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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 19 mars, Jean-Baptiste Pethe, chef économiste chez AG2R La Mondiale, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Adrien Henry, analyste marché chez Kepler Cheuvreux, Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital, et Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:06L'actualité des marchés financiers, c'est sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture, Etienne Braque, ça a peut
00:11-être tangué un peu.
00:11Avec des indices qui cédaient plus de 1% en préouverture et pour cause, les prix du gaz se sont
00:17envolés de 30% ce matin à 8h en Europe.
00:20On est désormais sur une hausse de 23% pour l'ETTF. Les cours du gaz qui frôlent les 70
00:25euros le mégawatt-heure.
00:26Pour rappel, en février, nous étions sous les 30 euros. On était même aux alentours des 26 euros.
00:31Donc, on est vraiment sur un tournant majeur avec hier l'Iran qui a décidé de frapper des installations gazières
00:38au Qatar.
00:38On parle là des plus grandes installations mondiales. Et donc, à court terme, le marché qui met toujours un prix
00:44face aux risques et face à une situation anticipe encore une situation compliquée en termes d'approvisionnement.
00:49Donc, les cours du gaz qui repartent très nettement de l'avant. Quand, du côté du pétrole, le baril de
00:54Brent gagne ce matin plus de 6% au-delà des 114 dollars.
00:58Donc, on est sur des plus hauts de 10 jours sur le baril de Brent quand le WTI est toujours
01:03sous les 100 dollars.
01:05Écart autour de 15 dollars, c'est beaucoup quand même.
01:07Oui, on est même au-delà parce que là, on est à 96. Vous voyez, donc vous avez 18 dollars
01:10d'écart quand même entre ces deux barils de pétrole qui, historiquement, ont des prix assez proches.
01:14Alors, hier, vous avez le président américain qui a signé un décret qui suspend provisoirement la loi Jones.
01:20C'est une loi qui est née en 1920, une loi très protectionniste, qui fait en sorte que pour passer
01:26d'un port à l'autre aux États-Unis,
01:27que ce soit sur des matières premières, des engrais, du gaz, du pétrole, de l'essence, votre bateau doit être
01:32construit aux États-Unis et doit être sous pavillon américain.
01:34Avec la fermeture du Détroit, vous avez bon nombre de bateaux qui sont bloqués dans ce Détroit.
01:38À court terme, un petit peu une rupture, en quelque sorte, de pétrolier, de gazier.
01:43Et donc, l'objectif, c'est d'aller chercher notamment des bateaux du côté de l'Asie, du côté de
01:49l'Europe, de l'Amérique du Sud,
01:50afin d'avoir des échanges toujours continus entre les ports américains.
01:55Et c'est ce qui explique ce matin que le WTI ne s'envole pas.
01:58On est à 96 dollars, plus 1 %, sans compter que les fameux 170 millions de barils débloqués la semaine
02:04dernière
02:04par l'Agence internationale de l'énergie aux États-Unis commencent peu à peu arriver sur le marché.
02:08C'était prévu à la fin du mois, mais visiblement, vous avez d'ores et déjà du pétrole qui est
02:13débloqué des réserves.
02:14Et donc, tout cela permet au baril américain de plutôt bien se tenir.
02:17Un mot de l'or, c'est désormais corrélé quand le pétrole grimpe, l'or redescend.
02:21Avec une once d'or qui est sur des plus bas de début février, sous les 4 900 dollars, 4
02:26844 dollars pour une once d'or.
02:28Souvenez-vous, on était monté en début d'année à 5 500.
02:30Donc, on a quand même perdu plus de 10% sur l'once d'or.
02:33Avec ce matin, les taux courts et longs qui continuent de progresser, vous en parliez pendant votre matinale.
02:39La grande crainte en ce moment, c'est le retour de l'inflation.
02:41Et forcément, si inflation, il doit y avoir, les taux progressent.
02:44Et ce n'est pas favorable pour l'or, puisque l'or n'offre pas de rendement.
02:48Et à court terme, ce n'est pas une classe d'actifs qui est privilégiée.
02:51Le CAC 40 qui ouvre en forte baisse ?
02:52Moins 1,2% sous les 7 900 points, 7 878 points.
02:57L'Eurostock 50 perd plus de 1% également quand le DAX à Francfort sous-performe très clairement avec une
03:02baisse de 1,6% à l'ouverture.
03:04Forcément, l'Allemagne, l'industrie allemande est en première ligne face à cette remontée des cours du gaz.
03:10Et face aussi à une certaine forme de pricing power qui pose question aujourd'hui.
03:15Vous avez vu BSF qui va remonter ses prix de 30%.
03:18La grande question derrière, c'est est-ce que les clients vont accepter de telles hausses de prix ?
03:22Seulement, trois valeurs sont dans le vert à l'ouverture dans le CAC 40.
03:25Total Energy, encore et toujours sur des plus hauts historiques.
03:27Le titre gagne quand même quasiment 30% depuis le début de l'année.
03:3076 euros à l'instant pour ce titre Total Energy, suivi de Euronext et de Publicis.
03:35A l'inverse, typiquement, ArcelorMétal perd 3,5%.
03:37Valeurs cycliques par excellence à 44 euros.
03:40L'or, dont je vous le disais, est sous les 4 800 dollars.
03:44Le dollar qui continue de se renforcer au lendemain de la réunion de la Fed.
03:48Et puis, un dernier mot sur HSBC.
03:51Un titre à surveiller aujourd'hui.
03:53Un peu plus de 1% de pertes à l'ouverture avec des informations de Bloomberg
03:57qui évoquent que le groupe envisage de supprimer 10% de ses effectifs.
04:01Ça représente quand même 20 000 postes.
04:03La banque qui est visiblement à réussir à remplacer ses effectifs par l'intelligence artificielle.
04:08La banque ne commande pas ses informations de presse.
04:11Au menu de Good Morning Market.
04:12Dans un instant, on va revenir sur la réunion de la Fed qui s'est donc tenue hier.
04:15Vous avez également la Banque du Japon qui a tenu sa conférence de presse ce matin.
04:19Le gouverneur Ueda qui est lui aussi très inquiet de la remontée de l'inflation.
04:23D'autant plus que le Yen est particulièrement bas en ce moment.
04:26Les valeurs qui font l'actualité aujourd'hui.
04:28Beneteau qui a publié ses résultats.
04:30Exercice 2025 dans le rouge.
04:31A cause notamment des droits de douane.
04:33Le titre perd un peu plus de 6%.
04:34L'avis, l'opinion des équipes de Kepler-Chevreux.
04:37Et puis nous reviendrons également sur Exel Technologies qui a publié ses résultats.
04:42Le groupe qui est en première ligne bien sûr face au réarmement de l'Europe et de bon nombre de
04:46pays en ce moment.
04:47Et puis dans la deuxième partie de l'émission, nous serons avec Alexandre Baradez et Raphaël Thuin
04:50pour revenir sur l'actualité très intense en ce moment sur les marchés.
04:54Avec donc des taux longs, des taux courts qui remontent.
04:56Et à l'inverse, des marchés actions qui boivent la tasse ce matin à l'ouverture.
04:59Bonne émission.
05:00A demain.
05:03C'est parti pour Good Morning Market.
05:08C'est donc le CAC 40 qui cède plus de 1% l'ouverture.
05:12Tous les détails sur cette séance dans quelques minutes avec Jean-Louis Cussac.
05:167863 points pour l'indice parisien.
05:19Les valeurs qui font l'actualité ce matin.
05:20Deezer qui prend un peu plus de 10% avec la plateforme de streaming
05:24qui est pour la première fois dans le vert sur un exercice annuel en 2025.
05:28Le marché salue la nouvelle mais on perd quand même toujours plus de 75%
05:31depuis l'introduction en bourse il y a 4 ans.
05:341,23€ pour la valeur.
05:36Beneteau qui cède donc un peu plus de 5%.
05:38Éclairage des équipes de Kepler-Chevreux dans une dizaine de minutes.
05:41Idem sur Exei Technologies.
05:42Et puis nous parlerons également d'une autre valeur qui fait l'actualité en ce moment.
05:46Il s'agit de Sartorius Stedim qui présente son plan stratégique.
05:49Mais juste avant, retour donc sur les annonces de la Fed.
05:52Et cette journée très importante aujourd'hui pour les bons qui s'en trouvent.
05:57Journée très importante aujourd'hui puisque ce matin il y avait la Banque du Japon.
06:00Vous avez cet après-midi la BCE bien sûr qui est attendue au tournant
06:03sans compter qu'il y a des prises de parole également du côté de la Suisse avec la BNS.
06:08Bonjour Jean-Baptiste Pette.
06:10Merci d'être avec nous ce matin.
06:11Vous êtes chef économiste de AG2R La Mondiale.
06:14Merci de revenir avec nous en détail sur les annonces de la Fed hier soir.
06:18Jérôme Powell qui n'est pas très inquiet sur la croissance.
06:21On en reparlera dans un instant.
06:23Mais par contre qui est très prudent sur l'inflation.
06:26Au point même que les membres de la Fed ont décidé de revoir à la hausse
06:29leur objectif d'inflation pour cette année.
06:32Oui et c'est ce qui a un peu surpris peut-être certains analystes.
06:36C'est qu'avant même la guerre en Iran, la Fed était un peu plus inquiète sur l'inflation
06:44et plus tranquillisée sur l'emploi.
06:48On le voit avec les prévisions comme vous l'avez dit.
06:51Une inflation sous-jacente qui a été relevée en fin d'année en prévision de 20 points de base à
06:562,7%.
06:57Ça ce n'est pas les effets de la guerre en Iran.
07:00Jérôme Powell l'a dit, c'est une inflation dans les services qui reste élevée
07:06malgré la désinflation dans les salaires.
07:10Et c'est aussi l'inflation des biens qui reste élevée.
07:13Alors Jérôme Powell aimerait que les droits de douane n'aient qu'un effet temporaire.
07:18Mais pour l'instant c'est un espoir et ce n'est pas ce qu'on voit vraiment dans les
07:22chiffres.
07:22Donc voilà, je pense que c'est ça qui a perturbé un peu les marchés.
07:25Et bien sûr, après le choc d'offres créé par la guerre en Iran rajoute de l'incertitude à cela.
07:31Oui, puisque à Zaloc de calendrier, vous avez les cours du gaz, les cours du pétrole qui s'envolent aujourd
07:36'hui.
07:37Paris-Cocher, le marché obligataire progresse.
07:39On a un 10 ans américain qui est sur des plus hauts d'août dernier, proche des 4,3%.
07:43Le Bund, le 10 ans allemand, frôle les 3%.
07:46Le 10 ans français revient taper à la porte des 3,7%.
07:50Car la grande crainte en ce moment, c'est un retour de l'inflation avec ce choc énergétique, en tout
07:56cas des prix à court terme.
07:59Sur le choc énergétique, on a beaucoup d'incertitudes.
08:02C'est ce qu'a dit hier Jérôme Powell.
08:04On ne sait pas l'effet de ce choc énergétique.
08:07D'ailleurs, on ne sait pas si ce choc énergétique sera durable ou pas.
08:11Donc, il faut être assez prudent, notamment sur les effets, ce qu'on appelle les effets de second tour.
