- il y a 14 heures
Chaque semaine, CAP PME L’Hebdo donne la parole à celles et ceux qui font avancer l’économie réelle. Autour de Julien Gagliardi, Frédéric Bonan, fondateur de I-Deal Development, Marie-Hélène Baudoux, présidente de Watts, et Maxime Finaz, président de Bloomup, partagent leurs expériences, décryptent les enjeux du moment et apportent des solutions concrètes pour les PME.
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00:04BFM Business présente
00:08Cap PME, l'hebdo, Julien Gagliardi
00:13Très heureux de vous retrouver sur BFM Business, merci d'être avec nous dans Cap PME, l'hebdo, BFM Business
00:18qui se mobilise.
00:19On va vous accompagner jusqu'à cet été pour vous aider, vous dirigeant de PME sur vos problématiques du quotidien.
00:26Et d'ailleurs vous pouvez noter cette date, le 27 mai prochain à Station F, cette journée exceptionnelle, Cap PME,
00:33des conférences, des plénières, des ateliers pour piloter votre business.
00:37Vous pouvez vous rendre sur le site cap-pme.com, vous pouvez également flasher le QR code que vous voyez
00:41à l'écran pour vous inscrire gratuitement bien évidemment
00:44et aussi découvrir au fil des jours et des semaines les intervenants qui se succéderont sur la scène de Station
00:51F.
00:52Au sommaire de cette émission, comment relever le défi de la transmission ?
00:56C'est un sujet que naturellement on abordera au cours de cette journée, le 27 mai prochain.
01:00On va d'ores et déjà effectivement en parler puisque vous connaissez ce chiffre,
01:04500 000 entreprises qui devront être transmises dans les dix prochaines années.
01:08Un enjeu majeur naturellement pour l'économie et pour les territoires.
01:12Et au-delà de cette question du repreneur, ces transmissions, elles interrogent aussi les modèles de gouvernance,
01:18les choix stratégiques qui vont orienter ou pas d'ailleurs l'avenir de ces sociétés.
01:23Comment est-ce que l'on peut agir concrètement ?
01:25Comment faciliter la cession de son activité, des retours d'expérience de dirigeants
01:29qui sont passés justement par cette case dans KPME l'hebdo ?
01:34Nous sommes avec Frédéric Bonan, bonjour.
01:35Bonjour.
01:36Merci de nous accompagner une nouvelle fois.
01:38Fondateur de Ideal Development, cabinet spécialisé de conseil en fusion et acquisition.
01:43Vous êtes spécialisé dans l'accompagnement notamment des PME et des ETI.
01:47Et ce sujet effectivement, aussi bien de la vente d'ailleurs que de l'acquisition,
01:50c'est un sujet quotidien pour vous et vous nous donnerez vos bons tuyaux, vos bonnes idées en la matière.
01:55Nous sommes également avec Marie-Hélène Baudou.
01:56Bonjour.
01:57Bonjour.
01:57Merci d'être avec nous présidente de Watts, des distributions de vêtements techniques,
02:02de glisse, le ski, le surf, le skate.
02:04Une société justement que vous avez reprise et dans votre parcours entrepreneurial,
02:09vous avez aussi vendu des sociétés.
02:11Donc vous avez là les deux casquettes, les deux fenêtres et vous allez pouvoir effectivement
02:14nous raconter comment on passe de l'un à l'autre et peut-être les écueils aussi
02:18peut-être à éviter dans les deux cas.
02:20Et nous sommes avec Maxime Finasse.
02:22Bonjour.
02:22Bonjour.
02:23Merci d'être avec nous présidente de Bloom Up, fabricant de cosmétiques sous
02:26les marques bien connues des Français, Energy Fruit et Energica notamment.
02:31Et Bloom Up, c'est une reprise pour vous.
02:33C'est aussi l'histoire d'une restructuration, un changement stratégique.
02:36Ce sera intéressant effectivement de pouvoir en parler avec vous.
02:41D'un mot peut-être pour démarrer, Frédéric, justement, ce mur de la transmission que l'on évoquait.
02:46On donne souvent ce chiffre, 500 000 entreprises qui devront être, qui seront entre guillemets
02:51à vendre dans les dix ans en France.
02:54Avant de regarder finalement le contexte, l'enjeu, les conséquences, un mot sur les vendeurs.
02:59Qui sont finalement ces dirigeants qui veulent vendre, qui vont vendre leur entreprise ?
03:05Aujourd'hui, en fait, on trouve plusieurs catégories de vendeurs.
03:09On va trouver ceux qui sont contraints, parce que l'âge les pousse progressivement à structurer leur entreprise.
03:17On va trouver aussi ceux qui le font par choix, parce qu'ils sont arrivés à une certaine limite.
03:21Ils en ont conscience.
03:22Tout le monde n'en a pas conscience.
03:23Et là, d'ailleurs, j'encourage chacun à se poser la vraie question.
03:28Est-ce que cette entreprise, avec moi, elle va continuer ?
03:31Ou est-ce que c'est le bon moment pour passer le ballon à un autre ?
03:34Et ce n'est pas du tout dévalorisant.
