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Ce mercredi 25 février, Alexis de L'Espinay, co-gérant d'Artus, Myriam Fournier Kacimi, présidente et fondatrice du groupe Sungy, Julien Hue, président directeur général du groupe HAFA, et Sébastien Ory, président d'AVEVA France, vice-président de la commission Industrie de Numeum, étaient les invités, dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.

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00:07BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire, Paris-ETI avec Patrice Béguet.
00:13Ah, ils sont très dissipés déjà, mais ils sont heureux d'être sur ce plateau.
00:18Paris-ETI, c'est votre émission qui vous donne envie des entreprises de taille idéale, elles sont formidables.
00:23Autour de cette table, Alexis de Lespiné, le patron d'Arthus.
00:26Vous les connaissez, c'est le travail temporaire, c'est la recherche d'emplois pour les entreprises.
00:31Plein de choses, tu vas nous en parler.
00:33Tu viens d'une région formidable, la région Centre-Val-de-Loire.
00:37Bienvenue Alexis.
00:38Merci Patrice, bonsoir.
00:40Myriam, Myriam Fournier-Cassimi, alors CEO de Sunji, une entreprise géniale.
00:45Tu vas nous en parler, on est dans l'énergie.
00:48Et puis tu nous viens d'Algérie.
00:49Bienvenue à toi.
00:51Merci, bonsoir.
00:52Nous avons en invité.
00:54Et là, on change, tu vois, on passe de l'Algérie, on remonte un peu, on va en Normandie.
00:58Autre région.
00:59Julien U, président directeur général d'AFA, la Normandie.
01:03C'est beau.
01:04Jeanne Lemoyne, on lui fait une petite bise.
01:06Absolument.
01:06La présidente du club, des ETI de Normandie.
01:09Il est en homologue parce qu'on va moins parler du club aujourd'hui, mais plus parler d'Arthus.
01:14Et puis Sébastien Horry, vice-président d'Aleva.
01:18Marbre de Numéum, si je ne me trompe pas.
01:19Oui, tout à fait.
01:20Je fais partie de la commission industrie de Numéum.
01:22Ah ouais, on fait un petit coucou aussi à Véronique Tordère, sa présidente.
01:25À Véronique et à Mehdi Ouas.
01:27Ah mais à Mehdi extraordinaire, Mehdi.
01:29Tu connais bien.
01:30Absolument.
01:30Un ami depuis, oh, je ne sais pas combien, autant d'années.
01:33Allez, on démarre.
01:34Paris ETI, c'est parti.
01:41Arthus, ce n'est pas le comique.
01:43Non.
01:45Mais c'est aussi souriant, aussi bien, aussi beau.
01:48Une entreprise créée en 1992, qui est une ETI familiale, spécialiste de l'intérim, du recrutement, de l'accompagnement RH.
01:55Vous comptez 90 agences, 70 en France, 20 à l'étranger, 550 salariés.
02:00Vous réalisez un chiffre d'affaires de 223 millions d'euros en 2024, dont 190 en France, si je ne
02:07me trompe pas.
02:07Exactement.
02:08C'est ça.
02:09Et puis toi, tu es un homme de terrain.
02:10C'est ce que j'adore chez toi.
02:11Tu es dans l'action, tu es dans l'ancrage territoriale, comme ton papa, avec une grande stabilité, le capital
02:16100% familial, une croissance 100% organique.
02:19C'est beau ce nom, les amis.
02:21C'est génial.
02:22Ma première question.
02:24Comment ça va dans ton secteur ?
02:26Le secteur de l'intérim, il suit le secteur économique.
02:30Donc, ça fait plus de 12 mois que le secteur est en décroissance, malheureusement.
02:34Alors, on a un avantage, c'est qu'on a six mois d'avance sur le marché.
02:36Mais pour l'instant, ça ne remonte pas.
02:39Parle-nous de ta vie d'entrepreneur.
02:40C'est quoi ?
02:41C'est le terrain.
02:42C'est toujours investir sur les hommes, faire grandir et pouvoir avancer, augmenter l'offre de prestations de services.
02:49Ça, c'est aussi très important parce qu'aujourd'hui, quand on a une relation client, on commence petit, on
02:55avance.
02:56Et plus on est bon, plus on est performant, plus on peut lui offrir une prestation de services sur mesure.
03:00Et c'est ce qui fait vraiment la réussite du groupe aujourd'hui.
