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  • il y a 7 mois
Ce jeudi 9 avril, Daniel Gerino, président de Carlton Sélection, économiste et actuaire, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Arnaud Morvillez, gérant OPC chez Uzès Gestion, Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l'Économie, et Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO IS, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business présente Good Morning Market.
00:30C'est vraiment une nette détente des cours du pétrole, mais les cours du pétrole repartent déjà de l'avant
00:33ce matin, puisque vous avez un baril de Brent qui est à 97 dollars.
00:37Nous étions hier dans la nuit à 89 et à 93 dollars aux alentours de 9 heures lors de l
00:42'ouverture des marchés européens.
00:44Des marchés européens qui ont été propulsés par les valeurs cycliques, typiquement ArcelorMittal ou encore Safran ont gagné plus de
00:5010% quand le secteur du luxe n'était pas en reste,
00:52puisque les LVMH ou encore Hermès ont gagné plus de 7% hier à la clôture.
00:57Donc on a vraiment eu un rebond extraordinaire, reste à voir maintenant comment ça va se passer dans les prochaines
01:02heures,
01:02avec des négociations qui vont se tenir demain entre les Etats-Unis et l'Iran.
01:06Et puis toute la question c'est le détroit d'Hormuz bien sûr.
01:08Avec des volumes quand même hier importants, quasiment deux fois ce qu'on connaît d'habitude.
01:12Oui, 8 milliards d'euros négociés hier soir dans l'indice parisien, des volumes qui étaient déjà très importants à
01:18l'ouverture en fait.
01:18Beaucoup de mouvements se sont faits dès 9h et puis après avec l'arrivée des Américains dans l'après-midi,
01:23vous avez une accélération de la tendance puisque l'indice a gagné plus de 5% en séance.
01:28Avec des taux qui ont perdu quand même 20 points en Europe.
01:31Oui, ça aussi c'est impressionnant, avec une séance qui était là aussi historique sur le marché obligataire.
01:37Tout va très vite, on en reparlera d'ailleurs dans l'émission, mais d'un seul coup hier matin,
01:40vous avez eu à nouveau des anticipations de baisse de taux aux Etats-Unis.
01:44Pourquoi pas également des mouvements, mais à la baisse pour la BCE.
01:48Bref, le marché va un petit peu dans tous les sens et donc sur le marché obligataire,
01:52le 10 ans français qui était à 3,8% en début de semaine est repassé hier à 3,6%.
01:58C'est encore le cas ce matin, 3,61% quand le Bund, le 10 ans allemand, est toujours sous
02:02les 3% à 2,95%.
02:04Nette détente également sur les taux courts, même si ce matin ça se reprend un petit peu
02:08puisque vous avez le 10 ans français, le 2 ans français pardon, le 2 ans qui prend 5 points de
02:13base à 2,69%.
02:14Bon, pour animer les marchés, on aura les résultats trimestriels qui vont arriver à partir du milieu de semaine, semaine
02:19prochaine ?
02:19Oui, en Europe, avec LVMH qui va publier ses ventes lundi soir, vous aurez ASML qui va publier ses trimestriels
02:25mercredi.
02:26Et puis en Europe, ça a déjà commencé puisque hier soir, Delta Airlines et Constellation Bronze ont publié leurs résultats.
02:31Deux sociétés qui ont publié des résultats au-delà des attentes,
02:34mais qui ont un petit peu déçu les investisseurs sur les perspectives.
02:36C'est vrai qu'aujourd'hui, pour un directeur financier, pour un directeur général,
02:39c'est quand même très compliqué de donner des prévisions sur le trimestre en cours.
02:42Et alors sur l'année, c'est encore plus complexe, d'autant plus pour une compagnie aérienne
02:46avec la situation au Moyen-Orient, avec les cours du pétrole.
02:49Et donc il faudra suivre ces deux titres tout à l'heure à l'ouverture de Wall Street.
02:53On suivra Meta aussi à l'ouverture à Wall Street.
02:55Meta qui annonce un nouveau modèle.
02:57Oui, et le titre qui a largement profité de cette nouvelle hier,
03:01puisque Meta a gagné près de 7%.
03:03Nouveau modèle d'intelligence artificielle qui va faire son arrivée dans les prochaines semaines
03:07sur les réseaux sociaux de Meta.
03:10Une course contre la montre pour tous les acteurs,
03:12que ce soit Anthropique en début de semaine qui dit
03:14qu'on va faire plus de chiffres d'affaires qu'OpenEI.
03:16Microsoft qui perd 30% en bourse avec OpenEI.
03:19Hier, la directrice financière d'OpenEI qui n'exclut pas une rentrée en bourse.
03:22Et une rentrée en bourse qui pourrait se faire au second semestre
03:25avec une part dédiée pour le retail de l'ordre de 30%.
03:28Un petit peu comme du côté d'Elon Musk qui va faire entrer en bourse SpaceX au mois de juin.
03:33Petite baisse pour le CAC 40.
03:35Moins 0,14% à 8252 points.
03:38Moins 0,24% du côté de l'Eurostox 50.
03:41Le secteur énergétique qui était en bas de tableau hier se reprend.
03:44Engie est la plus forte hausse à l'ouverture.
03:45Plus 1,3% à 29,22€.
03:48Suivi de Bouygues, Orange ou encore Eiffage.
03:50Et puis à l'inverse, les valeurs qui ont bien performé hier.
03:53Souffle, LVMH est la plus forte baisse.
03:55Moins 1,5% à 491€ suivi de Accor, Saint-Gobain ou encore Hermès.
04:00Les barils de pétrole, que ce soit pour le baril américain, le WTI et le baril de Brent.
04:05Vous avez une hausse ce matin de plus de 2%, 97$.
04:08Donc pour le Brent, du côté de l'euro-dollar, les 1,16 tiennent ce matin.
04:131,1669 sur le front des métaux précieux.
04:17L'once d'or est à 4 733$.
04:20Et donc la bourse de Paris qui ouvre un léger recul de 0,2% à 8248 points.
04:26Au menu de Good Morning Market.
04:27Dans un instant, Daniel Gérineau de Carlton Selection nous éclaira un petit peu sur la situation et le jour d
04:32'après sur les marchés.
04:33Après cette séance historique hier en Europe avec donc un DAX à Francfort qui a pris 5% et un
04:39CAC 40 qui a pris 4,5%.
04:41Nous parlerons de valeur bien évidemment comme tous les jours dans cette émission à 9h20 avec les équipes du Gégétion.
04:47Aujourd'hui, nous reviendrons notamment sur E.ON, sur Adidas ou encore sur Monclerc.
04:52Et puis dernière partie d'émission aujourd'hui avec Christophe Boucher de Aben Amro et Jean-Pierre Petit à partir
04:57de 9h30
04:58qui vont nous donner un petit peu leur analyse sur la très forte volatilité des marchés.
05:03Et puis est-ce que les marchés ne vont pas un peu trop vite en besogne par rapport à cette
05:06situation en Iran ?
05:07Puisqu'on le voit bien, pour l'instant, rien n'est joué. Mais en tout cas, les marchés ce matin
05:11tiennent avec donc une baisse de 0,15% à l'ouverture pour l'indice parisien.
05:15Bonne émission demain !
05:23C'est parti pour Good Morning Market. Et donc après une séance historique hier, les indices européens font une petite
05:28pause.
05:29Moins 0,15% pour le CAC 40, moins 0,5% pour le DAX à Francfort, moins 0,3
05:33% pour l'Eurostock 50.
05:34Dans quelques minutes, nous serons avec Jean-Louis Cussac qui nous attend depuis Perceval Finance Conseil.
05:40Il nous donnera un petit peu son analyse, sa lecture par rapport à la très forte hausse hier des indices
05:45européens.
05:47Engie, Bouygues ou encore Air Liquide sont les plus fortes hausses à l'ouverture avec des gains de plus de
05:511% quand LVMH, Dassault Systèmes ou encore Capgemini ferment la marche.
05:58Daniel Gérino nous accompagne ce matin, le président de Carleton, sélection économiste et actuaire.
06:03Bonjour Daniel, comment vous regardez un petit peu la situation à froid ?
06:06C'est un petit peu le jour d'après, après cette séance historique hier sur les indices européens.
06:12Tout s'est joué à l'ouverture, vous l'avez vu hier peu de temps après 9h, vous avez beaucoup
06:16de valeurs qui ont ouvert sur des gaps impressionnants.
06:19Est-ce que le marché ne va pas un petit peu trop vite en besogne ? Comment vous analysez la
06:23situation Daniel ?
06:25Alors bonjour, bonjour Étienne, bonjour à tous.
06:28Moi je retiens trois messages en fait dans ce qui s'est passé hier.
06:33Le premier message c'est que ça a été plus un rallye de soulagement que des convictions.
06:39On a eu la meilleure séance en Europe depuis 2022, depuis début 2022.
06:44Donc c'est quand même un phénomène extrêmement violent.
06:47On a le DAX qui a monté de 5%, le SLOC 600 de 4%.
06:53Toutes les économies qui étaient liées à l'énergie, c'est-à-dire qui ont très très peu d'énergie
06:57comme la Corée, a monté pratiquement de 7%.
07:00Donc en fait on est passé d'un mode panique à un mode euphorique en l'espace de 12 heures.
07:06Vous voyez que c'est quelque chose d'extrêmement violent.
07:08Ces deux extrêmes, ils n'étaient pas forcément justifiés de part et d'autre.
07:13Mais aujourd'hui on a la conviction qu'on va avoir une petite pause.
07:16Sauf que demain, on va avoir une réunion à Islamabad qui risque de faire basculer le marché,
07:23soit vers une amélioration sensible de nouveau du marché, soit un retour à la case départ.
07:32Le marché qui a le plus compris ce qui se passait avant tout le monde, en fait c'est le
07:36marché obligataire.
07:37Parce qu'on l'a vu, sur le bout de deux ans, on avait un taux qui s'est détendu
07:42pratiquement de 23 points de base en l'espace d'une matinée.
07:45Donc c'est quelque chose de tout à fait remarquable.
07:47Les marchés, ils ont retiré finalement sur les trois quarts de hausse de taux de la BCE anticipée.
07:55Ils en ont retiré un, ils n'en gardent plus que deux.
07:58Nous on pense qu'il n'y en aura pas, que la BCE ne fera pas de hausse de taux
08:02parce que le choc que nous avons,
08:04c'est un choc qui est récessif, ce n'est pas un choc qui est inflationniste.
08:07Donc c'est quelque chose qu'on voit de manière différente.
08:09Et le troisième message, c'est qu'en fait, il faut quand même garder à l'esprit le fait que
08:14les perturbations physiques dans le détroit d'Ormouz,
08:17ils ne vont pas disparaître du jour au lendemain.