03:36Petite remarque, pour moi, le vrai succès d'un entrepreneur, c'est quand il l'a créé,
03:41et qu'il est arrêté jusqu'à la ligne d'arrivée, c'est-à-dire qu'il a cédé son
03:45entreprise.
03:45Bien sûr.
03:46Donc, c'est un vrai enjeu.
03:49Et l'élément clé, c'est l'élément psychologique, en réalité.
03:53Parce que vous avez une approche tellement fusionnelle avec l'entreprise,
03:59que c'est un peu un enfant supplémentaire que vous pourriez avoir.
04:04Et donc, par là même, quand vous vous en séparez, il y a une notion de deuil.
04:10Et de l'autre côté, une notion d'adoption.
04:13Donc, c'est quelque chose de très particulier, quand même,
04:16au-delà des aspects financiers, perspectives, enjeux, projections.
04:19Profondément affectif, quelque part.
04:21Oui, il y a vraiment un...
04:23Et dans la PME, c'est encore plus fort.
04:26Et on voit rarement les défauts de ses enfants.
04:29Ce sont toujours les meilleurs.
04:31Marie-Hélène, vous étiez effectivement dans ce cas,
04:33quand vous avez vendu votre entreprise.
04:34C'était votre plus bel enfant, d'une certaine manière ?
04:37Ah oui, c'était une belle expérience.
04:39Je l'avais reprise après 30 ans de salariat.
04:42C'était ce qu'on appelle une belle endormie.
04:45Le sédant avait 86 ans.
04:47Mais il y avait cette notion affective, quand vous l'avez revendue ensuite ?
04:49Ah oui.
04:50Oui, et en même temps, ça s'est fait en plusieurs fois,
04:53puisque la première fois, je n'étais pas prête.
04:55Je n'étais pas prête.
04:56Elle n'était pas prête.
04:57Elle était trop dépendante de moi aussi.
04:59Donc, il fallait mettre un directeur général.
05:02Enfin, voilà, être moins impliqué.
05:03Et puis, on essaye quand même de choisir à qui.
05:07Et là, il y a de l'affectif qui est très décroché, par exemple, du montant.
05:11Notamment, et on parlera de la valorisation dans un instant,
05:13parce que ça fait effectivement partie du sujet.
05:15Mais Frédéric, vous l'évoquiez, il y a cette dimension effectivement affective pour le dirigeant.
05:20C'est aussi un sujet qui se regarde, j'allais dire, au niveau macro.
05:25Cet enjeu national de transmission aujourd'hui des entreprises,
05:29quelles sont les conséquences, effectivement,
05:31si on n'arrive pas à passer ce mur dans les dix prochaines années ?
05:34Malheureusement, vous avez à nouveau deux types de dirigeants.
05:39Ceux qui se disent, pour ceux qui ne la cèdent pas,
05:41ceux qui se disent, j'ai atteint un confort de vie,
05:43et finalement, je vais l'amener jusqu'au bout.
05:45Donc, tranquillement.
05:46Et elle va mourir de sa belle vie, si je puis dire.
05:49Je ne parle pas des successions ou des donations à leurs enfants,
05:52parce que quelque part, c'est une volonté de transmettre.
05:54Puis, il y a celles qui vont mourir.
05:58Dans les 500 000 dont on parle, effectivement,
06:00il y a des entreprises qui mourront.
06:02Oui.
06:03Parce que, il y a aussi un élément,
06:05c'est que, souvent, le dirigeant se réveille trop tard
06:08dans le processus de session.
06:10C'est-à-dire qu'on a tous tendance à se sentir un peu immortel,
06:13et on n'anticipe pas assez cette session-là.
06:16Et de fait, on n'organise pas son management.
06:19Une entreprise qui n'a pas de management derrière vous
06:20n'est pas très vendable.
06:22Souvent, les gens se disent,
06:23« Oh, mais elle peut encore croître ! »
06:24Mais en réalité, c'est tant qu'elle a encore de la croissance
06:26qu'on peut la vendre.
06:27Quand elle a atteint un plateau, voire qu'elle va décroître,
06:29elle n'intéresse plus personne.
06:30Ça, c'est le premier écueil.
06:32Alors, effectivement, ne pas être capable d'anticiper
06:34ou de se réveiller suffisamment tôt.
06:36Le deuxième, Marie-Hélène le soulignait,
06:38c'est le sujet du financement, de la valorisation.
06:42Vous parlez souvent de lucidité, souvent, sur ce terme.
06:46Il est intéressant quand on parle de valorisation de son entreprise.
06:49Est-ce que les dirigeants, dans les 500 000 de que l'on évoque,
06:52ils manquent parfois de lucidité sur la valorisation de la société ?
06:55Très objectivement...
06:57Alors, je ne vais pas me faire beaucoup d'amis, mais oui.
07:00Vous avez le droit de dire oui, vous n'en voudront pas.
07:02Oui, oui, oui, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
07:04Et alors, malheureusement, on est dans une période économique
07:07où les valorisations baissent.
07:09Hormis quelques niches porteuses,
07:11dans lesquelles vous avez des dynamiques.
07:13Et là, il y en a quelques-unes.
07:15Je ne peux pas décourager tout le monde.
07:17Mais il y a les valorisations qui baissent.
07:19Et pour moi, elles vont continuer à baisser.