03:02Et la diversification, comment on diversifie un groupe comme le tien ?
03:05On part du constat, on travaille sur l'homme et l'humain, donc sur la partie intérim.
03:09Puis après, j'ai créé une entreprise de recrutement, puis un cabinet de chasse de tête, puis un organisme de
03:14formation, une entreprise de saison, une agence digitale.
03:20Puis également des services sur mesure d'un plan et, il n'y a pas longtemps non plus, une entreprise
03:26adaptée de travail temporaire.
03:27Donc, je me suis même associé avec une autre TI de la région et une E.A., une entreprise de
03:32TT pour faire une E.A.TT.
03:34C'est génial.
03:34Une autre sur mesure pour la réinsertion et l'inclusion des handicapés.
03:37Ça, c'est la France.
03:38Exactement.
03:38Ça, c'est le cœur.
03:40Ton développement international, il passe par quoi ?
03:43De l'accompagnement client.
03:44Ça fait plus de 15 ans qu'on est à l'étranger.
03:46On a accompagné des PME et des ETI qui avaient délocalisé pour des questions de coûts.
03:50Donc, ça a démarré au Maroc en 2007.
03:52La Tunisie en 2008.
03:54La Côte d'Ivoire en 2020.
03:55Donc, des accompagnements d'ETI qui leur ont permis de délocaliser et d'optimiser des coûts.
04:01Et après, d'optimiser aussi leur développement en France.
04:03Donc, une vraie relation de partenariat.
04:05La proximité entre dirigeants.
04:07La réactivité qui permet vraiment cet esprit de confiance.
04:11On accompagne des gens qui se ressemblent.
04:13Des ETI familiales aussi pour la plupart du temps.
04:15Qui se ressemblent, s'assemblent et grandissent ensemble.
04:17Ça booste, ça booste.
04:18Et ça a boosté encore avec Myriam.
04:20Myriam Fournier-Cassimi, CEO de Sunji.
04:22Maman de deux beaux-enfants.
04:24Fille d'entrepreneur, ingénieur, financier, entrepreneur engagé, passionné, la géopolitique, les sciences physiques.
04:33Sunji, c'est le spécialiste de l'autoconsommation industrielle et tertiaire depuis dix ans.
04:39Une vision simple.
04:41On réduit.
04:42On sécurise.
04:43Puis, on pilote l'énergie.
04:45C'est merveilleux, ça, non ?
04:47D'où tires-tu cette force, cette puissance que tu as en toi, cette énergie pour rebondir et naviguer ?
04:53Comme on le voit actuellement dans nos troubles, quoi.
04:56C'est une bonne question.
04:57Merci de me la poser, Patrice.
04:59Parce qu'effectivement, on est dans un monde post-Covid, post-crise financière qui est extrêmement turbulent.
05:06Et qu'il faut que nous, chefs d'entreprise, maires de famille, qu'on continue à tenir, il y a
05:13des normands et il y a probablement des navigateurs.
05:16On doit tenir le cap.
05:17Et c'est ça qui nous tient.
05:18On sait où on va.
05:19On sait d'où on vient.
05:20Et du coup, effectivement, peu importe les perturbations, plus ou moins violentes, plus ou moins perturbantes, le fait de tenir
05:28son cap, ça nous permet effectivement d'avoir ça.
05:30Ça vient très probablement de mon père et de ma mère, puisque 78-79, il quitte l'Algérie, il arrive
05:37en France et puis il crée tout de suite son entreprise pour nous nourrir.
05:41Il va au centre à Créteil où il apprend ce que c'est que de devenir artisan et très vite,
05:46il apprend.
05:47Il nous a donné des valeurs très simples.
05:49Tu travailles, tu manges.
05:51Tu ne travailles pas, tu ne manges pas.
05:53Donc, c'est hyper simple.
05:54Et du coup, tu bosses.
05:56Exactement.
05:57Et c'est la même chose qu'on essaye d'inculquer avec des valeurs assez simples.
06:01On l'a toujours vu bosser.
06:02Et puis, comme il croit en ce qu'il fait, qu'il est honnête, intègre et toutes les autres valeurs
06:07de leadership, on n'a pas eu le choix que de travailler.
06:10C'est quoi ta plus grande source de bonheur ?
06:13Ma plus grande source de bonheur, c'est tout ce qu'on est en train de créer aujourd'hui a
06:18un impact.