08:18Le coût de transport, les assurances, les primes géopolitiques, tout ça, ça reste 13 ans.
08:24Donc le pétrole qui a fortement baissé hier, qui revient aujourd'hui sur des niveaux, je vous le citais, de
08:3097 dollars le baril,
08:33le pétrole, lui, va rester sur des niveaux qui sont structurellement plus élevés que ce que l'on avait par
08:39le passé.
08:39Donc ça, il faut vraiment l'intégrer.
08:42Alors après, la lecture que l'on fait, c'est évidemment de se dire, est-ce que ce rallye va
08:47durer ?
08:47C'est plus un rallye de soulagement qu'un rallye de conviction.
08:51Si le cessez-le-feu, il est fragile et encore mal défini, mais est durable,
08:58si ces négociations de demain à Islamabad débouchent sur une réalité de véritable cessez-le-feu
09:09et d'arriver en fin de course finalement à une paix durable, là, clairement, on va accélérer.
09:17Donc ce n'est pas complètement inintéressant de commencer un peu à se positionner.
09:22Si au contraire c'est l'échec, on va revenir à la case des ports.
09:24– Oui, justement, j'allais vous poser la question, après une hausse de 5%,
09:28c'est quand même pas évident de rentrer sur le marché.
09:31Hier, il y a quand même des valeurs qui ont pris 10%, c'était le cas de Safran, de ArcelorMittal,
09:35le secteur du luxe a pris plus de 7%, on était sur des mouvements violents.
09:40Là, comment aujourd'hui vous arbitrez les portefeuilles, Daniel Gérineau ?
09:43– Alors nous, clairement, ce que l'on a fait ces derniers jours, nous on a shorté l'énergie,
09:52c'est-à-dire on a vendu l'énergie et on a racheté du marché, du S&P, on a
09:56racheté de la tech,
09:57on a racheté les matériaux, on a racheté un peu de conso discrétionnaire.
10:02Aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut acheter maintenant, comme vous le
10:06citiez,
10:06avec ces hausses qui sont assez importantes ?
10:09– Je pense qu'il ne faut pas être all in, c'est-à-dire dire bon, allez, je mets
10:12tout sur le rouge,
10:13il faut au contraire sélectionner un certain nombre de secteurs qui sont des secteurs intéressants.
10:19Nous, on pense notamment au secteur des matériaux, au secteur de l'industrie,
10:23au secteur des mid-cap américaines, revenir un peu sur la technologie chinoise,
10:29ça c'est intéressant. Après, il y a des secteurs qu'il faut quand même alléger,
10:33alors nous on a plus qu'alléger puisqu'on a shorté ces énergies,
10:36et le secteur de la défense qui a, enfin ces deux secteurs qui ont carrément fait leur travail
10:42sur ces deux secteurs, on n'est plus très très positif.
10:47Donc oui, il faut commencer à se repositionner, de toute façon dans les marchés,
10:52historiquement, quand vous avez des baisses liées à des phénomènes géopolitiques,
10:56ce sont généralement des bons points d'entrée.
10:58Alors, on tremble toujours un tout petit peu parce qu'on n'atteint jamais le point bas,
11:02on n'achète jamais au plus bas, on ne vend jamais au plus haut,
11:04mais il faut commencer à positionner, se remettre sur des positions.
11:08Vous citiez tout à l'heure LVMH, LVMH c'est quand même une superbe valeur,
11:11à moins de 500 euros, moi je pense que ce sont des opportunités qui ne se représenteront pas,
11:18donc il ne faut pas hésiter à aller dessus parce qu'il faut faire un choix de scénario.
11:23Le choix de scénario que nous faisons chez Carlton, c'est que les choses vont s'arranger,
11:27de toute façon le monde peut toujours s'en sortir,
11:30quand vous êtes pessimiste vous finissez toujours par perdre,
11:32quand vous êtes optimiste vous finissez toujours par gagner.
11:35Donc nous on pense que vraiment il faut commencer à se repositionner sur les marchés
11:38et un investissement action c'est un investissement de long terme,
11:43donc ce sont des points d'ancrée très intéressants.
11:45Lors de ma dernière entrevue je vous disais,
11:48il est intéressant de s'investir à 7900 sur le CAC,
11:52il y a quelque temps à 8600 on nous aurait dit vous pouvez investir à 7900,
11:56on aurait été ravi.
11:56Aujourd'hui il y a des opportunités, il faut les saisir et c'est pareil sur les taux d'intérêt.
12:00Sur les taux d'intérêt vous avez un boulevard devant vous,
12:03c'est-à-dire qu'aujourd'hui le marché trahisse trois hausses de taux d'intérêt
12:08qui ne sont purement que des effets techniques et pas du tout des effets disons conjoncturels.
12:14La BCE ne peut pas se permettre de monter les taux d'intérêt avec une économie
12:18qui va en Europe baisser à 0,8%, les dernières estimations ce n'est plus 1,1% mais 0
12:24,8%.
12:25Donc là on va repricer correctement les taux d'intérêt et la partie 0,3 ans va fortement progresser.
12:33Donc c'est le moment d'arbitrer ces cicats monétaires pour aller sur des cicats obligataires
12:37court terme, de bonne qualité.
12:40Ça c'est le premier message qu'il faut avoir.
12:42Le deuxième message qu'il faut avoir également dans les marchés c'est l'or.
12:46L'or, vous avez vu que la Turquie a vendu pour 20 milliards d'or au niveau de sa banque
12:53centrale
12:54pour défendre sa devise et là il y a un phénomène dont on parle assez peu.
12:58C'est que la plupart des banques centrales vendent de l'or, ce qui explique que l'or recule,
13:06sauf une banque centrale qui en achète, qui saisit l'opportunité, c'est la banque centrale de Chine.
13:12Donc vous voyez, on a un véritable tournant avec beaucoup d'opportunités aujourd'hui qui se présentent.
13:19Il ne faut pas être all-in, c'est-à-dire tout mettre d'un coup,
13:22mais rentrer progressivement en sélectionnant des bons secteurs.
13:25Ce sont surtout les secteurs qui sont importants, les valeurs également,
13:29mais les secteurs c'est très très important, il ne faut pas se tromper dans les secteurs.
13:32Et ces positions que vous prenez aujourd'hui, ce sont vos performances de demain,
13:37mais il faut avoir un peu de courage et rentrer dans le marché,
13:39quand vous avez d'aussi belles opportunités.
13:41On a toujours tendance à dire, ah, j'aurais dû acheter,
13:45mais il faut acheter quand le phénomène se présente.
13:48On sait que de toute façon, cette crise, il va falloir la résoudre.
13:53Du côté iranien comme du côté américain,
13:57les deux ont intérêt à ce que ça se résolve le plus rapidement possible.
14:00Merci beaucoup, Daniel Gérino nous a accompagné ce matin,
14:03président de Carleton Selection.
14:05Vous avez cité LVMH, c'est ce matin la plus forte baisse du CAC 40,
14:08moins 2,5% à 486 euros quand l'indice,
14:11vers 0,3% à 8239 points.
14:159h14, tout de suite, on va faire un détour du côté de Perceval Finance Conseil.
14:21On nous attend Jean-Louis Cussac pour nous livrer également sa vision.
14:25La séance d'après, avec hier soir un gain de 4,5% à la clôture,
14:298 milliards hier soir dans les carnets d'ordre au fixing.
14:33Bonjour Jean-Louis Cussac.
14:35Bon, là, ça tient plutôt bien ce matin.
14:37Moins 0,3% après un gain de 4,5% hier.
14:40Et pourtant, les cours du pétrole repartent de l'avant.
14:4297 dollars pour le baril de Brent.
14:47Oui, écoutez, il y a une digestion de la situation d'hier
14:53qui était un petit peu particulière avec, encore une fois,
14:56des décalages de prix plus que des ramassages.
14:59D'ailleurs, on a vu une chose, beaucoup de valeurs,
15:02notamment des valeurs secondaires hors CAC,
15:05qui ont boosté dans la première partie de la matinée.
15:08Et ensuite, elles ont doucement reculé.
15:11Il n'y a pas eu, derrière, de ramassage,
15:15c'est-à-dire d'intérêts de conviction
15:17qui sont venus, là, payer des valeurs.
15:19Donc, il faut garder une très grande prudence.
15:22Moi, mon scénario, c'est que...
15:24Alors, je ne peux me tromper, évidemment.
15:26Ça, c'est évident.
15:28Le conflit intensif va reprendre.
15:31OK, moi, c'est ce que je pense, je crois, je crains.
15:35Donc, tout ce que je vais vous dire est basé là-dessus.
15:37C'est-à-dire que je n'achète pas, je ne commence pas d'acheter.
15:43Mais j'entends ce qu'a dit Daniel tout à l'heure.
15:46Mais attention, dans l'interprétation de ce que vous entendez,
15:50tout dépend comment on se place dans le temps,
15:52comment on se place dans sa gestion globale de ses capitaux.
15:56Voilà, ça, c'est un métier.
15:58Donc, moi, en tant que trader, on va dire actif,
16:02et où j'arbitre énormément en ce moment,
16:04c'est-à-dire, qu'est-ce que j'arbitre ?
16:05J'arbitre des options.
16:06Je travaille énormément sur les options.
16:09Alors, vous allez me dire, la volatilité implicite est très élevée,
16:12donc on ne peut pas les acheter.
16:13Si, on peut les acheter, parce que sur juin,
16:16si on regarde les contrats juins,
16:19on est à 17, 18.
16:21C'est raisonnable.
16:21Par rapport à l'épée de Damoclès qu'on a au-dessus de la tête,
16:25c'est raisonnable.
16:25Ce n'est pas complaisant, c'est raisonnable.
16:28Et on peut faire des spreads,
16:29c'est-à-dire qu'on peut acheter un call et en vendre un autre.
16:32On peut acheter un put et en vendre un autre, etc.
16:35Donc, il y a beaucoup de techniques qui permettent d'amortir,
16:39si vous voulez, ce coût de volatilité implicite.
16:41Mais c'est vrai que dans ces circonstances de marché,
16:44pour moi, le passage par les options est impératif.
16:49Je ne vois pas comment on peut faire.
16:50On ne peut pas jouer le vertical, le prix et uniquement le prix,
16:54ou alors, encore une fois, dans une perspective longue,
16:57parce que sinon, on a l'impression, à un moment donné,
16:59d'être pris dans une machine à laver.
17:03Donc, là, le marché, si vous voulez,
17:04envoie des indications de neutralité,
17:07avec un même ambiossier.
17:08Oui, sur le plan purement technique,
17:10on est repassé au-dessus de 8100,
17:12qui était mon niveau de neutralité,
17:14mais on y est passé avec un gap, etc.
