- il y a 12 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Donald Trump qui décidément est très bavard ce dimanche sur sa plateforme True Social notamment,
00:05il a prévenu qu'il ne resterait plus rien de l'Iran si Téhéran ne signait pas un accord avec
00:12les Etats-Unis
00:12alors que les deux pays continuent de négocier officiellement mais ça patine vous le savez.
00:17On va retrouver à Washington Axel Meunier pour l'Iran le temps presse et il ferait mieux d'agir rapidement
00:22sinon il ne restera plus rien. C'est donc la nouvelle menace du jour signée Donald Trump. Axel.
00:30C'est ça, c'est le retour des menaces, c'est le retour des mots pour Donald Trump et de
00:34cette rhétorique belliqueuse et guerrière
00:36puisque Donald Trump effectivement estime qu'il ferait mieux de conclure un accord en parlant des Iraniens évidemment
00:43parce qu'il dit par exemple je pense que les Iraniens devraient avoir peur de ceux qui se préparent en
00:49ce moment.
00:50Pourtant officiellement c'est toujours la solution diplomatique que les Américains veulent mettre en avant et veulent trouver
00:57parce qu'ils ne veulent pas reprendre ce conflit. Mais les désaccords étant probablement irréconciliables
01:03entre Téhéran et Washington à l'heure actuelle en tout cas, l'option militaire est revenue sur la table.
01:08Et Donald Trump n'a pas seulement parlé aujourd'hui, on voit qu'il y a des choses qui bougent
01:14aussi en coulisses.
01:15D'abord il y a le coup de téléphone avec Benjamin Netanyahou dont on sait qu'il est un immense
01:19partisan
01:20de la reprise des hostilités dans ce conflit. Ensuite vous avez d'après les informations notamment
01:26du New York Times et d'autres médias américains le fait que l'armée américaine peaufine les derniers détails
01:31pour une reprise des hostilités probablement dans les prochaines heures ou en tout cas plus vraisemblablement
01:37dans les prochains jours. Et puis surtout la multiplication des réunions.
01:40Effectivement vous aviez hier la réunion du Conseil de sécurité nationale, c'est-à-dire les principales personnes
01:46qui s'occupent de ces sujets délicats autour de Donald Trump. Ça se passait dans son golf à à peu
01:51près
01:52trois quarts d'heure de route d'ici de la Maison-Blanche en Virginie. Il y avait là J.D.
01:56Vance, le vice-président,
01:57Marco Rubio, le secrétaire d'État. Vous aviez également Steve Whitcoff qui est l'un des émissaires
02:03de Donald Trump sur les questions internationales. Et puis le patron du CIA, de la CIA, John Radcliffe.
02:09Et cette réunion devrait avoir lieu encore une fois mardi cette fois avec à peu près les mêmes personnes
02:15autour de Donald Trump. Mais elle aura lieu ici à la Maison-Blanche dans la Situation Room
02:19qui est la sorte, la salle de cellule de crise on va dire, quand quelque chose de grave se passe
02:24ici
02:25aux États-Unis. C'est là que le président réunit ses plus proches conseillers.
02:29Et donc c'est là que mardi peut-être des décisions seront prises. En attendant, Donald Trump se trouve
02:34sur son golf aujourd'hui. Mais pas de réunion prévue, juste une journée on va dire de repos
02:39pour le président américain après son retour de Chine et avant de nouvelles échéances très très importantes
02:44autour de l'Iran évidemment.
02:45Axel Meunier en direct de Washington. Merci à vous Axel.
02:49Patrick, le temps est compté. L'horloge tourne, dit-il aussi à Barack Ravid pour Axios,
02:54le président américain. Est-ce qu'on se dit que la tempête arrive mardi
02:58avec cette réunion dans la Situation Room ?
03:00Il y a toujours les déclarations et les faits. Les déclarations, là pardon, j'avais un peu le nez sur
03:04mon portable
03:05parce que Donald Trump est encore en train d'envoyer des messages sur son réseau social Touche Social
03:10qui ressemblent, je crois que c'est déjà avec vous hier soir, vous vous souvenez de ce navire américain
03:14qui balance un coup de laser sur un avion. Il vient de renvoyer ce message et un autre qui ressemble
03:19plus ou moins.