06:18Et quand j'ai quitté le monde de la banque, j'avais vraiment envie d'avoir un peu plus d
06:23'alignement avec mes valeurs.
06:24J'avais 35 ans, j'avais fait le tour d'un banquier, d'ingénieur financier, c'est super.
06:30Et je m'ennuyais et j'avais besoin effectivement de l'étape d'après.
06:35On est sûr de passage, la vie est un voyage, on sait qu'on va tous aller ailleurs.
06:40Et quelle était ma mission ?
06:42Et donc, effectivement, le fait de dire je vais pouvoir impacter d'autres entrepreneurs, je vais pouvoir impacter des industriels
06:47et leur résoudre des problèmes d'énergie ou de souveraineté, de facture, d'électricité.
06:52Et du coup aussi, tout ce qui a trait autour de l'environnement me passionne beaucoup et c'est ma
06:57force pour me lever le matin.
06:58C'est génial. Ta plus grande crainte actuelle, c'est quoi ?
07:00Ma crainte, c'est l'humain.
07:06Tout ce qui peut se retourner.
07:08Autant c'est la force, autant c'est ce que je disais tout à l'heure et c'est pour
07:12ça que je le regarde.
07:14C'est pour ça que je regarde Alexis, c'est qu'on est transgénération aujourd'hui
07:19et j'ai eu du mal à comprendre la génération précédente qui s'est tuée au travail
07:22et j'ai du mal à voir celles-là qui ont pas grand chose à faire.
07:26Tu l'as dit tout à l'heure, tu m'as fait une pré-présentation en parlant de Normandie.
07:28Julien Hu, président directeur général d'AFA.
07:31Normand, passionné par la littérature.
07:33Le vin, bientôt, le vin normand.
07:35Et il y a le vin d'Algerie qui est excellent.
07:36Il y a le vin de Touraine qui est formidable.
07:38Bon, le judo est le meilleur, je suis d'accord.
07:41La pâtisserie aussi, pourtant ça se voit pas.
07:44Je la regarde, je la fais, je la regarde.
07:47Je vous la prépare.
07:48Tu défends une vision entrepreneuriale engagée, humaine
07:51et ancrée dans les territoires, impliquée dans la vie économique régionale.
07:55Tu participes activement à plusieurs réseaux d'entrepreneurs et associations.
07:58Et puis AFA, c'est une entreprise industrielle, française, indépendante,
08:03spécialisée dans la conception et la fabrication et la distribution de lubrifiants techniques.
08:07T'es basée en Normandie, à Ifto, c'est ça ?
08:09Capitale du Pays de Côte.
08:10Dans le 76.
08:12Et puis, cette entreprise accompagne les professionnels de l'industrie,
08:15de la mobilité, des travaux publics, du monde agricole,
08:19avec des solutions sur mesure et un accompagnement technique de proximité.
08:23Tu as tout dit.
08:24J'ai tout dit.
08:25Merci d'être venu.
08:27On va te garder quelques instants.
08:29Merci.
08:29Qu'as-tu appris d'utile pour ta vie professionnelle ou ton entreprise dans un roman ?
08:37Dans un roman.
08:38En effet, tu l'as dit, j'adore la littérature.
08:41Alors, on apprend plein de choses dans les romans.
08:43Tout dépend du style de roman que tu vas apprécier.
08:47En tout cas, il y a un point commun à tout type de littérature.
08:52C'est que finalement, il y a une grande diversité dans les parcours, dans les styles d'écriture.
08:59Moi, ce que j'aime plus particulièrement, tu as parlé de chemin tout à l'heure.
09:03C'est un peu ce qu'on appelle, les Américains appellent les road novels.
09:06Donc, des gens qui sont en chemin et où finalement, ils ont un objectif.
09:09Et c'est le cas de l'entrepreneur.
09:11Tu parlais de cap, il faut garder le cap.
09:12Mais finalement, ce qui fait le sel, c'est tout ce qui se passe en chemin.
09:15Et à chaque fois, il leur arrive un tas de trucs qui n'est pas prévu.
09:17Et moi, dans ce type de littérature, c'est ce que j'aime.
09:19Et ce que j'ai appris, c'est que tu as beau avoir un cap,
09:22tu as beau savoir où tu vas aller et où l'auteur voulait t'emmener peut-être,
09:26mais il ne se passe rien de ce qui était prévu.