07:21C'est simplement une équation d'équation
07:25entre le retour sur investissement,
07:27les dividendes que peuvent éventuellement toucher les investisseurs,
07:30versus la somme qu'ils mettent.
07:32Quand vous achetez un bien immobilier,
07:33vous calculez le prix en fonction du loyer que vous allez mettre.
07:35Sinon, vous n'investissez pas quand c'est pour un investissement.
07:37Une entreprise, c'est pareil.
07:39Donc, si vous ne visualisez pas les revenus futurs de cette entreprise,
07:44vous n'allez pas parler dessus.
07:45Or, les revenus futurs sont criblés d'incertitudes aujourd'hui.
07:50Politiques, économiques, géopolitiques, technologiques,
07:53il y a et autres.
07:54Sans parler, vous en parlerez mieux que moi,
07:56des phénomènes de mode qui changent à une vitesse hallucinante.
08:02On est dans la fast-action, etc.
08:04Mais pour tout.
08:05Pour tout.
08:06La techno, les métiers, les habitudes de vie.
08:09Ça crée cette incertitude.
08:10Maxime Finas, justement, on parle de la lucidité
08:13sur la valeur de la société.
08:14Ça, c'était un élément pour vous,
08:16un élément que vous avez particulièrement regardé
08:18en rachetant cette entreprise.
08:20Est-ce que, je ne vais pas vous mettre dans de mauvaises situations,
08:22mais est-ce que vous aviez le sentiment que la lucidité du vendeur en face
08:25n'était pas tout à fait au rendez-vous ?
08:26Ou pas du tout ?
08:27Est-ce que ça s'est bien passé, cette discussion ?
08:29Moi, c'était une discussion.
08:30Déjà, je reviens aussi d'une expérience professionnelle.
08:34Je sortais d'un grand groupe.
08:34Donc, j'ai découvert ce que c'était et que l'entrepreneuriat
08:37et la reprise d'entreprise.
08:38J'ai un peu tout découvert en même temps.
08:39Donc, j'avoue que je me suis fait un peu les dents sur le dossier.
08:43Donc, j'y allais avec pas mal d'humilité.
08:45Ce qui est sûr, c'est, et vous l'avez dit tout à l'heure,
08:48c'est que ce sont avant tout quand même des histoires humaines
08:51qui se créent.
08:52Et quand on est très impliqué humainement dans une histoire,
08:54on a du mal à être très lucide, sans doute, sur sa valeur.
08:58Moi, c'était une entreprise qui allait mal.
09:00Et pourtant, je l'ai entendu, je pense qu'avec beaucoup d'honnêteté
09:04en face de moi, que ça valait beaucoup.
09:07En tout cas, que ça valait quelque chose.
09:09Bon, la réalité, on ne va pas faire un cours de M&A aujourd'hui,
09:11mais en fait, une entreprise qui perd de l'argent,
09:13qui est surendettée, qui ne gagne pas d'argent.
09:15Oui, a priori, la valeur est pas forcément.
09:16La réalité, la valeur, elle est à minima à zéro,
09:18soit potentiellement négative.
09:20Bon, ça, je l'ai appris en le faisant pour la première fois.
09:24Mais je crois que la lucidité,
09:26donc personne n'est tout à fait lucide,
09:27parce que tout le monde est très impliqué.
09:29Moi, je pense, le jour où je me poserai la question,
09:31en tant que vendeur, je pense que je ne serai pas lucide
09:33parce que j'ai une vision de ce que vaut ce bébé
09:37que nous avons pu pu faire ensemble.
09:38Ça va mieux en le disant, comme on dit.
09:40Donc voilà, non, non, la lucidité, c'est difficile.
09:44Marie-Hélène, justement,
09:45alors on va parler de lucidité,
09:46on va parler d'achat et de vente
09:48et de vos expériences en la matière.
09:50Vous dirigez, donc, vous êtes propriétaire de Watts,
09:53effectivement, en distribution de vêtements techniques,
09:55on le disait, pour le ski, pour le surf, pour le skate.
09:5810 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année
10:00avec une croissance qui fait rêver peut-être beaucoup
10:03des gens de PME, 15 à 20 % par an.
10:05Société qui a 10 ans, basée à la Ciotat.
10:07Vous, vous l'avez repris quand, précisément ?
10:09Au mois de juin.
10:11J'avais vendu au mois d'avril
10:12et Frédéric me l'a proposé en même temps qu'on faisait la vente.
10:15Ah oui, en plus, vous faites des deals avant de venir en plus sur le plateau.
10:18Quand vous avez repris cette société, justement,
10:20qu'est-ce qui vous avait attiré ?
10:22Pourquoi cette boîte-là ?
10:24Alors, le sujet.
10:25Le sujet, je fais du kitesurf, je fais du ski, c'est ma vie.
10:29Et j'aurais pu m'arrêter de travailler,
10:31mais en fait, j'avais un peu la peur du vide.
10:33Et puis, j'ai rencontré le dirigeant.
10:35On a eu un super contact.
10:37Et je me suis projetée, au début, sur les métriques, etc.
10:42C'était plutôt non.
10:43D'accord.
10:44Et puis, je me suis entendue dire à mes copains
10:45que si, j'allais y aller.
