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  • il y a 11 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 4 avril, Santiago Lefebvre, président et fondateur de ChangeNOW ; Esther Finidori, directrice du développement durable de Schneider Electric, et Thomas Delhon, président-directeur général et cofondateur de Radiant, ont examiné la façon de concrétiser les aspirations écologiques en actions concrètes, pour passer des solutions aux décisions, dans l'émission Hors-Série Les Dossiers BFM Business, en direct du salon ChangeNOW au sein du Grand Palais, présentée par Philippine Dolbeau. Hors-Série Les Dossiers BFM Business est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business. Cette émission a été réalisée en partenariat avec ChangeNOW.

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00:01Hors série, les dossiers BFM Business. Change Now 2027. Passer des solutions aux décisions. Philippine Dolbeau.
00:09Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans BFM Climat. On est ici au cœur de Change Now, au
00:14sein du Grand Palais,
00:15un lieu où pendant trois jours, plus de 40 000 participants venant de 140 pays différents se rejoignent et se
00:21retrouvent autour d'une conviction
00:22devenue impossible à ignorer maintenant. La transition écologique et sociale, notamment, n'est plus une promesse, c'est une feuille
00:29de route.
00:29Alors je sais, c'est facile à dire, facile à dire notamment dans un monde traversé par les tensions économiques,
00:34les conflits géopolitiques aussi.
00:36Mais la question est la suivante. Comment transformer justement toutes ces ambitions en actions concrètes ?
00:41Ça tombe bien ? C'est justement le sujet et tout l'enjeu de cette édition 2026. Passer des solutions
00:47aux décisions.
00:48Alors vous allez voir, on va en parler justement avec celles et ceux qui au quotidien font bouger les choses
00:53à leur manière,
00:54dans leurs entreprises aussi et dans leur vie. Notamment, on va parler avec des grands groupes, avec L'Oréal,
00:58avec Schneider Electric aussi, qui repense, vous allez le voir, leur modèle face aux limites planétaires.
01:04On va parler aussi avec un dirigeant d'une PME radiante qui s'attaque à sa manière aussi à des
01:09angles morts
01:09de la transition écologique et climatique. Et puis on va aussi évidemment parler avec Santiago Lefebvre,
01:15c'est le cofondateur et le président de ce salon Change Now.
01:19On va lui poser la question justement, quels sont ses espoirs ? Qu'est-ce qui l'empêche de dormir
01:22en ce moment ?
01:23Et puis surtout, quel est le sens de cette édition ? BFM Climat, édition spéciale depuis Change Now.
01:29C'est parti.
01:31Barbara Bressence-Esfeld, bonjour.
01:33Bonjour.
01:33Merci d'être parmi nous aujourd'hui.
01:35Merci de me recevoir.
01:36Vous êtes la directrice RSE et développement durable de L'Oréal France.
01:39Vous êtes partenaire de Change Now cette année.
01:42Pourquoi c'était intéressant pour vous ? Et qu'est-ce que surtout vous voulez montrer sur ce salon cette
01:45année ?
01:46Oui, nous sommes partenaires de Change Now cette année. Nous sommes en fait à Change Now depuis 2023.
01:51Et en fait, ce qu'on cherche à montrer, c'est deux choses. D'abord, dire ce qu'on fait,
01:55expliquer nos différentes actions
01:56et les progrès aussi et les engagements qui sont les nôtres depuis plus de 30 ans en matière de transformation
02:01durable.
02:01Et puis aussi parce qu'ici, c'est le moment où on peut rencontrer tout un écosystème de solutions, d
02:07'entrepreneurs, d'ONG, de décideurs.
02:09Et c'est aussi l'occasion aussi de partager des idées et éventuellement d'en générer de nouvelles.
02:14Donc c'est aussi pour ça que nous sommes là.
02:15C'est tout ce qu'on vous souhaite. Vous portez d'ailleurs cette année, mais je crois que ça fait
02:18un certain temps aussi,
02:19le programme L'Oréal pour le futur. Vous nous en dites deux mots ?
02:22Oui, bien sûr. C'est un programme que nous avons initié en 2000 mains.
02:25Mais en fait, comme je le disais tout à l'heure, ça fait plus de 30 ans qu'on est
02:28engagé dans la transition environnementale chez L'Oréal.
02:31Moi, j'ai déjà quelques heures de vol dans le groupe. Ça fait 20 ans que je suis chez L
02:34'Oréal.
02:35Et en fait, par exemple, je cite souvent cet exemple.
02:38On a créé en 1995 notre premier laboratoire de recherche environnementale dans le groupe.
02:42Nos premiers engagements en termes de décarbonation, c'est au début des années 2000, notamment dans nos usines.
02:47Et puis progressivement, on a continué à vraiment stratégiser, cadrer cet engagement au niveau mondial, en France et dans le
02:52monde.
02:53Et notre premier grand programme, ça a été partager la beauté avec tous en 2013 et maintenant L'Oréal pour
02:57le futur.
02:58Alors il y a quatre piliers pour être très concret.
03:00Il y a évidemment un pilier de décarbonation, c'est limiter nos émissions.
03:03Nous sommes engagés depuis l'accord de Paris sur une trajectoire de net zéro à 2050 et des engagements à
03:082030.
03:10Notre deuxième pilier, c'est évidemment trouver des solutions qui sont naturelles, qui sont basées sur la nature et aussi
03:15protéger, régénérer cette nature dans la mesure du possible,
03:18dans les chaînes de valeur qui sont celles de la cosmétique et les nôtres aujourd'hui.