09:29Et le parallèle qu'on peut faire avec l'entreprise,
09:31en tout cas, moi, je l'ai vu en particulier ces cinq dernières années,
09:34c'est que profite du chemin parce que le sel est dans le chemin.
09:39L'objectif peut-être qu'on l'atteindra.
09:40Mais tout ce qui nous arrive, tous les imprévus,
09:42c'est ça qui fait le kiff de l'entrepreneur, je dirais.
09:45Si tu n'avais pas été, justement, entrepreneur, chef d'entreprise,
09:49quel artisan aurais-tu aimé être ?
09:50Alors, pâtissier.
09:53Parce que ça me détend et il y a une affaire de précision dans la pâtisserie,
09:57mais en vérité, vigneron.
09:59Mais je suis en train de le devenir, figure-toi.
10:01Car nous plantons des vignes en Normandie.
10:03Ce n'est pas possible.
10:04Mais oui, la Normandie est le futur Eldorado du vin.
10:06Et donc, tu vas être le premier viticulteur normand ?
10:09Non, pas le premier.
10:10Il y a eu des pionniers bien avant nous.
10:12On ne les connaît pas.
10:13Mais il y a un phénomène, une mouvance et avec une bande de copains.
10:17On aura la cuvée AFA, donc.
10:19Absolument.
10:19On vous invitera à la découvrir.
10:21Mais c'est sûr.
10:22Ça sera top.
10:22L'entreprise familiale que tu diriges, est-ce un héritage à préserver
10:26ou une histoire, tout simplement, à réécrire ?
10:28Je pense qu'il faut vraiment la considérer comme une histoire à réécrire.
10:32Parce que le piège de l'entreprise familiale, moi, je suis la quatrième génération.
10:36C'est mon arrière-grand-père qui a créé ce qui a donné AFA ensuite en Normandie.
10:41Et si tu t'enfermes dans cet héritage, et si tu t'obliges à le transmettre,
10:45on entend souvent les dirigeants dire « je ne suis que de passage ».
10:48Certes, mais il faut se considérer libre de ces mouvements
10:52pour pouvoir donner tout ce que l'entreprise a besoin dans sa transformation.
10:55Et c'est ce qu'on fait aujourd'hui.
10:57Donc, moi, je ne me sens pas otage de cet héritage.
11:00Toujours.
11:00On va peut-être le reconnaître à savoir, parce que lui, il est Toulousain.
11:04Ah non, j'ai perdu.
11:04Tu l'as perdu.
11:07Sébastien Horry, directeur général d'Aveva
11:10et vice-président de la commission industrie de Numéum,
11:12comme tu l'as précisé.
11:14Toulousain, prépa.
11:16Ingénieur.
11:17Trois ans en France Télécom.
11:19C'est un point commun qu'on a ensemble.
11:22Dix ans chez Schneider Electric.
11:24Et dix ans chez Aveva.
11:25Quinze ans d'expat sur tes 23 ans de vie professionnelle.
11:29C'était un gros leitmotiv.
11:30Oui, c'est ça.
11:31Trois en Chine.
11:32Trois au Danemark.
11:33Sept à Singapour.
11:34Cinq au Danemark et sept à Singapour.
11:36Oui, incroyable.
11:38Toi, tu es président depuis trois ans.
11:39En France, oui.
11:40En France, vice-président de la commission.
11:42Et puis, Aveva, c'est ce numéro trois mondial, non ?
11:47C'est ça ?
11:47Dans le top trois des logiciels industriels.
11:50Tout à fait.
11:51Et troisième éditeur de logiciels français.
11:53Tu peux nous présenter un petit peu l'entreprise de 7000 personnes ?
11:56Oui, c'est une entreprise qui n'est pas connue parce qu'en fait, on est vraiment focalisé sur le
12:01milieu industriel.
12:01Donc, en fait, ce n'est pas une entreprise qui est connue dans le premier public.
12:03Mais on est aussi dans les plus gros éditeurs logiciels industriels français.
12:10Et on adresse, nous, nos logiciels, ils adressent les clients dans le monde de l'industrie et dans le monde
12:15de l'énergie.
12:15C'est vraiment notre point focal.
12:18Et donc, c'est vraiment l'utilisation de la donnée, la collecte, l'utilisation de la donnée pour pouvoir optimiser
12:22les processus et pour pouvoir optimiser la maintenance.
12:25Donc, on est vraiment dans ce cœur de métier, dans le process opérationnel.