17:16Donc, qu'est-ce que vous voulez faire ?
17:17On ne peut pas arriver et payer le marché comme ça,
17:19les yeux fermés.
17:20Non, pour moi, ce n'est pas raisonnable, ça, par contre.
17:23Donc, on se met en embuscade,
17:24il y aura des trous d'air,
17:26il y aura de nouveaux replis, je le crains.
17:28Donc, voilà, on ne va pas se précipiter.
17:31L'idée intraday, un pur intraday,
17:33oui, on achète sur des replis.
17:35Moi, ce matin, j'ai payé 8 240, par exemple,
17:38la zone 50-40.
17:39On l'a fait hier, on l'a fait ce matin, dans l'esprit.
17:43Et on va essayer de faire des écarts.
17:46Pour l'instant, on est, à l'instant T,
17:49un petit peu à l'abri d'un trou d'air,
17:51enfin, d'un violent repli,
17:53parce que les discussions vont reprendre
17:55donc demain vendredi.
17:57Enfin, elles vont démarrer vendredi,
18:00donc au Pakistan.
18:01Donc là, on a une fenêtre de tir
18:04où on peut, entre guillemets, s'amuser,
18:06c'est-à-dire tenter des choses,
18:07mais avec des positions.
18:10Moi, je joue des positions extrêmement faibles
18:13et je joue des écarts importants.
18:16Ou parfois, quand on est devant l'écran
18:18et qu'il n'y a pas grand-chose à faire,
18:19oui, OK, on peut toujours faire des petits trucs,
18:21mais l'idée, c'est ça.
18:22C'est vraiment de jouer des petites positions,
18:25d'investir doucement
18:26et de faire des gros écarts.
18:29Quand vous voyez certaines valeurs hier
18:30qui ont ouvert avec des gaps,
18:32c'est-à-dire des trous de cotation,
18:34est-ce que vous trouvez que le marché est sain ?
18:37Safran a quand même pris 10% hier,
18:39ce n'est pas une petite valeur quand même,
18:40c'est plus de 100 milliards de capitalisation boursière,
18:42le secteur du luxe a gagné près de 7%.
18:44Est-ce que là, on n'est pas un peu
18:46dans un scénario bull trap, piège ?
18:52Non, personne ne se fera piéger
18:53parce que tout le monde est conscient de la situation.
18:56Si vous voulez, c'est un phénomène tout à fait normal.
18:59Vous arrivez le matin, vous avez tout qui monte,
19:01les indices, il y a des arbitrages,
19:02les acheteurs montent d'un cran,
19:04les vendeurs reculent d'un cran,
19:05et puis vous avez un gap important.
19:07C'est malheureusement, si vous voulez,
19:09la conséquence que nous sommes
19:12dans une situation très binaire,
19:15c'est-à-dire que soit ça va bien
19:17parce qu'il y a la paix,
19:19soit ça va mal parce qu'il y a la guerre.
19:21Et un mot de travers fait
19:23qu'on part dans une direction.
19:29Parfois, je dis que ce n'est pas sain,
19:30mais là, ce n'est même pas sain,
19:32c'est hyper technique, c'est tout.
19:33Ce n'est que technique.
19:35Vous avez énormément de gestions indicielles
19:39qui sont obligées de réagir,
19:40vous avez derrière tous les process
19:42qui sont extrêmement rapides
19:43parce que c'est de l'algo.
19:45Et donc, voilà, vous avez des situations
19:46qui sont un peu absurdes
19:48parce qu'évidemment, d'un jour sur l'autre,
19:51rien ne justifie le fait
19:53que la société en question,
19:55elle puisse valoir 10% de plus.
19:57Mais c'est face à un contexte,
19:59si vous voulez,
19:59ce n'est pas la valeur intrinsèque
20:01de la société,
20:02c'est quel est le contexte
20:03et comment on doit réagir.
20:05Et donc, voilà, vous avez des réactions
20:07qui sont toujours extrêmement violentes.
20:08C'est la loi des marchés.
20:10On ne peut rien y faire.
20:12Ce qu'il faut essayer de détecter,
20:14moi, j'essaye de faire,
20:15c'est de détecter des ramassages,
20:16des choses où ça va plus doucement
20:20et qu'on ait le temps de voir
20:22des retournements de situations
20:23à la hausse, tranquilles, etc.
20:25Mais c'est vrai qu'il n'y en a pas.
20:27Il n'y en a pas vraiment.
20:28Alors, il y en a parfois.
20:29Mais là, hier, non.
20:31Hier, non.
20:31Aujourd'hui, je n'ai rien vu pour l'instant.
20:33Bon, il est encore un petit peu tôt.
20:35Tout ce que je vois,
20:36c'est que Valourec, par exemple,
20:37c'est une valeur que j'aime bien.
20:38J'avais vraiment recommandé
20:40la valeur autour de 14.
20:42Elle est au plus haut.
20:43Elle est ramassée.
20:43Il y a des bonnes nouvelles.
20:44Ça, on se dit,
20:46sur des petits trous d'air,
20:48peut-être que Valourec,
20:49ce sera une valeur
20:50qu'il faudra acheter à ce moment-là.
20:52Mais on ne va plus prendre des notes
20:55sur les valeurs
20:55qui vont nous intéresser.
20:58si, par exemple,
21:00on se dit qu'LVMH est intéressante,
21:01on la met dans la liste,
21:03on met des alertes
21:04et on se dit,
21:05s'il y a un trou d'air de marché,
21:07on paiera la valeur.
21:09Merci.
21:09Mais on est plus dans la préparation
21:11que dans l'action,
21:11je pense, actuellement.
21:13Plus 3,9% à l'instant
21:14pour Valourec.
21:15C'est la plus forte hausse
21:15du SBF 120.
21:1622,80 euros.
21:17Merci beaucoup,
21:18Jean-Louis Cussac,
21:19de nous avoir accompagné ce matin.
21:20Le CAC 47 désormais.
21:210,5%,
21:228 220 points.
21:249h21 en portefeuille tout de suite.
21:27Pour vous livrer des exemples,
21:29des convictions,
21:30des maisons de gestion
21:31qui nous accompagnent
21:32chaque jour dans cette émission.
21:33Et ce matin,
21:33c'est Usage Gestion
21:34et Arnaud Morvillet
21:35qui nous accompagnent.
21:36Bonjour Arnaud.
21:37Bonjour.
21:37Vous êtes gérant de portefeuille
21:39chez Usage Gestion
21:40et ce matin,
21:40vous allez nous parler
21:41de trois valeurs,
21:42Moncler,
21:43Onn et Adidas.
21:44Nous sommes dans le secteur
21:45de la consommation discrétionnaire,
21:48voire même du luxe,
21:48dans le cas de Moncler.
21:50C'est un secteur
21:51qui va faire l'actualité.
21:52Vous avez notamment LVMH
21:53qui va publier ses ventes lundi,
21:55ses ventes du premier trimestre.
21:57Si on se penche
21:58sur le cas de Moncler,
21:59on est sur un titre
22:00qui résiste plutôt bien
22:01dans ce secteur du luxe.
22:03Alors nous,
22:03c'est un titre
22:04qu'on renforce,
22:06en tout cas sur ces niveaux-là,
22:08qu'on aime bien.
22:11Comme vous le savez,
22:12Moncler,
22:12c'est un spécialiste
22:13des vêtements divers
22:14dans l'univers du luxe.
22:15Et évidemment,
22:16l'exposition au Moyen-Orient,
22:17par conséquent,
22:18est l'une des plus faibles
22:19du secteur,
22:20même si on ne la communique
22:21pas vraiment.
22:22On l'estime autour
22:23des 2-5%.
22:24C'est quelque chose
22:25qui devrait être assez résilient
22:26dans la crise
22:27que l'on connaît actuellement
22:27au Moyen-Orient.
22:29C'est un groupe
22:29qui s'est diversifié également.
22:31Historiquement,
22:31c'est vrai que les ventes
22:32se faisaient l'hiver
22:33avec notamment
22:33les habits pour la neige,
22:35les doudounes, etc.
22:36Bon, maintenant,
22:36ils sortent un peu plus
22:37de collections
22:37avec une croissance également
22:40qui est plus visible.
22:42Exactement.
22:43Montclair tente
22:44de se diversifier.
22:45Ils ont acquis récemment
22:46une marque
22:47qui s'appelle Stone Island.
22:48Donc aujourd'hui,
22:48Montclair,
22:49c'est environ 2,7 milliards d'euros
22:50de chiffre d'affaires
22:50sur la marque Montclair.
22:52Stone Island a 400 millions d'euros.
22:54Et ce qui est très intéressant
22:55sur Montclair,
22:56c'est le modèle de distribution
22:56où ils sont quasiment
22:58en full,
22:59en plein direct-on-consumer,
23:00donc en plein retail,
23:02sans passer par le wholesale.
23:03On a plus de 80%
23:04du chiffre d'affaires
23:04qui est en retail aujourd'hui.
23:06Donc, en fait,
23:06ils distribuent en direct.
23:08Exactement.
23:08Ils ont totalement abandonné
23:09les intermédiaires,
23:11presque.
23:12Ils en restent encore
23:12quand même plus de 10%.
23:13Mais ce canal,
23:15ce méthode de distribution
23:16permet d'avoir une démarche
23:17la plus élevée du secteur.
23:19Et c'est tout le chantier
23:19qui est à venir
23:20sur la marque Stone Island
23:21aussi pour essayer
23:22de reluer les marges
23:24de Montclair,
23:25du groupe Montclair,
23:26d'augmenter cette partie
23:26de distribution en retail direct.
23:28Aujourd'hui,
23:29Stone Island,
23:30c'est que 55% en retail.
23:33Et on sait que plus le chiffre
23:34augmente en retail,
23:35plus la marge augmente.
23:35Donc, c'est important.
23:36C'est un groupe
23:37qui est très exposé aux Etats-Unis.
23:38C'est vrai que face
23:39à un marché chinois
23:40qui est plus difficile,
23:41Montclair s'est tourné
23:42vers le marché américain.
23:43Exactement.
23:43Montclair, historiquement,
23:44c'est une marque
23:44qui a cru réellement
23:45avec une clientèle asiatique.
23:47Aujourd'hui,
23:48l'Asie revend plus de 50%
23:49des chiffres d'affaires
23:49de Montclair
23:51et 30% en Europe.
23:52Et les US font 14%
23:53pour Montclair.
23:55Ce qui est une anomalie
23:57dans cet univers du luxe
23:59où on sait que le marché américain
24:00c'est 30% du secteur du luxe.
24:03Mais Montclair tente
24:04de s'y développer
24:04plus fortement.
24:06Récemment,
24:07ils ont ouvert une boutique
24:07flagship à Aspen.