03:20Il a aussi, vous l'avez dit, dit l'horloge est en train de tourner. Et puis vous avez l
03:26'effet.
03:26C'est-à-dire que, comment, hier, il y a déjà eu une réunion de Trump avec son Conseil national
03:32de sécurité.
03:33Il en prévoit une autre seulement mardi prochain. Entre-temps, il dit que ce serait bien que les Iraniens
03:39reviennent à la table des négociations et toujours les faits. En tout cas, si on en croit Axios,
03:44le casting m'interroge beaucoup celui du prochain Conseil de sécurité nationale.
03:49Certes, il y a le Conseil national à la sécurité par intérim qui est Marco Rubio.
03:54On aime bien comment juxtaposer les fonctions chez Trump, le secrétaire d'État et les autres protagonistes,
04:01Steve Witkoff et Jared Kushner. D'où viennent-ils ? Ils étaient sur les dossiers ukrainiens.
04:06Ils étaient sur les dossiers de Gaza également, mais jamais dans ce dossier beaucoup plus complexe encore de la guerre
04:14en Iran.
04:14Et alors justement, vous dites, ça m'interroge. Comment vous l'interprétez ?
04:17Parce qu'on parle de négociateurs, alors que oui, lorsqu'on ferme les yeux, Situation Room,
04:22on imagine du galonné en face, le chef d'état-major des armées.
04:27On le sait, il y aura le patron de la CIA aussi, les services de renseignement
04:30et ces deux hommes qui arrivent au bout de 78-79 jours maintenant dans cette guerre.
04:38Et je ne saurais pas répondre à la suite parce que, justement, c'est un immense mystère.
04:42Est-ce qu'ils vont arriver comme vraiment un cheveu sur la soupe à Islamabad dans quelques jours ?
04:48Ça fait partie des surprises et il ne faut pas rester simplement sur cette idée de frappe à venir.
04:55Mais on n'oublie pas que Donald Trump reste quand même quelqu'un qui ne veut pas aller à la
05:00guerre.
05:01On le sent dans son hésitation, sinon il aurait déjà décidé.
05:03– Général Delors, quand Donald Trump dit qu'il ne restera plus rien de l'Iran
05:07si Téhéran ne signe pas un accord, combien de fois ne l'a-t-il dit ?
05:11Ça me rappelle l'histoire du garçon qui crie au loup.
05:14C'est plusieurs fois qu'il a déjà prévenu qu'il allait détruire l'Iran.
05:17– Vous avez raison, seulement lui, il a les moyens de ces menaces, je veux dire.
05:20Il a les moyens de tout détruire.
05:22C'est ça la différence avec beaucoup d'autres.
05:24C'est qu'il a les moyens, une grande puissance.
05:26Et puis quant aux deux négociateurs, ils vont peut-être venir dans la Situation Room
05:31pour expliquer que leur affaire est à l'échec.
05:34Et puis après, on leur demandera gentiment de sortir,
05:36qui permet de continuer ensuite à travailler sur l'autre option
05:41qui serait l'option de la reprise des bombardements.
05:44Donc c'est un peu comme ça qu'on peut le voir.
05:45Ils ne vont pas assister à la partie du commandant en chef.
05:50Ils vont donner le point de situation au plan diplomatique.
05:54– Et on l'avoue, cette Situation Room, justement, regardez,
05:56alors bon, ce sont des images prétextes, évidemment,
05:58mais on aperçoit Marco Rubio ici, et puis Donald Trump.
06:01– Et la directrice de cabinet de Donald Trump.
06:02– Ça, c'est cette Situation Room dans laquelle le président,
06:05on nous explique quand même que cette réunion aura lieu ici.
06:08L'endroit n'est pas choisi au hasard.
06:11On aurait pu faire cette réunion ailleurs.
06:13On décide de la faire dans cette Situation Room.
06:15– Oui, c'est la salle de commandement présidentielle
06:18où on peut, comment dire, monitorer les opérations
06:22et donner des ordres ou des indications
06:26au commandement central américain
06:28qui, lui, est dans le centre de commandement général
06:31des forces américaines.
06:33Ce qui est intéressant, c'est qu'encore une fois,
06:36en faisant venir dans cette réunion
06:39les special envoys,
06:41des envoyés spéciaux qu'il a utilisés pour la Russie,
06:45pour l'Ukraine, qui étaient à Islamabad,
06:47dans la réunion pour Gaza.