08:18Est-ce qu'on en aura ou pas ?
08:19Ça, il va falloir regarder.
08:20Et c'est ce qu'a dit Jérôme Powell, il va falloir regarder les données.
08:24Il y a du positif, on va dire, dans le contexte actuel.
08:28Avec un marché de l'emploi aux États-Unis qui s'est détendu,
08:32il y a les gains de productivité qui permettent de limiter la hausse des coûts salariaux.
08:37On va dire que par rapport à l'environnement des années 70, c'est plus favorable.
08:41Mais il y a aussi des incertitudes à la hausse avec des anticipations d'inflation qui risquent de remonter,
08:48car ça fait quand même cinq ans que l'inflation est au-dessus de la cible de la Fed.
08:52Ça, ça crée un risque quand même qui est assez présent,
08:56qui a été rappelé par le président de la Banque centrale.
08:59Quelles sont vos prévisions chez AG2R, la mondiale Jean-Baptiste Pette, en ce qui concerne l'inflation ?
09:05Hier soir, Jérôme Poil nous a dit toujours tabler sur une baisse de taux pour cette année,
09:09sans donner de date précise, et une autre baisse de taux pour 2027.
09:14Je pense que le message d'hier est plutôt en ligne avec une longue période de pause.
09:20Et donc, la baisse des taux d'intérêt qui est encore marquée vers la fin de l'année est assez
09:27incertaine.
09:28Il dépendra de beaucoup de choses.
09:30Donc, on est dans une période de pause prolongée,
09:32ça serait quand même très coûteux de remonter les taux d'intérêt dans le contexte actuel.
09:36Donc, on ne parle pas encore de hausse de taux, mais en tout cas, une longue pause.
09:40Ensuite, si tout ça se calme, si tout ça se repose,
09:43nous, on a encore une baisse de taux prévue dans nos prévisions,
09:48et pas deux, comme la Fed,
09:50tout simplement parce qu'on pense que le taux d'équilibre est en train de remonter.
09:54Ce qui a reconnu un peu quand même la Fed hier dans ses prévisions,
09:58avec une remontée de 10 points de base du taux neutre de 3,1%,
10:02ce n'est pas beaucoup,
10:03mais vous voyez quand même que sur les derniers trimestres,
10:05ça a une tendance à monter,
10:07et ça pourrait encore monter finalement dans les prochains trimestres.
10:10C'est pour ça que nous, on s'arrête entre 3,25 et 3,50%,
10:14mais peut-être que cette baisse aura lieu peut-être en 2027,
10:16et pas cette année.
10:18Voilà donc pour la situation aux États-Unis en ce qui concerne la Banque Centrale Américaine,
10:22la Fed, un mot des autres banques centrales qui vont prendre la parole aujourd'hui,
10:27notamment en Europe, la Banque d'Angleterre, la Banque Nationale Suisse,
10:30ou encore la BCE.
10:31Quelles sont vos attentes sur ces principales banques centrales ?
10:37On a plutôt une attitude de wait and see, comme on dit,
10:41dépendance à la donnée, dépendance à l'évolution de la situation.
10:46Donc pour parler par exemple de la Banque Centrale Européenne,
10:51voilà, on a une situation qui est quand même bien meilleure qu'en 2022,
10:55en termes de situation initiale, de taux d'intérêt, de niveau d'inflation.
10:59On a un choc sur les prix de l'énergie qui est moins élevé,
11:03et même un choc externe qui est moins élevé.
11:05Donc on a une Banque Centrale qui peut se permettre d'attendre,
11:08mais je pense qu'elle va répéter sa vigilance
11:11par rapport aux effets de diffusion de cette inflation.
11:15Pour justifier une hausse de taux de la BCE,
11:16ça sera quand même assez compliqué,
11:17parce que ça veut dire qu'elle rajouterait un aspect récessif
11:21à la hausse de l'inflation.
11:23Donc pour justifier cette hausse de taux,
11:25il faudrait à la fois une diffusion très forte
11:28de l'inflation à l'inflation sous-jacente,
11:31une hausse des salaires, une hausse des anticipations d'inflation.
11:34Et ça, pour avoir ces trois choses-là,
11:36il va falloir attendre quand même plusieurs trimestres.
11:38Donc il me semble que le marché est un peu rapide
11:40à anticiper des hausses de taux du côté de la BCE.
11:43Un petit mot de la Banque du Japon.
11:45La Banque du Japon, elle, elle cumule deux problèmes supplémentaires.
11:48La première, c'est qu'elle est déjà en retard, finalement,
11:51parce qu'elles sont au neutre et plutôt autour de 1,5%,
11:54alors qu'elle n'est qu'à 0,75%.
11:56Donc elle avait encore du chemin à faire.
11:58Et la deuxième chose, c'est que le Japon a annoncé
12:01un stimulus budgétaire assez important
12:04pour les deux, trois prochaines années.
12:06Donc la Banque du Japon sait qu'elle va avoir affaire
12:08à une politique budgétaire expansionniste.
12:10Donc c'est pour ça que, probablement,
12:11la Banque du Japon va accélérer son processus de hausse de taux
12:15dans les prochains trimestres.
12:17En tout cas, c'est assez probable.
12:19Merci beaucoup, Jean-Baptiste Lepet,
12:20pour cette analyse à chaud sur la Bosch,
12:22qui a laissé ses taux inchangés ce matin,
12:24mais qui est préoccupée par l'inflation.
12:26À suivre donc cet après-midi, la BCE,
12:29vous pourrez bien sûr suivre tout cela sur BFM Business,
12:32et notamment dans BFM Bourse,
12:34avec Guillaume Sommerer.
12:359h13, tout de suite, on jette un coup d'œil
12:37à la séance du jour.
12:40Après avoir clôturé inchangé hier soir,
12:42le CAC 40 cède 1% ce matin,
12:457883 points,
12:46avec donc les cours du gaz
12:47qui s'envolent ce matin en Europe de plus de 20%,
12:5068 euros le mégawatt-heure,
12:51avec donc l'Iran qui a touché hier et cette nuit
12:55l'une des plus grandes raffineries de gaz au monde
12:58du côté du Qatar.
12:59Et puis les cours du pétrole également
13:01qui sont en forte hausse,
13:02avec notamment ce matin le Koweït,
13:04qui a subi des attaques de drones,
13:07notamment de la part de l'Iran.
13:09Bonjour Jean-Louis Cussac,
13:11merci de nous accompagner ce matin.
13:13Le CAC 40 cède un peu plus d'un pour cent,
13:15vous pouvez peut-être s'attendre à pire
13:16quand on regardait les futurs ce matin.
13:19Oui, mais on voit tout de même que globalement,
13:24les marchés actions sont résilients.
13:27Et dès qu'il y a une amélioration,
13:30ça paye.
13:30On l'a vu hier un matin.
13:32Alors, comme les carnets d'ordre sont vides,
13:34enfin, il n'y a pas grand-chose,
13:36on a perdu 2,6 en ligne droite.
13:39Le contexte dégrade un petit peu,
13:41cette nuit c'est sûr qu'il y a eu des choses
13:42un petit peu désagréables,
13:45et on glisse doucement à la baisse.
13:47Mais on glisse, vous voyez,
13:49ils ne viennent pas fracasser le marché.
13:54La volatilité implicite,
13:55elle évolue toujours entre 18 quand ça va un petit peu mieux,
13:5722, 23 quand le stress augmente comme actuellement.
14:02On a également une forte volatilité de la liquidité
14:05et c'est ça le problème,
14:07c'est-à-dire qu'on enfonce des portes ouvertes.
14:09Dès qu'il y a un problème,
14:10les acheteurs reculent,
14:11les vendeurs avancent un peu
14:12et puis dès que ça va mieux, c'est l'inverse.
14:14Mais il n'y a pas de grande manœuvre,
14:16il n'y a pas de programme,
14:18les programmes d'achat c'est normal,
14:19le programme de vente, il ne pourrait y en avoir,
14:20mais il n'y en a pas, ou très peu.
14:23Il y a une grande méfiance,
14:25et donc je répète,
14:26la construction des marchés reste solide,
14:28c'est ça qui est incroyable.
14:29Et on le voit, on l'a vu,
14:32c'est prouvé,
14:32il n'y a pas eu d'effet domino sur ces marchés,
14:36il n'y a pas eu de mouvement de panique,
14:40il y a beaucoup d'arbitrages en revanche,
14:42beaucoup, beaucoup d'arbitrages,
14:43qui fonctionnent évidemment,
14:46enfin entre actions,
14:47sur des secteurs plus ou moins touchés,
14:50on pense par exemple,
14:51oui, aux avions pour tous les transports aériens,
14:54pour tous les transports à cause du coût de l'énergie,
14:58l'hôtellerie qui baisse un peu, etc.
15:01Et le plus gros arbitrage,
15:03c'est le pétrole contre un disaction.
15:06Et on voit qu'à chaque fois,
15:08le principal moteur de la reprise technique,
15:10on va dire des marchés,
15:12c'est lorsque le pétrole rebaisse.
15:15Bon, maintenant celui-ci,
15:16depuis une semaine,
15:19enfin quelques jours en tout cas,
15:20et même si on remonte en arrière,
15:22on a fait un pic déjà le lundi 13,
15:26le dimanche 15 mars,
15:28et le lundi 16,
15:30plus tôt,
15:31et on est au même niveau en fait.
15:33Bon, il avait reculé, il a remonté.
15:35Alors quand il y a ces mouvements comme ça
15:37qui sont dus à des événements dramatiques,
15:40ils frappent des centres gaziers, etc.,
15:44de pétrole,
15:45et du coup, ça stresse plus que,
15:50on va dire, que d'habitude,
15:52que les jours précédents.
15:53Et alors on a le pétrole
15:55qui évolue en fait horizontalement
15:57avec des mouvements importants,
15:58et à chaque fois,
15:59les marchés s'enfoncent un tout petit peu,
16:01mais un tout petit peu.
16:02Ce n'est pas des mouvements violents,
16:05vous le voyez bien.
16:07Ça tient.
16:08On arrive quand même à conserver.
16:12Peut-être que l'idée sera donc
16:14d'acheter sur de bonnes opportunités.
16:17Alors pour l'instant, il n'y a pas.
16:18En tout cas,
16:19si aux techniques de reprise,
16:20il n'y en a pas.
16:21Aujourd'hui, on voit bien,
16:23toutes les valeurs s'enfoncent,
16:24mais c'est régulier.
16:25Bon, à part Accor qui baisse un petit peu plus,
16:28mais vous voyez, par exemple,
16:29dans le CAC 40,
16:30forte hausse 0,8,
16:32forte baisse,
16:33bon, c'est 4%.
16:34Mais vous avez une très grande régularité
16:36parce qu'on voit
16:37qu'il y a énormément d'arbitrages.
16:39Le fait que demain soit l'échéance
16:41des contrats à terme
16:44trimestriel de mars,
16:45c'est quand même un moment aussi
16:47un petit peu important tout de même.
16:49Et il y a beaucoup d'arbitrages
16:50sur les options,
16:51sur l'équipe de futur, etc.
16:53L'idée d'aujourd'hui, par exemple,
16:55moi, je commençais ma séance
16:56en me disant,
16:56bon, je vais chercher à vendre
16:57le mieux possible.