10:48Et que je voyais bien quoi faire avec
10:50et comment l'aider à progresser.
10:52Il y avait toute la partie opérationnelle à booster,
10:55on va dire, à aider à croître.
10:57Et je ne regrette pas.
10:58Voilà, c'est un bonheur.
10:59Et vous parliez de la valeur.
11:01Les équipes, les clients,
11:03qu'est-ce qu'on regarde en premier
11:04quand on arrive dans l'entreprise
11:06et qu'on étudie le dossier, comme on dit ?
11:09Moi, je cherche les risques.
11:10Je cherche toujours les risques.
11:12Il y a une partie, combien je veux mettre.
11:14Et puis, il y a une partie, combien je peux perdre.
11:16Et donc, c'est plutôt ça que j'ai mesuré.
11:18Et au final, j'ai quand même écouté mon cœur.
11:22Et quels sont finalement les endroits ?
11:24Vous avez été agréablement surpris,
11:26peut-être agréablement déçus.
11:28Est-ce que, quand on arrive dans des entreprises comme ça,
11:31on ouvre le placard et il y a quelque chose
11:32qui ne nous plaisait pas
11:33ou qu'on n'avait pas prévu au programme ?
11:35Oui, alors, dans les plus,
11:37une dynamique, une résilience
11:39au niveau du commerce, du design,
11:42ils sont extra, vraiment hypertoniques.
11:45La mauvaise nouvelle, c'était que
11:47le carve-out informatique n'était pas fait
11:49et qu'il fallait le mettre en œuvre au plus vite.
11:51Donc ça, c'est un investissement supplémentaire.
11:53Il fallait investir, il fallait comprendre,
11:54il fallait détricoter,
11:55parce que c'était parti d'un grand groupe
11:57qui n'allait plus bien.
11:59Et oui, on vient juste d'en sortir,
12:01mais ça a été compliqué.
12:02Alors, racontez-nous en un mot,
12:04parce que vous avez effectivement
12:06racheté cette entreprise,
12:08mais vous l'évoquez,
12:08vous avez aussi vendu l'aventure,
12:11entre guillemets, précédente,
12:14dans ce petit jeu-là, finalement,
12:16dans ce mouvement-là.
12:17Quelle est finalement la situation
12:18la plus agréable ou la plus difficile ?
12:21C'est beaucoup plus facile d'acheter
12:23que de vendre.
12:24Il faut se détacher, il faut...
12:26On pourrait penser que c'est le contraire, finalement.
12:28Oui, mais il y a, comme le dit Frédéric,
12:31il y a quand même un process de...
12:34Allez, au moins de laisser partir,
12:37de mettre les meilleures conditions de succès,
12:39parce qu'on a envie qu'ils réussissent.
12:41Donc, pour moi, c'était trouver un bon DG,
12:44avoir une équipe qui était solide,
12:47un acquéreur dans lequel elle se sentirait bien,
12:50de succès.
12:51C'était le bon choix pour eux, d'abord,
12:53et pour moi aussi.
12:54Et c'est plus compliqué,
12:56parce qu'il y a un cheminement.
12:57Dans notre cas, c'était en plus
12:58un fonds international.
13:00Donc, il y avait des relations
13:01un petit peu fermes, on va dire.
13:05Et la banque d'affaires m'a bien aidée.
13:07Et il m'a fallu plusieurs fois
13:08avant d'arriver à un résultat jusqu'au bout.
13:13Un mot rapidement aussi sur le sujet du financement.
13:16Est-ce que c'est finalement plus facile,
13:18peut-être, de reprendre une société aujourd'hui
13:20dans l'incertitude économique que l'on connaît
13:22que de partir de zéro ?
13:23Est-ce que vous auriez pu remonter
13:24une activité from scratch ?
13:25Alors, moi, je n'ai pas l'énergie.
13:27J'ai de l'énergie de transformation,
13:29mais ce n'est vraiment pas mon ADN
13:32de partir comme ça from scratch.
13:34On dit souvent que le premier des sujets,
13:35c'est d'avoir l'envie,
13:36c'est de faire les choses.
13:37Oui, c'est ce qu'on se disait
13:37quand on en avait parlé.
13:39Pour moi, il faut l'envie.
13:40Et puis, pour ceux qui n'ont jamais repris,
13:42il faut savoir que c'est un mariage pour la vie.
13:44On ne décroche jamais.
13:46Effectivement.
13:47La preuve, on parlait d'affectifs tout à l'heure.
13:49Frédéric, justement, est-ce que c'est plus facile
13:51ou est-ce que de reprendre une entreprise,
13:53aujourd'hui, du strict point de vue du financement,
13:55que de développer sa propre activité,
13:58malgré, dans les deux cas,
14:00ça comporte son lot de risques,
14:01finalement, dans les deux situations ?
14:03Alors, aujourd'hui,
14:05c'est un contexte très particulier.
14:07Et donc, je crois que la clé,
14:10en tout cas, on avait un sujet hier,
14:12sur une assez grosse entreprise
14:13dans laquelle on devait refinancer
14:15dans le cadre d'une acquisition.
14:16Tout l'enjeu, c'est d'identifier
14:19la création de survaleurs
14:20et d'essayer de la quantifier.