12:28On travaille avec beaucoup de grands groupes industriels pour les aider, notamment à leur transformation digitale et à utiliser l
12:36'intelligence artificielle au mieux.
12:37On en a parlé tout à l'heure.
12:39De quelle manière les ETI, PME peuvent-elles aujourd'hui accélérer sur le sujet ?
12:44C'est vrai que les grands groupes représentent une part non négligeable.
12:47Après, on a un bon tiers aussi qui est dans le monde de l'ETI.
12:52Nous, on est convaincus qu'il y a un gisement de compétitivité pour les ETI grâce au digital.
13:02Ce sont des entreprises dans le monde industriel qui utilisent moins, on va dire, les solutions digitales que les grands
13:09groupes qui ont les capacités à s'y mettre.
13:11Donc, nous, on a décidé de s'investir avec Numéum et donc d'assumer un petit peu notre rôle de
13:17leader et d'acteur français et de travailler en équipe avec l'ensemble des collectivités pour justement accélérer et aider
13:27à la compétitivité des industries.
13:29Donc, c'est vraiment le but de l'engagement avec Numéum.
13:30Comment AVEVA peut-elle aider aujourd'hui les startups industrielles françaises et les startups d'industrie tech à se développer
13:39?
13:39Ce qui est assez intéressant avec AVEVA, c'est que nos clients sont les industriels, mais après, on travaille avec
13:45un très gros écosystème.
13:47Donc, on fait un écosystème déjà d'entreprises qui vont délivrer nos solutions auprès des clients dans les territoires avec
13:54les ETI.
13:55Et ensuite, aujourd'hui, on développe une approche de plateforme, de plateforme de données avec des capacités d'intelligence artificielle
14:04ou des capacités algorithmiques dans lesquelles, en fait, des startups ou des entreprises de logiciels peuvent venir amener leur application.
14:13Et l'idée, en fait, ce que l'on veut promouvoir, c'est d'avoir cet écosystème, on va dire,
14:18de niche applicative et de pouvoir, en fait, les amener avec nous sur des grands groupes ou à travers le
14:26monde.
14:26Et donc, c'est vraiment l'une des dynamiques et l'une des initiatives qu'on veut prendre.
14:31En particulier, en France, on a déjà un certain nombre de partenaires avec lesquels on travaille.
14:36Tu as travaillé, toi, 15 ans à l'étranger. T'en tires quoi comme expérience professionnelle ? On a parlé
14:41de la Chine, on a parlé du Danemark, on a parlé de Singapour. T'en tires quoi ?
14:45Déjà, c'est une super aventure humaine. Moi, je suis toujours très admirateur des entrepreneurs et c'est clair que
14:51c'est vraiment une aventure qui a beaucoup de sel.
14:55Mais moi, j'ai pris le parti plutôt de partir à l'étranger. Et le premier élément, c'est vraiment
15:03l'ouverture. En fait, quand on arrive à 25 ans, en 2005, à Shanghai, on prend une bonne claque quand
15:08même.
15:09Et on est sur des convictions, une culture très monolithique française.
15:13Tu le conseilles aux jeunes aujourd'hui ?
15:14Ah ouais, il faut y aller, il faut oser, il faut partir. C'est vraiment une ouverture incroyable qu'on
15:19va utiliser tout au long de sa vie.
15:20Ça, c'est le premier point. Et puis après, on pique des éléments de nos expériences.
15:25Donc typiquement, en Asie, c'est la dynamique, l'agilité, la remise en cause permanente.
15:29C'est le fait parce que ça va très vite, donc il faut pouvoir s'adapter.
15:33Et le Danemark, c'est un peu un monde différent.
15:37Mais là, on est plus dans le management très différent, qui est beaucoup plus dans l'autonomie, dans la délégation.
15:42Et c'est vrai que c'est des éléments dont ça nous enrichit. Donc il faut y aller.
15:47C'est quoi tes drivers aujourd'hui ?
15:49Moi, ça a toujours été l'impact. J'ai toujours voulu avoir des rôles dans lesquels il y avait un
15:55impact et la transformation.
15:56A la fois un impact dans l'entreprise dans laquelle je travaillais, mais aussi un impact pour nos clients.
16:00Donc ça a toujours été un super leitmotiv.
16:02Et le deuxième élément, c'est le travail en équipe.
16:06Alors, je suis de Toulouse, mais je suis un footballeur.