16:58Le problème, c'est quand on commence
16:59à vendre sur des rebonds,
17:00alors après,
17:01on regarde des soldes vendeurs,
17:03on a une stratégie plutôt vendeuse
17:04à base d'options,
17:05à base de ce qu'on veut.
17:06Mais, bon,
17:07on a tradé dans la journée,
17:08qu'est-ce qu'on essaye de faire ?
17:09Je vous disais,
17:10je vais chercher à vendre
17:11à partir de première alerte
17:12de rebonds 7 915
17:14jusqu'à 7 965.
17:16C'était ma zone un peu de vente.
17:18Et je vous disais,
17:19bon, dans les médias,
17:20je vais me placer à 27,
17:217 927.
17:23Mais ça dépend de où on vient,
17:25si vous voulez.
17:26Si le marché se casse la figure
17:28entre 8h et 9h,
17:29parfois, on ajuste assez rapidement.
17:32Bon, étant donné la volatilité
17:34à un tradé des marchés,
17:35pas implicite,
17:37mais celle qui est constatée,
17:41le 7 927 peut être
17:42un niveau raisonnable,
17:44où on se dit,
17:45tiens, bon, voilà,
17:45je vais commencer à vendre.
17:47Alors, ce qu'il faut faire
17:48dans ce genre de situation,
17:50c'est qu'il faut être prudent,
17:53puisqu'on voit parfois,
17:54vous avez un mouvement de hausse
17:56qui s'emballe,
17:57on peut faire 1, 2, 3 %.
17:59Donc, il faut faire
18:01des petites quantités,
18:03mais en revanche,
18:04chercher à gagner
18:06des écarts importants.
18:07C'est le secret.
18:08c'est un des secrets,
18:10c'est-à-dire qu'il ne faut pas
18:11prendre le risque
18:12d'en faire beaucoup,
18:13puisqu'on va se retrouver
18:14tout de suite sous pression
18:17si jamais on a tort.
18:19Et je dis tort,
18:20temporeusement,
18:21puisqu'à chaque fois,
18:22on va plus bas quand même.
18:24Donc, quand on a vendu
18:25ces derniers temps,
18:26on a eu des phases,
18:28des moments où on était perdant,
18:30évidemment,
18:31mais on a fini par avoir raison.
18:33Et c'est pour ça
18:34qu'il ne faut pas
18:34en faire trop,
18:36de manière à ne pas
18:37être sous pression
18:38et sous contrainte.
18:39Est-ce qu'il y a quand même
18:40des valeurs qui vous intéressent ?
18:41Jean-Louis Cussac,
18:42la joie Total Energy
18:42qui est sur des plus hauts historiques,
18:44au-delà des 76 euros,
18:45avec ce baril de pétrole
18:46au-delà des centrages
18:47sur le Brent.
18:48On a des valeurs
18:49qui essayent de se reprendre
18:50ce matin,
18:51Sanofi,
18:5276 euros également,
18:53plus 0,5 %.
18:55Est-ce que c'est des valeurs
18:56que vous avez envie
18:56d'accompagner,
18:57typiquement,
18:57ces valeurs comme Total
18:58qui sont sur des plus hauts historiques ?
19:01– Non,
19:03je n'ai pas envie,
19:03non,
19:04parce que Total,
19:06c'est une valeur
19:07qui m'intéressait.
19:09Chaque fois qu'elle venait
19:10vers 50,
19:10je me disais,
19:11bon,
19:11on peut en acheter un petit peu.
19:13Je ne pensais pas
19:13qu'on allait avoir la guerre
19:14comme ça
19:15et un pétrole
19:18qui s'envole tout de même.
19:19Donc,
19:20il y a longtemps
19:20que je les ai vendus.
19:21Maintenant,
19:22non,
19:22je laisse tomber.
19:23Moi,
19:23si vous voulez,
19:23ce que je fais actuellement,
19:25c'est que je me dis
19:25qu'il doit y avoir
19:26quand même des bonnes affaires,
19:27mais c'est trop tôt,
19:28donc je liste
19:29les valeurs
19:31qui seront susceptibles
19:32de m'intéresser
19:33quand elles donneront
19:34des signes d'achat technique.
19:36Et il y a toujours
19:37une grosse dispersion
19:38de performance
19:39entre les actions.
19:40Donc,
19:41il y a du choix.
19:42Après,
19:42il ne faut pas se tromper
19:43parce que c'est vrai
19:43qu'il y en a qui
19:45continuent de s'enfoncer
19:46quoi qu'il se passe
19:47et d'autres
19:47qui vont amorcer
19:50des rebonds
19:50et c'est celles-ci
19:51qu'il va falloir
19:51aller acheter.
19:52On a vu hier,
19:54les financières
19:55étaient pas mal.
19:57Vous voyez,
19:57prenons une valeur
19:58comme ça,
19:59par exemple,
20:00c'est une valeur
20:01qui va être compliquée
20:02à acheter
20:03parce qu'elle n'a pas
20:03énormément baissé,
20:04premièrement.
20:05Et deuxièmement,
20:06quand elle va donner
20:07un signal,
20:07elle sera déjà
20:08à la moitié
20:10de son écart
20:12depuis le mois
20:13de mai
20:15de 2025,
20:16avril-mai.
20:17Elle évolue
20:18entre plus haut
20:1943 et plus bas
20:19à 37
20:20et elle est à 39.
20:22Donc,
20:22voilà,
20:23soit on l'achète
20:24à 37
20:25en se disant
20:26j'y crois,
20:26il y a du rendement,
20:27c'est une bonne valeur,
20:28c'est défensif
20:29et ça va être compliqué.
20:31Il y a des valeurs
20:32qui seront peut-être
20:32plus faciles
20:32comme Essilor
20:34qui n'a pas cessé
20:35de baisser,
20:35elle a tout le temps
20:36reculé là.
20:37Donc,
20:37on va s'y intéresser.
20:39Dès qu'on aura
20:39des signaux techniques
20:41qui apparaîtront
20:42sur la valeur,
20:43ça sera intéressant
20:45d'y aller.
20:46Sur le CAC 40,
20:47je voulais finir
20:48juste en vous disant
20:49qu'on cherche
20:50donc à vendre
20:51et le premier niveau
20:52à partir duquel
20:53on pourrait considérer
20:54qu'on va avoir
20:55une neutralisation
20:55de la situation,
20:57c'est 8 110 à peu près
20:58sur le cash.
20:598 110
21:00et c'est là
21:01où on va regarder
21:02aussi de près
21:03les actions.
21:04C'est-à-dire qu'en fait,
21:05on va se focaliser
21:06sur pas que les actions
21:09mais est-ce que
21:10l'ambiance générale
21:11s'améliore
21:12donc CAC 40
21:13et 8 110,
21:14on pourrait parler
21:15aussi du SPI,
21:16etc.,
21:16du SP500
21:17et les actions
21:21qui donneront
21:21des signaux d'achat
21:22à ce moment-là
21:24vont m'intéresser.
21:25Donc,
21:26pour l'instant,
21:27je fais comme beaucoup
21:28de sous-observateurs,
21:29cash is king,
21:30je vais garder
21:31donc beaucoup
21:32de cash,
21:33enfin maximum,
21:34je ne vais pas y aller
21:34comme ça
21:35à la veuglette
21:37vous savez,
21:37il faut se raccrocher
21:38à quelque chose
21:39pour prendre des décisions.
21:40Alors,
21:41fondamentalement,
21:42les choses ne vont pas changer
21:43entre aujourd'hui et demain
21:44mais sur le plan technique,
21:45il y a beaucoup d'évolution
21:46et ce côté justement
21:49regard graphique,
21:50technique
21:50est hyper important
21:51pour trouver le bon timing
21:52et pour l'instant,
21:53il n'y a pas le momentum,
21:55il n'y a pas le…
21:56il y a peut-être
21:57c'est le bon prix,
21:57ouais,
21:58ok,
21:58la valeur n'est pas chère
22:00mais s'il n'y a pas
22:01de signal d'achat,
22:02il ne faut pas y aller,
22:03il faut attendre vraiment
22:03que la valeur commence
22:05à stabiliser,
22:05à remonter
22:06et à ce moment-là,
22:07on ira à l'achat
22:08mais il y a le temps,
22:10ce n'est pas fini
22:11cette histoire évidemment,
22:12donc il y aura
22:12des opportunités
22:14et il y aura
22:15le bon moment
22:15qui nous sera signifié
22:17par des signos techniques
22:20qui apparaîtront
22:21à un moment,
22:22c'est certain,
22:22à un moment donné,
22:23il y aura.
22:23Vous parliez d'AXA,
22:25le titre 7,07% ce matin
22:27à 38,97€
22:29quand Essilor Luxottica
22:30perd un peu plus d'1%
22:31et met en danger
22:32les 200€,
22:33nous sommes à 199,30€.
22:35Merci beaucoup
22:35Jean-Louis Cussac
22:36de nous avoir accompagné
22:37ce matin,
22:38le CAC 47 donc 1,2%,
22:417871 points,
22:42Perceval Finance Conseil.
22:457h22 en portefeuille
22:46avec les équipes
22:47de Kepler Gestion désormais,
22:48on va se focaliser
22:49sur les valeurs
22:50qui font l'actualité
22:51aujourd'hui.
22:52Adrien Henri en plateau
22:53ce matin,
22:54Analyste Marché.
22:55Bonjour Adrien.
22:56Bonjour Adrien.
22:57Merci d'être avec nous.
22:58Dans un instant,
22:58nous allons revenir
22:59sur Beneteau
23:00qui perd plus de 4%
23:01après avoir publié
23:01ses résultats hier soir
23:02mais également sur
23:03Exel Technologies
23:04puisque ce matin,
23:05Kepler Chevreux
23:06a relevé son objectif
23:07de cours sur la valeur
23:08pour compléter
23:09ce qui vient d'être dit
23:10notamment par Jean-Louis Cussac
23:11quand vous échangez
23:12aujourd'hui avec les gérants
23:13avec les différents
23:14intervenants de marché.
23:15C'est quoi un petit peu
23:16le pouls ?
23:17C'est quoi l'ambiance ?
23:18L'ambiance,
23:19elle est qu'effectivement,
23:21même si on cède
23:21encore un pourcent aujourd'hui,
23:22on sent qu'il n'y a pas
23:23un flux vendeur
23:24qui est déterminé
23:26et ni un flux acheteur
23:27qui revient sur le marché.
23:28On est vraiment entre deux.
23:30On sent que les gens
23:32ne croient pas
23:32au scénario du pire
23:33qui est vraiment
23:34un conflit long
23:35et intense.
23:36On a toujours
23:37effectivement le taco
23:38de Trump,
23:40donc Trump always chicken out.
23:42Donc Trump va se retirer
23:43et va revenir en arrière
23:45et un arrêt finalement
23:46des attaques
23:47pour être le début
23:48de discussion
23:48avec l'Iran
23:49et une fin de conflit.
23:50Mais effectivement,
23:51le scénario du pire,
23:52c'est un maintien
23:53de cet envolée
23:54des prix de l'énergie,
23:56le Brent ou le gaz.