24:09Ils ont organisé
24:09un défilé de la marque
24:10Grenoble,
24:10la marque haut de gamme.
24:12Ils ont mis des moyens
24:12marketing avec des acteurs américains
24:14Robert De Niro,
24:14Al Pacino,
24:15vraiment pour augmenter
24:16la puissance de la marque
24:18aux Etats-Unis
24:18et vraiment capter
24:19une plus grande partie
24:20de ce marché américain.
24:21Le groupe va publier
24:22dans trois semaines,
24:23ce sera le 21 avril précisément.
24:25Qu'est-ce que vous attendez
24:25de cette publication trimestrielle ?
24:27Alors, on attend vraiment
24:28la continuité
24:29de ce qu'on a vu
24:30au second semestre
24:31de 2025.
24:32Pour me voir,
24:33Montclair a fait
24:33parmi les meilleures
24:35croissances
24:36de chiffre d'affaires
24:36du secteur.
24:38Le boîte a fait
24:39plus 7 au T4
24:40avec une base
24:41de compréhension
24:41très forte
24:42l'année précédente
24:43à plus 8.
24:45Donc voilà,
24:45nous ce qu'on attend
24:46c'est une croissance modérée,
24:47probablement
24:48un effet FX
24:49assez fort.
24:50Ce sera probablement
24:51du plus 7 en organique,
24:52moins 600 en forex,
24:53quelque chose comme ça.
24:54mais le plus 7 au T1
24:56sera évidemment
24:57parmi les best-in-class
24:59du secteur
25:00entre un peu moins
25:01évidemment un peu moins
25:02qu'Hermes
25:02mais ce ne sera pas
25:03très très long je pense.
25:04FX et Forex,
25:05c'est sur les effets de change.
25:06En tout cas,
25:07le titre tient plutôt bien
25:08depuis le début de l'année
25:09puisqu'il perd
25:10à peine 2%
25:12et il gagne 5%
25:13sur un an,
25:1453,42 euros,
25:16ce qui est quand même
25:16pas mal dans le secteur du luxe
25:17quand on compare
25:18à H&MH
25:18ou même Hermès
25:19qui est quand même pas mal.
25:21On est sur des creux
25:22de valorisation
25:22sur Montclair
25:23autour des 20, 21 de PE.
25:25On sait très bien
25:25que c'est un peu
25:26des niveaux planchers
25:27sur Montclair
25:27donc c'est intéressant
25:28de rentrer sur ce titre-là.
25:30Voilà pour ce titre
25:31Montclair
25:31qui est coté à 1000 ans.
25:33Autre valeur aujourd'hui,
25:35On Holding.
25:36Alors là,
25:36on sort du secteur du luxe.
25:38On est notamment
25:38sur le marché
25:39de la sneakers,
25:40des baskets
25:41et là,
25:41c'est un petit peu compliqué.
25:43On a un groupe
25:44qui a déçu
25:44ces dernières semaines.
25:45Oui,
25:46alors On Holding,
25:48c'est la marque
25:49On Running,
25:49bien connue
25:50des pratiquants
25:51de course à pied
25:53qui a été créée
25:54il y a plus de 15 ans
25:54qui est vraiment
25:55une entreprise
25:55qui s'est fait connaître
25:56par des produits
25:57très techniques
25:57notamment des semelles
25:58révolutionnaires
25:59pour l'industrie
25:59du running
26:01et qui sort de cette phase
26:02d'hyper croissance
26:03qu'elle a connue
26:03depuis 4-5 ans.
26:04On est passé
26:05de 700 millions d'euros
26:06de chiffre d'affaires
26:07à 3 milliards d'euros
26:08la dernière
26:09et donc forcément
26:11ces rythmes de croissance
26:12effrées ne peuvent pas
26:13perdurer dans le temps
26:14il y a forcément
26:15un moment où ça ralentit
26:16et probablement
26:17que l'entreprise
26:17était encore un peu
26:18trop chère
26:19au début du mois de mars
26:21autour des 50 dollars
26:24et les perspectives
26:25de croissance
26:26de seulement 23%
26:27j'ai envie de dire
26:28ont probablement
26:29un peu déçu
26:30les analystes
26:30et les investisseurs
26:31et ce qui explique
26:32une baisse du titre
26:34sur les dernières semaines
26:35qui sera vraiment dévissé
26:36sur les dernières semaines.
26:37Alors c'est un groupe suisse
26:38mais qui est coté
26:39à Wall Street.
26:40Qui est coté à New York
26:40exactement
26:41qui a fait son IPO
26:41à New York
26:42il y a 5 ans.
26:44Aujourd'hui
26:44quand vous regardez
26:45les niveaux de valorisation
26:46par rapport à la baisse
26:47récente
26:48vous la trouvez
26:50attractive
26:50cette valorisation ?
26:52Oui nous
26:52on est plutôt en train
26:53de renforcer
26:53sur ces niveaux là
26:55l'action est passée
26:55de 50 dollars
26:56à 30 dollars
26:57voilà
26:57pas mal d'événements
26:59évidemment
27:00la déception
27:01sur la croissance
27:02du chiffre d'affaires
27:03en 2026
27:04la guerre en Iran
27:05évidemment
27:06la montée du pétrole
27:07les craintes
27:07sur le pouvoir d'achat
27:08et ce qui a fini
27:09de faire baisser le titre
27:10c'est le départ surprise
27:11du CEO
27:12annoncé il y a quelques semaines
27:13qui va être remplacé
27:14par deux cofondateurs
27:15au poste de CEO.
27:17Et ce titre
27:18hold holding
27:19qui est donc coté
27:19à Wall Street
27:20alors il a repris
27:215% hier
27:21avec les annonces
27:24sur l'Iran
27:25mais on est toujours
27:25sur une baisse
27:26de plus de 30%
27:28depuis le début de l'année.
27:29on est sur un titre
27:30qui va se payer
27:30quasiment 20 fois
27:31les résultats
27:32cette année
27:32peut-être 17 fois
27:34l'année prochaine
27:35avec la croissance
27:35digitale
27:35et l'amélioration
27:36de la marge
27:37pour une croissance
27:38de plus de 20%
27:38ça reste très attractif
27:40à nos yeux.
27:41on holding
27:4133 dollars hier soir
27:43à la clôture
27:43et puis un dernier mot
27:44de Adidas
27:45on revient en Europe
27:46titre qui est coté
27:47à Francfort
27:48là aussi parcours
27:49compliqué en bourse
27:51avec des problèmes
27:51qui ont commencé
27:52il y a plusieurs mois
27:53maintenant
27:54c'était en 2024-2025
27:55on ne va pas refaire
27:56l'histoire
27:56mais évidemment
27:56les droits de douane
27:57ont eu un impact
27:59important sur Adidas
28:00qui s'en est quand même
28:00très bien tiré
28:02l'entreprise a réussi
28:03à afficher une marge
28:04de plus de 8%
28:06l'année dernière
28:07donc voilà
28:07avec un impact
28:09environ de 8%
28:10sur son résultat opérationnel
28:11lié aux droits de douane
28:13cette année
28:14l'histoire est encore
28:15très compliquée
28:17nous ce qu'on voit
28:18c'est que parmi
28:19les grands équipements
28:19entiers mondiaux
28:20en tout cas
28:20nous on préligie Adidas
28:22aujourd'hui
28:22qui clairement bénéficie
28:23de la meilleure dynamique
28:24commerciale
28:24quand on a vu
28:25la situation de Nike
28:26qui était très compliquée
28:27encore la semaine dernière
28:28ou même ceux de Puma
28:30les droits de douane
28:30c'est absorbable désormais
28:31pour Adidas
28:32ça va mieux ?
28:33oui ça va mieux
28:34c'est encore compliqué
28:34pour eux ?