06:51Ça veut dire que Donald Trump outrepasse,
06:54encore une fois, le département d'État,
06:57le ministère des Affaires étrangères américain,
06:59et le fait que Marco Rubio ait la double casquette
07:02à la fois du président du Conseil de sécurité nationale
07:05et de ministre des Affaires étrangères,
07:08ça montre qu'il veut mettre au pas
07:10la diplomatie traditionnelle américaine
07:13qu'il juge trop complaisante,
07:15voire même parfois infiltrée
07:17par des gens qui seraient pro-Iran.
07:21Et donc, il réduit au maximum
07:24en n'envoyant pas des diplomates de carrière,
07:26mais des envoyés spéciaux,
07:27et en faisant en sorte que celui qui dirige
07:30ce ministère crucial,
07:32soit celui qui dirige aussi
07:35les opérations de sécurité nationale.
07:37Et donc, c'est la raison qui explique
07:39pourquoi ils seront dans cette réunion
07:42qui s'avère très importante mardi.
07:44Maïa Kadra, comment vous voyez les choses ?
07:45Est-ce qu'on assiste ce soir à un moment de bascule ?
07:48On l'a dit plusieurs fois au cours de cette guerre,
07:50mais ce soir, il y a Axios qui sort cet appel
07:52de Barack Ravida avec Donald Trump,
07:53mais il y a aussi de hauts responsables
07:54qui s'expriment dans Axios en disant
07:56que les négociations sont parvenues
07:57à une sorte de dead end, une impasse.
07:59Est-ce que là, vous vous dites peut-être
08:01que c'est une des premières fois depuis longtemps
08:03qu'on parle d'impasse ?
08:04J'ai parlé de moments de bascule et de césure
08:07sur BFM, là, un peu plus tôt, ce soir.
08:11Et je trouve qu'on est vraiment face
08:12à un moment de bascule,
08:14parce que déjà, dans la rhétorique,
08:16dans la littérature utilisée par les Américains,
08:18dans toutes les dernières déclarations
08:20relayées par Axios,
08:21on trouve bien qu'il y a un changement de ton.
08:24Avant, c'était une certaine forme
08:26d'attentisme et du surplace
08:31qui espérait des concessions iraniennes,
08:34qui allait dans le sens de ce désir
08:36de négocier à tout prix
08:37et de prolonger à tout prix aussi
08:39le cessez-le-feu.
08:40Aujourd'hui, pour la première fois,
08:41on a un mot qui sort,
08:45mais vraiment qui se détache du décor
08:47d'une manière ponitruyante,
08:48c'est le mot impasse.
08:49Et ça, ça a été relayé par Axios.
08:51Les Iraniens, juste avant,
08:53ont eu une déclaration aussi
08:57faisant état de conditions irréalistes.
08:59On les détaillera ensemble, les cinq actions.
09:02À savoir, lever les sanctions,
09:03le dégel des avoirs,
09:05la souveraineté totale des Iraniens
09:06sur le détroit d'Hormuz,
09:07qui est une condition qui va au-delà
09:09de la condition réaliste.
09:11C'est un défi, non seulement aux Américains,
09:13mais aussi à la communauté internationale.
09:15Donc, on assiste, en effet,
09:17à un moment de bascule.
09:18Et j'aimerais bien juste partager
09:20cette info aussi avec vous,
09:21parce qu'après que la centrale nucléaire
09:24aux Émirats a été ciblée aujourd'hui.
09:26Le porte-parole du ministère saoudien
09:28de la Défense vient d'annoncer
09:29l'interception de trois drones
09:31en provenance de l'espace aérien irakien.
09:33Donc, on voit très bien que l'Iran
09:35commence aussi à activer
09:37ses affidés, ses proxys dans la région.
09:39Aujourd'hui, c'était très probablement
09:41les outils, parce que les drones
09:42qui ont attaqué les Émirats arabes unis
09:45sont arrivés de l'ouest.
09:46Et là, on a des drones
09:47qui arrivent du nord.
09:49Benjamin Petrovert, un petit mot
09:51sur ce moment de bascule
09:53dont on parle, Trump est quand même
09:54ce soir dans une position
09:55qui est assez inconfortable.