23:57Et puis derrière,
23:58un affolement de l'inflation
23:59et puis une réplique
24:01des banques centrales
24:02nécessaires
24:02pour contrôler cette inflation.
24:04Un petit peu le scénario
24:04qu'on avait vu en 2022,
24:05même si clairement aujourd'hui,
24:07on voit bien
24:07que le marché
24:08ne le price pas du tout ça.
24:09Du côté des valeurs,
24:10Beneteau a donc publié
24:11ses résultats hier soir.
24:13Une année 2025
24:14dans le rouge.
24:15Le titre a ouvert
24:16à moins 5.
24:17On est désormais
24:18sur un repli
24:19de 3,4%
24:20à 6,37 euros.
24:22Il faut dire
24:23que Beneteau
24:24a pris de plein fouet
24:25les droits de douane,
24:26les droits de douane américains.
24:27Il y a un an déjà,
24:29effectivement.
24:30Plus le contexte géopolitique
24:31n'aide pas,
24:33c'est mieux au niveau
24:33des volumes.
24:34Le deuxième semestre
24:35avait montré
24:36un redressement
24:37au niveau des volumes.
24:38Ils ont sorti
24:38beaucoup de nouveaux modèles.
24:39Donc ça,
24:40c'est un soutien.
24:41Par contre,
24:41on voit sur la rentabilité
24:42et le groupe
24:43est en perte opérationnelle
24:45en 2025.
24:46C'est vraiment
24:47cet élément-là
24:48qui va être problématique
24:49et on voit
24:49que le redressement
24:50va être plus lent
24:51que prévu.
24:52Donc ça,
24:53c'est un élément
24:54qui aujourd'hui
24:55est bloquant
24:56un petit peu
24:56sur Beneteau,
24:57ce redressement
24:57des marges.
24:58Mais surtout,
24:59on a une visibilité
25:00qui est très limitée
25:01pour l'achat de bateaux.
25:02Aujourd'hui,
25:03vous êtes dans
25:03un environnement géopolitique,
25:06sans faire de croisière
25:07forcément en Méditerranée,
25:08mais on est sur
25:09un environnement géopolitique
25:11qui est délicat.
25:12Et puis,
25:12si jamais il y a
25:13une augmentation
25:13des taux directeurs,
25:14donc ça entraînera
25:15une augmentation
25:16des taux d'intérêt.
25:17Puis je vous rappelle
25:18que les distributeurs
25:19qui achètent les bateaux,
25:20leur carnet de commande,
25:21ils le font notamment
25:22en s'endettant.
25:23Donc c'est des éléments
25:24qui peuvent être bloquants
25:25effectivement
25:25et qui font que la visibilité
25:27aujourd'hui sur Beneteau
25:28est trop limitée.
25:29Le titre a été divisé par deux
25:30depuis le Covid,
25:31voire plus,
25:32on est sur une baisse
25:33de plus de 50%.
25:34C'est une valeur cyclique,
25:36comme vous l'avez souligné,
25:36c'est une valeur également
25:37qui dépend des taux d'intérêt
25:39en ce qui concerne
25:39les loueurs.
25:40C'est quoi aujourd'hui
25:42l'analyse ?
25:43Aujourd'hui,
25:44l'objectif de cours,
25:45l'opinion sur ce titre Beneteau ?
25:47Nous, on vient de réduire
25:48nos estimations justement
25:49par rapport à ces éléments
25:50de rentabilité pour 2026
25:52et ce redressement plus long
25:53au niveau de la rentabilité.
25:55Et même si le profil de Beneteau
25:58est en bilan sain,
26:00une rentabilité historique
26:02assez importante,
26:03on trouve qu'aujourd'hui,
26:03on n'est pas dans les environnements
26:05de marché adéquats
26:06pour rentrer aujourd'hui
26:07sur la valeur
26:08avec une bonne visibilité,
26:09un vrai redressement
26:10au niveau des ventes
26:12qui permettrait effectivement
26:13de revenir sur un titre
26:15comme Beneteau.
26:15Voilà donc pour ce groupe
26:17qui a publié hier soir
26:18un chiffre d'affaires
26:19en baisse de 18%
26:20et une perte nette
26:21de 43 millions d'euros.
26:23A l'inverse,
26:23ça va beaucoup mieux
26:24pour Exai Technologies.
26:26Là, on est sur des plus hauts
26:26historiques encore ce matin.
26:28Le titre a pris 70%
26:29depuis le début de l'année.
26:30D'ailleurs, Raphaël Gorgé,
26:32son patron,
26:32était l'invité hier soir
26:33d'être vichurillant
26:34si ça vous intéresse
26:35dans la grande interview.
26:36Il revenait notamment
26:37sur ce changement majeur
26:39avec la guerre en Iran
26:41et désormais un carnet de commandes
26:43qui n'est pas plein
26:43mais en tout cas
26:44qui offre une visibilité énorme.
26:46Publié leurs résultats
26:47il y a quelques jours.
26:48Donc, mardi, il me semble,
26:50les résultats étaient bons.
26:52Augmentation de l'EBITDA,
26:53de l'EBE de 40%,
26:55des carnets de commandes remplis.
26:57Et on voit qu'entre les prototypes
27:00au niveau des drones maritimes
27:01qui étaient en train
27:02d'être mis en place,
27:03là, on a un processus
27:04qui va rentrer en production.
27:06Donc, un levier opérationnel
27:08qui va être, entre guillemets,
27:10bien meilleur
27:10et qui va soutenir
27:11la progression des marches.
27:12Donc, ça, c'est vraiment
27:12un élément important.
27:14Et puis, effectivement,
27:16on a un environnement géopolitique
27:20qui est vraiment très en faveur
27:21des drones.
27:21C'est vraiment le catalyseur,
27:25j'ai envie de dire,
27:27macroéconomique géopolitique
27:27sur ce titre
27:28parce qu'on a vu les drones
27:30à la fois en Ukraine
27:31mais en mer Baltique.
27:32Ça va être une vraie question aussi
27:34au niveau de l'utilisation
27:34des drones maritimes.
27:36Et sur ce marché-là,
27:37Excel est vraiment
27:38quasi-monopole.
27:40En tout cas,
27:40il décroche,
27:41il commence à décrocher
27:42pas mal de contrats.
27:43Et donc,
27:44ce nouveau conflit
27:46au Moyen-Orient
27:47avec la menace
27:49d'avoir des mines
27:51à l'intérieur du Détroit
27:52est, entre guillemets,
27:54parfait pour un groupe
27:54comme Excel.
27:55Donc, effectivement,
27:57l'environnement actuel
27:59pousse effectivement
27:59ce titre-là.
28:00Ce matin,
28:01Kepler-Chevreux
28:02revoit la hausse
28:02son objectif de cours.
28:03Il faut dire
28:03que vous vous ayez 140 euros.
28:05C'était atteint
28:06parce qu'hier soir,
28:06à la clôture,
28:07on était à 140 euros.
28:08Donc, vos analystes,
28:09là, ont décidé
28:10de relever d'un cran
28:11leur objectif.
28:12C'est ça,
28:12en tout cas,
28:13en termes de l'objectif de cours ?
28:14C'est tout à fait ça
28:14par rapport à un Beneteau
28:15qui est vraiment une valeur
28:16qu'on n'a pas envie
28:17d'avoir en portefeuille.
28:18Aujourd'hui,
28:18il y a une certaine dynamique
28:19sur Excel.
28:20Alors, c'est un titre
28:21qui est cher,
28:21c'est évident.
28:30Après,
28:31aujourd'hui,
28:32il y a une vraie dynamique.
28:33Il va y avoir
28:34une progression des chiffres.
28:35Je parlais de 40%
28:36de progression
28:37sur l'EBE l'année dernière.
28:38Donc, on va continuer
28:40à être sur cette dynamique.
28:41Et nous,
28:42effectivement,
28:42on a envie de continuer
28:43à avoir un titre Excel
28:44qui fait d'ailleurs partie
28:45de nos valeurs préférées
28:46au sein du secteur
28:47de l'aéromantique
28:48et de la défense,
28:49au côté de Safran,
28:50par exemple,
28:51également.
28:52Et donc,
28:52effectivement,
28:53on relève cet objectif.
28:55Il n'y a pas certainement
28:56autant de potentiel
28:57qu'on a pu en avoir
28:58jusqu'ici,
28:58mais c'est vraiment un titre
29:00qu'on apprécie
29:01et on pense que
29:01l'environnement actuel
29:02est plutôt porteur
29:03pour Excel.
29:04Plus haut historique
29:04ce matin pour Exaille Technologies
29:06qui, contre la tendance,
29:07gagne plus de 1%
29:08au-delà des 140 euros.
29:10En effet,
29:10l'an passé,
29:11il y a un an,
29:12on était à 34 euros.
29:13Donc, on a un titre
29:13qui a quasiment été multiplié
29:15par 5
29:15sur les 12 derniers mois.
29:17Un dernier mot
29:18de Sartor Justedim
29:19qui,
29:20dans un environnement
29:21un petit peu chahuté,
29:22a quand même décidé
29:23de maintenir
29:23sa journée investisseur
29:25et le groupe
29:25s'est mouillé
29:26notamment sur des objectifs
29:27à 2027.
29:28Oui,
29:29c'est le nouveau management
29:29qui est arrivé
29:30en fin de l'année dernière.
29:32Stedim,
29:33effectivement,
29:34finalement,
29:36le reflète
29:36de ses objectifs,
29:38enfin,
29:38ses objectifs
29:38reflètent
29:39la résilience
29:40entre guillemets
29:41d'un profil
29:41comme Stedim.
29:42C'est un groupe
29:43qui a des commandes
29:44et une activité
29:46assez résiliente,
29:47j'ai envie de dire,
29:47parce qu'une fois
29:48qu'ils vendent leurs machines
29:49au groupe bio-pharmaceutique,
29:50eh bien,
29:51derrière,
29:51ils sont obligés
29:52d'utiliser
29:53les composants
29:54de Stedim.
29:54Et donc,
29:55ça...
29:55Un peu comme les machines
29:56à café,
29:57si on grossitrait.
29:58C'est même plus le cas,
29:59parce que maintenant,
30:00vous pouvez acheter
30:00une carte d'or
30:01pour remplacer
30:02sur votre machine
30:03d'espresso.
30:03Donc là,
30:04effectivement,
30:04vous êtes obligés.
30:05On va dire
30:06que la spécificité
30:06de Stedim
30:07fait que l'activité
30:08est un peu plus spécifique.
30:10Mais en tout cas,
30:10effectivement,
30:12l'activité est résiliente
30:13et ça montre,
30:14même que dans un environnement
30:15comme ça délicat,
30:17le groupe a été plutôt...
30:18Le management
30:19a été plutôt
30:19été effectivement positif
30:21et sur ses perspectives
30:23et même au-delà,
30:24effectivement,
30:24de 2027.
30:25Et donc,
30:26on apprécie cette résilience
30:27alors que le titre
30:28a baissé de près de 15%
30:30depuis le début de l'année.
30:31On est en dessous
30:31des niveaux d'acquisement
30:32d'une décote
30:32de 25%
30:33par rapport au niveau
30:34moyen des multiples
30:35historiques du groupe.
