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  • il y a 5 minutes
Ce mercredi 13 mai, Philippe Véran, président du Groupe Upperside Capital Partners, Laurence Freche, directeur général de FLS, François Giboire, directeur général du groupe Giboire, et Alain Blanchard, délégué général de l'ANEL, étaient les invités dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.

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Transcription
00:06BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:11Paris ETI avec Patrice Béguet.
00:14Quel bonheur, quel plaisir de vous retrouver toutes et tous dans cette émission, dans votre émission,
00:21celle qui fait le pari, le pari des entreprises de taille idéale.
00:24Et elles sont ici, sur ce plateau. Un plaisir immense de recevoir Philippe Véran, le CEO de Biotech Dental.
00:32Bonjour Patrice.
00:33Bonjour mon cher Philippe. En face de toi, tu représentes la région sud, mais toi aussi, tu représentes la région
00:38sud.
00:38Laurence Frèche, directrice générale de FLS, bienvenue à toi.
00:42Bonjour Patrice.
00:44Et puis on passe de côté, en Bretagne. Quelle belle région.
00:48François Givoire, le directeur général de ce groupe incroyable, le groupe Givoire, bienvenue.
00:52Bonjour Patrice, merci.
00:53Et puis on va dans la Bretagne non occupée, comme j'ai envie de le dire.
00:56On va en vonder. Alain Blanchard, le délégué général de l'ANEL.
01:00L'ANEL, c'est l'association de tous les élus du littoral.
01:03Donc des littoraux, on dit maintenant. On dit des littoraux.
01:06On part de Manteau, on va jusqu'à Dunkerque.
01:08Bon, c'est la France qui bouge, bouge, bouge, bouge et qui bouge bien.
01:12Madame, messieurs, est-ce que vous êtes prêts ?
01:14Prêts.
01:15Prêts.
01:15Prêts.
01:15On l'a vu. Philippe, Laurence, vous l'avez dit.
01:18Alors Paris ETI, c'est parti.
01:27Philippe Véran. Alors Philippe, toi, tu incarnes une vision profondément humaniste de l'entrepreneuriat.
01:34En fait, celle d'un homme libre, celle d'un homme animé par le sens de l'effort, par le
01:42sens du travail et surtout celui du partage.
01:45Tu es convaincu, en fait, que l'entreprise doit servir quelque chose de plus grand que soi.
01:51C'est une phrase que tu utilises souvent.
01:54Tu es un bâtisseur d'entreprise, un bâtisseur d'âme, un bâtisseur paternaliste aussi dans l'âme.
02:00Tu conçois l'entreprise comme un lieu où l'on protège, où on accompagne, où on élève, autant qu'un
02:07espace où on innove et qu'on entreprend.
02:10Enfin, avec Upperside, en fait, tu as bâti, pas un simple groupe, mais une maison.
02:16Une maison où il fait bon.
02:19Il fait bon pour ses entrepreneurs engagés, dans des secteurs très variés.
02:23La santé, on va en parler beaucoup, l'intelligence artificielle, le sport, l'industrie, le cosmétique.
02:28Et avec Biotech Nantale, ton engagement prend une dimension très tangible.
02:32Au redonner des sourires, grâce, tout simplement, à une dimension innovante.
02:41Smiler.
02:43Redonner des sourires, redonner des sourires, des solutions innovantes, du fabriqué en France.
02:48Tout ça, ça lie technologie et savoir-faire.
02:51En fait, tu portes cette conviction que l'innovation, elle n'est pas faite pour innover, mais elle doit être
02:55un acte de partage.
02:56Rendre les soins plus accessibles.
02:59Ce que tu fais dans différents pays aussi est remarquable.
03:01dynamiser les territoires, créer de l'emploi, produire de manière responsable.
03:05J'ai vu ce reportage, justement, sur l'antenne de BFM, où les femmes et les hommes de chez toi
03:10ont cet attachement, comme tu l'as, à eux.
03:14Qu'est-ce qui compte le plus pour toi ?
03:18Alors, je vais dire une banalité, mais mon entreprise avec un grand E.
03:23Donc, c'est ce qui me porte.
03:24C'est pour ça que je vis.
03:25Oui, et l'entreprise, c'est avant tout nos collaborateurs, mais aussi tout ce qui est autour.
03:32Donc, les sous-traitants, le territoire.
03:37La vie, quoi !