14:21C'est quoi la survaleur ?
14:23Là, c'est une spécialité
14:24qu'on essaie de développer
14:25le plus possible.
14:26C'est toute la valeur cachée
14:29qui n'a pas encore été réalisée
14:31par la société jusqu'à présent.
14:33Et moi, j'ai tendance à penser
14:35que dans chaque société,
14:36il y a peut-être une petite perle
14:38qui se cache quelque part.
14:39Sinon, elle n'existerait pas, cette société.
14:40Parce qu'à la fin,
14:41il y a quand même des lois économiques
14:42qui font que vous existez là
14:43parce qu'il y a des gens
14:44qui veulent bien vous acheter.
14:45Et donc, il y a une raison.
14:47Donc, identifier les fondamentaux
14:50et voir comment on peut
14:51les levredger
14:53avec plus de financement,
14:55plus d'énergie commerciale,
14:56plus de marketing,
14:57plus d'industrialisation,
14:58plus de stratégie,
15:00plus de management.
15:01Et parfois, peut-être aussi
15:02de la restructuration
15:03ou repenser finalement le modèle.
15:05Et ça, ça a été notamment
15:06votre sujet, Maxime Finaz.
15:09Blum-up repris en 2019,
15:11après 15 ans, on peut le dire,
15:13chez L'Oréal.
15:15Moi, quand je vois ce CV,
15:18la première question
15:19qui m'interroge,
15:19c'est pourquoi,
15:21quand on vient d'écouter
15:21ce que l'on vient d'écouter,
15:23on a envie de se jeter
15:24dans l'aventure
15:24d'une reprise d'activité
15:27après avoir passé
15:28autant de temps
15:29dans des belles entreprises
15:30comme celles
15:31que l'on vient d'évoquer ?
15:32Très souvent,
15:34ces chemins,
15:34c'est un peu des chemins de vie.
15:36En l'occurrence,
15:37après 15 ans dans un grand groupe,
15:38moi, j'avais besoin
15:39de retrouver une aventure
15:39qui me soit beaucoup plus personnelle.
15:41Donc, j'avais deux options
15:42qui se posaient à moi.
15:44Et puis, avoir un environnement
15:46dans lequel j'avais le sentiment
15:46d'avoir beaucoup d'impact.
15:48Une fois qu'on s'est dit ça,
15:49c'est vrai qu'il y a deux options,
15:50la création d'entreprise
15:51ou la reprise.
15:53Il se trouve que par opportunité
15:55et par réseau,
15:56parce que tout se fait
15:57par opportunité et par réseau quand même,
15:58je suis tombé sur cette entreprise
16:01qui était quand même en difficulté.
16:02La première question
16:03que je me suis posée,
16:04c'est, est-ce que le secteur
16:07d'activité me va ?
16:08Est-ce que c'est une force pour moi ?
16:09Et en l'occurrence,
16:10je m'étais dit que je limitais
16:11ma zone d'incertitude
16:12en rentrant dans un métier
16:14quelque part que je connais déjà.
16:15Pas celui d'entrepreneur,
16:16à minima celui des cosmétiques.
16:17Et que j'allais découvrir
16:19le métier d'entrepreneur
16:21en faisant cette reprise.
16:23Donc, ça a été en effet
16:25une entreprise
16:25qui allait plutôt mal.
16:26Oui, c'est ça.
16:27Et donc, il y a tout un process
16:29de restructuration
16:29qui s'est mis en place.
16:30Fondé en 2010,
16:32vous fabriquez en France
16:33deux marques,
16:33Energy Fruit,
16:34les soins capillaires
16:35et d'hygiène naturelle
16:36et Energica,
16:37du skin care technique français,
16:40inspiré notamment
16:40de la K-Beauty.
16:41Donc, c'est l'univers
16:42et la culture coréenne.
16:44Si je suis,
16:45j'ai bien révisé mes fiches.
16:47En l'occurrence,
16:4715 collaborateurs,
16:482 millions d'unités vendues
16:49par an
16:50dans près de 4 000 points de vente.
16:53D'abord,
16:55effectivement,
16:55qu'est-ce que
16:57vous avez fait
16:58finalement quand vous êtes arrivé
16:59parce qu'il y avait
17:00ce sujet de la restructuration ?
17:01Pourquoi finalement
17:02l'entreprise était en difficulté
17:03et quelle a été
17:04votre pierre à l'édifice
17:05en l'occurrence ?
17:06Alors,
17:07un peu comme vous,
17:09le premier sujet,
17:10c'était
17:10est-ce que j'aime les produits
17:11et est-ce que je crois
17:12en leur potentiel ?
17:13Moi, je suis un passionné
17:14de cosmétiques
17:15et en l'occurrence,
17:16je trouvais que cette marque
17:17Energy Fruit,
17:18quand on l'a repris,
17:18avait un incroyable potentiel,
17:20une marque naturelle
17:20en grande distribution.
17:22Ça peut paraître
17:22très basique aujourd'hui,
17:23mais en 2019,
17:25c'était quand même
17:25super intéressant.
17:26Il y avait un segment
17:27qui était en train de sourire.
17:28Exactement.