30:37Et donc,
30:37on trouve qu'effectivement,
30:39ce niveau-là
30:40a été injustifié.
30:41On est passé
30:42avec une recommandation
30:43positive sur le titre
30:45et donc,
30:45on apprécie effectivement
30:46Stedim.
30:47Et ça ne va pas être
30:48un potentiel
30:49qu'on va avoir
30:50tout de suite
30:50parce que le premier trimestre,
30:52ce n'est certainement
30:53pas le meilleur de l'année,
30:54mais c'est une progression
30:56et un profil
30:57qu'on trouve adapté
30:58effectivement
30:58dans l'environnement
30:59de marché actuel.
31:00C'est un titre
31:01qui s'était envolé
31:02lors de la pandémie
31:03en 2021.
31:05C'est vrai que depuis,
31:05il a été divisé
31:06par deux,
31:07par trois.
31:08C'est vrai qu'on ne retrouvera
31:09pas les niveaux
31:10de croissance
31:10ni de rentabilité
31:11de l'époque.
31:13Néanmoins,
31:13comment aujourd'hui,
31:15Sartorius Stedim
31:16et comme d'autres concurrents,
31:17peuvent retrouver
31:18un petit peu
31:18l'attrait de la bourse
31:19sachant qu'elles ont été
31:21très largement oubliées ?
31:24Effectivement,
31:24il y a une normalisation
31:25qui a été nécessaire
31:26pour tous ces actifs
31:28et tous ces acteurs
31:29de la santé
31:29qui ont vécu
31:31un moment Covid
31:33exceptionnel
31:33et donc qui s'est reflété
31:36en bourse.
31:37Mais cette normalisation
31:39a pris du temps
31:40et en fait,
31:402025,
31:41c'est la première année
31:42où on a un retour
31:43de la croissance.
31:44Et donc,
31:44on pense que
31:45sur cette base-là,
31:46les années qui viennent
31:48vont être effectivement,
31:50on va retrouver
31:51effectivement
31:52un rythme
31:52plus classique
31:53entre guillemets,
31:54que ce soit
31:54dans les commandes
31:55des clients
31:55de Stedim
31:56mais aussi
31:57dans l'évolution
31:57de la rentabilité.
31:59Et donc,
31:59ce sont ces éléments-là
32:00qu'on apprécie
32:02et qui,
32:03d'autant plus
32:04dans un environnement
32:05de marché compliqué,
32:06montrent Stedim
32:09un profil défensif
32:10qui est d'autant plus intéressant
32:11dans un environnement
32:11de marché
32:12comme celui-là.
32:13Alors,
32:13le marché avait acheté
32:14la nouvelle mardi
32:15lors de la présentation
32:16de ce plan stratégique
32:17puisque le titre avait gagné
32:18près de 9%.
32:19Et là,
32:20ce matin,
32:21il rend une partie
32:21des gains,
32:22moins 3%
32:23pour ce titre
32:24Stedim Biotech
32:25à 170 euros.
32:27Merci beaucoup,
32:27Adrien Henry
32:28de nous avoir accompagné
32:28ce matin.
32:29Je rappelle que vous êtes
32:30analyste marché
32:30chez Kepler Chevreux
32:31pour revenir en détail
32:33sur ces trois sociétés
32:34qui font l'actualité
32:35avec donc Veneto
32:36qui a publié ses résultats
32:37hier,
32:37Stedim qui a présenté
32:38mardi son plan stratégique
32:39et XAX Technologies
32:41qui est au plus haut historique.
32:42Après,
32:43donc,
32:43un carnet de commandes
32:44record.
32:45N'hésitez pas
32:46à retrouver Raphaël Gorgé
32:47qui était hier soir
32:48l'invité de la grande interview.
32:49Très courte pause,
32:50on se retrouve dans un instant.
32:51Nous continuerons
32:52de revenir
32:53sur cette envolée
32:55spectaculaire
32:56des cours du gaz
32:56ce matin
32:57avec donc un TTF
32:58qui prend plus de 23%
33:00qui revient sur ses plus hauts
33:01de 2023 à 67 euros.
33:03Le baril de Brent
33:04gagne plus de 4% également
33:06au-delà des 113 dollars
33:09avec les banques centrales
33:10qui visiblement
33:11sont inquiètes
33:11face à l'envolée
33:13de ces matières premières
33:14que ce soit ce matin
33:15le Japon
33:15ou encore la fête
33:16hier soir
33:17qui ont revu
33:17à la hausse
33:18leur perspective
33:19d'inflation
33:19pour cette année.
33:20A tout de suite.
33:289h35,
33:29deuxième partie
33:29de Good Morning Market.
33:30Le CAC 40
33:30perd un peu plus
33:31d'un pour cent
33:32à l'ouverture.
33:33On s'éloigne
33:34des 8000 points,
33:357850 points,
33:36moins 1,5%
33:37même désormais.
33:38Total Energy
33:39et Sanofi
33:39sont les deux seuls
33:40hausses à signaler
33:41dans l'indice parisien.
33:42Total qui est sur
33:43un record historique
33:43au-delà des 76 euros
33:45plus 1%.
33:45avec ce baril de pétrole
33:47qui est à 113 dollars
33:48pour le Bren,
33:4995 dollars
33:50pour le WTI.
33:51A l'inverse,
33:52les valeurs cycliques
33:53et le secteur du tourisme
33:54ferment la marche.
33:55Accor est de loin
33:56la plus forte baisse,
33:57moins 6,5%
33:58à 39,24 euros,
34:00suivi d'ArcelorMittal
34:01qui perd 5%
34:02à 43,35 euros.
34:04Les taux longs
34:04et les taux courts
34:05remontent.
34:05Nous en parlerons
34:06dans un instant.
34:07La Fed
34:08qui s'est montrée
34:09prudentire
34:09sur ses prévisions
34:10d'inflation
34:11et donc forcément
34:11le marché obligataire
34:12qui réagit,
34:13d'autant plus
34:13que les matières
34:14progressent ce matin.
34:153,66 pour le disant français
34:17qui prend 5 points de base
34:18plus 2 points de base
34:19pour le disant allemand
34:20à 2,97.
34:21Quand le dollar
34:21continue de se renforcer,
34:23l'euro-dollar s'éloigne
34:24de la barre des 1,15.
34:25Ce matin,
34:26nous sommes à 1,1440.
34:29Le face-à-face,
34:30comme chaque jour,
34:31deux intervenants de marché
34:32avec en plateau
34:33Alexandre Baradez,
34:34chef analyste d'IG.
34:35Bonjour Alexandre.
34:36Merci de nous accompagner
34:37en compagnie de Raphaël Thuin
34:38qui est directeur
34:39des stratégies de marché
34:39de capitaux
34:40chez Tikeo Capital.
34:41Bonjour Raphaël.
34:42Bonjour Attiane.
34:42Merci à tous les deux
34:43d'être là.
34:44Les cours du pétrole
34:45repartent donc de l'avant.
34:46On est sur des plus hauts
34:46de 10 jours.
34:47Les cours du gaz
34:48frôlent désormais
34:49les 70 euros en Europe
34:50avec donc hier
34:52une installation gazière
34:54qui a été touchée
34:54par l'Iran au Qatar.
34:56On parle là
34:56de l'une des plus grandes
34:57installations pétrolières.
34:58Quand encore ce matin
34:59du côté du Koweït,
35:00il y a à nouveau des drones
35:01qui ont touché
35:02des installations pétrolières.
35:04Bref, ça Raphaël,
35:05cet envolé des matières premières
35:07plus des banquiers centraux
35:08qui sont prudents
35:09sur l'inflation,
35:10ça inquiète un petit peu
35:11à court terme.
35:12Oui, on a un mix
35:13pas très agréable
35:14pour les investisseurs.
35:15Effectivement,
35:15ce scénario d'escalade
35:17en Iran,
35:18c'était quelque chose
35:18qui était craint,
35:19pas nécessairement
35:20complètement anticipé.
35:22On semblait bien
35:22que le marché espérait
35:23une forme de désescalade
35:25assez prochaine.
35:26Et il y avait
35:27une forme de ligne rouge
35:28qui avait été tracée,
35:29en particulier
35:30par les autorités iraniennes
35:32qui consistait à dire
35:33que les infrastructures
35:34énergétiques
35:35devaient être hors champ.
35:36Or, hier,
35:38effectivement,
35:38surprise,
35:39elles ont été touchées,
35:41assez significativement
35:42semble-t-il,
35:43avec une représaille
35:44des Iraniens
35:45au Qatar juste derrière.
35:46Donc, effectivement,
35:47c'est ce que le marché
35:48espérait ne pas voir.
35:49Et donc,
35:50ça crée effectivement
35:51beaucoup d'inquiétudes.
35:53Alors, pendant la nuit,
35:53le président Trump
35:54a réagi.
35:56Manifestement,
35:56il n'était pas
35:57totalement au courant,
35:58en tout cas,
35:58pas totalement d'accord
35:59avec cette décision israélienne
36:01d'aller frapper
36:02des infrastructures énergétiques.
36:04Ça fait penser
36:05qu'effectivement,
36:07on n'est pas nécessairement
36:08dans un scénario
36:09d'une escalade
36:11décisive et permanente.
36:12On va voir.
36:13Ça fait aussi penser
36:14que finalement,
36:15les Israéliens jouent
36:16aussi leurs propres cartes
36:17et ne sont pas exactement
36:19au son et à la baguette
36:21de ce que le président Trump
36:22dira.
36:22Donc, effectivement,
36:23une escalade
36:24qui est très dérangeante
36:25pour les marchés
36:26et qui se couple
36:27aux annonces de la Fed
36:28qui aussi ont un petit peu inquiété.
36:29À noter que la Banque Nationale Suisse
36:31laissait ses taux inchangés,
36:32comme attendu.
36:33On avait ce matin
36:34la Banque du Japon
36:35qui a également laissé ses taux inchangés
36:37mais qui s'est montré
36:38un petit peu inquiète
36:39de cette remontée de l'inflation,
36:40d'autant plus qu'en plus,
36:41au Japon,
36:41il y a l'effet devise
36:42qui est défavorable
36:43avec un Yen
36:44qui continue de reculer
36:45face au dollar.
36:46Oui, c'est vrai que
36:46c'est la semaine
36:47des banques centrales.
36:48C'est la Fed
36:49qui a ouvert le bal hier
36:50et on a très vite compris,
36:52enfin très vite compris
36:52sur l'ensemble en tout cas
36:53de la conférence de presse
36:54de Jérôme Powell.
36:55Déjà,
36:55la nouvelle projection de la Fed
36:56c'est une fois par trimestre.
36:57Donc la Fed a bien fait comprendre
36:59qu'elle a un peu relevé
37:00ses anticipations d'inflation
37:01pour l'ensemble de l'année.
37:02Donc on est à 2,5,
37:03on passe à 2,7.
37:04Donc ce n'est pas catastrophique
37:05mais on est plutôt
37:06sous la révision haussière
37:06de l'anticipation d'inflation.
37:08Et puis on voit
37:09que les anticipations
37:09de baisse de taux
37:10du côté de la Fed
37:10n'ont pas changé.