03:21Le troisième pilier, c'est évidemment la circularité.
03:24On en parle beaucoup aussi à Change Now, là, sur ces trois jours.
03:28Donc trouver des solutions pour avoir plus de matériaux recyclés, biosourcés dans nos produits.
03:34Et puis aussi des processus de fabrication, par exemple, qui soient plus circulaires.
03:39Et puis le dernier pilier, c'est plutôt l'impact positif.
03:42On est engagés auprès des femmes depuis des années, vous le savez, mais globalement auprès des communautés.
03:46Et donc, notre dernier pilier, c'est effectivement soutenir ces communautés et pouvoir les aider.
03:53Par exemple, nous sommes très engagés auprès des femmes.
03:55On travaille à l'autonomisation de 5 millions de femmes à l'objectif 2030.
04:01On pourra peut-être en parler un peu plus.
04:03Ou aussi remettre le pied à l'étrier pour les gens éloignés de l'emploi.
04:06Par exemple, on a des objectifs d'aider au moins 100 000 personnes d'ici à 2030.
04:09Merci pour ça. C'est vrai que c'est un vrai sujet aussi.
04:11On en parle peut-être un peu moins, mais c'est important.
04:13L'inclusion, quelle qu'elle soit, ici sur le salon.
04:16On parle aussi beaucoup d'objectifs.
04:18Concrètement, comment chez vous, chez L'Oréal, vous transformez ces décisions, ces engagements en action ?
04:24Je vais vous donner quelques exemples sur ces 4 piliers puisqu'on vient d'en parler.
04:27Avec plaisir.
04:28D'abord, ces objectifs, pour nous, c'est très important.
04:30On dit souvent, on mesure, enfin on améliore ce qu'on mesure.
04:34Nous, chez L'Oréal, on est aussi un ADN scientifique.
04:37Donc, on mesure et on dit ce qu'on fait et on partage nos progrès.
04:40Donc, aujourd'hui, typiquement, par exemple, si je prends la décarbonation, nous avions un objectif.
04:44Et je suis assez fière parce qu'il y a l'ensemble de nos collaborateurs qui y ont contribué et
04:48nos partenaires.
04:49Aujourd'hui, 100 % en fait, toutes nos usines dans le monde, donc en Europe et aussi en France, je
04:53rappelle qu'on a 11 usines en France.
04:55On est un gros secteur, enfin un gros intervenant industriel en France.
04:59On a 11 usines et on produit à peu près 26 % de la production mondiale du groupe.
05:02Par exemple, tous nos parfums sont produits en France.
05:05Coco Rico.
05:06Voilà, Coco Rico.
05:08Et donc, typiquement, toutes nos usines aujourd'hui, elles sont activées par de l'énergie renouvelable.
05:12Et quand on dit l'énergie renouvelable, on ne dépend pas seulement du mix énergétique du pays dans lequel on
05:16produit ou du mix français.
05:18C'est qu'on crée de l'énergie renouvelable en plus.
05:21Donc, on a des solutions de panneaux solaires, de géothermie, par exemple, dans nos usines.
05:25Pour aujourd'hui, voilà.
05:26Donc, on est extrêmement fiers de ça.
05:27Action concrète.
05:28Action très concrète et un résultat très concret.
05:30Sur, par exemple, la nature, on a un objectif en 2030 d'avoir au moins 90 % dans nos ingrédients
05:35ou nos matériaux d'origine biosourcée ou naturelle.
05:38D'accord.
05:39Donc, ça, c'est quelque chose sur lequel on travaille de façon assez intense.
05:43Par exemple, aujourd'hui, déjà 67 % de nos formules.
05:45C'est ce que j'allais vous demander.
05:46Combien ?
05:47Exactement.
05:48C'est 67 % de nos formules qui ont déjà des ingrédients d'origine naturelle ou biosourcée ou renouvelable.
05:53Et on a un objectif d'être à 75 % en 2030.
05:56Et puis, après, sur l'ensemble de nos matériaux à 90 %.
05:58Donc, vous voyez, on progresse et on dit ce qu'on fait.
06:00Ça, c'est quand même important pour que aussi nos consommateurs, en toute transparence, puissent suivre les actions qu'on
06:05mène.
06:05Et puis, un dernier point sur la circularité.
06:08Évidemment, on cherche des alternatives au plastique.
06:11Et on a un objectif extrêmement clair de diviser par deux en valeur absolue le plastique vierge dans tous nos
06:16produits d'ici à 2030.
06:19Et cette année, on est aujourd'hui à peu près à 50 % de plastique recyclé dans nos produits.
06:25Donc, on sort du plastique vierge.
06:26Et ça, c'est des éléments très forts en matière de circularité, mais aussi en matière de décarbonation.
06:30Alors, la transition est toute trouvée, chère Barbara.
06:34Parce que, justement, vous faites évoluer les usages, je crois, avec des recharges concrètement.
06:39Absolument.
06:40Vous êtes pionniers sur le domaine ?
06:41On est pionniers sur le domaine.
06:43C'est les parfums, en fait, qui ont été très pionniers.
06:45Et c'était la marque Mugler, parce qu'il faut lui tirer son chapeau, qui est vraiment née avec la
06:50recharge depuis le début.
06:51Même dans des fontaines à parfums.
06:52Et nos consommatrices de Mugler sont très engagées là-dessus.
06:56Mais c'est aujourd'hui tous nos parfums quasiment qui sont rechargeables.
06:59C'est aussi 80 % de nos produits en France qui sont rechargeables, par exemple, sur l'hygiène.
07:04Tous nos produits Cadom sont rechargeables.
