principale
54:23est quand même
54:23d'accompagner
54:24cet écosystème
54:25et cette industrie
54:26vers une consommation
54:27un peu plus responsable
54:29donc on va pas changer
54:30les modèles
54:31mais on va essayer
54:32de les aider
54:32à changer un peu
54:33leur façon de concevoir
54:34en leur permettant
54:36dans chaque projet
54:37d'avoir une partie
54:38de collection
54:38je dirais
54:39de l'année en cours
54:40et une partie
54:41de ces collections
54:42qui sont antérieures
54:43mais qui pas pour autant
54:44ne sont pas dévalorisées
54:46par la qualité
54:47ni par les produits
54:48il suffit juste
54:48de les assembler
54:50et de refaire quelque chose
54:51d'aussi bien
54:51ce qui me surprend
54:52c'est là
54:53on est un peu
54:54dans la même logique
54:55que la mode
54:55c'est vraiment ça
54:57j'ai le droit
54:59de parler de mon modèle
55:00et celui sur lequel
55:01je me suis appuyée
55:02en 2020
55:03un grand groupe
55:05pour ne pas citer LVMH
55:06avait monté
55:07un modèle similaire
55:08non à source
55:09justement pour revendre
55:11les matières
55:11de la haute couture
55:12donc les surplus
55:13de matières
55:14de la haute couture
55:14du groupe
55:15aujourd'hui
55:16c'est un modèle
55:16qui a fait ses preuves
55:17qui fonctionne très bien
55:18qui a des résultats
55:19très positifs
55:20et non à source
55:21m'a inspirée
55:22et venant moi-même
55:23d'un univers
55:25de la décoration
55:25j'ai fait l'étude
55:27de marché
55:27sur mon univers
55:28alors j'étais en agence
55:29de communication
55:30à l'époque
55:30mais voilà
55:31je me suis interrogée
55:32sur toutes ces pratiques
55:33j'ai été voir les maisons
55:34une par une
55:34et je me suis dit
55:35ok on a un vrai marché
55:37on ne parle pas
55:37d'un épiphénomène
55:39on parle de contraintes
55:40de marché
55:41de quantité
55:42et de personnes
55:43qui ont besoin aussi
55:44de changer
55:45et leur mode de production
55:47et leur mode de consommation
55:48donc on répondait
55:49complètement
55:50à des attentes
55:50merci beaucoup
55:52Jordan de Villaray
55:53d'être venu nous présenter
55:54Susti
55:55et bon vent
55:56à votre entreprise
55:57avec une ambition
55:58quand même
55:59de devenir la marketplace
56:00circulaire
56:00de la décoration
56:01et ben voilà
56:02c'est placé
56:02merci beaucoup
56:03je vous dis à demain
56:04pour un nouveau numéro
56:05de Smart Impact
56:07merci de votre fidélité
56:08à la chaîne des audacieuses
56:09et les audacieux
56:10salut
56:10merci
56:11merci
56:12merci
56:13merci
56:14merci
56:15merci
Commentaires