37:11Les membres de la Fed
37:12pensent qu'il y a toujours la place
37:13pour peut-être
37:14une baisse de taux
37:14cette année supplémentaire
37:15et c'est tout.
37:16Et c'était ce qui était
37:18un peu attendu
37:18parce que quand vous regardiez
37:19avant même
37:19ces questions d'Iran,
37:22quand vous voyez
37:22les derniers chiffres
37:23de prix à la production
37:23aux Etats-Unis
37:24ou d'inflation,
37:25notamment PCE,
37:26ces mesures qui ont été faites
37:28avant le déclenchement
37:29de l'intervention militaire
37:30en Iran
37:30étaient déjà sur des niveaux
37:31de réaccélération
37:32prix à la production
37:33et inflation PCE.
37:35On est corps PCE,
37:36c'est-à-dire la mesure principale
37:36pour la Fed,
37:37on est au-delà de 3%.
37:38Donc ça a laissé penser
37:40que Jérôme Powell
37:41allait être assez prudent
37:41sur ces questions
37:42de baisse de taux.
37:43Et hier,
37:44ce qui m'a marqué
37:45dans la conférence de presse,
37:46c'est qu'il est vraiment
37:46très souvent revenu
37:47sur la question
37:48des anticipations d'inflation.
37:49Ça, on peut le voir
37:50dans le marché,
37:50il y a des mesures,
37:51des swaps d'inflation
37:52qui permettent de voir
37:52ce que pense le marché,
37:54où sera l'inflation
37:54sur les horizons
37:55de moyen terme.
37:56Et Jérôme Powell
37:57dit ça, on le regarde
37:58parce qu'il ne faut pas
37:59qu'on se désancre
38:01de la zone des 2%.
38:02Et donc,
38:04il a aussi eu hier
38:05une phrase Jérôme Powell
38:05assez marquante
38:06qui est nouvelle.
38:07Il dit,
38:08au mois de mars,
38:09cette fois,
38:09donc à cette réunion,
38:10nous avons discuté
38:11d'une guidance éventuelle
38:12pour des questions
38:13de hausse de taux.
38:14Jusqu'à présent,
38:14on ne parlait que
38:15de scénario de taux stable
38:16ou baisse de taux.
38:17Et il dit,
38:17on a commencé,
38:17ça ne veut pas dire
38:18qu'ils vont monter les taux.
38:19Mais ça veut dire
38:19que la question
38:20d'une espèce de symétrie,
38:21on peut les baisser
38:22mais on peut aussi
38:22les relever s'il y a besoin.
38:24Cette question-là
38:24a été abordée hier
38:25au sein de la Fed.
38:26Donc, c'est vrai
38:27que ça ne donne pas
38:28ce matin aux investisseurs
38:30l'envie de prendre
38:30du risque sur les marchés.
38:31Vous avez une boucle
38:32qui est la même
38:33depuis des jours.
38:35C'est dès que
38:36les valeurs énergétiques
38:37montent,
38:37vous avez les taux
38:39Europe-US qui se tendent,
38:40vous avez le dollar
38:40qui grimpe,
38:41valeur refuge,
38:42devise refuge
38:42et du coup,
38:43les actifs à risque,
38:44actions et autres
38:44perdent du terrain.
38:45Donc, cette boucle
38:46est toujours en place
38:47et on voit que l'or aussi
38:48perd de la valeur
38:49parce que...
38:50Il faut les 4 8 8 désormais.
38:51Ça va très vite.
38:52Cet 11 d'or
38:52qui était encore
38:53en début d'année
38:54au-delà des 5 500 dollars.
38:55Le problème,
38:56Alexandre Baradé,
38:57c'est que Dironpol
38:57a encore dit hier,
38:59il est un peu dans le flou
39:00dans le sens où
39:00tout dépend bien sûr
39:01de la durée
39:01de ce conflit.
39:03Aujourd'hui,
39:04la Fed se mouille
39:05à faire des prévisions
39:05sur la fin de l'année
39:06sur 2027
39:07mais tout dépend bien sûr
39:10de ce baril de pétrole.
39:11Combien de temps
39:12va-t-il rester à 100 dollars ?
39:14Personne n'a la réponse.
39:15Non,
39:15c'est ce que Dironpol
39:15a expliqué hier.
39:16Il dit que...
39:18Il dit que c'est effectivement
39:19ce qui est logique.
39:20Si l'intervention dure
39:22peut-être un mois ou deux,
39:22effectivement,
39:23les effets seront quand même
39:23relativement limités.
39:24Une petite bosse d'inflation
39:25et puis c'est gérable
39:25et on ne va pas relever
39:26les taux pour ça.
39:27Mais il a quand même
39:28eu des propos
39:29quand il dit qu'aujourd'hui
39:30les risques pour l'emploi
39:32ne sont pas plus élevés
39:32que les risques pour l'inflation
39:34alors qu'on rappelle
39:35quand la Fed avait repris
39:36ses baisses de taux
39:36il y a quelques mois,
39:37c'était par rapport
39:37à ces questions d'emploi.
39:38Donc on voit que Dironpol
39:39il remet le curseur
39:39beaucoup plus au centre.
39:40Il est toujours vigilant à l'emploi
39:42mais la Fed est beaucoup plus
39:44vigilant à l'inflation
39:45et c'est effectivement
39:46pour des marchés
39:46qui attendaient des baisses de taux
39:47notamment en juin.
39:48On n'a pas de certitude
39:49aujourd'hui
39:49qu'on aurait une baisse de taux
39:50à la fin du premier semestre.
39:52Au point même
39:52que désormais
39:53FedWatch
39:53qui anticipe un petit peu
39:56qui prend le pouls
39:57de ces anticipations
39:58de baisses de taux
39:58on est plutôt maintenant
39:59sur septembre
40:00voire octobre
40:02une baisse de taux
40:03nous dit hier
40:04Dironpol pour cette année
40:05une autre en 2027
40:07c'est vrai qu'on a
40:08totalement changé de contexte
40:10Raphaël Thuin
40:11en début d'année
40:12on parlait même
40:12de baisses de taux
40:13pour la BCE
40:13aujourd'hui on parle
40:14de les relevés.
40:15C'est un des gros changements
40:17de cette crise iranienne
40:18c'est que la photo
40:19sur l'inflation
40:20a complètement changé
40:21des potentiels hausses
40:22de taux à venir
40:23en Europe aussi
40:23et dans ces conditions
40:25effectivement
40:25Jérôme Powell
40:26qui est dans une situation
40:27très compliquée aujourd'hui
40:28évidemment un manque
40:29de visibilité absolue
40:31et c'est pas le seul
40:31on est tous dans ce cas
40:32d'une part
40:33et puis une photo économique
40:35une équation monétaire
40:37qui est compliquée
40:38on a effectivement
40:38un marché de l'emploi
40:39aux Etats-Unis
40:40qui crée très peu d'emplois
40:41qui ralentit
40:42et ça
40:43c'est un signe d'inquiétude
40:45une problématique d'inquiétude
40:47pour la Fed
40:47évidemment
40:48c'est dans son mandat explicite
40:49d'une part
40:50et ça
40:51ça inciterait
40:51à baisser les taux
40:52d'un autre côté
40:53évidemment
40:53l'inflation
40:54l'inflation
40:55elle est maintenant
40:55depuis très longtemps
40:57au-dessus
40:57des objectifs
40:58de la banque centrale
40:59de 2%
41:00sur l'inflation sous-jacente
41:02on est proche de 3%
41:03ça ça incite
41:04à augmenter les taux
41:05et cette inflation
41:06elle est due
41:06à des facteurs
41:07qui sont hors de contrôle
41:09de la Fed
41:09une partie
41:11une partie
41:11peut-être
41:1150-75 points de base
41:13de ce surcroît
41:14d'inflation
41:15comparé à 2%
41:16vient des droits de douane
41:19deuxième partie
41:20qui est une grande inconnue
41:21aujourd'hui
41:22c'est potentiellement
41:22l'impact de l'énergie
41:24dans les mois à venir
41:25sur les prix à la consommation
41:26donc tout ça fait
41:27qu'effectivement
41:28la visibilité est nulle
41:29la banque centrale
41:30ne peut pas se projeter
41:31et d'ailleurs
41:32pour revenir sur votre commentaire
41:33certains des membres
41:34de la banque centrale américaine
41:36n'avaient pas souhaité
41:37mettre à jour
41:38leurs projections
41:39c'est un exercice
41:40très traditionnellement obligé
41:42et cette fois-ci
41:43ils avaient demandé
41:43à ne pas les mettre à jour
41:44alors finalement
41:44ils l'ont fait
41:45mais on se rend bien compte
41:46que la valeur faciale
41:47de ces projections
41:48est proche de nulle
41:50dans la mesure
41:51où l'incertitude
41:52est trop grande
41:52donc effectivement
41:53on est sur des problématiques
41:54très complexes
41:55en termes de politique monétaire
41:56et le marché d'ailleurs
41:57ne s'y trompe pas
41:58on represse
42:00nos attentes
42:01à la hausse
42:02avec des taux d'intérêt
42:03qui sont fortement montés hier
42:04à suivre cet après-midi
42:05la BCE
42:07on aura également
42:08la banque d'Angleterre
42:09ce matin
42:10il y avait donc
42:11la banque nationale suisse
42:12la banque du Japon
42:13au global
42:14que peuvent faire
42:15les banques centrales
42:16face à ce choc énergétique
42:18Raphaël Thuin
42:19pas grand chose quand même
42:20pas grand chose
42:21et d'ailleurs
42:21on s'attend
42:22au même type de discours
42:23de la BCE
42:24qu'on a eu
42:24de la fête hier
42:25et de la banque d'Angleterre
42:27à savoir
42:27on va attendre
42:28de voir les effets
42:29de ce conflit iranien
42:31la durée de ce conflit
42:32la BCE
42:33risque d'être
42:34encore plus défensive
42:35peut-être
42:36dans la mesure
42:36où on sait
42:37que le choc énergétique
42:38en Europe
42:39risque d'être
42:40encore plus durement senti
42:41les prix du gaz
42:43en Europe
42:43se sont envolés
42:44c'est une vraie problématique
42:45pour l'économie européenne
42:47on l'a vu
42:47pendant la crise
42:48la crise ukrainienne
42:50et même si l'inflation
42:51était davantage revenue
42:52de ce point de vue là
42:53on peut s'attendre
42:54à ce que Mme Lagarde
42:55ait un mot
42:56extrêmement conservateur
42:57sur cette idée
42:58que l'inflation
42:59est au cœur
43:00du sujet aujourd'hui
43:01que la BCE saura réagir
43:03et que finalement
43:03on n'aura pas
43:04potentiellement
43:05de répétition
43:06du couac
43:07de 2022
43:08où on croyait être face
43:10à une inflation transitoire
43:12alors qu'elle s'était avérée
43:13beaucoup plus structurelle
43:14donc on va écouter
43:15très attentivement
43:16ce discours
43:17même si aujourd'hui
43:18pour l'ensemble
43:18de ces banquiers centraux
43:19il est trop tôt pour agir
43:21il est urgent d'attendre
43:23et qu'on n'est pas encore
43:25très certain
43:25non seulement
43:26de la durée du conflit
43:27mais dans quelle mesure
43:28ces hausses
43:29des prix d'énergie
43:30pourraient avoir
43:30des effets de second tour