09:57Il a d'un côté Israël
09:58qui l'incite à terminer le travail,
10:00si j'ose dire, entamer.
10:01On sait qu'ils se sont eu au téléphone
10:02avec Benjamin Netanyahou.
10:04Et puis, il y a ces états du Golfe
10:05qui...
10:06On va en parler dans quelques minutes
10:08de cette frappe de drone
10:10sur les Émirats arabes unis,
10:11conscient de ce qui peut se passer
10:12en cas de reprise des frappes.
10:14Il va falloir qu'il tranche Donald Trump.
10:15Oui, on a l'impression
10:16que tout va un petit peu
10:16dans la même direction
10:17quand on voit ce qui s'est passé
10:19les dernières heures.
10:19C'est-à-dire que la conversation
10:20entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou
10:22aurait duré au moins une demi-heure.
10:24Autant dire que l'échange
10:26n'a pas été quelque chose
10:27de très succinct.
10:29Ils se sont dit des choses importantes.
10:30Peut-être qu'ils ont mis ensemble
10:31au point une stratégie
10:33pour repartir ensemble au combat.
10:34Ou alors peut-être que Trump
10:35a essayé de convaincre Netanyahou
10:36et lui expliqué que non,
10:38il ne va pas le faire.
10:38C'est aussi une possibilité.
10:40Maintenant, cette phrase de Donald Trump,
10:41elle dit aussi quelque chose.
10:42Parce que l'horloge tourne,
10:43ça nous rappelle une célèbre chanson
10:44dans laquelle on dit
10:45« L'horloge tourne,
10:46les minutes seraient d'irides
10:47et moi je rêve tranquille,
10:49je prends mon temps. »
10:50Michael Miraud.
10:51Exactement.
10:51Ça nous rappelle un tube.
10:52C'est exactement ce que fait Donald Trump.
10:54Tranquille, il prend son temps,
10:55il va jusqu'à mardi soir
10:56la prochaine réunion
10:58et il fait croire quoi ?
10:59Parce que jusqu'à maintenant,
10:59ce sont les Iraniens
11:00qui nous font croire
11:01qu'ils ont le temps.
11:02Or en fait, pour eux,
11:03l'horloge tourne véritablement
11:04parce que chaque jour qui passe
11:05est un jour où l'économie iranienne
11:07s'effondre de plus en plus.
11:09Voilà.
11:09La réalité tout de même
11:10et les informations du soir sont là.
11:12Entretien extrêmement long
11:13entre le président américain
11:14et le Premier ministre israélien.
11:16Au même moment,
11:17une attaque iranienne sur les Émirats,
11:19ça n'est pas non plus un hasard.
11:20Il faut rappeler
11:21que les Émirats arabes unis
11:21ont signé les accords d'Abraham,
11:23sont le principal allié d'Israël
11:25dans la région.
11:26Ils sont également dépositaires
11:27d'une unité de dôme de fer
11:29avec des soldats israéliens
11:30sur leur sol.
11:31Donc tout ça,
11:32il n'y a rien qui est le fruit du hasard
11:34dans ce jeu d'échecs.
11:35Et peut-être que chacun
11:36est en train de se préparer
11:37pour un nouveau rame d'affrontement.
11:39Alors, vous faisiez référence
11:39aux Émirats arabes unis.
11:40On va y partir justement
11:41une dangereuse escalade
11:43d'un acte d'agression inacceptable.
11:44Voilà comment les Émirats arabes unis
11:45qualifient ce soir
11:46la frappe de drone,
11:47celle qui a provoqué
11:48sur les trois un incendie
11:49aux abords de la centrale nucléaire
11:51de Baraka.
11:51On est dans l'ouest du pays,
11:52attaque pas revendiquée,
11:54mais les regards se portent évidemment.
11:56Et vous êtes avec nous,
11:56Frédéric Fernandez,
11:57pour nous en parler sur l'Iran
11:59ou bien sur l'Inde,
12:00c'est proxys même.
12:01Oui, alors la frappe a été signalée
12:03aujourd'hui vers 12h30
12:04près de la centrale nucléaire
12:05de Baraka,
12:06qui se trouve,
12:07vous allez voir,
12:07à plus de 250 kilomètres
12:09donc d'Abu Dhabi.