07:07Le Ushuaïa, Dope sont rechargeables, mais aussi votre bouteille d'Elsev, votre bouteille d'Ultradou.
07:11Donc des produits qui sont aujourd'hui dans 44 millions, enfin chez 44 millions de Français.
07:16On est dans la salle de bain de 44 millions de Français ici en France.
07:19Donc on a aussi cette responsabilité-là.
07:21Et effectivement, on croit très fort à la recharge parce que ça permet d'engager le consommateur sur un nouveau
07:26geste beauté
07:27qui ne perturbe pas trop ses habitudes, mais qui l'engage dans un geste qui est quand même nettement meilleur
07:33pour la planète.
07:34Ce qu'il faut voir, c'est quand vous achetez une recharge, c'est 60 % de plastique en moins.
07:37Donc c'est énorme en termes de diminution de ressources.
07:39Mais c'est aussi, par exemple, si vous rechargez trois fois votre bouteille Elsev dans l'année.
07:43Donc je dis souvent trois fois parce qu'on ne demande pas à nos consommateurs d'être parfaits.
07:47On les demande de nous accompagner dans un nouveau geste qui va peut-être prendre du temps.
07:50Le jour où ils le rechargeront tous les mois, on sera ravis.
07:53Mais déjà, même trois fois par an, c'est presque 35 % de CO2 d'émission de carbone en moins
07:58sur l'ensemble du cycle de vie du produit.
08:00Donc en fait, ça, c'est massif quand vous voyez évidemment les gestes de beauté.
08:04Et puis le dernier point, c'est aussi de travailler avec nos distributeurs.
08:07Parce qu'en fait, le point très important pour une recharge pour que le consommateur la trouve, c'est qu
08:11'elle ne soit pas chère.
08:12Et aujourd'hui, nos tarifs sont construits pour être moins chers.
08:15Voilà, et nos distributeurs fixent leurs primes et nos tarifs sont positionnés.
08:19Et puis, c'est aussi le trouver dans les rayons.
08:21Et on a signé récemment un plan de progrès avec Carrefour, par exemple, pour pouvoir augmenter la part de recharge
08:26dans les linéaires pour que nos consommateurs les trouvent.
08:29Et bien voilà, une partie.
08:30Voilà, très concrètement, comment on agit pendant des heures.
08:33Mais merci infiniment justement de nous avoir présenté à la fois vos actions très concrètes sur le terrain, mais aussi
08:37auprès des consommateurs.
08:38Vous avez un projet là ? Vous avez fait une grande annonce ?
08:42Alors oui, on a une grande annonce qu'on a mis très en avant ici.
08:44C'est quand même tout le travail sur l'innovation et la collaboration à travers le fonds de l'accélérateur,
08:49qui est présenté ici à Change Now en particulier, mais qui en fait, on a lancé l'année dernière.
08:53C'est un fonds de 100 millions d'euros et qui vise vraiment à identifier, à développer et à mettre
08:57à l'échelle des solutions pour le futur en termes de circularité ou de nouveaux matériaux.
09:03Et ça, c'est un point très important.
09:04Et c'est aussi pour ça qu'on est à Change Now, comme je vous le disais, pour trouver de
09:07nouvelles idées, de nouveaux partenaires.
09:08On a trois de nos startups de la première cohorte de l'accélérateur qui sont là.
09:12Et on y croit beaucoup parce qu'on ne réussit jamais seul.
09:16Et cette collaboration à la fois avec des décideurs, des chercheurs, des entrepreneurs, elle est fondamentale pour pouvoir accélérer dans
09:24notre transition.
09:25Donc, c'est l'un des éléments pour lesquels, l'une des raisons pour lesquelles, évidemment, on est présent ici
09:28aujourd'hui.
09:29Et bien voilà, c'est aussi ce qui définit Change Now.
09:31Merci infiniment à vous d'avoir été parmi nous aujourd'hui.
09:34Bravo pour les actions que vous menez également.
09:35Merci.
09:37Santiago Lefebvre, bonjour.
09:38Bonjour.
09:38Merci d'être parmi nous aujourd'hui.
09:40Vous êtes le fondateur et président de ce fameux salon Change Now.
09:43Quel lieu quand même et quelle nouvelle édition.
09:46En 2026, la transition climatique, c'est quoi ?
09:48Est-ce que c'est un horizon ?
09:49Est-ce que c'est un mirage ?
09:50Est-ce que ça y est, ça devient très concret ?
09:52Alors, moi, je considère qu'aujourd'hui, la transition, c'est une norme.
09:56C'est une norme dans le sens où, si on regarde les chiffres, c'est une norme qui est challengée.
10:01Mais c'est une norme dans le sens où, si on regarde les chiffres aujourd'hui, j'allais dire, rien
10:06que l'année dernière, 90% des énergies nouvellement installées sont renouvelables.
10:1170% des grands groupes ont des objectifs de réduction carbone.
10:15Et puis, si on regarde du côté des citoyens, en Europe, 80% des citoyens pensent que l'écologie devrait
10:21être une priorité.
10:23Et ce chiffre monte, par exemple, à 97% en Chine.
10:26Dans le monde, il y a vraiment une traction.
10:28Là, il y a des acteurs aussi africains.
10:30C'est ancré dans énormément de discours et d'actions qu'on est en train de la faire, cette transition.
10:36Je vous sens en tout cas résolument optimiste et positif.
10:40Ça fait plaisir à voir.
10:41Qu'est-ce que ça change tout ça dans la manière dont vous concevez Change Now ?
10:44C'est quoi votre objectif cette année ?