03:38Oui, absolument.
03:39Tout ce qui est l'écosystème de l'entreprise en général.
03:42Tu as créé un groupe très diversifié.
03:46Pourquoi ?
03:47Et quelles sont toutes tes activités, en fait ?
03:49Alors, mes activités, elles sont nombreuses.
03:52Et tu l'as un peu rappelé avec les activités de Perseid aujourd'hui,
03:56qui est la holding qui coiffe aujourd'hui, notamment Biothèque Dental.
04:01En fait, je crois tout simplement que ça vient de la curiosité que mon associé et moi,
04:08qui est le fondateur de Perseid, mais qui est malheureusement disparu.
04:12Donc, nous avons créé ce groupe parce que nous étions des gens curieux,
04:16avides de choses nouvelles, de découvrir.
04:20Et voilà.
04:21Donc, je pense qu'une entreprise fonctionne toujours à peu près suivant les mêmes codes
04:25et suivant les mêmes valeurs.
04:27Après, évidemment, suivant les activités et suivant les métiers,
04:30ce sont des choses très, très différentes.
04:33Pour toi, quelles sont les trois valeurs qui te caractérisent le mieux ?
04:37Moi, je pense que c'est le travail.
04:41Je crois que s'il y a quelque chose qui me colle à la peau, c'est ça.
04:47Aimer les gens et le partage.
04:49Donc, tu l'as dit aussi dans ton introduction.
04:53C'est peut-être aussi quelque chose dont on parle moins, mais c'est le risque.
05:00Voilà.
05:01Donc, le risque de toujours créer cette prise de risque,
05:05c'est aussi une espèce d'adrénaline qui nous porte tous les jours.
05:09Tu fais beaucoup d'innovations.
05:10Est-ce que tu peux nous parler d'une innovation récente qui t'a marqué pour ton groupe ?
05:14Alors, des innovations, on en fait effectivement tout le temps.
05:17Une qui me vient à l'esprit, et ce n'est certainement pas la plus compliquée,
05:22mais c'est celle qu'on vient de sortir,
05:24c'est le fait d'avoir parfumé les boîtiers de nos aligneurs.
05:28Donc, on a travaillé avec Robert T,
05:30qui est une magnifique maison que tout le monde connaît à Grasse.
05:34Et voilà, on a mis au point,
05:36donc on a mis trois ans quand même pour mettre ça au point.
05:39Donc, c'est assez rigolo, mais c'est aussi pour le confort des patients.
05:42Donc, les gens qui portent des aligneurs maintenant,
05:43quand ils les remettront dans leur boîtier pour pouvoir déjeuner ou dîner,
05:48quand ils les remettront, ils auront un goût parfumé à la menthe.
05:51Voilà, donc on a trouvé cette innovation assez magnifique.
05:55C'est super.
05:56Alors, toujours dans la région sud, en face de toi,
05:58Laurence Frèche, donc co-gérant,
06:00Frèche Gestion, présidente du groupe FLS,
06:05marseillaise, impliquée dans la vie du territoire
06:07à la tête d'une entreprise familiale, une fois de plus,
06:09représentante des femmes dirigeantes et du FBN.
06:13En deux mots, le FBN ?
06:14Family Business Network,
06:16le groupe des entreprises au capital exclusivement familial.
06:19Donc, entreprise, la tienne de taille nationale,
06:22spécialisée dans la location de matériel
06:24pour les métiers du bâtiment,
06:25des travaux publics et de l'industrie.
06:28Vous êtes présent sur sept régions,
06:3033 agences,
06:31300 collaboratrices et collaborateurs.
06:34C'est quoi ton rapport, toi, avec l'ambition ?
06:40Mon rapport avec l'ambition,
06:42il a servi le développement de l'entreprise.
06:45Moi, je suis rentrée dans l'entreprise
06:47après une carrière que j'ai effectuée dans la banque.
06:50Et après 15 ans d'expérience bancaire,
06:52j'ai rejoint le groupe avec la mission de le développer
06:55avec mon frère, qui était déjà en poste
06:58et qui est le président du groupe.
06:59Et cette ambition a nourri la croissance,
07:04les ouvertures d'agences
07:05et tous les projets qu'on a pu mener
07:07et qu'on a encore pour notre entreprise.
07:09Justement, tu as des enfants ?
07:11Des enfants.
07:11Voilà.