17:28Et je me posais la question
17:29de pourquoi
17:30est-ce que cette entreprise
17:31s'est à ce point
17:32mise en difficulté
17:32alors que pour moi,
17:33elle était sur
17:34ce qu'on peut appeler
17:35un segment porteur.
17:35C'est quand même pas mal
17:36d'être sur un segment porteur,
17:37ça évite d'avoir
17:38trop d'encontreur.
17:39Exactement,
17:40quand on a déjà
17:41trop de difficultés
17:42à devoir gérer au quotidien.
17:44Donc, le premier constat,
17:45c'est pour moi,
17:46il y a un potentiel.
17:50ce que je recommande
17:51à tout le monde,
17:51c'est est-ce qu'en analysant
17:53bien les choses,
17:54le business model
17:55va un jour rouler ?
17:57Est-ce qu'un jour,
17:58en modifiant
17:59quelques petites choses
17:59dans le moteur,
18:01ça va tourner tout seul ?
18:01Calculer les risques
18:02que disait Marilyn.
18:03Exactement.
18:04Et c'est une question
18:04que moi, je dis toujours
18:05à mes collaborateurs
18:06chaque année,
18:07chaque jour même,
18:08ça ne sert à rien
18:09d'avoir plein d'idées.
18:10Si vous voyez que
18:11même dans cinq ans,
18:12en s'acharnant dessus,
18:13ça ne marche pas,
18:14il ne faut pas le faire.
18:15Dès le départ,
18:16ça ne marche pas.
18:16Là, en l'occurrence,
18:17il y avait un vrai sujet
18:18qui était une grosse dispersion
18:20du catalogue
18:20parce qu'on était présents
18:21sur plein de catégories.
18:22Ce n'était pas une marque
18:23de capillaires à l'époque,
18:24c'était une marque
18:24de gel douche.
18:25C'était des catégories
18:26qui n'étaient plutôt
18:27pas valorisées,
18:28plutôt très promotionnées,
18:29donc très consommatrices
18:30de moyens moteurs.
18:31Il y avait une nécessité
18:31de restructurer
18:32la stratégie commerciale,
18:33la stratégie marketing notamment.
18:35Tout à fait.
18:35C'était tout simplement
18:37une question de repositionnement
18:38de l'offre
18:38et le choix qu'on a fait
18:40avec toute l'équipe
18:40depuis 2019,
18:43c'est de se dire
18:43comment est-ce que je fais
18:44basculer cette marque
18:45qui est sur des produits
18:46pas chers
18:46à des segments
18:47un peu plus valorisés
18:48et surtout des segments
18:49qui sont capables
18:50d'être en adéquation
18:51avec notre positionnement
18:52de la marque engagée,
18:53naturelle, etc.
18:54Là, on voit bien
18:54que c'est parce que
18:57vous avez une bonne maîtrise
18:59de votre métier
18:59et je crois que c'est
19:00un point important.
19:01Tout à fait.
19:01Ça, c'est effectivement
19:02une question.
19:03Alors, il y a le sujet,
19:04on va y venir,
19:04de l'incarnation
19:06et le sujet, effectivement,
19:07de la compétence métier.
19:09Vous disiez
19:09que je connaissais le secteur,
19:10je ne connaissais pas
19:10l'entrepreneuriat.
19:12Est-ce qu'il faut
19:14une question ouverte
19:15à Frédéric et à Marie-Hélène
19:16et d'ailleurs,
19:16Marie-Hélène va pouvoir
19:17nous répondre,
19:17mais est-ce qu'il faut connaître
19:19le métier dans lequel on va
19:22ou est-ce que moi,
19:23dès demain,
19:23je peux me lancer
19:24dans la fabrication
19:26de produits
19:27dont j'ignore complètement,
19:28finalement, le secteur ?
19:30Moi, j'étais dans l'automobile
19:32pendant 30 ans,
19:33dans le poids lourd à la fin
19:34et j'ai repris une entreprise
19:35dans la pharma pour la première
19:37et dans le ski,
19:38dans la deuxième.
19:39Donc, non, après,
19:40on a de la méthode.
19:41Ça veut dire qu'il y a un guide,
19:41un référentiel finalement ultime
19:42pour pouvoir arriver
19:43à restructurer
19:44ou à racheter une boîte.
19:45Et une méthode.
19:45Une méthode, en le cas.
19:46Ce que dit Marie-Hélène,
19:48c'est qu'elle a une compétence
19:51métier réelle
19:51de management
19:52dans ce type d'entreprise
19:54quand même
19:55et elle a un capital
19:57de savoir-faire
19:59sur le pilotage
20:00d'une entreprise
20:00avec des stocks,
20:01avec de l'exigence,
20:02avec de la qualité,
20:03avec de l'organisation,
20:04avec de la stratégie,
20:05etc.
20:06Ce n'est pas forcément produit
20:07en l'occurrence,
20:08mais elle a une vraie
20:11compétence métier.
20:11Donc, il faut quand même
20:13pouvoir s'appuyer
20:14sur un actif personnel solide.
20:17Et alors, justement,
20:17la compétence métier,
20:19Frédéric,
20:19elle est souvent aussi associée
20:21naturellement aux fondateurs
20:22ou aux propriétaires,
20:23aux dirigeants,
20:24entre guillemets,
20:24de l'entreprise.