16:10J'ai beaucoup joué au football.
16:13Et voilà, ces valeurs de collectif, d'engagement et de vraiment de...
16:20On arrive à de la performance que quand on travaille ensemble.
16:22Alors, je suis aussi un gros amateur de rugby. On ne peut pas être Toulouse.
16:24On ne peut pas être un amateur de rugby, c'est donc clair.
16:27Mais voilà, c'est vraiment les deux choses qui me font me lever le matin.
16:30Bon, Myriam, Julien, Sébastien, Alexis, vous êtes prêts pour le débat ?
16:33C'est parti, le débat.
16:34C'est parti, Paris ETI. Le débat, c'est parti, c'est maintenant.
16:37Paris ETI, sur BFM Business.
16:40Oh là là, de beaux pays, l'Algérie, la France, la Normandie, le Centre-Val-de-Loire, l'Île-de
16:44-France.
16:44Oh là là, on a tout dit là, presque.
16:46Nos ETI, c'est le moteur d'innovation en France ou pas ?
16:50Messieurs, madame.
16:52Allez, go !
16:54Dans toutes les ETI, il y a des hommes et des femmes qui composent.
16:57Et aujourd'hui, c'est un vivier pour moi de personnes qui ont tous des valeurs ajoutées,
17:02qu'il faut optimiser, qu'il faut congratuler les unes avec les autres
17:05et qui seront source de faire avancer.
17:07Après, ça dépend du manager aussi, parce que si on ne donne pas l'opportunité à chacun de s'exprimer,
17:12l'innovation, elle n'arrivera pas non plus.
17:13Julien ?
17:13Oui, l'ETI, c'est vraiment le cadre dans lequel tu as la possibilité de t'exprimer,
17:18de libérer encore un petit peu plus l'autonomie des collaborateurs,
17:23d'attirer, compte tenu de la taille idéale, c'est toi qui le dis, la taille idéale, je te rejoins,
17:27d'attirer des collaborateurs et de faire cette mayonnaise qui prend
17:30et qui est génératrice de mouvements.
17:32En tout cas, nous, on l'a vécu.
17:33Yaya ?
17:34Oui, c'est une évidence.
17:35C'est nous qui allons créer les solutions pour les problèmes que nos clients vont nous soumettre,
17:40qu'elles soient tech, deep tech, hard, soft, autres.
17:44Et en fait, on arrive avec forcément des solutions.
17:46Et aujourd'hui, comme ils ont des besoins de plus en plus complexes,
17:49qu'ils soient liés à l'international, à la tech ou également aux modèles de rupture qui se transforment,
17:54oui, clairement, on fait partie de l'écosystème d'innovation avec évidemment la recherche et développement en applicatif chez nous.
18:01Sébastien ?
18:01Moi, je suis convaincu aussi.
18:03Il y a un, l'agilité pour pouvoir décider, pour pouvoir agir.
18:08Il y a la proximité du terrain qui permet vraiment de pouvoir essayer et tenter.
18:12Et en fait, il y a cette complémentarité, pour le voir,
18:15c'est la complémentarité entre les grands groupes et le monde des ETI,
18:18des plus petites entreprises qui vont innover,
18:20et les grands groupes vont pouvoir amener, vont pouvoir donner de l'échelle.
18:23Et donc, cette collaboration, elle est très fructueuse.
18:27Donc, c'est vraiment quelque chose qu'il faut rechercher.
18:28Tu as dit quelque chose d'important, Alexis.
18:29Tout dépend du manager.
18:30Je confirme.
18:30OK.
18:31Quel style de manager vous êtes ?
18:33Pour moi, la vérité vient d'en bas.
18:35Donc, aujourd'hui, il faut aussi écouter.
18:37Il ne faut pas être directif.
18:38Si tu peux faire monter tes collaborateurs et les faire grandir,
18:41ce qui va faire grandir l'entreprise, on les fidélise.
18:44Le fait d'être en croissance, ça permet de leur donner du sens,
18:47de leur donner une perspective d'évolution,
18:48de consolider, tu les formes, tu les fais grandir,
18:52et tout le monde est gagnant.
18:53Donc, pour moi, ce management, en partant de la base
18:56et faire grandir ses collaborateurs,
18:57c'est une des vérités de croissance de chaque entreprise.
18:59Myriam ?
19:00Tu manages comment, toi ?