07:12Est-ce que tu souhaites que l'entreprise perdure avec vos enfants ?
07:16Alors, les enfants sont entrés dans le groupe
07:21assez récemment pour la dernière d'entre elles,
07:23qui est ma nièce.
07:24Et mon fils a rejoint le groupe il y a déjà 8 ans.
07:27On en est à la quatrième génération
07:29et c'est un véritable défi
07:31de pouvoir maintenir le fil, le cap.
07:36Et oui, effectivement,
07:37c'est un projet de transmettre l'entreprise aux enfants
07:39si c'est pour leur bonheur
07:42et si c'est pour leur réussite.
07:43C'est quand même une grosse responsabilité
07:44parce que derrière, il y a des familles
07:46et c'est un enjeu quand même stratégique.
07:49Au moment où je te parle,
07:51est-ce que tu penses que tu as réussi ta vie ?
07:53Oui.
07:54Oui, parce que j'ai une vie de mère,
07:58une vie de femme,
07:59une vie professionnelle accomplie.
08:03Et voilà, au jour d'aujourd'hui,
08:06je pense que j'ai fait un bout de chemin
08:07en tous les cas qui me satisfait.
08:10Allez, on traverse la France,
08:12on va du sud
08:13et on se retrouve directement en Bretagne,
08:16dans cette belle région aussi de Bretagne.
08:18Alors François, François,
08:20toi tu es directeur général du groupe
08:22depuis 2021, si je ne me trompe pas ?
08:24C'est ça, oui.
08:24C'est ça, jeune directeur général.
08:26Acteur, ce groupe familial centenaire
08:30est l'un des leaders indépendants du Grand Ouest
08:33qui couvre aujourd'hui l'ensemble de la chaîne immobilière,
08:36la promotion immobilière,
08:37les aménagements, la transaction,
08:39gestion, l'immobilier, l'entreprise
08:41et bien entendu aussi les syndics
08:43que nous avons régulièrement au téléphone.
08:47En pleine expansion nationale,
08:49il se déploie notamment,
08:51dans ma région, je te remercie,
08:52Nouvelle-Aquitaine,
08:53sur l'Ague-Méditerranéen,
08:54ils vont être ravis,
08:56et en Auvergne-Rhône-Alpes.
08:58Tout en développant de nouveaux métiers
09:00tels que le co-working,
09:02on dit ça comment, le pod, non ?
09:03Le pod, c'est ça.
09:05Et l'hôtellerie également haut de gamme,
09:06il faut que tu nous en parles de tes hôtels.
09:08Ça va intéresser Philippe
09:10qui a ouvert quelque chose de formidable également au Maroc.
09:12Fidèle à ses valeurs de proximité et d'excellence,
09:16il conçoit des projets durables,
09:18adaptés aux nouveaux usages
09:20et aux attentes des territoires.
09:21AIGT complet.
09:23Oui, très bien.
09:23Ça va.
09:24Alors, pourquoi avoir fait le choix
09:26d'engager le groupe Jibouard
09:28dans la Convention des entreprises pour le climat ?
09:33D'abord, parce que je pense que
09:37c'est un facteur de résilience
09:38pour un groupe comme le nôtre
09:39et pour tous les groupes.
09:41L'idée, c'est de penser l'entreprise
09:43et le monde un peu différemment,
09:45jusqu'où on peut aller.
09:48C'est aussi une réponse aux attentes de marché.
09:50On le voit dans notre clientèle,
09:51qu'elle soit professionnelle ou particulière.
09:55Ça touche toutes les générations
09:57et toutes les CSP.
09:59Il y a vraiment cette prise de conscience
10:01environnementale.
10:02Je ne sais pas chez tout le monde,
10:03mais chez une grande partie des gens
10:05et ça ne fait que croître.
10:07Et effectivement,
10:08c'est un facteur de résilience.
10:09Enfin, c'est pour nous un facteur de résilience
10:10parce que si on ne le fait pas aujourd'hui,
10:12je pense que demain,
10:13à moyen ou long terme,
10:14on est mort.
10:15Quel avenir vois-tu pour le groupe,
10:18ton groupe, le groupe Jibouard ?
10:19Et quelle est l'histoire que tu cherches
10:22en fait aujourd'hui à écrire ?
10:25Pour moi, l'avenir de le groupe,
10:26déjà, il repose sur trois valeurs.