20:25Est-ce qu'une fois que,
20:26finalement,
20:26ce dirigeant,
20:27il a quitté la société,
20:28il a revendu,
20:29est-ce que l'entreprise,
20:30finalement,
20:30peut s'en retrouver,
20:31malgré tout,
20:32d'une certaine manière,
20:32un peu dévalorisée ?
20:33À quel moment
20:34on juge l'incarnation
20:36aujourd'hui
20:36de l'entreprise ?
20:37Alors, la dévalorisation,
20:39paradoxalement,
20:40elle existe
20:40si le dirigeant,
20:42au moment de la session,
20:43reste.
20:44Et pas s'il part.
20:46Pourquoi ?
20:47Parce que ça veut dire
20:49qu'il n'est pas remplaçable.
20:51Oui.
20:51Or, tout l'enjeu,
20:53c'est de le rendre remplaçable
20:54dans le cadre d'une session
20:55parce que c'est une transmission.
20:58Donc, ça,
20:58c'est le premier point.
20:59Le deuxième point,
21:00c'est qu'il y a un accompagnement
21:02plus ou moins long.
21:03Ça dépend des contextes,
21:04plus ou moins adapté
21:05en fonction des repreneurs
21:06et des différents métiers.
21:08Et ça coûte
21:09parce que vous avez
21:10un double coût,
21:12quelque part,
21:13le coût du nouveau management
21:14et le coût de l'ancien management.
21:15Sans parler,
21:16des différences de points de vue
21:17ou des différences de stratégie
21:18que l'un et l'autre
21:19nous ont expliquées
21:20dans leur cas.
21:21Donc, il y a
21:23un surcoût à l'achat
21:24pour l'acheteur
21:24s'il reste
21:26et un surcoût après
21:27s'il reste.
21:28Mais,
21:28il sécurise
21:30la viabilité
21:31et la durabilité
21:32de l'entreprise.
21:32Donc, moi,
21:32ce que je conseille,
21:33c'est à tous les sédants
21:34de proposer systématiquement
21:36un accompagnement
21:37libre à l'acquéreur
21:39de faire son choix.
21:40Maxime Finas,
21:41d'accord avec ce sujet
21:42de l'accompagnement
21:43ou de l'incarnation.
21:44Est-ce que vous avez le sentiment
21:45si un jour vous revendez
21:46effectivement votre entreprise
21:47qu'elle sera
21:48d'une certaine manière
21:49un peu dévalorisée
21:50par votre départ
21:51et votre désincarnation
21:52de la société ?
21:54Quelque part,
21:54je l'incarne
21:55parce que je suis devant vous
21:56aujourd'hui.
21:56Mais moi,
21:57tout ce que j'essaie
21:57de mettre en place
21:58au quotidien,
21:58c'est vraiment
21:59que ça tourne sans moi.
22:00Donc, aujourd'hui,
22:01on a quand même
22:01des process,
22:02des outils
22:03qui permettent
22:03de faire les choses
22:04avec beaucoup de méthodes.
22:06Et je n'aurais pas dit ça
22:07il y a encore deux ans.
22:08Maintenant, je suis très serein
22:09quand je pars en vacances.
22:10Quand j'ai des équipes verts,
22:11je ne me sens absolument
22:12pas indispensable.
22:13Marie-Hélène,
22:13même question.
22:14Moi, j'essaie
22:15de ne pas y aller trop.
22:16L'équipe est très efficace.
22:18J'y vais
22:19deux, trois jours
22:20tous les quinze jours.
22:21Je ne dis pas
22:22que je ne travaille pas
22:23en temps masqué
22:24sur autre chose,
22:25mais je les laisse
22:27gagner en autonomie
22:28et rester les équipes
22:30car le produit
22:32et la marque
22:32n'est pas moi.
22:35Frédéric,
22:36pour terminer,
22:37peut-être,
22:37mais un mot
22:38sur peut-être
22:39les recommandations.
22:40On a parlé
22:41un peu de financement,
22:42on a parlé de restructuration,
22:44d'incarnation,
22:45de management.
22:45Quel est finalement
22:47dans tout ça
22:48et dans le reste,
22:48d'ailleurs,
22:49les sujets les plus importants,
22:51les éléments
22:51les plus importants
22:52quand on veut racheter
22:53pour tous ceux
22:54qui voudraient récupérer
22:56une entreprise,
22:57qui ont déjà une idée,
22:58qui nous identifiaient
22:59sur leur territoire,
23:00etc.
23:00Quelle est finalement
23:01la bonne méthode
23:02et qu'est-ce qu'il faut
23:02regarder en premier ?
23:05Je prendrai peut-être
23:06la question dans l'autre sens.
23:08Je crois que d'abord,
23:09il faut ressentir
23:12l'entreprise
23:12et mesurer
23:13la valeur
23:14qu'on peut
23:15lui apporter.
23:16Si on ne voit pas
23:17de valeur
23:18qu'on peut lui apporter,
23:19il ne faut pas
23:19acheter l'entreprise.
23:20Après,
23:21évidemment,
23:21il y a l'analyse
23:22de l'entreprise
23:22sur l'analyse
23:23des risques,
23:24etc.