12:11Pas de laissés,
12:12ni de radioactivité en hausse.
12:14Cette centrale,
12:15il faut le dire,
12:15elle est très importante
12:16car il s'agit de la première
12:18dans le monde arabe
12:19à être pleinement opérationnelle.
12:21Chaque année,
12:22elle produit jusqu'à 25%
12:24des besoins en électricité
12:25de l'ensemble des Émirats arabes unis
12:27concernant la frappe d'aujourd'hui.
12:29Pour l'instant,
12:30pas de coupable officiellement désigné.
12:32Les autorités locales
12:33cherchent toujours
12:34à déterminer l'origine de l'attaque.
12:36Quelles sont, Frédéric,
12:37aujourd'hui les cibles
12:38les plus sensibles
12:39dans les États du Golfe ?
12:41Alors,
12:41c'est évidemment
12:42l'ensemble des sites énergétiques.
12:44Comprenez les centrales nucléaires,
12:45on vient d'en parler,
12:46mais aussi les raffineries
12:47ou encore les champs
12:48d'hydrocarbures.
12:49Et puis,
12:50il y a les usines
12:51de dessalement.
12:52Voilà,
12:53vous allez les voir apparaître ici.
12:54Qui traitent l'eau de mer ?
12:55Je vous le rappelle,
12:56les États du Golfe
12:57sont une des régions
12:58les plus arides
12:59où la disponibilité de l'eau
13:01est 10 fois inférieure
13:02à la moyenne mondiale
13:03et ces stations
13:04jouent un rôle crucial.
13:05On peut même dire
13:06vital pour l'économie
13:07et la consommation
13:08d'eau potable
13:09de millions d'habitants
13:10qui se trouvent
13:11dans cette zone.
13:12Si une usine
13:13de dessalement
13:13venait à être ciblée,
13:15les conséquences
13:15seraient dramatiques.
13:17Alain Bauer,
13:17professeur de criminologie,
13:19s'est exprimé à ce sujet
13:20sur notre antenne.
13:20Écoutez.
13:21Le pire,
13:22c'est la dessalinisation
13:23de l'eau.
13:24Pourquoi ?
13:25Ça dure 5 jours
13:26et il n'y a plus d'émir.
13:27C'est facile.
13:27L'eau,
13:28c'est vital.
13:29La riposte absolue
13:30pour les Iraniens,
13:30ce serait d'aller cibler
13:32les usines
13:32de dessalinisation.
13:33Ce qu'ils n'ont pas fait
13:34et que les autres
13:35n'ont pas fait non plus.
13:36Dans leur symbolique,
13:36dans leur réalité
13:37et dans le message
13:38que ça envoie.
13:39Ça veut dire
13:39que c'est la fin du monde.
13:41Vous l'avez compris,
13:42les usines de dessalement
13:43sont essentielles
13:44pour les États du Golfe.
13:45Regardez par exemple
13:46au Koweït,
13:4890% de l'eau potale
13:50provient de ces usines,
13:5286% à Oman
13:53et 42%
13:54concernant les Émirats arabes unis.
13:56Merci Frédéric.
13:57C'est un avertissement
13:59ou c'est une escalade,
14:01une dissuasion
14:02avant ce qui peut se passer
14:02éventuellement mardi ?
14:03Oui,
14:04je veux dire
14:04que c'est peut-être
14:06ce qui va initier
14:08finalement la réplique
14:09américaine et israélienne
14:10à un moment donné.
14:11C'est-à-dire que là,
14:12il y a une provocation
14:13quand même claire et net
14:14sur un objectif majeur
14:17pour les Émirats.
14:18Donc ça pourrait être
14:19effectivement
14:20les usines
14:20de dessalinisation.
14:22Ça, c'est aussi
14:22très très important,
14:24on l'a dit.
14:24Mais ça peut être
14:25évidemment
14:25les autres installations pétrolières.
14:27Alors,
14:27s'il y a cette frappe-là,
14:30je veux dire,
14:30ça donne déjà
14:31une bonne raison
14:31de reprendre des actions.
14:33Donc il suffit
14:34qu'il y ait des deux
14:35ou trois de plus,
14:35ça s'agrège.