10:30Sur trois piliers.
10:30La transmission des valeurs,
10:32la transmission du capital.
10:35Moi, je représente la quatrième génération.
10:38Donc, on est un peu en avance
10:40par rapport à chez Laurence.
10:42Ça, c'est fait sur notre génération.
10:44On est déjà en train d'y réfléchir
10:45pour la prochaine,
10:46sachant que ma dernière fille
10:47a un an et demi.
10:48Il y a du temps.
10:51Et puis, il y a, si possible,
10:52donc ça, ce sont les deux piliers fondamentaux
10:54et, si possible,
10:55la transmission de la direction
10:57aux générations futures,
10:58si elles en ont et l'envie
10:59et les compétences.
11:01Pourquoi ce choix aussi
11:02de vous engager sur l'hôtellerie,
11:03un métier assez éloigné
11:05de votre positionnement historique ?
11:06Je poserai d'ailleurs
11:07la même question à Philippe après.
11:08En fait, pour moi,
11:09il n'est pas si éloigné que ça
11:10parce qu'on sait être promoteur.
11:12Donc, des immeubles,
11:14on a fait des hôtels,
11:15on en a construit.
11:16On sait être investisseur.
11:17On l'est déjà sur du bureau
11:18et un peu de logement.
11:19Le vrai nouveau métier,
11:21c'est l'exploitation hôtelière,
11:22mais c'est aussi du service client
11:24et c'est aussi un gage de pérennité
11:26à la fois pour cette foncière chez nous,
11:30d'abord sur une typologie d'actifs différents
11:32et sur des régions différentes.
11:34Philippe, je te repose la question
11:36par rapport à ton investissement
11:39dans ce secteur.
11:41Nous, on adore les beaux endroits
11:43et on s'est dit qu'un jour,
11:47on aimerait bien en avoir un à nous.
11:50Franchement, ce n'est pas une histoire
11:51de placement d'actifs.
11:55C'est un coup de cœur.
11:58C'est un plaisir, au final.
12:01C'est aussi surtout un métier de plaisir.
12:03Je suis d'accord avec ça.
12:04Au-delà de la diversification d'actifs
12:06et autres pour nous,
12:07c'est aussi un métier de plaisir
12:08et on a envie de donner du sens
12:10à nos hôtels.
12:11Alors, l'hôtellerie,
12:12on en a aussi beaucoup en Vendée
12:15et beaucoup sur l'ensemble
12:17des littoraux français.
12:19Alain Blanchard, délégué général
12:21de l'Association des élus de littoraux.
12:23Avant ce poste,
12:24tu as été directeur du développement
12:26d'une société innovante,
12:27très innovante, Cocktail Vision.
12:29Tu as été élu aussi.
12:31Tu as été également directeur général
12:35adjoint d'une ville
12:37qui était Hollande-sur-Mer.
12:38Oui, c'est ça.
12:38Je ne me trompe pas.
12:39L'année, aujourd'hui,
12:41mesdames et messieurs,
12:42c'est plus de 20 000 kilomètres
12:44de côtes incluant les espaces
12:47ultramarins.
12:48On pourrait être très fiers.
12:49Le littoral français,
12:50il est administré par 981 communes
12:54maritimes de bord de mer,
12:55lagunes et les étangs salés,
12:5892 communes également ultramarines.
13:01La France, elle occupe,
13:03quand on est fière,
13:04le deuxième rang mondial
13:05pour sa zone économique,
13:08exclusive,
13:08de plus de 11 millions
13:10de kilomètres carrés en mer,
13:13dont 97% en outre-mer.
13:16Les façades maritimes
13:17présentent des particularités géographiques,
13:20sociales, environnementales,
13:22économiques, on va en parler,
13:24et des enjeux multiples
13:25selon les régions.
13:26Vous êtes bien placé pour le savoir,
13:28vous qui êtes côtier.
13:30La loi littorale,
13:31quel impact ?
13:32La loi littorale,
13:33elle fait sa crise de la quarantaine.
13:35Elle a été votée en 1986
13:37et c'est un anniversaire important.
13:39D'abord parce que c'est ce qui définit un peu
13:41le marché sur lequel je me positionne,
13:43si j'ose dire,
13:43même si je ne représente pas une entreprise
13:45aujourd'hui,
13:46mais une association d'élus,
13:47puisqu'on a vocation à représenter l'ensemble
13:49des communes où s'applique la loi littorale.