19:01Moi, je suis plutôt style Ferguson,
19:03qui m'inspire encore beaucoup,
19:05patron du Manchester United.
19:06Avant le match, il y a un grand management participatif.
19:09On collabore tous et on donne la stratégie et des idées.
19:11Pendant le match, il y en a un seul qui parle.
19:13Quand on est dans la restauration militaire,
19:16on a le feu.
19:17Donc, nous, dans l'énergie, c'est aussi ça.
19:18Quand il y a un problème, quand il y a une crise à gérer
19:20ou quand il y a un chantier à livrer,
19:22il y a le conducteur, pas forcément moi d'ailleurs,
19:23mais il y a un conducteur de travaux,
19:25il y a le tiers de chantier, il n'y en a qu'un, celle qui parle.
19:26Et après, la troisième mi-temps,
19:27oui, on peut repartir sur du management participatif,
19:30débriefer et donner ses idées.
19:32Sébastien, t'es comment, toi ?
19:33C'est un peu différent, en fait.
19:36C'est le sens du débat, en fait.
19:38J'ai plutôt la vision inverse.
19:41C'est-à-dire que, et c'est peut-être lié dans le contexte dans lequel je travaille,
19:45mais c'est plutôt expliquer la vision, le contexte, là où on veut aller.
19:50Et après, faire confiance aux collaborateurs.
19:53Il faut avoir investi, il faut les avoir formés.
19:56Et vraiment leur faire confiance et leur donner l'autonomie.
19:59Et pour moi, c'est là d'où vient l'énergie.
20:01C'est dans la délégation.
20:02Surtout dans un monde qui va vite
20:06et sur lequel il faut que chacun puisse prendre ses propres initiatives.
20:10Julien Hébou pour répondre.
20:12Je t'écoute et je rebondis.
20:14Je me retrouve pas mal dans ce que tu dis, Sébastien.
20:17Nous, dans les valeurs et les principes qu'on a déterminés
20:19dans le collectif manager chez AFA,
20:21il y a quelques mots qui peuvent illustrer.
20:23Il y a le mot responsabilité.
20:24Le mot responsabilité, c'est
20:26tu as une responsabilité, tu en es garant.
20:28Mais ça veut dire que tu vas avoir l'autonomie de la prendre en charge
20:33et de la faire s'exprimer de manière libre.
20:38Mais néanmoins, tu dois répondre aux deux.
20:39Dans la responsabilité, tu dois répondre aux deux.
20:40Donc, c'est pas open bar.
20:42Et puis, il y a le droit à l'erreur.
20:43Parce que tu parlais d'innovation tout à l'heure.
20:46Si tu ne te sens pas libre de proposer et de tenter,
20:50eh bien, pas d'innovation.
20:51Donc, le droit à l'erreur, c'est important.
20:53C'est important.
20:54Tu as dit tout à l'heure quelque chose d'important.
20:55Tu as parlé de ton papa, de ta maman.
20:57Quand vous êtes arrivée,
20:58qu'est-ce que vos parents, chacun d'entre vous, vous ont légué ?
21:02Et qu'est-ce que vous utilisez tous les jours
21:04dans votre vie d'entrepreneur ?
21:05On va démarrer avec toi, Myriam.
21:07Moi, mon père, c'est clairement le courage
21:09et tout ce qui vient autour, donc la résilience.
21:12Et ma maman, ça va être plus l'empathie,
21:15le sens du partage
21:16et aussi l'écoute, du coup,
21:19de ce que vous apportez,
21:21les débats avec les autres.
21:24Moi, je dirais
21:28le respect.
21:28Le respect des gens en premier lieu.
21:32Donc ça, mon papa, c'est vraiment ça.
21:34C'est le respect des gens,
21:36le respect,
21:37quelles que soient leurs conditions,
21:38quel que soit leur rôle.
21:40Et ça, c'est quelque chose
21:41qu'on utilise tout le temps.
21:43Je pense en termes de management,
21:44en termes de gestion,
21:45c'est vraiment critique.
21:47Et de côté de ma maman,
21:48c'est plutôt le côté...
21:49Alors, il a été professeur de français.
21:50Donc, c'est plutôt le côté intellectuel,
21:52plutôt le côté un petit peu réflexion
21:55sur cette partie-là, en fait.
21:57Alexis, je connais bien ton papa.
22:00Attention à la réponse, alors.
22:02Je dirais la proximité humaine
22:04en termes de management.