10:46Alors, nous, Change Now, notre mission, c'est de rassembler les mondes et de créer un écosystème qui va permettre
10:52de faciliter le développement des solutions.
10:54D'accord.
10:55Les solutions qui peuvent être parfois portées par des ONG, des startups, par des grands groupes, mais parfois également par
11:01des villes ou même des pays.
11:03On est là pour rassembler des solutions avec les financeurs, avec les talents, avec les pouvoirs publics, les médias, pour
11:09qu'elles puissent passer à l'échelle.
11:10En tout cas, le monde traverse des crises climatiques, des crises démocratiques aussi, l'urgence, bien sûr, de la transition
11:17écologique.
11:18Ces crises, elles ralentissent la transition climatique ou est-ce qu'au contraire, elles l'accélèrent ?
11:22Alors, sur le court terme, elles la ralentissent un petit peu, mais elles accélèrent une chose.
11:27C'est le fait qu'elles nous montrent nos dépendances.
11:30Ce qui se passe en Iran actuellement, et la crise sur le pétrole, nous montre à quel point on est
11:34dépendant des énergies fossiles.
11:36Ce qui se passait au Groenland, c'est toujours une question de ressources.
11:39Et en fait, c'est vraiment... Aujourd'hui, on ne peut pas séparer la souveraineté et la transition.
11:47Et puis même, ça se voit à la fois dans l'énergie, mais tout ce qui touche à l'économie
11:50circulaire.
11:51L'économie circulaire, le fait de pouvoir s'approvisionner directement sur le territoire avec des choses que l'on a
11:57déjà.
11:58Pareil, c'est une réponse aux crises auxquelles on vit.
12:00Est-ce que vous avez l'impression que la transition climatique, la transition écologique aussi, est nourrie par une certaine
12:08forme de désinformation, de culture, d'un rôle d'un récit ?
12:12Parce qu'on a l'impression aujourd'hui, en tout cas, que la bataille climatique est en train de devenir
12:16une vraie bataille narrative aussi, politique certainement.
12:19Qu'est-ce que vous en pensez ?
12:20Alors, oui, il y a une bataille de fond.
12:23Et c'est pour ça que la désinformation est une des thématiques fortes de cette édition.
12:27Ça, c'est important.
12:28Pourquoi ? Parce qu'en fait, ce n'est pas seulement l'information que l'on challenge aujourd'hui.
12:35C'est aussi la vérité, la vérité scientifique qui est challengée, des vérités en fait.
12:41Et pourquoi on fait ça ? Parce qu'à partir de ce moment-là, pour nous, il est très important
12:45de défendre la vérité parce que sans vérité, on ne peut plus faire de conversation apaisée.
12:50On ne peut plus faire de décisions politiques, collectives.
12:53Et donc, c'est un frein aux choses.
12:55Donc, nous, on considère qu'en effet, travailler, de faire partie de cette bataille narrative nous permet de continuer à
13:06faire perdurer une vérité qui nous permet de progresser.
13:08La désinformation, vous l'avez dit, est un thème fort cette année.
13:11Vous avez parlé aussi des scientifiques.
13:13Vous faites dialoguer justement des scientifiques, des chefs d'entreprise, des grands dirigeants, des activistes, des artistes même.
13:18Est-ce que ces croisements qui sont quand même, quand on y pense, assez improbables, sont justement le cœur du
13:24changement sur ces sujets que vous portez ?
13:26Alors, c'est sûr qu'il y a énormément de belles innovations qui sortent de la rencontre et du croisement
13:32des mondes.
13:32J'imagine.
13:33Après, nous, ce qu'on aime bien faire aussi à Change Now, c'est de dépolariser finalement le regard et
13:37la société et le regard qu'on a des uns sur les autres.
13:41C'est-à-dire qu'ici, on rencontre à la fois, on avait le prince Albert de Monaco ici lundi.
13:47On a des grands patrons d'entreprise.
13:48On a aussi des activistes.
13:49On a tout un monde.
13:51Et ce qui est important, on a des personnes qui sont au croisement de plusieurs.
13:54On a des échos aventuriers qui sont aussi entrepreneurs.
13:57D'accord.
13:59Et ce qui compte, c'est de voir qu'on est tous beaucoup plus proches que ce que nous dit
14:03la case dans laquelle on est mis.
14:04Ils partagent le même constat, ces gens-là ?
14:06Oui.
14:07Donc, ils agissent ensemble, en tout cas, sur tout un tas de différentes solutions.
14:11En tout cas, Change Now est le lieu pour ça.
14:12Ici, il y a énormément de discussions qui se font de manière apaisée, soit sur les allées, soit dans tous
14:17les espaces un peu plus fermés,
14:19parce qu'il y a énormément de rencontres à huis clos, mais justement pour dépolariser et créer cette collaboration.
14:23Vous représentez notamment 140 pays.
14:25Je crois que vous avez combien de visiteurs cette année ?
14:27C'est 40 000 visiteurs.
14:28C'est énorme.
14:29C'est énorme.
14:30Dans tout ce que vous voyez ici, justement, depuis trois jours, pendant trois jours, qu'est-ce qui vous donne
14:33réellement de l'espoir, Santiago ?
14:35Alors déjà, le nombre de personnes, l'énergie.
14:39Il y a une effervescence ici que l'on retrouve chaque année et qui grandit chaque année.
14:43Donc ça, c'est quelque chose qui donne de l'espoir.
14:46Ensuite, pareil, quand on parle de chiffres, nous, c'était un challenge quand on a commencé, d'avoir 100 solutions
14:51et 50 investisseurs.