13:52Et aujourd'hui,
13:52on voit qu'elle a besoin sans doute
13:55d'être réactualisée,
13:57puisqu'elle doit marcher sur deux jambes.
14:00C'est la jambe de la protection de nos littoraux
14:02et on peut être fier d'avoir des littoraux
14:04qui ont été protégés
14:05et qui n'ont pas été...
14:06On n'a pas que du béton sur tous nos littoraux,
14:09on a des endroits magnifiques
14:09qu'il faut préserver.
14:11Mais il y a la jambe du développement
14:14et du développement notamment économique
14:15qui était prévue dès le début
14:17dans la loi littorale,
14:18mais qui est une jambe qu'on estime
14:19à l'ANEL un peu atrophiée
14:20et qu'on veut muscler un peu.
14:22Et donc ça va être tout l'enjeu
14:23de travailler sur ces aspects-là,
14:25non pas pour la détricoter,
14:26surtout pas,
14:26mais pour faire en sorte
14:27de faciliter le déploiement aussi
14:29de projets et notamment
14:30de projets économiques
14:31puisque l'homme est sur les littoraux
14:33depuis longtemps
14:33et il a vocation à y rester.
14:34C'est une volonté aussi de Jean-Charles.
14:36Oui.
14:36De ton président.
14:37Jean-Charles Fouchi,
14:38effectivement,
14:39nouveau président de l'ANEL
14:41depuis septembre de l'année dernière,
14:43maire de Bonifacio
14:44et qui, sur sa commune,
14:46est justement un peu concentré
14:47de tous ces enjeux
14:48et notamment sur la loi littorale
14:49et effectivement la possibilité
14:50d'avoir des permis
14:52ou des développements d'activités
14:54respectueuses de l'environnement
14:55mais aussi du développement économique.
14:56Deuxième sujet,
14:57le recul du trait de côte
14:59et l'enjeu économique derrière ça
15:01pour nos entreprises.
15:02Le recul du trait de côte,
15:04les littoraux sont en fait
15:05des territoires qui sont en première ligne
15:06face aux effets du changement climatique
15:08et notamment de celui-ci
15:09dont on parle beaucoup.
15:10À chaque tempête,
15:11il y a des images qui le montrent.
15:13C'est un recul qui existe depuis longtemps.
15:15On en parle depuis déjà plusieurs décennies
15:17mais qui s'est particulièrement
15:20développé ou accéléré
15:21ces dernières années.
15:22En 40 ans,
15:22on a perdu l'équivalent
15:23de 30 km²
15:24une ville comme La Rochelle
15:25sur le territoire hexagonal.
15:27Et donc là,
15:27pourquoi c'est important,
15:28y compris pour les entreprises ?
15:29C'est tout simplement
15:30parce qu'il y a des études,
15:31notamment celles du CRMA,
15:32qui ont déterminé
15:33le nombre de logements
15:34et de locaux d'activité
15:35qui vont être concernés
15:36à moyen terme.
15:38Et ça,
15:38il faut qu'on s'arme tous
15:40et que les collectivités littorales
15:42anticipent des décisions
15:43parfois difficiles à prendre
15:44de déconstruction,
15:45de relocalisation,
15:47de logement ou d'entreprise.
15:48Et c'est des choses
15:48pour lesquelles on sollicite
15:49d'ailleurs l'intervention
15:50d'une solidarité nationale
15:51qui est tout le combat de l'ANEL
15:52auprès du gouvernement.
15:53François et Philippe,
15:54on parlait de leur activité touristique.
15:56Justement,
15:56quelle est l'adaptation
15:57de l'activité touristique ?
15:59Le tourisme,
16:01mis à part ce que je viens d'évoquer
16:02sur le recul Utrecht-Côte
16:03avec les impacts
16:04sur des infrastructures touristiques,
16:06c'est aussi le fait
16:07de faire en sorte
16:08que cette activité
16:09pour laquelle la France
16:10est un leader,
16:11puisqu'on est le pays
16:12qui accueille le plus
16:13de touristes au monde,
16:15et d'ailleurs au sein,
16:16ça me permet de le préciser,
16:17c'est que ces 100 millions
16:18de visiteurs touristiques
16:20en France par an,
16:22la moitié sont sur les littoraux
16:24sur la période estivale.