14:36Et là,
14:37vis-à-vis de l'ensemble
14:38des pays du monde arabe,
14:40il y aura nécessité
14:42à agir.
14:42Je parle pour la péninsule,
14:44il sera absolument
14:45nécessaire de réagir
14:46contre l'Iran.
14:47Donc,
14:48j'ose dire,
14:48ça viendra en soutien
14:49de l'action américaine
14:51et israélienne.
14:52Donc là,
14:52alors est-ce que
14:53le fait initiateur
14:54sera un autre bombardement
14:56sur un site majeur
14:57ou est-ce que
14:58ça sera
14:58une action
15:00menée par les Américains
15:01dans le détroit d'Hormuz
15:02qui suscitera
15:03des ripostes
15:04et amènera
15:05le lancement
15:06de l'opération
15:07Massu,
15:07s'il y a Massu
15:08effectivement,
15:09tel qu'on en parle
15:11depuis quelques jours.
15:11Alors cette frappe
15:12de drone,
15:13elle n'a pas été,
15:14on le disait,
15:14revendiquée.
15:15Les Émirats arabes unis
15:16n'accusent pas formellement
15:17l'Iran,
15:17mais évidemment,
15:17tous les regards
15:18sont tournés vers Téhéran.
15:19Ils nous font savoir
15:20ce soir que ces trois drones,
15:22Patrick,
15:22sont arrivés par la frontière ouest.
15:24On va peut-être revoir la carte,
15:25mais on s'attendait plutôt
15:27à des drones,
15:28en tout cas à des projectiles
15:29venant du nord,
15:30de l'Iran.
15:31L'ouest,
15:32c'est l'Arabie saoudite.
15:33Ça veut dire quoi ?
15:34Et l'Arabie saoudite,
15:35et vous dézooumez un peu,
15:36ouest,
15:36sud-ouest,
15:37vous arrivez tranquillement
15:38au Yémen.
15:39Et je suis obligé
15:40de relier ce que vient de dire
15:41Maya à l'instant,
15:42c'est-à-dire qu'on apprend aussi
15:43ce soir que l'Arabie saoudite
15:45a été visée cette fois
15:46avec des drones
15:47qui sont venus
15:48du nord
15:49et de l'espace aérien
15:51irakien.
15:51Donc il faut vraiment
15:52les mettre ensemble.
15:53Grosso modo,
15:54personne n'a,
15:56comme on a vu,
15:56de revendication
15:57des outils,
15:58mais tout le monde
15:58les accuse.
15:59Donc aujourd'hui,
16:00vous avez donc
16:00l'Arabie saoudite
16:02visée par
16:03les milices
16:04chiites irakiennes
16:05et les émirats
16:06qui ont été visés
16:07par les outils.
16:09Donc vous avez,
16:10je crois,
16:11compris l'avertissement,
16:12violation du cessez-le-feu
16:13si vous voulez,
16:13pas le retour à la guerre,
16:15mais évidemment,
16:16il s'agit d'un message,
16:18alors même qu'on ne les avait
16:19non pas oubliés,
16:20évidemment,
16:20mais qu'elles s'étaient tues,
16:22voire,
16:22il y a une position
16:23très ambiguë
16:24de la part des outils
16:24qui attendent voir
16:25un petit peu
16:26où la balle va aller.
16:28En disant
16:28on a le doigt sur la gâchette.
16:29Oui, oui, oui,
16:30ils avaient quand même
16:30un semblant d'accord
16:32avec les saoudiens,
16:32voire avec les Américains,
16:34ils étaient en train
16:35de se tenir un petit peu
16:35tranquilles
16:36et ils attendaient
16:37de voir finalement
16:38si l'Iran se débrouillait
16:40plutôt pas mal.
16:42Aujourd'hui,
16:42on est dans un match nul
16:44que les uns les autres
16:44vont vouloir déguiser
16:45en victoire
16:46et donc il y a
16:47ce rappel des outils.
16:49Je rappelle quand même
16:49que si c'est parti
16:51du Yémen vers le nord,
16:52il y a une menace
16:53vers le sud
16:53et au sud du Yémen,
16:55vous avez le Charles de Gaulle.
16:56Mais ça veut dire
16:57que la frontière ouest
16:59n'est pas protégée ?