43:32comme on dit
43:33qui relanceraient
43:35le potentiel d'inflation
43:35Dans un instant
43:36nous parlerons de Wall Street
43:37qui surperforme l'Europe
43:38depuis le début du conflit
43:39juste un mot
43:40pour finir sur ce sujet
43:41des banques centrales
43:42Alexandre
43:42Oui
43:43il y a eu un petit avertissement
43:45ou une mise en garde
43:45enfin je ne sais pas
43:47si on peut le dire comme ça
43:47mais de la banque
43:48des règlements internationaux
43:49donc un peu la banque
43:50des banques centrales
43:52on va dire
43:52qui a avant tout ce set
43:54de réunion de banques centrales
43:55a bien mis en garde
43:56et c'est ce que Raphaël
43:57disait
43:57et je pense effectivement
43:58ça va être la position
43:58des banques centrales
43:59c'est de dire
43:59attention à ne pas surréagir
44:01à des phénomènes de choc
44:02liés sur l'énergie
44:03mais qui potentiellement
44:04sont transitoires
44:05et c'est vrai que la situation
44:06on le voit tous
44:06n'est pas la même
44:07que post-Covid
44:08on rappelle bien qu'à l'époque
44:09les banques centrales
44:10avaient doublé la taille
44:10de leur bilan
44:11la stimulation économique
44:12était absolument massive
44:13il y avait une consommation
44:14revanchard de post-confinement
44:15il y avait des matières premières
44:16qui accompagnaient effectivement
44:17tout ceci
44:18mais l'ensemble des matières premières
44:19les métaux, le cuir
44:21tout partait à la hausse
44:22et puis les salaires progressistes aussi
44:23donc il y a des boucles
44:24qui s'étaient mises en place
44:25c'est pas du tout
44:26ce que nous avons actuellement
44:27donc effectivement
44:27ce que disait Raphaël
44:28il est urgent d'attendre
44:29mais je pense effectivement
44:29les banquiers centraux
44:30c'est un peu leur job
44:31de mettre en garde
44:32sur la vigilance
44:32mais ce serait surprenant
44:34de les voir surréagir
44:35même au bout de deux ou trois mois
44:37je pense qu'il faut vraiment
44:38attendre je pense
44:38la fin du premier semestre
44:39pour commencer à avoir bougé
44:41si on voit que la chose s'installe
44:42et moi je ne suis pas non plus convaincu
44:44que la situation au Proche-Orient
44:45dure six mois
44:46voilà j'ai plutôt l'impression
44:47c'est quand même un phénomène
44:47qui va être assez court
44:48comparé à ce qu'on a connu post-Covid
44:50en tout cas à court terme
44:51des stimulus budgétaires reviennent
44:52on a notamment l'Italie
44:54qui a annoncé une restourne
44:55de 25 ou 30 centimes
44:56sur les prix à la pompe
44:57via notamment des baisses de taxes
45:009h47
45:00on continue nos échanges
45:02dans un instant
45:02juste avant un petit coup d'oeil
45:03sur la séance du jour
45:04avec un CAC 40
45:06qui accélère à la baisse
45:07moins 1,8% désormais
45:087 830 points
45:10le DAX à Francfort
45:11c'est 2,3%
45:12moins 2% de baisse
45:13également pour l'Eurostoxx 50
45:15Accor c'est désormais
45:178,5%
45:18avec des informations de presse
45:20qui évoquent
45:20que vous avez notamment
45:21un fonds
45:22qui s'est positionné
45:24à short
45:25donc sur des positions vendeuses
45:26notamment le fonds
45:27Grizzly Richards
45:28on est désormais sous
45:29les 39 euros
45:30sur ce titre Accor
45:31les valeurs à suivre ce matin
45:33Beneteau qui a publié
45:34ses résultats hier soir
45:35année 2025
45:36dans le rouge
45:37moins 5%
45:38à l'inverse
45:39Deezer pour la première fois
45:40est dans le vert
45:41pour la première fois
45:42depuis sa création
45:42plus 9%
45:43pour ce titre Deezer
45:44à 1 euro
45:4520
45:45et puis du côté de Londres
45:47vous avez HSBC
45:48qui fait l'actualité
45:49aujourd'hui
45:50le titre cède un peu plus
45:51de 2%
45:51alors c'est sûrement
45:52pas lié à cette nouvelle
45:53mais vous avez Bloomberg
45:54qui évoque
45:54que le groupe envisage
45:56de supprimer 10%
45:57de ses effectifs
45:58il s'agit quand même
45:59de plus de 20 000 personnes
46:00sur des fonctions support
46:01avec l'intelligence artificielle
46:03qui va peu à peu
46:04révolutionner
46:04un petit peu
46:05le métier de la banque
46:07Le métier de la banque
46:08oui
46:08qui sera peut-être révolutionné
46:09avec l'intelligence artificielle
46:11l'intelligence artificielle
46:12qui se tient bien
46:13en bourse
46:14Raphaël Thuin
46:14depuis le début du mois
46:16alors certes hier
46:17le Nasdaq Composite
46:18a perdu
46:18un peu plus
46:19de 1,4%
46:21mais depuis le début
46:22du conflit
46:22depuis le début du mois
46:23on perd
46:24allez 2%
46:25sur l'indice
46:25Nasdaq Composite
46:26quand en Europe
46:27on perd 7-8%
46:28parce que Nvidia
46:29finalement
46:30on n'est pas dépendant
46:31des matières premières
46:31on a des messages positifs
46:33encore hier soir
46:34de Micron
46:35bref
46:35est-ce que la tech
46:36n'est pas un petit peu
46:36immunisée à cette guerre ?
46:38Oui c'est un des marqueurs
46:40de cette crise iranienne aussi
46:41c'est qu'effectivement
46:42alors on peut avoir
46:43deux facteurs explicatifs
46:45vis-à-vis de cette surperformance
46:46de la tech
46:47première chose
46:48les fondamentaux
46:49et les annonces récentes
46:50ont été très positives
46:51on continue de voir
46:53en termes de résultats
46:54en termes de grandes annonces
46:56beaucoup de nouvelles positives
46:57de ce point de vue là
46:58hier on a eu Micron
46:59vous savez
47:00qui est ce producteur de mémoire
47:02en particulier
47:03pour l'intelligence artificielle
47:04qui a eu des résultats
47:05extraordinaires
47:06on est au-dessus des attentes
47:08par une marge très significative
47:09et tout ça confirme
47:11que cette tendance
47:12IA
47:12et cette dépense IA
47:13continue
47:14de ruisseler
47:15dans cette industrie tech
47:16et de favoriser
47:17ces entreprises
47:17donc ça
47:18c'est un facteur positif
47:19deuxième facteur positif
47:21il est plus
47:21dû au contexte actuel
47:23effectivement
47:24à un moment
47:24où le marché
47:25est pris d'inquiétude
47:26sur l'économie réelle
47:28le potentiel
47:29ralentissement du cycle
47:30l'impact des prix
47:32de l'énergie
47:32sur l'économie
47:33effectivement
47:34il y a des secteurs
47:35qui sont globalement
47:36plus immunisés
47:37en tout cas
47:38à l'ordre 1
47:39vis-à-vis de la hausse
47:40de ces prix de l'énergie
47:41et ces tensions géopolitiques
47:42c'est effectivement
47:43les secteurs de la tech
47:44donc ça
47:45ça a expliqué
47:45une forme de dérotation
47:47pourquoi je dis dérotation
47:48c'est qu'en fait
47:49on voit une forme
47:50de retour
47:54de débouclage
47:55finalement
47:55d'un positionnement
47:56qui avait été très populaire
47:58jusqu'à présent
47:59sur la fin 2025
48:00tout début 2026
48:01on voyait
48:02beaucoup d'investisseurs
48:03qui se repositionnaient
48:04sur les industriels
48:06les cycliques
48:07la value
48:08l'Europe
48:09les small caps
48:10avec cette idée
48:11que le cycle était porteur
48:12qu'il y avait de la croissance
48:13il y avait du stimulus
48:14et on avait vu
48:15ces secteurs
48:16beaucoup surperformer
48:17ces gagnants d'hier
48:19sont les perdants d'aujourd'hui
48:21dans la crise iranienne
48:22on voit un débouclage
48:23assez important
48:24de ces valeurs-là
48:26et on peut argumenter
48:27d'ailleurs
48:27que quand on regarde
48:29les indices mondiaux
48:29il y a des baisses
48:30significatives
48:31sur l'Iran
48:32mais globalement
48:32ça reste relativement contenu
48:35sectoriellement
48:36certains de ces secteurs
48:37sont très lourdement punis
48:38les industriels
48:39en Europe
48:39c'est plus de moins 10%
48:41de sous-performance
48:41les banques
48:42c'est moins 10%
48:43on va parler de l'immobilier
48:45donc ces secteurs
48:47qui étaient les gagnants
48:47d'hier dans cette rotation
48:48en sont aujourd'hui
48:49les perdants
48:50et donc par effet miroir
48:52la tech
48:52elle en bénéficie
48:54vous avez envie
48:55d'accompagner ce mouvement
48:56sur la tech
48:57le software
48:58là se reprend
48:58notamment
48:59depuis les inquiétudes
49:00sur cloud
49:02sur notamment
49:03le remplacement
49:04de certains logiciels
49:05c'était l'un des sujets
49:06au mois de février
49:07par l'intelligence artificielle
49:08point bas ou pas
49:09on ne sait pas
49:10mais en tout cas
49:10ça s'est bien repris
49:11l'indice software
49:12aux Etats-Unis
49:13l'indice software
49:14s'est repris effectivement
49:15alors d'un point très bas
49:17effectivement
49:18cette tech
49:18est multiforme
49:19nous on est très preneurs
49:21très acheteurs
49:21de cette idée
49:22de l'accélération
49:23de l'IA
49:23de l'accélération
49:25de l'adoption
49:25de l'IA
49:26et de l'accélération
49:28des preuves concrètes
49:29des retours sur investissement
49:31de ces dépenses
49:31d'investissement
49:33donc ce scénario là
49:34c'est quoi
49:34c'est aller
49:35potentiellement
49:36se positionner
49:37sur les gagnants
49:37de l'IA
49:38et ces gagnants
49:39de l'IA
49:39très souvent
49:40aujourd'hui
49:40en tout cas
49:40pour certains d'entre eux
49:41ils ne sont pas
49:42nécessairement très chers
49:43on va parler
49:44d'NVIDIA
49:45qui sous-performe
49:47maintenant depuis
49:47un certain temps
49:48malgré des résultats
49:49extraordinaires
49:49qui traite un multiple
49:51en ligne
49:51avec celui du S&P
49:52en termes de valorisation
49:53à peu près 21 fois
49:54les profits
49:56on est revenu
49:57à un multiple
49:58de valorisation
49:582019
49:59un monde
50:01pré-Chat GPT
50:02qui nous semble
50:03être une éternité
50:04vous prenez
50:05la plupart
50:05des grosses
50:06tech américaines
50:07les Amazon
50:09les Microsoft
50:10les Alphabet
50:12beaucoup d'entre elles