16:25Donc on voit qu'il y a
16:29une particulière importance
16:30pour cette activité touristique
16:31qui est la première activité
16:33économique des littoraux,
16:33et donc il faut savoir
16:34comment on fait,
16:35on passe à un nouveau tourisme
16:36pour permettre de continuer
16:37à accueillir dans de bonnes conditions
16:38ces gens-là,
16:39et qu'on puisse continuer
16:41à montrer comment sont
16:42beaux nos littoraux,
16:43parce que c'est en les connaissant
16:44qu'on va pouvoir mieux les préserver.
16:46Et donc par exemple,
16:47c'est vrai qu'il faut penser l'avenir,
16:49il faut anticiper,
16:49comme dans les entreprises,
16:50et dans ce sens-là,
16:52il y a des territoires
16:52qui ont commencé à limiter
16:53le nombre de personnes
16:54qui vont venir sur des territoires
16:55comme à Porquerolles,
16:56pour le Sud,
16:57ou à Bréa,
16:58pour la Bretagne,
16:58comme ça j'ai fait plusieurs façades,
17:00et donc c'est de voir
17:01comment on fait tout ça
17:02et comment on accueille aussi
17:03ces gens avec les ressources en eau
17:05qui sont plus compliquées
17:05à gérer ou autre,
17:06parce qu'il y a certaines communes
17:07qui vont multiplier leur population
17:09pendant la période estivale
17:10jusqu'à 40 fois.
17:11Donc on voit que là,
17:12les enjeux sont énormes,
17:13il faut qu'on arrive à étaler tout ça,
17:15et ce sont des décisions
17:16qui doivent être prises,
17:16qui ne sont pas toujours non plus
17:17très bien acceptées localement,
17:19mais qui sont des décisions
17:21responsables et ambitieuses.
17:23Merci pour cet éclairage
17:24qui va aider bon nombre
17:25d'entrepreneurs ici.
17:26Alors, Alain,
17:28Philippe, Laurence et François,
17:30est-ce que vous êtes prêts
17:30pour le débat ?
17:32Prêt.
17:33Alors, oula !
17:34C'est parti comme ça !
17:35Paris ETI, le débat, c'est parti !
17:42En ce moment,
17:44nous sommes à la veille
17:46des grandes vacances.
17:48Quelle attitude générale ?
17:50Vous êtes résigné ?
17:52Vous êtes résignant ?
17:53Vous êtes députée ?
17:55Vous êtes combatif ?
17:57Laurence ?
18:00Combatif.
18:01Combatif parce que c'est lié
18:04à notre situation de leadership.
18:07Quand on dirige une ETI,
18:08quand on a la responsabilité
18:10d'une équipe,
18:10quand on a un projet à mener,
18:12des combats à faire avancer,
18:16je crois qu'on est obligé
18:17de rester dans la combativité
18:20et de voir quelque part
18:23le verre toujours à moitié plat.
18:25Philippe ?
18:26Oui, je suis optimiste de nature,
18:30mais je crois que je ne me suis jamais
18:33autant posé de questions
18:34qu'en ce moment.
18:37pour plein de raisons.
18:38On vit des crises
18:39qu'on n'a jamais vécues.
18:41On a maintenant aussi
18:43l'ordre géopolitique
18:44à gérer dans nos business,
18:46ce qui est quand même très nouveau,
18:49en tous les cas pour moi,
18:50qui dirige ce groupe depuis 30 ans.
18:54C'est beaucoup de questions.
18:56Et puis,
18:56un changement de comportement
18:58en règle générale
19:00de nos clients,
19:01de nos collaborateurs,
19:02de la société
19:04avec un grand S
19:05en règle générale.
19:07Voilà,
19:07donc beaucoup de questions.
19:08Beaucoup de questions, François ?
19:11Je te voyais très attentif
19:12dans ce que disait Philippe.
19:13Je suis comme toi,
19:14moi je suis un éternel optimiste
19:15et je pense qu'effectivement
19:16on est dans une situation
19:17de permacrise.
19:19Ça va continuer,
19:20il y en aura toujours
19:21et ça va probablement
19:22s'intensifier.
19:24L'immobilier fait partie
19:25des secteurs
19:26particulièrement touchés.
