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  • il y a 3 minutes
Ce mercredi 13 mai, Baptiste Reybier, directeur général de Fermob, était l'invité dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, parole de patron.
00:03Et ce matin, un industriel français qui subit les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
00:07Bonjour, Baptiste Rebier.
00:08Bonjour.
00:09Directeur général de Fairmob, spécialiste du mobilier d'extérieur, ETI française,
00:13qui nous vient d'Auvergne-Rhône-Alpes, mais bon, vous vendez dans le monde entier en réalité.
00:17Oui, dans 60 pays.
00:18Et c'est combien de votre chiffre d'affaires à l'export ?
00:20C'est 50%.
00:21Oui, donc c'est conséquent.
00:23Et vous vendez donc notamment au Moyen-Orient, région où en ce moment,
00:27il est quand même difficile de faire du business.
00:30Oui, tout à fait.
00:31C'est une zone qui n'est pas notre zone d'exportation principale.
00:35On vend plus en Europe, aux États-Unis, en Australie aussi.
00:38Mais c'est la zone, sur les années écoulées, où on avait la plus forte croissance.
00:42Ça s'est arrêté.
00:43Une zone qui a du potentiel.
00:45C'est vrai qu'il y a beaucoup d'industries qui misent sur ces régions-là.
00:48Le Moyen-Orient qui est en plein développement.
00:50Mais on a vu que l'instabilité, elle crée beaucoup d'incertitudes pour les industriels.
00:57C'est votre cas.
00:58Oui, l'incertitude, c'est toujours le pire ennemi des dirigeants, le pire ennemi des entreprises.
01:03On sait s'adapter à des situations, qu'elles soient faciles ou difficiles.
01:06Mais quand il y a de l'incertitude, on a eu quand même des clients qui n'ont pas été
01:09sous des bunkers,
01:10mais qui ont eu des alertes à la bombe.
01:12Et voilà, il y a eu une période au mois de mars où avec le ramadan, on s'est dit,
01:15bon, ça va peut-être, il y a une période un petit peu de transition.
01:19Et puis là, on voit que depuis deux mois, ça s'est considérablement ralenti, voire arrêté dans certains pays.
01:24Quelles conséquences précises ça a pour vous ?
01:27Alors, sur ces zones avec des potentiels de croissance, ça arrête les choses, même si j'ai bon espoir que...
01:35C'est-à-dire que là, vous ne vendez plus dans cette région ?
01:37Alors, c'est très très faible en fait, c'est pratiquement revenu à zéro.
01:42Ce n'était pas des zones très importantes pour nous en termes de chiffres,
01:45mais c'était des zones avec des croissances assez significatives.
01:47Donc, c'est plus frustrant que problématique pour le business model de l'entreprise.
01:52Avec une difficulté à maîtriser les coûts, stabiliser les prix à cause du fret maritime,
01:58le prix du transport qui a quasiment doublé avec la crise ?
02:01Alors, on a craint qu'il augmente fortement.
02:05Finalement, ça a été plutôt maîtrisé.
02:07Le coût immédiat, le surcoût immédiat, on le subit, nous, comme tout le monde en France,
02:12sur le prix à la pompe, c'est-à-dire que les hausses sur le baril ont eu un impact
02:16direct.
02:17Nous, les transporteurs, et c'est normal, on ne l'en reproche pas,
02:20nous ont appliqué des hausses entre 10 et 15 % sur la partie carburant des frais de transport.
02:28Et sur le transport maritime, en fait, il y a eu une période d'incertitude
02:31où les conteneurs, le transport est passé par le Cap de Bonne-Espérance
02:36au lieu de passer par le canal de Suez.
02:38Donc, il y a eu une période de hausse.
02:39Et finalement, ça s'est restabilisé.
02:41Et à ce niveau-là, les coûts n'ont pas explosé.
02:43Et c'est plus sur les matières premières qu'on est en train, malheureusement, de constater la hausse.
02:47Oui, comme beaucoup d'industriels, alors ça concerne quoi ?
02:49Parce que du Moyen-Orient, on parle beaucoup de tout ce qui est produits pétrochimiques,
02:55la peinture notamment, ou les énergies.
02:59Quelles sont, vous, les tensions spécialement que vous avez chez Fermob ?
03:03Alors nous, comme l'on l'indique, Fermob, c'est du mobilier en fer.
03:07Donc, notre sujet principal, c'est toujours l'acier et l'aluminium.
03:10L'acier, les cours sont globalement stables, donc sont maîtrisés pour le moment.
03:16Sur l'aluminium, où le Moyen-Orient est une des zones de fabrication,
03:21une des zones de commerce, la situation a un impact.
03:26Les cours ont augmenté à peu près de 20 à 25 %.
03:28Ce qui n'a pas un impact immédiat, puisque nos fournisseurs européens
03:33ou nos propres stocks nous permettent de répondre à la demande.
03:37Mais sur nos achats, ça va avoir un impact dans les semaines qui viennent.
03:42Parce que quand vous avez les cours qui montent,
03:43vous savez que vous allez avoir des hausses rapidement.
03:46Et vous avez des marges de manœuvre sur, justement,
03:49les marges que vous faites sur les produits ?
03:52Alors la marge de manœuvre, déjà, c'est d'espérer que la situation soit temporaire.
03:56C'est-à-dire qu'on est habitué sur les cours de matières premières.
03:59Mais ça, vous ne maîtrisez pas.
04:00On ne maîtrise pas, mais on peut espérer,
04:03comme les problématiques autour de l'énergie qu'il y a eu il y a deux ans,
04:06que ce soit un phénomène qui diminue.
04:09Et puis après, la part, le coût de la matière dans le coût de nos produits
04:14est un coût qui représente une certaine partie, mais pas la totalité.
04:17Donc on arrive temporairement à les compenser
04:20sans appliquer de hausses directement auprès des clients.
04:22En 20 secondes, est-ce que ça vous ramène aussi à la crise du Covid
04:26où il y avait eu des problématiques assez similaires ?
04:29Ça nous y ramène, mais pour le moment, je dirais, d'une manière moins extrême.
04:33On a vu au mois de mars, on craignait que le baril passe à 100, 200, 250 dollars.
04:39Ça n'est pas arrivé.
04:40Sur les matières, on n'est plus sur une crise, je dirais,
04:43de tensions, de problématiques de transport.
04:47On n'est pas sur une crise de surdemande, comme ça a été le cas après le Covid,
04:51qui a créé une envolée des prix.
04:54Donc on est prudent, c'est une période incertaine,
04:56mais on espère que ça va être maîtrisable.
04:59Baptiste Rébier, la parole de patron sur BFM Business,
05:03directeur général de Fairmob avec nous ce matin.
05:04Merci beaucoup.
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