17:00C'est-à-dire qu'on protège
17:01la frontière nord,
17:03celle de l'Iran,
17:03mais les Émirats sont
17:05fragiles.
17:05Trois drones,
17:06deux interceptés
17:07et un qui tombe
17:08sur une centrale
17:10surprotégée.
17:10Ça a été bien expliqué
17:12par Emmanuel Gallichet.
17:13On le rappelle,
17:14les Émirats arabes unis,
17:15qu'est-ce qu'ils ont
17:16en ce moment
17:16comme moyenne protection ?
17:17Ils ont des patriotes américains,
17:18ils ont pour une menace
17:20un peu plus basse
17:21d'hommes de fer israéliens
17:22et pour la menace
17:23de drones,
17:24qu'est-ce qu'ils ont ?
17:24Ça a été dit
17:25par l'État-major français,
17:27des hélicoptères
17:28tigres français
17:29qui tirent.
17:30Et donc,
17:30il y a cette protection
17:31et puis l'Arabie saoudite,
17:32c'est évidemment
17:32du patriote aussi
17:33et ils ont eu,
17:35et c'est ça qui est
17:35assez étrange,
17:36si tout ça est parti
17:37du Yémen
17:37pour arriver aux Émirats,
17:39eh bien,
17:39vous l'avez dit,
17:40il a fallu qu'ils passent
17:41au-dessus de l'Arabie saoudite
17:42mais ça a sans doute
17:43été vu en concertation
17:45pour la défense.
17:46Il n'y a pas de danger,
17:47y compris du point de vue
17:48de l'agence de l'énergie.
17:50C'est simplement un signal.
17:50Oui,
17:51c'est un signal
17:51mais je pense qu'on a tous
17:52bien compris
17:53que c'est la première cible
17:55si jamais on repart
17:57dans une opération de guerre.
17:58Benjamin Petrovert,
17:59il y avait eu aussi
17:59le port de Fujira
18:00qui avait été aussi
18:01la semaine dernière menacé.
18:03Là,
18:03est-ce que ça nous dit aussi
18:04que c'est un message
18:05à intention aussi d'Israël
18:06quand on sait le lien
18:07entre les Émirats arabes unis
18:08et Israël ?
18:10Oui,
18:10vous avez tout à fait raison
18:11puisqu'il y a une dizaine de jours
18:12les Émirats arabes unis
18:13et Israël ont signé
18:14un accord complémentaire
18:15aux accords d'Abraham
18:16signés il y a quelques années
18:18maintenant
18:18qui renforçait
18:19leur coopération sécuritaire
18:20plus l'arrivée
18:22sur le sol émirati
18:23d'une batterie
18:24de dômes de fer
18:25avec des soldats israéliens
18:27et sans doute des ingénieurs
18:28pour l'activer
18:28parce que c'est aussi
18:29de la haute technologie.
18:31Vous avez raison,
18:31c'est clairement Israël aussi
18:32qui est visé.
18:33On rappelle que c'est une guerre
18:34à la base israélo-américaine
18:36pour viser l'Iran.
18:37Donc là,
18:37l'Iran est en train de dire
18:38aux pays de la région
18:39plus vous êtes proche d'Israël
18:41plus on va vous attaquer.
18:42Après,
18:43il faut rappeler
18:43que depuis le début
18:44de cette guerre,
18:44les deux pays
18:45qui ont reçu
18:46le plus d'objectifs
18:47venus de l'Iran
18:47c'est Israël
18:48et les Émirats arabes unis.
18:50Près de 3000 missiles
18:51et drones.
18:51On n'est pas une première,
18:53c'est le pays le plus proche,
18:54peut-être aussi le plus fragile
18:55parce qu'il y a aussi
18:56des questions énergétiques.
18:57Si vous mettez un arrêt
18:59aux usines de désalinisation
19:01ou alors à l'électricité,
19:02il n'y a rien.
19:03On est dans du sale,
19:03dans du désert,
19:04on a besoin de la clim
19:05parce qu'il fait chaud
19:06et s'il n'y a pas d'eau potable
19:08puisqu'il n'y a que de l'eau salée,
19:09on meurt tout de suite.
19:10Donc il y a une grande fragilité
19:11et les Iraniens évidemment
19:13vont jouer là-dessus.
Commentaires