28:35c'est toujours compliqué
28:35parce que voilà
28:36c'est évidemment
28:37on ne peut pas tout passer
28:38au consommateur
28:38donc voilà
28:39Adidas essaie d'absorber
28:41le mieux possible
28:42ces droits de douane
28:42ils estiment aujourd'hui
28:44que ce sera encore
28:44environ 10%
28:45du résultat opérationnel
28:47plus une partie aussi
28:48du Forex
28:49qui sera négative
28:50cette année
28:50donc voilà
28:52le consensus
28:52attendait 2,7 milliards
28:53des débits
28:54pour 2026
28:56l'entreprise a guidé
28:57sur 2,3 milliards
28:58ce qui restera
28:59quand même quasiment
28:599% du chiffre d'affaires
29:01donc voilà
29:01pour nous
29:02c'est quand même
29:03très très bon
29:03dans le secteur
29:04et ça ne justifie pas
29:06forcément les craintes
29:07que l'on a
29:07sur le dossier aujourd'hui
29:08et puis il y a un effet
29:09sport en 2026
29:11Coupe du Monde
29:11ça va peut-être
29:12leur profiter aussi
29:13un petit peu
29:13Oui on espère
29:14en tout cas
29:15c'est le grand événement
29:16marketing et commercial
29:17pour les équipements
29:18antiers sportifs
29:19Adidas c'est si
29:19mais à 1 milliard d'euros
29:20environ
29:21alors ce n'est pas
29:21forcément additionnel
29:22mais les ventes autour
29:23de la Coupe du Monde
29:23c'est 1 milliard d'euros
29:25voilà
29:25ce qui devrait réellement
29:26permettre à l'entreprise
29:27de dépasser les 26 milliards
29:28d'euros de chiffre d'affaires
29:29si tout va bien
29:30si la guerre évidemment
29:30ne dure pas 6 mois
29:33mais voilà
29:34nous on est assez confiants
29:35sur les perspectives
29:35opérationnelles du titre
29:37après l'environnement
29:38boursier est ce qu'il est
29:39et on est sur un 10 rating
29:40voilà
29:41extrêmement fort
29:42sur les multiples de Montclair
29:43qui sont sur des plus bas
29:44depuis de nombreux
29:45pardon
29:45d'Adidas
29:46excusez-moi
29:46qui sont sur des plus bas
29:48depuis très longtemps
29:49donc voilà
29:50pour nous
29:51voilà
29:52on accompagne la baisse
29:52et on renforce
29:53quand il y a vraiment
29:54des trous d'air sur le titre
29:56136 euros hier soir
29:57la clôture
29:57pour ce titre Adidas
29:59un titre qui cède
30:0018%
30:01depuis le début de l'année
30:02merci beaucoup
30:03Arnaud Morvillès
30:03nous d'avoir accompagné
30:04ce matin
30:05vous êtes gérant de portefeuille
30:06chez Usage Gestion
30:07coup de projecteur
30:08donc sur Adidas
30:09sur Montclair
30:09et sur On Holding
30:11très courte pause
30:12on se retrouve dans un instant
30:13deuxième partie de l'émission
30:14nous serons avec
30:15Jean-Pierre Petit
30:16des Cahiers Verts de l'économie
30:17et Christophe Boucher
30:18le directeur des investissements
30:19de ABN Amro IS
30:20nous reviendrons bien sûr
30:21sur cette séance folle
30:23hier en Europe
30:24avec le CAC 40
30:24qui a vécu sa meilleure séance
30:26depuis 2022
30:274,5% de gains
30:29à la clôture
30:30le DAX à Francfort
30:30a même fait mieux
30:315% au fixing
30:32aujourd'hui ça se tasse
30:34un petit peu
30:34le DAX à Francfort
30:35perd 0,8%
30:37quand le CAC 40
30:38c'est 0,5%
30:39il est toujours au-delà
30:40néanmoins des 8200 points
30:42ce CAC 40
30:42à 8222 points
30:44les cours du pétrole
30:45remontent
30:4597 dollars
30:46pour le baril de Bren
30:47c'est une hausse de 3%
30:49on se retrouve dans un instant
30:50tout de suite
30:51Good Morning Market
30:53sur BFM Business
30:56Deuxième partie
30:56de Good Morning Market
30:58avec un CAC 40
30:59qui est donc en baisse
30:59de 0,5%
31:018217 points
31:02Envy, Air Liquide
31:03et Euronex
31:03sont les plus fortes hausses
31:04ce matin
31:043 valeurs qui gagnent
31:06un peu plus d'1%
31:06alors que à l'inverse
31:07le secteur du luxe
31:08qui gagnait 7%
31:09à la clôture
31:10souffle un petit peu
31:10moins 2,9%
31:12pour LVMH
31:13à 484 euros
31:14vous avez également
31:15Hermès
31:16ou encore Kering
31:16qui cèdent 1,7%
31:181 736 euros
31:20pour Hermès
31:20272 euros
31:21pour Kering
31:22les cours du pétrole
31:23remontent donc
31:23après la pause d'hier
31:2597 dollars
31:26pour le Bren
31:2797 dollars
31:27également
31:28pour le WTI
31:29le baril américain
31:30petite pause
31:30également
31:31pour l'once d'or
31:32qui est à
31:324 737 dollars
31:35et puis sur le front
31:35du marché obligatoire
31:36on en reparlera
31:37dans un instant
31:37là aussi
31:38c'était une séance
31:39historique hier
31:40avec un 10 ans français
31:40ou encore un 10 ans allemand
31:41qui ont perdu
31:42plus de 20 points de base
31:43et bien aujourd'hui
31:44après cette séance
31:45de nette détente
31:46vous avez une légère remontée
31:47plus 3 points de base
31:48pour le 10 ans français
31:49à 3,63
31:50quand le boom d'allemand
31:51est à 2,97
31:559h33
31:55c'est l'heure du face à face
31:57ce matin
31:57avec Jean-Pierre Petit
31:58le président des cahiers verts
31:59de l'économie
32:00bonjour Jean-Pierre
32:01bonjour Étienne
32:02merci de nous accompagner
32:03en compagnie de Christophe Boucher
32:04le directeur des investissements
32:05de ABN Amro IS
32:06bonjour Étienne
32:07merci également
32:08d'être présent ce matin
32:10bon je vais y aller
32:11de façon peut-être
32:12un peu direct
32:14Jean-Pierre Petit
32:15est-ce que c'est pas
32:15un peu une séance
32:16de boule trap
32:17hier le CAC 40
32:18a gagné 4,5%
32:19hier à Wall Street
32:20c'était la meilleure séance
32:21depuis avril 2025
32:22et le Liberation Day
32:24alors qu'au final
32:25les négociations
32:26n'ont pas encore commencé
32:27elles se tiendront demain
32:28assez peu de bateaux
32:29ont pu sortir
32:30du détroit d'Hormuz
32:31et puis quand vous entendez
32:32les sociétés hier
32:33Delta Airlines
32:35ou encore
32:35Constellation Bones
32:36qui ont publié leurs résultats
32:37elles sont dans le flou
32:38total
32:38dans les approches
32:40sur les perspectives
32:41des prochains mois
32:43oui je pense que
32:45d'ailleurs c'est même
32:45pas un vrai cessez-le-feu
32:47cette espèce de pause
32:49sur laquelle on s'est mis
32:50d'accord
32:50enfin un accord minimal
32:51pour ne plus effectuer
32:56de bombardements
32:57à haute intensité
32:57on va dire
32:58voilà
32:59probablement pour
33:01refixer les choses
33:02et probablement pour
33:04reconstituer un certain nombre
33:05de réserves
33:06voilà
33:06et sinon
33:07bah non
33:08d'ailleurs
33:09un cessez-le-feu
33:11sur quelle base
33:12parce que déjà
33:12entre la version iranienne
33:14et la version américaine
33:15c'est pas la même chose
33:16et puis
33:18quand on regarde
33:19les seules
33:21les seules exigences
33:22qui ont été manifestées
33:23par une des parties
33:24c'est-à-dire la partie iranienne
33:25en 10 points
33:26c'est totalement
33:28inacceptable
33:28sur quoi on peut se mettre
33:30d'accord en 15 jours
33:30même pas 15 jours
33:31parce qu'en fait
33:32les institutions
33:32vont commencer dans quelques jours
33:34ça me paraît
33:35très très
33:36très difficile
33:37et pour moi
33:38c'est un conflit long
33:39de toute façon
33:40il avait commencé
33:41d'ailleurs avant
33:42il faut bien le dire
33:43c'était intensifié
33:43à partir du 7 octobre
33:452023
33:46faut pas oublier
33:47la guerre des 12 jours
33:48qui a eu lieu
33:49au mois de juin dernier
33:50et puis là
33:51il y a eu
33:51une intensification
33:54extrêmement brutale
33:54le 28 février
33:55mais là
33:56il y a une pause
33:57et puis ça
33:57pour moi
33:58ça va recommencer
33:59d'une façon
34:00ou d'une autre
34:01puisque
34:03ce qui apparaît
34:04quand même
34:04au strict plan
34:05militaire
34:06c'est que
34:08les proxys
34:09de l'Iran
34:10n'ont pas été
34:10complètement anéantis
34:12ils restent là
34:13ils conservent
34:14leur pouvoir
34:14de nuisance
34:15le Hezbollah
34:16puis les outils
34:17n'ont pas encore été
34:18très mobilisés
34:19en mer rouge
34:19mais ils ont quand même
34:20ils se sont manifestés
34:22au cours des dernières
34:23des derniers jours
34:27voilà
34:28les capacités balistiques
34:29alors
34:30elles ont été réduites
34:31mais pas complètement
34:32il y a la guerre
34:33la guerre des drones
34:34se poursuit
34:36voilà
34:38donc même au plan militaire
34:40alors au plan politique
34:42faire des bilans
34:43ça me paraît
34:44extrêmement difficile
34:45pour moi
34:46le combat continue
34:47d'une certaine manière
34:47mais au strict plan militaire
34:49l'Iran a
34:51avec tous ses proxys
34:52encore les moyens
34:53de poursuivre
34:54le combat
34:55et il n'a manifesté
34:56aucune
34:59forme de volonté
35:00de réelle négociation
35:02parce que les dix points
35:03présentés
35:03ils le savent très bien
35:05sont totalement inacceptables
35:06voilà
35:07notamment
35:08la mise en place
35:09de droits de péage
35:10sur le détroit d'Hormuz
35:13le fait que
35:13les forces américaines
35:16quittent la région
35:16c'est un truc
35:18totalement impensable
35:19et puis
35:20il y a Israël
35:20qui n'a pas la même position
35:22et puis
35:22il y a les pays du Golfe
35:23aussi
35:24qui sont là
35:24et qui vont souffrir
35:26économiquement
35:26c'est la première fois
35:27que je vois
35:28les pays du Golfe
35:28souffrir à la suite
35:29d'un choc pétrolier
35:30d'ailleurs
35:30soit dit en passant
35:31voilà
35:32je ne vois pas
35:33comment on éviterait
35:34la récession
35:34par exemple
35:35pour le Qatar
35:35voilà
35:36donc en fait
35:37voilà ce que je pense
35:37grosso modo
35:38et pourtant
35:39hier c'était
35:40une séance historique
35:41Christophe Boucher
35:42avec le CAC 40
35:43qui a pris 4,5%
35:44meilleure séance
35:45depuis 2022
35:46une baisse de plus de 10%
35:47des cours du pétrole
35:48comment vous expliquez
35:49cette réaction
35:50très forte
35:50des différents actifs cotés
35:51il y a quand même
35:52un cap qui a été passé
35:54alors c'est pas le cap
35:55le plus important
35:56militaire
35:57on attendait ça quand même
35:58qui était
35:58dans un scénario
36:00de relâchement
36:01du stress
36:02des tensions
36:02c'était la première étape
36:03cesser le feu
36:04et puis après
36:04il y a tout le reste
36:05qui doit venir
36:06par la réouverture
36:07du détroit etc
36:08mais ce qui s'est passé
36:09quand même
36:10dans la nuit précédente
36:11c'est
36:12voilà
36:12une première étape
36:14qui est le mot clé
36:14cesser le feu
36:15alors on verra
36:16s'il est suivi
36:17ce qui n'est pas sûr aussi
36:18déjà ils ne sont pas d'accord
36:19sur le cesser le feu
36:20concerne le Liban ou pas
36:21mais pour le moment
36:23et on suit ça
36:24on suit les frappes
36:25en live
36:26pour voir si ça tient
36:27c'est quand même ça
36:28la réalité
36:29il y a des annonces
36:29qui sont faites
36:30et puis ensuite
36:30il faut les vérifier
36:31mais il y a quand même
36:32un cap
36:32qui est la première étape
36:33de quelque chose
36:34qui pourrait se détendre
36:35néanmoins
36:36ça peut être
36:37complètement temporaire
36:38et on est loin
36:39d'un accord politique
36:41ça me semble même
36:42très très compliqué
36:43en l'état
36:43quand on voit les propositions
36:44en plus
36:45parmi les 10 propositions
36:46il y a plusieurs versions
36:47qui circulent
36:49version américaine
36:49version iranienne
36:50plusieurs versions iraniennes
36:51les américains disent
36:52ça a été rédigé sur
36:53tchat GPT
36:54on sait pas d'où ça sort
36:55enfin c'est aussi
36:57on sentait que les deux parties
36:58avaient envie
36:59d'arrêter les frappes
37:01on trouvait le prétexte
37:02chacun dit
37:02nous on a gagné
37:03sur le plan militaire
37:04honnêtement les Etats-Unis
37:05ont quand même
37:06gagné militairement
37:07politiquement
37:08ça semble plutôt mal orienté
37:09c'est à dire que la liste
37:10des conditions
37:11de l'Iran
37:12semble des conditions
37:13inacceptables
37:13donc on va voir
37:14ce que donnent
37:14ces négociations
37:16mais je suis assez sceptique
37:17sur le fait
37:18que les négociations
37:18aboutissent rapidement
37:21alors les marchés
37:21sont toujours dans l'anticipation
37:23pour une fois
37:23ils n'ont pas anticipé
37:25les annonces de mardi soir
37:27là hier
37:28ils ont pris
37:284-5% en Europe
37:30les indices
37:30actions européens
37:31qu'est-ce qu'ils anticipent
37:32aujourd'hui
37:33c'est quoi le prix
37:34des choses
37:35comment aujourd'hui
37:35vous arrivez
37:36en tant qu'allocateur
37:37Christophe Boucher
37:38à vous y retrouver
37:39face à une telle volatilité
37:41depuis le début
37:42du conflit
37:43et puis même
37:44si les tensions
37:44remontent bien sûr
37:45à beaucoup plus
37:47beaucoup plus longtemps
37:48depuis le début du conflit
37:49c'est extrêmement difficile
37:50de prendre des positions opportunistes
37:51pourquoi ?