19:28soit comme le disait Laurence,
19:29on voit la bouteille
19:30à moitié vide
19:30et puis on commence à pleurer,
19:32soit on se bat
19:33et c'est vrai qu'aujourd'hui
19:34on bosse deux fois plus
19:35pour guigner deux fois moins
19:36mais c'est comme ça,
19:37il y aura toujours meilleur.
19:38Toi qui oscille
19:38à travers toute la France,
19:41tu te sens comment ?
19:42Résilient, dépité ?
19:43Comment tu les sens ?
19:44Résilier, combattif ?
19:46Aucun de ces mots-là,
19:47je vais t'en prendre un autre,
19:48c'est attentif.
19:49Pourquoi ?
19:49Parce que là,
19:50on a beaucoup
19:50de gouvernance locale
19:52qui ont été renouvelées
19:53dans les élections récentes
19:55et donc ça va être
19:55la première saison touristique
19:57pour des nombreux élus
19:57des littoraux
19:58et on va voir
19:58comment ils vont pouvoir
19:59aussi gérer cet aspect-là
20:01et comment la saison
20:02va se passer
20:03qui est un moment important
20:04pour le tissu économique
20:05des littoraux.
20:06Et puis attentif aussi,
20:07je rebondirais
20:07sur ce que tu viens de dire,
20:08c'est la géopolitique internationale
20:10puisque tu l'as dit Patrice,
20:12les littoraux français
20:12c'est aussi beaucoup,
20:13voire à trois quarts
20:14des littoraux ultramarins
20:16et qui sont en première ligne
20:17face sur tous les territoires
20:20océaniques du monde
20:22puisque l'archipel France
20:23c'est le seul pays aujourd'hui
20:24et la France
20:25sur lequel le soleil
20:25ne se couche jamais
20:26et qu'il y a des frontières
20:28avec des pays
20:29sur tous les continents.
20:30Et donc on est confronté là
20:32à beaucoup de choses
20:33sur des pêches illégales,
20:34ce genre de choses
20:34et là vraiment
20:35on a besoin d'être
20:36très attentif à ce qui se passe
20:37parce qu'il y a des grands enjeux.
20:38Alors celui qui est attentif aussi
20:39c'est Philippe.
20:40On sait qu'aujourd'hui
20:41la France
20:41elle souffre d'un déficit
20:43criant d'ETI
20:44par rapport à ses voisins européens.
20:47Comment on accélère
20:48le rebond industriel
20:49de la France ?
20:49Comment on crée plus d'ETI, Philippe ?
20:53Sincèrement, je ne sais pas
20:55mais en tous les cas
20:56je sais que tout ce qui est aujourd'hui
20:58déjà cette émission
20:59en premier lieu
21:00qui est le premier supporter
21:02des ETI
21:02et je t'en remercie,
21:04le fait
21:06de mettre un peu plus en avant
21:08l'entreprise avec un grand E
21:09et l'entrepreneur aussi
21:11avec un grand E
21:13va forcément donner de l'envie
21:14donner de l'envie aux jeunes.
21:16Je pense que c'est tout et tout
21:17ce qu'on fait tous les jours.
21:18Donc on a envie d'être exemplaire,
21:20on a envie de partager notre passion
21:23et donc j'espère
21:25que beaucoup de jeunes
21:27viendront à l'entreprise
21:29clairement
21:29et c'est ce qui fera
21:31qu'avec ça dans le sang
21:35on créera des ETI
21:37comme nos voisins italiens
21:38ou nos voisins allemands.
21:39Encore une fois,
21:40c'est culturel chez eux
21:40donc chez nous
21:42il y a évidemment
21:43un problème fiscal
21:44de transmission
21:45donc évidemment
21:46mais il n'y a pas que ça.
21:47Il y a un vrai problème aussi
21:50je crois
21:51de position
21:51de l'entreprise
21:52et de l'entrepreneur
21:53dans notre pays.
21:54Tu as dit un mot important
21:57on attire des talents
21:58on s'y sent bien
21:59dans les ETI
21:59parce qu'en fait
22:00on s'y sent bien.
22:01Comment on attire
22:01encore plus de talents
22:03dans vos ETI
22:04dans vos entreprises ?