23:24L'analyse
23:24de la véracité
23:25des chiffres,
23:26la véracité
23:27de la communication
23:28qui a été fournie,
23:29etc.
23:30Tout ça,
23:31il faut le faire.
23:31Mais le point clé,
23:34c'est est-ce que
23:34vous vous y projetez ?
23:35Premier point.
23:36Et le deuxième point,
23:37attention,
23:38beaucoup d'acheteurs
23:39font une espèce
23:40de check-list
23:40de tous les critères
23:41de bioté,
23:42un espèce
23:42de contexte biotique
23:43et personne ne remplira
23:45toutes les cases.
23:46Donc,
23:46il faut être prêt
23:48à remplir,
23:49vous,
23:49les cases qui manquent.
23:51Et c'est d'ailleurs là
23:51que se situe
23:52votre valeur.
23:53Est-ce qu'il faut aussi
23:54également avoir,
23:55notamment Marie-Hélène,
23:56puisque vous l'avez vécu
23:57dans les deux situations,
23:58il faut avoir un projet aussi.
23:59Quand on arrive,
24:00quand vous avez racheté Watts,
24:02est-ce que vous aviez
24:03déjà identifié
24:04le projet,
24:05la direction ?
24:05Ou comme vous le disiez,
24:07est-ce que finalement,
24:08vous aviez envie
24:08de rester un peu
24:09en pilotage
24:10automatique
24:10et de regarder ça
24:11avec un peu de distance ?
24:12J'avais décidé
24:13que la deuxième fois,
24:14j'y passerais moins de temps.
24:16Parce que la première
24:17était un gros retournement
24:20parce qu'elle était
24:21quand même un peu
24:22à moderniser.
24:23Celle-ci,
24:24elle est plutôt
24:24à soutenir.
24:25D'accord.
24:25Donc,
24:26je dirais,
24:26c'est un bel adolescent,
24:27il faut l'entraîner.
24:29Donc,
24:29l'envie.
24:30Moi,
24:30je pense que c'est que l'envie.
24:32L'envie.
24:32La suite,
24:33Maxime Finaz,
24:34pour Bloom Up
24:35et comment vous vous projetez
24:36effectivement sur les 5,
24:3710 ou 15 prochaines années ?
24:38Nous,
24:39on est une PME,
24:40on est une TPE presque.
24:42Donc,
24:42on a vocation
24:43à croître.
24:45On croit à peu près
24:4630% par an.
24:47Je pense qu'il y a un boulevard
24:48encore devant nous.
24:49Même si c'est un marché
24:49très saturé,
24:50nous,
24:51on est très attaché
24:51à trouver notre place,
24:52notre différenciation.
24:53j'ai assez confiance
24:55en l'avenir.
24:56Il faut d'ailleurs.
24:57Les 30 dernières secondes,
24:58on les consacre dans cette émission
24:59à un mot-clé,
25:00le conseil que vous voulez donner
25:02justement au égard
25:02à votre expérience
25:03aux dirigeants d'entreprise
25:04qui nous écoutent
25:05et qui s'intéressent
25:06à ces sujets de cession
25:07et de revente.
25:07Maxime,
25:08en un mot,
25:09le conseil que vous avez envie
25:10de donner ?
25:11Vraiment en un mot.
25:13Prenez des risques.
25:15Considérez.
25:16Considérez les risques.
25:17Ça,
25:17ça peut être effectivement
25:17une bonne expression.
25:19Marie-Hélène.
25:19Et si vous voulez vendre,
25:21mettez la société en autonomie
25:22sans vous ?
25:24Et donner envie
25:25à quelqu'un d'autre
25:25de l'accompagner.
25:27Et puis,
25:28pour Watt,
25:29au contraire,
25:30l'emmener vers le haut,
25:32partout.
25:33L'autonomie
25:34et le contrôle des risques.
25:36Frédéric,
25:37le mot de la fin.
25:38En un mot.
25:38Vente en entreprise
25:39n'est pas une forme d'échec,
25:40mais plutôt la concrétisation
25:42d'un succès.
25:43Selon moi.
25:44Et le plaisir peut-être
25:45de couler une retraite heureuse.
25:48Et de voir
25:49ses enfants grandir.
25:50Exactement.
25:51Ce sera le mot de la fin.
25:52On finit avec un peu de poésie,
25:52vous voyez, aujourd'hui.
25:53Merci beaucoup à vous trois
25:55d'avoir été nos invités,
25:56d'avoir livré vos témoignages.
25:58Vous retrouvez cette émission
25:59naturellement sur les réseaux sociaux
26:01et sur le replay
26:01de BFM Business.
26:02Vous pouvez également suivre
26:03Cap PME sur LinkedIn,
26:05notamment pour vous tenir
26:06au courant,
26:07informés de cette grande journée
26:08du 27 mai.
26:09On vous attend
26:10nombreuses et nombreux
26:10à Station F.
26:11Et puis nous,
26:12on se retrouve
26:13avec beaucoup de plaisir
26:14la semaine prochaine.
26:15Très bon week-end
26:15sur BFM Business.
26:17Cap PME,
26:18l'aide d'eau
26:19sur BFM Business.
26:20Sous-titrage Société Radio-Canada
26:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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