37:52parce que le marché
37:53en tout cas du côté action
37:54il semble
37:55ce qu'on appelle efficience
37:56c'est-à-dire qu'il y a une news
37:57qui arrive
37:58si elle est jugée
37:59comme véridique
38:00ou crédible
38:01tant que le marché s'ajuste
38:02mais vous ne pouvez pas
38:03quasiment pas trader
38:04à part avoir des positions
38:05sur les dérivés
38:06qui courent
38:08pendant la nuit
38:09ou pendant les week-ends
38:10en fait la news arrive
38:11pendant la nuit
38:12le marché européen
38:13s'est ajusté
38:13à l'ouverture
38:14puis après il ne fait plus rien
38:15et puis après on se dit
38:16bah tiens finalement
38:17et c'est la séance d'aujourd'hui
38:19finalement
38:20est-ce que c'est vraiment crédible
38:21pas crédible
38:22donc ça rend un peu
38:22mais ça se fait
38:24en one shot
38:25de manière instantanée
38:27ce qui fait que
38:28on est tous
38:29enfin je ne connais pas
38:30un allocataire
38:30qui n'est pas là
38:31en train de se dire
38:32bah soyons prudents
38:33c'est difficile
38:34de faire des opérations
38:36dans ce marché-là
38:37parce que quand vous loupez
38:38une séance à 5%
38:39c'est compliqué
38:40de se rattraper derrière
38:41donc il faut rester investi
38:42et en même temps
38:43il faut être à l'abri
38:44également de certaines
38:45portes de saloon
38:46ouais absolument
38:46donc concrètement
38:48nous on ne touche pas
38:49tellement à l'exposition
38:50marché
38:50parce que c'est effectivement
38:52des portes de saloon
38:53des risques de portes de saloon
38:54si vous le ratez le plus 5
38:56vous dites
38:57bah oui
38:57mais je vais éviter le moins 5
38:58mais vous n'êtes pas sûr
38:59qu'il arrive non plus
39:00donc c'est plutôt
39:01de travailler les valeurs
39:02d'être sûr que
39:03le portefeuille est toujours
39:04diversifié
39:04parce que malheureusement
39:06c'est difficile de faire
39:06des plans sur la comète
39:09et alors déjà
39:10qu'en économie
39:10c'est difficile de faire
39:11des prévisions
39:12mais en matière géopolitique
39:13c'est encore plus compliqué
39:15donc là
39:16en la matière
39:16nous on prend du risque
39:17quand il est rémunéré
39:18là il n'y a aucun
39:20aucune rémunération
39:21à se dire
39:22moi je suis convaincu
39:23qu'en mai c'est fini
39:24et puis on y va
39:25c'est trop difficile à prendre
39:28Jean-Pierre Petit
39:29quand vous échangez
39:29avec vos clients
39:30avec des allocataires
39:31des gérants
39:32c'est quoi la stratégie
39:33c'est quoi
39:34un petit peu
39:35l'état d'esprit
39:36depuis un peu plus
39:37d'un mois
39:37nous elle n'a pas trop changé
39:39depuis le
39:40moi j'ai rédigé une note
39:42le lendemain
39:42donc le 1er mars
39:43le lendemain du début
39:45des opérations
39:46et j'ai dit que c'était
39:47un événement sérieux
39:48en gros
39:48voilà
39:51potentiellement disruptif
39:52et donc la location
39:52qu'on a préconisée
39:53c'est une allocation
39:54très prudente
39:55voilà
39:56et depuis le 1er mars
39:57vous n'avez pas bougé
39:58on a fait quelques changements
40:00sectoriels
40:00notamment sur les minières
40:02on avait surpondéré
40:03dans un premier temps
40:04le foot 600
40:04ça n'a pas trop mal marché
40:05mais on a arrêté
40:06parce que les minières aussi
40:07on avait shorté les minières
40:09puis on est revenu dessus
40:10mais c'est des ajustements
40:11à la marge
40:12voilà
40:12mais sinon
40:14sur l'essentiel
40:16on a préconisé
40:17c'est assez simple
40:18mais enfin quand même
40:19ça n'a pas trop mal marché
40:20l'ingasse dans les secteurs
40:22la défense
40:23qui a surperformé
40:24au moins en termes relatifs
40:25alors après
40:26c'est pas forcément l'absolu
40:28c'est du relatif
40:29c'est pareil pour les tips
40:31les obligations indexées
40:32c'est du relatif
40:34ça ne veut pas dire
40:35que la classe d'actifs monte
40:37voilà
40:37en niveau
40:38alors il y a eu des loupés
40:40par exemple
40:41on a surpondéré l'or
40:42ça n'a pas marché du tout au début
40:43on est resté sur cette position
40:45depuis ça
40:45ça marche mieux
40:46on a pu constater que
40:48d'ailleurs l'or
40:49dans les premières phases
40:50de tension géopolitique
40:51souvent baisse
40:52c'était le cas en 2022 par exemple
40:53notamment parce que
40:55le dollar remonte
40:56les taux réels montent
40:57et qu'il y a des
40:58évidemment il y a
40:59un certain nombre de gérants
41:01voire de banques centrales
41:02qui shortent un peu
41:03les positions sur l'or
41:04sachant qu'elle avait connu
41:05un momentum
41:06très très très puissant
41:07mais pour l'instant
41:08il n'y a pas vraiment
41:09quand je regarde
41:10par exemple
41:10notre tableau de bord tactique
41:12qu'on a mis en place
41:12juste au lendemain
41:14disons les deux tiers
41:15trois quarts
41:16des trades
41:17comme on dit
41:18qu'on a préconisé
41:19se sont révélés
41:21pertinents
41:22sauf par exemple
41:22l'or
41:23par exemple
41:23voilà
41:23sinon on a shorté
41:24les small caps
41:25on a shorté
41:27l'essentiel des cycliques
41:28on a choisi
41:29les telcos
41:30dans un premier temps
41:30parce que ce sont
41:31des défensifs
41:32qui résistent bien
41:32à la montée des taux
41:33enfin bon bref
41:34on a choisi le dollar
41:36le franc suisse
41:37qui a marché
41:37dans un premier temps
41:38voilà
41:39mais sinon
41:40dans les marchés
41:41qui ont monté
41:41à part le pétrole
41:43le marché norvégien
41:44si jamais ça vous intéresse
41:45c'est un des rares
41:46marchés actions
41:47dans le monde
41:48qui a progressé
41:49on comprend pourquoi
41:50évidemment
41:50comme si ce pays
41:52avait besoin de ça
41:53si je puis dire
41:54il y a des choses
41:55très injustes
41:55dans la vie
41:56mais je passe là-dessus
41:58voilà
41:59et je pense
42:00qu'aujourd'hui
42:02les événements
42:03qu'on a à notre disposition
42:04même s'il y a une étape
42:06ne nous permettent pas
42:07de revenir franchement
42:08sur des positions
42:09sachant qu'en plus
42:10si je prends
42:11le principal marché
42:12d'actifs risqués
42:12de référence
42:13qui est l'ESP 500
42:14on est je crois
42:15hier à 6 782
42:18je rappelle
42:19qu'au maximum
42:19on a dépassé
42:21en séance
42:21les 7 000
42:22à la fin du mois de janvier
42:23donc en fait
42:23la baisse
42:24est quasi
42:26inexistante
42:27face à un choc
42:27quand même
42:28puissamment
42:30assez puissamment
42:30pour l'instant
42:32stagflationniste
42:33d'ailleurs
42:33plus stagflationniste
42:35mais enfin
42:35ça c'est un petit point
42:36peut-être qu'on pourrait
42:37développer tout à l'heure
42:37parce que
42:38sur l'arbitrage
42:39obligation
42:40action
42:40ça pourrait changer
42:41pas tout de suite
42:42mais dans les mois à venir
42:44avec une séance
42:45hier
42:45qui a été aussi
42:46mouvementée
42:46sur le marché
42:48obligataire
42:48oui parce que
42:49c'est l'inverse
42:49de la stagflation
42:50la stagflation
42:51c'est les obligations
42:52et les actions
42:53qui baissent
42:53quand il y a
42:54une phase de normalisation
42:56anticipée par les marchés
42:57les positions de stagflation
42:59sont débouclées
43:00voilà
43:00en dehors du marché
43:02action
43:02comment aujourd'hui
43:03on peut être un petit peu
43:04à l'abri en quelque sorte
43:05Christophe Boucher
43:06alors c'est presque
43:08la caractéristique de cette phase
43:09c'est qu'il n'y a pas
43:10de valeur refuge
43:12le dollar
43:12le dollar a été un tout petit peu
43:13mais c'est très difficile
43:14de trouver
43:15des actifs
43:16qui ont une performance
43:16absolue positive
43:19depuis le début du conflit
43:20donc c'est presque
43:22la caractéristique
43:22de cette phase de tension
43:23il n'y a pas
43:24de valeur refuge
43:25et alors on peut aller
43:26sur l'énergie
43:27effectivement
43:27c'est légèrement positif
43:30mais c'est pas non plus
43:32voilà
43:32c'est pas parce que
43:33le prix du pétrole
43:34vous permet de faire
43:35plus de marge
43:35il y a aussi des problèmes
43:38de chaînes d'approvisionnement
43:39et ça a déjà beaucoup monté
43:40en plus
43:40oui ça a déjà beaucoup monté
43:41donc c'est très difficile
43:43d'y échapper
43:45ce qui est aussi
43:46et là ça va être intéressant
43:47quand même
43:48de revenir à des choses
43:49plus fondamentales
43:51au-delà de l'énergie
43:52c'est de suivre
43:53la saison des résultats
43:54alors bien sûr
43:55elle ne va pas prendre en compte
43:56exactement ce qui s'est passé
43:57puisqu'on est en décalage
43:59le conflit
44:00c'est les 6 dernières semaines
44:01et puis les résultats
44:02sont un peu plus longs
44:03mais il y a quand même
44:04un paradoxe dans cette phase
44:05au-delà de l'absence
44:06de valeur refuge
44:08c'est
44:09les analystes
44:10qui ont plutôt révisé
44:11à la hausse
44:11les bénéfices
44:12et donc il y a un décalage
44:13qui nous pose beaucoup de questions
44:15on essaye de comprendre pourquoi
44:17c'est quand même
44:18que la vision
44:18alors on pourrait dire