14:53J'imagine.
14:53En 2015, l'Ecosystem n'était pas si fort.
14:55Aujourd'hui, ce sont 1 000 solutions que l'on choisit parmi beaucoup.
14:57Et c'est 1 400 investisseurs qui sont là.
15:00C'est 9 000 milliards d'actifs sous gestion.
15:04Ça veut dire justement sur le sujet des investisseurs, pardon, je vous coupe, mais qu'aujourd'hui, la transition climatique,
15:09écologique et sociale aussi, tous les sujets qui sont les vôtres aujourd'hui, cette année, c'est aussi et d
15:13'abord un sujet d'investissement.
15:16C'est pas que.
15:17Mais l'investissement, forcément, est une ressource, un fluide hyper important.
15:22Après, il y a aussi quelques freins qu'il faut réussir à régler, qui est la question de la stabilité,
15:27la stabilité, j'allais dire même des lois et du leadership politique.
15:32Et je dis ça au niveau global.
15:33Mais en fait, dès qu'il peut y avoir des ralentissements, des changements réglementaires en Europe, ça met à mal
15:39des filières qui ont investi pendant des années sur cette transition et qui, là, se retrouvent avec des investissements un
15:45peu non performants.
15:46On manque de courage ?
15:48De stabilité, je dirais.
15:50C'est ça qui vous empêche de dormir en ce moment ?
15:52Non, je dirais que rien ne m'empêche de dormir parce que le meilleur antidote à l'anxiété, c'est
15:56d'être pleinement dans l'action.
15:58Ah, vous y êtes en tout cas.
16:00Merci infiniment de nous avoir accordé ce temps, cher Santago Lefebvre, dans un agenda que je sais bien charger.
16:05Je vous laisse retourner sur le salon.
16:06Merci encore.
16:07Merci beaucoup.
16:09Esther Finidori, bonjour.
16:10Bonjour.
16:11Bienvenue sur le plateau de BFM Climat.
16:12On est très content de vous recevoir.
16:13Vous êtes la directrice du développement durable de Schneider Electric.
16:17Vous êtes à Tchetsnau cette année.
16:19Qu'est-ce que vous venez y chercher dans ce magnifique lieu, dans cet environnement et surtout sur ce salon
16:26qui est exigeant ?
16:26Est-ce que vous venez chercher des idées, des collaborations, des partenaires ou peut-être aussi des remises en question
16:31?
16:32Alors, on vient y chercher deux choses.
16:34La première, évidemment, c'est des rencontres, des idées, du partage.
16:37Ok.
16:37Parce que la transition exige de transformer l'écosystème et on ne transforme pas l'écosystème tout seul, par définition.
16:44Donc, c'est tout un lieu de rencontre et d'échange.
16:47La deuxième chose qu'on vient y faire, c'est un petit peu singulier, mais ChangeNow, c'est aussi l
16:50'endroit des startups.
16:51Oui.
16:51J'héberge dans mes activités de l'impact investing, c'est-à-dire de l'investissement early stage, risqué, en
16:59capital patient.
17:00Et donc, on vient y rencontrer des startups et promouvoir nos startups investies pour leur donner de l'audience et
17:05de l'espace.
17:06Bon, en tout cas, donc, vous y êtes cette année avec tout un écosystème qui est le vôtre par ailleurs.
17:10On dit que le vrai défi aujourd'hui pour les entreprises, pour les politiques, etc., ça n'est plus de
17:15fixer des objectifs, mais bien sûr de les exécuter.
17:18Est-ce que vous trouvez que c'est facile aujourd'hui ?
17:20C'est très difficile et on ne le dit pas assez.
17:23Je pense qu'évidemment, fixer l'objectif, c'est le point de départ.
17:26Je pense que la plupart des grandes et moyennes entreprises l'ont fait ces cinq dernières années et on est
17:31tous dans l'exécution.
17:33Il y a plusieurs choses qui sont difficiles.
17:34La première, c'est de trouver ce que j'appelle les instruments de marché, c'est-à-dire concrètement les
17:38moyens d'agir, d'acheter différemment ou d'exécuter des projets pour transformer ces opérations et le design de ces
17:45offres.
17:45C'est aussi difficile, une fois qu'on a trouvé ces moyens d'agir, de rendre compte du résultat.
17:50Dit comme ça, ça paraît simple, mais en fait, aujourd'hui, les standards de calcul, de comment on calcule l
17:54'impact environnemental, par exemple,
17:55ou l'impact social, ça existe à peine, ne permettent pas facilement de rendre compte des progrès.
18:00Et là, ça devient frustrant, voire négatif, puisqu'on peut potentiellement casser un cycle vertueux qui permet de s'améliorer.
18:08Ça veut dire qu'il y a un nouveau modèle à inventer, quelque part ?
18:11Il y a un nouveau modèle très important sur tout le sujet de la donnée, comment est-ce qu'on
18:14partage l'information le long de la chaîne de valeur,
18:17comment est-ce qu'on compte et comment est-ce qu'on est capable de rendre compte à l'échelle
18:20d'une offre et d'une entreprise des bénéfices permis par nos actions.
18:24On voit beaucoup d'annonces ces dernières années sur les sujets de la transition sociale et climatique, écologique notamment.
18:30Qu'est-ce qui distingue une entreprise qui agit vraiment d'une entreprise qui reste un peu dans le flou
18:35ou dans l'attentisme ?
18:37Alors, la vraie distinction, elle est dans la maturité de la gouvernance.
18:40Et ça, c'est quelque chose qui est difficile de voir et de comprendre quand vous êtes externe à l
18:44'entreprise.