50:13traitent à des multiples
50:14parmi les plus bas
50:15de leur histoire
50:15en tout cas
50:16de leur histoire récente
50:17et encore une fois
50:17on ne paye pas tellement
50:18plus cher
50:19que ce qu'on paierait
50:19le S&P
50:20donc si vous êtes acheteur
50:22de cette idée
50:22que oui
50:22l'IA va accélérer
50:24que l'IA est partie
50:25pour rester
50:26et pour impacter
50:27de manière très importante
50:29l'économie
50:30et la productivité
50:31alors peut-être que
50:32certaines de ces valeurs
50:33constituent des points d'entrée
50:34Alexandre Baradez
50:35comment vous regardez
50:36ces GAFAM
50:37ces sept magnifiques
50:38qui tiennent plutôt bien
50:39ils tiennent plutôt bien
50:40mais c'est vrai
50:40qu'il y a quand même
50:40une grosse divergence
50:42de trajectoire
50:43entre la plupart d'entre eux
50:44c'est-à-dire qu'on a vu
50:44des Microsoft
50:44on comprend pourquoi
50:45la partie logicielle
50:46risque de disruption
50:47ou autre
50:47donc à des moins 30%
50:49depuis le sommet
50:49ce qui était effectivement
50:50sur des valeurs
50:50comme Microsoft
50:51assez incroyables
50:53de devoir
50:54et puis face à ça
50:54vous avez des alphabètes
50:55vous avez des valeurs
50:56comme Apple
50:56qui sont un peu plus résilientes
50:58alors bon
50:58mon sentiment
50:59effectivement
50:59je partage l'avis de Raphaël
51:00sur l'aspect un peu
51:01moyen terme
51:03toujours disruptif de l'IA
51:04sur l'aspect court terme
51:05je pense qu'on n'a pas encore eu
51:06ce phénomène
51:07qu'on appelle la capitulation
51:08c'est-à-dire qu'on voit
51:09que le Nasdaq
51:09et depuis octobre
51:11on n'a pas marqué
51:12de nouveaux records
51:13on a une phase
51:14qui était très très latérale
51:15et là
51:15avec l'accélération
51:16un peu du risk off
51:17qu'on a eu
51:17ces dernières 24-48 heures
51:19on voit que le Nasdaq
51:20commence à retoucher un peu
51:21ces zones
51:21assez techniques
51:22mais les zones support
51:23des derniers mois
51:24et la structure
51:25à la fois du SP500
51:27puis du Nasdaq
51:28on a des structures
51:28dans le jargon
51:29on appelle ça un peu
51:29des rounding tops
51:30c'est-à-dire des sommets
51:31comme ça qui se forment
51:32sur une période plutôt longue
51:33de plusieurs mois
51:34donc il n'y a pas de cassure violente
51:36et ça peut ressembler
51:37à un peu de distribution
51:38c'est-à-dire des phases
51:39où on hésite on hésite
51:40à un moment donné
51:40il faut que ça purge
51:42peut-être des effets de levier
51:43qui doivent être sortis
51:43des positions
51:44des baisses de dip
51:45qui ont peut-être été
51:45un peu trop agressifs
51:46régulièrement
51:47avec des effets de levier
51:48qui se font un peu sortir
51:48et pour moi
51:49on doit d'abord avoir
51:50cette phase un peu capitulante
51:51un peu de purge
51:52qui peut être d'une valeur
51:53de 10% par rapport
51:54au niveau actuel
51:54je pense que le Nasdaq
51:55des points d'entrée
51:56qui commenceront selon moi
51:57à devenir plus appétissants
51:58se trouvent 10%
51:59sur le niveau actuel
52:00déjà actuellement
52:01à long terme
52:01on peut faire des positions
52:02mais je pense qu'il peut
52:03en quelques soldes
52:04un petit peu
52:04dans les jours
52:05et les semaines qui viennent
52:06notamment par rapport
52:06à ce qui se passe
52:07sur les taux qui se retendent
52:08le dollar qui se retend
52:08un petit peu
52:09toujours lié à ce phénomène
52:11lié au Moyen-Orient
52:12donc pour moi
52:13la volatilité
52:14n'a pas encore atteint
52:15un peu son paradoxisme
52:16je ne pense pas
52:17qu'on peut avoir
52:17encore du 30% de baisse
52:18mais je pense qu'on peut avoir
52:19facilement 5 à 10%
52:20de correction
52:21sur les US
52:21dans les jours
52:22et les semaines qui viennent
52:22Et en attendant
52:23cette éventuelle baisse
52:24que faire ?
52:25Rester sur du monétaire
52:26du cash
52:28ou plutôt privilégier
52:29d'autres indices ?
52:30Non moi je trouve
52:31que par exemple
52:32Raphaël a cité
52:32effectivement des corrections
52:33qui étaient un peu
52:34les bienvenues aussi
52:35sur l'Europe
52:35il y a des secteurs
52:36qui étaient un peu tendus
52:36comme les banques
52:37on a eu deux années
52:37absolument stratosphériques
52:38en termes de performance boursière
52:40j'entends
52:40donc quand vous avez
52:4110-15% de baisse
52:42sur des beaux titres
52:43je trouve que
52:43revenir très progressivement
52:45sur des indices européens
52:46qui ont un peu corrigé
52:47du MIB italien
52:47du DAX allemand
52:48ou autre
52:48ça fait sens
52:49même si effectivement
52:50vous vous rappelez
52:51il y a quand même
52:52de la rotation d'abord
52:53donc il faut tout de suite
52:53revenir sur les valeurs
52:54mais c'est vrai que l'Europe
52:55a plus corrigé que les US
52:56donc je vois tendance
52:56à dire que certains secteurs
52:58ont déjà pas mal purgé
52:59donc je serais assez d'avis
53:01même s'il y a toujours
53:01du risque de volatilité
53:02à court terme
53:02mais revenir un peu
53:03sur l'Europe
53:04sur les dips actuels
53:05sur l'Europe
53:05ça me paraît
53:06de manière progressive
53:07pas mettre tout son cash
53:08maintenant
53:09mais je serais un peu plus
53:10enclin à acheter
53:10un peu plus d'Europe maintenant
53:11et attendre que les US
53:13essorent un peu plus
53:13avant de repartir
53:14Le mot de la fin
53:15Raphaël Thuin
53:16l'Europe
53:17vous continuez d'accompagner
53:17le mouvement
53:18ou comme vous l'avez souligné
53:19tout à l'heure
53:20après la petite purge
53:21qu'on a eu depuis
53:22le début du mois
53:23vous êtes prudent ?
53:25Alors globalement
53:25on est prudent
53:26c'est très difficile aujourd'hui
53:27de justifier
53:28de réinvestir massivement
53:29dans le marché
53:30il y a trop d'incertitudes
53:31et le scénario du pire
53:33peut être très mauvais
53:34pour le marché
53:34donc on ne se précipite pas
53:36les valos sont encore
53:37assez exigeants
53:38donc on ne peut même pas
53:39faire l'argument
53:40qu'à ces niveaux de valos
53:41on peut fermer les yeux
53:42et penser à autre chose
53:43et investir
53:43donc on va être prudent
53:45et patient
53:45en revanche effectivement
53:46il y a des choses à faire
53:48il y a des dislocations
53:49il y a des grands gagnants
53:50et des grands perdants
53:51vous parliez de la tech
53:52plus globalement
53:52les US se tiennent
53:54en revanche oui
53:55les surperformers d'hier
53:57sous-performent beaucoup
53:58aujourd'hui
53:59et peut-être que certains
54:00de ces mouvements
54:00sont un petit peu excessifs
54:02on aime bien l'Europe
54:03on pense que
54:04ce qui justifiait
54:05de se repositionner
54:06sur l'Europe
54:07reste d'actualité
54:08aujourd'hui
54:09et aujourd'hui
54:09on peut le faire
54:10en gros 10% plus bas
54:11et au sein de l'Europe
54:13effectivement
54:13certaines de ces valeurs
54:15cycliques
54:15de ces secteurs
54:16plus industriels
54:18ont beaucoup des côtés
54:19même dans la défense
54:21de manière assez
54:22contre-intuitive
54:22on a vu certaines valeurs
54:23comme dry metal
54:24qui étaient en baisse
54:25de 7% récemment
54:27qui ont aussi
54:28beaucoup des côtés
54:29on a vu une forme
54:30de dégonflement
54:31du positionnement
54:32qui crée des opportunités
54:34je reviens aussi
54:35sur les banques
54:36on en a remis
54:37dans les portefeuilles
54:38plus récemment
54:38donc il y a des choses
54:39à faire
54:40même si en termes
54:41de niveau de risque
54:42on va être globalement
54:43très prudent
54:44et très patient
54:44Merci à tous les deux
54:45Raphaël Thuin
54:46donc directeur
54:47des stratégies
54:48de marché de capitaux
54:49chez Tikio Capital
54:49et Alexandre Baradej
54:51chef d'Aliste
54:52d'IG
54:539h57
54:53dans 3 minutes
54:54il sera 10h
54:54vous retrouvez
54:55les experts
54:56avec Raphaël Lejean
54:57quel est le programme
54:58dans un instant Raphaël ?
55:00On va revenir sur le marché
55:00de l'énergie
55:01qui s'enflamme
55:02évidemment
55:02après les dernières frappes
55:04iraniennes et israéliennes
55:05au Moyen-Orient
55:06le gaz qui prend 30%
55:08ce matin
55:08le pétrole
55:09plus 6
55:10comment
55:11quelle réponse
55:12apporter
55:12à la crise énergétique
55:14ce sera le premier
55:14thème des débats
55:16ce matin
55:16avec mes experts
55:17on reviendra
55:18évidemment
55:19sur la BCE
55:20dont on attend
55:20aujourd'hui
55:21les déclarations
55:22doit-elle baisser ses taux
55:23dans ce contexte ?
55:24On va revenir
55:25également
55:26sur le 28ème
55:27régime juridique
55:29d'entreprise
55:29présenté hier
55:30par Ursula von der Leyen
55:32à Bruxelles
55:33est-ce un game changer
55:34pour la tech européenne ?
55:36Et puis enfin
55:36on reviendra
55:37sur cette étude
55:38de la COFAS
55:39ce qui fait peur
55:405 millions d'emplois
55:42menacés en France
55:43par l'intelligence artificielle
55:46alors faut-il vraiment
55:48en avoir peur ?
55:48Point d'interrogation
55:49ce sera la question finale
55:50Voilà le programme des experts
55:5110h-11h
55:5211h tout pour investir
55:53avec Antoine Larigaudry
55:54la séance américaine
55:56a suivi bien sûr
55:57dans BFM Bourse
55:57avec Guillaume Sommerer
55:58les cours du pétrole
55:59accélèrent à la hausse
56:00plus 6% désormais
56:01pour le baril de Brent
56:02qui est à 116 dollars
56:04avec encore ce matin
56:05une raffinerie
56:06qui a été touchée
56:07en mer rouge
56:08du côté de l'Arabie Saoudi
56:09très bonne journée
56:11Good Morning Market
56:13sur BFM Business
56:14Sous-titrage Société Radio-Canada
56:15Sous-titrage Société Radio-Canada
56:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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