44:19c'est de la complaisance
44:20les analystes ignorent
44:20ce qui se passe
44:21ne savent pas ce qui se passe
44:22et puis se disent
44:23bah voilà
44:23l'économie reste résiliente
44:25elle reste résiliente
44:26malgré tout
44:26l'économie
44:27parce que c'est des économies
44:29de service
44:29on a oublié
44:30quand même
44:31là on s'inquiète tous
44:32parce qu'il y a des raisons
44:33de s'inquiéter
44:34mais c'est quand même
44:35un fait stylisé
44:35que les économies
44:36depuis 20 ans
44:39voire 30 ans
44:39sont moins sensibles
44:40au choc énergétique
44:41ça c'est fondamental
44:43à la fois sur la transmission
44:44à l'activité
44:44et la transmission
44:45au prix
44:46donc
44:48si vous voulez
44:49quand on avait
44:50le prix du baril
44:50en 2022
44:52ou en 2024
44:53qui était à ces niveaux là
44:55un peu en dessous
44:55quelquefois un peu au-dessus
44:57j'ai le sentiment
44:57qu'on ne se posait pas
44:58tout à fait les mêmes questions
44:59alors le blocage
45:00est différent
45:01puisque là il y a des chaînes
45:02d'approvisionnement
45:02des capacités de production
45:03mais attention aussi
45:07les chocs énergétiques
45:08sont beaucoup moins coûteux
45:09pour l'économie
45:10que par le passé
45:11et c'est en cela
45:13que
45:13donc le premier paradoxe
45:14c'est pas de valeur refuge
45:15le deuxième paradoxe
45:16les analyses
45:17qui tiennent des révisions
45:19et le troisième paradoxe
45:20pour moi
45:21c'est quand même
45:22que le marché obligataire
45:23et les analystes obligataires
45:26sur les attentes
45:26des banques centrales
45:27notamment sur la zone euro
45:29sont extrêmement pessimistes
45:30au sens
45:30la BCE va remonter ses taux
45:334 fois
45:34ouais alors ça évolue aussi
45:36en fonction
45:36pas mal
45:37ça évolue en fonction
45:38du scénario
45:41il y a eu des notes
45:42c'était 4 fois
45:42même si on se dit
45:43que la BCE
45:43a déjà fait des erreurs
45:44de politique monétaire
45:45par le passé
45:46quel que soit le gouverneur
45:48ça me paraît difficile
45:49et le marché price ça
45:51moi je suis
45:52ça me semble
45:53peut-être
45:53il y a peut-être
45:54des choses à faire
45:54du côté obligataire
45:56effectivement
45:56peut-être que les taux
45:57sont trop montés
45:58honnêtement
45:58je suis d'accord avec ça
45:59je pense que c'est ce que je disais
46:00juste préalablement
46:02par rapport à 2022
46:03là c'était une stagflation
46:05le marché obligataire
46:05a baissé jusqu'à l'automne 2023
46:07ça fait 20 mois de baisse
46:08voilà
46:09alors que le marché à action
46:10lui il a
46:11il a baissé pendant 9 mois
46:13du 1er janvier
46:13au 30 septembre 2022
46:15de 25%
46:16ce qui d'ailleurs
46:16n'était pas énorme
46:18alors qu'on avait
46:18le plus puissant choc inflationniste
46:20depuis 40 ans
46:21et le plus fort resserrement
46:22monétaire depuis 40 ans
46:23donc on aurait pu se dire
46:24que ça allait être pire
46:25mais ce qui a marqué
46:26en 2022
46:27c'est la résilience
46:29de l'économie américaine
46:30qui a fait un 9 ou 2
46:31je crois
46:31en 2022
46:32alors que la majorité
46:33du consensus
46:34prévoyait quelque chose
46:35de beaucoup plus bas
46:36et donc ça a permis
46:37au BPA de résister
46:38et qu'au total
46:39de faire de moins de 25
46:40donc c'était plus
46:41inflationniste
46:41que stag
46:43si je puis dire
46:43et il faut dire
46:44qu'on démarrait
46:45l'année 2022
46:46avec déjà le premier
46:47choc d'offres post-Covid
46:48avec les goulots
46:48d'étranglement
46:49il faut le savoir
46:49l'inflation américaine
46:51si vous lissez un peu
46:51était à plus de 7
46:53déjà
46:53et donc il y avait
46:55un marché de l'emploi
46:55beaucoup plus tendu
46:56on venait d'une super reprise
46:58en 2021
46:59plus de 5% de croissance
47:00là on n'est pas du tout
47:02dans la même configuration
47:03on a plus des configurations
47:05stag
47:06avec les droits de douane
47:07qui sont toujours là
47:07enfin l'ambiance
47:08c'était quand même
47:09en début d'année
47:09avant même
47:10ces événements
47:11n'étaient pas extraordinaires
47:12sur la croissance
47:12alors qu'au début de 2022
47:14c'était quand même
47:14plus favorable
47:15on avait une dynamique
47:16quand même plus forte
47:17et plus de tensions
47:18inflationnistes
47:19qui se sont d'ailleurs
47:20manifestées
47:20et la Fed a attendu
47:23l'été 2023
47:24pour stopper
47:25son processus
47:26de l'addiction
47:26donc le marché obligatoire
47:27là je pense que
47:30si le conflit
47:31se prolonge
47:31à peu près
47:32comme il est
47:32depuis le 28 février
47:33on va dire ça
47:34on va prendre cette hypothèse
47:35je pense qu'à un moment donné
47:37le marché obligataire
47:38va recommencer
47:39à surperformer
47:39le marché actions
47:40voilà
47:41en espérance de rentabilité
47:43ajuster du risque
47:43parce que les obliques
47:44sont quand même moins risqués
47:44que les actions
47:45voilà
47:45donc voilà ce qui peut se passer
47:47surtout si on commence
47:48à anticiper un ralentissement
47:49plus fort
47:50et dans ce cas là
47:51on aurait des obligations
47:52qui verraient leur rendement
47:53progresser
47:55leur rendement
47:55leur valeur
47:56leur performance
47:57leur rentabilité
47:58globale
47:59progresser
48:00c'est ce qui se passe
48:00quand il y a des chocs
48:02pétroliers
48:03des chocs d'offres pétroliers
48:04par exemple
48:04première guerre du Golfe
48:05il faut s'en souvenir
48:06l'invasion du Koweït
48:09par Saddam Hussein
48:10le 2 août 90
48:11donc le marché réagit mal
48:14le marché obligataire
48:14et le marché actions
48:15réagit mal
48:16pendant quelques mois
48:16puis au bout d'un mois
48:17le marché réalise
48:18qu'au final ça va se terminer
48:19par une récession
48:20donc les obliques
48:21le rendement des obliques baisse
48:22et donc la valeur des obligations
48:23monte
48:24elle surperforme les actions
48:25on a la même chose en 2008
48:27rappelez-vous
48:28le premier semestre 2008
48:29les actions et les obligations
48:31baissent les deux
48:32parce qu'il y a aussi
48:33un choc pétrolier
48:33alors qu'il n'est pas
48:34un choc géopolitique
48:35mais qu'un choc disons
48:35c'est une bulle matière première
48:37on va résumer les choses
48:38on monte à 147 dollars
48:40le 8 juillet 2008
48:42puis finalement
48:43le marché réalise
48:43que tout ça
48:44n'est pas sous table
48:44l'économie américaine
48:46va baisser
48:47en plus
48:47par-dessus le marché
48:48il y a la crise bancaire
48:49et financière
48:50à Lehman Brothers
48:50alors là
48:51c'est un super
48:52c'est un
48:55un super rallye obligataire
48:57qui va durer
48:58pendant 6 mois
48:59alors que les actions
48:59continuent de baisser
49:00jusqu'au 9 mars 2009
49:01voilà
49:02donc
49:03sur l'arbitrage
49:04obligation actions
49:05on va pas
49:06il va falloir
49:07à un moment donné
49:08trancher
49:08voilà
49:09et sur les résultats
49:10d'entreprises
49:10vous parliez
49:11des analyses
49:11qui avaient revu
49:12à la hausse
49:12leurs prévisions
49:13notamment aux Etats-Unis
49:14tirées par l'IA
49:15sur la partie européenne
49:17comment vous regardez
49:18les résultats d'entreprises
49:20ça va commencer
49:20la semaine prochaine
49:21on aura notamment
49:21le VMH
49:22ou encore ASML
49:23Christophe Boucher
49:24oui on est assez attentif
49:25à ce qui se passe
49:25sur le marché européen
49:26mais pas tellement
49:27en termes de
49:28on remonte l'exposition
49:29on la diminue
49:30parce que
49:31quand même
49:32l'économie européenne
49:32était en accélération cyclique
49:34enfin c'était le discours
49:35avant
49:35en tout cas sur janvier
49:36février
49:37puis même un peu avant
49:38alors que l'économie américaine
49:39était plutôt
49:39en ralentissement cyclique
49:42mais au sein
49:42de cette réaccélération cyclique
49:44bon le choc énergétique
49:45vient quand même pénaliser
49:47ceci
49:47il y avait les valeurs bancaires
49:48par exemple
49:49qui surperformaient
49:51très fortement
49:52nous même
49:53avant le conflit
49:54on sentait que
49:54c'était en train
49:55de s'émousser
49:55et on va être surtout
49:57attentifs
49:58selon les résultats
49:59à la rotation sectorielle
50:01qui va s'opérer
50:01au sein du marché européen
50:03et avec la grande question
50:04des valeurs bancaires
50:05avec le crédit privé
50:06notamment qui inquiète
50:07en ce moment
50:08sur l'exposition
50:09des banques
50:10à cette classe d'actifs
50:11ça sera bien sûr
50:12l'une des grandes questions
50:13lors des résultats trimestriels
50:15oui alors
50:15il y a ça
50:17mais plus généralement
50:17la capacité
50:18à transformer
50:19en marge
50:20les évolutions
50:21de taux récentes
50:22du secteur bancaire
50:23quand même
50:24sur le crédit privé
50:25effectivement
50:25ça a surtout
50:27secoué aux Etats-Unis
50:28parce que les portefeuilles
50:29étaient très peu diversifiés
50:30concentrés
50:31sur du logiciel
50:32de l'IT
50:32qui ont souffert