22:06Et après, le fait d'oser.
22:09J'ai récupéré une entreprise à 30.
22:11On est 450.
22:13Chacun ose pour avancer.
22:14Donc ça, j'allais dire
22:15que j'ai repris l'aspiration,
22:17mais en apportant sa touche grâce à ça.
22:19Et puis, le côté réflexion maternelle,
22:21on va dire.
22:22Oui, c'est ça, je pense.
22:25Je veux dire quelque chose de...
22:27Alors, mon père était un médecin de campagne.
22:30Il avait la réputation d'être toujours en retard
22:32parce qu'il passait beaucoup de temps
22:33à écouter ses patients.
22:34Et je crois que j'ai gardé ça de lui.
22:35C'est l'écoute et la sollicitude
22:37qu'on m'a apportée aux collaborateurs
22:39à essayer de détecter quand il y a un problème
22:41et d'aller parfois au-delà de sa profession
22:43pour détecter ça.
22:45Non, ça, c'est quelque chose que j'ai gardé de lui
22:47et de ma maman, une certaine énergie
22:49et capacité de travail.
22:50C'est impressionnant là-dessus.
22:52Donc, une vraie complémentarité entre les deux.
22:53Oui, oui, oui.
22:54C'est ce qu'il fait aujourd'hui, Julien.
22:58En une phrase, imaginez-vous,
23:01vous devez convaincre des jeunes
23:03de rejoindre votre entreprise.
23:05Donc, vous ciblez votre entreprise,
23:07vous leur dites quoi,
23:08vous avez envie de leur dire quoi
23:10pour qu'ils rejoignent la boîte.
23:12Miriam, face à la caméra.
23:14Venez rejoindre une aventure humaine
23:16sur les métiers de demain.
23:19Alexis.
23:20Venez rejoindre un groupe dynamique
23:22où on peut s'exprimer et grandir humainement.
23:25Waouh, Sébastien.
23:26Venir nous rejoindre pour mettre la technologie
23:28au service d'entreprise
23:29pour faire une industrie durable.
23:33Je viens.
23:34Rejoins un fa pour une aventure
23:35à laquelle tu ne t'attends pas.
23:38Ouh là, tout rime.
23:39Vous avez vu, c'est incroyable.
23:42On est convaincus, tous ensemble,
23:43que les ETI, c'est le fer de lance
23:46de l'économie française,
23:47qu'elles attirent et qu'elles doivent attirer.
23:49Vous venez de le démontrer,
23:50de plus en plus de jeunes,
23:51en grand nombre,
23:54de mettre...
23:54D'ailleurs, comment vous faites en ce moment,
23:56vous, en conseil,
23:57pour mettre fin aux tensions de recrutement, d'ailleurs ?
23:59Ouh là, c'est compliqué.
24:01Il faut vraiment être à l'écoute
24:01de chaque client.
24:03Chaque entreprise a des besoins spécifiques.
24:05C'est un sujet, un client...
24:06Voilà, c'est que de la façon,
24:08parce qu'aujourd'hui,
24:09on ne peut pas faire du copier-coller,
24:10comme on en a parlé tout à l'heure.
24:11C'est du sur-mesure.
24:12Ah ben, c'est du coup humain.
24:13Le recrutement, c'est ça.
24:14C'est de l'agilité,
24:15parce que les besoins,
24:17ça peut être tout de suite,
24:18ça peut être une compétence,
24:19un historique,
24:20une expérience,
24:21une intégration au sein d'une équipe.
24:22Il y a besoin de tout ça,
24:23donc on ne peut pas faire du copier-coller.
24:25Donc c'est l'adaptation
24:26qui fait la réussite pour moi.
24:27Tu l'as dit, équipe,
24:28c'est important pour vous,
24:29c'est important pour moi également.
24:31Je remercie l'ensemble des équipes de BFM
24:35d'avoir préparé cette émission
24:37à la réalisation de Tristan,
24:38Mathieu, Pablo, Pierre
24:40et puis à la production Camille.
24:42C'était un plaisir de vous recevoir,
24:44tous les quatre,
24:45Alexis, Myriam, Julien et Sébastien.
24:48Vous avez en commun le sourire,
24:50le plaisir, le plaisir d'agir.
24:52C'est ça aussi Paris ETI.
24:54Merci à vous.
24:55Merci à toi.
24:56À la semaine prochaine.
24:59ETI sur BFM Business.
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