18:45Aujourd'hui, chez Schneider, ça fait plus de 15 ans qu'on a sérieusement investi le sujet et j'ai
18:49des directeurs du développement durable dans chaque fonction qui eux-mêmes ont des équipes.
18:54Et au-delà de ces métiers spécialisés, j'ai aussi des compétences qui ont été construites au cœur des métiers,
18:59au cœur de la R&D, au cœur des achats, qui permettent de changer les modèles d'opération.
19:03Quand vous arrivez à ce niveau de profondeur de la compétence et de la gouvernance au sein de l'entreprise,
19:09vous êtes dans la bonne direction.
19:10Mais c'est vrai que, vu de l'externe, ce n'est pas si facile à évaluer.
19:14Et cela dit, j'imagine aussi qu'en interne, prônez la transition écologique, prônez l'idée que la durabilité peut
19:19devenir un moteur business.
19:20Ce n'est pas toujours évident non plus.
19:22Alors, je pense que ça dépend de votre activité.
19:24Chez Schneider, on a la chance de vendre des équipements électriques.
19:26L'électrification, c'est le levier principal pour décarboner.
19:29Donc, il y a une synergie qui a été pensée il y a 20 ans.
19:32Ce n'est pas par chance, mais il y a une synergie avec le business qui est assez évidente pour
19:35les collaborateurs et le projet d'entreprise.
19:37Oui. Ça diffuse dans l'ensemble de la société ?
19:40Ça génère beaucoup d'engagement.
19:42C'est la raison numéro un pour laquelle on recrute aujourd'hui.
19:45Plus de la moitié des gens viennent chez Schneider pour faire partie des entreprises qui portent des solutions.
19:50Et ensuite, au jour le jour, ça crée une exigence de nos collaborateurs qui veulent s'y retrouver et qui
19:56sont très demandants sur ce qu'on va pouvoir déployer.
19:58La transition, elle se joue aussi, bien sûr, vous en avez parlé au sein des équipes, au sein de tous
20:01les partenaires qui sont les vôtres et qui sont notamment ici,
20:04mais aussi dans la chaîne de valeur.
20:05Et justement, comment on embarque ces partenaires dont je parlais ou même des fournisseurs qui ne sont pas forcément à
20:11votre niveau d'exigence
20:13ou alors à votre niveau de compétence ou de notion d'apprentissage sur ces sujets-là ?
20:23Alors, nous, il y a cinq ans, on a lancé un projet qu'on appelle le Zéro Carbon Pathway.
20:28D'accord.
20:28On est allé parler à nos mille fournisseurs les plus importants qui sont souvent eux-mêmes plutôt de moyenne taille.
20:33Ils sont importants pour nous, mais ce n'est pas des grosses entreprises.
20:35Et on leur a dit, on va décarboner ensemble.
20:38Ils nous ont tous dit oui.
20:38Il y en a même quelques-uns, c'est assez drôle, sur les mille, on en a eu une dizaine
20:41qui ont dit, vous m'avez oublié.
20:42Donc, on s'est retrouvés avec un petit peu plus.
20:44C'est un bon problème.
20:45On ne s'y attendait pas, c'est l'anecdote.
20:47Et sur les mille, il y en a 70% qui nous ont dit, ça a l'air super, mais
20:49en fait, on n'a pas très bien compris la question.
20:51Juste pour vous donner le niveau de maturité en 2021 sur ce programme.
20:55D'accord.
20:55Cinq ans plus tard, en moyenne, ces mille fournisseurs ont réduit leurs propres émissions opérationnelles de 53%.
21:02Le gain est énorme.
21:03Et qu'est-ce qu'on a fait ?
21:04Premièrement, on leur a dit, c'était un sujet stratégique.
21:06Et on les a aidés à comprendre pourquoi c'était important pour eux, et pas juste dans une relation client
21:11-fournisseur.
21:11Et deuxièmement, on les a concrètement aidés.
21:13On leur a donné des outils, on leur a donné des formations.
21:15On a animé des workshops, des ateliers, pays par pays, pour les mettre en relation avec des apporteurs de solutions,
21:21pour qu'en pratique, ils arrivent à enclencher des actions pour décarboner.
21:24Quand vous faites ça, c'est stratégique et très opérationnel.
21:28En fait, vous vous rendez compte qu'il n'y a pas de frein fondamental à accélérer la transition,
21:31y compris avec une chaîne de fournisseurs qui, à T0, n'était quand même pas très très mature.
21:36Le frein, c'est quoi ? Si on devait en citer qu'un, c'est presque un frein pédagogique, de
21:41ce que je comprends, d'acculturation à ces enjeux ?
21:43Oui. Alors, en fait, quand vous êtes une grosse entreprise, vous pouvez tester, faire des pilotes sur un, deux, trois
21:47sites,
21:48et ensuite passer à l'échelle.
21:49Vous pouvez vous permettre le coût du pilote, à la fois en termes de compétences et puis d'expériences concrètes
21:54opérationnelles.
21:55Quand vous êtes une entreprise de plus petite taille, vous n'avez pas le pilote et le projet.
21:59Donc, en fait, il y a un enjeu de mise à l'échelle et de simplification de ce passage à
22:03l'échelle,
22:03pour que ce soit beaucoup plus simple, beaucoup moins coûteux en temps, en connaissance, pour déployer des solutions.
22:09Et c'est ce que les grands groupes peuvent faire avec leurs fournisseurs, puisqu'on peut partager nos expériences très
22:13concrètement.