22:06Je crois que
22:07les premiers
22:09encore une fois
22:09les premiers ambassadeurs
22:11de notre entreprise
22:13c'est nous
22:13donc les dirigeants
22:16et moi
22:17je fais
22:17tout ce qu'il faut
22:18pour essayer
22:19de faire aimer
22:20mon entreprise
22:20à tout le monde
22:21et en l'occurrence
22:23voilà
22:24et en l'occurrence
22:24je crois que c'est comme ça
22:25aussi qu'on donne envie
22:26aux gens
22:27et ensuite
22:28à nos collaborateurs
22:29à transmettre
22:30cette passion
22:30qu'on peut porter
22:33et c'est comme ça
22:34que moi
22:35dans ma ville
22:36aujourd'hui
22:37on dit
22:39toi
22:39t'es de biotech
22:41on dit bien pas
22:41t'es chez biotech
22:43c'est devenu
22:46un terme générique
22:47t'es de biotech
22:49c'est une réussite
22:51je crois qu'aussi
22:55c'est comme ça
22:56qu'on peut arriver
22:57à faire aimer
22:59des trucs très simples
23:01notre passion
23:02partageons-la
23:03et faisons-la aimer
23:04aux autres
23:05on est de Jiboire
23:06chez Jiboire
23:07un peu
23:08ça nous a 3 ans
23:10je te voyais
23:11avec des yeux
23:12alors justement
23:14comment on y arrive
23:15à créer plus d'ETI
23:17c'est une très bonne question
23:18je pense qu'en fait
23:19pour moi au-delà
23:20il y a aussi des clubs
23:21dans les régions
23:22il y a des clubs
23:22et nous on fait partie
23:23du club ETI Bretagne
23:24mais je pense qu'au-delà
23:26finalement du produit
23:27ou du service
23:28que tu développes
23:29c'est avant tout
23:30des valeurs
23:30c'est une âme
23:31c'est des gens derrière
23:32c'est des femmes
23:33c'est des hommes
23:34qui se battent au quotidien
23:36et c'est une vision stratégique
23:38qui pour moi
23:39est primordiale
23:39des dirigeants
23:40parce que si tu sais
23:41où tu vas
23:41et que tu as des gens
23:42qui sont engagés
23:44tu pourras peut-être
23:45en créer plus
23:45Laurence
23:46en une phrase
23:49créer plus d'ETI
23:50c'est leur permettre
23:52d'accéder à la compétitivité
23:54donc pour avoir plus d'ETI
23:55il faut qu'elles aient
23:56les moyens d'être compétitives
23:57il faut qu'elles aient
23:59les moyens
24:00d'avoir des ressources humaines
24:02formées
24:02donc l'axe de la formation
24:04est très important
24:05pour qu'il y ait plus d'ETI
24:06je pense également
24:07qu'il faut qu'il y ait
24:08des politiques économiques
24:09en faveur du développement
24:10des territoires
24:11pour permettre aux ETI
24:13de s'y développer
24:15et je pense qu'il doit y avoir
24:16des partenariats
24:16avec l'international
24:17pour qu'elles aient les moyens
24:18d'aller trouver de nouveaux marchés
24:19ok en un mot
24:20un seul mot
24:21pas une phrase
24:21un mot
24:22si vous avez un message
24:23à faire passer
24:24à la jeunesse française
24:25vous leur dites quoi
24:27Alain
24:27trois mots
24:28ne pas subir
24:29ok
24:30Laurence
24:30allez-y
24:32magnifique
24:32François
24:33avoir confiance
24:34Philippe
24:35aimez-nous
24:35aimez-nous
24:36alors moi je remercie aussi
24:37nos jeunes
24:37on les aime beaucoup
24:38c'est-à-dire
24:39à la réalisation
24:40Maxime
24:41chef de plateau
24:42Justine
24:42la toute jeune
24:43qui était en stage
24:44avec nous
24:45Sienac
24:45pour assister Camille
24:46Léo et Guillaume
24:48à l'image et au son
24:49et puis quatre
24:50super invités
24:51autour de cette table
24:53Laurence Frèche
24:54merci beaucoup à toi
24:55Philippe Véran
24:56merci infiniment
24:57merci
24:57François Giboir
24:58et vive la Bretagne
25:00Alain Blanchard
25:01et vive la Vendée
25:03et nous tous ensemble
25:04vive la France
25:05vive la France des ETI
25:06ces entreprises
25:07ils l'ont montré ici
25:08de taille idéale
25:09ils sont formidables
25:10salut à la semaine prochaine
25:11merci
25:13Paris ETI
25:14sur BFM Business
25:15Sous-titrage Société Radio-Canada
25:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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