50:34bon après
50:35il n'y a pas de
50:36il n'y a quand même pas
50:37semble-t-il
50:38pas tant de levier
50:39que ça
50:39donc effectivement
50:41c'est quelque chose
50:42qu'on surveille
50:43c'est-à-dire
50:43les banques
50:44ne sont pas forcément
50:45exposées
50:46à avoir prêté
50:47de l'argent
50:47pour faire du levier
50:49dans ce crédit privé
50:51ou ces actifs privés
50:52donc on surveille
50:55mais c'est plus général
50:57que ça
50:57c'est la capacité
50:58à réaliser des marges
51:01et le scénario
51:02était plutôt favorable
51:02jusqu'ici
51:03pour les bancaires
51:04sur des fondamentaux macro
51:05c'est-à-dire
51:06les taux
51:06n'étaient pas si bas
51:07que ça
51:07d'ailleurs on pouvait se plaindre
51:08du fait que la BCE
51:10puisse aller un peu plus loin
51:11dans la baisse des taux
51:12donc des marges d'intérêt
51:13relativement confortables
51:15avec une accélération cyclique
51:17c'est typiquement
51:17une phase
51:19qui est favorable
51:19aux bancaires
51:20là
51:21c'est plutôt la question
51:22enfin c'est plutôt
51:23ce qui se pose
51:24aujourd'hui
51:25sur les valeurs bancaires
51:26les valeurs bancaires
51:27qui ont cartonné
51:28l'an passé
51:29Jean-Pierre Petit
51:30l'Eurostock 50
51:32affichait l'une des plus belles
51:33performances sectorielles
51:34vous êtes inquiet vous
51:35sur l'exposition des banques
51:37aux crédits privés
51:38ou non c'est un risque
51:38qui est gérable
51:39pour abaisse
51:39environ 2000 milliards
51:40d'encours
51:41oui mais même
51:42de toute façon
51:43même avant la guerre
51:44nous on était passé note
51:46sur les bancaires
51:46alors qu'on l'avait surpondéré
51:47l'an dernier
51:48il y avait l'argument
51:49de la marge nette d'intérêt
51:50effectivement
51:50l'argument que les banques
51:51sont aussi des valeurs cycliques
51:53voilà donc
51:53et puis les attentes
51:55des analystes
51:55étaient quand même très optimistes
51:56il y avait eu un super momentum
51:58donc de toute façon
51:59nous on était plutôt
52:00sur une position de neutralité
52:01voilà
52:01sur les valeurs bancaires
52:03après il n'y a pas
52:04que les secteurs aussi
52:05sur lesquels il faut jouer
52:06il y a les styles d'investissement
52:08donc small caps
52:09alors même si les small caps
52:10ne sont pas chers
52:10elles sont même assez massacrées
52:12en termes de valorisation
52:12je pense que quand
52:13il y a des inquiétudes
52:14sur les conditions financières
52:16ou sur la conjoncture domestique
52:17il faut plutôt rester à l'écart
52:18il y a le style low volatilité
52:21qui à mon avis
52:22quand on est dans un processus
52:25de perturbation exogène
52:27il faut mieux jouer
52:27ces styles d'investissement
52:29puis il y a le style quality
52:30comme on dit souvent
52:31c'est-à-dire les valeurs jouées
52:32alors là c'est des paniers de valeurs
52:34c'est pas des secteurs
52:34c'est pas des pays
52:36c'est des valeurs
52:38à faible niveau de dette
52:39à fort cash flow
52:41enfin des boîtes assez régulières
52:43alors tout dépend
52:43de la qualité des paniers
52:44parce que là il n'y a pas de
52:45et puis il y a des biais sectoriels
52:47il y a des biais sectoriels
52:48alors il faut faire gaffe
52:48à ce qu'on met dedans
52:49c'est un petit peu plus flou
52:51mais disons que
52:52si j'étais gérant d'actifs
52:53là aujourd'hui
52:54je procéderais
52:55je procéderais
52:55à des ajustements techniques
52:57qui ne remettraient pas en cause
52:59la vue vision générale
53:00prudente
53:00qu'on a
53:01depuis presque 6 semaines
53:03mais quelques ajustements
53:04techniques
53:05en fonction de la valorisation relative
53:06par exemple
53:07sur l'arbitrage cyclique défensive
53:08bon bah
53:09les défensives ont évidemment
53:10bien surperformé
53:12et à un moment
53:12elles deviennent chères
53:13voilà
53:13et donc il faut arrêter
53:15un petit peu
53:15il faut revenir plutôt
53:16vers une position
53:18de neutralité
53:19ou en fonction du momentum
53:20quand il y a un momentum
53:20très très fort
53:21on parlait d'Ori Lengas
53:22tout à l'heure
53:23bon bah il faut peut-être
53:23se calmer
53:24et à l'inverse
53:25les secteurs qui vous donnent
53:26envie aujourd'hui
53:26bah c'est ce que j'ai dit
53:27déjà
53:28alors en termes stratégiques
53:30en termes stratégiques
53:30moi je
53:31je reste favorable
53:32aux valeurs de défense
53:34même si alors
53:34effectivement
53:35elles ont bien
53:35elles ont bien
53:36surperformé en relatif
53:39là
53:39pour l'instant
53:40je reste sur des valeurs
53:42sur des
53:42sur les secteurs
53:43oil and gas
53:44voilà
53:44et je reste à l'écart
53:46de tout ce que j'ai mentionné
53:48tout à l'heure
53:49je surprendère aussi
53:50alors en termes de pays
53:51vous n'avez pas posé la question
53:52mais il y a
53:52il y a quand même
53:54des questions là-dessus
53:54il faut rester à l'écart
53:55la plupart des marchés émergents
53:57il faut surpondérer
53:58le marché américain
53:59qui est plus défensif
54:00et qui va moins souffrir
54:01on le sait très bien
54:02ils l'ont montré
54:03d'ailleurs en 2022
54:042023
54:052024
54:05il va moins souffrir
54:07que l'Europe
54:08de ce choc
54:11plus évidemment
54:12la partie tech
54:13voilà
54:13les marges très élevées
54:15etc
54:15donc il faut plutôt revenir
54:16sur le marché américain
54:17le mot de la fin
54:18Christophe Boucher
54:20merci
54:22non mais par rapport
54:23à ce qui vient d'être dit
54:23sur les zones géographiques
54:24c'est vrai qu'on n'a pas parlé
54:25des zones géographiques
54:27le S&P 500 est stable
54:28depuis le début de l'année
54:29nous sur les émergents
54:30on a quand même
54:31une vision un peu différente
54:32parce qu'on en a beaucoup
54:35profité nous
54:36l'année dernière
54:37puis on restait convaincus
54:39la guerre est venue
54:40un peu perturber
54:41mais il n'y a pas eu
54:41de massacre non plus
54:42de la classe d'actifs
54:43qui est quand même
54:43historiquement peu chère
54:45encore aujourd'hui
54:46la Corée du Sud
54:48qui avait un petit peu
54:49exposé l'an dernier
54:50la Corée est quand même
54:51très dépendante
54:52donc c'est un effet
54:53très spécifique quand même
54:55au sein des émergents
54:56donc nous on reste quand même
54:57assez favorable
54:57sur les émergents
54:58tout en évitant
55:00de se faire parter
55:02comme on dit
55:02à très court terme
55:03sur des développements
55:04géopolitiques
55:05merci à tous les deux
55:06de nous avoir accompagnés
55:07Christophe Boucher
55:07pour ABN Amro
55:08IS et Jean-Pierre Petit
55:09pour les cahiers verts
55:10de l'économie
55:11le CAC 47
55:11donc 0,5%
55:13après sa séance historique
55:14d'hier
55:14c'était la meilleure séance
55:16depuis 2022
55:16plus 4,5%
55:18à la clôture
55:18nous sommes ce matin
55:20à 8 221 points
55:21crudence bien sûr
55:23avant le début
55:23des négociations
55:24demain
55:24entre l'Iran
55:25et les Etats-Unis
55:26preuve ennée
55:27le baril de pétrole
55:28est à 98 dollars
55:299h57
55:30dans 3 minutes
55:31il sera 10h
55:31vous retrouvez
55:32Raphaël Legendre
55:32et ses experts
55:33oui bonjour Etienne
55:34alors la meilleure séance
55:35effectivement
55:35sur le CAC
55:36la meilleure séance
55:43hier
55:43sur le CAC 40
55:44vous le disiez Etienne
55:45depuis 4 ans
55:46est-ce bien raisonnable
55:47alors que
55:48et bien
55:49Israël continue
55:50de bombarder
55:50le sud Liban
55:51182 morts
55:52et 800 blessés
55:53cette nuit
55:54la situation reste
55:55très fragile
55:55la trêve est fragile
55:56c'est J.D. Vance
55:57qui va être en charge
55:58des négociations
55:59qui le dit
56:00lui-même
56:00on va continuer
56:01de décrypter
56:02toutes les conséquences
56:03économiques
56:03de la crise
56:04en Iran
56:04avec mes experts
56:05du jour
56:06notamment
56:07le problème
56:09que poserait le péage
56:10dans l'étroit
56:11d'Ormuz
56:12quelles conséquences
56:12sur les routes
56:14maritimes
56:14on va voir ensemble
56:16les conséquences
56:16pour le pouvoir
56:17d'achat des français
56:18la pire année
56:19depuis 2013
56:20nous dit l'OFCE
56:22dans ses dernières
56:22prévisions
56:23et puis la question
56:24du carburant
56:25bien sûr
56:25Sébastien Lecornu
56:26qui met la pression
56:27pour que les prix
56:28à la pompe
56:28baissent
56:29dans les prochains jours
56:30est-ce qu'il n'est pas
56:31allé un peu vite
56:32en besoin
56:33le Premier ministre
56:34le carburant
56:35peut-il baisser
56:35aussi rapidement
56:36voilà pour le programme
56:38du jour
56:38voilà le programme
56:39des experts
56:3910h-11h
56:4011h tout pour investir
56:41et puis bien sûr
56:42la séance américaine
56:43c'est à suivre
56:43cet après-midi
56:44dans BFM Bourse
56:45avec Antoine Larigauderie
56:46à partir de 15h30
56:47très bonne journée
56:49Good Morning Market
56:51sur BFM Business
56:52Sous-titrage Société Radio-Canada
56:53BFM Business

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