22:14On a envoyé nos experts d'efficacité énergétique de nos usines dans les usines de nos fournisseurs pour les aider
22:19à faire leur diagnostic énergétique.
22:21Partout, on a des process qui sont similaires et donc on pouvait, par exemple, utiliser notre compétence et la mettre
22:26à disposition.
22:26C'est des choses aussi simples que ça qui, en fait, permettent de générer de l'action.
22:29Partage de valeurs aussi, partage de compétences ?
22:33Partage de valeurs, c'est là où je dis qu'il faut que le sujet devienne stratégique pour eux.
22:36Si vous êtes enfermé dans une discussion client-fournisseur, vous nivelez par le bas la nature de la conversation.
22:41D'accord. Embarquez tout le monde, en tout cas, de ce qu'on comprend dans vos engagements, dans vos enjeux
22:47aussi.
22:47Merci d'avoir été parmi nous.
22:49On comprend que c'est important pour vous d'être ici en tant qu'à la fois dirigeante et puis
22:53aussi pour Chuteneur Électrique, d'être au cœur de cet événement.
22:56Merci d'avoir été parmi nous.
22:57Merci à vous.
22:57Merci de nous avoir présenté tout ça et bravo pour ce que vous faites.
23:00Thomas Delon, bonjour.
23:02Bonjour.
23:02Bienvenue sur le plateau de BFM Climat.
23:04Merci pour votre invitation.
23:05Vous êtes le CEO et le cofondateur de Radeon.
23:07Qu'est-ce que vous faites, Radeon ?
23:09Chez Radeon, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on aide les industriels à se décarboner.
23:13En fait, on vient produire une chaleur décarbonée et qui a un prix compétitif.
23:18En fait, les industriels, aujourd'hui, manquent de solutions pour se décarboner, non pas par manque de solutions, mais par
23:23manque de solutions qui sont compétitives.
23:25Et donc, c'est quelque chose qu'on fait chez Radeon avec une solution de concentration solaire.
23:28Votre thématique, c'est donc la chaleur industrielle, on l'a compris, remplacer le gaz sans capex pour l'industriel,
23:34c'est ça ?
23:34Alors, ça peut être en capex. Si l'industriel préfère acheter directement la chaleur, c'est aussi quelque chose qu
23:40'on peut proposer.
23:41Avec un modèle, comme on dit, de heat as a service, où derrière, c'est nous-mêmes qui portons le
23:46capex et où on propose directement à l'industriel la chaleur.
23:49Là-dessus, on s'adapte. Certains industriels ont des préférences et on s'adapte au mieux avec eux.
23:53Ça, c'est très intéressant. Ça faisait partie de mes questions d'ailleurs. Vous venez de mentionner heat as a
23:57service.
23:57Ça veut dire que demain, les industriels, ils vont acheter un service plutôt que les sources d'énergie directement ?
24:03C'est vrai que cette tendance, elle est surtout venue depuis quelques années du logiciel, etc.
24:09Mais c'est vrai que ce modèle économique plus à base de service, c'est quelque chose qui arrive aussi
24:14dans l'industrie.
24:15Et finalement, l'industriel qui aujourd'hui achète son gaz et pas le pipeline de gaz et tout le reste,
24:20et bien aujourd'hui, ça va l'intéresser d'acheter directement la chaleur, le mégawatt thermique, plutôt qu'une installation.
24:27Sauf pour certains qui ont cette préférence d'acheter le capex directement.
24:30C'est ça qui vous rend aussi économiquement viable et moins cher que d'autres solutions ?
24:35C'est ça, exactement. En fait, ça se joue au niveau de notre technologie, la technologie intrinsèque au cœur de
24:40Radiant,
24:41qui se situe dans ce qu'on appelle le receveur. C'est ce qui est en haut de notre tour
24:45où on concentre le rayonnement solaire.
24:47Ce receveur, il est unique, développé depuis plus de 20 ans. Même si une installation de concentration solaire, finalement, ressemble
24:53à une autre.
24:54Quand on regarde une voiture électrique, une voiture thermique, ça ressemble à la même chose.
24:57Avec Radiant, on a vraiment une grosse disruptivité sur ce receveur qui nous permet d'atteindre des performances inégalées,
25:05mais aussi des coûts particulièrement importants avec des gains notamment sur de la maintenance et des opérations, enfin des coûts
25:11d'OPEX.
25:12Dans vos actualités aussi, vous venez de lever 2 millions d'euros. Félicitations.
25:17Est-ce que pour une deep tech industrielle comme la vôtre, c'est nécessaire, c'est suffisant pour avancer ?
25:23Ou est-ce qu'en fait, vous avez toujours allé chercher des financements à grande échelle pour continuer à vous
25:29développer ?
25:29Alors, est-ce que c'est suffisant pour que Radiant soit rentable ? Non.
25:33Par contre, c'est suffisant pour aller démontrer et avancer dans notre développement.
25:38Aujourd'hui, en fait, la technologie, je vous parlais de cette technologie qui est unique, révolutionnaire en haut de notre
25:43tour,
25:43en fait, aujourd'hui, elle est dérisquée.
25:45Ce qu'on veut faire, et on voit avec les nombreux industriels qui sont intéressés par notre solution,
25:49c'est qu'ils aimeraient bien voir notre solution en vrai.
25:50Et c'est exactement ce qu'on fait aujourd'hui au Mans.
25:53On a un pilote industriel qui est en construction.
25:55Et la levée qu'on a faite il y a quelques mois nous permet d'aller déployer cette installation.
25:59Et ça nous permettra, à partir de l'année prochaine, en 2027, d'aller déployer nos solutions commerciales directement chez
26:05nos partenaires industriels.
26:06Au fond, votre sujet, c'est quand même un vrai sujet d'enjeu stratégique, même de souveraineté énergétique, j'ai
26:12envie de dire, en France, en Europe et ailleurs.
26:15Est-ce que, malgré tout, l'industrie européenne est prête, justement, au changement que vous représentez ?
26:21Un changement aussi disruptif est souvent assez difficile à adopter dans les premiers instants.
26:29Donc, justement, on travaille avec des partenaires qui ont justement cette fibre, cet ADN un petit peu innovant pour ensuite
26:35convaincre l'ensemble des industriels.
26:37Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est difficile d'arriver avec une énergie qui est complètement différente du
26:42gaz,
26:42même si, au final, il n'y a pas grand-chose à changer chez l'industriel.
26:46C'est toute une méthode à revoir, c'est toucher au process.
26:49Et donc, c'est des choses sur lesquelles...
26:51Une forme d'éritage, quelque part.
26:52Exactement.
26:53Si on se projette dans 5 à 10 ans, à quoi ça ressemblerait, justement, une industrie réellement décarbonée ?
26:59Une industrie réellement décarbonée, déjà, je pense que ce ne sera pas à base d'une solution.
27:03Évidemment, Radian sera une solution très intéressante pour les industriels.
27:07Mais ce sera, je pense, un mix d'énergie décarbonée selon les régions, selon les opportunités, selon les ressources présentes
27:14dans certaines régions du monde.
27:15Nous, chez Radian, évidemment, utilisant l'énergie solaire, on va préférer aller dans des régions ensoleillées plutôt qu'en Écosse,
27:22par exemple.
27:24Et donc, je pense que l'industrie décarbonée du futur, c'est une industrie qui arrivera à jouer avec des
27:30énergies renouvelables différentes.
27:32Le solaire thermique, il y a l'électrification, il y a des carburants de synthèse qui peuvent voir le jour.
27:37Et je pense que c'est ce mix de ces solutions qui permettra aux industriels d'avoir la meilleure équation
27:41économique in fine.
27:42Aujourd'hui, si vous aviez en face de vous, ce qui est peut-être d'ailleurs arrivé ces trois derniers
27:46jours, un grand patron industriel, qu'est-ce que vous lui diriez ?
27:49C'est arrivé et Change Now, c'est vraiment un événement super pour ça.
27:54Là, là-dessus, nous, c'est clair, on leur demande et on vérifie quand même avec eux leurs besoins en
27:59termes de chaleur.
28:01Déjà, au-delà même de la décarbonation, c'est aujourd'hui avec les événements qu'on voit dans l'actualité,
28:05les prix du gaz qui explosent, qui fluctuent, en fait, pouvoir avoir, au-delà d'une énergie décarbonée,
28:10une énergie qui est stable dans le temps, pendant 15-20 ans, ils savent ce qu'ils vont payer.
28:14Une énergie qui est décarbonée et qui a un prix compétitif, c'est quelque chose qui intéresse beaucoup les industriels.
28:19Et donc, on le voit et on le mesure avec aussi ces grands patrons.
28:22Alors, on n'a peut-être pas les CEO de groupe industriel, mais on a quand même des grands décideurs
28:26au sein de ces entreprises
28:27qui montrent leur intérêt. Donc, on a hâte de poursuivre ces échanges suite à Change Now avec eux.
28:33Donc, vous êtes optimiste sur la suite ?
28:34Moi, je suis un optimiste de nature. Non, très, très optimiste, aussi bien pour Radiant que pour la décarbonation de
28:41l'industrie.
28:42Aujourd'hui, c'est quand même un angle mort. Pour mettre quelques éléments de contexte,
28:46on est quand même sur 15% des émissions de CO2 mondial qui sont causées par la chaleur industrielle.
28:52C'est cinq fois le trafic aérien. Alors, on parle beaucoup du bashing de l'aérien et a raison.
28:57Mais j'ai l'impression qu'on ne parle pas assez de la chaleur industrielle.
29:01Et donc, pour nous, c'est quand même très important d'aller attaquer ces sujets.
29:05Malgré le retard qu'on a aujourd'hui par rapport à d'autres décarbonations de d'autres secteurs,
29:09je suis très optimiste sur la capacité de l'industrie à pouvoir trouver des solutions pour se décarboner.
29:13Et bien voilà, c'est ce qu'on vous souhaite en tout cas, de continuer à convaincre en tout cas
29:16vos partenaires et vos clients.
29:18Merci beaucoup en tout cas, Thomas.
29:19Merci à vous.
29:21Parmi nous aujourd'hui.
29:23Et voilà, on arrive déjà à la fin de cette émission.
29:24Ce qu'on a vu en tout cas aujourd'hui, c'est que la transition n'est plus une idée.
29:28C'est une mise en mouvement.
29:29C'est non plus une possibilité, mais surtout un engagement concret à prendre avec une ambition aussi, avec des idées.
29:35A Tchengen, vous l'aurez compris, on ne parle plus non plus de solutions, mais de décisions, d'arbitrage, de
29:40passage à l'échelle.
29:41Et justement, on en a parlé en introduction, dans un monde sous tension, le défi n'est plus de savoir
29:45quoi faire,
29:46mais surtout comment le faire et comment accélérer.
29:48Merci en tout cas à tous nos invités d'avoir été parmi nous.
29:50Merci à vous de nous avoir suivis aussi.
29:51Et on se dit à très vite dans BFM Climat.
29:55Hors série, les dossiers BFM Business.
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